La Nation Bénin...



Résultat pour : FC 26 monedas Visité Buyfc26coins.com. ¡Fantástico! Mejor de lo que esperaba..UCNd

Nouvelles

Reckya Madougou invitée sur « Le club de L’Economiste »: « 72 % des jeunes africains sont pour l’entrepreneuriat »
Le journal L’Economiste a reçu pour son émission «Le club de L’Economiste» du mercredi 30 septembre, Reckya Madougou, ancienne ministre et actuellement conseillère spéciale du chef de l’Etat togolais. En plus des précisions sur son dernier ouvrage, les échanges ont porté sur divers sujets en lien avec le développement. L’émission « Le club de L’Economiste » est une libre tribune du journal L’Economiste qui reçoit des leaders qui mènent des actions positives pour le développement, notamment au Bénin et en Afrique. Reckya Madougou, ancienne ministre et actuellement conseillère spéciale du chef de l’Etat togolais, a été l’invitée du numéro du mercredi 30 septembre. A peine son ouvrage « Soigner les certitudes » publié, que l’ancienne ministre de la Microfinance et garde des Sceaux sous le président Boni Yayi a été invitée à se prononcer sur des thématiques touchant au développement des pays de la sous-région et de l’Afrique en général. Sur l’initiative, elle a dit tout le bien qu’elle en pense, se réjouissant de voir un organe de presse spécialisé prendre sur lui un tel challenge. « Nous mettons trop l’accent sur la politique politicienne, mais certaines voix commencent à comprendre qu’il faut tailler une part importante aux questions de développement », a-t-elle apprécié. « Soigner les certitudes », son dernier livre a retenu l’attention des participants qui ont voulu en savoir davantage sur les conditions qui l’ont vu naître. « Je pars de la narration d’un domaine militant et j’en arrive justement à un militantisme économique qui a été le nœud de cet ouvrage », explique l’invitée. Elle a analysé des faits qui ont conduit à l’édition de cet ouvrage considéré à tort comme sa deuxième publication après « Mon combat pour la parole ». Pourtant, c’est bien le quatrième, souffle-t-elle, même si deux autres ouvrages d’elle, par souci de perfectionnement demeurent encore à l’édition. Expériences et explications Pour ce qui est du dernier-né, il est, si l’on s’en tient à ses explications, un cocktail des expériences et parcours de l’ancienne ministre. Perfectionniste, un peu anticonformiste sur les bords, elle s’est opposée aux demandes de biographie convenue qui fusaient de toutes parts pour finalement donner corps à cet ouvrage-entretien qui se veut en même temps la réponse aux mille et une questions que lui posent les jeunes et femmes du monde entier à travers ses canaux digitaux et à l’occasion de diverses rencontres. Sur des airs assurés comme on lui connait, Reckya Madougou soutient que « le parcours ne se fait pas du jour au lendemain, mais a des bases ». Le sien est en pleine construction malgré les expériences qu’elle capitalise au Bénin, au Togo, en Côte d’ivoire et ailleurs en Afrique et dans le monde, dans le domaine de l’inclusion financière. Il y a, retient-elle, « tellement de préjugés sur nos pays, sur l’Afrique, même sur notre façon de penser le développement. On pense tellement de choses à notre place que comme je le dis dans l’ouvrage, il faut curer les mentalités ». Parfois, « les opinions sont de l’ordre des caniveaux… Il nous faut une image forte et belle de nous. Si nous sommes tout le temps dans les complaintes et les plaintes, on nous verra comme des misérables », soutient la conseillère spéciale du chef de l’Etat togolais qui veut qu’on change la donne. Il faut, convient-elle, non seulement soigner les certitudes, mais aussi se départir de l’aide qui a une fonction d’assistanat et décomplexer nos relations avec le reste du monde. Pour elle, la supposée pauvreté dont on affuble l’Afrique « n’enlève rien à qui nous sommes », même s’il faut travailler à en finir avec. Faut-il, à force de voir Reckya Madougou sur mille terrains, la supposer dans un rôle ? A la question, elle force un sourire puis reprend «je ne joue pas un rôle, mais le rôle m’habite. La différence entre certaines personnes et moi, c’est que je suis sur le terrain, à l’aune de ce que je prône». Le numérique comme catalysseur Jeunesse, femme, emploi, entrepreneuriat, inclusion financière… et même le numérique. Toutes les questions qui passionnent « RM » comme on l’appelle ont fait le menu des échanges avec un focus sur l’entrepreneuriat. Elle se fera incisive sur les avantages à en tirer, rappelant que le seuil de la population africaine en 2050 oblige qu’on en fasse un choix de gouvernance, surtout que « plus de 72 % des jeunes du continent s’engagent pour et se disent prêts pour aller vers ». L’ancienne ministre de Boni Yayi estime que l’assistanat, c’est remettre à demain le même problème. Elle plaide pour une amélioration de la politique africaine en matière d’inclusion financière. Elle y voit la charrue avant les bœufs, d’autant plus qu’à l’opposé du Kenya qui se veut un franc succès, la plupart des pays manquent de régler certains problèmes importants comme celui de la connectivité avant d’aller vers la digitalisation, créant ainsi de nouvelles exclusions. « Lorsque je suis arrivée au Togo, quatre ans après, ce pays est passé premier dans l’Uemoa en matière d’inclusion financière. Il n’y a pas meilleur indicateur », explique-t-elle. Des questions sur la gouvernance au Bénin, notamment en matière du numérique, lui ont été également posées. Mais « l’Africaine » qu’est devenue Madougou ne voit plus seulement le Bénin. Elle regarde plus l’Afrique et dit ne pas travailler sur la question de la digitalisation au Bénin, même si elle considère le numérique comme un catalyseur pour l’économie. D’autres questions relatives à son parcours, son expérience auprès du chef de l’Etat togolais,… ont aussi meublé les presque 120 minutes de ce numéro de « Le club de L’Economiste ». Economie 01 oct. 2020


