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Nouvelles

Après la longue crise de l’imamat à Sèmèrè: Le chef de l’Etat scelle le retour de la paix à Sèmèrè

Le chef de l’Etat était, samedi 12 novembre dernier, en apôtre de paix à Sèmèrè dans la commune de Ouaké. Il y est allé pour sceller la paix au sein de la communauté musulmane de la localité minée par une crise qui a fait cinq morts.

Samedi 12 novembre dernier, c’est avec des « Amiiiiii » et des «Allah ak baar» que la communauté musulmane de Sèmèrè a répondu à la toute première prière de son nouveau chef, l’imam Abdallah Hamam. Plus qu’une simple prière, cette cérémonie qui s’est déroulée sur la place publique de Sèmèrè en présence du président Patrice Patron et d’une impressionnante foule composée de toutes les couches sociales de la localité et de délégations étrangères, a permis de célébrer le retour au calme et à la paix dans la localité. La paix retrouvée, c’est ce que le président de la République est venue constater par lui-même. Un acte de grandeur, note le maire de la commune de Ouaké, Alimiahou Titchale Alassane. Pour lui, le chef de l’Etat à travers son implication personnelle dans cette crise et surtout le dénouement qui s’en est suivi, s’affiche comme un homme épris de développement, un leader dont le charisme se fait sentir à travers la paix désormais retrouvée à Sèmèrè. Et comme personne ne voulait se faire conter cet événement historique, de nombreuses personnalités, députés, responsables de confessions religieuses dont l’évêque de Djougou et bien d’autres leaders d’opinion ont pris part à la séance.

A sa suite, d’une voix tonique empreinte d’autorité, Abdallah Hamam, le nouvel imam récite des versets coraniques, avant de procéder à une courte exhortation en faveur de la paix. Son sermon est repris en chœur par les centaines de fidèles présents, preuve que les clivages ont disparu au sein de la communauté. C’est surtout cette unité retrouvée que le chef de l’Etat est venu célébrer en personne. C’est «en deux séances marathons», rappelle le ministre d’Etat
Abdoulaye Bio Tchané, natif du département, que le président Patrice Talon a amené les protagonistes à trouver eux-mêmes, à travers l’un de leurs fils, la personne indiquée pour mettre un terme à cette crise qui dure depuis 2012. Portant l’émotion des populations, il a salué «la vision du dialogue» du président de la République et «son soutien inestimable» pour la résolution de cette crise, en faisant preuve de célérité, de discrétion et d’efficacité.

Apaisement, exhortation à la fraternité

«Tout ce qui divise une famille, une communauté, divise forcément une partie du pays donc nous sommes tous concernés. Je viens consacrer la réconciliation. Je viens constater et sentir par moi-même que désormais il règne à Sèmèrè, la paix et la concorde. Je suis fier et content. Je me sens honoré. La paix n’a pas de prix». C’est par cette adresse que le président Patrice Talon a introduit son mot à l’intention de la foule venue l’écouter. Le retour à la tranquillité après les événements meurtriers qui ont émaillé l’imamat dans cette localité, a été aussi salué par le président de la République. Il a tenu à dire son admiration aux acteurs qui fument désormais le calumet de la paix. Toute chose qui, note-t-il, n’aurait pas été possible sans l’engagement pour la paix des deux imams rivaux d’antan qui ont fini par se donner la main pour laisser le siège tant convoité à un autre élu. Ils sont des grands hommes, indique le chef de l’Etat. « Etre un grand homme, c’est être capable d’avoir fait des combats, d’avoir connu des conflits parce que les combats et les conflits font partie de la vie et d’être capable à un moment donné de faire la paix et d’accepter de faire des sacrifices pour l’intérêt commun. Je salue et félicite tous ceux qui ont été partisans de l’un ou de l’autre. Vous avez fait tous preuve de grandeur en acceptant d’oublier le conflit. Votre action de paix honore Sèmèrè», a également laissé entendre le président Patrice Talon à la foule en liesse. Aussi, a-t-il émis le vœu que l’Imam Abdallah Hamam réussisse sa mission avec l’aide de tous et surtout qu’il «conduise spirituellement les fidèles » à bon port. Une fois la paix retrouvée et la page de la crise tournée, place doit être faite au développement, a-t-il indiqué. «Désormais dans cette nouvelle ambiance, nous allons pouvoir faire face à nos défis, parce que les défis nous en avons beaucoup. Il nous manque beaucoup de choses au Bénin et à Sèmèrè», souligne le président de la République ?

