La Nation Bénin...
Nouvelles

Commencé, lundi 17 octobre dernier à Alger, le Séminaire Futuro III des instructeurs techniques Fifa prend fin demain, samedi 22 octobre. Il est organisé par la Fifa. Le directeur de l'arbitrage de la Fifa ainsi que des experts de l'arbitrage sur le plan mondial comme Manuel Navarro, Neji Jouini ont à charge son animation. Parmi les participants, il y a trois grands anciens arbitres internationaux béninois devenus des instructeurs. Il s’agit de Bonaventure Coffi Codjia, Alain Adjovi et Crespin Aguidissou.
Au cours du séminaire, ils suivront plusieurs communications. Elles ont entre autres comme thèmes « La présentation du nouveau concept du RAP », « Les présentations de cours d’arbitrage », « Les googles drives, vidéos test, hors-jeu et analyse de match». MG
Sports 21 oct. 2016

Les membres du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) ont été reçus en audience, jeudi 20 octobre par le président de la République. Au sujet du financement des activités d’actualisation du fichier électoral, doléance majeure portée par la délégation conduite par le président Badirou Aguêmon, des assurances ont été données par le chef de l’Etat, Patrice Talon.
Le président du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) Badirou Aguêmon et les membres de l’institution qu’il dirige se sont entretenus avec le président de la République, jeudi 20 octobre au palais de la Marina. «Nous sommes allés demander au chef de l’Etat de nous accompagner. Ce qu’il a accepté et qu’il est entrain de faire. Il nous a confirmé que les ressources seront mises à la disposition du Cos-Lépi pour que nous puissions réussir notre mission et nous sommes tous partis très enchantés, en espérant que dans les tout prochains jours, on aura les moyens pour réussir convenablement la mission à nous assignée par le peuple ». Dans ses déclarations au sortir de l’audience avec le chef de l’Etat, le président du Cos-Lépi, Badirou Aguêmon a signifié la satisfaction et le soulagement ressentis par les responsables en charge de l’actualisation du fichier électoral, relativement aux engagements pris par le président de la République, Patrice Talon. Pour lui, « la conduite de ces opérations d’actualisation de la liste électorale ne peut aboutir sans l’implication personnelle de la haute autorité » et c’est l’autre raison pour laquelle ils sont « allés rencontrer le chef de l’Etat pour recevoir des conseils et les grandes orientations de sa part ». S’agissant du budget soumis par le Cos-Lépi au gouvernement, il précise qu’il est assez raisonnable et tient compte des conditions économiques actuelles.
Pour ce qui est du déroulement des opérations, du moins celles qui sont déjà en cours, elles se poursuivent normalement a ensuite déclaré le député Badirou Aguêmon. «Nous avons déjà dépêché nos cadres et les agents techniques sur le terrain. L’opération d’actualisation de la liste électorale se poursuit. Le travail se fait convenablement sur le terrain et les populations sortent déjà », soutient-il. Mais, retient le président du Cos-Lépi, des réflexions sont en cours « pour voir quels sont les moyens à mettre en œuvre pour que l’actualisation de la liste électorale ne se fasse chaque année ».
Le président Patrice Talon a également échangé avec une délégation de la fondation Konrad Adenauer avec à sa tête, son représentant résident, Tinko Weibezahl. Cette audience à laquelle ont pris part les ministres en charge des Affaires étrangères et de la Sécurité a été l’occasion pour échanger sur la coopération entre les deux pays. La sécurité en était le point de mire et là-dessus, Tinko Weibezahl s’est dit très satisfait de la vision du chef de l’Etat et de son appréciation sur l’apport de la partie allemande à la sécurité au Bénin. Un projet lui a été soumis dans ce cadre et « le président a été très intéressé », précise le représentant résident de la fondation Konrad Adenauer.

