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Nouvelles

Gestion du contentieux des communales 2020: La Cour suprême fait le bilan (263 recours reçus et vidés)
La Cour suprême tient, depuis ce lundi, un atelier-bilan pour faire l’évaluation critique de la gestion du contentieux des communales et municipales de mai 2020. Lesquelles ont généré au total 263 recours portés devant la haute juridiction et tous déjà vidés. La Cour suprême fait le point du contentieux des élections communales et municipales du 17 mai dernier dont elle a connu en tant que juge électoral. Un atelier-bilan s’est ouvert à cet effet, ce lundi 19 octobre, au siège de la haute juridiction à Porto-Novo. Pendant deux jours, les participants composés notamment de juges, avocats généraux, greffiers et autres auront à faire l’évaluation critique de cette activité au cours de laquelle ils ont eu à juger 263 recours électoraux portés devant la haute juridiction. Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, ouvrant les assises, a félicité ses collaborateurs pour avoir relevé ce défi avec maturité et responsabilité. Il trouve réconfortants les résultats obtenus. Il était donc normal que les principaux animateurs de cette œuvre de justice électorale se retrouvent pour évaluer sans faux-fuyant leur office. Les travaux ont été élargis à des externes impliqués dans le processus électoral, notamment l’Assemblée nationale, la Commission électorale nationale autonome (Cena), l’Agence nationale de traitement (Ant), le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique ainsi que celui en charge de la Décentralisation. Tous ces acteurs devront apporter leur expertise durant les deux jours de travaux. Il est attendu d’eux des propositions pertinentes en vue d’améliorer le mécanisme global d’organisation des élections et singulièrement la gestion du contentieux afférent, précise Ousmane Batoko. Il a invité les participants à faire preuve d’objectivité et d’esprit d’ouverture. Car, c’est à ce seul prix que les difficultés rencontrées dans le cadre de la gestion des élections communales de mai dernier trouveront les solutions les plus adaptées aux exigences de la science et des pratiques électorales, indique Ousmane Batoko. Le président de la Cour suprême dit compter sur les représentants de l’Assemblée nationale relativement aux questions qui pourraient conduire à une éventuelle réforme du code électoral. Evaluation sans faux-fuyant Pour sa part, Victor Adossou, président de la chambre administrative de la Cour suprême et président du comité de pilotage de la gestion du contentieux des élections communales et municipales de mai 2020, a remercié le président Ousmane Batoko pour son leadership éclairé en accédant à la requête des membres de son comité, souhaitant la tenue de ces assises-bilan dans les temps immédiatement voisins de la fin de la phase opérationnelle de la gestion du contentieux électoral des communales et municipales. Plusieurs communications sont prévues portant sur des thèmes tels que : « Gestion du contentieux électoral de 2020 : grands enseignements aux plans organisationnel, matériel et technique»; « Démocratie de proximité et répartition des sièges : cas des élections communales et municipales de 2020 » ; « Le choix des maires, de leurs adjoints et des chefs d’arrondissement : évolution législative et jurisprudentielle de la cour » ; « Contribution du greffe à la gestion du contentieux des élections communales et municipales de 2020 » ; « L’inéligibilité à l’aune du contentieux des élections communales et municipales de 2020 » et « Pouvoirs du juge électoral et gestion du contentieux des élections communales et municipales de 2020 ». Actualités 20 oct. 2020


Renforcement de capacités en innovation: L’ ABeVRIT forme des entrepreneurs et créateurs à Bohicon
L’Agence béninoise de valorisation des résultats de la recherche et de l’innovation technologique (ABeVRIT) organise à Bohicon, du 19 au 21 octobre, un séminaire de formation pour renforcer les capacités en innovation de jeunes entrepreneurs et créateurs béninois. Venus de tous les départements du Bénin, ils seront dotés de nouveaux outils devant les amener à saisir la nécessité de formaliser les entreprises d’innovation. Prévu pour durer trois jours, l’atelier de formation a pour but de permettre aux jeunes entrepreneurs de diverses catégories d’améliorer leurs connaissances et savoir-faire en matière de création d’entreprise d’une part, et d’acquérir les techniques de montage de dossiers de demande de brevets et de protection de marques d’autre part. A l’ouverture du séminaire, Pierre Dossou-Yovo, directeur général de l’ABeVRIT assisté de Landry Djaïto, directeur de la formation, de la promotion des innovations et du transfert de technologie, indique qu’en initiant cette formation, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, à travers l’ABeVRIT, entend avancer dans la droite ligne du Programme d’action du gouvernement du président Patrice Talon. Il s’agit de faire des ressources humaines de toutes catégories l’un des piliers clés du développement du Bénin. Alors, précise-t-il, en réalisant cette activité, l’ABeVRIT s’installe davantage dans son rôle d’appui-conseil, de guide, afin de permettre à ces entrepreneurs et créateurs de se formaliser en transformant leurs entreprises en Pme et Pmi. De même, il s’agit de leur permettre de s’outiller dans le montage de divers dossiers à soumettre à l’Agence nationale de la propriété industrielle (Anapi) pour transmission à l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi). Pierre Dossou-Yovo poursuit en rappelant que l’objectif de son agence est d’amener ces entrepreneurs et créateurs, à travers ces genres de formations, à saisir la nécessité de formaliser les entreprises d’innovation afin de pouvoir lever des capitaux auprès des institutions pour financer le développement de leurs productions et les rendre assez disponibles sur le marché national et régional. C’est dire donc, face à ces attentes, que cet atelier de formation revêt une importance capitale . Avantages pour