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Nouvelles

Développement du football béninois: Le Bénin à l’école de la Fédération française de football

Après avoir participé au Sommet exécutif du football organisé par la Fifa, les 22 et 23 novembre derniers à Paris, la délégation de la Fédération béninoise de football profite de son séjour, pour prendre quelques contacts. La séance de travail qu’elle a eue, vendredi 25 novembre dernier avec le président de la Fédération française de football, Noël Le Graët, s’avère pleine de retombées pour le développement du football béninois.

La délégation de la Fédération béninoise de football a décidé de profiter au maximum de son séjour dans la capitale française, à l’occasion du Sommet exécutif du football organisé par la Fifa, à l’intention de ses associations nationales membres des pays francophones. Conduite par le président Moucharafou Anjorin, elle est également composée du premier vice- président, Bruno Didavi. Accompagnée par le président directeur général de Nasuba, Christian Lagnidé, elle a été reçue, vendredi 25 novembre dernier, par le président de la Fédération française de football (FFF) Noël Le Graët.

Selon le président Moucharafou Anjorin et son premier vice-président, Bruno Arthur Didavi, la rencontre qu’ils ont eue avec la FFF, a été très riche en enseignements pour eux. Appréciant les échanges avec leur hôte, ils les ont trouvés très fructueux et pleins de retombées pour le football béninois.
Ainsi, la FFF a accordé des bourses à deux personnes, au profit de la Fbf. C’est pour leur permettre de s'enquérir du fonctionnement, de l’organisation et du modèle de gestion de la FFF, laquelle a fait école dans le monde entier et dont personne ne doute de la performance.
Le séjour des deux stagiaires, expliquera le président Moucharafou Anjorin, sera à la charge de la FFF, la Fbf assurant leurs frais de voyage. Les deux stagiaires se rendront également au FC Metz pour s’inspirer du modèle de gestion d'un club de football en France. Ce sera pour eux, l’occasion de s'informer par rapport à la procédure de gestion et de développement du football français, en partant de la fédération aux clubs et en passant bien sûr par la ligue professionnelle. Par ailleurs, le président Noël Le Graët a également promis l'envoie d’experts français au Bénin. Ils auront, a indiqué le premier vice-président de la Fbf, Bruno Didavi, à assurer la formation des formateurs aussi bien au niveau des arbitres et des entraîneurs, que dans le domaine de l’administration du football.
« Le président de la FFF nous a rassurés que nous pouvons toujours compter sur lui dans tous les domaines susceptibles d'aider le football béninois à se développer », s’est réjouit le président Moucharafou Anjorin. Pour un meilleur suivi de la mise en œuvre des différents points qui ont été l’objet de ces échanges avec le président de la FFF, les membres de la délégation étaient chez l’ambassadeur du Bénin près la France.
Avant de négocier une nouvelle base de contrat au profit des sélections nationales de football avec l’équipementier, créateur de la marque de vêtements de sport Airness, Malamine Koné, les membres de la délégation rencontreront demain, mardi 29 novembre, le président directeur général de la marque Adidas. Avec ce dernier, un grand ami du président directeur général de Nasuba qui a accepté de sponsoriser les championnats nationaux de Ligues 1, 2 et 3, il s’agira, a indiqué Moucharafou Anjorin, de voir dans quelles conditions tous les clubs béninois ainsi que les sélections nationales auront comme équipementier Adidas?

Sports 28 nov. 2016


Rentrée solennelle du barreau du Bénin: L’avocat, auxiliaire incontournable de la justice

La rentrée solennelle du barreau du Bénin s’est déroulée vendredi 25 novembre dernier au siège de la cour d’appel de Cotonou sous la houlette du bâtonnier de l’Ordre des avocats du Bénin. C’était en présence des acteurs de la famille judiciaire. Le garde des Sceaux, ministre de la Justice a représenté le chef de l’Etat.

"Quel type d’avocat pour une justice indépendante?". Telle est l’interrogation qui a fondé les réflexions relatives au lancement de la rentrée solennelle du barreau du Bénin.