Actualités 14 nov. 2016


Le chef de l’Etat aux populations de la cité des Koburu: «Je désire marquer Parakou au cours de mon mandat»

Première ville du septentrion à recevoir en visite officielle le président de la République depuis son élection, Parakou bénéficiera d’un vaste programme d’aménagement et de modernisation. L’ossature du programme prévu à cet effet a été révélée aux responsables, natifs et personnalités de cette ville, vendredi 11 novembre dernier.

La ville de Parakou a sorti tout ce qu’elle a de meilleurs, vendredi 11 novembre, pour accueillir le président Patrice Talon. A la mobilisation de la marée humaine des différentes couches socioprofessionnelles de la localité s’est jointe une horde de personnalités politiques pour venir à le rencontre du chef de l'Etat. Accueilli avec honneur et chaleur, le président de la République a fait ses civilités à la foule venue à sa rencontre avant de rejoindre, plus tard, la salle de réunion de l’hôtel de ville où l’attendaient toutes les forces vives de la commune avec à leurs têtes, les élus municipaux et des dignitaires religieux. Le premier citoyen de la cité des Koburu, comme s’il avait longtemps rêvé de cette occasion, n’y est pas allé du dos de la cuillère. Le maire Charles Toko a peint le tableau de la situation actuelle de sa commune sans mettre des gants. Une situation qu’il estime chaotique, invitant par ailleurs le chef de l’Etat à se pencher sur son sort.

Le président Patrice Talon dans son adresse a présenté Parakou comme une «ville mythique, symbole de notre vitalité démocratique et politique ». Ensuite, il a révélé le lien de cœur qui le lie à cette cité qui, souligne-t-il, l’a vu grandir à bien des égards. « Mon épanouissement professionnel s’est exprimé à partir de Parakou comme carrefour. Je me sens redevable de Parakou et je désire la marquer au cours de mon mandat», confesse le chef de l’Etat. A l’instar des autres villes du pays, note-t-il, celle-ci aussi manque de tout. «En écoutant le maire, j’ai eu l’impression que Parakou est le seul enfant malade du Bénin, malheureusement non. Tout le Bénin est malade», déplore le président Talon. Il faut donc, suggère-t-il, agir au plus vite. C’est pourquoi, explique le chef de l’Etat, les sept premiers mois de son mandat ont servi à réfléchir pour mettre en place une politique permanente dans tous les domaines. Au plan du développement général, des infrastructures, de l’école, de la santé, de la sécurité… tout est à faire et le chef de l’Etat se dit prêt et préparé pour le défi. « A la fin du mandat, vous serez fiers de moi », lance-t-il fièrement à la foule en liesse sous un salve d’applaudissements.

Un nouveau visage pour Parakou

Le nouveau visage que projette le président Patrice Talon pour la ville de Parakou est aussi à déployer sur l’ensemble du territoire national. « En quelques mois, nous avons établi avec pertinence ce qu’il faut faire. Nous allons mettre le pays entier en chantier dans quelques mois. Ceux qui me connaissent savent que je n’annonce pas publiquement ce que je ne suis pas capable de faire », déclare-t-il avant de spécifier ce qui est prévu dans la cité des Koburu. La ville, souligne le chef de l’Etat, est au cœur d’un vaste programme de réhabilitation, de sorte qu’à l’horizon 2021, il n’y aura plus une seule de ses rues qui ne soit bitumée ou pavée. « La ville sera assainie. L’Etat fera avec la municipalité les investissements nécessaires pour résoudre ce problème de circulation qui vous gêne tous les jours », promet-il aussi.
Pour ce qui est de l’hôpital de Parakou qui est un centre hospitalier universitaire où se forment des médecins, il est devenu un mouroir, déplore-t-il, reprenant ainsi les mots du maire Charles Toko. « Le plateau technique est devenu obsolète et inexistant dans certains domaines. Nous avons décidé d’investir pour restaurer la qualité du plateau technique », assure-t-il. L’Université de Parakou qui jusque- là est restée embryonnaire, selon lui, « sera digne d’être le pôle d’apprentissage » de la partie septentrionale de notre pays. « Nous avons la volonté de faire de l’éducation nationale un véritable instrument de développement présent et à venir », indique aussi le président. Les investissements faits dans les logements sociaux apparaissent aux yeux du président Patrice Talon comme un gâchis. A l’en croire, le pays «a gaspillé des milliards pour mettre en œuvre une réforme qui ne correspond à rien et qui ne ressemble à rien ». La politique du logement social sera revue pour permettre l’accès aux crédits bancaires et à défaut, une politique censée mettre à la disposition des populations des maisons à leur portée et à leurs goût, bien faites, vendues avec des taux d’intérêt à presque zéro à payer sur 20 à 25 ans. Parakou, tout comme les autres grandes villes, bénéficiera aussi d’une politique adéquate de l’habitat et l’Etat investira aux côtés de la municipalité pour mettre à disposition des infrastructures dignes. « Quand on rentre dans Parakou, on a l’impression d’être dans un gros village », souligne le président Patrice Talon qui projette aussi un programme touristique pour la ville. Et même si elle est un centre urbain, la ville de Parakou peut être prise en compte dans la politique de promotion des filières agricoles. Cet ensemble de choses, le président Patrice Talon dit vouloir les faire de manière efficace et sans folklore. Le populisme, rejette-t-il, ne sera pas son mode de gouvernance. Dans les prochaines semaines, a-t-il aussi annoncé, il est prévu une tournée nationale pour expliquer le bien-fondé des réformes initiées?

