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Nouvelles

Audience du président de la Cour suprême: Ousmane Batoko rassure le maire de Porto-Novo de son soutien
Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, promet de ne pas marchander son soutien au maire de Porto-Novo, Charlemagne Yankoty, pour la réussite des actions qu’il engagera avec toute l’équipe municipale pour booster le développement de la ville capitale du Bénin. Il a fait cette promesse à la faveur d’une audience qu’il a accordée au maire, ce jeudi 24 septembre, dans les locaux de la haute juridiction à Porto-Novo. Pour Charlemagne Yankoty, cette rencontre s’inscrit dans le cadre des visites de prise de contact et de courtoisie qu’il effectue depuis son élection aux présidents d’institutions de la République afin de recevoir leurs conseils avisés pour la réussite de son mandat. Il se dit comblé de savoir pouvoir compter désormais sur l’accompagnement du président de la Cour suprême pour l’atteinte de ses objectifs de développement. Charlemagne Yankoty était accompagné lors de l’audience de son chargé de mission, Wabi Amandani.   Actualités 25 sept. 2020


Rapid Pro pour la couverture vaccinale et l’enregistrement des naissances: Le numérique au service du bien-être des nouveau-nés
Conçue grâce au soutien de l’Unicef, la plateforme numérique Rapid Pro a été éprouvée avec succès pour des activités de déclaration des naissances et de collecte des données statistiques dans les départements de l’Alibori, du Borgou et du Zou. Au regard des résultats obtenus et des possibilités qu’offre Rapid Pro, le Bénin opte pour la mise à l’échelle nationale de l’utilisation de la plateforme avec pour objectif d’améliorer le taux d’enregistrement des naissances et la couverture vaccinale des nouveau-nés. L’enregistrement des naissances à partir de la plateforme Rapid Pro est une innovation numérique en vogue, depuis peu, dans l’Alibori puis dans le Borgou et le Zou. Trois départements où l’expérimentation du Rapid Pro, mis en place grâce au soutien technique et financier de l’Unicef, a comblé les attentes. Au Bénin, le taux de déclaration des naissances est désormais porté à 86 %, selon la direction générale de l’état civil. Mais le pays ne s’en contente guère. Il ne veut laisser aucun de ses fils en rade, sans acte de naissance. Au-delà de la simplification du processus de déclaration des naissances, Rapid Pro regorge de plusieurs autres avantages, selon André Didier Houéha, conseiller technique du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Il énumère, entre autres, la collecte des données statistiques, la planification du retrait des actes d’état civil ainsi que la communication entre les acteurs et la dynamisation de la synergie d’actions entre les différentes structures de l’état civil et le secteur de la Santé, d’où l’approche d’interopérabilité. Une approche qui, selon le directeur général de l'état civil, Abdon Mikponaï, va contribuer à gérer au mieux le flux des fiches de naissance entre les centres de santé et les services d’état civil. Rapid Pro et l’approche d’interopérabilité ont été présentés, les 2 et 3 septembre derniers à Lokossa, dans le Mono. C’était à une rencontre des préfets des douze départements avec des représentants du système sanitaire.Des cadres intervenant dans la gestion de l’état civil au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique ainsi que des représentants des organisations de la Société civile, ont également pris part à cette rencontre. Organisée par la direction générale de l’état civil, la rencontre a pour objectif d’outiller les participants sur les atouts de Rapid Pro dans la perspective de son passage à l’échelle nationale avec, en prime, le développement sur la plateforme d’un volet d’activité supplémentaire, la planification des vaccinations. La généralisation Sur l’adoption de Rapid Pro au niveau national pour simplifier et dynamiser le processus de déclaration des naissances tout comme au sujet du recours à l’outil pour programmer les rendez-vous des vaccinations des nouveau-nés, l’engagement du gouvernement ne fait l’ombre d’aucun doute. Le représentant du ministre en charge de l’Intérieur à la rencontre de Lokossa, André Didier Houéha, laisse entendre que « le gouvernement jouera pleinement sa partition ». A l’en croire, « les