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Nouvelles

Lutte contre l’hépatite B: Un vaccin obligatoire pour les nouveau-nés
Le Bénin introduit un vaccin contre l’hépatite B à la naissance dans son Programme élargi de vaccination. Le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, a donné le top de l’administration de ce vaccin, vendredi 2 octobre à l’Hôpital de la mère et de l’enfant à Cotonou, en présence des agents de santé et du représentant résident de l’Unicef au Bénin. Les nouveau-nés au Bénin sont désormais soumis au vaccin contre l’hépatite B, conformément à une décision du gouvernement. Ce vaccin monovalent et uni-dose a été introduit dans le Programme élargi de vaccination au Bénin, sous la férule du ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin et des partenaires du secteur de la santé, dont l’Unicef et l’Organisation mondiale de la Santé. L’opération a débuté, vendredi 2 octobre dernier à l’Hôpital de la mère et de l’enfant (Homel), par une dose dudit vaccin administrée aux nouveau-nés. Elle sera élargie à toute l’étendue du territoire national. Les nouveau-nés doivent bénéficier systématiquement de ce vaccin, selon les explications des autorités présentes à la cérémonie. « C’est avec beaucoup d’émotion et de plaisir que je déclare qu’à partir de ce jour, la transmission de l’hépatite B de la mère à l’enfant est définitivement conjuguée au passé grâce à la vaccination des enfants dès la naissance », a martelé Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé. Jour mémorable, selon lui, il marque le point de départ de la grande croisade contre l’hépatite B. Ce virus se transmet de la mère à l’enfant et la contamination se fait quasi exclusivement lors de l’accouchement où le risque de transmission peut atteindre 90 %, causant plus de 20 % de la mortalité périnatale, selon Claudes Kamenga, représentant résident de l’Unicef au Bénin. Présentant ses manifestations, Claudes Kamenga indique que les nourrissons infectés survivants développent au cours de leur première année de vie une infection chronique qui fait le lit du cancer de foie. «La vaccination à la naissance constitue un moyen très efficace de réduire ce risque d’infection et de sauver des milliers d’enfants», a indiqué Claudes Kamenga qui affirme que l’introduction du vaccin contre l’hépatite B à la naissance permettra de prévenir la transmission mère-enfant tout comme la morbidité et la mortalité liées à l’infection. Précisant que l’introduction du vaccin revêt une importance capitale pour la survie et le développement de l’enfant, le représentant de l’Unicef martèle que l’infection par le virus de l’hépatite B constitue la cause de près de 80 % des carcinomes hépatocellulaires, l’un des cancers les plus mortels et les plus répandus en Afrique. L’hépatite B, poursuit le représentant résident de l’Unicef cause chaque année dans le monde, le décès de plus de 600 000 personnes et constitue un véritable problème de santé publique. « C’est une victoire certaine qui est le couronnement des efforts conjugués du gouvernement, des partenaires techniques et financiers et de tous les acteurs impliqués dans la chaîne de prévention et de prise en charge des enfants », fait savoir Benjamin Hounkpatin. Prévenir la maladie D’après le premier rapport mondial de l’Organisation mondiale de la Santé sur l’hépatite, 325 millions de personnes vivaient en fin 2015 avec une infection chronique causée par le virus de l’hépatite B ou de l’hépatite C, précise le ministre de la Santé qui souligne que la situation des mères et nouveau-nés est préoccupante par rapport à l’hépatite B. Il informe que la prévalence de l’hépatite B chez les femmes enceintes varie de 8 à 15 % en Afrique avec des chiffres plus élevés pour la région subsaharienne dont le Bénin. Chez les enfants nés de mères porteuses du virus de l’hépatite B, la prévalence de la maladie s’élève jusqu’à 55 %. Dans la grande majorité des cas, la maladie de l’hépatite est asymptomatique, c’est-à-dire que beaucoup de personnes porteuses ne présentent aucun signe de la maladie. Ce qui favorise la propagation rapide, mais silencieuse de la maladie dans la population qui n’a pas suffisamment de connaissance sur son mode de transmission. D’où la nécessité de prévenir cette maladie, d’après Benjamin Hounkpatin. Depuis août 2002, le Bénin ayant pris conscience de la situation, a introduit la vaccination contre l’hépatite B dans le Pev, et elle est administrée à partir de la sixième semaine de vie. « C’est à juste titre que le Bénin s’engage à offrir à ses nouveau-nés le vaccin contre l’hépatite B, pour démarrer leur protection dès les premières 24 heures de vie. Tous les nouveau-nés quel que soit leur lieu de naissance, doivent bénéficier de ce vaccin dans le même délai », a rassuré le ministre de la Santé. Santé 05 oct. 2020