Actualités 14 nov. 2016


Les Biscuits de La Nation

« L’abandon de la construction du siège de l’Assemblée Nationale du Bénin pose selon moi un problème de morale, d’éthique et pour tout dire, c’est un problème de corruption qui se pose à ce niveau »

« C’est donc un contraste entre ceux qui meurent de souffrance réelle et ceux qui meurent de leur cupidité et de leur bêtise. Et vous espérez que nous allons nous croiser les bras de l’esprit et les laisser continuer à jouer à ce jeu ? Non, car nous savons que quand ça va être compliqué demain, nous serons tous interpellés et nous en paierons le prix. »

Gaston Zossou : DG/ Loterie Nationale du Bénin

Actualités 28 oct. 2016


Gestion du contentieux des élections locales 2015: 1565 recours reçus, 1105 dossiers déjà vidés par la Cour suprême

Toujours au cours de son allocution de rentrée judiciaire 2016-2017, le président de la Cour suprême a levé un coin de voile sur la gestion du contentieux des élections municipales, communales et locales du 28 juin 2015. Selon lui, son institution a été saisie de 1565 recours à la date du 25 octobre dernier émanant non seulement des candidats auxdites élections, mais également de la Commission électorale nationale autonome (Céna) qui a été en charge de l’organisation matérielle de ce scrutin.

Sur les 1565 recours, un nombre total de 1105 dossiers ont été à ce jour vidés par les trois formations juridictionnelles électorales composées aussi bien des conseillers de la Chambre administrative que de ceux de la Chambre judiciaire. Mais au regard du volume des recours, le président de la Cour suprême insiste pour dire que cela appelle la nécessité d’une modernisation de l’organisation des élections locales au Bénin. Il plaide pour une meilleure réécriture du Code électoral. Car, en dépit de l’existence de la Liste électorale permanente informatisée (LEPI), la gestion du contentieux électoral desdites élections a mis en relief de graves dysfonctionnements qui auront caractérisé l’organisation des élections locales du 28 juin 2015, note Ousmane Batoko. Au point où à ce jour il existe encore une centaine de conseils de village ou de quartiers de ville qui ne sont pas encore installés donc n’ont pas encore de chefs de village ou de quartiers de ville. Ces localités sont encore en attente de reprendre les élections locales en raison des irrégularités ayant entaché le scrutin de juin 2015. Le président de la Cour suprême assure que le rapport bilan de la gestion du contentieux électoral des locales 2015 sera bientôt transmis au gouvernement et à l’Assemblée nationale. Son institution s’attèlera dans son rapport à mettre l’accent sur les nécessaires réformes à imprimer au cadre normatif électoral du Bénin s’agissant d’élections bien spécifiques comme celles locales.

T.C.N, A/R Ouémé-Plateau

Actualités 28 oct. 2016


Audience solennelle de rentrée judiciaire à la Cour suprême : L’indépendance de la justice et son autonomie financière en question

La Cour suprême a officiellement effectué jeudi 27 octobre, sa rentrée au titre de l’année judiciaire 2016-2017. C’était à la faveur d’une audience solennelle qui s’est déroulée dans les locaux de l’institution à Porto-Novo et placée sous le thème : « L’indépendance du pouvoir judiciaire et son autonomie financière ». La cérémonie a connu la participation de plusieurs personnalités dont le ministre d’Etat secrétaire général à la présidence de la République, Pascal Irénée Koupaki, représentant le président de la République.