réflexions sont déjà très avancées pour que le ministère de la Santé exploite pleinement l’outil ». Dans une perspective plus large de l’utilisation de Rapid Pro, sa généralisation inclusive, André Didier Houéha, conseiller technique du ministre de l’Intérieur, fait une contribution intellectuelle. M. Houéha suggère le « développement des modules de voix qui permettront à toutes les couches de la population d’utiliser facilement et efficacement la plateforme ». En clair, Rapid Pro est accepté et à juste titre. Puisque si l’acte de naissance permet de prétendre aux autres actes administratifs et à la jouissance des droits civiques, il faut bien se faire enregistrer déjà à la naissance. Aussi, il est important de garantir la bonne santé aux nouveau-nés pour qu’ils jouent, plus tard, leur partition dans le développement de leurs communautés. Ceci, en aidant les nourrices à honorer rigoureusement les rendez-vous de vaccination des enfants. Toutes choses rendues désormais faciles par les concepteurs de Rapid Pro. Des alertes Sms En présentant Rapid Pro aux préfets et aux représentants du système sanitaire, Emmanuel Armand Hountchonou, cadre du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, explique que la conception de la plateforme numérique est partie de quelques indicateurs. Notamment, le taux de pénétration de la téléphonie mobile (Gsm) estimé, au Bénin, à plus de 80 % de la couverture nationale contre une couverture vaccinale de base dont le taux avoisine 45 % (dernière enquête indépendante Eds 2018). « Ce qui signifie que plus de 1,6 millions d’enfants, commente Armand Hountchonou, ne reçoivent aucun antigène ». Relativement à la déclaration des naissances, si le taux est porté à 86 %, le retrait des actes de naissance se situe, par contre, à un taux de 28 % (selon le Mics 2014). Cette tendance, au dire du communicateur, peut être renversée grâce à Rapid Pro, un outil dont le fonctionnement est axé sur la couverture téléphonique des territoires du Bénin. Dans le cas des déclarations des naissances, fait-il savoir, toute personne ayant assisté à la venue au monde d’un nouveau-né peut déclencher le système d’enregistrement de cette naissance en accédant à Rapid Pro. La plateforme étant accessible avec le mot clé« nais » envoyé par messagerie électronique au numéro 132, à partir de n’importe quel téléphone mobile. « Et ça marche sur les deux réseaux Gsm opérationnels au Bénin », soutient Emmanuel Armand Hountchonou. Grâce à ce même type d’alerte, le taux de retrait des actes de naissance aussi est promis à un grand bond. Armand Hountchonou retient que la solution pour l’amélioration de la couverture vaccinale est également à portée de main.Selon lui, les intrants à savoir les numéros de téléphone, recueillis auprès des parturientes au niveau des centres de santé à l’étape des consultations prénatales, étant disponibles, l’expertise locale peut permettre de générer à partir de la plateforme Rapid Pro, des alertes de rappel des rendez-vous de vaccination. Ces alertes, enseigne-t-il, sont des messageries électroniques communément appelées Sms. Ici, la particularité des alertes Sms, précise le communicateur, réside dans le fait qu’elles ne pourront être désactivées que par des agents mandatés (disposant d’un code sur la plateforme) lors de la présentation physique de la femme et de l'enfant pour la vaccination. Société 25 sept. 2020


Hackathon “P-Digitech”: Promouvoir des solutions digitales innovantes au profit de la filière ananas
Afin de contribuer efficacement à la transformation digitale de la filière ananas, l’Agence belge de développement (Enabel) à travers son programme de développement dans la filière ananas (Defia) a initié le hackathon “ P-Digitech ” dont la phase finale a eu lieu, ce jeudi 24 septembre, à Cotonou. La compétition a permis de choisir les trois meilleures solutions digitales innovantes permettant d’accélérer le processus de modernisation de cette filière. La phase finale du hackathon “P-Digitech” s’est déroulée ce jeudi, à Cotonou. Cette compétition digitale initiée par l’Agence belge de développement (Enabel) à travers son programme de développement dans la filière ananas (Defia) a permis de retenir les trois meilleurs projets sur les neuf sélectionnés. En effet, le hackathon “P-Digitech” relève de la stratégie de promotion du