les créateurs et entrepreneurs A l’entame des travaux pratiques de cette formation, les responsables de l’Agence béninoise de valorisation des résultats de la recherche et de l’innovation technologique (ABeVRIT) ont tenu à convaincre davantage les participants sur la nécessité pour eux d’avoir des aptitudes pour constituer plus facilement leurs dossiers de demande de brevets et de protection des marques. Ce qui valorisera leurs innovations et augmentera le nombre de brevets obtenus par an par les Béninois. Alors, cet atelier s’avère nécessaire pour répondre aux questions et renforcer leurs aptitudes professionnelles. Il permet de donner à chaque participant des repères de valider une idée, de comprendre ce qu'est un entrepreneur, afin qu’il puisse décider de continuer l'aventure entrepreneuriale ou non. Par ailleurs, les créateurs et entrepreneurs présents à Bohicon vont se ré-imprégner de certains réflexes et normes, de notions élémentaires en matière de gestion d’une entreprise, de gestion des ressources humaines et des attitudes à tenir lorsqu’ils auront à charge un projet. Société 20 oct. 2020


Portail national des services publics : Maires et populations de l’Ouémé-Plateau édifiés
La direction départementale du Numérique et de la Digitalisation de l’Ouémé-Plateau a sensibilisé les maires et les populations des deux départements à l’utilisation et à l’appropriation du portail national des services publics. Le portail national des services publics accessible au www.service-public.bj présente de nombreux avantages pour son utilisateur, surtout en termes de temps. Il est important que tous les citoyens usagers de l’administration publique se l’approprient pour son utilisation optimale. Pour ce faire, la direction départementale du Numérique et de la Digitalisation de l’Ouémé-Plateau a initié des séances d’information et de sensibilisation à l’endroit des maires, des élus communaux et locaux ainsi que des populations des deux départements à l’utilisation et à l’appropriation du portail national des services publics. Tous ces acteurs ont été édifiés sur l’importance de ce portail et les objectifs visés par le gouvernement en numérisant les services publics et les opportunités qu’offre cette plateforme. L’exercice de vulgarisation a conduit le directeur départemental du Numérique et de la Digitalisation de l’Ouémé/Plateau, Sylvain Ahounou, dans les 14 communes des départements. Il a ouvert, le 5 octobre dernier, le bal du périple par la commune d’Adjarra et l’a bouclé par Porto-Novo. Sylvain Ahounou était assisté du directeur général du Numérique et de la Poste du ministère du Numérique et de la Digitalisation, Geoffroy Bonou. Pour le directeur départemental du Numérique et de la Digitalisation de l’Ouémé-Plateau, il s’agit de sensibiliser et d’informer les populations des deux départements par rapport aux avantages qu’elles peuvent tirer de l’utilisation du portail national des services publics et de pouvoir gagner du temps. A l’en croire, l’un des projets phares du gouvernement du président Patrice Talon est la dématérialisation. Aujourd’hui, explique-t-il, beaucoup de choses sont faites dans le domaine du numérique en ce qui concerne les services numériques à travers le portail national des services publics qui regroupe plus de trois cents services. L’état des lieux du numérique au Bénin, les orientations stratégiques dans le secteur, l’ambition du gouvernement en la matière, les impacts économiques et sociaux du numérique sont entre autres sujets abordés par le communicateur Geoffroy Bonou, soutenu par le directeur départemental du Numérique et de la Digitalisation, Sylvain Ahounou. Il a été expliqué aux populations la nécessité pour chacun de connaitre son numéro personnel d’identification avant d’accéder à cette plateforme. La mise en œuvre du portail national des services publics, selon les deux communicateurs, va permettre d’accéder facilement aux informations de service public afin d’éviter entre autres les tracasseries, les risques dans le transport, les dépenses et le stress. Les 14 maires des départements de l’Ouémé et du Plateau ont été sensibilisés au sujet, quant à eux, par visioconférence présidée par le secrétaire général du ministère du Numérique et de la Digitalisation. Société 19 oct. 2020


Journée mondiale de l’alimentation: Mobilisation et engagement renouvelé au Bénin
Conjointement avec la 40e journée mondiale de l’alimentation, cette année, le Bénin lance la 24e édition de sa campagne Telefood visant à financer les petits projets de producteurs. Ce double événement chapeauté par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) a été officiellement lancé, vendredi 16 octobre dernier, à Cotonou, par le directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, Bonaventure Kouakanou. La 40e journée mondiale de l’alimentation est célébrée dans 150 pays dans le monde. Au Bénin, elle est couplée avec la 24e édition de la campagne Telefood. Ces deux événements ont été lancés, vendredi 16 octobre à Cotonou, par le directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, Bonaventure Kouakanou, avec le soutien des autorités décentralisées et des responsables du Système des Nations Unies au Bénin. Cette année, le thème retenu pour le compte de la journée est « Cultiver, nourrir, préserver. Ensemble, agir pour l’avenir ». D’après le chargé des programmes de la Fao Bénin, Jean Adanguidi, ce thème invite les acteurs à divers niveaux à bâtir, d’une part, des systèmes alimentaires plus résilients et solides et, d’autre part, à faire preuve d’une grande solidarité sur le plan mondial. Ce thème « nous exhorte à une décennie d’actions pour éliminer la faim et la pauvreté, protéger la planète et assurer la prospérité pour tous à l’échéance 2030 des Objectifs de développement durable (Odd)», renchérit le représentant du ministre de l’Agriculture. En outre, Bonaventure Kouakanou rappelle que ce thème est en harmonie avec l’objectif global du Plan stratégique de développement du secteur agricole au Bénin. Il ajoute que les efforts du gouvernement s’inscrivent