Inondations dans l’Alibori:L’Assemblée nationale au chevet des populations sinistrées
A la tête d’une délégation, le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, effectue, depuis lundi 28 septembre dernier, une tournée dans l’Alibori. C’est pour évaluer les dégâts causés par la montée des eaux des fleuves Okpara et Niger, puis apporter le soutien de la Représentation nationale aux populations sinistrées. Il était au chevet de celles de Gogounou, Ségbana et Kandi, mardi 29 septembre dernier. Tout comme le pouvoir central, la préfecture de Kandi et les bonnes volontés, la Représentation nationale n’a pas voulu rester insensible face à la situation des populations de l’Alibori victimes des récentes inondations dues à la montée des eaux du fleuve Niger. Son président Louis Vlavonou, à la tête d’une délégation, est en tournée dans le département depuis quelques jours, pour toucher du doigt l’ampleur des dégâts qu’elles ont subis. Dans la commune de Gogounou où il a observé la première étape de son périple, mardi 29 septembre dernier, le président de l’Assemblée nationale a remis au maire, Seydou Bary Tidjani, une enveloppe symbolique pour témoigner leur solidarité aux populations frappées. En effet, outre les 528,25 ha de cultures emportées, plus de 240 habitations effondrées et près de 1200 personnes sans-abris ont été enregistrés dans toute la commune. De même, près de 631 personnes ont perdu leurs cultures. Gogounou Centre, Bagou et Warra ont été les plus touchés des six arrondissements que compte la commune. L’expression de la solidarité du peuple Très compatissant, le président Louis Vlavonou rassure que l’institution de la République qu’il dirige va toujours jouer son rôle. Il a précisé que ce n’est pas, par action de charité que la Représentation nationale a décidé de se porter vers les populations meurtries. « Face à ces chiffres, est-ce qu’on peut trouver des mots pour véritablement vous consoler. Rien que par notre présence, il faut que vous sachiez que tout le Bénin vous est solidaire », lâche-t-il. « C’est de notre devoir d’aller vers vous. Ce n’est pas une faveur qu’on vous fait. Nous sommes venus transmettre la compassion de la Représentation nationale », a-t-il expliqué. Le président Louis Vlavonou a promis d'informer l’Exécutif de ce qu’il a constaté sur le terrain. « Nous avons été sur le terrain. Qu’est-ce qui est prévu désormais pour qu’en 2021, nous ne revenions plus ici pour les mêmes choses. Des questions seront adressées au gouvernement à travers le ministre des Finances pour que nous puissions prévoir quelque chose du point de vue plan à mettre en œuvre, du point de vue tâches à exécuter de façon urgente », a-t-il insisté. A travers cette visite que la deuxième personnalité de l’Etat béninois vient de leur rendre, les populations sinistrées de Gogounou retrouvent le sourire. Elles ne se sentent pas abandonnées à leur triste sort, a fait remarquer le préfet de l’Alibori et président de la Plateforme départementale de gestion des risques et catastrophes, Mohamadou Moussa. « Nous avons enregistré une douzaine de cas de noyades dans le département. De nombreuses cases se sont effondrées et des ouvrages ont sauté. Nous avons également vu des magasins d’intrants et des hectares de champs inondés », a-t-il indiqué. « Vous venez donc soulager les peines de ces populations en ces moments de dures épreuves », s’est-il alors réjoui. « Vous avez frappé à l’improviste à la porte des sinistrés. A travers ce geste, toutes les populations de Gogounou saluent la République pour cette expression palpable de l’équité, de la solidarité et de la fraternité », a laissé entendre le maire Seydou Bary Tidjani. Profitant de l’occasion, il a invité le président à plaider auprès du pouvoir central pour la relance des grands chantiers de l’Etat, en matière d’ouvrages d’assainissement au profit de sa commune. Après Gogounou, le président Louis Vlavonou et la délégation qu’il conduit étaient également à Kandi et Sègbana, pour le même exercice. Ils ont rencontré hier les populations de Malanville et Karimama. Actualités 01 oct. 2020


Réformes dans le secteur éducatif béninois:Le gouvernement offre des conditions alléchantes aux aspirants