digital pour le développement de la filière ananas. A travers cette initiative, Defia ambitionne de stimuler le développement de solutions digitales plus innovantes, à fort potentiel et répondant aux problématiques et défis des agri-entrepreneurs de la filière. « Il permettra, j’en suis persuadée, de sélectionner des solutions encore plus innovantes, sortant des sentiers battus et dont le déploiement nous permettra d’accélérer le processus de modernisation de l’agriculture au Bénin et, à terme, d’améliorer de façon significative les revenus des agri-entrepreneurs de la filière ananas », affirme la représentante du représentant résident de Enabel au Bénin, à l’occasion de la cérémonie de lancement du hackathon. Mélanie Xuereb souligne que toutes ces actions doivent être accompagnées par un volet éducation digitale afin de faciliter l’usage et l’appropriation des outils digitaux par les populations. Un projet sur lequel l’Union européenne travaille déjà. Françoise Assogba, secrétaire générale du ministère de l’Agriculture, se félicite de la tenue de cet événement. Elle réaffirme les ambitions du gouvernement béninois en matière de développement économique grâce à une dynamisation des secteurs prioritaires et porteurs de croissance. Il accorde ainsi une place importante à l’utilisation des nouvelles technologies pour catalyser la dynamique économique au sein des principaux secteurs et favoriser l’inclusion sociale, d’ici à 2021, ajoute-t-elle. Elle rappelle les objectifs du programme Defia puis encourage les start-up présélectionnées à donner le meilleur d’elles-mêmes pour figurer dans la liste des trois meilleures. Elle ne manque pas de remercier la Coopération belge qui, à travers le programme Defia, contribue non seulement au renforcement de la productivité de la chaîne de valeur ananas mais aussi stimule la création de nouveaux emplois. La phase initiale de ce concours digital a permis de sélectionner neuf projets sur la vingtaine de solutions proposées par les start-up candidates. Programme Defia Ces start-up ont ensuite été formées sur comment présenter et mettre en valeur leur projet sur une courte durée afin de convaincre le jury de cinq membres mis en place. Les trois start-up lauréates bénéficieront respectivement de trente mille, vingt-cinq mille et vingt mille euros et d’un accompagnement technique. Ceci, à travers le programme d’incubateur/accélérateur mis en place avec la Start-up Valley de l’Université d’Abomey-Calavi. L’objectif global de ce programme est de faciliter l’accès des agri-entrepreneurs bénéficiaires à des solutions numériques adaptées en vue de l’amélioration de leurs performances. De manière spécifique, le programme permettra, entre autres, d’identifier et de sélectionner des solutions numériques à fort potentiel et répondant aux problématiques et défis des agri-entrepreneurs au sein des clusters. Il a aussi l’avantage d’appuyer les sociétés de technologie ou start-up sélectionnées dans la finalisation et ou l’adaptation des solutions proposées aux besoins des bénéficiaires finaux. Notons également que pour mieux connecter la filière ananas au digital, Enabel a prévu, entre autres, l’usage de drones dans le secteur, le développement d’une solution de traçabilité avec la technologie blockchain, la mise en place d’un système d’information de marché avec l’appui du projet Acma 2 et de l’Ifdc. Il y a également l’appui aux institutions de microfinance pour la mise en place d’un dispositif de collecte mobile d’épargne, la digitalisation des paiements au sein des différents clusters appuyés par le programme et bien d’autres actions encore. La preuve que le hackathon organisé, hier, est en parfaite harmonie avec les ambitions énumérées. Société 25 sept. 2020


Finance: Le réseau bancaire béninois en pleine expansion