dans les solutions à court et long termes au profit des groupes et communautés vulnérables. Il partage alors avec l’assistance, quelques résultats des actions menées dans les différents sous-secteurs agricoles au cours de l’année 2019 y compris le soutien du gouvernement aux entreprises agricoles touchées par les effets néfastes de la pandémie de Covid-19. Aussi, Jean Adanguidi et Bonaventure Kouakanou rappellent les défis à relever pour l'éradication de la pauvreté, de la faim et de la malnutrition au Bénin. Entre autres défis, ils relèvent la nécessité d’intégrer les outils du numérique dans le système agricole national pour une agriculture de pointe. Bien avant les représentants de la Fao et du ministre de l’Agriculture, la troisième adjointe au maire de Cotonou, Françoise Béhanzin, et le préfet du Littoral par intérim, Jean-Claude Codjia, ont respectivement rappelé, entre autres, les actions menées dans la capitale économique du Bénin pour lutter contre la faim et l’importance d’une telle journée. A l’occasion, les acteurs impliqués dans la lutte contre la pauvreté, la faim et la malnutrition ont renouvelé leur engagement à poursuivre plus que jamais le combat pour l'éradication de ces fléaux. En guise de soutien aux producteurs, les autorités présentes ont procédé au lancement de la campagne Telefood visant à financer les petits projets agricoles et à la remise d’équipements et de matériels agricoles aux douze meilleures coopératives de femmes (soit une par département). De même, les lauréats du concours de rédaction épistolaire organisé pour impliquer les jeunes et les agriculteurs « néoalphabètes » ont été récompensés. Actualités 19 oct. 2020


Rencontre virtuelle du quotidien « La Nation »: Efforts du gouvernement et enjeux du numérique passés en revue
Les efforts du gouvernement pour relancer le développement du Bénin et accélérer sa transformation digitale étaient au cœur des débats lors de la première rencontre virtuelle organisée par le quotidien de service public La Nation, vendredi 16 octobre dernier. Aux côtés d’Isabelle Durant, secrétaire générale adjointe de la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (Cnuced), Alain Sourou Orounla, ministre de la Communication et de la Poste et Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, ont permis aux participants d’avoir une idée des dynamiques qui sous-tendent les réalisations du gouvernement et de comprendre les enjeux du numérique surtout dans le contexte actuel marqué par le coronavirus. Autour des thèmes : «Bénin, les dynamiques de développement» et « Accélération vers un avenir numérique », Alain Sourou Orounla, ministre de la Communication et de la Poste, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, et Isabelle Durant, secrétaire générale adjointe de la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (Cnuced), ont tenu en haleine pendant deux heures trente minutes les participants à cette conférence virtuelle du quotidien La Nation dont la modération a été assurée par la journaliste Catherine Fiankan-Bokonga. Diplomates en mission au Bénin et à l'étranger, fonctionnaires de l'organisation internationale de la Francophonie, de la Cnuced, Béninois de l’intérieur et de l'extérieur, notamment de la Suisse, des États-Unis, du Canada et d'ailleurs, curieux ou acteurs de l'écosystème numérique, ils ont tous suivi avec un intérêt certain les explications des speakers de marque. Au cours de cette visioconférence, vendredi 16 octobre dernier, les panélistes ont évoqué les réalisations du gouvernement pour accélérer le développement du Bénin ainsi que les enjeux du numérique dans un monde marqué par la pandémie du coronavirus. Avant le lancement des échanges, Paul Amoussou, directeur de publication du quotidien La Nation, a rappelé l’objectif de cette initiative qui constitue un cadre d’échanges et de réflexion en ligne dans un contexte marqué par le coronavirus. Abordant le premier thème, Alain Orounla, ministre de la Communication et de la Poste, a exposé les trois piliers du Programme d’action du gouvernement à savoir : consolider la démocratie, l’Etat de droit et la bonne gouvernance, engager la transformation structurelle de l’économie et améliorer les conditions de vie des populations. Selon lui, pour le gouvernement du président Patrice Talon, le développement ne saurait être possible sans la transformation structurelle de l’économie, l’amélioration des conditions de vie et de travail des populations, la mise en place des infrastructures et le développement d’une mentalité de productivité à travers la formation des ressources humaines. C’est pourquoi, il s’attelle à opérer des réformes politiques et institutionnelles afin d’offrir un cadre propice à l’éclosion des talents de manière à relancer durablement le développement du pays depuis 2016. Ainsi, le président Patrice Talon a axé ses actions sur de la rationalisation de la gestion des ressources de l’Etat en s’engageant dans la lutte contre la corruption. Pour le porte-parole du gouvernement, le Bénin tend vers son développement avec des investissements importants dans tous les secteurs dont celui du numérique. Un avenir numérique assuré Pour sa part, Aurélie Adam Soulé Zoumarou a félicité le quotidien La Nation pour cette initiative qui a permis de réunir plusieurs personnalités du monde autour des thématiques relatives aux dynamiques de développement et l’accélération vers un avenir numérique. Selon elle, le numérique constitue l’une des bases du développement. C’est pourquoi, le gouvernement a positionné le numérique comme un secteur qui « doit impacter tous les secteurs d’activités et contribuer à la relance de l’économie nationale ». Pour elle, quatre éléments sont essentiels pour accélérer la marche vers un avenir numérique. Il s’agit de la vision, des moyens, de l’organisation et de l’adoption. Toutes choses qui favorisent, aujourd’hui, la transformation digitale du Bénin dans tous les domaines d’activités à travers la vision du président Patrice Talon de faire du Bénin « la plateforme de services numériques de l’Afrique de