Mono: Des mesures fortes contre la divagation des bêtes domestiques
Levée de boucliers contre la divagation des bêtes domestiques dans le département du Mono. En première ligne de ce combat, le préfet Komlan Zinsou suivi des maires et leurs conseils respectifs. Dans les communes, les dispositions sont en train d’être prises pour ne plus voir les animaux domestiques disputer les voies avec les véhicules. Fini l’état de grâce pour les animaux qui se pavanaient sur les espaces publics des territoires du Mono. Des mesures fortes allant jusqu’à la saisie des bêtes en divagation suivie de sanctions pécuniaires pour leurs propriétaires sont désormais remises en vigueur. Il est prévu également, au titre des mesures, la remise des bêtes capturées aux pensionnaires de la prison civile de Lokossa ou à ceux des orphelinats pour leur alimentation. Ceci, au cas où les propriétaires n’accompliraient pas les diligences pour libérer leur bête dans un délai de 72 heures. La guerre contre la divagation des bêtes domestiques a été déclenchée par le préfet du département, Komlan Zinsou, qui a instruit, à travers le message radio numéro 9/581/Pdm/Sg/Spat, les conseils communaux à jouer leur partition. Du coup, de Bopa à Grand-Popo en passant par Lokossa, Athiémé, Houéyogbé et Comé, des diligences ont été accomplies dans le sens de mettre fin à la divagation des animaux domestiques, devenue un facteur d’insécurité, notamment pour les usagers de la voie. Aucune voie du département n’est épargnée par le phénomène des bêtes disputant la chaussée avec les véhicules.Le spectacle est plus affligeant au niveau du chef-lieu du département et sur la principale route appelée Colodo (Comé-Lokossa-Dogbo). De lourdes sanctions En se basant, par exemple, sur l’arrêté numéro 96/057Cl/SG/Dsapp/Dst-Sse/Sa portant interdiction de la divagation des animaux domestiques sur le territoire communal de Lokossa, acte administratif pris suite à la circulaire du préfet, on se rend compte que c’est avec la main lourde que toute transgression du nouvel ordre sera découragée.Signé du maire Gervais Hounkpè Houénou,l’arrêté stipule que tout animal surpris en divagation contraint son propriétaire à payer une amende de 10 000 francs Cfa à la mairie en plus de la saisie de l’animal. La sanction pécuniaire passe à 20 000 francs Cfa en cas d’accident causé par une bête laissée en divagation. Dans ce contexte, outre l’amende à verser à la mairie, la bête ayant causé l’accident sera saisie et son propriétaire contraint à prendre en charge l’intégralité des frais relatifs aux soins administrés aux victimes de l’accident. S’il s’agit d’une volaille surprise en état de divagation, elle sera non seulement saisie mais son propriétaire va verser une somme de trois mille francs Cfa dans les caisses de la mairie. Tout manquement à ces dispositions ainsi que l’absence de propriétaire pour les bêtes capturées contraignent la mairie à faire don des animaux à la prison civile de la cité des Kotafon ou aux orphelinats. Ceci, 72 heures après la capture des bêtes surprises en divagation. Les prochains jours ne sont donc plus à l’avantage des animaux habitués à se pavaner dans les rues ainsi que leurs propriétaires. Société 05 oct. 2020


Enseignement secondaire: De nouvelles salles équipées pour 15 collèges publics
Le ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle (Mestp) a remis, vendredi 2 octobre dernier, au Collège d’enseignement général (Ceg) d’Assanlin à Tindji dans la commune de Za-Kpota, les clés de nouveaux modules de classe équipés aux responsables de quinze collèges de plusieurs départements. Le coût global des réalisations est de 840 40 478 F Cfa, entièrement financé par le budget national. Le besoin des établissements secondaires en infrastructures scolaires est un tant soit peu satisfait. C’est le moins qu’on puisse dire au regard de la cérémonie de remise de clés de nouveaux modules de classe équipés aux responsables de quinze établissements de plusieurs départements qui a eu lieu à Za-Kpota. Parlant du projet, Arsène Zocli, directeur de la Programmation et de la Prospective du Mestp, indique que pour le compte de l’enseignement secondaire général, des modules de quatre salles de classe au profit de quinze établissements