A l’instar de la sous-région, le réseau bancaire poursuit son extension au Bénin avec 9,2 % de part de marché de l’Umoa à fin 2019, selon un dernier rapport de la Commission bancaire de l’Union.Seulement, des manquements dans le secteur de la microfinance restent une équation à résoudre. Avec 15 banques pour un total bilan de 3 795,0 milliards F Cfa, le réseau du Bénin détient 9,2 % de part de marché à fin 2019, aux termes du Rapport annuel 2019 de la Commission bancaire de de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa). Selon le document publié, mardi dernier, par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest, elles abritent au moins 1 973 254 comptes bancaires (contre 1 566 902 en 2018) logés dans 254 agences, bureaux et points de vente. Les établissements bancaires du pays sont dotés de 337 guichets automatiques de banque (Gab) contre 295 à fin 2018, soit 42 nouvelles unités installées en 2019.C’est la plus forte progression notée en la matière au sein de l’Union. Le paysage financier national a été marqué par l’agrément de l’Africaine des garanties et du cautionnement (Afgc) en qualité d’établissement financier à caractère bancaire, mais cette société n’a pas encore démarré ses activités. Ainsi, le Bénin dispose de 16 établissements de crédit agréés sur un total de 153 dans l’Umoa. Le ratio minimal de solvabilité des établissements de crédit est 9,8 % contre 17,1% au Niger, 13,8 % au Burkina Faso, 13,0 % au Mali, 12,7 % au Sénégal. Le Coefficient de liquidité qui permet de prévenir les risques de liquidité à court terme du système bancaire s’affiche à 110 % pour le Bénin. Dans le secteur de la monnaie électronique, l’activité d’émission connaît également un boom d’activité comme dans l’ensemble des Etats de l’Union, à la faveur du développement de l’offre de services financiers adossés à la téléphonie mobile. Le Bénin compte un établissement de monnaie électronique (Eme) sur dix agréés au total dans la sous-région ; un Sfd opère dans ce secteur et deux partenariats sont noués entre banques et opérateurs de télécommunication. Sfd, le hic ! Le total bilan des systèmes financiers décentralisés (Sfd) ressort à 188,2 milliards F Cfa, soit 9,0% de l’Union qui affiche un total de 2 083,5 milliards F Cfa en 2019. Le ratio de capitalisation des Sfd est de 32,7 % au Bénin, loin de celui de l’Union qui est de 19,9 %. Malgré la forte inclusion financière qu’il induit, le secteur de la microfinance du pays continue de donner du fil à retordre à la Commission bancaire de l’Umoa. C’est ainsi qu’en guise de sanction disciplinaire, elle a procédé à la mise en liquidation d’un système financier décentralisé installé au Bénin, qui a fait l’objet d’un retrait d’agrément à la suite d’une procédure disciplinaire et ce, au regard de sa situation marquée principalement par l’arrêt depuis 2017 de l’activité de distribution de crédit. Un autre Sfd est mis sous administration provisoire. Des blâmes sont prononcés à l’encontre de deux Sfd implantés au Bénin et à l’encontre du président du Conseil d’administration et des directeurs généraux de trois Sfd au Bénin. Un avertissement est adressé à un établissement de crédit. Une suspension est prononcée contre un président du Conseil d’administration d’un Sfd ainsi que des interdictions de diriger, d’administrer ou de gérer un Sfd ou tout autre établissement soumis au contrôle de la Commission bancaire à l’encontre d’un président du Conseil d’administration et d’un ex-directeur général d’un Sfd au Bénin. A noter que la Commission bancaire a pris 31 injonctions au cours de l’exercice 2019 contre 50 en 2018 dans l’Umoa. Quelques chiffres de l’Union Au 31 décembre 2019, le système bancaire dans l’Umoa comprend 130 banques dont 19 succursales, et 21 établissements financiers à caractère bancaire dont 4 succursales. Selon les données de la Commission bancaire de l'Umoa, on dénombre 64 banques internationales qui détiennent pratiquement la moitié de part de marché (49,10 %), 63 banques sous-régionales (44,6 %), une banque mutualiste et 20 établissements financiers à caractère bancaire. Au total, 148 établissements de crédit étaient en activité sur 153 établissements agréés en 2019 (147 en décembre 2018). Cette évolution résulte de l’autorisation d’installation des succursales et de l’agrément de nouvelles sociétés en qualité de banque ou d’établissement financier à caractère bancaire. Cinq établissements de crédit agréés n’avaient pas encore démarré leurs activités. 13 791 669 comptes bancaires étaient abrités par 3 728 agences, bureaux et points de vente, lesquels sont dotés de 3 378 guichets automatiques de banque en hausse de 172 unités (+5,4%). Le total bilan pour les banques s’élevait à 41 258,6 milliards F Cfa en 2019 contre 37 639,7 milliards en 2018, soit une progression de 9,6 %. Le total bilan en ce qui concerne les systèmes financiers décentralisés a également progressé, passant de 1 907,0 milliards F Cfa en 2018 à 2 083,5 milliards F Cfa en 2019, soit une augmentation de 9,3 %. Selon la Bceao, l’Union comptait 10 établissements de monnaie électronique (Eme) agréés en 2019 et disposant de 51 009 424 comptes ouverts dont 24 284 589 actifs. Le résultat net global provisoire a affiché une croissance de 42,9 %, en s’établissant à 542,3 milliards à fin 2019 contre 379,4 milliards en 2018. C. U.P. Economie 25 sept. 2020