l’Ouest pour l’accélération de la croissance et l’inclusion sociale à l’horizon 2021 ». Pour la ministre du Numérique et de la Digitalisation, cela a permis de faire des investissements importants pour que les populations puissent bénéficier de plusieurs services et solutions numériques. A l’en croire, cela permet au Bénin de se démarquer des autres nations. Lentement mais sûrement, le Bénin tend vers un meilleur avenir numérique. A travers le déploiement de plus de 2000 km de fibre optique dans le cadre du Projet de Développement des Infrastructures de Télécommunications et des Technologies de l’Information et de la Communication (Pdi2t), le gouvernement a rapproché l’internet des populations. En témoignent la mise en place des salles numériques, des centres multimédias et de points numériques communautaires (Pnc) pour favoriser la généralisation de l’usage du numérique par l’éducation et la formation des apprenants ainsi que des communautés au sein desquelles ces infrastructures numériques sont installées. « Ce sont des vitrines pour permettre aux populations de bénéficier de l’internet haut débit », a-t-elle précisé. C’est l’occasion pour elle d’énumérer les solutions et services numériques mis en place par le gouvernement pour aider les populations à faire face à la crise sanitaire mondiale liée au Covid-19. Au nombre de ces services, figurent le portail national des services publics du Bénin et les différentes plateformes au profit du secteur de l’éducation et autres qui permettent aux citoyens d’accéder aux informations et services en ligne. Pour Aurélie Adam Soulé Zoumarou, dans le cadre de la mise en œuvre de la politique nationale du développement du numérique, le gouvernement tient compte des besoins réels des populations dans ses stratégies, étant donné que la numérisation reste au cœur du développement. En dépit des efforts accomplis, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, pense que le Bénin ne va pas s’arrêter en si bon chemin, car le numérique peut mieux l’aider à relever les défis dans plusieurs secteurs dont l'agriculture, les énergies renouvelables et autres. « Le numérique change la vie des populations chaque fois qu’il offre des solutions, des opportunités qui contribuent au bonheur du citoyen », a-t-elle ajouté. Abondant dans le même sens, Wilfried Houngbédji, directeur de la Communication de la Présidence, se félicite des impacts réels du numérique sur la vie des populations béninoises. Rappelant les innovations apportées au niveau des actes de carrière des agents de l’Etat, il a insisté sur l’efficacité du portail des services publics et de la plateforme qui contribuent à la lutte contre la propagation du Covid-19 au Bénin en limitant les flux et les déplacements de citoyens vers l’administration publique. Bertin Sowakoudé, directeur général de l’Office national l'imprimerie et de Presse (Onip), a salué, quant à lui, les réalisations du gouvernement qui ont permis à La Nation d’amorcer sa transformation digitale. Selon lui, le quotidien La Nation n’entend pas rester en marge des innovations numériques et s’engage à dynamiser son site internet, son application et ses canaux digitaux de manière à répondre aux besoins de sa clientèle. Au sujet de l'organisation du travail, il a indiqué que la conférence de rédaction se tient en ligne depuis l’avènement de la crise du coronavirus. Vent d’optimisme Epatée par les efforts et les réalisations du gouvernement dans le secteur du numérique ainsi que les piliers du Pag, Isabelle Durant, secrétaire générale adjointe de la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (Cnuced), a salué la volonté politique du gouvernement et la synergie d’actions entre les structures impliquées dans la transformation numérique. Evoquant l’adressage qui constitue une problématique en Afrique, elle a invité les autorités béninoises à construire des systèmes développés et accessibles aux populations dans un écosystème numérique en perpétuelle mutation. Pour elle, c'est important de suivre les entreprises numériques, surtout celles en phase d'amorçage. Elle a aussi invité le gouvernement à créer un groupe de monitoring pour les femmes. « Les femmes sont touchées par la fracture numérique. Donc, il faut travailler avec les femmes », a-t-elle recommandé. A l’en croire, l’Europe et l’Afrique doivent mutualiser leurs forces pour tirer meilleur profit du numérique, et le Bénin fait partie des nations qui peuvent prendre le lead dans leur région : « Je suis optimiste et je pense que vous pouvez être leader», a-t-elle déclaré. Elle a rassuré du soutien de la Cnuced qui continuera à apporter son assistance technique au Bénin. Des programmes au profit de tous Le gouvernement du Bénin offre plusieurs programmes et projets au profit des populations vivant sur le territoire national et celles de la diaspora. En témoigne le Fonds d’Appui à l’Entrepreneuriat Numérique (Faen) qui vise à aider les jeunes entreprises à démarrer une nouvelle phase du développement de leurs activités en saisissant les nouvelles opportunités qu’offrent le numérique et l’école des métiers du numérique et de la fibre optique. Répondant à la préoccupation de Serge Sagbo, l’un de ses compatriotes vivant en Suisse, la ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou a indiqué que le gouvernement béninois est ouvert aux compétences de la diaspora et à l’expertise internationale. « Nous ouvrons les offres à beaucoup de personnes et toutes les expertises sont sollicitées », a-t-elle signalé. Au sujet de la dynamisation de la poste, Alain Orounla, ministre de la Communication et de la Poste, fait savoir que le Bénin commence par concrétiser ses ambitions dans ce secteur. «La Covid-19 nous a permis de recentrer nos efforts sur la poste, et nous allons accélérer au-delà de la Covid-19 », a-t-il promis. Il reste convaincu que le Bénin va prendre sa part dans la richesse générée par le numérique en modernisant sa poste qui constitue une entreprise utile et humanitaire. Actualités 19 oct. 2020


Premiers au Bac 2020: Les 10 lauréats sensibilisés au choix des filières
