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Le Projet d’appui à la protection des forêts galeries qui suit son cours, subit des aléas. Que faire pour atténuer les effets du phénomène de la transhumance dans la zone d’intervention du projet ? La question est au cœur d’un atelier qui s’est déroulé mardi 22 novembre dans un hôtel à Porto-Novo. Il a regroupé les acteurs et responsables du Projet d’appui à la préservation et au développement des forêts galeries et production de cartographie de base numérique.
«Réflexions sur les mesures à prendre pour la gestion et l’atténuation des effets du phénomène de la transhumance dans la zone d’intervention du Projet d’appui à la préservation et au développement des forêts galeries et production de cartographie de base numérique (PAPDFGC) ». Tel est le thème autour duquel les maires ou leurs représentants, les forestiers, les commandants de brigade des communes touchées par le phénomène de transhumance et les points focaux changement climatique méditent afin de proposer des solutions. Il s’agit de sauvegarder les acquis du PAPDFGC, a déclaré son coordonnateur, le colonel Pierre Fatoké. Car la transhumance cause des dégâts non seulement au projet, mais également aux emblavures des paysans des communes traversées par les troupeaux des Peuls transhumants. Il urge de les atténuer pour ne pas les éradiquer.
Célestin Goutolou, maire de Ouinhi, l’une des communes sévèrement touchées par le phénomène, en a longuement déploré les affres et fait des propositions en appelant l’Etat à appuyer les communes afin qu’elles puissent mieux le contenir.
Deux panels ont été constitués pour des travaux en groupe : groupes du Zou et de l’Ouémé. Pour le groupe du Zou, il a été proposé que la mairie mette en place les différents comités de transhumance aux niveaux communal, villageois et de l’arrondissement. Il faudra définir les couloirs de passage et les taxes, essayer d’activer les réseaux de renseignement ; vérifier les cartes de vaccination avant la transhumance, entretenir les forêts galeries et implanter des plaques d’interdiction. En outre, il a été suggéré à l’Etat de renforcer les unités sécuritaires et que les sites de parcage soient définis.
Pour le groupe de l’Ouémé, les propositions portent sur l’annonce à temps de la période de transhumance, de mettre à disposition les moyens financiers; sensibiliser, former, désarmer, définir les couloirs, évaluer, remonter l’information. Il a été par ailleurs proposé la fouille des caravanes de transhumants avant leur entrée sur le territoire.
A la fin des travaux, Edouard Gozo, rapporteur de l’atelier a fait le point des recommandations. Il a été retenu d’aménager et de répartir les sites de parcage et de mettre les moyens à la disposition des communes à cette fin, que l’Etat étoffe les unités de gendarmerie des communes à haut risque de dégâts de transhumance pour plus d’efficacité. Il faut chercher des financements pour construire les couloirs de transhumance, ensuite procéder au traçage et à la matérialisation des couloirs de transhumance, que le gouvernement enclenche et accélère la mise en place des infrastructures de la transhumance, notamment le dispositif d’accueil et de contrôles de sécurité et vétérinaire des troupeaux.
A noter que le PAPDFGC est un projet qui vise la protection des forêts galeries à travers plusieurs actions dont la composante biodiversité, le reboisement.
La deuxième composante (cartographie) a pour objectif de couvrir toute l’étendue du territoire national en photographies aériennes de haute résolution utiles pour divers projets d’investissement?

Le comité interministériel du Projet d’aménagement urbain et d’appui à la décentralisation (Paurad) a tenu hier mardi 22 novembre sa première session. Au menu, l’évaluation du niveau d’exécution des composantes du projet.
Le projet d’aménagement urbain et d’appui à la décentralisation (Paurad) fait son chemin. Le comité interministériel de suivi s’est enquis de l’évolution des chantiers à l’issue de sa première session tenue hier à Cotonou. Selon les estimations, l’ensemble des composantes du projet se trouve à un taux d’exécution de 48,87% depuis le démarrage effectif des travaux en septembre 2015. Plusieurs chantiers sont actuellement en cours d’exécution dans les dix villes bénéficiaires du projet, à savoir Cotonou, Porto-Novo, Parakou, Abomey, Bohicon, Lokossa, Kandi, Comè, Abomey-Calavi et Sèmè-Podji.
La mission du Comité interministériel de suivi (Cis-Paurad) est de superviser, de coordonner et d’orienter l’exécution du projet. A ce titre, il veille au strict respect des dispositions de l’accord de financement signé entre le Bénin et le groupe de la Banque mondiale, examine les rapports d’activités du secrétariat technique, unité de gestion du projet et ceux des comités locaux de suivi du Paurad, veille à la mise en application effective des dispositions contenues dans les conventions signées entre l’agence d’exécution et l’Etat d’une part et l’agence d’exécution et chacune des communes bénéficiaires d’autre part. Le Cis-Paurad a aussi pour charge d’approuver les programmes de travail annuel de l’agence d’exécution et de rendre périodiquement compte au gouvernement de l’évolution du projet.
« Il était question d’échanger sérieusement sur l’avancement actuel du projet et les dispositions pratiques à prendre pour l’exécution efficace et efficiente des activités à venir », soutient José Tonato, ministre en charge du Cadre de vie, président du comité interministériel. Il a rappelé aux communes bénéficiaires les diligences à observer en termes de libéralisation des emprises, et de mise en œuvre des plans d’actions de réinstallation des personnes affectées par les travaux qui constituent la contrepartie des collectivités territoriales à l’exécution du projet. « Vous n’êtes pas sans savoir que la réussite du projet se mesure au respect des nombreux engagements que vous avez pris à travers la signature des conventions », indique le ministre pour qui le développement du secteur urbain constitue l’un des piliers importants de la politique du gouvernement.