publics d’enseignement secondaire général sont destinés aux communes d’Abomey- Calavi, de Ouidah, d’Allada, de Toffo, d’Athiémé, de Comè, de Houéyogbé, de Zogbodomey, et de Zakpota. Outre ces modules de classe, 1200 m linéaires de mur de clôture ont été construits ainsi qu’un bloc administratif respectivement au Ceg la Vallée de Gbèko dans la commune de Dangbo et au Ceg3 de Ouidah. Pour sa part, Mathias Affomaï, conseiller technique en charge du suivi des réformes et des projets,précise que le coût global des réalisations dans ces établissements publics est de 840 406 478 F Cfa, entièrement financé par le budget national.Quant aux réalisations faites dans l’enseignement et la formation techniques et professionnels dans les communes de Ouidah, Comé, Savalou et Tchaourou, elles portent sur la construction des modules de salles de classe, dortoirs, blocs administratifs et réfectoires et d’une valeur de 284 202 648 F Cfa. Au total, ajoute Mathias Affomaï, une bagatelle de 1 124 609 126 F Cfa a été investie pour construire ces différents ouvrages au profit de l’enseignement secondaire général et la formation technique et professionnelle. Après la réception des clés des nouvelles infrastructures, tour à tour, les bénéficiaires ont remercié le gouvernement pour cet important investissement qui témoigne une fois encore de l’intérêt porté pour le système éducatif en général et le sous-secteur de l’enseignement secondaire et la formation technique et professionnelle en particulier. Il faut rappeler que ce projet relève du Programme d’action du gouvernement (Pag) qui fait de l’éducation l’une de ses priorités dans son axe stratégique n° 5 qu’est « l’amélioration des performances de l’éducation » et des plans de travail annuels 2019 et 2020 du ministère de l’Enseignement secondaire. Education 05 oct. 2020


2e édition du Festival du sport féminin: Les femmes réfléchissent sur les défis
Venues des associations et fédérations nationales, les femmes leaders du mouvement sportif national ont participé samedi 3 octobre dernier à la 2e édition du Festival du sport féminin à Cotonou. Au cours de cet évènement organisé par le Comité national olympique et sportif béninois (Cnos-Ben) elles ont réfléchi sur les défis à relever en vue d’une meilleure pratique des activités sportives. Réunies autour de Julien Minavoa, président du Comité national olympique et sportif béninois (Cnos-Ben), les femmes leaders du mouvement sportif national ont pris part à l’atelier de réflexion organisé dans le cadre de la 2e édition du Festival du sport féminin. Elles ont réfléchi sur plusieurs thèmes au cours de cet évènement tenu en marge de la Journée internationale de la femme mais différé à cause du coronavirus. L'objectif du Cnos-Ben, selon Julien Minavoa est d'offrir aux femmes un espace d'échanges, de partage d'expériences, de réflexion pour permettre au Cnos-Ben d'orienter sa politique pour la promotion du leadership féminin au sein du mouvement sportif béninois. Ainsi, les six panels constitués de femmes se sont penchés sur les freins à la pratique du sport féminin ainsi que sur les défis et les actions à mener pour améliorer les performances des athlètes féminines dans le sport de haut niveau. « Nous avons fait du chemin et il est nécessaire de faire un bilan d’étape de ce parcours du combattant parfois parsemé d’embûches », a-t-il déclaré. Après les travaux en atelier, Constance Meffon, coordonnatrice des travaux au niveau du premier panel, a exprimé sa satisfaction pour cette initiative qui a permis aux femmes de réfléchir sur les actions pour rendre visible le sport féminin au Bénin. Plusieurs raisons justifient la non valorisation de la pratique du sport chez les dames. Il s’agit de l’ignorance des avantages et la mise sous le boisseau des performances des femmes athlètes. « Il faut non seulement que l'athlète femme donne l'importance à ce qu'elle fait mais aussi que son milieu favorise son émergence », a-t-elle confié. Elle recommande que les responsables d’associations et de fédérations aident les athlètes à créer leurs fan-clubs. Elle propose aussi que les fédérations élaborent une politique de communication pour donner de la visibilité aux femmes sportives. Au sujet des obstacles à la pratique du sport de haut niveau par les femmes, Lamatou Tégbé, ancienne basketteuse, experte-formatrice de basket-ball pense qu’ils sont liés à l'absence de politique, à la culture africaine ou béninoise et au manque de suivi de la femme sportive. Elle invite les associations et les fédérations à lever ces barrières en vue de l’épanouissement de la gent féminine en sport. Après avoir travaillé sur le thème ''Femmes et encadrement technique: défis'', le groupe de Rafiatou Sitou, présidente de l’Association pour la promotion des valeurs sportives, estime que les femmes ont besoin de soutiens financiers, de formation et de sensibilisation à l’alphabétisation afin de saisir les opportunités d'emploi que le sport offre. Sports 05 oct. 2020