La Cour suprême renoue avec ses activités au titre de l’année judiciaire 2016-2017. Magistrats de siège et du Parquet général ainsi que du greffe ont repris les chemins des prétoires. Le lancement des activités a été effectué jeudi 27 octobre, par le président de l’institution, Ousmane Batoko. C’était à la faveur d’une audience solennelle au cours de laquelle a été débattu le thème retenu pour cette rentrée à savoir: «L’indépendance du pouvoir judiciaire et son autonomie financière». Comme le veut la tradition, avant l’allocution du président de la Cour suprême, le bâtonnier de l’ordre des avocats, Cyrille Djikui, au nom de tous les auxiliaires de justice, a fait ses observations et le procureur général par intérim près la Cour suprême, Nicolas Assogba, ses réquisitions sur le thème retenu. Ils ont tous deux à tour de rôle livré le fruit de leurs réflexions sur ce que leur inspirent « L’indépendance de la justice et son autonomie financière ». Les deux intervenants ont tenté de démontrer le lien étroit entre les deux notions. Ils ont été unanimes que les magistrats en plus de leur indépendance ont besoin d’être autonomes financièrement afin de d’accomplir leur mission en toute impartialité et de résister à toutes sortes de pression. «Car celui qui tient la bourse, tiendra les magistrats les», a observé le bâtonnier Cyrille Djikui. Le procureur général par intérim près la Cour suprême ira plus loin avec des cas illustratifs à l’appui où le pouvoir politique a tenté de manipuler avec des billets de banque en sa faveur certains magistrats. Mais ceux-ci fort heureusement ont résisté et ont fait foirer le projet au nom de leur indépendance morale. Partant de ces exemples précis, Nicolas Assogba requiert que soient opérées des réformes nécessaires pour doter la justice en plus de son indépendance consacrée par la Constitution, d’une autonomie financière. Même si cette autonomie financière sera encadrée pour garantir une bonne gestion des ressources allouées.

Payer le prix de la justice

Très en phase avec ses deux prédécesseurs, le président de la Cour suprême fera remarquer que l’état des lieux du financement du pouvoir judiciaire ne rassure point. Ousmane Batoko se pose un certain nombre de questionnements, notamment ce que représente le budget de la justice dans le budget général de l’Etat et surtout le mécanisme par lequel ce budget est mis à la disposition du secteur de la justice. Or, selon lui, si le juge doit convenablement servir le droit il faut que soient à sa disposition les moyens nécessaires à son action. Il faut donc trouver des mécanismes nécessaires pour donner à la justice les moyens de son indépendance proclamée, insiste Ousmane Batoko. Consciente du défi, informe-t-il, la Cour suprême a réfléchi sur la question. Elle est allée jusqu’à proposer l’adoption d’une loi portant budget du pouvoir judiciaire qui serait distinct, dans la loi de finances, de celui des autres pouvoirs avec affectation de crédit pour chaque juridiction. Lesquelles propositions ont fait l’objet d’un document intitulé « Du renforcement de l’indépendance de la justice et de la responsabilité des magistrats » déjà transmis depuis 2007 au garde des Sceaux, ministre en charge de la Justice, informe Ousmane Batoko. Le président de la Cour suprême caresse l’espoir qu’avec la conjoncture socio-politique actuelle favorable aux réformes politiques et institutionnelles que ce vieux projet sera concrétisé pour le bonheur des animateurs du pouvoir judiciaire et du peuple au nom de qui est rendue la justice. « Un pays n’a et n’aura jamais que la justice dont il accepte de payer le prix…Osons donner à notre justice, les moyens de son indépendance », défend le président de la Cour suprême. Le cri de Ousmane Batoko ne tombera pas dans les oreilles de sourds. Puisqu’il sera assuré par le ministre d’Etat secrétaire général à la présidence de la République, Pascal Irénée Koupaki, représentant le chef de l’Etat. Pour ce dernier, le thème de la rentrée judiciaire 2016-2017 appelle à des défis. Il interpelle l’Etat à assurer l’indépendance de la justice mais surtout son autonomie financière. Pascal Irénée Koupaki fera remarquer que le gouvernement de Patrice Talon est bien conscient déjà de l’enjeu. Il énonce les mesures déjà prises et celles qui restent à prendre par l’Exécutif en termes de renforcement de l’effectif des personnels judiciaires et de construction d’infrastructures pour bâtir une justice plus performante et plus autonome financièrement. C’est cette ambition qui a poussé le gouvernement à porter à 23 milliards FCFA le budget du secteur de la justice pour l’année 2017, ce qui correspond à une augmentation de 65% par rapport à 2016, dévoile le ministre d’Etat pour montrer toute la détermination de l’Exécutif à résorber tant soit peu les difficultés de l’appareil judiciaire béninois.

Actualités 28 oct. 2016


Pour non déclaration des comptes de campagne des locales 2015: Des poursuites judiciaires contre des candidats et des partis politiques

La Cour suprême annonce des sueurs froides aux chefs de partis politiques ou candidats aux élections communales, municipales et locales du 28 juin 2015 n’ayant pas déposé leurs comptes de campagne électorale. Les procureurs de la République des parquets d’instance compétents ont été instruits pour les poursuivre jusque dans leur dernier retranchement.