D’un montant global de 60 millions de dollars, soit plus de 30 milliards de francs CFA financé par la Banque mondiale, le Paurad vise à faciliter l’accès aux services urbains et à améliorer la gestion urbaine des villes bénéficiaires, de manière à surtout combler les déficits en infrastructures communales. Il se décline en trois composantes. La composante A concerne l’amélioration de la prestation de services grâce à la réhabilitation, à l’entretien et à l’extension des infrastructures. La Composante B touche la gestion municipale et le renforcement de la décentralisation. La Composante C a trait au renforcement institutionnel, des capacités et de gestion du projet. En termes d’infrastructures, le projet prévoit le pavage et l’assainissement de 28,82 km de voirie urbaine, la construction de 2,45 km de collecteurs d’assainissement et de deux ouvrages d’art, la construction de 21 modules de salles de classe, la construction de 5 marchés ainsi que la réhabilitation de certains patrimoines culturels physiques à Abomey et Porto-Novo. Le Paurad a une durée globale de six ans?
Actualités 23 nov. 2016

A l’instar des ministères et des institutions, le président de la Cour suprême a aussi présenté le budget de sa juridiction au titre de 2017 devant la commission budgétaire de l’Assemblée nationale. Un budget en hausse mais loin de combler les attentes d’Ousmane Batoko.
Le budget de la Cour suprême intégré dans le projet de loi de finances de l’Etat gestion 2017 est estimé à la somme de 3 092 208 000 FCFA contre 2 334 814 000 FCFA. Bien qu’étant en augmentation de 32,44%, le président Ousmane Batoko plaide pour une hausse substantielle du budget de la Cour suprême, 4e institution constitutionnelle de la République et située au sommet du pouvoir judiciaire. « …Dans nos réflexions, nous en sommes arrivés à la conviction que toutes les déclarations sur l’importance de cette institution et son rôle primordial comme pierre angulaire de la démocratie et de l’Etat de droit demeurent de vains mots si les moyens indispensables à son bon fonctionnement ne sont pas mis à sa disposition pour l’exercice de ses missions légales », a déclaré le président de la Cour suprême aux députés membres de la Commission budgétaire.
Pour lui, il importe que l’Etat donne des moyens substantiels à la haute juridiction afin de lui permettre d’exercer la plénitude de ces attributions, notamment le renforcement des capacités de ces animateurs et l’exercice de la fonction d’inspection dont elle est investie en vertu de la loi vis-à-vis des juridictions du fond, à la réception, au contrôle sur pièces et sur place des déclarations de patrimoine sur toute l’étendue du territoire national, conformément à la loi 2011-20 du 12 octobre 2011 portant lutte contre la corruption et les infractions connexes en République du Bénin. Au titre des dépenses du personnel, Ousmane Batoko a défendu devant les députés qu’un apport complémentaire de cadres est urgent pour renforcer l’effectif des animateurs actuels de l’institution. Le président de la Cour suprême déplore par ailleurs que son institution, au titre des dépenses en capital, n’ait bénéficié d’aucun crédit en investissements en dépit de tout son plaidoyer pour la réalisation de plusieurs infrastructures dont la construction des salles des actes. Globalement, les députés ont partagé les frustrations du président de la Cour suprême par rapport aux moyens dérisoires mis à la disposition de l’institution. D’autres préoccupations telles que la question de la déclaration sur l’honneur des biens et patrimoines et la place de la Cour suprême dans les organisations internationales comme l’Association africaine des hautes juridictions francophones (AA-HJF) dont le président du Conseil d’administration est le président de la Cour suprême du Bénin, ont été également abordées par les députés au cours de la présentation budgétaire?
Actualités 23 nov. 2016

Le préfet du Littoral, Modeste Toboula, précise dans cet entretien les objectifs de l’opération de déguerpissement des espaces publics qui suscite la polémique au sein des populations. Selon lui, il n’est pas question de penser que l’Etat doit passer au relogement des occupants illégaux avant qu’on opère le déguerpissement. Interview...
La Nation : L'opération de déguerpissement des espaces publics est-elle uniquement destinée à la ville Cotonou ?
Modeste Toboula : Le déguerpissement est une opération nationale. La décision prise par le gouvernement depuis le 15 juin dernier concerne l’ensemble des chefs-lieux de département et certaines villes secondaires. Ce n’est pas une activité spécifique au département du Littoral. La ville de Cotonou étant la capitale économique du Bénin, les activités commerciales sont beaucoup plus concentrées ici que dans les autres départements. Du coup, le regain par rapport à ces activités à Cotonou n’est pas le même qu'au niveau des autres chefs-lieux. C’est ce qui justifie certainement les prises de position sont observées de part et d’autre depuis quelques temps lorsque cette mesure a commencé par être mise en œuvre, ne serait-ce que dans la phase de marquage des édifices à enlever.
Quel est le but visé par cette opération ?