Le gouvernement offre désormais aux enseignants aspirants de meilleures conditions de vie et de travail. C’est le ministre des Enseignements secondaire, de la Formation technique et professionnelle, Mahougnon Kakpo, qui l’a annoncé au cours de la conférence de presse tenue, hier mercredi 30 septembre à Cotonou. Occasion pour lui d’expliquer tous les contours de ces dispositions prises par l'Exécutif afin d’assurer aux apprenants une éducation de qualité. Comment faire face à la situation de pénurie et de qualité des enseignants aspirants dans le sous-secteur de l’Enseignement secondaire général, technique et de la formation professionnelle ? C’est à cette question qu’a répondu le ministre des Enseignements secondaire et technique et de la Formation professionnelle hier mercredi 30 septembre, lors d’une conférence de presse. Mahougnon Kakpo rappelle que, depuis plusieurs années, le système éducatif du Bénin est confronté à d’énormes difficultés. Aux problèmes cruciaux d’infrastructures et de programme, s’ajoute le problème essentiel du personnel enseignant. Selon lui, cette question se pose sous deux aspects. Le premier est le déficit en personnel enseignant pour couvrir les salles de classe et le second est relatif à la qualité de ce personnel enseignant. Ainsi depuis 2016, le gouvernement s’est attaqué à cette situation pour apporter une solution efficace et durable. Dans cette perspective, note le ministre, en dehors des recrutements de 2016 et 2017, le gouvernement a entrepris la constitution d’une base de données de compétences pour les jeunes qui aspirent au métier d’enseignants. Dans ce cadre, trois tests ont été organisés l’année dernière dont les deux premiers ont permis au gouvernement de mettre à la disposition du ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle plus de 14 875 enseignants aspirants. Avec ces derniers, le gouvernement a, par l’intermédiaire de l’Anpe, signé un contrat de 9 mois et qui à cause de la pandémie du coronavirus est allé à dix mois. Il explique que cette mise à disposition d’enseignants aspirants a permis de régler un tant soit peu les difficultés dans certaines disciplines. Malgré cela, souligne le ministre, il y a toujours des problèmes de déficit dans certaines matières essentielles telles que le français, les mathématiques, les Sciences physiques, chimiques et technologiques. « Cela a conduit le gouvernement, l’année dernière, à demander à certains enseignants qui étaient déployés et qui n’arrivaient pas à trouver la totalité des heures pour avoir un contrat complet, d’intervenir dans des disciplines connexes à leurs disciplines de base afin de ne pas continuer de laisser les salles de classe sans enseignants », précise-t-il. Fini la précarité Mahougnon Kakpo souligne que malgré le troisième test organisé cette année, le gouvernement n’a pas eu la possibilité de satisfaire en enseignants qualifiés tous les besoins exprimés surtout dans les matières essentielles. Pour cette raison, le gouvernement a décidé d’augmenter le quota horaire des enseignants aspirants afin que les classes qui auraient dû rester sans enseignants puissent en bénéficier. « Je vais rappeler que l’arrêté qui régissait les charges et les quotas horaires des enseignants aspirants avaient prévu pour les aspirants adjoints, un quota horaire de 22 heures + 2 heures d’animation pédagogique. Quant à ceux qui sont professeurs certifiés, cet arrêté a prévu une charge horaire de 20 heures de cours hebdomadaire + 2 heures d’animation pédagogique. Ce qui fait que la plupart des quotas de ces enseignants faisait déjà 24h de cours par semaine. En décidant d’élever la charge horaire hebdomadaire à 30 heures, c’est dire que pour certains, il y a une augmentation de 4 heures et pour d’autres, une augmentation de 6 heures. Cela est un effort supplémentaire mais ce n’est pas sans contrepartie de la part du gouvernement », précise-t-il. Il informe que « L’année dernière, il n’y avait pas une prise en charge sociale des enseignants gérés par l’Anpe. Par contre, cette année et pour plus de 4 milliards de francs Cfa, le gouvernement prend en charge la part sociale de ces enseignants qui seront déclarés à la Caisse nationale de sécurité sociale(Cnss) ». Il ajoute qu’évoluant dans ce secteur, ces enseignants pourront soit bénéficier à terme d’une retraite intégrale ou encore d’une retraite proportionnelle selon le nombre d’années d’exercice dans la profession. Par ailleurs, cette année, le gouvernement a accordé une prime d’éloignement aux enseignants aspirants pour certains départements. C’est le cas, selon le ministre, de ceux qui seront affectés dans les départements de la Donga, du Borgou et des Collines et qui bénéficieront de 5 % de leur salaire et quant à ceux qui seront affectés dans les départements de l’Alibori et de l’Atacora, ils bénéficieront de 10 % de leur salaire. L’objectif du gouvernement en prenant cette mesure est de sortir les aspirants de la précarité contrairement à ce qui se passait, il y a quelques années avec les vacataires, explique le ministre. Il ajoute qu’avec un contrat ferme de 9 mois, les enseignants sont désormais payés aussi bien les jours fériés que les périodes de devoir. Formations complémentaires « Nous avons des situations ponctuelles auxquelles nous devons faire face », poursuit le ministre. D’après lui, lorsque dans un établissement, il y a une discipline comme Pct, où il n’y pas d’enseignants qualifiés pour prendre les heures et même dans la base de compétences où il n’y a pas réellement les profils requis pour exercer, au lieu d’aller chercher un enseignant professeur certifié dans une discipline connexe pour tenir ces classes, il est procédé donc à l’évaluation des dossiers de ces enseignants qualifiés qui ont un double profil pour prendre ces heures. « Il faut reconnaître que nous avons des enseignants qui ont un double