Comité national d’interopérabilité: Les membres installés
Ahmed Sacca Yarou, directeur de cabinet du ministère du Numérique et de la Digitalisation, a présidé, ce mercredi 23 septembre, la cérémonie d’installation des membres du Comité national d’Interopérabilité (Cni) à Cotonou. A l’occasion, il a rappelé la mission assignée à ces derniers pour la mise en œuvre des politiques et stratégie nationales d’interopérabilité. Les cinq membres du Comité national d’Interopérabilité (Cni) ont été installés, mercredi 23 septembre, à Cotonou. Il s’agit de Geoffroy Bonou, représentant du ministère en charge du Numérique, Christian Agonvinon représentant du ministère de la Justice, Yacoubou Amadou représentant du ministère en charge du Plan, Alain Ahounou, du ministère des Finances et Isaïe Djrolo de l’Agence nationale de Sécurité des systèmes d’information (Assi). Au nom du ministre du Numérique et de la Digitalisation, Ahmed Sacca Yarou, avant de renvoyer les membres à leurs fonctions, a rappelé la mission de ce comité mis en place par décret 209 du 18 mars 2020 portant mise en place de la plateforme nationale d’interopérabilité « Xroad Bj » et fixation des règles de sa gestion et de son utilisation. « Ce comité a pour mission de définir les politiques et stratégie nationales d’interopérabilité et d’assurer le règlement des conflits entre les participants », a-t-il déclaré. Serge Adjovi, directeur de l’Agence pour le développement du Numérique (Adn), structure de coordination des activités de ce comité, assiste aux réunions du comité avec voix consultative et assure le secrétariat. Ce comité est chargé, entre autres, selon Ahmed Sacca Yarou, d’établir les orientations stratégiques de développement et d’utilisation de la Plateforme nationale d’interopérabilité (Pni), d’approuver les mises à jour du cadre d’interopérabilité proposées par la structure de coordination (Sc), de définir les orientations en matière de coopération avec les instances internationales compétentes pour l’interopérabilité avec les gouvernements étrangers et les organisations internationales et de faire des recommandations pour la promotion de la Pni. Il a exhorté chaque membre à mesurer la portée du rôle stratégique de ce comité dans le pari du succès de l’administration intelligente au Bénin. « L’autorité ministérielle souhaite un engagement individuel et collectif des membres, de la méthode et de la rigueur dans cette mission républicaine », a-t-il conclu. Société 25 sept. 2020


Projet de densification du réseau haut débit: Le contrat commercial de la phase II signé
Le Projet de densification du réseau haut débit (Pdrhd) au Bénin démarre dans quelques mois. En prélude à cela, les acteurs impliqués dans la mise en oeuvre de ce vaste chantier ont procédé, vendredi 18 septembre dernier, à la signature du contrat commercial du projet. Après la phase I, c’est au tour de la deuxième phase de fibre optique intitulée Projet de densification du réseau haut débit (Pdrhd) de prendre corps. Le démarrage des travaux sur le terrain est prévu pour 2021. Dans cette perspective, les acteurs impliqués dans l’opérationnalisation de cette deuxième phase du projet à savoir, le ministère de l’Economie numérique et de la Digitalisation à travers la Société béninoise d'infrastructures numériques (Sbin) et l’entreprise chinoise Huawei technologies en charge des travaux, ont signé, la semaine dernière, le contrat commercial du projet. Le Pdrhd consiste en la réalisation d’un réseau dorsal national en fibre optique. Sa mise en œuvre permettra une transformation complète et une amélioration du réseau de télécommunications au Bénin. Grâce à l’extension du réseau dorsal, et des réseaux métropolitains dans les grandes villes, la couverture nationale du réseau sera sensiblement améliorée. La phase II de ce projet dont le contrat a