Accès universel à l'éducation: La scolarité des migrants menacée par le Covid-19
Alors que les Nations Unies essaient de concrétiser les Objectifs de développement durable et particulièrement le quatrième consistant à assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, la pandémie du Covid-19 pourrait réduire à zéro de nombreux efforts fournis récemment. Dans tous les pays, le quotidien des enfants est particulièrement chamboulé par la présence du Covid-19. Garderies, crèches, écoles, universités, apprentissages, formations, tout est perturbé. Quand on sait que plus de la moitié des 79,5 millions de personnes déplacées internes ou des réfugiés sont des enfants, on comprend mieux l’inquiétude, dans le contexte actuel, du chef du Haut-commissariat en charge des réfugiés, Filippo Grandi. Il constate que «l’écart entre les élèves réfugiés et la population scolaire générale demeure énorme, surtout aux niveaux plus élevés d’enseignement. Avec l’augmentation incessante du nombre de personnes déracinées à travers le monde, stabiliser les taux de scolarisation relève de l’exploit. » Taux de scolarisation des réfugiés : Primaire : 77 % ; Secondaire : 31 % ; Enseignement supérieur : 3 % Enseignement supérieur En 2018, le taux de scolarisation des réfugiés dans le secondaire est passé de 23 à 24 % et, 3 % étaient inscrits dans des établissements d’enseignement supérieur. L’année 2019 a été une année record pour le programme de bourses d'études supérieures du Hcr, connu sous le nom de programme Dafi (Albert Einstein German Academic Refugee Initiative), qui est largement financé par les gouvernements allemand et danois. Les boursiers étaient originaires de 45 pays. La majorité des étudiants venaient de Syrie (29 %), suivis de ceux d’Afghanistan (14 %), du Soudan du Sud (14 %), de Somalie (10 %) et de la République démocratique du Congo (6 %).Les cinq principaux pays d'accueil étaient l'Éthiopie, la Turquie, la Jordanie, le Kenya et le Pakistan. Dans les pays où le taux brut de scolarisation des réfugiés est inférieur à 10 %, comme l'Éthiopie et le Pakistan, toutes les filles risquent de ne plus jamais retourner à l'école. Les filles particulièrement concernées Selon une étude du Fonds Malala sur l’éducation des filles et le Covid-19, près de 10 millions de filles pourraient ne plus fréquenter le secondaire une fois la pandémie de coronavirus passée. Concernant les jeunes filles réfugiées, environ 50 % d’entre elles pourraient ne pas retourner à l’école, à la reprise des cours. Les filles réfugiées déscolarisées sont exposées à des risques accrus d’exploitation, de violences sexuelles et sexistes, de grossesse et mariage précoces. Nous savons pourtant que les femmes qui font des études secondaires gagnent en moyenne près de deux fois plus que celles n’ayant aucune éducation. Selon l’Unesco, si toutes les filles terminaient le cycle élémentaire, les mariages d’enfants diminueraient de 14 %. Si celles-ci finissaient l’école secondaire, ce chiffre chuterait de 64 %. Covid-19 La pandémie du Covid-19 a aussi des répercussions sur l’éducation des étudiants-réfugiés, dont 85 % résident dans des pays en développement. Certains étant touchés par les fermetures d'écoles, l'apprentissage à distance n'est pas toujours disponible et même si c'est le cas, les téléphones portables, tablettes, ordinateurs portables, téléviseurs et radios ainsi que la connectivité Internet ne sont souvent pas accessibles aux personnes déplacées. Le coronavirus pourrait réduire à néant les rêves et les ambitions de ces jeunes réfugiés. Les conséquences socio-économiques de la pandémie non seulement restreignent les opportunités, mais peuvent également contraindre les élèves déplacés et démunis à abandonner l'école et à travailler, à la mendicité et aux mariages précoces, pour essayer de subvenir aux besoins de leur famille. Par Catherine Fiankan-Bokonga, Correspondante accréditée auprès de l’Office des Nations Unies à Genève (Suisse) Education 05 oct. 2020


Riposte contre le Covid-19:Du matériel de prévention aux ménages à Ifangni