L’objectif de l’opération se situe à trois niveaux. Au premier niveau, il s’agit de l’occupation du domaine public. Le domaine public est un domaine de prédilection du droit public ayant des principes qui le caractérisent comme le principe de l’inaliénabilité et de l’imprescriptibilité. Dans cette dynamique, l’Etat a donné six mois pour permettre aux populations de prendre leurs dispositions et d’opérer des déplacements qui s’imposent. L’Etat n’a pas voulu intervenir avant la fête de fin d’année pour permettre aux populations de faire les dernières recettes de l’année. Histoire de bien fêter et au même moment où les fêtes se déroulent que les intéressés puissent prendre les dispositions utiles afin d’opérer par eux-mêmes leur déplacement. Du point de vue social, c’est une mesure maîtrisée.
Quelles solutions préconisez-vous au sujet du relogement ?
Quant au relogement, il faut noter que certaines personnes ont des contrats avec la mairie. Des contrats où ils payent des redevances. Je voudrais rappeler qu’en matière d’occupation publique, il n’y a pas de contrats qui prévalent dans la mesure où le domaine en lui-même n’est laissé que pour une jouissance précaire. Il n’est pas question de penser que l’Etat doit passer au relogement des occupants illégaux avant qu’on opère le déguerpissement. Cela est fondamental à comprendre. Maintenant pour des questions uniquement sociales, l’Etat peut être amené à faire un certain nombre de propositions. Cela ne pourrait pas concerner tout le monde. Cela peut concerner quelques-uns qui auraient émis le vœu d’être relogés et qui sont disposés à en payer le prix.
Cette mesure prise est jugée par les revendeurs de friperie d’arbitraire. Qu’en dites-vous ?
A tort, ils peuvent penser que c’est une décision unilatérale du préfet du Littoral. Ce qui n’est pas le cas. Ce n’est pas la peine de sacraliser le débat à Cotonou et pour commettre des actes d’incivisme. Je voudrais dire que la zone de Gbogbanou et de Missèbo est une zone commerciale par prédilection. Et cela n’est pas une raison pour laisser aller à l’anarchie. Par rapport à leur démarche, je crois que les revendeurs ont intérêt à renégocier au lieu de s’obstiner à faire obstruction à la décision du gouvernement. Ce qui leur revient, c’est d’exécuter les décisions que le gouvernement prend pour le bien-être général. La question, c’est de garantir la justice dans la mise en œuvre de cette action, l’éthique et la transparence. C’est pour cette raison que je voudrais inviter ceux-ci à savoir raison garder. Ils ont certes raison ; mais ce n’est pas fait à dessein contre quelqu’un. Il y a plus de fantaisie par endroits que nous allons corriger avant de commencer l’opération proprement dite. Donc il est prévu une phase de contrôle du marquage et à cette phase, nous allons rectifier le tir et le paysage à ce niveau sera clair avant que l’on aille à la phase répressive.
Propos recueillis par Esther TOFFOUN ( Stag)
Environnement 23 nov. 2016

La COP 22 s’est achevée vendredi 18 novembre dernier sur des recommandations et directives. Brice Gérard Massessi, consultant en environnement les apprécie et fait des propositions pour susciter plus de ratifications.
La Nation : Le sommet de Marrakech a été pressenti comme sommet de l’action.
Brice Gérard MASSESSI : On peut le dire vu tous les engagements qui ont été pris par les chefs d’Etat, les gouvernements et les délégués rassemblés à Marrakech pour la 22e session de la conférence des Etats-parties sur les changements climatiques, une COP de transition consacrée à la mise en œuvre de l’accord de Paris sur le climat adopté en décembre 2015. Il est aussi à noter que les règles d’application de l’accord y ont été définies afin que tout soit bouclé en 2018.
Quelles en ont été les grandes conclusions ?
Pour restituer quelques grandes lignes retenues suite aux informations sur les grandes conclusions de la COP 22, on peut retenir l’appel à l’engagement politique maximal de la communauté internationale contre le réchauffement climatique ; l’appel à accroitre de toute urgence l’ambition et à renforcer la coopération de la communauté internationale pour combler le fossé entre les émissions de gaz à effet de serre actuelles et ce qu’il faudrait faire pour limiter la hausse de la température moyenne sous les 2°Celsius afin de sauvegarder l’environnement pour les générations futures ; l’appel à une solidarité forte avec les pays les plus vulnérables aux impacts des changements climatiques tout en soulignant la nécessité d’appuyer les efforts visant à améliorer leur capacité d’adaptation, à renforcer leur résilience et à réduire leur vulnérabilité ; l’appel de toutes les parties à renforcer et à soutenir les efforts pour éradiquer la pauvreté, assurer la sécurité alimentaire et prendre des mesures rigoureuses pour faire face aux défis des changements climatiques dans le domaine de l’agriculture ;
L’appel à davantage d’action climatique et d’appui bien avant 2020, en prenant en compte les besoins spécifiques et les circonstances particulières des pays les moins avancés ainsi que ceux particulièrement vulnérables aux effets néfastes des changements climatiques ; l’appel à tous les acteurs non étatiques à se joindre à la communauté pour une action et une mobilisation immédiate et ambitieuse, s’appuyant sur leurs importantes réalisations, notant les multiples initiatives et le partenariat de Marrakech pour l’action climatique globale lancé à Marrakech.
Les fruits ont-ils tenu la promesse des fleurs ?