profil et qui peuvent encadrer les apprenants dans plusieurs matières », fait-il savoir. Le ministre Mahougnon Kakpo rappelle que le gouvernement est actuellement dans un processus de formation pour la question de la bivalence ou même de la polyvalence des enseignants. Il note qu’avant d’y parvenir par des choix appropriés, il est important de faire face à la situation de pénurie et de qualité des enseignants. « C’est pour ne pas laisser les classes vides que nous avons fait l’option de la polyvalence et de la bivalence », insiste le ministre. Il précise qu’une fois encore, les objectifs du gouvernement sont non seulement de sortir les enseignants de la précarité mais aussi de maintenir le système éducatif dans les normes de la qualité et aussi de faire face aux impératifs auxquels le système est confronté actuellement afin que les apprenants puissent disposer d’enseignants de qualité. Education 01 oct. 2020


Augmentation de la masse horaire des aspirants: Une mesure aux avantages multiples
En augmentant la masse horaire des aspirants à trente heures de cours par semaine, le gouvernement entend pallier le problème du manque d’enseignants qui se pose avec acuité dans certains établissements. Cette décision ne remet nullement en cause les normes de qualité pour l’enseignement. Il s’agit plutôt d’une adaptation aux urgences actuelles. A l’annonce de la décision d’augmenter la masse horaire hebdomadaire des aspirants à trente heures de cours, plusieurs acteurs du monde scolaire n’ont pas tardé à fustiger la mesure du gouvernement. Or, cette nouvelle approche vise à résorber le problème de déficit en personnel enseignant. En effet, les plus de 26 000 aspirants ont été recrutés, l’année dernière, à partir d’une base de données mise en place au lendemain de l’évaluation des compétences. Chemin faisant, il s’est avéré que même avec une exigence de sept de moyenne, le nombre d’aspirants qualifiés à déployer sur le terrain sera en deçà de la demande. En d’autres termes, la base de données renseigne que, même avec les sept de moyenne, le nombre d’aspirants voulu ne sera jamais atteint. Or, le gouvernement a choisi de ne pas recruter d’enseignants en dehors de cette base de données qu’il a constituée à cet effet. C’est donc face à cette situation de pénurie d’enseignants qualifiés que l’Exécutif béninois a fait l’option de l’augmentation de la masse horaire des aspirants. Cette approche ne constitue pas une remise en cause des normes de qualité en vigueur en matière d’enseignement secondaire. Il s’agit, en effet, d’une adaptation à une situation urgente du moment. Dans la pratique, il faut retenir que l’aspirant qui a dispensé les cours de philosophie pour une masse horaire de vingt-quatre heures par semaine, l’année dernière, s’il est par exemple dans une localité où il y a un déficit d’enseignants de français, il sera sollicité pour au plus six heures de cours complémentaires dans cette matière. Idem pour l’enseignant de physique-chimie et technologies qui peut être sollicité pour dispenser les mathématiques dans une autre classe. Il est à rappeler que cette pratique n’est pas nouvelle pour plusieurs enseignants et même des aspirants qui font trente heures de cours, voire plus, en allant prendre des heures supplémentaires dans des établissements privés. Ainsi, en soi, la mesure du gouvernement n’est pas une innovation encore moins un recul ou une charge difficile à supporter pour les concernés. Heures supplémentaires, avantages supplémentaires A partir de cette année, l’Exécutif béninois s’engage à assurer les charges sociales des aspirants. Désormais donc, ils peuvent prétendre à une retraite intégrale ou proportionnelle en fonction du temps de travail qu’ils auront effectué. Et ce n’est pas tout. Contrairement à la pratique avec les enseignants vacataires, le gouvernement a payé en 2019-2020, neuf mois de salaire aux aspirants y compris les congés. Cet avantage accordé aux aspirants représente plus de trois milliards de francs Cfa supplémentaires versés par l’Etat. En tenant compte de plusieurs plaintes enregistrées l’année dernière, l’Exécutif a instauré des primes d’éloignement au profit des aspirants qui seront déployés dans des zones reculées. D’autres avantages pourraient être institués également. L’une dans l’autre, ces mesures visent à épargner aux aspirants, la précarité qui était le quotidien des vacataires. Et les efforts vont se poursuivre, apprend-on, pour davantage améliorer les conditions de vie et de travail des aspirants. Ce faisant, l’objectif du gouvernement, c’est de mettre en place un mécanisme aussi bien profitable pour l’Etat, les aspirants que les apprenants. C’est donc l’intérêt général qui est visé par le gouvernement. Il faut également noter que l’Etat a le devoir d’assurer une éducation de qualité à tous les apprenants. Par conséquent, ces enfants ont le droit d’avoir des enseignants dans toutes les matières. Actualités 30 sept. 2020


Lutte efficiente contre les Mgf dans le septentrion:Un document de référence disponible