Accompagnés de leurs parents, les dix meilleurs au baccalauréat 2020 ont échangé avec Eléonore Yayi Ladékan, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, mercredi 14 octobre dernier à Cotonou. En présence d’Alphonse da Silva, directeur de l’Office du Baccalauréat, de Maxime da Cruz recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, ces jeunes lauréats, bénéficiaires de la bourse d’excellence, ont été entretenus sur les offres de formations disponibles avant de repartir avec le guide d’orientation universitaire 2020-2021. Privilégiés pour bénéficier de la bourse d'excellence, les 10 premiers au baccalauréat 2020 ont été reçus, mercredi 14 octobre dernier à Cotonou par Eléonore Yayi Ladékan, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Il s’agit de Patrick Junior Hounkpè, Joachim Kponou, Onel Ahoumènou, Ronald Fagbéhouro, Mathias Adjédjogo, Yacine Boukari, Marcel Daryl Okou, Fiacre Aurel Adiba, Saturnin Wanonkou et Mouhammad Odjo qui ont été félicités par les autorités universitaires et les cadres présents à cette séance d’échanges. Pour la ministre Eléonore Yayi Ladékan, cette rencontre a été organisée pour célébrer non seulement les lauréats mais aussi pour leur permettre d’échanger avec les autorités universitaires en vue d’une meilleure orientation. «C'est un honneur pour nous de célébrer l'excellence en milieu scolaire afin de vous permettre de vous asseoir à la même table que les autorités universitaires et les hauts cadres de la République », a-t-elle déclaré. Au nom du gouvernement, elle a invité les lauréats à faire le choix des meilleures filières en vue de la réussite de leurs cursus universitaires. La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a alors invité les jeunes bénéficiaires de la bourse d’excellence à faire preuve de patriotisme afin de revenir, au terme de leurs études servir eux aussi le pays. « Notre objectif n'est pas d'influencer vos choix mais de vous conseiller afin que vous n’oubliez pas vos parents et votre pays une fois loin du Bénin », a-t-elle expliqué. A l’en croire, par le passé, le Bénin a offert des opportunités de bourse d'excellence à plusieurs de ses enfants qui ne sont plus revenus à la fin de leurs études l’aider dans son développement. « Je voudrais vous inviter à être redevables vis-à-vis de la nation qui a investi dans vos études afin de corriger cette insuffisance », a-t-elle conseillé. Revenir servir le pays Pour Alphonse da Silva, directeur de l’Office du Baccalauréat, le gouvernement a investi énormément dans l'organisation du Bac 2020 et a permis aux candidats d’avoir les résultats à travers la plateforme e-résultats dans un contexte pandémique. Cette séance est venue à point nommé pour aider les jeunes lauréats à faire la différence entre les réalités du monde universitaire et celui secondaire, selon Maxime da Cruz, recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, qui les a exhortés à faire un choix objectif. «Un bon choix est garant de brillants succès aux études universitaires », a-t-il martelé. Au regard des critères d’éligibilité à la bourse d’excellence qui fait obligation aux lauréats de revenir servir le pays après leur formation, Patrick Junior Hounkpè, premier du Bénin au Bac 2020, a pris, au nom de ses camarades, l’engagement de se mettre au service du pays au terme de leurs études. «Nous avons été bien conseillés et nous rassurons les autorités que nous n’allons pas les décevoir», a-t-il promis. A l’issue de la séance, chacun des dix lauréats est reparti avec le guide d’orientation universitaire 2020-2021. Education 16 oct. 2020


Don de kits scolaires à quatre écoles à Karimama: L’Amicale ‘’On Est Ensemble’’ fait œuvre utile
L’Amicale On Est Ensemble (AOEE), un creuset de Béninois résidant aux Etats-Unis d’Amérique, dont le président est Euloge Kpamegan, a fait don, le 12 octobre dernier, de kits scolaires, composés entre autres de manuels de français et de mathématiques ainsi que de cahiers d’activités, de cahiers, de sacs, de vrais dessinateurs, de stylos, d’ardoises, etc., aux élèves des classes de Cm2 dans quatre écoles de Karimama. L’Amicale a également fait don de matériel pour promouvoir le développement du sport dans les écoles récipiendaires de Loumbou-Loumbou, Mamassy-Gourma, Torio et Goungoun Beri. Ce supplément tient, selon le président de l’Amicale On Est Ensemble, au fait que « L’éducation passe également par le développement du physique et du mental ». Aussi, ont-ils « … offert en plus des kits scolaires, des kits de jeux dont des ballons de football et de basketball pour les activités sportives, des Cube Rubik, etc. » Quant aux jeunes filles de ces écoles, elles ont en sus reçu des kits spécifiques à leur genre. Prévue pour se tenir dès la rentrée, à cause des inondations, la cérémonie de remise a été reportée et récemment faite en présence des responsables de l’Education, des autorités de la mairie de Karimama, et des parents d’élèves. Ils ont tous loué l’initiative de l’Amicale dont les représentants ont bravé plus de 800 km de distance pour être présents à cette occasion à Karimama. En réponse, Euloge Kpamegan a fait savoir que « Le développement du Bénin est une affaire de tous les Béninois, quel que soit leur lieu de résidence ». Et que du reste « C’est de cette idée qu’est née l’Amicale ''On Est Ensemble'', pour apporter sa pierre à l’édifice de développement de notre nation ». Aussi, explique-t-il, ayant « appris que les écoles de Karimama ont besoin d’encouragement et de soutien, nous nous sommes portés à leur secours », car dira-t-il, « C’est la preuve de notre détermination à manifester notre appui partout où le besoin sera identifié». Il ajoute que l’Amicale restera « …en contact et à l’écoute des responsables scolaires et des enfants, pour suivre l’évolution du travail sur le terrain. Ce à quoi les élèves, très nombreux à la cérémonie, ont exprimé leur joie et leur gratitude à l’Amicale, et se sont engagés à donner le meilleur d’eux-mêmes pour avoir de bons résultats à l’examen du Cep 2021. Anicet Odjo, responsable de la région pédagogique dont fait partie Karimama et principal organisateur de la cérémonie, a promis de motiver davantage tous les acteurs du système éducatif pour qu’ils jouent leur partition. Quant à Euloge Kpamegan, au nom de l’Amicale, il s’est engagé à ce que d’autres actions suivent cette première à Karimama, et que l’Amicale poursuivre son œuvre de soutien au développement socio-économique les années à venir. Créée en 2018 à Rockville, dans la région de Washington DC, aux États-Unis, l’AOEE regroupe une quarantaine de professionnels de nationalité béninoise, évoluant dans les secteurs privé et public aux États-Unis, en Europe et au Benin. Avec pour mission, entre autres, de porter une assistance matérielle ou financière aux réalisations sociocommunautaires au Bénin. Alexis METON Société 16 oct. 2020