Le président de la Cour suprême a choisi la tribune de l’audience solennelle de rentrée judiciaire 2016-2017 pour faire le point des activités menées par son institution au cours de l’année judiciaire écoulée. Ce fut l’occasion pour Ousmane Batoko de revenir sur la gestion du volumineux contentieux électoral généré par les dernières élections communales, municipales et locales du 28 juin 2015. Selon lui, son institution s’est acquittée convenablement de cette attribution constitutionnelle. La Cour suprême, à en croire Ousmane Batoko, a rendu le rapport définitif de vérification des comptes de campagne des dernières élections locales. Lequel rapport révèle que nombre de partis politiques et de candidats à ces élections ont manqué à l’obligation légale de dépôt à la Cour suprême, des comptes de leur campagne électorale. Et là-dessus, la Cour suprême ne compte pas faire à ces derniers de cadeau. La Haute juridiction veut appliquer la loi pour faire payer aux partis politiques et aux candidats concernés le prix de leur entêtement. Le président Ousmane Batoko annonce que des poursuites judiciaires sont déjà engagées contre eux. Les procureurs de la République des Parquets d’instance compétents ont été saisis a effet par la Chambre des comptes, informe le président de la Cour suprême. C’est donc de l’insomnie en perspective pour les chefs de partis et candidats n’ayant pas jusqu’ici déposé leurs comptes de leur campagne électorale.

Le président Ousmane Batoko a par ailleurs abordé la question de la déclaration de patrimoine exigée par la loi n°2011-20° du 12 octobre 2011 portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin. Il a expliqué que la Chambre des comptes a réceptionné des dossiers de déclaration de patrimoine de certains responsables et hauts fonctionnaires de l’Etat. Seulement il fait constater que la moisson est encore très maigre par rapport à la longue liste des personnalités et fonctionnaires de l’Etat assujettis à cette obligation légale. Il reste de nombreux fonctionnaires et hautes personnalités relevant soit du Parlement, de l’Exécutif, du Judiciaire ou détenteurs d’un mandat public qui n’ont toujours pas accompli cette formalité légale. Ousmane Batoko informe que la Cour suprême, malgré l’insuffisance de ses moyens tant humains que matériels, s’organise pour jouer toute sa partition dans la gestion de ses obligations relatives à la déclaration de patrimoine. Une section spéciale de la Chambre des comptes chargée de la réception et du contrôle des patrimoines déclarés sera créée dès la rentrée judiciaire qui a démarré jeudi 27 octobre, pour la gestion au quotidien des déclarations de patrimoine, annonce-t-il. Mais si la Cour suprême peut engager des poursuites judiciaires à l’encontre des partis politiques ou candidats n’ayant pas déposé leur compte de campagne électorale, elle n’a pas de telle compétence en ce qui concerne la déclaration du patrimoine. Selon Ousmane Batoko, la Cour suprême n’a pas vocation à dénoncer les justiciables qui ne se sont pas soumis à l’obligation constitutionnelle et légale de déclaration de patrimoine. Mais elle peut par contre apprécier la conformité du contenu de la déclaration d’avec la réalité, a conclu le président de la Cour suprême.

Actualités 28 oct. 2016


Reconnaissance : Les œuvres charitables de Corméllia reconnues

Actrice de l’ombre du bien-être des enfants en situation difficile, la musicienne béninoise a vu ses efforts récompensés à travers une distinction qui lui a été remis, il y a quelques jours à l’Institut français de Cotonou.

Une mère Theresa en miniature ! C’est ainsi qu’on pourrait qualifier l’artiste béninoise de la musique, Cilia Adjibi de son vrai nom. Dans nombre d’orphelinats du Bénin, elle fait parler son cœur à travers de multiples dons et actions de charité. Chacun de ses séjours au pays a toujours été un moment de joie immense pour les enfants en situation difficile qui reçoivent dons et réconfort de sa part. Depuis des années, et sans désemparer, elle se livre à cette tradition pour le plus grand bien de ces êtres fragiles et de leurs encadreurs. Ces actions souvent accomplies dans la plus grande discrétion ne manquent pas d’échos. Même si Corméllia dit agir en suivant la voix de son cœur et son instinct de femme et donc de mère, d’autres voient à travers son action, une main tendue aux enfants délaissés et un don de soi qui mérite reconnaissance.