5 00 dispositifs de lavage des mains et 2 000 cache-nez à usage continu ont été offerts, ce jeudi 1er octobre, aux ménages à Ifangni. Le geste émane de l’Ong Autre Vie pour permettre aux bénéficiaires de mieux se protéger contre la pandémie du Covid-19. 6 50 ménages de la commune d’Ifangni bénéficient de 500 dispositifs de lavage des mains et de 2 000 masques à usage continu. Ce lot d’équipements officiellement remis ce jeudi au maire d’Ifangni, Franck Okpéïcha, est un don de l’Ong Autre vie en vue de permettre aux communautés de mieux faire face à la pandémie du Covid-19. Pour le directeur exécutif de l’Ong Autre Vie, Romuald Djivoessoun, ce don s’inscrit dans la série d’activités en communauté engagées par son organisation dans le cadre de la mise en œuvre du projet de nutrition et de développement de la petite enfance (Pndpe) dont l’objectif est d’améliorer la prestation des interventions et des services de nutrition et de développement de la petite enfance dans les zones cibles, notamment la commune d’Ifangni. Il s’agit d’un projet du gouvernement béninois financièrement appuyé par l’Association internationale pour le développement (Aid) à travers le secrétariat permanent du Conseil national de l’alimentation et la nutrition. En d’autres termes, le projet vise à renforcer les interventions communautaires pour l’adoption des bonnes pratiques d’hygiène et le lavage régulier des mains à l’eau et au savon. La finalité de toutes ces actions, précise Romuald Djivoessoun, est de contribuer au renforcement du capital humain, l’un des piliers du Programme d’action du gouvernement (Pag) et de promouvoir les bonnes pratiques d’hygiène pour la maitrise du taux de malnutrition. Le directeur exécutif de l’Ong Autre Vie a invité les populations bénéficiaires à une bonne utilisation des équipements pour l’atteinte des objectifs, notamment celui de sauver les vies. Des impacts positifs Romuald Djivoessoun a insisté sur les impacts positifs du projet qui permet d’observer sur le terrain de plus en plus des changements dans les pratiques alimentaires et nutritionnelles du nourrisson et des jeunes enfants dans les villages d’intervention ; l’accroissement de l’utilisation par les ménages des services de santé; l’organisation des femmes de plus en plus renforcées dans la production, la conservation, le stockage et la transformation ainsi que la consommation des aliments locaux à haute valeur nutritive et l’adoption par les communautés plus que par le passé des bonnes pratiques en matière d’assainissement, d’hygiène et de traitement de l’eau de boisson à domicile. Le projet promeut par ailleurs une alimentation scolaire intégrée destinée à augmenter le taux de rétention en milieu scolaire et le renforcement des capacités des apprenants. Toutes ces actions ont été rendues possibles grâce à une équipe d’animateurs spécialisés déployée sur le terrain à cet effet dans les communautés bénéficiaires, informe Romuald Djivoèssoun. Le maire d’Ifangni, Franck Okpéicha, loue cette initiative de l’Ong Autre Vie qui vient rehausser les efforts du conseil communal dans le cadre de la riposte contre la propagation du coronavirus au niveau de la commune. Société 02 oct. 2020


Congrès électif de la Fédération béninoise de rugby:Faustin Dahito reconduit pour 4 ans
Les clubs affiliés et actifs de la Fédération béninoise de Rugby ont pris part ce jeudi 1er octobre à l’assemblée générale élective de l’institution à l’auditorium Marius Francisco à Cotonou. Après approbation des rapports et du quitus de gestion du comité exécutif, Faustin Dahito, président sortant, a été réélu à la tête du comité exécutif pour un nouveau mandat de 4 ans. Faustin Dahito, président sortant de la Fédération béninoise de Rugby reprend les rênes de l’institution, pour un nouveau mandat de quatre ans, au terme du congrès électif tenu, jeudi 1er octobre à l’auditorium Marius Francisco à Cotonou. Reportés pour défaut de quorum, mercredi 16 septembre dernier, les travaux se sont déroulés dans une ambiance bon enfant malgré l’absence des responsables de Bulldozer, de 111 Rugby Club et de Dinausaures, tous de Porto-Novo. Conformément à l’article 29 des statuts de la Fébérugby, les représentants du ministère des Sports, Félix Hessou et du Comité national olympique et sportif béninois, Fernando Hessou, ont autorisé la poursuite des travaux en présence de Elvis Tano, trésorier général de Rugby Afrique. Ainsi, les délégués de Margouillarts, Dauphins, Bulldozers, 111 Rugby Club, Alligators, Najas, Dinosaures ont approuvé à l’unanimité les rapports d’activités et le quitus