Consommation locale: Entre complexe d’extranéité et patriotisme économique
Cru local cherche consommateurs patriotes ! Convaincre les consommateurs béninois tournés souvent vers les produits étrangers de la bonne qualité et du coût raisonnable des produits locaux reste un défi. Nationalisme économique oblige ! « Un vendeur de pommes de terre a deux compartiments au niveau de son étalage: l’un estampillé ‘’Pommes de terre de Malanville’’ et l’autre ‘’Pommes de terre de Marseille’’. Un jour, il finit de vendre les pommes de Marseille comme d’habitude, alors que celles localement produites ne coulent pas. Un de ses amis lui conseille de les laver avec du détergent et de les mettre dans le compartiment des pommes de Marseille. Le résultat est sans appel : il finit de vendre les pommes de terre ‘’blanchies’’ dans la même journée ». C’est par cette allégorie que le socio-anthropologue Aimé Tcheffa explique la fascination du Béninois pour ce qui vient de l’étranger. « Nous sommes extravertis ; nous pensons que ce qui vient d’ailleurs est beau et nous sert mieux », relève-t-il. En fait, le Béninois est hésitant et réticent par rapport à la consommation du local pour plusieurs raisons. « De façon générale, le Béninois place au premier rang de ses choix les produits importés, avec comme arguments que les produits locaux ne sont pas compétitifs et ne sont pas de bonne qualité», confirme Shadiya Alimatou Assouman, ministre de l’Industrie et du Commerce. « L’argument de la qualité est un fourvoiement », estime Aimé Tcheffa. Il assène : « La vérité est que nous avons été colonisés, nous sommes culturellement aliénés. C’est introduit dans notre mental que par exemple la moutarde de Dijon qui ne ressemble à rien dans ma bouche est supérieure à celle d’Abomey qui me régale ». Il invoque également le cas des riz parfumés, génétiquement modifiés et conservés avec des produits chimiques, qui sont prisés au détriment des riz localement produits qui conservent tous leurs nutriments et ne sont susceptibles de causer d’ennuis sanitaires au consommateur. Conscience et culture Pour Shadiya Alimatou Assouman, les arguments de la qualité et du prix relèvent plus d’« idées reçues » que de la réalité, en ce sens que la culture du Bénin est riche et le génie béninois en matière de création ne cesse d’émerveiller au fil du temps. « Le consommateur béninois n’est pas suffisamment informé que le produit de chez lui est de qualité et ne coûte vraiment pas plus cher que le produit étranger qui est fait dans des conditions qu’il ignore totalement », dira, pour sa part, Ernest Gbaguidi, président de l’Ong « Bénin Santé et Survie du Consommateur». « Nous n’avons pas pu donner de la valeur à nos produits », déplore-t-il. De ce fait, le produit étranger vient faire une concurrence déloyale avec le produit local et au regard de son faible pouvoir d’achat, le consommateur se porte vers ce qui vient de l’extérieur, explique-t-il. De gros efforts sont faits ces dernières années pour améliorer la qualité des produits locaux, note Ernest Gbaguidi. Mais la consommation locale n’a pas suivi pour encourager les producteurs locaux. Il suggère qu’un accent soit mis sur la valorisation et la promotion des produits locaux. Dans cette optique, l’Etat devra accompagner tous les acteurs pour gagner le pari d’accroître la production et la transformation sur place des matières premières, estime M. Gbaguidi. Il faut également que les infrastructures de qualité soient opérationnelles et qu’elles accompagnent les entreprises à un coût abordable, propose-t-il. Revenir au « consommons local» suppose un travail de longue haleine à faire pour faire changer les mentalités. Culture et développement sont des phénomènes actifs qui ne peuvent être avantageux que lorsqu’ils sont portés notamment par la conscience, l’ingéniosité et l’appropriation des acteurs, avance Aimé Tcheffa. « Il faut que nous allions à nos sources, à nos origines profondes pour comprendre que pour se développer, nous ne pouvons être que nous-mêmes: produire ce qu’il nous faut et consommer ce que nous produisons », préconise-t-il. Suggestions Derrière tout produit local acheté, c’est de la richesse créée, de l’emploi promu, de la croissance assurée. Le fait de se tourner vers les produits étrangers constitue alors une menace pour le développement du pays, selon le ministre Shadiya Alimatou Assouman. D’où l’impérieux devoir d’apporter des réponses adéquates pour inverser cette situation, en suscitant chez le Béninois la consommation du ‘’made in Benin’’ et en encourageant les opérateurs économiques à investir dans la production locale. Faire aimer les produits du terroir s’avère un challenge et revient à chasser le complexe d’extranéité développé depuis la colonisation par les Africains en général et les Béninois en particulier. «Nous devons préférer nos produits, des produits aboutis et partagés qui sont exportés, dont nous ne profitons pas parce que nous ne les connaissons pas», préconise Mme Assouman. « Il est question de mettre dans la tête du Béninois que le produit local n’a rien à voir avec ce qui est importé », selon Ernest Gbaguidi. Aussi, faut-il subventionner à un niveau donné les produits locaux, ne serait-ce qu’enlever la taxe sur la valeur ajoutée (Tva) sur le produit