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Nouvelles

Rôles et normes de genre dans la santé au Bénin: Œuvrer pour un état nutritionnel, porteur de développement

Le Secrétariat permanent du Conseil national de l’alimentation et de la nutrition (Sp-Can) replace la lutte contre la malnutrition au cœur des enjeux de développement au Bénin. C’est à travers l’atelier de dissémination des résultats du rapport d’étude portant sur "Les rôles et normes de genre dans la production, la consommation et la santé au Bénin". Les assises qui se sont tenues jeudi 13 octobre à Cotonou, visent à faire un éclairage sur les conditions nutritionnelles alarmantes des communautés béninoises et de proposer des actions. Marraine de l’évènement, Bertille Marcos-Guèdègbé.

Investir dans la malnutrition ou condamner le Bénin au sous-développement ? Le pays a désormais le feu aux fesses pour entrevoir une riposte urgente et efficace contre la maladie, tant il est un facteur de baisse de croissance économique. Les données révélées sur le phénomène par la Note de politique du Secrétariat permanent du Can sont assez édifiantes. Tenez ! Chez les enfants de moins de cinq ans, la prévalence de la malnutrition chronique est de 43% dont 37% chez les filles et 44,6% chez les garçons. Plus de la moitié des enfants de 6 à 59 mois (58%) et 41 % des femmes sont atteints d’anémie. Il s’ensuit que le phénomène porte dangereusement atteinte à la santé, à la vie et limite les efforts en matière de lutte contre la pauvreté.

« Un chiffre qui donne froid dans le dos, c’est que…913 milliards de Fcfa de pertes économiques lui sont attribuables sur cinq années si rien n’est fondamentalement fait pour inverser la tendance», révèle le ministre en charge de l’Agriculture, représentant le ministre d’Etat, secrétaire général à la Présidence de la République, Delphin Koudandé. Pis, l’insécurité nutritionnelle touche 61 des 77 communes du pays.
La malnutrition se révélant un facteur de pauvreté et de sous-développement, il importe au pays de désamorcer la bombe en agissant prioritairement sur les tendances lourdes notées à ce niveau. En la matière, le cri de cœur du Sp-Can aussi résonnant et persistant qu’il soit ne suffit pas pour mener le combat. D’où sa sollicitation en direction des maires et élus communaux, des Ong et divers acteurs du monde nutritionnel pour partager des réflexions communes dans ce sens. Pour gagner davantage le pari, la place des femmes dans la lutte pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle ne saurait être banalisée. Or, cette démarche n’est pas toujours adoptée au Bénin, du moins le pays n’exploite pas à sa juste valeur le potentiel nourricier et reproducteur des femmes pour relever ce challenge. Il s’agit-là d’un gaspillage d’énergies et d’opportunités pour la société, dénonce le représentant du ministre d’Etat. D’où la problématique « des rôles et normes de genre dans la production, la consommation et la santé au Bénin ».

Prospérité partagée

Le combat en faveur de la bonne nutrition, la Banque mondiale en a également fait l’une de ses boussoles en matière de lutte contre la pauvreté.De ce fait l’investissement conséquent en la matière devient un facteur déterminant. « Si nous n’investissons pas dans les 1000 premiers jours de la vie de l’enfant, il est condamné à devenir… un fardeau social », explique le représentant de la Banque, Menno Mulder-Sibanda. Les enfants qui échappent à la malnutrition chronique ont 50% de chance d’échapper à la pauvreté à l’âge adulte, et la réduction du taux de malnutrition chronique augmente de 4 à 11% le taux du PIB en Afrique, apprécie-t-il. Pour lui, l’investissement dans la nutrition renforce la prospérité partagée. Il va falloir rapidement réduire le taux de retard de croissance des enfants des pays d’Afrique subsaharienne, dont celui du Bénin, en accordant aussi une attention particulière aux femmes, insiste-t-il.
La mise en place du Can intervient comme une réponse à ces enjeux. Pour son secrétaire permanent, Roch Mongbo, la bonne éducation voudrait que l’enfant ne laisse transparaître aucun signe des privations alimentaires qu’il subirait dans sa chair. S’il est de plus en plus assimilé au sein de la société que la taille courte de l’enfant est un héritage génétique, il l’attribue plutôt à un retard de croissance de l’enfant. Mais la taille courte ou le surpoids de l’enfant n’est que la face visible de l’iceberg. Sur ce point, l’éclairage du Sp-Can intègre les conséquences sanitaires fâcheuses auxquelles l’enfant fait face à l’âge adulte.Il indique par ailleurs que la malnutrition de l’enfant dépend de la manière dont sa mère a conduit sa grossesse et comment elle l’a alimenté durant les deux premières années de sa vie. C’est ce qui explique l’intégration du genre au volet nutritionnel. Toutefois, les investissements en ce qui concerne la sécurisation des ménages au plan alimentaire et nutritionnel restent une épine dans la botte des acteurs à divers niveaux. Là-dessus, l’étude de dissémination du Sp-Can propose une palette de recommandations, en vue de son appropriation par les différentes parties prenantes. Entre autres, l’identification de stratégies novatrices pour infléchir la situation et les rôles des responsables dans leur mise en œuvre et le renforcement des rôles des autorités décentralisées en matière de sécurité nutritionnelle?