Je commence par répondre en vous disant que quoi qu’on dise, il y a eu un élan extraordinaire en matière de lutte contre les changements climatiques un peu partout dans le monde. Ce qui est déjà soulageant et j’ajoute qu’il a été annoncé à la COP22 que l’élan en faveur du combat contre le réchauffement climatique est irréversible et qu’il n’est pas alimenté seulement par les gouvernements mais par la science, les entreprises et les actions mondiales à tous les niveaux.
Qu’est-ce qui a été retenu en termes d’adaptation et de projets d’atténuation ?
Ce que je peux dire à ce propos est qu’il a été retenu des projets d’installation de pompes solaires dans l’agriculture qui devraient être mis en œuvre en 2017 et d’autres projets consistant à renforcer la contribution des acteurs de la société civile à la mise en œuvre de solutions novatrices d’accès aux énergies renouvelables. C’est-à-dire des technologies à faible émission de carbone. Nous avons également des projets visant le renforcement de la résilience des écosystèmes et des populations vulnérables aux changements climatiques et pour finir des projets visant à informer, sensibiliser, communiquer et mobiliser en faveur de l’atténuation et de l’adaptation aux changements climatiques.
Et le financement ?
Parlant de financement, 10 milliards de dollars promis en 2015 lors de la COP21 pour le développement des énergies renouvelables en Afrique devraient financer dès cette année les premiers projets. Aussi est-il à rappeler qu’un partenariat entre le Maroc, l’Allemagne et le cabinet de Conseil américain WRI a été lancé avec un fonds de 50 millions d’Euros et se propose d’aider les pays en développement à mettre en œuvre leur plan national d’action climatique. L’autre chose est que à la COP22, les pays développés parties, ont réaffirmé leur objectif de mobiliser 100 milliards de dollars et ont fait appel à une augmentation des financements, des flux et de leur accès, conjointement avec une amélioration de la capacité et de la technologie y compris des pays développés vers les pays en développement. Pour finir il est à noter que parallèlement, Etats et partenaires ont annoncé des initiatives multiples dans le domaine de la lutte contre le réchauffement climatique.
Combien d’Etats n’ont-ils pas encore ratifié l’accord de Paris ?
Je pense que sur les 180 Etats signataires, très peu ont ratifié l’accord de Paris sur le climat. Je n’ai pas le chiffre exact mais je crois que jusqu’à un passé récent, il n’y avait que 26 pays qui aient ratifié l’accord avec l’engagement de 34 pays à ratifier l’accord d’ici à la fin de l’année 2016. En effet, l’accord de Paris doit être ratifié par au moins 55 pays sur les 180 signataires et qui doivent totaliser 55% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Mais c’est déjà heureux de savoir que les deux plus grands pollueurs de la planète, à savoir la Chine avec 20% des émissions de gaz à effet de serre et les Etats-Unis pour 18% l’aient déjà fait. Nous espérons donc que beaucoup d’autres pays signataires leurs emboiteront le pas.
Que faire pour les inciter à le faire ?
D’abord, il faut que tous les Etats sachent et se convainquent de ce que le problème de réchauffement climatique est l’affaire de tous et non celui des Etats les plus exposés ou des Etats les plus responsables des émissions. Le moment est venu pour que nous nous mobilisions tous pour sauver notre planète. Apparemment, il y en a qui ont signé et qui ignorent qu’il faut ratifier. Il faut qu’ils sachent qu’ils doivent aller jusqu’au bout du processus et mettre véritablement en place les termes de l’accord. S’il le faut, faire comprendre par tous les moyens possibles à tous les Etats n’ayant pas encore ratifié le bien fondé de cet engagement qui reste un des plus grands défis de notre temps à relever pour un développement durable et un mieux-être des générations présentes et futures?
Propos recueillis par Didier Pascal DOGUE
Environnement 22 nov. 2016

La commission budgétaire de l’Assemblée nationale boucle ce mardi 22 novembre la phase d’audition des ministres et présidents d’institutions de la République par rapport à leurs projets de budget sectoriels gestion 2017. Mais avant, le médiateur de la République, la présidence de la République et le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ont planché, lundi 21 novembre.
Le projet du budget du médiateur de la République gestion 2017 se chiffre à 339 308 000 F CFA. Joseph Gnonlonfoun a soumis les grandes orientations de ce budget à l’appréciation des députés membres de la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale. Le médiateur de la République trouve ce budget « dérisoire» par rapport aux ambitions et défis de son institution. «Quand j’ai dit le montant du budget, les députés étaient étonnés puisque ce sont eux qui avaient voté le budget initial du médiateur de la République pour 2016 qui était d’un montant de
549 986 000 FCFA. Il est vrai qu’au niveau du collectif budgétaire de 2016, cela avait été diminué à
345 000 000 FCFA environ», souligne Joseph Gnonlonfoun. Il salue la clairvoyance des députés qui promettent de faire des amendements lors de l’examen du budget général de l’Etat pour augmenter ce montant. Le médiateur de la République déplore que le gouvernement ne soit pas partie du budget initial de 549 986 000 F CFA avant de confectionner le projet de budget 2017. «J’ai la confiance que le gouvernement et l’Assemblée nationale feront quelque chose pour qu’on puisse augmenter notre budget…», souhaite Joseph Gnonlonfoun. Le médiateur de la République a besoin des moyens conséquents pour atteindre ses objectifs et se faire davantage connaître. «Le problème de la méconnaissance du médiateur de la République ne relève pas tellement de nous. C’est parce que nous n’avons pas assez suffisamment de moyens. Et puis, nous avons des délégations régionales », répond Joseph Gnonlonfoun à la préoccupation de certains députés qui trouvent que l’institution ne communique pas assez sur elle. «Nous avons des délégations régionales en l’occurrence à Natitingou, à Parakou et à Lokossa. Il faut des moyens pour que ces délégations régionales se développent et travaillent de façon autonome », plaide le médiateur de la République.
