La Nation Bénin...



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Nouvelles

Consommation de la chicha: Le gouvernement interpellé par le Parlement
La consommation de la chicha devenue pratiquement la tasse de thé de certains jeunes inquiète le député Nazaire Sado. Face aux problèmes de santé, notamment les maladies cardio-vasculaires auxquelles s’exposent les jeunes qui s’adonnent à cette pratique, l’élu du peuple a jugé utile d’interpeller le gouvernement. A cet effet, Nazaire Sado a déposé une question orale avec débat pour amener le gouvernement à s’expliquer sur les mesures qu’il a prises pour arrêter la saignée. Cette question s’insère dans le cadre du contrôle de l’action gouvernementale, seconde mission de l’Assemblée nationale. Pour le député Nazaire Sado, l’usage de la chicha au Bénin s’est hissé progressivement au rang de fléau qui tue en silence la jeunesse. La question doit retenir l’attention des autorités au plus haut niveau et être traitée comme un problème de santé publique. Car, poursuit le député, la chicha est à l’origine de nombreuses maladies cardio-vasculaires, respiratoires, digestives et cancéreuses. Nazaire Sado informe que, d’après plusieurs études croisées, la chicha est d’une grande toxicité et un fumeur de chicha inhale 125 fois plus de fumée (74 L contre 0,6 L pour une cigarette) que lorsqu’il fume une cigarette ; mais aussi 25 fois plus de goudron, 10 fois plus de monoxyde de carbone et 2,5 fois plus de nicotine. Face à ce sombre tableau, il demande des comptes au gouvernement pour qu’il s’explique sur la question. « La présente réaction constitue un cri de cœur au président de la République et à son gouvernement, en l’occurrence à ses ministres de l’Intérieur et de la Sécurité publique ; de la Santé et du Commerce afin qu’une attention particulière et urgente soit portée sur la question », précise l’élu du Bloc républicain dans la 23e circonscription électorale. Nazaire Sado voudrait savoir, à travers sa question orale avec débat, les mesures prises par le gouvernement pour éradiquer le fléau que constitue la consommation de la chicha. Il demande aussi si une autorisation préalable est requise pour la consommation de la chicha dans les bars ou discothèques et les statistiques éventuelles du ministère de la Santé par rapport aux affections liées à sa consommation.   Actualités 24 sept. 2020


Promotion de la bonne gouvernance dans l’administration publique: William Comlan élevé au grade de commandeur
Directeur de cabinet du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, William Comlan a été distingué, ce mercredi 23 septembre, pour ses efforts dans la promotion de la bonne gouvernance. Initiative du réseau Bénin Espoir Ong, la cérémonie de distinction a mobilisé un parterre de personnalités venues soutenir le récipiendaire. « Cette distinction que vous me décernez, je la dois à mon ministre, monsieur Aurélien A. Agbénonci qui, avec l’autorisation du président Patrice Talon, m’a permis d’être à ce poste et de vivre cette expérience vivifiante et enrichissante. C’est de lui en effet que je reçois les instructions pour les mettre en œuvre. L’honneur qui m’est fait aujourd’hui est avant tout son mérite et cette récompense, la sienne », a indiqué William Comlan, directeur de cabinet du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, à l’occasion de sa décoration par le réseau Bénin Espoir Ong. Ce réseau s’est donné pour vision de faire de la bonne gouvernance le levier de développement du Bénin. Selon le récipiendaire, une telle vision s’inscrit parfaitement dans le Programme d’action du gouvernement dont l’axe stratégique n°2 est dédié à la promotion de la bonne gouvernance. William Comlan confie que l’initiative de sa décoration constitue un encouragement indéniable à mieux faire au quotidien. Profitant de l’occasion, il a exprimé sa gratitude au ministre Aurélien Agbénonci pour la confiance placée en lui et pour les indications toujours avisées qu’il reçoit de lui. Rappelant que tout le personnel du Maec et toute l’équipe du cabinet sont dévoués dans l’accomplissement des tâches qui leur sont assignées, le récipiendaire a salué les membres du Réseau Bénin Espoir Ong et les invite à poursuivre sans relâche les objectifs qu’ils se sont assignés de promouvoir la bonne gouvernance ainsi que les valeurs qui pourront servir de repères essentiels à la population en général et à la jeunesse en particulier. « Seule une gouvernance efficace nous permettra d’atteindre le développement auquel tout le pays aspire légitimement et de voir se concrétiser la vision Bénin Alafia 2025 d’un Bénin prospère et uni », a fait savoir l’ambassadeur William Comlan. Henry Agassounon, président du réseau Bénin Espoir Ong, confie que le management d’un cabinet ministériel est comparable au pilotage d’un avion qui n’admet la moindre erreur. C’est ce qu’a compris le directeur de cabinet du Maec, l’ambassadeur William Comlan, d’après Henry Agassounon. Il est ainsi désigné Meilleur directeur de cabinet pour la bonne gouvernance au titre de 2020 et il est élevé au grade de commandeur de la bonne gouvernance, suite à une investigation conduite par le réseau et l’Observatoire mondial de la bonne gouvernance, selon Henry Agassounon. Il a répondu aux critères comme la ponctualité, la transparence, l’équité et le développement durable. Il est ainsi le premier directeur de cabinet à bénéficier de cette distinction dans l’histoire du réseau. Rappelons que le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération s’emploie, sous l’autorité du chef de l’État, à assurer le rayonnement du Bénin, à contribuer de manière décisive à la mobilisation des ressources et à garantir une meilleure protection des intérêts du pays et de sa diaspora. Actualités 24 sept. 2020