Santé 14 oct. 2016


Riposte aux fièvres hémorragiques dans le Borgou-Alibori : Un plan de contingence adopté contre Lassa/Ebola

Les départements du Borgou et de l’Alibori disposent désormais d’un plan de contingence contre les fièvres hémorragiques à virus Lassa ou Ebola. Le document stratégique comportant différents scénarii de riposte en cas de survenue de ces épidémies a été adopté jeudi 13 octobre à Parakou.

La direction départementale de la Santé du Borgou et de l’Alibori (DDS/B-A) se dote d’un document stratégique de riposte aux épidémies de Lassa ou d’Ebola, en cas de résurgence ou d’apparition. Un plan de contingence qui se veut « réaliste et opérationnel » a été validé jeudi 13 octobre à Parakou par l’ensemble des acteurs engagés dans ce combat. L’initiative d’un tel instrument vise à anticiper la survenue de ces maladies en vue de les circonscrire rapidement au cas échéant, confie Dr Fatioulaye Issa Djibril, directeur départemental de la Santé Borgou-Alibori. Ressurgie dans les deux départements entre janvier et mai derniers après les tout premiers cas enregistrés en 2014 à Tanguiéta, la maladie de Lassa a fait une trentaine de morts sur une soixantaine de cas dénombrés dont quinze confirmés. La menace de cette fièvre virale est prégnante ainsi que la psychose d’Ebola qui a fait de nombreuses victimes dans la sous-région, à cause de la porosité des frontières, notamment avec le Nigeria, et surtout la méconnaissance de ces maladies et des mesures de prévention par les populations.
Il est question de remédier à l’impréparation du système sanitaire observée par le passé du fait du manque d’infrastructures adéquates, de personnel formé et de moyens matériels et financiers pour faire face à une telle catastrophe, indique le préfet du Borgou, Moussa Maman Djibril Cissé. Cadres de l’administration, organismes internationaux et autres partenaires techniques et financiers concernés ont procédé à l’amendement des différentes stratégies ainsi que les budgets estimatifs y proposés.
« Fin de l’épidémie de Lassa au Bénin : gestion de la période post-épidémique ; Epidémie de Lassa/Ebola au Bénin en dehors des départements du Borgou et de l’Alibori et Epidémie de Lassa/Ebola déclarée dans les départements du Borgou et de l’Alibori », sont les trois scénarii envisagés dans le plan, précise Moïse Chabi Isaï, chef division communication de la DDS/B-A. Un cadre de coordination institutionnelle y est défini. Il prend en compte la planification et la coordination aussi bien au niveau départemental que communal des activités à mener, la gestion logistique, la surveillance épidémiologique, la prise en charge médicale, psychologique et contrôle de l’infection, l’hygiène et l’assainissement ainsi que la mobilisation sociale et communication. De même, une matrice de réaction rapide décrit la mise en œuvre des actions par scénario et par stratégie d’intervention, les actions de riposte et les responsables et les acteurs de leur mise en œuvre, ajoute Moïse Chabi Isaï.
Le chef du Bureau de l’Unicef à Parakou, Bertin Danvidé, rassure que son organisme ne marchandera pas ses efforts pour accompagner la mise en œuvre du plan de contingence départemental élaboré. Les partenaires techniques et financiers sont prêts à le financer et à appuyer le système sanitaire en général dans les deux départements, fait savoir Fatioulaye Issa Djibril qui leur témoigne sa gratitude au nom des populations?