de gestion du comité exécutif sortant. Conduite par une commission électorale ad hoc, l’élection des membres du comité exécutif s’est déroulée en toute transparence avec les 12 électeurs présents. Plébiscité à l’issue du vote, Faustin Dahito a exprimé sa reconnaissance aux dirigeants de tous les clubs qui ont participé aux travaux. Prenant acte du contexte dans lequel cette assemblée générale s’est tenue, il a promis de travailler à la réunification de la famille du rugby. « Nous avons la responsabilité d’unir tous les acteurs du rugby béninois en mettant fin aux dissensions internes », a-t-il déclaré. Pour lui, de grands défis restent à relever pour le développement de cette discipline au Bénin. Il envisage d’améliorer la visibilité du Bénin à travers le rugby au plan continental et international. « Nous devons aller à World rugby d’ici deux ans après avoir réglé tous les problèmes administratifs pour plus de dynamisme », a-t-il poursuivi. Fernando Hessou, secrétaire général du Cnos-Ben a félicité les membres du nouveau comité pour leur élection. Il a ensuite invité les acteurs à une meilleure collaboration en vue de développer ce sport au Bénin. Il leur conseille enfin, de mettre en place un plan stratégique de développement pour permettre au rugby béninois d'être présent sur le continent et dans le monde. Rassurant les nouveaux membres du comité exécutif du soutien de Rugby Afrique, Elvis Tano, trésorier général de cette instance africaine les a exhortés pour sa part, à promouvoir le rugby sur toute l’étendue du territoire national en multipliant les clubs. « Vous avez l'appui de Rugby Afrique qui vous demande de faire preuve de bonne gouvernance et d’unir la famille du rugby », a-t-il conclu. -------------------------------- Composition du bureau ----------------------- Président : Faustin Dahito Vice-président : Damien Gnonlongan Secrétaire général : Folly Amavi Secrétaire général adjoint : Rosvelt Fotso Trésorier général : Ghislaine Donté Trésorier général adjoint : Romain Hounkponou Responsable à l’Organisation : Arsène Winsavi 1er organisateur général : Abel Semassou 2e organisateur général : Clément Alotcho Représentant des femmes : Diane Kpati Représentant des arbitres : Hilaire Gbaguidi Commissaires aux comptes : Jules Feliho et Aubin Agbatotchi Sports 02 oct. 2020


Opportunités aux demandeurs d’emploi: La plateforme ‘‘Emploisanté’’, une réalité
La plateforme ‘’Emploisanté’’ a été mise en service, ce jeudi 1er octobre par Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé. Elle vient combler un vide en matière de gestion prévisionnelle des ressources humaines en santé du point de vue de l’offre et de la demande. La plateforme ‘’Emploisanté’’ est une aubaine pour les jeunes diplômés sans emploi, en condition de sous-emploi et les professionnels de la santé à la retraite. Cette marque du gouvernement conçue pour promouvoir des opportunités d’emploi à l’endroit de ces cibles est aussi une bouffée d’oxygène pour le secteur de la santé. « Pour réussir les réformes dans le secteur de la santé, il est nécessaire en dehors du renforcement en équipements d’infrastructures, de disposer de ressources humaines compétentes pour animer les formations sanitaires. La plateforme ‘’Emploisanté’’ est une banque de données des professionnels de la santé disponibles sur le marché du travail, destinée à rendre plus performante l’offre de soins au regard des fortes sollicitations auxquelles doivent faire face les formations sanitaires », explique Adidjatou Mathys, ministre du Travail et de la Fonction publique. La conception de cet outil fait suite à certaines irrégularités relevées. « Les différents diagnostics réalisés sur le système sanitaire au Bénin révèlent des déficits quantitatifs et qualitatifs en ressources humaines en santé dans notre pays. Ce déséquilibre est plus accentué dans certains départements et plus particulièrement dans certaines zones sanitaires du pays où l’Etat a du mal à assurer la fidélisation au poste des agents recrutés », dévoile-t-elle. La base de données des professionnels de la santé conçue est une réponse appropriée à ces préoccupations dans une large mesure. Cette initiative permettra de résoudre la question du chômage des jeunes en permettant de les mettre à la disposition des formations sanitaires, après une sélection rigoureuse et transparente par le biais d’un contrat de prestation selon leur domaine de compétence. « Pour lutter contre le chômage, il faut permettre aux jeunes en fin de formation d’avoir accès à l’information