Témoignant sa gratitude aux avocats ou à l’ordre où ils sont inscrits, Thierry Damase Ogoubi, premier président de la cour d’appel s’est réjoui de l’occasion qui est ainsi offerte aux acteurs de la justice de se retrouver pour méditer et confronter les idées afin d’offrir aux populations une justice davantage crédible. « Ces occasions de rencontre sont rares. Si on pouvait inventer d’autres sur des thèmes variés pour réfléchir, ce serait bien», s’est réjoui le procureur général. Pour lui, le thème retenu appelle tous à la réflexion. Le procureur général renvoie à la maxime philosophique «Connais-toi toi-même » pour indiquer ou retenir « Sois toi-même ».
Un thème pour une rencontre qu’accueille avec beaucoup d’émotion Me Joseph Djogbénou, avocat lui-même mais qui occupe depuis l’avènement du gouvernement de la Rupture le poste non moins stratégique de ministre de la Justice. «C’est avec beaucoup d’émotion mais aussi d’enthousiasme, avec beaucoup de bonheur que je prends la parole», a déclaré le représentant du président de la République. Pour lui, le contexte d’interrogations et de contestations qui secoue la justice préoccupe le gouvernement. Ce dernier, s’est-il engagé, ne ménagera aucun effort pour assurer ce qui relève de son ressort. «Vous avez l’écoute du gouvernement que sur tous ces sujets, les réponses les plus appropriées seront apportées aux préoccupations de l’heure», a affirmé Me Joseph Djogbénou qui a promis que les défis de l’heure seront relevés grâce à l’apport, à la contribution responsable des avocats au pouvoir judiciaire qui demeure avant tout un pilier inestimable du développement.
« La question de l’indépendance de la justice fait débat…la problématique de l’indépendance de la justice reste une question de la plus haute importance», a soutenu Me Cyrille Djikui pour justifier le thème qui s’inscrit dans le contexte socio-politique actuel marqué par des interrogations qui inclinent à y réfléchir. Pour le bâtonnier, l’état des lieux révèle que « notre système ne permet pas d’exclure certaines hypothèses de sorte qu’il est difficile de savoir à qui on peut reprocher la carence et à qui on peut imputer la corruption», « que les chaines qui empêchent traditionnellement la justice dans notre pays d’être indépendante empruntent la voie des groupes de pression que les amis, les parents, le milieu religieux les clubs services et autres associations » et que « la servilité dans laquelle se trouve la justice prend sa source dans le comportement des acteurs professionnels que sont les avocats ». Il s’ensuit que le clientélisme la corruption, le manque de professionnalisme dans la gestion des dossiers le manque de loyauté et la non mise à jour des connaissances ont gagné les avocats, ce qui nuit forcément à l’indépendance de la justice. Ainsi le bâtonnier indique à ses confrères ce qui est attendu d’eux : « d’arrêter l’élan du magistrat lorsqu’il s’écarte des règles de procédures, de dénoncer la violation de la loi, d’éclairer le juge par un travail de recherches pointues sur la question de droit qui lui est soumise, de le contraindre à rendre justice au lieu de rendre service ». Il apparait dès lors, rappelle le bâtonnier que les avocats doivent « maintenir la justice en marche, reflet de l’expression d’une justice libre et indépendante aux côtés des magistrats. S’il y a une qualité avec laquelle l’avocat ne doit jamais faire de concession, c’est sa liberté, a retenu le bâtonnier qui a invité ses confrères à savoir choisir leurs fréquentations pour que l’opinion dise d’eux « C’est un homme de principe, il ne sert à rien de lui demander des faveurs dans sa vie professionnelle ».
Le bâtonnier a invité ses confrères à se départir des mauvaises habitudes pour épouser des comportements vertueux et a annoncé que le conseil de l’ordre prendra ses responsabilités. Il en a profité pour plaider afin que l’Etat soutienne les avocats dans le cadre de la construction de leur maison en chantier et pour ceux qui parfois s’éteignent ou croupissent dans le dénuement.
Des doléances qui ont reçu un écho favorable ou mieux, une écoute attentive du représentant du chef de l’Etat.

Actualités 28 nov. 2016


Ouverture ce matin de la 1ère session des assises 2016: 42 accusés fixés sur leur sort à compter de ce jour

Pour informer l’opinion publique sur le déroulement de la première session de la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou pour l’année 2016, le procureur général près ladite cour, Mardochée Kilanyossi, a animé un point de presse dans l’enceinte de la juridiction. C’était vendredi 25 novembre dernier face aux hommes des médias.