Santé 14 oct. 2016


Présidence de la CAHB: Mansourou Arèmou en route pour un 3e mandat

Le Comité exécutif de la Confédération africaine de handball (CAHB) organise depuis mardi 11 octobre dernier à Conakry en Guinée, son 20e Congrès électif. A l’occasion, le Béninois Mansourou Arèmou, seul candidat à sa propre succession, devrait être reconduit à la tête de l’instance.

Les pays membres de la CAHB se sont donné rendez-vous dans la capitale guinéenne, depuis mardi 11 octobre dernier. Ce sera jusqu’au dimanche 16 octobre prochain. Au cours de leurs travaux, ils auront à procéder au renouvellement des membres du Comité exécutif de l’instance et à celui des différentes commissions techniques. Mais avant, ils auront également l’occasion de faire un tour d’horizon des activités organisées par leur confédération.

Tout compte fait, seul candidat à sa propre succession, l’actuel président, le Béninois Mansourou Arêmou, est assuré d’être réélu à son poste. Conscientes du travail qu’il a abattu depuis près de huit ans à la tête de l’instance, les associations nationales membres devraient incontestablement pouvoir lui renouveler leur confiance pour un nouveau mandat. Ce sera son 3e mandat à la présidence de la CAHB.

Sports 14 oct. 2016


Les confidences de Ousmane Batoko sur ses relations avec l'homme

Dans une plaquette de douze pages, intitulée « Mes premières rencontres avec Mathieu Kérékou », le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, fait revivre ses relations avec le général Mathieu Kérékou qui est décédé, il y a un an.

Dans l’introduction de la plaquette, le président Ousmane Batoko affirme que c’est à la suite d’une sollicitation pressante dont il a fait l’objet de la part du secrétaire général et porte-parole de la Fondation Mathieu Kérékou, qu’il a pris l’initiative d’écrire cette plaquette sur ses premières rencontres avec le feu président Mathieu Kérékou. En se lançant dans cet exercice, il affirme être envahi par une foule immense de souvenirs qu’il a eus l’occasion de partager, pendant près de quarante ans, avec ce grand homme de l’histoire récente. Il lui a fallu choisir le bout par lequel commencer son devoir de restitution, en s’en tenant à ce qui pourrait intéresser ses compatriotes. Il a précisé qu’il espère avoir le courage et l’opportunité d’écrire de nombreuses autres pages de sa riche, dense et longue relation avec Mathieu Kérékou. De lui, affirme-t-il, il a beaucoup appris de son pays le Bénin, de la politique, de lui-même et de la vie. Le président de la Cour suprême Ousmane Batoko a confié que beaucoup de ses compatriotes et même ses amis qui vivent à l’étranger, lui demandent, avec insistance, d’écrire quelque chose du parcours et de l'expérience de l'illustre homme. Ils souhaiteraient qu’il les fasse ainsi profiter aux plus jeunes et la génération future.

L’auteur a aussi indiqué qu’en regardant autour de lui et particulièrement vers ses aînés, il ne se donne aucune prétention d’écrire ses mémoires, mais voudrait partager avec tout le monde, ce que Dieu lui a permis, avec sa famille, d’apprendre de la vie.
Il confie que la toute première rencontre qu’il a eue avec le feu président Mathieu Kérékou s’est tenue au camp militaire de Ouidah, l’une des grandes villes du Bénin, le vendredi 7 janvier 1977, soit une dizaine de jours avant l’agression de l’armée impérialiste du 16 janvier de la même année. Il était en ce temps-là, le responsable et porte-parole élu par environ sept cent collègues fonctionnaires de la troisième promotion des jeunes enrôlés dans le cadre de la formation civique, patriotique, idéologique et militaire. Il a précisé qu’environ mille cinq cent étudiants faisaient également partie de la promotion. « La veille de son arrivée, en assemblée générale, mes collègues mandants m’ont pratiquement dicté ce que je devais dire en leur nom au président de la République. Ce que j’ai exécuté quasiment mot pour mot devant le président Kérékou », a-t-il révélé à la page 4 de sa plaquette.
« La deuxième rencontre que j’ai eue avec le président Mathieu Kérékou date de juin 1985 », indique-t-il à la page 7.
« L’un des tous derniers tête-à-tête qu’il m’a été donné d’avoir avec le général Mathieu Kérékou, avant qu’il ne se cloître ou qu’il ne soit cloîtré, date de janvier 2015, quelques mois avant son décès en octobre 2015»?