Visite d’une délégation de l’Organisation internationale de la Francophonie au Bénin: Promouvoir une relation bilatérale axée sur le développement
Louise Mushikiwabo, secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie, à la tête d’une délégation a foulé le sol béninois hier mercredi 23 septembre. Elle a été accueillie à l’Aéroport international Bernardin Cardinal Gantin de Cotonou par le chef de la diplomatie béninoise, Aurélien Agbénonci, pour une visite de 48 heures. La nouvelle secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie est depuis ce mercredi 23 septembre à Cotonou. Cette visite de travail de 48 heures lui permettra de s’entretenir avec plusieurs autorités béninoises sur les projets phares de développement appuyés par l’Organisation internationale de la Francophonie. Ainsi, elle rencontrera le chef de l'Etat, Patrice Talon, ce jeudi avec qui elle discutera de plusieurs sujets relatifs à la coopération entre le Bénin et l'oif. « J’ai voulu faire cette visite au Bénin en tant que nouvelle secrétaire générale de la Francophonie parce que le Bénin est un pays très dynamique au sein de l’organisation », a-t-elle déclaré à sa descente. Louise Mushikiwabo se dit très fière des relations conviviales qui existent entre son organisation et le Bénin et remercie le pays pour son soutien indéfectible lors de son élection à la tête de l’organisation. « C’est vraiment avec joie que je suis ici à Cotonou. J’ai voulu suivre les progrès qui sont faits ici au Bénin et voir dans quelle mesure apporter ma contribution», a-t-elle indiqué. L’autre raison qui justifie sa présence au Bénin est de s’entretenir avec les Béninois, surtout les femmes qui se battent tous les jours pour l’émergence du pays. Selon elle, le Bénin est un pays de grande culture et représente une puissance intermédiaire dans cette partie de l’Afrique et surtout un pays qui est tourné vers l’avenir. « Nous, à la francophonie, nous considérons le Bénin comme un pays membre très important. À 50 ans d’existence de notre organisation, nous sommes tournés vers l’avenir, d’où notre intérêt pour certains de nos Etats membres qui avancent rapidement sur la voie du développement », a-t-elle conclu. Actualités 24 sept. 2020