« 14 dossiers de crimes de sang dont l’assassinat, le meurtre, les coups mortels; 6 dossiers de viols dont certains commis sur des mineures; 6 de vols à main armée communément appelés braquages; un dossier de pratique de charlatanisme et un de crime économique ». Telles sont les précisions que Mardochée Kilanyossi a livrées à la presse.

Selon ses explications, les 28 dossiers à examiner mettent en cause 42 accusés dont la plupart sont en détention provisoire, certains comparaissant libres pour avoir été poursuivis sans mandat ou avoir dans la majorité des cas obtenu entre temps une mesure de liberté provisoire.
Pour ces accusés présumés innocents jusqu’au prononcé de la sentence finale, déclare le procureur général, c’est la consécration du droit à être jugé, c’est-à-dire se défendre en audience publique, assistés d’un avocat et être situés sur leurs sorts.
De même, explique Mardochée Kilanyossi, pour les victimes et les parents de victimes, c’est enfin l’heure de connaître la vérité qu’ils attendent légitimement pour tourner la page dans la mesure du possible. « Cette grande messe de la justice pénale se déroulera jusqu’au 20 décembre 2016 ; toutes les dispositions pratiques et sécuritaires sont prises pour que ces assises se déroulent dans les règles de l’art », a précisé le premier magistrat du parquet général qui a communiqué le 21301028 comme numéro vert. Un numéro ouvert au parquet et réservé à toute personne, professionnelle de la justice ou non, intéressée aux dossiers, aux audiences et confrontée à une difficulté. Les services de permanence installés tant au parquet général qu’à la présidence de la cour d’appel sont ouverts à toutes les sollicitations, explique-t-il.
Le procureur général espère que la couverture médiatique qui sera faite des assises permettra à la société d’en tirer des enseignements utiles. « Chacun peut s’en inspirer pour un tant soit peu éviter de basculer un jour dans l’engrenage judiciaire. », justifie Mardochée Kilanyossi.
La cour d’assises constitue un événement important dans la vie des cours et tribunaux qui rendent la justice au nom du peuple. Elle a d’ailleurs la particularité d’associer directement ce peuple à l’œuvre de justice à travers les jurés qui siègent à cette occasion à côtés des magistrats professionnels et délibèrent avec eux.
La cour d’assises est chargée de juger les infractions qualifiées crimes par la loi, c’est-à-dire les infractions les plus graves et les accusés qui comparaissent devant elles encourent les peines les plus lourdes prévues par le code pénal et la législation répressive.

Droits et Devoirs 28 nov. 2016


Assassinat du Juge Sévérin Coovi en 2005: Claude Urbain Plagbéto publie «L’affaire Coovi : Chronique d’un procès au goût d’inachevé»

« L’affaire Coovi : Chronique d’un procès au goût d’inachevé » est le titre du nouvel ouvrage qui vient d’enrichir l’univers livresque au Bénin. Cette œuvre écrite par le journaliste Claude Urbain Plagbéto a été officiellement lancée vendredi 25 novembre dernier à Cotonou.

Après des mois voire des années d’enquêtes, Claude Urbain Plagbéto fait voyager dans l’affaire Coovi à travers un document de 450 pages. L’ouvrage dont le lancement a eu lieu vendredi dernier est une juxtaposition d’une série d’actions judiciaires suscitées par l’affaire Coovi intervenue en 2005 suite à l’assassinat du premier président de la Cour d’appel de Parakou. Le livre structuré en trois parties conformément aux étapes de la procédure, retrace le film d’un procès, depuis les circonstances du drame jusqu’au verdict en passant par l’enquête préliminaire, l’instruction, les observations de la partie civile, le réquisitoire sans oublier les plaidoiries. Constantin Amoussou, écrivain, présente l’œuvre comme le récit d’un procès qui a beaucoup promis mais qui à l’arrivée, n’aura pas donné grand-chose. « La vérité se perd dans l’engrenage », a-t-il dit pour résumer le procès, objet du livre de Claude Urbain Plagbéto.

