La Nation Bénin...
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L’Assemblée nationale a organisé à Grand-Popo, du jeudi 6 au vendredi 7 octobre dernier, un séminaire parlementaire avec en point de mire, les enjeux d’une loi sur l’économie numérique. L’atelier qui a bénéficié de la collaboration de l'Organisation internationale de la Francophonie(OIF) permettra aux députés béninois de légiférer désormais dans le domaine du numérique en toute connaissance de cause.
«Cyber-législations et économie numérique : le député béninois à l’ère des TIC». C’est le thème du séminaire organisé du 6 au 7 octobre dernier par l’Assemblée nationale en collaboration avec l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Cet atelier vise globalement à sensibiliser les députés béninois sur les enjeux et défis des cyber-
législations pour le développement de l’économie numérique. Il s’agissait en d’autres termes, de renforcer la compréhension des enjeux de l’économie numérique en général et du programme eNNOV-Bénin 2021 et de la problématique de l’entreprenariat dans le numérique en particulier. Et de renforcer les compétences dans la perspective d’un cadre législatif favorable à la création et au développement des
entreprises par les femmes et les jeunes. Le séminaire a regroupé près d’une soixantaine de parlementaires, dont des anciens présidents de l’Assemblée nationale, des experts de l’OIF, des représentants du gouvernement, de la présidence de la République, de plusieurs ministères notamment celui en charge de l’Economie numérique. Pendant les deux jours de travaux, les participants ont suivi plusieurs communications portant sur des sous-thèmes variés notamment sur les implications juridiques de l’économie numérique, la transformation digitale de l’économie: enjeux et perspectives pour le Bénin, le paiement et monnaie électronique : défi pour le développement de l’économie numérique en Afrique et d’investissements fiscalité et accès à la commande publique : monnaie électronique. Les travaux en groupes ont permis aux participants de mieux toucher du doigt l’importance et l’urgence de ces réformes législatives sur les cyber-législations.
Procédant à la clôture des assises, le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, hors du pays lors de l'ouverture des travaux, a insisté
sur son engagement, et celle de toute l’'Assemblée nationale, à impulser le développement du numérique au Bénin. Il a martelé son engagement à accompagner toutes les initiatives gouvernementales allant dans ce sens. Me Adrien Houngbédji a salué l'engagement de l'Oif et s'est félicité du fait que c'est désormais en personnes averties que les députés auront à aborder et à légiférer sur le sujet du numérique au Bénin?.

Fidèle à ses interventions au Bénin depuis 1964, le Programme alimentaire mondial (PAM) poursuit la légende en appuyant les efforts du gouvernement dans l’alimentation scolaire désormais mise en œuvre sous une nouvelle approche multisectorielle. Le lancement officiel des activités de ces cantines scolaires au titre de l’année scolaire 2016-2017 s’est déroulé jeudi 6 octobre à l’école primaire publique Zoungodo dans la commune d’Ifangni.
Plus grande agence humanitaire des Nations Unies pour l’élimination de la faim et de la pauvreté dans le monde, le Programme alimentaire mondial (PAM) reste toujours mobilisé derrière le Bénin. En témoigne le lancement officiel au titre de l’année scolaire 2016-2017 des activités des cantines scolaires désormais mises en œuvre par l’Approche intégrée de l’alimentation scolaire à l’échelle nationale avec l’appui du programme onusien. Cette nouvelle approche qui est une recommandation du forum national sur l’alimentation scolaire tenu en 2015 à Cotonou intègre désormais l’Education, la Santé, l’Agriculture, l’Hygiène et l’Assainissement. Elle est en expérimentation dans 50 écoles réparties sur 10 départements et 17 communes du Bénin. Au nombre de ces établissements scolaires figure l’école primaire publique Zoungodo, dans la commune d’Ifangni qui a abrité jeudi 6 octobre, la cérémonie de lancement officiel des activités des cantines scolaire pour le compte de l’année scolaire qui vient de démarrer.