Le rapport de l’étude sur la persistance des Mutilations génitales féminines (Mgf) dans les quatre départements du Nord du Bénin a été validé, mardi 29 septembre, à Parakou. C’est au cours d’un atelier initié par Cuso International et son partenaire Affaires Mondiales Canada. L’objectif est de fournir des données de base nécessaires à l’évaluation et à l’amélioration des stratégies pour réprimer cette pratique. Estimer le nombre de filles de 15-19 ans qui sont victimes des Mgf dans le Borgou, l’Alibori, la Donga et l’Atacora. Mesurer le niveau de connaissance des conséquences néfastes de cette pratique chez elles et leurs parents. Recueillir les opinions et attitudes des parents sur les Mgf et les stratégies actuelles de lutte engagée contre elles, puis calculer les proportions de ceux parmi eux qui sont favorables ou non à leur maintien. Ensuite, déterminer les caractéristiques socioculturelles et démographiques des différents acteurs qui sont favorables ou non aux Mgf et estimer la prévalence desdites mutilations dans les départements concernés. Pour finir, formuler des recommandations qui prennent en compte les suggestions des parents. Telles sont les données de base nécessaires que le rapport de l’étude sur la persistance du phénomène des Mgf dans les quatre départements du Nord et objet de validation hier, mardi 29 septembre à Parakou, a permis de mettre à disposition. Selon la directrice générale des Affaires sociales, Mèmouna Baboni Yacoubou Sinimbou, c’est depuis 2003 que l’Etat béninois s’est engagé à lutter contre les Mgf à travers le vote, la promulgation et la vulgarisation d’une loi qui les réprime. Malgré la mise en œuvre de plusieurs programmes et politiques de sensibilisation en vue de son éradication, a-t-elle déploré, des poches de résistance persistent. C’est, estime-t-elle, avec l’implication de certains acteurs qui agissent sous de nouvelles stratégies dissimulant ainsi les signes ostentatoires de la pratique sur les victimes, bien que le Bénin ait été déclaré pays non à risque aux Mgf. « La parfaite maîtrise des causes, des déterminants, des manifestations et des conséquences des phénomènes sociaux ainsi que la proposition de mesures anticipatives ou correctrices constituent les principales armes aux mains des gouvernants, pour mieux organiser et assurer le développement durable des communautés », a-t-elle poursuivi, en justifiant le bien-fondé de l’étude. Des évidences actualisées La représentante Pays de Cuso International, Ernestine Goundété-Dénami, abondera dans le même sens. Depuis 2019, a-t-elle rappelé, Cuso International met en œuvre au Bénin, notamment dans le Borgou et l’Alibori, le projet Femmes engagées pour la dignité humaine Djirima qui vise principalement la réduction de la prévalence des violences basées sur le genre (Vbg), en particulier les Mgf. Selon elle, la réalisation de l’étude a pour but de cerner les contours de cette pratique malheureuse au Bénin. Un avis partagé par tous les autres intervenants dont le directeur départemental des Affaires sociales et de la microfinance de l’Atacora, Guy-Joël Sèna, qui représentait ses collègues des trois autres départements. Le directeur général de l’Observatoire de la Famille, de la Femme et de l’Enfant (Offe), Nassirou Kassoumou, se félicite de disposer, grâce à ce rapport d’étude, d’évidences actualisées pour une lutte efficace. « De toute évidence, ces données seront intégrées au Système intégré de Données relatives à la Famille, la Femme et l’Enfant-Nouvelle Génération », a-t-il rassuré. Les Mgf sont un ensemble d’interventions qui visent à enlever une partie de l’appareil génital de la fille ou de la femme. Avec les lésions physiques, traumatismes et troubles psychologiques, les risques de fistules obstétricales, de stérilité, de frigidité et autres préjudices qu’elle leur fait courir, cette pratique traditionnelle et rituelle constitue une forme de violence exercée sur elles. Créée en1961 et installée au Bénin depuis 2016, Cuso International fait également partie des institutions qui aident le gouvernement à la combattre. C’est une Ong internationale de droit canadien dont la mission est de contribuer à la réduction de la pauvreté et des inégalités Société 30 sept. 2020


Formation dans les métiers du bâtiment: Des attestations et équipements aux enfants vulnérables
Ils sont dix-huit jeunes vulnérables à recevoir, ce mardi 29 septembre, leurs attestations dans le domaine des métiers du bâtiment. Leur formation entre dans le cadre du projet ‘’Appui aux orphelins déscolarisés sans soutien familial de parents victimes d’accident de la voie publique pour leur insertion sociale et professionnelle », soutenu par l’Ong Alinagnon et accompagné par la Maison de la société civile et l’Ambassade de France. « Nous sommes venus à la maison d’accueil Camset en tant qu’enfants vulnérables, orphelins malheureux des parents victimes d’accident de la route et elle nous a donné le bonheur et l’amour paternel et maternel que nous avions perdu depuis des années. Notre tibia est formaté et nous inspire la réalisation des impossibilités ». Enthousiastes et reconnaissants, Flore Egla, porte-parole des lauréats et ses camarades de la 2e promotion des métiers du bâtiment, le sont après six mois de formation. Ils sont au total dix-huit jeunes dont six hommes et douze femmes provenant des départements du Couffo et de l’Atacora à avoir bénéficié de cette formation. Ils doivent leur avenir à l’Ong Alinagnon, à la maison d’accueil Camset, à la Gcitt, à la Maison de la société civile ainsi qu’à l’ambassade de France. En un semestre, ils ont été dotés des meilleures aptitudes