sur les offres de services ainsi que sur la main-d’œuvre déjà disponible. ‘’Emploisanté’’ apporte dorénavant une réponse à ce besoin », développe Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé. Un outil au service des professionnels de la santé C’est un outil simple au service des professionnels de la santé où qu’ils se trouvent. « Emploisanté » est une plateforme nationale dynamique, facile d’accès et de mise à jour et vise une base de données des professionnels de la santé, toutes catégories confondues disponibles sur le marché du travail au niveau national et de la diaspora », apprécie-t-il. Il présente la charpente de la plateforme : « C’est un outil de mise en relation de l’offre et de la demande dans le secteur de la santé qui permet de recenser les titulaires des diplômes des professions de la santé en situation de chômage, de retraite et de sous-emploi, d’évaluer les compétences des professionnels recensés conformément aux exigences du métier, de réaliser une cartographie des compétences retenues et des zones à desservir et de présenter l’état des lieux des compétences recensées mobilisables pour un futur déploiement dans les formations sanitaires publiques qui en ont un grand besoin ». En introduisant dans un navigateur plateforme web l’adresse www.emploisantegouv.bj, les professionnels de la santé en quête d’emploi seront redirigés vers la page d’accueil à partir de laquelle, ils pourront s’inscrire et se connecter afin d’accéder aux différentes fonctionnalités. La mise en oeuvre de cette nouvelle solution pour le renforcement du capital humain dans le secteur de la santé démarre avec l’expérimentation du processus de recrutement des sages-femmes d’Etat au cours de ce mois d’octobre. Benjamin Hounkpatin et Adidjatou Mathys exhortent les professionnels de la santé concernés à s’inscrire massivement et à suivre son animation au quotidien afin de ne pas rater les opportunités d’emploi qui seront publiées. Société 02 oct. 2020


Financement de la lutte contre la pandémie du Covid-19: Plus de 380 millions francs Cfa au profit du Mono
L’Agence américaine de développement (Usaid) appuie le département du Mono avec une somme d’environ sept cent quinze mille dollars Us, soit plus de trois cent quatre-vingts millions francs Cfa pour financer la lutte contre la propagation du Covid-19. La cérémonie de lancement des actions qui seront financées grâce à cette cagnotte a réuni, mercredi 30 septembre dernier à Lokossa, les parties prenantes sous l’égide du préfet Komlan Zinsou. C’est parti pour dix mois d’intenses activités de lutte contre la propagation du Covid-19 dans le Mono. Ces activités sont, entre autres, le renforcement de capacités, la mobilisation sociale, la communication pour un changement de comportement et l’acquisition des dispositifs de lavage des mains pour le milieu scolaire. Ceci,pour contribuer à la prévention de la maladie. Outre les établissements d’enseignements de la maternel, primaire et secondaire, technique et de la Formation professionnelle, les autres cibles privilégiées sont les marchés, les espaces de grands regroupements et les frontières terrestres avec les pays voisins du Bénin. Pour ces endroits, il est prévu l’acquisition de speakers et de mégaphones à installer pour la diffusion des messages en langues locales.La feuille de route des interventions, au niveau du Mono, s’inspire du plan national de riposte élaboré et budgétisé par le gouvernement, laisse entendre Fortuné Challa, représentant de l’Usaid. Il explique que le financement accordé par son institution s’entend comme la contribution américaine au budget du plan national. Deux cent trente millions francs Cfa déjà engagés L’approche consistant à orienter cette contribution directement vers les communautés, relève M. Challa, est voulue par le gouvernement du Bénin engagé dans une démarche de gestion plus efficiente de ses accords de partenariat. Il note que le soutien financier estimé à plus de trois cent quatre-vingts millions francs Cfa accordé au Mono, s’agrège aux financements de l’Usaid dont bénéficiait déjà le projet Renforcement du paquet d’intervention à haut impact au niveau communautaire (R-Pihi-com). Le projet R-Pihi-com et son bras opérationnel, l’Organisation non gouverne-mentale Bupdo, ont pour mission de réussir les actions anti-Covid-19 dans leur département d’intervention qu’est le Mono. Martin Edjitchè, directeur du projet R-Pihi-com, indique que quatre cent quinze mille dollars Us, soit deux cent trente millions francs Cfa sont déjà engagés pour