C’est ainsi qu’il faut donc comprendre la distinction qui lui a été remise, lundi 24 octobre dernier à l’Institut français de Cotonou par l’organisation Ojupa. Une structure qui distingue à l’échelle nationale des personnages dont l’action impacte positivement la vie de leurs concitoyens. Corméllia en fait partie, ont-ils estimé. Et la distinction de l’artiste revêt à leurs yeux une double signification. Au-delà de la femme bienfaisante au profit des enfants, c’est également une carrière artistique orientée prioritairement par les louanges à Dieu et par-dessus, un engagement sans faille pour la valorisation des chorales qui ont été salués. Tous ses mérites, les responsables de Ojupa les ont révélé avant de remettre à l’artiste, sous un tonnerre d’applaudissement et un crépitement de flashs la distinction qui l’honore en tant que « Femme battante ». Modeste, Corméllia a accueilli la nouvelle avec surprise, satisfaction, mais surtout fierté. Elle y a vu aussi un engagement à demeurer dans l’effort et à travailler davantage pour le bien-être de l’enfance malheureuse. Désormais, estime l’artiste, sa mission consistera à faire en sorte que chaque enfant du Bénin se sente épanouit, où qu’il se trouve.

Djeli-Djeli : la gloire

L’artiste a profité de la remise de ce prix pour lever un coin de voile sur un nouveau single « Djeli-Djeli ». Dans la même veine que ses précédentes productions qui font la part belle à l’adoration, elle inscrit le nouveau bébé musical dans la logique de la louange. Le single « Djeli-Djeli » devrait s’entendre donc comme une reconnaissance de la suprématie de Dieu sur tout. Ce single, cette élève de Stan Tohon l’a ficelé sur du Tchink System. Un rythme dont elle ne manque pas de vanter les atouts et dont elle s’est fait l’ambassadrice, aussi bien au Bénin qu’en France où elle vit et travaille depuis des années.
Artiste, chanteuse, auteure-compositeur, Cilia Adjibi est aussi chef de chœur. C’est d’abord à travers les chorales Adjogan qu’elle s’est révélée avant de devenir au fil des années, une voix qui porte dans l’arène musicale béninoise au sein de la diaspora. En France, elle s’est faite une place de choix dans les célébrations eucharistiques et s’est aussi ouverte à la polyphonie et au gospel en participant activement à des chorales. En 2001, elle a sorti son premier album « Destinée », suivi en 2003 de « Escapade », puis en 2006, du single: « Pourquoi » sorti au Bénin à l'occasion des élections présidentielles. 2008, elle s’annonce à nouveau avec l’album « Didé ». De 2010 à 2015, elle enchaine une riche production discographique faite chaque année de la sortie d’un single : « Indépendance », « Hommage au Cardinal Gantin », « Ayihon » en sont quelques-uns?

Culture 27 oct. 2016


46e congrès mondial du Cioff à Fiuggi en Italie: Les retombées de la participation de Marcel Zounon pour le Bénin

La participation du directeur de l’Ensemble artistique national, seul représentant de l’Afrique au sein du Conseil d'administration du Conseil international des organisations de festivals de folklore et d'arts traditionnels (Cioff) au 46è congrès mondial est pleine de retombées pour le Bénin. Le pays sera fortement représenté par différentes troupes à de nombreuses manifestations sur le continent et dans le monde.

Les délégués du Conseil international des organisations de festivals de folklore et d'arts traditionnels (Cioff) invités en Italie du 3 au 13 octobre dernier, à l’occasion du 46e congrès de l’organisation ont eu un calendrier très chargé, selon Marcel Zounon, directeur de l’Ensemble artistique national et seul représentant de l’Afrique au sein du conseil d'administration de l’instance. Au total, note-t-il, trois réunions majeures ont été tenues par les délégués, selon leur profil. La première, c’est celle du « Cioff jeune » qui réunit les jeunes de toutes les sessions de l’instance. Le second conclave est la réunion du Conseil d’administration. Et c’est au cours de celle-ci, souffle le représentant du Bénin, que le programme d’activités est apprécié, de même que les nouvelles adhésions, la validation du budget…Il y a enfin l’assemblée générale, l’instance délibérante qui mobilise tous les représentants nationaux Cioff opérationnels, selon ses explications. Au congrès de Fiuggi, 65 pays étaient présents dont quatre pays africains que sont l’Egypte, le Botsawa et le Bénin. D’autres pays comme le Togo, la Côte d’ivoire, le Cameroun, le Kenya n’ont finalement pas effectué le déplacement, faute de visas. Toute chose pour laquelle Marcel Zounon ne cache pas son admiration et surtout sa reconnaissance au ministre en charge de la Culture qui a été d’un soutien déterminant pour sa participation à ce conclave qui rehausse l’image du Bénin et l’importance qu’il accorde à sa culture.
Au nombre des décisions prises en Italie, il y a la décision de la Côte d’ivoire comme pays hôte de la prochaine réunion du Cioff Afrique prévue en décembre prochain, sauf changement de calendrier. Quant à la prochaine session du Conseil d’administration, elle est prévue en mars 2017 à Vienne en Autriche. Le prochain congrès mondial est prévu pour le mois d’octobre 2017 en Indonésie. Autre décision importante, La Russie sera le pays des Folkloriades 2020. S’agissant du congrès 2019 du Cioff, il se tiendra en Turquie.