dans les métiers du bâtiment. Ils ont été formés dans cinq domaines à savoir la fabrication des blocs hydraform, les gros œuvres où ils ont appris la construction des villas avec les blocs hydraform, le traitement des murs à l’aide desdits blocs, la peinture et l’étanchéité. Au-delà du Btp, les formateurs ont comblé les lauréats à tous les niveaux. A l’issue de leur formation, ils se disent prêts à déplacer des montagnes. «Nous avons appris à ramer sur l’eau. Nous avons appris l’agrobusiness, l’élevage des poulets Goliath, la préparation du savon liquide, du yaourt, les gestes d’urgence, la transformation sur le plan émotionnel, social et physique », révèle Flore Egla. Des ateliers de coiffure, d’art culinaire, de danse, de chants et de contes, des sensibilisations au cancer du sein ont meublé également cette formation. Après six semaines, leur statut d’enfants vulnérables a évolué. « Nous déchirons aujourd’hui le voile d’orphelins, enfants vulnérables des parents victimes d’accident de la route et nous vous attribuons le titre d’entrepreneur social. Désormais, vous allez impacter l’Afrique et le monde entier. Rien ne pourra vous être impossible », assure Casimir Migan, directeur de l’Ong Alinagnon. Vision du chef de l’Etat Cette initiative est cofinancée par l’ambassade de France sur son programme d’appui aux projets innovants de la société civile et des coalitions d’acteurs (Piscca), qui accompagne depuis deux ans les efforts des Osc répondant aux défis de l’insertion professionnelle des jeunes vulnérables. Selon Isabelle Le Gueuec, le développement économique doit concerner l’ensemble de la population y compris les plus vulnérables. C’est pourquoi, les enjeux liés à la jeunesse, à la réduction des inégalités, à l’accès à la formation et à l’emploi pour tous sont au cœur de la coopération franco-béninoise. « Notre objectif au Bénin est de ne laisser personne de côté », dévoile-t-elle. Chabi Nah Déré, préfet de l’Atacora, apprécie à sa juste valeur l’initiative qui cible une frange importante des jeunes de sa localité. « La route continue de créer des séquelles irréparables au sein de nos communautés. L’Atacora et la Donga ne sont pas épargnés par cette triste réalité. Ces événements dus à l’imprudence et au manque de respect du code de la route ajoutent à la vulnérabilité des populations déjà sujettes à la pauvreté. D’où l’intérêt du Piscca qui vise à atténuer la vulnérabilité des familles victimes d’accident de la route à travers des offres de formations professionnelles répondant aux besoins du marché. Cette formation entre en droite ligne avec la vision du chef de l’Etat », se réjouit-elle. Désormais opérationnels, les lauréats de la deuxième promotion sont appelés à faire preuve de rigueur, de dynamisme et d’honnêteté dans la gestion des marchés. Cerise sur le gâteau, dix parmi eux vont participer au projet de construction des vingt mille logements sociaux de Ouèdo conformément au Pag et bénéficieront d’une formation supplémentaire en béton armé pour une durée de trois mois. Des orphelins comme eux ne demandent pas mieux pour développer leurs talents. Société 30 sept. 2020


Rentrée scolaire 2020-2021 dans le Borgou-Alibori: Les premières séquences de classe effectives à Parakou
L’école béninoise a rouvert ses portes, lundi 28 septembre dernier, pour le compte de l’année scolaire 2020-2021. Dans la plupart des établissements d’enseigne-ments maternel, primaire et secondaire, aussi bien dans le public que dans le privé à Parakou, les premières situations de classe ont déjà eu lieu. A l’instar de leurs homologues de toutes les autres localités du Bénin, les acteurs du secteur de l’éducation au niveau de la maternelle, du primaire et du secondaire de Parakou ont également repris le chemin des classes, lundi 28 septembre dernier. Qu’il s’agisse des responsables, du personnel de l’administration, du corps enseignant et des apprenants, ils ont pris d’assaut les différents établissements scolaires de la ville. Après les retrouvailles, très vite, certaines classes ont eu droit à leurs premières séquences de cours. Même si dans les écoles primaires publiques Abdoulaye Issa, Dépôt et Wansirou, l’heure était encore aux inscriptions des tout nouveaux apprenants, les activités pédagogiques ont démarré dans la plupart des classes. En charge de la classe de Cm2 à l’Ecole primaire publique de Titirou, Groupe B, Placide Mègbéto a procédé à quelques réglages, avant le démarrage des activités. Conformément aux instructions reçues au niveau de toutes les écoles, cet enseignant prévoit d’organiser une évaluation diagnostique de ses apprenants, mardi 29 et mercredi 30 septembre. Le constat était le même au niveau de plusieurs collèges publics, privés ou confessionnels de la ville. C’est le cas au collège Ibiscus et aux Ceg Hubert Maga, Titirou et Zongo où déjà en possession de leur emploi du temps, des enseignants s’attellent déjà à la tâche. Le contact pédagogique établi, ils ont déroulé leurs cours avec l’effectif des élèves présents. Ainsi, dans la commune de Parakou, la reprise des classes a été effective. N’empêche qu’il y ait quelques apprenants qui erraient encore dans la cour des établissements au moment où leurs camarades ont commencé les cours. A défaut d’être venus pour procéder au retrait des bulletins de leurs enfants, certains parents étaient préoccupés par les problèmes de leur transfert. L’année démarrant dans un contexte lié à la crise sanitaire due au coronavirus, c’est par endroits que le port de masques par les acteurs est observé. Nombreux sont les écoliers, élèves et même des enseignants qui semblent avoir malheureusement oublié le respect des gestes barrières. Même si l’on note la présence remarquable des dispositifs de lavage de mains un peu partout au sein de ces établissements, apprenants, parents et enseignants se côtoyaient sans se soucier de la distanciation qu’ils doivent respecter entre eux. Ils se serraient également les mains sans s’inquiéter. Education 30 sept. 2020