11,8 milliards F CFA pour le cabinet de la présidence de la République
A la suite du ministre d’Etat, Pascal Irénée Koupaki qui a présenté lundi 14 novembre dernier, le budget du secrétariat de la présidence de la République au titre de l’année 2017, le directeur de cabinet civil du chef de l’Etat, l’autre entité de la présidence de la République, a planché hier. Pascal Affo a dévoilé les grandes lignes du budget du cabinet du président de la République qui prend en compte celui des organismes rattachés à la présidence de la République.
Pour 2017, le cabinet aura à utiliser environ 11,8 milliards F CFA contre un peu plus de 15 milliards F CFA au titre de l’année 2016. Le président de la République, patron de l’administration de la présidence de la République a opté pour un budget d’austérité pour traduire en acte concret sa détermination de réduire le train de vie de l’Etat et de retirer de la présidence de la République un certain nombre de structures précédemment rattachées et qui peuvent s’avérer plus compétentes et plus utiles à la Nation si elles étaient rattachées à des ministères sectoriels, explique Pascal Affo. Les organismes directement rattachés à la présidence sont, entre autres, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), la Commission nationale de lutte contre le Sida (CNLS), l’Autorité de régulation de l’énergie (Are). Il y a une vingtaine d’organismes rattachés à la présidence de la République et qui sont distribués entre le secrétariat de la présidence de la République d’une part et le cabinet civil d’autre part, informe le directeur de cabinet civil. Le directeur de cabinet civil du chef de l’Etat rassure quant à certaines structures rattachées à la présidence de la République dont les députés ont relevé la modicité de leurs budgets. Pascal Affo promet qu’à l’occasion du prochain collectif budgétaire, il est possible qu’il leur soit alloué un peu plus de moyens pour qu’elles puissent jouer efficacement leur rôle et atteindre les objectifs à elles assignés.
Par rapport aux députés qui ont souhaité avoir une meilleure clarté des relations entre les deux pôles de la présidence de la République, Pascal Affo dit leur avoir expliqué qu’il s’agit «d’une phase transitoire au bout de laquelle il y aura comme une espèce d’harmonisation pour que la présidence de la République puisse demeurer une seule administration».

En dépit des progrès de la science et particulièrement de la médecine conventionnelle, 80% de la population béninoise continue d’avoir recours à la médecine et à la pharmacopée traditionnelles pour venir à bout de diverses affections. En décidant de mettre en place dans un proche avenir un laboratoire de recherche et d’innovation de référence pour les médicaments à base de plantes, le gouvernement veut donner un coup de pouce à ce sous-secteur et mieux protéger la santé des populations. C’est ce que nous confirme le professeur Roch A. Houngnihin, coordonnateur du Programme national de la pharmacopée et de la médecine traditionnelles au ministère de la Santé.
La Nation : Monsieur le coordonnateur, comment se porte aujourd’hui le sous-secteur de la médecine traditionnelle et de la pharmacopée au Bénin ?
Prof Roch A. Houngnihin : Rappelons tout d’abord que la médecine traditionnelle se rapporte à l’ensemble des connaissances, des produits et des pratiques médicinales utilisés pour diagnostiquer, traiter ou prévenir un déséquilibre physique, mental ou social et qui reposent sur les expériences antérieures et des observations transmises oralement de génération en génération, mais aujourd’hui, de plus en plus par écrit.
La médecine traditionnelle béninoise fait partie des plus riches du continent africain. D'une part, parce que le peuple béninois a su protéger jalousement ses pratiques ancestrales de guérison, transmises par ses sages respectés de tous. Ces pratiques constituent aujourd'hui un véritable patrimoine culturel et scientifique qui fait la spécificité de notre pays. D'autre part, du fait de la vivacité de ces pratiques, beaucoup de nos forêts sont restées intactes, en raison des divinités qu’elles abritent. Ces forêts renferment une grande diversité d'espèces végétales, animales ou minérales, et sont une source d'approvisionnement extrêmement importante pour de nombreux praticiens de la médecine traditionnelle.
Aujourd’hui, plus de 10500 tradipraticiens délivrent une grande partie des services de santé à 80% de la population. En appui au système de santé, ils font face à un accroissement des maladies chroniques (diabète, hypertension, cancers, etc.) concomitamment avec les maladies infectieuses et parasitaires persistantes (paludisme, tuberculose, Sida, etc.).
On peut donc dire que la médecine traditionnelle se porte relativement bien au Bénin. Cependant, de nombreux défis restent à relever, notamment en ce qui concerne la protection des propriétés intellectuelles et des connaissances, la collaboration avec les professionnels de la médecine conventionnelle, la prolifération des charlatans et la documentation des pratiques, que ce soit les pratiques en matière de médecine traditionnelle générale, de santé mentale, d’accouchement traditionnel, de traitement des fractures, de soins curatifs et préventifs, etc.