été signé prend en compte 23 communes et permettra de construire la large bande nationale du Bénin. Ainsi, le Pdrhd améliorera l’expérience internet des populations et des entreprises, ceci, grâce à la réforme du réseau d’accès et à l’expansion de l’accès à large bande des utilisateurs. En d’autres termes, cette deuxième phase du projet facilitera l’accès des populations et des entreprises à l’outil internet haut débit ainsi que le développement des applications. Au terme de la réalisation de cette phase du projet, le taux de couverture au plan national sera de 70 communes sur 77. Outre le développement d’une industrie des Tics forte et durable, ce projet a également l’avantage de créer de nouveaux emplois notamment dans les secteurs des télécommunications, du génie civil et bien d’autres. Notons que la première phase du projet a principalement pris en compte les villes de Cotonou, Porto-Novo, Parakou. Ce projet comprend trois volets que sont l'expansion et l'extension du réseau dorsal, la nouvelle construction du réseau métropolitain et la nouvelle construction Microwave. A terme, les infrastructures des Tics à travers le Bénin seront considérablement améliorées, couvrant les principales régions et villes du pays et impacteront une large frange de la population n Société 25 sept. 2020


Liberté de la presse à l’ère du numérique: Les professionnels des médias échangent autour des goulots d’étranglement
Le ministère de la Communication et de la Poste à travers la direction générale de la Communication et des Médias a initié, ce jeudi 24 septembre à Cotonou, un atelier regroupant les professionnels des médias, du droit, du numérique et autres, sur la liberté de la presse à l’ère du numérique. Ces assises ont permis aux participants, notamment les journalistes, de s’exprimer sur les difficultés liées à l’exercice de leur métier avec l'avènement du Code du numérique et de formuler des recommandations. L’avènement des plate-formes numériques et leur usage par les professionnels des médias restreignent la frontière entre la liberté d’expression et la liberté de presse, selon plusieurs journalistes et observateurs de la vie publique béninoise. En vue de recentrer le débat, le ministère de la Communication et de la Poste à travers la direction générale de la Communication et des Médias a convié les professionnels des médias, du droit, du numérique et plusieurs autres acteurs concernés, à réfléchir sur la question et à faire des propositions pour l’amélioration de la situation. “Cette rencontre d’échanges sur la liberté de la presse dans le contexte du numérique est pour nous la bienvenue ”, a déclaré la présidente de l’Union des professionnels des médias du Bénin à l’ouverture des assises. Zakiath Latoundji dit espérer que cette rencontre permettra aux différents acteurs de se prononcer sur les réels enjeux de la liberté de la presse en lien avec l’avènement du numérique. Des opinions et réflexions que le ministre de la Communication et de la Poste, Alain Orounla, souhaite franches et sincères. En outre, le ministre de la Communication présente l’avantage des plateformes numériques et relève les appréhensions des journalistes autour de l’outil. “L’avènement de cet outil moderne coïncide étrangement avec une certaine virulence sur les dénonciations, des interdictions de la liberté de la presse surtout avec l’adoption du code du numérique prévu pour combattre la cybercriminalité mais qui est perçu comme une arme braquée sur les professionnels des médias”, regrette le ministre Alain Orounla. “Mais la vraie question qui devrait nous préoccuper, poursuit-il, est de savoir si la liberté de la presse rétrécit ou pas le support (...). En quoi peut-on être tolérant avec le support papier et être répressif avec le support numérique ? ”, lance-t-il. Pour lui, c’est la vraie question qu’il faut se poser tout en indiquant qu’il s’agit juste d’une réflexion à approfondir. L’atelier du jour, souligne Alain Orounla, devrait donc permettre de dégager les vraies raisons de cette inquiétude des professionnels des médias. Tous les intervenants ont exprimé le souhait de voir la rencontre accoucher de bonnes recommandations afin que la paix revienne au sein des journalistes. A l’occasion, une communication sur le thème: “Liberté de la presse et plateforme numérique” a été présentée par le conseiller à la Haac, Franck Kpochémè. S’en est suivi un débat sur la proportion d’applicabilité du Code du numérique à un journaliste détenteur de la carte de presse. Pour finir, les participants ont fait des suggestions allant dans le sens de la modification du Code du numérique. Actualités 25 sept. 2020