Pour le représentant résident du PAM au Bénin et au Togo, Housainou Taal, son programme soutient cette approche multisectorielle en ce sens qu’elle promeut l’agriculture locale car plus de 50% des produits livrés aux écoles, en l’occurrence le maïs et le haricot blanc, sont achetés sur le marché local. Mieux, l’approche de ce projet prévoit l’aménagement de jardins avec des plantes à valeur nutritive telle que le Moringa, le lavage des mains, la promotion de foyers améliorés et le développement de recueils de menus.
Une assistance du PAM sur trois ans
«Une nutrition, une santé et une éducation de qualité sont essentielles pour le développement des enfants et l’assurance d’un avenir meilleur», souligne Housainou Taal. Ces priorités, à l’en croire, s’inscrivent dans les quatre premiers Objectifs de développement durable (ODD) et permettront de briser le cycle de la pauvreté et de la malnutrition. C’est ce qui justifie d’ailleurs les investissements du PAM dans les projets et programmes de cantines scolaires au Bénin, a précisé le fonctionnaire onusien. Il souligne que le PAM assistera pour une période de trois ans (2015-2018) le gouvernement béninois dans la mise en œuvre de ce nouveau projet qui impactera plus de 120 000 élèves bénéficiaires. Ces derniers bénéficieront chaque jour de repas chauds et bien assaisonnés qui contribueront à assurer leur maintien à l’école et une éducation de qualité. Housainou Tall réitère la détermination du PAM à continuer d’assister le Bénin pour asseoir un vaste programme national d’alimentation scolaire basé sur la production locale. Un engagement que saluera le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou selon qui «…offrir un repas à un enfant à l’école, ne constitue pas un luxe mais une nécessité. Appuyer l’alimentation scolaire, c’est en réalité donner les moyens non seulement d’attirer les enfants vers l’école, de réduire les abandons scolaires, d’améliorer les performances des enfants et aussi de leur apporter des repas nutritifs ». Il a remercié, au nom du gouvernement, le PAM pour sa noble vision d’accompagner les efforts du Bénin pour contribuer à l’atteinte des objectifs de ce projet intégré. Le ministre Salimane Karimou n’a pas manqué de solliciter la mobilisation des uns et des autres surtout des partenaires techniques et financiers dans le relèvement des défis de l’alimentation scolaire pour que désormais aucun enfant béninois n’aille à l’école le ventre vide.
Présent aussi à la cérémonie, le maire d’Ifangni, André Zannou a remercié les autorités du Memp et du PAM pour le choix porté sur sa commune pour abriter ce lancement officiel. Il a assuré du soutien de son conseil communal pour accompagner les cantines scolaires de sa commune. Le directeur de l’école primaire publique de Zoungodo, Coffi Gigla mettra en exergue l’impact des cantines scolaires dans les résultats des élèves de son école lors de l’année scolaire écoulée. Une distribution symbolique de repas chauds aux élèves a été faite par les officiels qui ont ensuite effectué une visite guidée de l’école notamment des jardins, de la cuisine et du magasin des cantines scolaires.

La Fédération internationale de volley-ball et ses associations nationales membres se sont donné rendez-vous, depuis mardi 4 octobre dernier, à Buenos Aires en Argentine. C’est à l’occasion de son Congrès électif qui lui permettra de procéder au renouvellement des membres de son bureau.