Culture 14 oct. 2016


Atelier de formation ‘’Woman DNS Academy’’: Rafiatou Monrou visite les stagiaires

Le ministre de l’Economie numérique et la Communication, Rafiatou Monrou, s’est rendue ce jeudi 13 octobre, à l’Agence béninoise des technologies de l’information et de la communication (Abetic). L’objectif de sa sortie, est d’aller visiter et galvaniser les 18 stagiaires qui suivent la formation Woman DNS Academy.

Agées de 18 à 30 ans et résidant toutes au Bénin, elles sont au total 18 femmes à suivre cette formation de Woman DNS Academy qui dure du 13 au 14 octobre.

Organisé avec le soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), Woman DNS Academy est un programme de formation essentiellement destiné aux femmes et consacré à l’initiation aux systèmes dns et leurs administrations. Cette formation purement pratique, vise à offrir aux participantes, une connaissance approfondie des technologies du dns, des protocoles autour du dns et d’internet. Elle vise également à susciter un véritable engouement au sein de la gent féminine pour l’amener à s’intéresser aux questions liées au dns.
Hervé Hounzandji, le formateur principal, après avoir présenté au ministre Rafiatou Monrou l’équipe qui dirige de mains de maître ladite formation, a souligné qu’il est important de donner aux fonctionnaires d’Etat, une formation pratique et technique. C’est, selon lui, l’objectif que poursuit Woman DNS Academy.
Pour Damien Magnon, le directeur général de l’Agence béninoise des technologies de l’information et de la communication, les 18 participantes doivent s’inspirer de l’exemple de la ministre de la Communication, car estime-t-il, elle est aussi une personne de renom quand on parle des Tics. Il n’a pas manqué aussi de profiter de l’occasion, pour rappeler les diverses difficultés auxquelles font face les formateurs. «La volonté y est mais ils manquent de soutien », a-t-il martelé.
Le ministre de l'Economie numérique et de la Communication, Rafiatou Monrou, quant à elle, soutient que cette initiative s’inscrit dans la droite ligne de la vision du président Patrice Talon qui encourage l’excellence. « On ne peut pas inventer l’excellence mais on peut la concurrencer et la vivre. Seul le travail peut nous aider », indiquera-t-elle. Tout en rassurant les participantes de son entière disponibilité à les accompagner, elle les a invitées à s’armer de courage pour réussir dans ce domaine qui est le leur. «Lorsque je vois les femmes évoluer dans un tel domaine, c’est la preuve que l’espoir est permis.», s’est-elle réjouit avant de leur souhaiter bonne chance.
La visite des équipements de l’Agence béninoise des technologies de l’information et de la communication par la ministre Rafiatou Monrou, a mis fin à cette sortie?

Actualités 14 oct. 2016


Edition 2016 de la Journée mondiale de la Poste : Les enjeux du secteur postal pour le développement de l’économie numérique

Dans le cadre des activités marquant la célébration de l’édition 2016 de la Journée mondiale de la Poste, le ministre de l’Economie numérique, de la Communication, Rafiatou Monrou, a rencontré jeudi 13 octobre, les acteurs du secteur postal du Bénin. L’objectif pour elle, est d’échanger avec eux, sur les enjeux du secteur postal. C’était dans la salle de conférence de son cabinet à Cotonou.

Echanger sur les enjeux du secteur postal pour le développement de l’économie numérique au Bénin et sur la relance des activités du cadre de concertation, tel est l’objectif que poursuit le ministère de l’Economie numérique et de la Communication. C’est du moins ce qu’on peut retenir de cette rencontre de la ministre Rafiatou Monrou avec les opérateurs postaux.