Le Conseil des ministres a décidé, en sa session du 04 novembre dernier, de mettre sur pied un comité chargé de l’élaboration du document de projet d’installation au Bénin d’un laboratoire de recherche et d’innovation de référence pour les médicaments à base de plantes. Quelles appréciations faites-vous de cette initiative ?
En réalité, il ne me revient pas de parler en détail de ce dossier, même si je le maîtrise dans une certaine mesure. Les voix les plus autorisées l’évoqueront certainement au moment opportun, en ce qui concerne ses articulations et les modalités de mise en œuvre. Cependant, en ma qualité de coordonnateur du Programme national de la pharmacopée et de la médecine traditionnelles (au ministère de la Santé), le gouvernement béninois m’a fait l’honneur de m’associer en tant que membre du Comité chargé de l’élaboration du projet d’installation d’un laboratoire de recherche et d’innovation de référence pour les médicaments à base de plantes au Bénin. Je profite de l’occasion que vous m’offrez pour dire qu’effectivement, un groupe restreint de travail multidisciplinaire a été commis par le président de la République, le président Patrice Talon dans le cadre de la mise en œuvre de son projet de société.
Qu’il vous souvienne qu’au cours de la campagne électorale, le candidat Talon avait promis un laboratoire de référence en médecine traditionnelle au peuple béninois : c’est la concrétisation de cet engagement pris.
Une telle initiative se justifie par le fait que notre système de santé est confronté à la forte dépendance vis-à-vis de l’extérieur en matière d’approvisionnement en médicaments essentiels, alors qu’il doit faire face aux maladies émergentes (diabète, hypertension, cancers, etc.) concomitamment avec les maladies « traditionnelles » (paludisme, tuberculose, sida, etc). Il est nécessaire d’examiner les possibilités offertes par la médecine traditionnelle qui demeure un secteur potentiellement riche et peu exploité, pour répondre à l’ampleur des besoins en matière de soins et de prévention, alors qu’aujourd’hui, on dispose de peu d’informations sur l’innocuité, l’efficacité et la qualité des remèdes à base de plantes. Les défis restent entiers pour rendre disponibles des traitements utiles et sans danger. Dans ce contexte, les risques associés aux recours à la médecine traditionnelle sont évidents ; ils se rapportent à une utilisation de produits de qualité non convenable ou médiocre et ayant des effets secondaires ou interactions thérapeutiques indésirables.
Conscient de cette situation, le président de la République a mis en place un comité coordonné par le ministre de la Santé, Dr Alassane Séidou et le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le professeur Marie-Odile Attanasso chargé de l’élaboration du projet d’installation d’un laboratoire de recherche. Il est composé d’experts de différents profils : botanistes, microbiologistes, pharmaciens, médecins, anthropologues, chimistes et pharmacologues.
Ce laboratoire ambitionne de favoriser un usage correct des produits de qualité certifiée afin de réduire les risques associés aux médicaments à base de plantes, d’accompagner scientifiquement les acteurs de la médecine traditionnelle à mieux valoriser leurs connaissances et leurs produits et de faire de la pharmacopée béninoise un facteur de croissance économique et de bien-être social. J’insiste particulièrement sur le dernier objectif qui devra permettre aux tradipraticiens de vivre de leur métier.
La plupart des Béninois font recours aux produits de la pharmacopée pour traiter diverses maladies pourtant, ce sous-secteur ne semble pas occuper une place importante dans le système sanitaire béninois. Qu’est-ce qui justifie, selon vous, le peu d’intérêt que les pouvoirs publics ont accordé à la pharmacopée dans notre pays ?
Les pouvoirs publics ont toujours manifesté de l’intérêt pour la pharmacopée. En témoignent la mise en place d’un programme de la médecine traditionnelle et d’un budget annuel. Cet intérêt se trouve renforcé avec l’engagement du gouvernement actuel, à travers le projet de construction d’un laboratoire de référence.
Les interventions publiques couvrent plusieurs domaines dont la recherche, avec la mise en place de protocoles d'évaluation clinique, la mobilisation des ressources nationales (laboratoires, etc.) pour effectuer les analyses d'efficacité/innocuité/qualité des médicaments traditionnels, (ii) le renforcement des capacités des acteurs au travers des formations, (iii) la promotion des médicaments à base de plantes et leur contribution renforcée dans la lutte contre les maladies, grâce au développement des jardins de plantes médicinales, la création de centres pratiques de la médecine traditionnelle, la mise en place d'un système de surveillance épidémiologique au niveau des praticiens de la médecine traditionnelle, etc., (iv) l'amélioration du cadre juridique et réglementaire de la médecine traditionnelle et la protection des droits de propriété intellectuelle, etc.
Au Bénin, les efforts du ministère de la Santé ont permis d’organiser les acteurs au sein de l’Association nationale des praticiens de la médecine traditionnelle du Bénin (Anaprametrab), de mettre en place un cadre réglementaire pour la pratique de la médecine traditionnelle, d’élaborer un code de déontologie et des modules de formation à l’intention des praticiens, d’institutionnaliser un colloque annuel, de renforcer les capacités.
Aujourd’hui, la médecine traditionnelle marque son retour, en raison d’une combinaison de facteurs socioculturels, économiques et psychologiques. La pérennité de cette médecine réside dans ses caractéristiques spécifiques à savoir : son accessibilité, sa proximité géographique et culturelle, son caractère holistique, sa bonne couverture sanitaire, etc.