Pour le compte de la Fédération béninoise de volley-ball, c’est le vice-président et secrétaire général de la zone3, Ali Yaro qui participe aux assises dont les travaux prennent fin ce jour, vendredi 7 octobre. Il a également assisté au séminaire sur le management des fédérations sportives des catégories 1 et 2 organisé en marge du congrès. Le congrès s’est poursuivi, jeudi 6 octobre, avec la présentation des différents rapports et l’élection du président de la Fédération internationale de volley-ball et des autres membres de son bureau. MG
Sports 07 oct. 2016

« … Le monde va mal. Mais nous avons espoir que l’Homme est capable de vaincre les difficultés qui se posent à lui dans son développement. L’Homme est capable d’opérer les changements qu’imposent son développement et son épanouissement»
Patrice Talon, président de la République du Bénin
« Nous devons avoir à l’esprit que la lutte menée par nos aïeux serait vaine si nous nous arrêtons à admirer seulement leurs acquis. Les symboles de l’Etat et les armoiries de la République, nous rappellent chaque jour notre devoir et notre responsabilité devant notre propre destin. Chacun est appelé à leur donner un sens réel »
Alidou Démolé Moko, maire de Kandi
« Je sais que la population de Cotonou et du Bénin traverse une période difficile. C’est vrai, partout quand on voit les routes, quand on voit les pistes, dans quel état ça se trouve, on se rend compte que notre pays est malade. Il n’y a pas de développement si on n’apaise pas le cœur, si on n’apaise pas l’âme de ceux qui nous ont précédé ; qui nous ont donné la vie, et bien il n’y a pas de développement»
Nicéphore Soglo, ancien président de la République du Bénin
Politique 07 oct. 2016

Les responsables de l’hebdomadaire catholique "La Croix" du Bénin ont animé, jeudi 6 octobre, une conférence de presse. Celle-ci portait sur la dissémination des résultats de leurs investigations sur la montée de l’insécurité au Bénin, un dossier conduit par Guy Dossou-Yovo, dans le cadre du Projet "Médias pour le développement" (Média-dév) appuyé par Open society initiative for West Africa (OSIWA).
«On dévalise en plein jour en tirant à bout portant sur les paisibles populations », déplore Guy Dossou-Yovo, l’animateur du desk Politique et Société de l’hebdomadaire "La Croix". Il expliquait ainsi le mode opératoire des braqueurs qui investissent les supermarchés et tous les endroits où l’argent "sent". « Ils entrent en toute confiance. Ils déballent leurs sacs avec assurance... Puis quelques-uns d’entre eux, les plus costauds et trapus s’avancent vers moi furieux, très menaçants et brandissent leurs armes ». Tel est le témoignage d’une miraculée du phénomène qui sévit dans la capitale économique du Bénin. Pour Guy Dossou-Yovo, les braquages sont devenus si fréquents que les Béninois commencent à s’y habituer. Ce qui, du reste, n’est pas normal, estime-t-il.
C’est justement pour travailler à aider les gouvernants à voir là où il faut agir, que l’abbé Crépin Magloire Acapovi, coordonnateur du projet Média-Dév, plantant le décor, confie que le développement a plusieurs facettes.
«Nous ne pouvons pas prétendre être un peuple démocratique, s’il n’y a pas de liberté, s’il n’y a pas de sécurité des personnes ou des biens », soutient le directeur de publication de "La Croix". Un manque qu’entend combler le projet qu’il coordonne par une remarquable contribution. La preuve, justifie Guy Dossou-Yovo, les derniers exploits de la police qui a démantelé ou anéanti plusieurs éléments troublant la quiétude des populations ne sauraient voiler l’ampleur qu’a prise le phénomène.
"Le ver est dans le fruit", la 2e pièce du dossier permet de révéler comment certains policiers, gendarmes et autres chargés de la sécurité des citoyens sont accusés de complicité, d’incompétence et d’inorganisation et mettent de fait en péril la collaboration avec la population. La déclaration de Nestor Béhéton, ancien responsable de la sécurité au Bénin est assez éloquente, relève Guy Dossou-Yovo, déclaration faite lors d’une causerie-débat de l’Amicale des gendarmes retraités le 16 septembre dernier sur le thème «Braquage et vindicte populaire : quelle place pour les gendarmes ? »
L’orateur, selon lui, a confessé publiquement qu’il y a un véritable problème. La police et la gendarmerie ne fonctionnent plus comme elles devraient. « La population a perdu confiance ; les populations n’ont aucun tort en participant à la vindicte populaire. Que les gendarmes jouent correctement leurs rôles et ils verront une population qui collaborera », a expliqué l’ancien responsable de la sécurité. « Le ver est donc bien dans le fruit », insiste Guy Dossou-Yovo.