« J’ai la conviction que notre pays se retrouve à nouveau à un tournant décisif de son histoire. Et à l’instar de ses ainés, nous devons faire face à nos responsabilités. Ensemble, il nous sera possible de relever très vite le défi de la modernisation politique de notre pays afin de l’engager durablement sur la voie du développement économique et social gage de paix et de stabilité. Puissons nous alors, sur ce chemin, continuer de construire la nation béninoise dans l’unité pour le bien-être de chacun et de tous afin que vive notre pays »
Patrice Talon, président de la République du Bénin
« Je voudrais dire que les responsables en charge de la sécurité aujourd’hui prennent d’autres choses comme prioritaires par rapport à l’élaboration à la politique sécuritaire et à sa mise en application sur le terrain »
Commissaire de police Marius Dadjo
« Quand une femme se lève le matin, se regarde dans le miroir et baisse les yeux, c’est qu’elle ne s’estime pas assez. Si c’est le cas, elle ne saurait se défendre et défendre les autres »
Victorine Kèmonou Djitrinou, militante d’Amnesty international

L’instance faîtière du football mondial, Fifa, a publié son classement au titre du mois d’octobre, jeudi 20 octobre à son siège à Zurich, en Suisse. Bien que n’ayant pas disputé la première journée de la phase de poules des éliminatoires de la Coupe du Monde, Russie 2018, ou livré des matches au cours des dernières journées Fifa, le Bénin a connu une progression en termes de places dans le classement qui vient d’être établi.
La Fifa a publié, jeudi 20 octobre, son classement pour le compte du mois d’octobre marqué par la poursuite des matches éliminatoires pour la Coupe du Monde, Russie 2018. Il constate le retour sur le podium de l’Allemagne et du Brésil, respectivement deuxième et troisième désormais. La première place continue d’être occupée par l’Argentine, qui ne compte plus que 156 points d’avance. La France a profité de ses derniers bons résultats pour se hisser à la 7e place du classement, alors que l’’Espagne effectue quant à elle son retour dans le Top 10.
Au total, 129 matches ont été disputés à travers le monde au cours de ce mois d’octobre. Le Bénin qui s’est vu éliminer de la suite des éliminatoires de la Coupe du Monde, Russie 2018, zone Afrique, par le Burkina Faso, n’en a discuté aucun. Il n’a même pas profité des matches des deux dernières journées Fifa. Mais à l’arrivée, il occupe la 66e place, devant le Burkina Faso, 67e, le Venezuela, 68e, la Guinée-Bissau, 69e, le Cap-Vert, 71e, l’Ouganda, 72e, et pour la plupart qualifiés pour la phase finale de la CAN Gabon 2017. Lors du précédent classement, celui du 15 septembre dernier, le Bénin occupait le 71erang, après avoir progressé d’une place. En un mois, il a donc effectué un bond de 5 places, malgré le claire-sombre dans lequel se trouve présentement son football.
En effet, il y a longtemps qu’un championnat national digne de nom a été organisé dans le pays. A l’heure actuelle, personne ne sait si les championnats nationaux de Ligues 1, 2 et 3 dénommés Ligue Nasuba, annoncés et dont le lancement est programmé pour le mercredi prochain à Parakou, vont effectivement démarrer. En témoigne la rencontre du lundi 17 octobre dernier à Cotonou, entre le Comité exécutif de la Fédération béninoise de football, les présidents des Ligues régionales et les responsables des clubs. Au cours de cette réunion, faut-il le rappeler, il a été question d’un protocole d’accord retraçant la volonté du président de la République, Patrice Talon, de voir les camps Attolou et Ahouanvoébla, proposer chacun 3 membres qui vont s’ajouter aux 15 du Comité exécutif de la FBF dirigé par Moucharafou Anjorin. Ce sera pour la mise en place d’un comité transitoire composé de 21 membres, et qui aura un mandat de 2 ans.

Directeur général du Groupe African Guarantee Fund, Félix Bikpo revient dans cet entretien sur la vision de son institution et ses services en direction des PME africaines en général et béninoises en particulier.
La Nation : Lorsqu’on parle de fonds de garantie, de quoi est-ce qu’il s’agit ?
Félix Bikpo : Un Fonds de garantie pourquoi ? Un fonds de garantie, c’est d’abord un instrument financier que nous mettons à la disposition des autres établissements financiers qui lèvent les ressources mises à disposition des différents opérateurs économiques, en particulier, dans notre cas, les PME. Le fonds de garantie a ceci de différent en ce qu’il est un instrument plus liquide, un instrument qui permet d’améliorer les ratios prudentiels de nos banques et établissements financiers et qui leur apporte le confort dans un environnement des affaires qui n’est pas toujours favorable à ceux qui prêtent de l’argent. Le fonds de garantie vient également rehausser la qualité des suretés que les établissements financiers peuvent prendre lorsqu’ils font leur activité d’octroi de crédit. Le fonds de garantie est un instrument qui vient accompagner les établissements financiers dans un partenariat pour réduire les risques auxquels ils sont exposés.