D’entrée, José Singbo, directeur des Affaires postales, a exposé les actions menées et en cours pour le développement du secteur. Il a, à l’occasion, présenté les opportunités offertes par les technologies de l’information et de la communication (Tics) et les stratégies de l’économie numérique.Il n’a pas aussi manqué de souligner que le secteur postal souffre de l’absence de réglementation et de régulation strictes. «Il n’y a pas un cadre juridique», a-t-il déploré.
Au nombre des problèmes soulevés par les opérateurs postaux, il y a entre autres : le manque de visibilité sur les possibilités réelles du secteur, les difficultés de collaboration avec la Poste du Bénin, la faiblesse et l’état désastreux du réseau routier béninois, l’inadaptation des ressources humaines et l’insuffisance des formations en logistique et transport.
En ce qui concerne les stratégies de l’économie numérique, les acteurs ont plaidé pour la construction des infrastructures numériques de bonne qualité, le développement de l’usage des Tics à travers le e-gouvernement et le e-service public et la mise en place d’un cadre règlementairepropice à l’éclosion de l’économie numérique.
Pour Edith Ezin, directrice générale adjointe de Top Chrono, le secteur postal est un vieux secteur et il est important que chaque acteur joue sa partition pour lui assurer un avenir meilleur.
Gilbert Bossa, président du Conseil d’administration de la Poste du Bénin,pense quant à lui, que si les acteurs postaux définissent les objectifs à atteindre et conjuguent leurs savoir-faire, il est certain que le développement des Tics plutôt que d’être un handicap, sera une immense opportunité pour tous.

Revoir le cadre de concertation

A en croire Nestor Amoussou-Kpakpa, directeur général de Mta-Bénin, pour mieux faire face aux difficultés que rencontrent les acteurs postaux, il faudra revoir les modalités de fonctionnement et les objectifs du cadre de concertation. « Le cadre de concertation est encore à une étape embryonnaire », a-t-il décrié.
Abondant dans le même sens que Nestor Amoussou-Kpakpa, Mamadou Aw, directeur général de DHL Bénin estime que le cadre de concertation permettra d’aller en profondeur des problèmes du secteur. «Il va permettre aux parties prenantes de comprendre et de prendre en compte, les préoccupations du secteur», a-t-il fait observer.
Selon Rafiatou Monrou, ministre en charge de l’Economie numérique et de la Communication, la Poste a de beaux jours devant elle et il faut œuvrer à ce que la population sache que c’est un secteur vivant et avantageux. «Tout le secteur postal, avec l’accompagnement de tous, doit être profitable à la population », a-t-elle indiqué. Elle a précisé que le Bénin ne peut pas aujourd’hui, s’abstenir de procéder à la mutation de son secteur postal. « C’est une mutation qui s’opère au plan mondial et c’est à cette seule condition que la poste sera profitable à la population», martèlera-t-elle.
Tout en manifestant sa disponibilité à accompagner les acteurs postaux, elle a rassuré les uns et les autres de l’organisation très prochainement d’une rencontre qui prévoit réellement le cadre de concertation, ce qui, affirme-t-elle, connaitra la participation des différentes structures concernées. « Il y aura un agenda précis pour faire le point des réalisations et les défis à relever », a-t-elle conclu?

Actualités 14 oct. 2016


Ministère des infrastructures et des transports: Les membres du Comité sectoriel de dialogue social en conclave à Grand-Popo

Une réunion statutaire du Comité sectoriel de dialogue du ministère en charge des Infrastructures et des Transports se tient depuis hier, jeudi 13 octobre à Grand-Popo dans le Mono. Le démarrage des travaux de ces assises a été marqué par une cérémonie d’ouverture présidée par le ministre, Hervé Hêhomey.

Après plusieurs reports, c’est finalement hier, jeudi 13 octobre, que s’est réunie pour le compte de l’année en cours, une session du Comité sectoriel de dialogue social du ministère en charge des Infrastructures et des Transports. Et ceci grâce à l’engagement personnel du ministre Hervé Hêhomey en charge du secteur. Ce dernier aurait pesé de tout son poids afin que soient mobilisées les ressources nécessaires à l’organisation de la session, selon le directeur de l’Administration et des Finances, Placide Ayatode. Ceci étant, la session a battu le rappel des partenaires sociaux du secteur, au total les 13 organisations syndicales ont répondu toutes présentes. A leurs côtés, on notait une forte présence des responsables portés à la tête des entreprises et organismes sous-tutelle et beaucoup de membres du cabinet du ministre.