diverses dépenses sur les sept cent quinze mille dollars Us mis à disposition. Pour être impactées, les communes doivent disposer des plans de riposte, de suivi et d’intervention ainsi que d’une brigade communautaire qui constitue la clé de voûte de la stratégie au niveau communautaire tant prônée par le ministère de la Santé. La même dynamique est en cours au sein des zones sanitaires des départements de la Donga, de l’Atlantique et des Collines. Les représentants du ministre de la Santé et du ministre en charge de l’Enseignement secondaire puis le préfet du Mono ont prié, tour à tour, le représentant de l’Usaid de transmettre à sa hiérarchie ainsi qu’aux citoyens américains la reconnaissance du peuple béninois pour leur soutien en cette période critique où la pandémie n’épargne aucune nation. Selon eux, la mobilisation du financement mis à disposition par l’Usaid ne serait pas possible sans la contribution des Américains. M.Edjitchè et les partenaires de sa structure ont, en marge de la cérémonie de lancement des activités, échangé autour de la feuille de route. Des maires et des représentants du ministère de la Santé ainsi que ceux des ministères en charge des Enseignements maternel et primaire, puis secondaire, technique et de la Formation professionnelle ont aussi pris part aux échanges. Il a été question de la mise en œuvre des actions dans la transparence et la rigueur. « Il y a une planification qui démarre dès le début de ce mois d’octobre 2020. Ceci, parallèlement à la formation sur le Covid-19 des relais qui se poursuit dans certaines zones sanitaires », a fait savoir M. Edjitchè. Actualités 02 oct. 2020


Programme spécial d’insertion dans l’Emploi: Les premiers bénéficiaires mis à la disposition des entreprises
Les tout premiers bénéficiaires du Programme spécial d’insertion dans l’Emploi (Psie) ont été mis à la disposition des entreprises appelées à les employer. C’est à travers une cérémonie, ce jeudi 1er octobre à Cotonou, au cours de laquelle il a été salué une fois encore la clairvoyance du gouvernement en initiant ce programme d’envergure nationale. La première cohorte de 79 bénéficiaires du Programme spécial d'insertion dans l'Emploi (Psie) a été mise à la disposition des entreprises, ce jeudi 1er octobre à Cotonou. Au cours de la cérémonie, Urbain Amégbédji, directeur général de l'Agence nationale pour l’Emploi, a salué la vision du chef de l'État qui a initié ce programme pour non seulement accompagner les entreprises qui ont un besoin de compétences mais aussi aider les jeunes en chômage à faire une expérience de travail. Il se dit heureux d’avoir conduit ce programme auquel ont pris part plus de 60 000 jeunes Béninois. « La compétition a été rude et les entreprises peuvent se réjouir de recevoir les meilleurs candidats », a-t-il déclaré. Selon lui, seuls les critères de compétence et de travail bien fait ont permis de retenir ces jeunes. «Vous avez les jeunes qui vont vous aider à accroître vos chiffres d'affaires», a-t-il poursuivi. Au regard du travail abattu avant la sélection de ces jeunes, il reste persuadé que les responsables d’entreprises ne regretteront pas d’avoir participé à ce programme. Abondant dans le même sens, Charlemagne Lokossou, coordon-nateur du programme, se félicite de l’aboutissement de ce processus qui a démarré depuis le 1er juillet dernier. « Cette cérémonie marque le début de l'entrée en emploi des 79 premiers allocataires sélectionnés à la suite d’un long processus », a-t-il confié. Il a fallu, selon lui, traiter les dossiers de près de 60 000 candidats et de 1 776 entreprises dont 192 éligibles capables d’embaucher 757 personnes. Saluant la clairvoyance du gouvernement en initiant ce programme, il ne doute pas de la capacité de ces jeunes à servir loyalement dans les entreprises. Bienvenu Mongadji, représentant du directeur général de l’Agetip Bénin, au nom des entreprises bénéficiaires, a exprimé sa reconnaissance au gouvernement pour avoir pensé appuyer le secteur privé à travers ce programme. « C'est un programme qui va beaucoup apporter aux entreprises et nous ne doutons pas de la qualité de ces jeunes retenus», a-t-il fait remarquer. Après avoir reçu sa lettre de remise à l’emploi, Prospère Dagnivo, au nom des jeunes bénéficiaires, remercie le gouvernement pour avoir pensé à la jeunesse. Il prend l’engagement de respecter les clauses du contrat, la déontologie professionnelle et aider les entreprises à atteindre leurs objectifs. Société 02 oct. 2020


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