C’est à toute l’organisation du système sécuritaire béninois avec ses agents, ses responsables et structures qu’il faut s’attaquer par des mesures hardies et efficaces.
Les autres articles
Guy Dossou-Yovo expose les autres articles du dossier afin de montrer l’ampleur du phénomène et la thérapie de choc qu’il faudra lui administrer pour espérer l’émergence de notre peuple et de notre pays. Le manque criard de moyens humains, financiers et d’équipements assez modernes pour les forces de sécurité publique, le relâchement de la discipline et la corruption au sein des forces de sécurité, la non-protection des sources de renseignements par les agents de la sécurité eux-mêmes et l’insuffisance de la protection des citoyens et de leurs biens plombent les actions des agents. Le déficit des compétences sécuritaires face à l’évolution de la criminalité, la trop grande vulnérabilité des travailleurs en général et des hommes du micro et du papier exposés à toutes sortes de risques et l’incivisme grandissant des citoyens sur les routes béninoises devenues plus meurtrières, ont également été relevés. Il y a aussi, indique Guy Dossou-Yovo, trois défis pertinents à relever pour contenir l’insécurité : poursuivre la dotation des forces de sécurité en moyens humains, matériels et financiers à la hauteur de l’enjeu sécuritaire, travailler à reconquérir la confiance des populations en vue d’une plus franche sincère et loyale collaboration avec les agents et s’employer à réduire à défaut de l’éradiquer, la vulnérabilité des travailleurs de tous ordres à travers une meilleure application de la législation du travail.
Au total, sur la montée de l’insécurité, la sécurité étant une question délicate justifie le fait qu’elle ait été la dernière à être publiée. « Nous ne voulons pas mettre l’huile sur le feu », assure le rédacteur en chef, Alain Sessou, mais pour autant insiste le directeur de publication, la sécurité effective révèle un autre nom du développement et il faut que l’Etat fasse tout pour l’assurer?

Réunis au sein de leur syndicat dénommé Syndicat des transitaires mandataires (Syntrama), les transitaires mandataires ont tenu jeudi 6 octobre, un sit-in à la Direction générale des Douanes à Cotonou pour exprimer leurs mécontentements.
Les transitaires mandataires sont mécontents. Pour se faire entendre, ils se sont réunis pour la circonstance, devant la Direction générale des Douanes et Droits indirects. C'est pour organiser un sit-in sous un soleil ardent et une chaleur suffocante. Banderoles rouges attachées au front, ils scandaient: « Au secours Talon ! Au secours Talon ! Au secours DG Douanes ! ministre des Finances hééloué… ».
Au cours de leur sit-in, ils ont dénoncé entre autres le non-paiement des chèques délivrés par la Douane aux commissionnaires agréés, le mauvais traitement des bons-retours et le coût élevé du transit qui fait fuir les clients vers les ports de la sous-région.
Pour le responsable à l’organisation du Syntrama, Bernard Gbossa, ce sit-in est, une occasion pour leur permettre d'exposer leurs problèmes aux responsables de la douane béninoise. « Nous avons mené plusieurs fois des démarches pour pouvoir discuter des problèmes qui minent le secteur des véhicules d’occasion avec les autorités mais sans succès », précise-t-il. Les exigences de ces manifestants portent sur le début de paiement des chèques déposés par les sociétés agréées qui ont régulièrement travaillé, la mise à disposition des transitaires mandataires, de la liste des bons retenus par la commission, la déconsignation décadaire promis entre temps par la Douane elle-même et enfin la réduction substantielle du coût du transit.
Après avoir reçu leur motion, le directeur général des Douanes, Pierre Claver Tossou, a déclaré aux manifestants que dans leur chapelet de revendications, un seul point concerne sa structure. Conscient de la pertinence de ce qu’ils réclament, il affirme qu’ils avaient tenu déjà plusieurs réunions à cet effet.