Liste des Écureuils du Bénin face au Gabon : Sessègnon et Kiki absents, Ahlinvi et Roche appelés
Le sélectionneur des Écureuils du Bénin, Michel Dussuyer, a rendu publique, ce mardi 29 septembre, sa liste dans le cadre du match amical contre les Panthères du Gabon, le 11 octobre prochain à Lisbonne au Portugal. Respectivement joueurs de Nîmes Olympique et de Rodez AF, Mattéo Ahlinvi et Yohan Roche bénéficieront de la confiance du technicien français tandis que le capitaine Stéphane Sessègnon et  David Kiki, sans club seront forclos pour cette rencontre amicale. Liste complète   Gardiens : Saturnin ALLAGBE, Fabien FARNOLLE Défenseurs : Abdoul Khaled ADENON, Youssouf ASSOGBA, Cédric HOUNTONDJI, Barazé SEIDOU, Emmanuel IMOROU, Olivier VERDON, Roche YOHAN, Moïse ADILEHOU. Milieux : Jordan ADEOTI, Sessi D’ALMEIDA, Rodrigue KOSSI, Seibou MAMA, Anaane TIDJANI, Kossi Rodrigue, Mattéo AHLINVI. Attaquants : Jodel DOSSOU, Steve MOUNIE, Mickaël POTE, Cebio SOUKOU, Marcellin KOUKPO, Chabel GOMEZ, David DJIGLA.   Sports 29 sept. 2020


Lutte contre la corruption et la Covid-19: Les pouvoirs publics appelés à plus de transparence
Renforcer les stratégies de lutte contre la corruption s’avère nécessaire dans le contexte actuel de mobilisation sans précédent de fonds d’urgence en riposte à la pandémie de Covid-19. Un nouveau rapport de la Banque mondiale attire l’attention des pouvoirs publics et définit les approches et outils qui peuvent les y aider. Les risques de corruption sont susceptibles de fragiliser l’efficacité de la riposte contre la pandémie de Covid-19, selon la Banque mondiale qui vient de publier un rapport intitulé « Enhancing Government Effectiveness and Transparency: The Fight Against Corruption». La diligence notée dans le décaissement des fonds pour la lutte contre la propagation du nouveau coronavirus ne doit pas faire perdre de vue la nécessité de respecter l’orthodoxie dans la gestion financière, signale l’institution. Elle fait remarquer que les dépenses inédites engagées par les pouvoirs publics dans le cadre de cette lutte l’ont parfois été sans respecter les mécanismes habituels de contrôle. «Alors que les pays s'engagent sur la voie d'un redressement plus résilient et plus inclusif, il est essentiel d'utiliser avec prudence et de manière transparente des ressources limitées », préconise Mari Pangestu, directrice générale de la Banque mondiale, citée dans un communiqué annonçant la parution du rapport. Le document revient sur les leviers permettant de renforcer l’efficacité des stratégies de lutte contre la corruption dans les secteurs de l’économie les plus touchés par la pandémie. Les experts suggèrent que les pouvoirs publics définissent clairement leurs actions, appliquent les règles, sanctionnent les infractions et résolvent les problèmes en toute transparence dans les meilleurs délais. Ceux-ci devront être particulièrement regardants dans l’attribution des marchés publics, la construction et l’équipement des infrastructures, la gestion des entreprises d’État, l’administration des douanes et les services, souligne la Banque mondiale. « Ce rapport montre à quel point il est important de conjuguer les méthodes traditionnelles de lutte contre la corruption aux dispositifs les plus modernes, comme l’administration numérique et les marchés publics dématérialisés pour lutter contre ce fléau, même dans les contextes les plus difficiles et les plus fragiles », indique Ed Olowo-Okere, directeur mondial pour la Gouvernance à la Banque mondiale. Tolérance zéro Une des principales sources de financements et de connaissances pour les économies en développement, le Groupe de la Banque mondiale prévoit d’apporter jusqu'à 160 milliards de dollars de financements sur une période de quinze mois à plus de 100 pays dans le cadre de la lutte contre la Covid-19 et du redressement des économies. Mais il tient à la bonne gestion de ces fonds qui aideront à protéger les populations vulnérables et à soutenir les entreprises touchées. Sur la base d’études de cas menées dans le monde entier, le groupe propose un ensemble d’approches et outils pouvant être utilisés et adaptés à chaque contexte national. Par exemple, le programme de réforme foncière a permis d’améliorer la gestion des conflits liés aux terres et de renforcer l’efficacité et la transparence en termes de gouvernance foncière au Rwanda. L’automatisation de la délivrance des titres a notamment réduit les pots-de-vin versés aux agents du cadastre. L’introduction du système dématérialisé de passation de marchés, doublée d’une transparence accrue et de la participation des citoyens, permettrait d’accroître la concurrence et d’obtenir