Que gagne le Bénin ?

A en croire Marcel Zounon, le Conseil international des organisations de festivals de folklore et d'arts traditionnels (Cioff) compte plus de 370 festivals dans le monde. Le Bénin sera présent sur plusieurs d’entre eux au cours des mois à venir. C’est là, l’un des acquis importants ramené au pays par le directeur du ballet national après sa participation à ce conclave. L’Ensemble artistique national est attendu en Italie pour un mois, du 29 juillet au 29 août 2017. Il sera présent dans cinq festivals et prestera dans une vingtaine de villes pour vendre la destination Bénin. Laquelle destination, visiblement bien vendue par lui au cours du 46e congrès mondial du Cioff à Fiuggi en Italie, lui a permis de décrocher aussi pour son pays, une tournée d’un mois et demi pour l’ensemble artistique « Les as du Bénin ». Les troupes Towara et Super anges sont aussi positionnées pour des tournées, a fièrement annoncé Marcel Zounon, de retour au pays.
De la brève escale française qu’il a effectuée sur recommandation de son ministre de tutelle avant de rallier Cotonou, il dit avoir obtenu pour les danseurs et danseuses du ballet national, du Béninois Vincent Harisdos, responsable d’un grand centre de formation en danse en France, un recyclage en danse-thérapie. Cette formation, se réjouit-il, permettra surtout de préserver la santé des chorégraphes contre certains maux qu’ils risquent de développer à la longue, du fait de la longue pratique de la danse. Avec un autre expert en danse, il a obtenu l’installation de deux appareils de relaxation au siège du ballet national, toujours par souci de préservation de la santé de ses poulains?

Culture 27 oct. 2016


Sécurité des personnes et des biens: Le gouvernement annonce la création d’une Force unique chargée de la sécurité intérieure

Les Forces de sécurité intérieure du Bénin seront fusionnées à travers une entité unique pour mieux agir. Ainsi en a décidé le gouvernement au cours de son conclave hebdomadaire du mercredi 26 octobre.

Le 26 octobre continue de marquer l’histoire du Bénin. Alors qu’on célébrait hier, mercredi 26 octobre, le 44e anniversaire de la Révolution du 26 octobre 1972 qui a consacré l’avènement d’une nouvelle page de l’histoire politique du Bénin, le président Patrice Talon et son gouvernement ont décidé de donner une charge supplémentaire à cette date-repère en décidant en Conseil des ministres, de la création d’une Force unique chargée d’assurer la sécurité intérieure du pays. La nouvelle a été officialisée par le ministre d’Etat secrétaire général à la présidence de la République, Pascal Irénée Koupaki au cours de son point de presse.
Ainsi, dans la même veine que le décret pris le 16 octobre dernier pour mettre la « gendarmerie nationale à la disposition du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique pour emploi », il a été décidé d’innover à travers une « réforme visant la création d’une Force unique chargée de la sécurité intérieure à travers la fusion des Forces de sécurité intérieure, à savoir la police nationale et la gendarmerie nationale». La mise en œuvre concrète de cette réforme, indique le ministre d’Etat, nécessite la mise en place d’une Commission d’étude de la création de ladite force unique. Le Conseil des ministres a donc pris un décret portant mise en place de création de ladite commission qui dispose d’un délai d’un mois pour déposer son rapport.
Au cours de la même séance, poursuit-il, le gouvernement a procédé à l’adoption du projet de décret portant agrément au régime C du Code des investissements du projet d’installation d’une usine de fabrication de jus en canettes ou en bouteille sur le site industriel de Sèmè-Podji. Cette nouvelle unité de production a prévu des investissements estimés à 6,9 milliards et la création de 125 emplois permanents.

Politique sectorielle de l’économie numérique

« Le Bénin est classé 128e sur 139 pays quant à la maturité du secteur des TIC». Un secteur porteur de croissance et d’emplois qui rencontre beaucoup de difficultés. Mais la tendance peut être inversée à condition que « nous nous engageons maintenant, à faire les réformes appropriées et à mettre en œuvre les projets phares identifiés », souligne le ministre d’Etat Pascal Irénée Koupaki. Le gouvernement envisage alors de doter le pays « d’un Code numérique qu’il faut élaborer avec un dispositif juridique légal et réglementaire, un dispositif fiscal ainsi qu’une agence d’exécution du Conseil du numérique». Réuni en Conseil des ministres, mercredi 26 octobre, le gouvernement a alors adopté le décret portant approbation de la Déclaration de politique sectorielle dans le secteur de l’économie numérique. Laquelle fixe les orientations dans le secteur du numérique pour les quatre prochaines années.