local par exemple, accompagner les transformateurs dans l’accès au crédit et aux matières premières à bon coût afin de réduire le coût de production. Ainsi, le marché sera suffisamment inondé de produits locaux de qualité et concurrentiels, estime-t-il. Assister La question de la présentation des produits n’est pas à négliger. A ce propos, l’Agence nationale des petites et moyennes entreprises (Anpme), en partenariat avec l’Union des graphistes du Bénin, accompagne les entreprises à soigner le design et l’emballage de leurs produits, assure Maxime Toklo, chef du département Assistance et mise à niveau des entreprises au niveau de l’Agence et président du Comité d’identification des structures d’appui et d’encadrement des Pme/Pmi (Cisae-Bénin). Mis en place par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) et soutenu par le ministère de l’Economie et des Finances, ce dispositif de soutien accompagne les entreprises non seulement pour le relooking de leurs produits et l’amélioration de leur visibilité, mais aussi pour l’équipement et l’accès au marché à travers des rencontres B&B (Business to business) entre Pme et structures de vente de leurs produits. Le gouvernement a également initié l’Agence de développement de Sèmè-City pour promouvoir les start-up à travers des formations, la recherche, le coaching, des programmes d’incubation. Quelque 250 entrepreneurs y sont incubés pour bénéficier des programmes de valorisation de leurs offres, d’amélioration de leurs produits et services et de leur communication. Il convient de maintenir le cap. Note salée Le Bénin, comme la plupart des pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), fait partie des pays fortement dépendants des importations et des exportations de produits de base, selon le Rapport 2019 sur l'état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde de la Fao. Les importations de biens en valeur Fob et celles de services de l’Union sont respectivement ressorties à 18 698,1 milliards F Cfa et 6 496,5 milliards F Cfa en 2019, précise le Rapport sur le commerce de l’Uemoa en 2019. La structure des importations de biens, selon la même source, est principalement dominée par les biens de consommation (31,5 %), d’équipement (21,9 %), les produits énergétiques (19,5 %) et les biens intermédiaires (18,9 %). Conscient de la facture salée des importations massives, l’Uemoa a instauré dans les Etats membres le mois d’octobre comme « Mois du Consommons local ». L’initiative vise à intensifier la valorisation de la production nationale et à susciter l’intérêt des populations pour les biens et services locaux. Seulement, sensibiliser les consommateurs pour leur faire prendre de nouvelles habitudes par rapport à la consommation des produits locaux, ne saurait être une question d’un mois ou de mode. C’est un travail quotidien à faire sur plusieurs années, l’essor économique des Etats en dépend. Selon l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (Ifpri), 20 % de l’alimentation est importée en Afrique, soit 30 à 50 milliards de dollars US par an, soit entre 15 000 et 25 000 milliards F Cfa sortis chaque année de l’Afrique pour se nourrir. La facture pourrait s’alourdir et atteindre 150 milliards de dollars, soit 75 000 milliards F Cfa à l’horizon 2030. Des chiffres qui donnent le tournis et montrent que l’Afrique risque de se maintenir dans la dépendance vis-à-vis de l’extérieur. C. U. P. Société 16 oct. 2020


Reconnaissance à une œuvre humanitaire de grande portée : Des artistes-musiciens de renom remercient Mercy Ships
Merci ! Ce mot aura été le plus utilisé, mercredi 14 octobre, au Home résidence de Cotonou, à la soirée de lancement de la campagne #AfricaThanks Mercy Ships pour remercier Mercy Ships pour son engagement et ses actions aux côtés des plus démunis. A l’occasion, ces artistes se sont fait les porte-voix des milliers de personnes soignées. Nadège, Véronique et Maomai du Bénin, Ali de la Sierra Leone, Emmanuel du Ghana… Ils sont sur le continent africain des milliers de patients à retrouver le sourire et la joie de vivre, parce que leurs chemins ont croisé un jour le navire hôpital de l’organisation internationale Mercy Ships. Tumeurs, cataracte, fente labiale, fistule obstétricale… ont été opérées par Mercy Ships grâce à son équipe de bénévoles qui embarquent sur le navire Africa Mercy depuis des décennies pour sauver des vies. Pour ces bénéficiaires, des artistes musiciens africains ont lancé l’initiative #AfricaThanksMercy Ships pour dire « Merci à Mercy Ships » et exprimer la gratitude des milliers de malades dont la vie a été transformée par les chirurgiens et infirmiers de Mercy Ships. Les musiciens béninois sont les premiers à s'engager dans cette campagne à travers un clip exceptionnel, d’une très grande sensibilité humaine. Les Teriba, Nikanor, Zeynab Abib, Fatima Kouchekého alias Faty, Gangbé brass band, les Pepit’Arts de Mèdédjonou ont pris le lead de cette campagne de remerciement dont le lancement s’est fait en présence du Dr Pierre M'pele, ambassadeur de Mercy Ships pour l'Afrique et directeur Afrique de l’organisation. A travers leurs voix, de courts messages de remerciement et des clips, cette panoplie d’artistes chante à l’unisson « Merci Mercy Ships» et voudrait qu’avec eux, tout le continent africain reprenne le même refrain. Ce faisant, ils pourront, à l’instar de l’organisation, « apporter espoir, guérir et transformer des vies ». Tatiana Ahissou, porte-parole des artistes participant à la campagne, en parle avec émotion. Pour elle, aucun artiste ne s’est fait supplier pour être de la campagne. En raison de la portée des actions de Mercy Ships, ils se sont tous spontanément engagés pour cette cause. Fatima Kouchekého alias Faty qui n’a de cesse de couler des larmes face aux images des bénéficiaires avant et après leur opération, s’exprime elle aussi avec beaucoup d’émotions. « Même si la musique touche les âmes des gens, il y a des actions qui les touchent encore plus. Il s’agit de s’associer à des actions comme aller vers des personnes et leur dire qu’il y a de l’espoir, que