Quelles sont alors les spécificités de African Guarantee Fund ?
African Guarantee Fund, est le premier fonds de garantie panafricain. Nous avons des fonds de garantie sectoriels, des fonds de garantie régionaux. Mais c’est la première fois qu’au niveau de notre continent nous mettons un instrument aussi grand pour pouvoir bénéficier des effets de synergie. En Afrique de l’Est, il y a des mécanismes en place pour traiter de l’acteur économique que sont les PME. En Afrique de l’Ouest, il y a des mécanismes de financement des PME, en Afrique du Nord également. Il est donc important d’avoir une institution qui puisse assurer la coordination et transférer les succès pour qu’ensemble, on puisse de façon valable et efficace, relever les défis de croissance. Relever les défis de croissance, c’est permettre aux vrais acteurs de développement, les petites et moyennes entreprises, d’avoir accès au financement qui, aujourd’hui malheureusement reste le premier obstacle à leur émergence.
Pourquoi le Fonds s’intéresse-t-il aujourd’hui au marché béninois ?
Le marché béninois est très dynamique. Quand j’étais dans d’autres institutions, notamment à CitiBank, je me posais la question de savoir pourquoi on avait beaucoup de clients béninois alors même que nous n’étions pas installés au Bénin. La réponse, c’est parce que le Bénin est un marché dynamique, un marché porté par le secteur des PME. Il y a une différence entre le secteur informel et le secteur des PME. Mais les microentreprises au Bénin représentent au moins 80% des entreprises enregistrées. Ce sont ces entreprises qui sont porteuses de croissance, ce sont elles qui peuvent permettre au Bénin de passer à l’étape suivante du développement. Nous venons au Bénin pour offrir aux béninois, une possibilité de régler leurs problèmes d’accès au financement et de jouer le rôle qui est le leur.
AGF a racheté le Fonds GARI bien connu en Afrique de l’Ouest. Qu’est-ce qui justifie le rachat et quelles sont les retombées possibles pour les PME de la région ?
Nous sommes très fiers de cette opération. On a été fondé il y a seulement 5 ans et dans notre développement on s’est rendu compte que l’Afrique de l’Ouest a commencé à avoir une part très importante dans le portefeuille. Il fallait que nous puissions être beaucoup plus proches de nos partenaires, banques et établissements financiers de la région. Il s’est trouvé qu’il y avait déjà ici un instrument, le Fonds GARI, dont j’ai été le premier directeur général au passage, qui avait les mêmes ambitions et objectifs que nous. On s’est dit pourquoi ne pas se rapprocher de l’instrument, lui donner les moyens financiers, techniques et opérationnels afin qu’il puisse vraiment jouer son rôle dans cette partie du continent. C’est ce qui nous a amené à nous rapprocher du Fonds GARI et à pouvoir faire cette opération où les actionnaires de base du Fonds GARI, arrivés à la fin de leur processus, cherchaient un mécanisme de sortie. Il fallait que nous venions pour qu’ils trouvent des partenaires capables de continuer sur la même lancée.
Le Fonds GARI va-t-il disparaitre ?
Non. Le Fonds GARI devient une filiale d’AGF. Le nom pourrait changer mais le Fonds GARI continue ses activités avec ses partenaires. Nous allons au contraire lui donner beaucoup plus de moyens pour mieux faire ce qu’il a toujours fait, parce que apprécions ses interventions dans la sous-région.
Propos recueillis par Par Gnona AFANGBEDJI
Economie 21 oct. 2016

Moutawakirou Alidou est le nouveau maire de la commune de Gogounou. Par onze voix contre huit pour son challenger, Isaac Guéra Yarou, il a été élu jeudi 20 octobre, en remplacement d’El hadj Salifou Bachabi destitué à l’issue d’un vote de défiance le 6 octobre dernier. L’élection s’est déroulée sous la supervision du secrétaire général des départements de l’Alibori et du Borgou, Mahamadou Imorou.
Militant de l’alliance Soleil, Moutawakirou Alidou a été élu conseiller sur cette liste pour le compte de l’arrondissement de Wara. Il était également candidat aux dernières élections législatives en tant que suppléant de l’ancien député Soulé Sabi Moussa dans la 2e circonscription électorale regroupant les communes de Gogounou, Ségbana et Banikoara.