Le directeur général des Douanes fait observer qu’il y a amalgame car, explique-t-il, il y a ceux qui n’ont jamais fait d’opération douanière et qui disposent de chèques en mains et demandent qu’on les paie. Il y a également, ajoute-t-il, ceux qui ont fait des opérations dont les bons n’ont pas été retrouvés pour des raisons que tout le monde connait. Il y a aussi des honnêtes qui sont en règle, poursuit-il.
Pierre Claver Tossou a ensuite invité les manifestants à une réflexion collective sur la situation, avant de souhaiter que ce ne soit pas dans un climat de litige et de tension que les deux parties se rencontrent pour trouver des solutions aux différents problèmes. Il a promis transmettre à qui de droit la motion des manifestants?

Déjà quelques semaines que le rideau est tombé sur les Jeux olympiques, Rio 2016 au Brésil. Ainsi donc, une nouvelle olympiade commence pour le sport sur le plan mondial. Au Bénin, l’heure est désormais à l’élaboration d’une assiette identitaire auprès des fédérations sportives nationales.
Les lumières s’étant éteintes sur les JO de Rio 2016, à partir du 1er janvier prochain, s’ouvrira la 31e édition des olympiades à travers le monde. Elle va couvrir les quatre prochaines années, avec bien évidemment des compétitions majeures pour lesquelles le Bénin, pour ne plus être surpris, entend se préparer en conséquence, avant d’y participer. Il ne veut plus rester les bras croisés pour les voir venir.
C’est donc pour lui éviter de ne plus improviser, que le Comité national olympique et sportif béninois (Cnosb), selon son président Julien Minavoa, a décidé de lancer une enquête comodo in comodo auprès de toutes les fédérations sportives nationales. Il s’agira, a-t-il expliqué, d’élaborer l’assiette identitaire fédérale qui permettra à terme de réaliser l’agenda sportif du Bénin pour la période 2017-2020.
Pour le président Julien Minavoa, le questionnaire à remplir s’inscrit dans le cadre d’une démarche qui vise la préparation des actes indispensables pour démarrer la nouvelle olympiade. Elle permettra d’avoir des bases saines, réelles, vérifiables et tangibles sur lesquelles, on pourrait se baser pour engager toutes les analyses de diagnostics.
Comme domaines d’actions stratégiques sur lesquels le questionnaire porte, le président du Cnosb en a cité quelques uns. Il y a, entre autres, la démocratisation de la pratique sportive, l’administration et les procédures, la gestion technique des fédérations, le dispositif juridictionnel, la gestion des ressources humaines, puis la durabilité, c’est-à-dire l’environnement et le sport.

Comme leurs homologues du monde entier, les enseignants béninois, tous ordres confondus, ont été honorés mercredi 5 octobre. Au niveau national, le gouvernement a prévu des manifestations pour célébrer la 23e journée internationale des enseignants. Dans ce cadre, les trois ministères de l’Enseignement ont conjugué leurs efforts pour co-parrainer l’événement.
Le Bénin honore ses enseignants. C’est le moins qu’on puisse dire au regard du programme concocté par les trois ministères de l’Enseignement dont Charles Maximin Codjia, directeur de cabinet du ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle dévoile le contenu.
Selon lui, la célébration de la Journée mondiale des enseignants en est à sa 23e édition en 2016. Elle a été proposée par l’Organisation des Nations unies pour l’Education, la Science et la Culture (Unesco) et validée par l’assemblée générale des Nations unies. Cette journée a pour but, laisse-t-il entendre, de sensibiliser sur l’importance et le rôle des enseignants dans le système éducatif tout en examinant la qualité du travail des formateurs de par le monde.
Au Bénin, les manifestations au titre de cette année ont démarré depuis la veille, mardi 4 octobre, avec comme entre autres activités, le message conjoint des trois ministres présenté par celui des Enseignements maternel et primaire, Karimou Salimane. De même, pour les enseignants du secondaire, une communication a été présentée sur la gestion du temps scolaire et la soirée a été l’occasion de célébrer la nuit des enseignants. La journée du 5 octobre même, les manifestations officielles sont prévues pour se dérouler à Abomey. Dans le cadre de cette célébration, 25 enseignants du secondaire doivent être promus sans oublier leurs homologues du primaire et du supérieur. Cette promotion fait gagner un échelon aux bénéficiaires. Ainsi, cela crée de l’émulation dans le monde enseignant.