Tenant à rappeler son attachement au fonctionnement correct du Comité sectoriel de dialogue social, l’autorité ministérielle aussi s’est portée sur les lieux de la session. Occasion pour le ministre Hervé Hêhomey d’exhorter ses collaborateurs à percevoir le mécanisme du dialogue social telle une « arme privilégiée de négociation» voire un outil devant garantir la paix sociale en complément, dira-t-il, des séances de concertations inclusives qu’il ne cesse d’initier. En somme, le crédit que le ministre accorde aux assises n’est que grand quant à leur vertu à promouvoir la culture de la différence, le sens d’écoute mutuelle et la capacité à anticiper les crises. C’est pourquoi, laisse-t-il entendre, «malgré les diverses contingences qui semblaient défavorables à son organisation, j’ai insisté pour que se tienne ne serait-ce qu’une session cette année».
Laquelle session va débattre de nouvelles revendications des travailleurs après avoir fait le point de la mise en œuvre des décisions issues de la dernière session de l’année 2015. Au nombre des préoccupations du secteur, figure la cessation de paiement de salaires au niveau de la Société du matériel des travaux publics (Smtp). Mouftaou Adjiboïcha, secrétaire général du syndicat de la structure, estime à environ 11mois, le nombre de salaires arriérés. Une situation contre laquelle le ministre a promis des solutions dans le cadre du budget exercice 2017. Celui-ci fait d’ailleurs l’objet d’une communication au cours de la présente session qui devra aussi procéder à la relecture du règlement intérieur du Comité sectoriel de dialogue et au renouvèlement de son bureau exécutif. Les neuf membres à élire seront installés pour un mandat de deux ans.

Actualités 14 oct. 2016


Les Biscuits de La Nation

«Je rêve d’une nation où chaque enfant atteint l’âge adulte et où les mères restent en bonne santé pour connaître la joie de devenir grands-mères. Tel est mon idéal. La tâche est considérable mais notre diversité fait notre force et, si nous sommes unis, rien ne pourra nous arrêter.»

Madame Claudine Gbènagnon Talon, Première dame du Bénin

« Si l’équipe du président de la République doit s’occuper de la gestion du passé, nous ne progresserons pas. Il y a des gens chargés de gérer cela. La Justice est là pour ça. Nous, nous sommes de l’Exécutif, et nous progressons, on avance »

Pascal Irénée Koupaki ; ministre d’Etat secrétaire général à la Présidence

« Pour régler le problème d’inondations à Cotonou, il faut que des populations acceptent de partir de la ville »
Professeur Emmanuel LAWIN, hydro météorologue

Actualités 14 oct. 2016


Assemblée nationale : Le Bénin doté d’une loi sur l’organisation de la concurrence

A leur quasi unanimité et une abstention celle de Lucien Houngnibo, les députés ont adopté jeudi 13 octobre à l’hémicycle, le projet de loi portant organisation de la concurrence en République du Bénin. Le vote favorable de ce texte s’est déroulé en présence du gouvernement représenté par le ministre chargé du Commerce, Lazare Sèhouéto.

Plus rien ne sera comme avant dans le secteur du commerce au Bénin. La concurrence déloyale souvent observée entre commerçants sera désormais régulée. C’est l’intérêt de la loi portant organisation de la concurrence en République du Bénin que les députés ont adoptée jeudi 13 octobre. C’est un texte de 86 articles qui vise à renforcer les mesures susceptibles de contribuer au développement d’un environnement plus concurrentiel des relations commerciales au bénéfice du consommateur. L’adoption de cette loi permettra désormais au Bénin d’assurer aux consommateurs des prix compétitifs et une liberté de choix des produits sur le marché, d’assurer à toutes les entreprises une chance égale de participer au développement de l’économie nationale et communautaire et de stimuler l’économie locale.