Bientôt la fin de la rivalité entre médecine moderne et médecine traditionnelle au Bénin ?
Il n’y a jamais eu de la rivalité entre la médecine moderne et la médecine traditionnelle au Bénin. Il y a juste eu un déficit de communication et de collaboration. Cette situation se justifie par la faible connaissance du mode de fonctionnement des uns par les autres. En effet, la médecine conventionnelle et la médecine traditionnelle n'ont rien à voir en commun en ce qui concerne la perception de la maladie et de la guérison. Les méthodes qu'elles utilisent sont différentes. On ne peut donc pas chercher à comparer ces deux approches, et encore moins à vouloir que l'une prenne modèle sur l'autre. Elles doivent plutôt collaborer. On a déjà observé que face au développement de la médecine moderne ces dernières décennies, la médecine traditionnelle a su garder toute sa vivacité, et ses utilisateurs sont restés nombreux.
Ensuite, il faut rappeler que la médecine traditionnelle s'occupe également de problèmes de santé qui sortent du cadre des maladies purement physiques. Son champ d'action couvre des domaines que la médecine moderne n’aborde pas.
Dans ce sens, depuis quelques années, nous avons développé des formations qui ont renforcé la collaboration. Aujourd’hui, de nombreux médicaments à base de plantes se retrouvent dans toutes les officines de pharmacies du Bénin. La réglementation concernant la protection de la propriété intellectuelle et des connaissances locales sur les pratiques et produits traditionnels a été améliorée, de sorte que les praticiens acceptent de mieux en mieux de partager leurs savoirs en la matière.
Le ministère de la Santé poursuivra donc ses efforts pour mettre en application le cadre réglementaire de la médecine traditionnelle et élaborer une base de données informatisée de la pharmacopée traditionnelle béninoise. C'est pourquoi, je ne me fais pas de souci quant au devenir de la médecine béninoise dont l’importance s'accroît, aujourd’hui?
Propos recueillis par Reine AZIFAN
Santé 22 nov. 2016

Trois ans après le décès de Me Zakari Djibril Sambaou, une fondation portant son nom est née et fait sa première sortie officielle. Le lancement officiel, samedi 19 novembre dernier, des activités de cette structure destinée à pérenniser l’œuvre et le combat de l’avocat des sans voix et des opprimés, s’est doublé du lancement d’un recueil de témoignages intitulé « Et le ciel s’est assombri !»
19 novembre 2013 - 19 novembre 2016. Trois ans déjà que Me Zakari Djibril Sambaou, avocat au barreau béninois est décédé. Pour ne pas laisser mourir son œuvre et son combat pour «les sans voix et les opprimés», ses proches ont procédé au lancement des activités de la Fondation Zakari Djibril Sambaou «Droits de l’homme, justice et paix».
Au cours de la cérémonie de lancement des activités, Lisette Houénou de Dravo Sambaou, présidente de la fondation, a évoqué la douleur laissée par la disparition de son époux aussi bien à son niveau qu’au niveau des populations. Il a été un avocat qui s’est battu contre la révision opportuniste de la Constitution, en tant que coordonnateur du mouvement «Mercredi rouge » et autres, rappelle-t-elle. Mais cette douleur, a-t-elle fait savoir, s’est cristallisée en une force pour poursuivre l’œuvre du défunt. Son époux, au vu de ses actions et prises de position, apparaît comme un condamné à perpétuité pour la défense des nobles causes de l’humanité, laisse-t-elle entendre. C’est pourquoi cette fondation portant son nom est créée avec des objectifs allant dans le sens de la défense des droits de l’Homme. Entre autres, il s’agit de défendre les droits de l’Homme, de promouvoir les devoirs de l’Homme ; de protéger les droits des handicapés, des mineurs et des femmes, d’améliorer les conditions de vie des prisonniers surtout des femmes et des mineurs ; de s’engager à défendre partout où besoin sera la démocratie et la bonne gouvernance au Bénin, en Afrique et dans le monde. En termes d’actions, il faut noter que la fondation prévoit de contribuer au désengorgement des prisons civiles au Bénin, d’améliorer les conditions de vie et de traitement des dossiers des détenus devant les juridictions, l’aménagement des espaces sportifs en milieu carcéral, l’appui éducatif, professionnel et médical aux détenus surtout indigents pour leur insertion sociale, des dons de matériel aux maisons d’arrêt. Elle compte également construire des écoles dans les maisons d’arrêt du Bénin, une maison d’accueil des détenus ayant purgé leur peine.
Pour sa part, Inès Hadonou Toffoun, représentante du garde des Sceaux, reconnaît la pertinence de ces objectifs et assure qu’ils correspondent aux attributions du ministère de la Justice. Aussi, entrevoit-elle à travers la jeune fondation une partenaire. Le représentant du ministre des Sports, Bellarminus Kakpovi, promet que son ministère ne marchandera pas son appui à la fondation pour la construction des espaces sportifs en milieu carcéral.
Au nom de la corporation des avocats, Me Serge Pognon, est revenu sur la vie de son confrère avant de souhaiter que la fondation ne soit pas une coquille vide mais qu’elle immortalise vraiment son œuvre et son combat.
Il faut noter qu’à l’occasion, un documentaire de 13 min a été projeté sur la vie de Me Zakari Djibril Sambaou. De quoi donner de vives émotions ! De même, un recueil de témoignages intitulé «Et le ciel s’est assombri !»préfacé par le professeur Albert Tévoédjrè a été lancé avec l’annonce de la sortie prochaine d’un documentaire de 52 min sur la vie de «l’avocat des sans voix et des opprimés».