Par rapport au thème au niveau international, Charles Maximin Codjia précise qu’il est intitulé «Valorisons les enseignants, améliorons leur statut professionnel». Mais au Bénin, le thème sur lequel les ministres ont souhaité qu’on réfléchisse s’intitule «Motiver, protéger et respecter l’enseignant, c’est assurer une bonne formation et une excellente éducation du peuple».
En termes d’acquis, il retient la décoration. A cela il ajoutera aussi la célébration de la journée elle-même obtenue, selon lui, suite aux luttes syndicales.

Après l’installation des membres des Conseils communaux d’arrondissement (Cca) chargés de l’actualisation du fichier électoral, le président du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi), Badirou Aguèmon, a procédé, mercredi 5 octobre, au lancement officiel des opérations d’affichage des extraits dudit fichier. C’était dans les locaux de l’organe à Agblangandan en présence des membres du bureau exécutif et des cadres techniques de l’Agence nationale de traitement (Ant).
En charge de l’actualisation de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi), les membres du bureau exécutif du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) dans l’accomplissement de leur devoir n’entendent plus désormais perdre du temps. Avec le bras technique qu’est l’Agence nationale de traitement (Ant) malgré les difficultés rencontrées, ils ont procédé au lancement des opérations d’affichage des extraits du Fichier électoral national (Fen).
En retard de deux mois sur ces opérations selon les dispositions de la loi n° 2013-06 du 25 novembre 2013 portant Code électoral en République du Bénin, le député Badirou Aguèmon, président du Cos-Lépi a affirmé qu’en référence à l’article 264 alinéa 1 et 271 dudit code, cette mise à jour concerne uniquement les citoyens précédemment omis, les nouveaux majeurs, les personnes naturalisées, les Béninois migrants, les réclamants et tous ceux qui ont nouvellement acquis les qualités exigées par la loi pour figurer sur le fichier. Aussi, a-t-il laissé entendre que toutes ces opérations d’affichage et de recensement des requêtes des citoyens prévues pour durer 21 jours, consistent à prendre en compte la radiation des citoyens décédés ou ayant perdu leurs droits civiques et politiques.
Au regard de l’importance que revêt cette opération pour la fiabilité de l’outil électoral, Badirou Aguèmon a rappelé que les citoyens béninois détenteurs de la carte d’électeur biométrique et dont les données personnelles sont correctes, ne sont pas concernés. Ainsi, après avoir salué l’importance du rôle des élus communaux et locaux dans le processus, il les a invités à appuyer de leur savoir-faire, tous les agents déployés sur le terrain pour la collecte des informations fiables nécessaires à la radiation des citoyens décédés ou ayant perdu les qualités requises par la loi.
Persuadé de la pleine conscience, de la participation des uns et des autres dans la réussite des opérations, le président du Cos-Lépi a exhorté toute la population à sortir massivement pour exprimer leurs réclamations. Toutefois, il a tenu à remercier le gouvernement, les membres du Cos-Lépi, de l’Ant et les ministres sectoriels concernés qui n’ont pas ménagé leur disponibilité pour l’effectivité du démarrage des opérations.

Une formation d’une trentaine de chercheurs, universitaires et étudiants sur la prise en charge globale des Personnes vivant avec le Vih/Sida (Pvvih), a lieu du 3 au 28 octobre prochain à la Faculté des Sciences de la santé de Cotonou. C’est pour contribuer au renforcement des capacités des agents de santé intervenant dans les centres de santé. A cette occasion, une conférence de presse sur les défis de la mise en œuvre des recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour la prise en charge de l’infection à Vih a été organisée, mercredi 5 octobre.