En effet, la politique de libéralisation installée en République du Bénin depuis le renouveau démocratique a pour fondement le principe de la liberté du commerce et par conséquent le libre-échange. Cette politique qui favorise l’émergence du secteur privé et l’accélération vers l’économie de marché comporte des conséquences aux plans social et économique, a noté le rapport de la commission des Finances et des Echanges de l’Assemblée nationale qui a examiné en avant-première le dossier. Cette libre concurrence se développe dans un contexte de libre échange et s’accompagne d’importants avantages aussi bien pour les producteurs, les industriels, les importateurs, les prestataires de services, les consommateurs que pour l’Etat. Ainsi, prenant conscience des dangers et opportunités qu’offre la mondialisation et pour supprimer les différents obstacles qui tendent à annihiler les effets bénéfiques de la libre concurrence, le gouvernement a décidé d’initier ce projet de loi pour non seulement favoriser la libre concurrence mais aussi améliorer les relations commerciales entre les acteurs du secteur du commerce et les consommateurs. D’où donc l'avènement de cette loi qui met désormais le Bénin en phase avec les sept autres pays de l’espace UEMOA disposant déjà chacun d’une loi nationale sur la concurrence. La loi adoptée hier par les députés traite notamment de la liberté des prix, des pratiques anti-concurrentielles, de la transparence du marché et de la concurrence déloyale, des pratiques individuelles restrictives telles que les ventes promotionnelles, de la sécurité du consommateur et du contrôle, de la constatation des infractions, de la poursuite et des sanctions. Les députés toutes tendances politiques ont trouvé le texte du projet de loi très pertinent. Toutefois, ils n’ont pas manqué d’amender certaines dispositions de la loi afin de rendre celle-ci plus efficace.

Le dossier d’information axée sur les crédits ajournés

Cerise sur le gâteau, les députés ont adopté au cours de leur séance plénière de jeudi 13 octobre le projet de loi portant autorisation de ratification d’un accord sur les changements climatiques. L’adoption de ce dossier porte à trois le nombre de points déjà examinés par les parlementaires à la faveur de la cinquième session extraordinaire de l’année 2016 dont l’ouverture a été demandée par le gouvernement. Les députés devraient poursuivre leurs travaux pour aborder le quatrième et dernier dossier inscrit à l’ordre du jour de la session. Ce dernier est relatif au projet de loi portant réglementation des bureaux d’information axée sur les crédits. Mais ce point n’a pas connu le même sort que les trois premiers. Les députés ont carrément décidé de son ajournement pour la seconde session ordinaire de l’année 2016 encore appelée session budgétaire et qui est prévue pour s’ouvrir le lundi 17 octobre prochain.

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Actualités 14 oct. 2016


Les Biscuits de La Nation

« Je suis de caractère plutôt effacé. Je n’aime pas beaucoup communiquer, je n’aime pas le spectacle. Et cela peut constituer une gêne. Mais je suis à l’aise dans ce défi, parce que ce qui me motive c’est réussir dans ce domaine à faire de grandes choses pendant ces 5 ans à venir et à montrer, à démontrer, que quand on a un pays à gérer avec compétence, avec efficacité et avec succès, on peut le faire au-delà du demi -périmètre qui a été le mien dans le domaine des entreprises. Et c’est avec plaisir que je m’acquitte, au quotidien, de cette tâche tout en essayant d’adapter ma personnalité aux exigences de la fonction »

Patrice Talon, président de la République du Bénin

« Le point central de notre action est d’accompagner le président de la République dans cette réforme. Le quinquennat réussira si la maison Justice est bien tenue. Et si ensemble nous accompagnons le président de la République dans les réformes essentielles pour lesquelles il a été élu »
Joseph Djogbénou Garde des Sceaux, ministre de la Justice

«Lorsque mes compatriotes ont constaté que l’opération de port de casque va contribuer à leur bonheur, ils se sont assagis. Avant l’opération, il y avait 20 cas d’accidents par jour dans la seule ville de Cotonou, aujourd’hui les accidents sont réduits de tiers et nous en sommes à 7 par jour. Donc c’est une opération salvatrice …et bien, congratulation à ceux qui l’ont inventée »
Richard Akodandé Commissaire de Police

Actualités 13 oct. 2016


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