Chantier de construction du boulevard de la Marina: Hervé Hèhomey satisfait de l’évolution des travaux
Hervé Hèhomey, ministre des Infrastructures et des Transports, a effectué, ce jeudi 24 septembre, une descente sur le chantier de construction du boulevard de la Marina. A la tête d’une délégation, l’autorité ministérielle est allée constater l’avancement des travaux, vérifier la prise en compte des recommandations des services techniques du ministère par l’entreprise en charge des travaux ainsi que la mission de contrôle. Prévu initialement pour être livré courant juillet dernier, le chantier de construction du boulevard de la Marina est déjà à un taux d’exécution global de 82 %. Une évolution constatée par le ministre des Infrastructures et des Transports lors de sa descente sur le chantier, hier jeudi 24 septembre. Le retard dans l’exécution des travaux, note-t-il, à la suite de sa visite, est dû à la crise sanitaire du Covid-19. Hervé Hèhomey indique que ce temps a été mis à profit pour améliorer la planification initiale et faire du boulevard de la Marina, le plus beau de la sous-région. «Nous avons amélioré notamment le traitement de certaines surfaces de trottoirs et certains aménagements paysagers qui sont venus s’ajouter au programme initial des travaux. Tout ceci a fait décaler la fin des travaux que nous envisageons aujourd’hui globalement pour la fin de cette année. Nous avons profité pour renforcer certaines prescriptions initiales», a-t-il déclaré. Il a mis un accent particulier sur l’exécution des travaux au niveau du tronçon qui devra désormais abriter les défilé du premier août. « Ce que je vais également dire, c’est que nous avons profité pour faire la rue qui va de la direction générale du Port autonome de Cotonou vers le carrefour Cheminot. Son aménagement était initialement prévu en 2x2 mais nous l’avons étendu en 2x3 et ça fait beaucoup de travaux. Il y a quelques aménagements de sécurité que nous avons rajoutés », précise-t-il. Le Centre des affaires maritimes en vue Profitant de sa descente sur le chantier de construction du boulevard de la Marina, le ministre Hervé Hèhomey a marqué un arrêt sur l’ancien site abritant le ministère des Infrastructures et des Transports. Là, les travaux de démolition sont achevés. Après avoir parcouru le site, il annonce que « le gouvernement envisage la construction en lieu et place des anciennes infrastructures, du Centre des affaires maritimes ». Ce centre, selon lui, va regrouper les structures qui interviennent sur la plateforme portuaire et également dans le secteur des transports. Il est à souligner que cette visite sur le boulevard de la Marina marque le début d’une tournée qui conduira le ministre Hervé Hèhomey sur l’ensemble des chantiers en cours dans le pays. Actualités 25 sept. 2020


Echanges entre la Sg/Oif et le gouvernement: De nouveaux axes de coopération scrutés
En visite au Bénin, la secrétaire générale de la Francophonie, Louise Mushikiwabo, a échangé, hier jeudi 24 septembre, avec une délégation gouvernementale. Lors de cette séance de travail qui s'est déroulée au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, il a été question de redynamiser les relations entre le Bénin et l'Oif. Après avoir été reçue par le chef de l'État Patrice Talon, la secrétaire générale de l'Organisation internationale de la Francophonie a pris part à une séance de travail avec une délégation du gouvernement... Il s'est agi de faire la revue de la coopération en vue de scruter de nouveaux horizons en matière de formation, d'information, d'insertion des jeunes et d'autonomisation des femmes. Conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, cette séance a connu la participation de la ministre de la Digitalisation et du Numérique, présidente du réseau des ministres en charge du Numérique au sein de la Francophonie ; de la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, du directeur de cabinet du ministre de la Culture et du Tourisme... Ouvrant les échanges, le ministre