Le 30 septembre 2015 à Genève, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommandait que toutes les personnes infectées par le Vih commencent par suivre le traitement antirétroviral le plus tôt possible après le diagnostic. Elle proposait également qu’il soit retenu de «Traiter tout le monde». L’OMS propose aussi le traitement antirétroviral préventif à toute personne exposée à un risque «Substantiel» d’infection par le Vih. Il s’agit de faciliter à tout porteur du Vih, les conditions requises pour pouvoir bénéficier du traitement antirétroviral. Ainsi, le traitement est désormais à la portée de toutes les populations et à toutes les tranches d’âge. Ces informations apportées par le professeur d’université à Abidjan, Serge Paul Eholié, au cours de la conférence de presse, constituent des défis que chaque pays doit relever d’ici 2030.
Selon le coordonnateur du Programme national de lutte contre la Sida, Dr Imorou Bah Chabi Ali, les recommandations évoquées ont été mises au point pour apporter une révolution dans la prise en charge des Pvvih à travers le monde entier. Il s’agit de procéder à la revue des recommandations, voir leur mise en œuvre dans chaque pays afin de procéder à un certain nombre de correction. Chaque deux ou trois ans, l’OMS audite un peu les protocoles de prise en charge dans les pays, essaie de trouver les failles en tenant compte de l’évolution de la science et d’un certain nombre d’indicateurs. Elle recommande aux différents pays de modifier leurs protocoles de prise en charge afin d’améliorer la prise en charge des patients.
Le rôle de chaque pays
Il reste, confie Dr Imorou Bah Chabi Ali, à travailler au niveau des acteurs pour modifier le protocole de prise en charge, à les former sur le terrain et surtout, à mobiliser les ressources pour être en mesure de soigner les 38 000 Béninois en traitement sous ARV. Ce qui coûte, souligne-t-il, à peu près 6 milliards F CFA par an, montant dont le Bénin contribue à hauteur de 1,5 milliard F CFA pour l’achat de ces ARV. Le Fonds mondial apporte le complément. Ce montant passera à 8 milliards en 2017, en raison du nombre de personnes à traiter.
Le conférencier Serge Paul Eholié assure que dans ses nouvelles lignes directrices, l’OMS insiste sur le fait que, pour l’application efficace de ces recommandations, les pays veilleront à ce que le dépistage et le traitement de l’infection à Vih soient facilement accessibles et que les personnes mises sous traitement soient soutenues pour suivre les schémas thérapeutiques recommandés et rester dans le système de soins. Ainsi, le nombre des personnes remplissant les conditions requises pour le traitement antirétroviral va passer de 28 millions à l’ensemble des 37 millions de personnes vivant actuellement avec le Vih dans le monde. L’accès élargi au traitement est au cœur d’un nouvel ensemble de cibles pour 2020 visant à mettre fin à l’épidémie de Sida d’ici à 2030 : 90 % des personnes vivant avec le Vih connaissent leur statut, 90 % de ces personnes sont sous traitement antirétroviral et 90 % des personnes sous traitement antirétroviral ont une guérison totale.
Selon le coordonnateur adjoint de la formation, Marcel Zannou, la formation qui durera quatre semaines permettra aux participants d’acquérir des compétences et aptitudes pour expliquer les mécanismes physiopathologiques du Vih/Sida, les différents aspects de la prise en charge globale et de la prévention de la transmission du Vih de la mère à l’enfant dans la vision « 90,90,90 ». Ils pourront, aux termes des travaux, entreprendre le suivi-évaluation et la recherche opérationnelle dans leur site et assurer la gestion d’un site de prise en charge, toute chose utile et indispensable à l’amélioration des conditions de vie des Pvvih. Cette formation porte sur plusieurs domaines dont : les généralités sur les Vih prenant en compte les aspects liés à l’épidémiologie, la biologie, le conseil dépistage, la législation liée à l’infection et à la prise en charge psychosociale. Il s’agira aussi de la prévention de la transmission Mère à l’enfant, de la gestion pratique d’un site de prise en charge, du suivi-évaluation et recherche sur le Vih/Sida.