tout peut changer et qu’elles peuvent se relever », confie-t-elle. Pour les artistes béninois présents sur ce projet, le merci à Mercy Ships est un cri de cœur et une manière de porter les voix des sans voix, l’expression d’une reconnaissance pour que d’autres vies continuent d’être sauvées. Impacter l’humanité ! Selon le Dr Pierre M'pele, Mercy Ships a réalisé cinq missions humanitaires qui ont redonné espoir et guéri des milliers de malades béninois et établi son bureau régional pour l’Afrique à Cotonou au Bénin. Il assimile cette campagne de remerciement « au reflet du partenariat exceptionnel qui unit l’Afrique à Mercy Ships ». Au Bénin, Mercy Ships a rénové et équipé des infrastructures sanitaires, renforcé les compétences techniques de centaines de professionnels de santé et soutient les efforts du Bénin dans la riposte contre la pandémie du Covid-19, rappelle-t-il. Au nom des acteurs du monde médical intervenant dans ce cadre, Dr Odry Agbessi, chirurgienne plastique au Centre national hospitalier Hubert K. Maga de Cotonou et partenaire de Mercy Ships depuis 2017 dans les programmes de renforcement des capacités médicales, justifie son engagement par « un désir profond d’impacter l’humanité ». C’est d’ailleurs là, tout le sens à donner, selon elle, aux actions de Mercy Ships. Des actions que l’organisation compte doubler, dès l’année prochaine, avec son nouveau navire Global Mercy, plus grand, plus moderne avec de nouveaux services et une meilleure capacité d’intervention. La photo du nouveau navire qui sera mis en service au cours de l’année prochaine a été présentée à l’occasion du lancement de cette campagne #AfricaThanksMercyShips. L’Organisation non gouvernementale internationale humanitaire « Mercy Ships » œuvre pour l'accès à des soins chirurgicaux sûrs et de qualité aux démunis en Afrique. Pour ce faire, elle déploie ses navires-hôpitaux. Depuis 1990, Mercy Ships a conduit plus d’une trentaine de missions humanitaires dans quatorze pays africains dont le Bénin (cinq fois). Mercy Ships a réalisé en Afrique plus de 105 000 interventions chirurgicales, formé plus de 49 000 professionnels de santé, soigné 186 500 patients en soins dentaires, rénové plus d’une centaine d’infrastructures sanitaires et mis en œuvre plus de 1000 projets communautaires. Elle a été fondée en Suisse en 1978 par Don et Deyon Stephens. Société 15 oct. 2020


Conférence virtuelle de ‘’La Nation’’: Isabelle Durant, speaker de marque
La conférence virtuelle qu’organise le quotidien de service public, ‘’La Nation’’ ce vendredi 16 octobre, enregistre la participation d’Isabelle Durant, en qualité de speaker invité Vip. Portant sur les thèmes: ‘’Bénin, dynamiques de développement’’ et Covid-19 : Accélération vers un avenir numérique’’, cette conférence sur zoom connaîtra la participation de cette éminente personnalité au parcours éloquent dont voici la note biographique. Isabelle Durant, (Belgique) a pris ses fonctions de Secrétaire générale adjointe de la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (Cnuced) le 3 juillet 2017. Ancienne ministre et sénatrice belge ainsi que vice-présidente du Parlement européen, Mme Durant apporte à la Cnuced sa solide expérience des affaires publiques, des processus intergouvernementaux et de l'assistance aux pays. Elle est bien connue pour ses compétences en matière d'autonomisation des populations, de lutte contre les vulnérabilités aux niveaux local et national et d'appui aux gouvernements dans la mise en place de politiques durables et de bonne gouvernance. En tant que vice-premier ministre de Belgique et vice-présidente du Parlement européen de 2009 à 2014, Mme Durant a présidé différentes délégations permanentes, notamment celle chargée du suivi de l'Accord de Cotonou entre l'Union européenne et le Groupe des Etats d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, ainsi que des accords de partenariat économique. Elle a également été membre du Comité budgétaire, travaillant avec la Banque européenne d'investissement sur les euro-obligations - qui soutiennent les investissements d'infrastructures - ainsi que le suivi de Galileo, le système de navigation par satellite de l'Union européenne. Mme Durant possède également des compétences éprouvées dans les relations avec la société civile et le secteur privé. A cet égard, elle a notamment été vice-présidente chargée des relations entre le Parlement européen et la société civile. Mme Durant a été ministre des Transports et de l'Énergie de 1999 à 2003. A ce titre, elle a directement supervisé la conception et la mise en œuvre des politiques en matière de mobilité, d'infrastructures, d'énergie et de développement durable. Elle a également assuré la Présidence du Conseil des ministres des Transports de l'Union européenne. En tant que Sénatrice de Belgique de 2003 à 2009, Mme Durant a siégé aux Commissions des Affaires étrangères et des Affaires sociales et a participé à de nombreuses missions d'observation électorale, notamment en République démocratique du Congo, en Égypte et en Tunisie. Mme Durant a également travaillé pour le Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud) en tant qu’experte principale en gouvernance locale (autonomisation des femmes dans l'administration locale), en Algérie, entre 2015 et 2016. En outre, elle a participé à, ou dirigé, des délégations du Parlement européen en Haïti, au Myanmar et en République islamique d'Iran entre 2009 et 2014. Avant son entrée en fonction comme Secrétaire générale adjointe de la Cnuced, Mme Durant était députée parlementaire de la Région de Bruxelles-Capitale et membre de la Commission des affaires économiques dans cette institution. Dans le cadre d'une vaste réforme des outils économiques régionaux, elle s'est particulièrement impliquée dans l'innovation et l'économie circulaire. Née à Bruxelles en 1954, Mme Durant est titulaire d’un master en sciences économiques et sociales de l’Université Catholique de Louvain. Elle est mariée et a trois enfants.   Actualités 15 oct. 2020


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