Du 23 au 25 novembre prochain, la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) organisera ses premières journées portes ouvertes. Dans le cadre des préparatifs de l’événement, Félix Adimi, conseiller chargé des Relations publiques et de la Communication, a rencontré, vendredi 18 novembre dernier, les responsables d’organes de presse et les associations professionnelles des médias pour des échanges sur l’organisation.
La Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) s’apprête à se donner plus de visibilité au sein de l’opinion publique. C’est à travers les journées portes ouvertes que l’institution projette d’organiser du 23 au 25 novembre prochain.
En prélude à cet événement, Félix Adimi, conseiller chargé des Relations publiques et de la communication, a rencontré les responsables d’organes de presse et les associations professionnelles des médias pour des échanges sur l’organisation. Selon lui, les manifestations sont motivées par la nécessité de mieux faire connaître la Haac au public. Le projet est né du constat que l’opinion a une fausse image de l’institution. « La Haac, c’est la hache. La Haac, c’est un couvent où des décisions sont prises pour assommer la presse», ironise Félix Adimi pour rendre compte des préjugés et autres conceptions erronées au sujet de l’institution et de sa mission. Mais cette image n’est pas conforme aux dispositions de la Constitution du 11 décembre 1990 ni à la loi organique de la Haac.
Ces textes indiquent que la Haac a trois missions essentielles. La première, c’est de garantir et d’assurer la liberté et la protection de la presse. La deuxième, c’est de veiller au respect de la déontologie en matière d’information. La troisième mission, quant à elle, consiste à garantir l’accès équitable des partis politiques, des associations, des citoyens et des institutions de la République aux organes et aux médias de service public. A en croire Félix Adimi, ce sont ces missions qui seront expliquées à travers les attributions des différents services et directions de la Haac. «A l’occasion de ces trois journées portes ouvertes, nous devons restituer la vraie image de la Haac au sein de l’opinion publique», assure le conseiller chargé des Relations publiques et de la Communication. S’agissant du programme des journées portes ouvertes, il annonce que deux communications sont prévues. De même, parole sera donnée aux directeurs pour faire connaître les activités de leurs directions dans le cadre des attributions et missions de la Haac. Des stands seront installés pour que les visiteurs puissent s’informer sur tout ce qui se passe au sein de l’institution.
Pour la réussite de cette manifestation, la Haac a besoin des organes de presse et des associations professionnelles des médias. Les représentants de ceux-ci présents à la séance saluent l’initiative et promettent jouer leur partition.

La délégation dirigée par le ministre béninois des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, a visité Moscou pour prendre part aux consultations entre le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération de la République du Bénin et le ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie. Le ministre de l’Économie et des Finances du Bénin, Romuald Wadagni, fait également partie de la délégation. C’était une bonne occasion pour évoquer un large éventail de questions relatives aux relations bilatérales et à l'agenda international.
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, s'est entretenu le 10 novembre 2016 avec Aurélien Agbenonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération du Bénin, en déplacement à Moscou. Les ministres ont évoqué un large éventail de questions relatives à la promotion des relations russo-béninoises dans les domaines politique, commercial et économique. Il a été convenu d'utiliser activement le mécanisme des consultations interministérielles pour coordonner les positions des deux pays sur les problèmes internationaux et le règlement des tâches pratiques de la cooperation bilatérale. Les diplomates ont noté les perspectives de développement des liens dans le renseignement et l'exploitation des ressources minières, l'industrie hydroélectrique, la formation de cadres nationaux, l'agriculture, le transport et le tourisme.
Les ministres ont échangé leurs points de vue sur les grands dossiers de l'agenda africain et international. Ils ont souligné leur position commune au profit de l'accroissement du rôle de l'Onu dans les affaires mondiales, la nécessité de consolider les efforts pour lutter contre le terrorisme et l'extrémisme international incarné notamment par Daech. Les interlocuteurs se sont dits préoccupés par la situation au Sahara-Sahel et ont mis l'accent sur le soutien des processus de paix au Burundi, au Congo, au Mali et en Centrafrique, ainsi que des mesures collectives pour combattre la piraterie dans le golfe de Guinée.
Sergueï Lavrov a expliqué en détail les approches de la Russie du problème syrien et a exposé la vision des solutions pour surmonter la crise en Ukraine, ce qui a été perçu avec compréhension par les partenaires.
On a beaucoup parlé des problèmes régionaux et mondiaux, notamment dans le contexte de mise en place d'un système polycentrique et multipolaire des relations internationales. Les approches des deux pays convergent ou coïncident. La Russie et le Bénin prônent le respect du droit international, le rôle de coordination central de l'ONU et le respect du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Les deux pays soutiennent le règlement de toutes les situations de crise et des litiges par la voie politique et diplomatique exclusivement. Cela concerne également tous les conflits qui perdurent, malheureusement, sur le continent africain.
Sergueï Lavrov pense que l’entretien a été très utile, il a permis de determiner plusieurs axes concrets sur lesquels déployer les efforts communs. Les parties se sont entendues pour poursuivre le dialogue.
De plus, la délégation béninoise a rencontré des représentants russes du monde des affaires, y compris à la Chambre russe de commerce et d'industrie.
http://www.mid.ru/fr/