Après la présentation de l’ouvrage, c’est par un jeu de question-réponse que l’auteur va répondre à quelques préoccupations du public pour partager les raisons qui sous-tendent la publication d’un tel document. S’en suivront aussi quelques avis et témoignages, pour étayer les faits aussi clairement et fidèlement retracés par l’auteur. Claude Urbain Plagbéto a soutenu qu’il a livré dans son bouquin, «fidèlement et de bonne foi, le récit des investigations et des débats judiciaires autour de cette stupéfiante et ténébreuse affaire qui, dix ans après les faits, n’a pas livré tous ses secrets». « L’intention de l’auteur n’est pas de rejuger l’affaire, encore moins de susciter des remous ou d’accuser tel ou tel, mais de restituer la procédure et les faits marquants y afférents », affirme Claude Urbain Plagbéto. Ce document a donc pour but, selon l’auteur, de permettre à chacun de se faire sa propre opinion de l’affaire Coovi.

Mais si l’auteur n’a étalé les faits qu’avec le seul parti pris de ne laisser s’échapper aucun détail, il dit avoir observé de près, « des insuffisances et dysfonctionnements de l’administration judiciaire, savamment orchestrés par certains acteurs». L’affaire Coovi paraît sous la plume de Claude Urbain Plagbéto comme un crime sans auteur ni commanditaire mais avec juste un complice. Un procès dont l’issue aura laissé assez d’interrogations dans l’esprit du peuple qui attendait mieux. Un livre qui pourrait permettre la réouverture un jour de ce dossier très sulfureux et qui n'a pas encore livré tous ses secrets.

Actualités 28 nov. 2016


Accostage d’un navire de 275 m : Une nouvelle ère s’ouvre sur le port de Cotonou

Les autorités portuaires avec à leur tête le ministre des Infrastructures et des Transports, Hervé Hêhomey, ont accueilli au port de Cotonou vendredi 25 novembre dernier, le premier navire de 275 m du groupe MSC en provenance de l’Europe. Un accueil qui ouvre une nouvelle ère sur le Port autonome de Cotonou.

Une nouvelle ère s’ouvre sur le port de Cotonou. Il commence à accueillir des navires de dernière génération. Le premier qui a accosté vendredi dernier est de 275 m de long, 37 m de large et d’une hauteur de sept étages avec une capacité de 4 600 conteneurs.
Le directeur général du groupe MSC Bénin, Grégory Krief a remercié les autorités portuaires du Bénin pour la confiance à eux accordée et pour avoir accepté l’entrée au port de Cotonou de leur navire. « C’est une première pour le port de Cotonou et nous n’allons pas nous arrêter là », promet le directeur général du groupe NSC Bénin qui se dit fier de participer à la modernisation de ce port. Pour lui, c’est la première étape de tout ce que son groupe envisage de faire avec les autorités du Bénin. Il n’a pas oublié le manutentionnaire Coman SA qui, de façon dynamique, travaille avec une bonne cadence grâce à ses grues. Il a remercié aussi le commandant de la capitainerie du port, Léon Adda, pour des grandes décisions qui ont été prises sur les instructions de la directrice générale du Port autonome de Cotonou. Des décisions qui leur permettent d’opérer facilement aujourd’hui au port de Cotonou.
Animée d’un sentiment de joie, la directrice générale du Port autonome de Cotonou, Amélie Huguette Amoussou Kpeto estime que c’est une nouvelle ère qui s’ouvre sur le port de Cotonou. « Une chose est de mettre en place les infrastructures, mais il faut vendre le port ». L’accostage de ce navire, selon elle, est le fruit de la vision du ministre en charge des Transports et de tout le gouvernement. C’est un travail qui a commencé depuis pour rassurer les armateurs. Et c’est le premier résultat avec l’entrée au port de ce navire. « Le port de Cotonou ne s’arrêtera pas là », rassure la directrice générale du Port autonome de Cotonou qui annonce que dans le premier trimestre de l’année 2017, l’autorité portuaire envisage d’accueillir des navires de 300 mètres.
Pour le ministre des Infrastructures et des Transports, c’est un grand jour dans l’histoire du port de Cotonou. C’est la première fois, souligne-t-il, qu’un navire de cette taille accoste au port de Cotonou. « C’est le fruit d’un travail qui a commencé depuis pour rassurer les armateurs des navires et tous ceux qui opèrent au port de Cotonou», indique-t-il. Et lorsqu’on commence par accueillir des navires de cette taille, selon le ministre en charge des Transports, il va falloir mettre en place des procédures de traitement et des infrastructures adéquates.
Par rapport à la modernisation du port, le gouvernement envisage, selon Hervé Hêhomey, de reconstruire les quais, une nouvelle tour, de même qu’un certain nombre d’infrastructures connexes.
Au plan de la restructuration, le ministre en charge des Infrastructures et des Transports souligne que le gouvernement a déplacé les opérations d’empotage et de décapotage du port de Cotonou. C’est d’ailleurs ce qui rend fluide la circulation à l’intérieur du port avec une sécurité qui est désormais bien assurée.
Hervé Hêhomey a confié que le gouvernement est également dans la logique de moderniser le port de Cotonou pour qu’il soit un des meilleurs ports de l’Afrique, avant de remercier tous ceux qui travaillent dans ce sens et surtout le commandant du port qui d’ailleurs a oeuvré pour l'accostage du le navire dans le port?