Actualités 27 oct. 2016


Secteur agricole: Création de sept nouveaux pôles de développement agricole

Pour le quinquennat 2016-2021, le secteur agricole sera l’un des principaux leviers de développement économique, de création de richesse et d’emplois au Bénin. Sur cette période, il est prévu un plan d’investissement massif pour une agriculture de grande envergure. Pour porter cette ambition, un nouveau dispositif d’administration du secteur agricole et d’accompagnement des acteurs des filières et du monde rural a été décidé par le président Patrice Talon.

Un nouveau dispositif qui porte la territorialisation du développement agricole en ligne avec le schéma d’aménagement du territoire a été décidé par le gouvernement. Au cours de son point de presse, mercredi 26 octobre, le ministre d’Etat secrétaire général à la présidence de la République a expliqué que pour des « raisons d’efficacité, d’obligation de performance, de promotion des filières, d’utilisation optimale des ressources publiques », ce nouveau dispositif assurera la séparation des fonctions régaliennes et des fonctions d’appui au développement des filières agricoles. Ainsi, il est créé sept pôles de développement agricole. L’ensemble du territoire national, détaille-t-il, est découpé en sept pôles de développement agricole. Le pôle de développement agricole, précise-t-il, est « le cadre de mise en œuvre opérationnelle des politiques, programmes et projets de développement agricole ». Il représente un territoire de développement organisé autour d’un nombre limité de filières prioritaires, moteurs de développement économique d’un ensemble de communes, dans une perspective d’intercommunalité. Il s’agit, à travers le nouveau dispositif, rassure le ministre d’Etat, « de favoriser le recentrage de l’Etat sur son rôle régalien et de permettre au secteur privé d’innover et de prendre en charge le secteur productif ». Pour donner corps à ce rêve, le Conseil des ministres a revu le cadre institutionnel du secteur agricole. Dorénavant, « chaque pôle de développement agricole est administré par une Agence territoriale. La coordination nationale et la supervision des pôles de développement agricole seront assurées par le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche qui va créer des directions départementales. « Le Conseil a ainsi adopté le décret qui consacre ce nouveau cadre institutionnel qui vise à instaurer une nouvelle dynamique de développement des filières agricoles et de mieux- être pour les acteurs du monde rural ».

Face à la récurrence des actes de destruction des palétuviers dans les écosystèmes humides et l’abattage des cocotiers dans la zone littorale, et dans un souci de préservation des écosystèmes qui font partie intégrante de la lutte pour la protection de l’environnement, le développement durable et la promotion de l’écotourisme, le gouvernement a aussi décidé d’interdire la destruction des palétuviers dans les écosystèmes humides et l’abattage des cocoteraies dans la zone littorale. Ceci, pour préserver d’une part la zone des mangroves qui est un lieu de reproduction de nombreuses espèces aquatiques et assurer la régulation et la stabilisation de l’environnement.

Le Programme d’action du gouvernement adopté avec 299 projets

« Le gouvernement du Nouveau départ a son programme d’action ». C’est avec un ton solennel empreint de satisfaction et de fierté que le ministre d’Etat Pascal Irénée Koupaki l’a annoncé au cours de son point de presse, mercredi 26 octobre dernier. Boussole à l’action publique au cours du quinquennat 2016-2021, le Programme d’action du gouvernement (Pag) s’articule autour d’une ambition et d’une volonté puissante de relancer de manière durable le développement économique et social du pays. Il prend appui sur trois piliers. Le premier, la consolidation de la démocratie, de l’Etat de droit et la bonne gouvernance. Le second pilier permettra d’engager la transformation structurelle de l’économie et le dernier se propose l’amélioration des conditions de vie des populations.
« Ces trois piliers portent sept axes stratégiques qui ont conduit au choix d’un scénario, celui du décollage », note Pascal Irénée Koupaki. L’ambition présidentielle, martèle-t-il, est de faire passer le Bénin d’une économie de pauvreté au décollage économique pour améliorer les conditions de vie des populations. Le Programme d’action du gouvernement du président Patrice Talon contient 77 réformes considérées comme des chantiers prioritaires. « La mise en œuvre de ces réformes permettra de renforcer les trois piliers et les sept axes stratégiques autour desquels l’action politique sera déployée au cours de la période 2016-2021 », a précisé le ministre d’Etat. Le portefeuille de projets d’investissement comprend 160 projets prioritaires en cours et à dynamiser, 94 projets prioritaires nouveaux, 45 projets phares du quinquennat, soit un total de 299 projets, pour un programme national d’investissement ressortant à 9039 milliards de FCFA.

Actualités 27 oct. 2016


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