Titulaire d’une maîtrise en économie et finance internationale et d’un master en finance internationale, Moutawakirou Alidou était jusque-là comptable du CEG Sori.
L’ancien maire, Salifou Bachabi, a perdu son fauteuil suite à une crise au sein du Conseil communal et qui a amené dix-sept conseillers à enclencher mi-août la procédure de sa destitution. Gestion solitaire, mauvaise gestion des ressources humaines et financières, non reddition de comptes, mépris des adjoints et des décisions du Conseil communal en général, ingérence dans la gestion des chefferies traditionnelles, sont entre autres griefs portés à son encontre par les dissidents. Les négociations entreprises par le préfet du département de l’Alibori, Mohamadou Moussa, n’ont pas permis d’apaiser ces derniers.
Avec l’élection de Moutawakirou Alidou, les populations espèrent un nouveau départ dans la gestion des affaires de la cité, en vue d’un meilleur accès aux services sociaux de base?
Par Claude Urbain PLAGBETO
A/R Borgou-Alibori

Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun a reçu jeudi 20 octobre à son cabinet à Porto-Novo, le directeur général par intérim de l’Office de radiodiffusion et de télévision du Bénin (Ortb), Georges Amlon et le préfet du département de l’Ouémé, Joachim Apithy.
Le directeur général par intérim de l’Office de radiodiffusion et télévision du Bénin (Ortb), Georges Amlon a été la première personnalité reçue en audience jeudi 20 octobre par le médiateur de la République. Il s’agissait d’une visite de courtoisie qui lui a permis d’échanger avec Joseph Gnonlonfoun sur la participation du médiateur de la République à l’animation des grilles des programmes de l’Ortb. Un espace d’antenne télévisuelle est réservé à cet effet à l’institution pour parler de sa mission et de ses activités. Cette innovation, à en croire Georges Amlon, s’inscrit dans le cadre de la nouvelle vision de l’office qui entend désormais donner la parole à tous ses partenaires, qu’ils soient simples citoyens ou institutions. « Nous voulons faire en sorte que tout le monde puisse venir s’exprimer. Nous sommes convaincus qu’au sein des institutions de la République, nous avons des personnes et des cadres capables de répondre aux interrogations de nos concitoyens. Il est alors préférable qu’ils viennent à l’Ortb apporter des éléments de réponses aux préoccupations recueillies des populations pour les satisfaire », a insisté l’hôte du médiateur de la République. Georges Amlon confie par ailleurs, avoir échangé avec Joseph Gnonlonfoun sur la question du financement pérenne des médias de service public. « Aujourd’hui c’est une grande souffrance pour les médias de service public que d’être financés tel qu’ils le sont. Nous avons besoin aujourd’hui d’une loi sur le financement des médias de service public pour que ceux-ci puissent se mettre entièrement au service des populations en conduisant de grands projets. Ce qui n’est pas possible pour l’instant avec le mode de financement actuel », a souligné Georges Amlon qui s’est réjoui de la qualité des entretiens avec le médiateur de la République. En effet, aux dires du Dg par intérim de l’Ortb, le médiateur de la République en homme pétri d’expériences et surtout fin connaisseur du domaine des médias au Bénin, serait bien conscient des problèmes qu’il a évoqués. Joseph Gnonlonfoun trouve effectivement nécessaire la question du financement par une loi des médias de service public pour les mettre à l’abri de toutes formes de pressions et de manipulations. En tant que médiateur de la République, il a promis de faire le plaidoyer auprès des institutions compétentes pour que l’avènement de cette loi soit une réalité au Bénin.
A la suite du Dg par intérim de l’Ortb, le médiateur de la République s’est entretenu avec le préfet du département de l’Ouémé, Joachim Apithy. Celui-ci a aussi rendu une visite de courtoisie qu’il a entamée jeudi 20 octobre, pour faire ses civilités aux différents présidents d’institutions de la République. Selon lui, le tête-à-tête avec le médiateur de la République lui a permis de se replonger une fois encore dans sa mission de préfet de département. Joseph Gnonlonfoun a partagé avec lui ses nombreuses expériences issues des différentes fonctions notamment de haut magistrat, d’ancien ministre et de médiateur de la République. Le préfet Joachim Apithy a confié qu’il sort des échanges très enrichi par ses conseils, lesquels lui serviront de boussole pour la réussite de sa mission à la tête de la préfecture de l’Ouémé?