Aurélien Agbénonci a salué la secrétaire générale de la Francophonie pour son élection et pour le travail qu'elle effectue déjà. Le patron de la diplomatie béninoise rappelle que le Bénin a souvent accueilli le secrétaire général de l'Oif. Il précise que la présente visite vient consolider l'excellente relation qui existe entre l'Organisation internationale de la Francophonie et le Bénin. La secrétaire générale de la Francophonie confirme : "Cette séance s'inscrit dans le cadre de la redynamisation des relations et dans une approche dont le but est de se rapprocher de chaque Etat membre pour s'inscrire dans les priorités des États et des populations". La délégation gouvernementale n'a d'ailleurs pas manqué de présenter à l'hôte les projets phares du gouvernement dans les secteurs du tourisme, du numérique et de l'éducation. Par ailleurs, Louise Mushikiwabo a saisi l'occasion pour saluer le Bénin qui aux yeux du monde se révèle. "C'est un pays important dans l'organisation, un pays très dynamique et très actif non seulement au sein de notre organisation mais aussi sur le plan régional et international". Elle se dit disposée à accompagner le Bénin dans cet élan. A noter que Louise Mushikiwabo a été élue secrétaire générale de la Francophonie lors du 17e Sommet de la Francophonie, en octobre 2018, à Erevan. Elle a pris fonction en janvier 2019. Actualités 25 sept. 2020


Conseil national du dialogue social: Les responsables des commissions administratives paritaires outillés
Dans le cadre de sa mission de renforcement des capacités d’intervention des acteurs à divers niveaux en vue d’anticiper les conflits et mouvements sociaux, le Conseil national du Dialogue social (Cnds) a organisé, ce mercredi 23 septembre à Cotonou, une formation au profit des responsables des commissions administratives paritaires et des secrétaires généraux des centrales et confédérations syndicales de travailleurs. L’objectif de cet atelier, selon Guillaume Attigbé, président du Cnds, est d’aguerrir les acteurs sur les techniques de négociation collective afin d’anticiper sur les conflits. Renforcer les compétences des responsables des commissions administra-tives paritaires sur les techniques de négociation collective, la médiation et les approches de gestion de conflits. C’est l’objectif de l’atelier de formation auquel le Conseil national du Dialogue social (Cnds) a convié les responsables des commissions administratives paritaires, ce mercredi, 23 septembre à Cotonou. Selon Jules Oni, spécialiste du droit du travail, dialogue social et négociation collective, cette formation a été initiée pour permettre à ces acteurs de premier plan des négociations syndicales dans les ministères d’anticiper sur les conflits. Ainsi, les participants ont été formés sur les généralités et l’importance du dialogue social, la typologie et le développement des conflits, la médiation, les négociations, la gestion des conflits. « Il s'est agi de développer chez les participants des aptitudes pouvant les aider à bien gérer le dialogue social en anticipant sur les crises. Toutes choses qui contribueront à un bon rendement et à la paix dans les ministères. Il s’agit de créer une bonne ambiance lors du dialogue social, gage de progrès socio-économique », a-t-il ajouté. Guillaume Attigbé, président du Conseil national du Dialogue social, se réjouit de la mobilisation et de la disponibilité des présidents des commissions à cet atelier. « Nous avons compris qu’il faut associer tous les présidents des commissions administratives paritaires à cette formation et ils ont répondu massivement à notre appel », a-t-il déclaré. Selon lui, nul ne sera de trop dans la pratique du dialogue social au Bénin. A l’en croire, un programme spécifique a été concocté par l'expert pour permettre aux participants d’être aguerris face aux conflits lors des négociations collectives. Au terme de cet atelier, le président du Cnds attend des participants des aptitudes et des qualités pouvant non seulement contribuer à une meilleure pratique du dialogue social mais aussi permettre d’anticiper sur les conflits. « Notre rôle, c'est d’anticiper sur les conflits et nous le faisons si bien que les fruits ont commencé par tenir la promesse des fleurs», a-t-il conclu. Actualités 24 sept. 2020


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