Actualités 28 nov. 2016


Conseil des ministres: 519 détenus obtiennent la grâce présidentielle

Conformément aux prérogatives que lui confère l’article 60 de la Constitution, le chef de l’Etat a accordé la grâce présidentielle à certaines personnes en détention, dans les conditions définies par la loi. Le décret y relatif a été pris en Conseil des ministres le vendredi 25 novembre dernier.

A l’occasion de la commémoration de la fête de l’indépendance, le président de la République accorde des mesures de grâce à certaines catégories de détenus dans les conditions définies par l’article 130 de la Constitution et ceci après avis motivé du Conseil supérieur de la magistrature. Le président Patrice Talon vient de satisfaire à cette obligation en décidant de gracier 519 détenus ayant fait l’objet d’une condamnation définitive au cours de la période allant du 1er août 2015 au 31 juillet dernier. Ceux-ci représentent 8% de la population carcérale et pourront jouir d’une libération anticipée dès l’adoption du décret portant grâce présidentielle, décret adopté en Conseil des ministres le vendredi 25 novembre dernier, a révélé le ministre d’Etat secrétaire général à la présidence de la République, Pascal Irénée Koupaki au cours de son traditionnel point de presse. Sont exclus de cette mesure de grâce, les personnes impliquées dans les faits d’assassinat, de meurtre, d’empoisonnement, de vols d’automobiles et de motocyclettes, de vols à main armée, d’usage et de détention des stupéfiants, d’évasion, de viol et de trafic d’enfants, de détournement de deniers publics. « Le ministre de la Justice et de la Législation prendra les dispositions pour l’application du décret en faveur des personnes qui en remplissent les conditions », a annoncé le ministre d’Etat au cours du point de presse.

Actualités 28 nov. 2016


Débat budgétaire au Parlement : La Céna préconise 14 milliards FCFA pour l’organisation du référendum

Le président de la Commission électorale nationale autonome (CENA), Emmanuel Tiando a soumis jeudi 24 novembre le projet de budget de son institution au titre de 2017 à l’appréciation des députés membres de la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale. Il a présenté trois budgets dont celui de l’organisation éventuelle du référendum constitutionnel annoncé par le chef de l’Etat pour l’année prochaine.

14 563 895 748 FCFA, c’est le montant de budget que propose la Commission électorale nationale autonome pour l’organisation éventuelle du référendum constitutionnel que le chef de l’Etat prévoit organiser en 2017. Le président de la Céna, Emmanuel Tiando a abordé la commission budgétaire de l’Assemblée nationale cette proposition budgétaire. « Nous avons voulu être proactifs parce que le gouvernement a annoncé l’organisation d’un référendum. Nous devons prendre nos dispositions en tant que structure organisatrice des élections et c’est ce que nous avons fait en soumettant un budget de 14 milliards de FCFA », a souligné le président de la Céna. Emmanuel Tiando a tenu à préciser que les 14 milliards FCFA ne concernent pas seulement le budget de la Céna pour l’organisation de ce référendum. Ce montant résulte de la collecte de toutes les propositions faites par les différentes institutions de la République et autres structures publiques impliquées directement dans la gestion des élections au Bénin. Il s’agit notamment pour le référendum de la Cour constitutionnelle, de la Cour suprême, de la HAAC, du ministère de l’Intérieur de la Sécurité publique, du ministère de la Justice et de la Législation et du ministère de la Défense nationale. Le président de la Céna a précisé que ce budget de 14 milliards environ pour le référendum n’est qu’une proposition. Car il n’a pas encore fait l’objet de conférence budgétaire avec le gouvernement comme l’exige le Code électoral qui prévoit la tenue de cette rencontre d’arbitrage sur les budgets des élections chaque année avant le vote du budget. « Nous n’avons pas encore eu cette séance de travail avec le ministère de l’Economie et des Finances. C’est des propositions que nous avons faites espérant que lors des discussions, on va pouvoir s’accorder sur ce montant », souligne Emmanuel Tiando. Cette procédure budgétaire électorale est valable pour le budget de la reprise des élections communales et locales de 2015. Cette reprise concerne une commune, plusieurs arrondissements et 120 quartiers de ville où le scrutin a été annulé ou n’a pas eu lieu pour diverses raisons. La Céna a préconisé 2 332 657 444 FCFA pour la reprise de ce vote. Mais sur ce montant cette commission n’a que 899 071 215 FCFA pour organiser la reprise desdites élections. Le reste du budget concerne les autres institutions et structures intervenant dans une certaine mesure dans l’opération électorale. Mais il reste que le gouvernement approuve ce montant arrêté par la Céna pour l’organisation de ces élections de rattrapage.
Le président Emmanuel Tiando dit avoir soumis à l’appréciation des députés un troisième budget. Ce dernier concerne le budget de fonctionnement de la Céna évalué à 1 968 202 830 FCFA. Ce budget servira non seulement à couvrir les charges du personnel, mais également à améliorer le cadre de vie au sein de l’institution, a confié le président de la CENA à la presse parlementaire à sa sortie des travaux avec la commission budgétaire?