La crise qui secoue depuis quelques semaines la communauté musulmane de la mosquée centrale Sofwa de Sèdjèko à Porto-Novo a pris une autre tournure jeudi 20 octobre, avec la fermeture provisoire par le préfet de l’Ouémé de toutes les entrées de ce lieu de prière.
Les fidèles musulmans de la mosquée centrale Sofwa sise au quartier Sèdjèko dans le 2e arrondissement de Porto-Novo ne pourront plus y avoir accès jusqu’à nouvel ordre pour leurs prières. Ainsi en a décidé le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy qui a fermé temporairement cette mosquée. La décision a été soutenue par l’arrêté préfectoral N°10-737/SG/SSPCA/SA en date du jeudi 20 octobre. L’article 1 de l’acte précise que cette mosquée a été provisoirement fermée pour des raisons de nécessités de maintien d’ordre. Dès lors, les offices religieux, les manifestations et autres cérémonies à l‘intérieur, aux alentours de ladite mosquée sont interdits jusqu’à nouvel ordre. Le directeur départemental de la Police nationale, le commandant de compagnie de Porto-Novo, le commissaire central et le maire de la ville de Porto-Novo ont été chargés chacun en ce qui le concerne de faire une application sans faille de l’arrêté.
L’autorité préfectorale garant de la police administrative départementale a pris cette décision suite aux informations persistantes qui lui sont parvenues et faisant état de risque de trouble à l’ordre public sur cette mosquée. C’est vrai, depuis quelques semaines, cette mosquée traverse une crise sans précédent. Laquelle crise serait partie des comportements déviants de l’iman de cette mosquée sur qui pèseraient plusieurs soupçons délictueux. L’affaire est allée jusqu’au niveau du Conseil des imans de l’Ouémé-Plateau qui a décidé de suspendre à vie cet iman à cause de la gravité des actes qui lui sont reprochés. Cette suspension n’a pas été du goût de certains fidèles musulmans de la mosquée qui menacent de semer du trouble sur les lieux et d’empêcher le nouvel iman de prendre place. La menace est remontée vers le préfet qui a réuni ce jeudi en séance de travail extraordinaire le comité départemental de sécurité et en présence du maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou. C’est ainsi que la réunion a recommandé au préfet de prendre ses responsabilités en fermant à titre temporaire cette mosquée jusqu’à ce que les différents protagonistes de la crise trouvent un modus vivendi. Outre l’arrêté de fermeture, le préfet Joachim Apithy a pris une réquisition pour faire ceinturer la mosquée par des policiers afin que force reste à la loi. Les forces de sécurité publique seront déployées sur le terrain ce vendredi 21 octobre pour une bonne application des dispositions de l’arrêté préfectoral.

Le président de la République Patrice Talon a eu, mercredi 19 octobre, un entretien avec Dana J. Hyde, présidente directrice générale du Millennium Challenge Corporation (Mcc). Au menu, le second compact de l’institution dont le Bénin est bénéficiaire et qui permettra de résoudre les difficultés énergétiques du pays.
Dana J. Hyde, présidente directrice générale du Millennium challenge corporation, en séjour au Bénin a été reçue en audience, mercredi 19 octobre par le président de la République Patrice Talon. Les échanges entre les deux personnalités ont eu pour point d’ancrage, le second compact du Mcc dont le Bénin est bénéficiaire. Toute chose que Dana J. Hyde considère comme un honneur pour le pays, puisqu’à peine la moitié des bénéficiaires du premier compact ont eu droit à ce privilège, martèle-t-elle. «Je suis très fière du partenariat que nous avons avec le gouvernement béninois et nous sommes dans un partenariat durable où nous avons déjà eu un premier compact qui a tourné autour de l’accès à la justice, du port autonome de Cotonou, l’accès au marché », souligne la présidente directrice générale du millennium Challenge Corporation.
Avec le président Patrice Talon, elle précise avoir eu des échanges concernant le deuxième compact dont « le Bénin va bientôt bénéficier et qui est essentiellement concentré sur le secteur de l’énergie ». Il s’agira, note-elle, de donner un accès accru à l’énergie électrique fiable du Bénin. « Le deuxième compact est encore à ses débuts et vise essentiellement à améliorer l’accès à l’énergie électrique à la population béninoise mais également l’introduction d’autres sources d’énergie notamment le solaire dans certaines zones du pays.Il y a aussi des réformes à réaliser au niveau de la Société béninoise d’énergie électrique, de l’Autorité de régulation », insiste-t-elle.