des entreprises retenues un ajustement optimal des prix, comme au Bangladesh où cette méthode a été appliquée. Modernisé comme en Colombie, le dispositif d’appels d’offres dématérialisés augmentera le nombre de processus concurrentiels et par conséquent la transparence dans l’attribution des marchés et l’efficacité dans la réalisation des travaux. Le libre accès aux déclarations de patrimoine et d’intérêts des agents de la Fonction publique, l’informatisation des opérations nationales de dédouanement, sont également souhaités pour réduire la corruption à défaut de l’enrayer complètement. La Banque mondiale s’engage à collaborer avec ses partenaires gouvernementaux, la société civile et le secteur privé afin de lutter contre la prévarication des ressources et contenir ses effets destructeurs sur la société. Pour ce qui est du Bénin, les nombreuses réformes entreprises depuis quatre ans dans le cadre du Doing Business participent de la modernisation de la gouvernance, de la dématérialisation de l’administration et de la réduction des actes de corruption. Comme quoi le pays est sur le droit chemin. Actualités 29 sept. 2020


Réorganisation de la société civile culturelle: Le Conseil national des Organisations d’artistes créé
Les acteurs des filières artistiques ont mis sur pied, vendredi 25 septembre dernier, dans les locaux du ministère de la Culture, le Conseil national des Organisations d’artistes (Cnoa). La naissance de l’association vient ainsi restructurer la société civile culturelle béninoise. Le corps artistique et culturel réuni à la faveur d’une assemblée générale constitutive, vendredi 25 septembre dernier, au ministère de la Culture, a mis sur pied le Conseil national des Organisations d’artistes (Cnoa). Procédant à l’ouverture de ces assises, le représentant du ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, Aristide Adjibonou, a fait savoir que la mise en place de cette structure a, entre autres, pour objectifs de disposer d’un fichier central nominatif des associations d’artistes regroupées par filière. Le Cnoa, ajoute-t-il, servira d’organe sectoriel, de constitution des instances de la Maison de l’artiste, de facilitation pour l’enrôlement des artistes dans les dispositifs sociaux du gouvernement à l’instar du Ravip et de l’Arch. Il servira également d’organe sectoriel en matière de consultation pour les choix stratégiques du ministère dans le cadre de l’exécution du volet culture du Programme d’action du gouvernement, de soutien pour la mobilisation des financements extérieurs au profit du secteur et d’appui à la professionnalisation et au développement du secteur. Le Cnoa est organisé en sept filières artistiques à savoir les arts plastiques, graphiques et numériques, la mode, le design et l’artisanat d’art, la littérature, la musique, la danse, le cinéma, l’image animée et le multimédia et enfin le théâtre et les arts de l’oralité. Les temps forts de cette assemblée générale constitutive sont, entre autres, l’examen et l’adoption des statuts et règlement intérieur de l’association, et élection des membres du bureau du Cnoa. Ainsi, Pascal Wanou est élu premier président du Cnoa. Florent Hessou est le secrétaire général. Il sera assisté dans ses tâches par Oscar Allossè. Le trésorier général a pour nom Symphorien Zanklan. Etat des lieux Avant la naissance du Cnoa, la société civile culturelle était gangrénée par plusieurs maux que le représentant des acteurs culturels, Claude Balogoun, et celui du ministre de la culture, Aristide Adjibonou, ont tous deux déplorés. « En effet, au Bénin, la société civile culturelle est caractérisée, depuis quelques années, par son illisibilité, sa déstructuration et la mauvaise qualité de la gouvernance politique, stratégique, financière et humaine des organisations qui la composent », se désole le représentant du ministre. Pour illustrer son propos, Aristide Adjibonou cite les différentes élections des représentants des créateurs aux conseils d’administration du Fitheb, du Bubedra ou encore du Fonds des arts et de la culture. Lesquelles élections « ont tôt fait de montrer les limites de ces processus qui pour la plupart ont été soldés par des contestations et des remises en cause bien souvent justifiées du point de vue de la transparence et de la représentativité des personnes choisies », a-t-il poursuivi. Aussi, a-t-il ajouté que les grands chantiers engagés par le gouvernement en matière d’attractivité touristique de nos territoires, de construction d’infrastructures culturelles, de professionnalisation des métiers des arts et de soutien à l’émergence d’entreprises culturelles innovantes, compétitives et créatrices de richesse et d’emplois, exigent une revue de l’état des lieux des organisations au sein desquelles agissent et créent la plupart des artistes. D’où, la création du Conseil national des Organisations d’artistes. En amont de la mise en place du Cnoa, il a été procédé, entre autres, au recensement national de toutes les organisations d’artistes (associations, fédérations, confédérations, plateformes) légalement reconnues, au traitement et à la consolidation des données collectées, à l’organisation par filière des associations recensées,à l’élection et à l’installation de coordinations dans chaque filière. Par Virgilio KPADONOU (Stag.) Culture 29 sept. 2020


1964 - 3228