Actualités 25 nov. 2016


Libération du domaine public: Le ministre José D. Tonato réaffirme la détermination du gouvernement

L’opération déguerpissement du domaine public s’entend mieux de la libération dudit domaine pour des villes durables. C’est ce que le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Didier Tonato a fait comprendre aux hommes des médias. C’était lors d’une conférence de presse qu’il a animée mercredi 23 novembre, à Cotonou, entouré du préfet du Littoral Modeste Toboula et du deuxième adjoint au maire de Cotonou, Augustin Houessinon.

« A partir du 2 janvier et progressivement, le domaine public sera libéré. Force restera à la loi », a réaffirmé mercredi 23 novembre, José Didier Tonato face aux journalistes. Il réitère ainsi l’ultimatum donné par le gouvernement pour libérer par la force les domaines publics illégalement occupés par ceux qui s’obstineraient à ne pas observer les instructions et injonctions du gouvernement au-delà du 31 décembre, date butoir.

Conscient de la complexité et de la sensibilité du sujet, le ministère a mis en place un groupe de travail comprenant tous les acteurs de la gestion urbaine pour élaborer une feuille de route et une stratégie de communication, sur la base d’un objectif essentiel : susciter le départ volontaire et sans heurts des occupants de l’espace public, afin d’éviter autant que faire se peut les dégagements forcés. « En conséquence, nous avons adopté une démarche progressive qui repose sur les principes suivants : privilégier la sensibilisation et la communication pour une libération spontanée des espaces (descente sur le terrain pour une communication de proximité, laisser aux personnes physiques et morales concernées, le temps de s’organiser pour se conformer à la décision, pas d’intervention de l’Etat avant le 2 janvier », explique le ministre du Cadre de vie.
« Je voudrais rassurer les populations et les opérateurs économiques concernés que nous interviendrons avec discernement, en tenant compte des spécificités fonctionnelles de certains espaces publics, de l’ampleur de certains investissements, de la nécessité de préserver la sécurité des piétons », a clarifié le ministre pour qui, il est aussi utile de ne pas négliger la visibilité des usagers en libérant impérativement tous les trottoirs et terre-pleins. Selon le ministre, la démarche est « pédagogique » et permet ainsi de susciter une forte adhésion des citoyens et des entreprises et d’amener les occupants à libérer les trottoirs de leur propre gré avant la date limite.
Pour l’heure, a informé le ministre, les autorités entendent prochainement descendre sur le terrain non seulement pour corriger les erreurs qui auront été commises mais également pour reprendre langue avec certains occupants illégaux et envisager avec eux la formule qui leur permettra de se conformer à la décision prise.
« Il ne s’agit pas de déguerpissement mais plutôt de libération du domaine public, donc de développement urbain durable », a clarifié José Didier Tonato, un peu comme pour apaiser le tollé qu’a suscité la décision du gouvernement de faire dégager les trottoirs et autres espaces publics.
Les couleurs rouge ou verte utilisées pour marquer n’ont aucune importance mais le rouge ne saurait marquer un bâtiment rouge, c’est une question de visibilité et de discernement.
Sur l’importance et l’opportunité à libérer les trottoirs, le préfet du Littoral, Modeste Toboula qui s’associe à l’application sans faille des directives du gouvernement, a expliqué qu’on ne saurait sacrifier la sécurité des enfants au profit de l’intérêt particulier.
Augustin Houessinon, deuxième adjoint au maire de Cotonou, se déclare solidaire d’une tâche de salubrité que l’équipe municipale entend mettre en œuvre en 2017, bien que ses caisses souffrent des mesures du gouvernement?