Mais si le Bénin a pu être sélectionne pour la phase II du projet, se satisfait la présidente directrice générale du Mcc, c’est surtout en raison de l’engagement dont le pays a fait montre face aux critères qui, précise-t-elle, sont stricts. « C’est pour cela que je suis fière d’être ici », se réjouit-elle aussi.
Dana J. Hyde informe aussi qu’elle a eu « des échanges très fructueux » sur le rôle vital que joue l’énergie électrique avec le président Patrice Talon» qui partage les mêmes préoccupations qu’elle et qui se sent « très heureux » de cet appui du gouvernement américain. Le séjour au Bénin de la présidente directrice générale du Mcc, a-t-elle aussi précisé, s’inscrit dans le cadre d’une visite qui couvre quatre pays pour faire avancer avec l’appui du Mca, le programme du président Obama appelé Power Africa qui permet l’accès à l’énergie pour une grande partie de la population africaine. « Je suis très heureuse du leadership du président de la République du Bénin et de son équipe... Nous avons discuté sur les points concernant le développement du secteur de l’énergie au Bénin et des réformes qui doivent être réalisées afin d’avoir un secteur énergétique sain pour fournir de l’énergie électrique à la population, aux entreprises, hôpitaux et ménages », conclut-elle.
L’ambassadeur des Etats-Unis près le Bénin, Lucy Tamlyn, le coordonnateur national du Millennium Challenge Account, Samuel Batcho, ainsi que les ministres Abdoulaye Bio Tchané, Aurélien Agbénonci, Romuald Wadagni et Jean-Claude Houssou ont pris part à cette audience?

La présidente directrice générale du Millennium Challenge Corporation gage sur l’amélioration de la fourniture de l’énergie électrique avec la mise en œuvre du deuxième compact de Millennium Challenge Account (MCA-Bénin II). Elle s’est entretenue avec la presse, mercredi 19 octobre, à la résidence de l’ambassadeur des Etats-Unis à Cotonou.
« L’accès à l’électricité fiable est essentiel pour les communautés et cet élément est encore ressorti dans les discussions que j’ai eues avec des acteurs sur le terrain », confie Dana Hyde, lors d’une conférence de presse à Cotonou. En séjour au Bénin, la présidente directrice générale du Millennium Challenge Corporation (MCC) a fait le tour de certaines réalisations du premier compact du MCA-Bénin et échangé avec les autorités béninoises sur les dispositions en cours pour une réussite du deuxième compact. Pour elle, le choix de porter exclusivement les investissements de ce compact sur le secteur de l’énergie va de soi et cadre d’ailleurs avec l’initiative « Power Africa » lancée par le président américain Barack Obama. Cette initiative fait le pari de produire 30.000 Mw d’électricité et d’effectuer 60 millions de branchements sur le continent africain.
« Le second compact du MCA viendra moderniser le réseau de distribution de l’énergie et améliorer le cadre de production car c’est important pour nous que les infrastructures puissent absorder convenablement l’énergie qu’elles transportent », soutient Dana Hyde. Elle rassure également que le programme accompagnera le processus d’apurement des dettes de l’Etat vis-à-vis de la Société béninoise d’énergie électrique (SBEE) et surtout celles de la SBEE vis-à-vis de la Communauté électrique du Bénin (CEB). « On veut s’assurer de la durabilité des investissements du peuple américain au Bénin ainsi que ceux du secteur privé », insiste la PDG de MCC qui salue le vote de la loi sur le partenariat public-privé au Bénin.
D’un montant de 375 millions de dollars, soit environ 187 milliards de francs CFA, le deuxième compact prévoit des investissements visant à augmenter l’accès à l’électricité, à travers le pays, à réduire les pannes de courant, et à générer de l’énergie solaire. Les projets consisteront à réhabiliter les infrastructures électriques, et à accompagner le Bénin dans son objectif d’acquérir l’indépendance énergétique.
Après le Bénin, Dana Hyde se rendra au Ghana, au Liberia et en Sierra-Leone où le programme finance également le secteur de l’énergie électrique?