Actualités 24 nov. 2016


Visite du chef de l'Etat: Patrice Talon séduit les dirigeants et investisseurs du monde arabe

Le président de la République est rentré à Cotonou, mercredi 23 novembre, d’un périple doublé d’offensives diplomatique et économique dans le monde arabe. Un séjour marqué par plusieurs engagements décrochés sur le plan du développement et du renforcement des liens diplomatiques existants.

Dans l’histoire du Bénin, c’est la toute première fois qu’un chef d’Etat est reçu en audience par le roi d’Arabie Saoudite. Un honneur et un prestige à l’actif du président Patrice Talon qui s’est entretenu dans la capitale saoudienne Riyad avec sa majesté le roi Salmane Bin Abdulaziz Al Saoud, serviteur des deux saintes mosquées. L’audience entre les deux personnalités a été l’occasion d’aborder diverses questions portant sur la coopération bilatérale. Non seulement ils ont passé en revue la coopération, mais ils ont surtout décidé d’insuffler un dynamisme nouveau à la relation et aux rapports existants, précise le ministre des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci au cours d’un point de presse tenu hier à l’aéroport, de retour à Cotonou. Mais avant de rencontrer le souverain, note-t-il, le président Patrice Talon a eu des entretiens avec plusieurs ministres du gouvernement saoudien. L’échange avec le ministre du Commerce et de l’Investissement, ancien acteur du secteur privé de son pays aura été l’une des plus porteuses pour le Bénin. Avec lui, le chef de la délégation a échangé sur les possibilités qu’offre l’Arabie Saoudite d’aujourd’hui. Les perspectives que l’on peut attendre de ce renouveau dans les relations entre ce royaume et notre pays ont eu également une place de choix. La bonne santé de notre diplomatie et la perception fort positive que projette le chef de l’Etat et son gouvernement ont fait sensation en Arabie Saoudite si on s’en tient aux déclarations du patron de la diplomatie béninoise qui, de retour à Cotonou, se dit particulièrement satisfait de cette offensive diplomatique menée par le chef de l’Etat en personne auprès des autorités saoudiennes.

Une ambassade du royaume saoudien à Cotonou

Le lundi 14 novembre dernier, Abdullah Muhammad Sefyan, nouvel ambassadeur agréé du royaume d’Arabie Saoudite au Bénin avec résidence à Abuja au Nigeria, a présenté les lettres de créance qui l’accréditent au président de la République Patrice Talon. Mais le séjour en terre saoudienne du chef de l’Etat lui a permis d’obtenir des autorités de ce royaume, l’ouverture prochaine d’une ambassade avec résidence à Cotonou. A cette requête du président Patrice Talon, lesdites autorités ont donné une suite favorable et cela devrait se faire dans les prochains jours, indique le ministre des Affaires étrangères.
Le président Patrice Talon s’est entretenu aussi avec le vice-président du Fonds saoudien qui finance déjà plusieurs projets dans notre pays dans le domaine de l’éducation et de la santé. L’autre bonne nouvelle ici, c’est que le Nord du Bénin, en raison de sa proximité avec la région du Sahel, bénéficiera d’une enveloppe destinée à la réalisation des forages. A ces nombreux acquis obtenus au cours de ce séjour, s’ajoutent des échanges avec des personnalités du sérail politique et du monde économique pour donner un souffle nouveau aux relations bilatérales. Plusieurs missions de prospection et d’exploration de nouveaux chantiers de coopération sont aussi attendues à Cotonou. La fascination pour le Bénin est venue surtout de la présentation faite par le président Patrice Talon de son nouveau paradigme de coopération. Lequel suggère de « mettre en place un fonds d’investissement en apportant une contribution et en invitant les autres pays ou le partenaire intéressé à mettre aussi une contribution afin que ce fond d’investissement puisse aussi lever les fonds dont nous avons besoin pour soutenir et financer des activités des infrastructures d’investissements productifs, durables pour structurer notre économie », développe le ministre Agbénonci.
Aux côtés du ministre en d’Etat en charge du Plan, Abdoulaye Bio Tchané, de celui de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, du ministre des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci, et de l'ancien ministre d’Etat Zul Kifl Salami, le président de la République a eu des échanges au siège de la Banque islamique de Développement (BID).

Renforcer l’intervention de la BID au Bénin

Il s’est notamment entretenu avec le nouveau président de l’institution financière avec qui il a partagé sa vision du développement. Laquelle suggère de transformer l’économie pour la mettre au service d’un développement pour changer le quotidien des Béninois. Le président de la BID, précise le ministre des Affaires étrangères, a été particulièrement impressionné par cet élan du président et son rêve pour son pays. « Le chef de l’Etat et sa délégation ont eu ensuite une séance conjointe de travail avec les cadres de la BID et d'autres investisseurs du golf ». Il a été essentiellement question du renforcement de la coopération entre le Bénin et les débats ont aussi porté sur les moyens pour accroître les interventions de l’institution au Bénin?

Actualités 24 nov. 2016


Journées portes ouvertes de la HAAC: Zoom sur les activités de l’institution de régulation des médias

La Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) organise, du 23 au 25 novembre 2016, ses premières journées portes ouvertes depuis sa mise en place le 14 juillet 1994. La cinquième mandature inaugure ainsi cette action de communication de l’institution de régulation des médias avec le public pour mieux la faire connaître. La cérémonie de lancement des activités s’est déroulée, mercredi 23 novembre au siège de l’institution à Cotonou, sous la houlette du président Adam Boni Tessi.

La Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) s’offre à la visite du public grâce aux Journées portes ouvertes qu’elle organise du 23 au 25 novembre prochain à son siège et à l’annexe à Cotonou.

Dans son speech, Félix Adimi, conseiller chargé des Relations publiques et de la Communication, a souligné l’opportunité pour l’institution de régulation des médias d’organiser un tel événement. Il est temps, selon lui, que la Haac, une institution constitutionnelle, fasse connaître ce qu’elle est et ce qu’elle fait pour porter un démenti contre la fausse image qui circule à son sujet au sein du public. « La Haac, n’est pas un couvent. Elle ne doit pas être considérée comme un couvent où se concoctent des décisions prises pour assommer la presse. Non, la Haac, n’est pas la hache», rectifie Félix Adimi pour balayer les préjugés et autres conceptions erronées nourris au sujet de l’institution, voire de ses attributions et de sa mission. Elle est plutôt la garante de la liberté de la presse à la lumière de l’article 142 de la Constitution du 11 décembre 1990. Ainsi, les présentes journées visent à faire connaître la Haac au public et de donner davantage d’éclairage à son sujet .

A cela, Félix Adimi ajoutera qu’elles contribueront à l’émergence d’une presse libre et respectueuse. «Il ne suffit pas de faire et même de savoir faire. Il faut faire savoir ce que l’on fait», insiste-t-il pour souligner l’importance et la pertinence des journées portes ouvertes.
Dans son allocution de lancement des journées, le président Adam Boni Tessi est revenu sur la mission de la Haac consacrée par l’article 142 de la Constitution du 11 décembre 1990. Il évoque les mutations qui ont marqué le contexte de la naissance de la démocratie au Bénin et des institutions dont la Haac. Mais ces journées portes ouvertes interviennent pour permettre de cerner le rôle et l’importance de la Haac en cette période de mutations technologiques majeures. Dans la perspective du passage de l’analogique au numérique, la Haac se sent interpellée, notamment en ce qui concerne les réseaux sociaux et l’internet qui font désormais partie du vécu quotidien des citoyens.

« Les journées portes ouvertes ouvriront de nouveaux horizons et contribueront à une meilleure prise de conscience de l’importance du rôle de la Haac à l’ère du numérique dans laquelle nous sommes engagés de façon inéluctable », assure le président de la Haac.
A la suite de la phase protocolaire, les conseillers ont conduit les invités vers des stands de la Haac pour une visite guidée et leur permettre de s’informer sur les activités de l’institution. Un stand est également prévu pour les associations des professionnels des médias.

Actualités 24 nov. 2016


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