Perspectives économiques: L’Ocde plaide pour le maintien des mesures budgétaires
Le choc subi par l’activité économique et dû à la Covid-19 a été quelque peu amorti grâce aux mesures prises par les pouvoirs publics, mais les perspectives restent incertaines. Pour une relance durable de la croissance, un rapport de l’Ocde de mi-septembre préconise un soutien budgétaire continu en faveur des travailleurs et entreprises qui accusent le coup. « Continuez à soutenir l'économie, ne retirez pas le soutien budgétaire trop tôt ! », tel est l’appel que lance l’Organisation de coopération et de développement économiques (Ocde) à l’endroit des décideurs à travers son rapport Perspectives économiques intermédiaires publié le 16 septembre dernier. « Faute de maintien des aides publiques, les faillites et le chômage pourraient augmenter plus rapidement qu’ils n’auraient dû et prélever leur tribut sur les moyens d'existence des individus pendant plusieurs années », avertit Laurence Boone, cheffe économiste de l'Ocde, lors de la présentation du document. Selon ce rapport qui présente une version actualisée des prévisions relatives aux pays du G20 figurant dans l’édition des Perspectives économiques de l’Ocde de juin dernier, les perspectives économiques restent « extrêmement incertaines ». La reprise de l’activité est tributaire de l’évolution de la crise sanitaire induite par le nouveau coronavirus.D’après les prévisions, le produit intérieur brut (Pib) mondial devrait chuter de 4,5 % cette année, avant de rebondir à 5 % à l’horizon 2021 avec le raffermissement de la confiance des entreprises et des consommateurs. Mais cette croissance pourrait être amputée de 2 à 3 points de pourcentage en cas de résurgence plus forte de la pandémie et de prise de mesures d'endiguement plus strictes qui occasionneraient la montée du chômage et une durée plus longue d'atonie de l’investissement. L’économie mondiale perdrait entre 4000 milliards de dollars dans le scénario optimiste et jusqu’à 11 000 milliards de dollars dans le pire scénario. Stimuler la demande Face à l’incertitude, Laurence Boone estime qu’il faille aider les travailleurs à trouver de nouveaux emplois, car la hausse du chômage pourrait accentuer la pauvreté monétaire et ainsi la dégradation du niveau de vie de millions de travailleurs, notamment ceux qui sont dans l’informel et sans protection sociale. Il est question pour les pouvoirs publics d’encourager les entreprises à stimuler la demande et de se concentrer sur les investissements attendus depuis longtemps, afin d’amortir la récession annoncée de 2020. Pour ce faire, le maintien du soutien fiscal et monétaire s’impose en faveur des travailleurs et entreprises vulnérables. S’il faut veiller à une formation de qualité et à l’insertion des jeunes, il est aussi question de réorienter les entreprises des secteurs particulièrement touchés vers d’autres activités moins risquées et plus prometteuses. L’Ocde note que malgré le rebondissement après la levée des restrictions, l’activité économique n’est pas assez dynamique. D’où la nécessité pour les politiques de booster la confiance des consommateurs et des entreprises, tout en continuant à améliorer les soins de santé et à faire respecter les gestes barrières contre de nouvelles vagues d’infections de Covid-19. Le rapport suggère non seulement que les aides financières perdurent, mais aussi qu’elles soient suffisamment souples pour s’adapter à l’évolution des conditions et surtout ciblées sur les entreprises viables qui en ont le plus besoin. Croissance verte L’Ocde recommande également que le financement par capitaux propres soit substitué au financement par l’emprunt, pour favoriser la transformation numérique qui s’impose pour l’éclosion des entreprises. Une croissance inclusive, résiliente et durable devra être de mise.« Les pouvoirs publics ont une occasion unique de mettre en œuvre des plans de relance véritablement durables, visant à redémarrer l’activité et à investir dans l’indispensable modernisation numérique des petites et moyennes entreprises et dans des infrastructures, des transports et des logements verts, pour reconstruire une économie meilleure et plus verte », selon Mme Boone. « Les mesures de relance verte sont une solution gagnant-gagnant car elles sont à même d’améliorer le bilan environnemental tout en dynamisant l’activité économique et en améliorant le bien-être de tous», a déclaré Angel Gurra, secrétaire général de l’Ocde, lors de la table ronde ministérielle de l’Ocde en prélude à la publication du rapport d’étape. Un accent est mis sur le renforcement des investissements dans les énergies renouvelables dans le cadre de la lutte contre le changement climatique et la perte de biodiversité qui menacent l’humanité. Car, les ambitions sont certes nobles, mais les actions concrètes en faveur du climat sont encore insuffisantes. Economie 24 sept. 2020


Poursuite de ses actions après 2021 : Des Béninois de la diaspora invitent Talon à se représenter
Pour l’achèvement et la pérennisation des nombreux projets et programmes ambitieux initiés par le gouvernement de la Rupture, le Mouvement des jeunes pour l’égalité des chances (Mojec), section diaspora, exhorte le président Patrice Talon à briguer un second mandat en 2021. Afin de convaincre le chef de l’Etat à accepter leur demande, ces jeunes Béninois de la diaspora lui ont adressé une lettre ouverte de Paris, le mardi 15 septembre dernier. Dans la correspondance signée du président du Mojec diaspora, Aziz Adjakpè, et reçue par les services compétents du palais de la Marina, lundi dernier, le mouvement apprécie de fort belle manière le bilan du président de la République à quelques mois de la fin de son premier mandat. Réformes économiques, lutte implacable contre la corruption, réalisation du projet asphaltage, bref, pour cette première expérience, le Mojec diaspora se dit comblé par le bilan de Patrice Talon. Un bilan élogieux qui justement les pousse à caresser un nouveau rêve, celui de voir le chef de l’Etat achever toutes les œuvres en cours et enchaîner avec d’autres actions sur la période 2021-2026. Raison pour laquelle ils l’invitent à se représenter en 2021. « Monsieur le président de la République, votre mandat tend vers sa fin. Malheureusement, tous ces projets titanesques lancés à travers le pays, bon nombre ne pourront être achevés avant la fin de votre premier quinquennat. D’où la nécessité de votre candidature en 2021 pour maintenir le cap et dans le même temps pérenniser et consolider les acquis pour un Bénin bien construit », lit-on dans la correspondance envoyée à Patrice Talon. En sus, les jeunes du Mojec diaspora informent le premier magistrat béninois qu’ils descendent régulièrement au Bénin, et qu’ils entendent également les témoignages que font leurs parents sur la gestion du pays et le nouveau visage que présente ses grandes villes. C’est donc fort de tout ceci que Aziz Adjakpè et ses pairs du Mojec diaspora, invitent le chef de l’Etat à se porter candidat à la présidentielle de 2021, et lui demandent par la même occasion d’accepter leur requête. Pour eux, le Bénin ne peut en aucun cas se permettre de laisser partir un président qui est toujours éligible et qui pose des actes concrets au détriment d’acteurs politiques qui ont eu déjà à faire leur preuve. Politique 23 sept. 2020


Production de contenus numériques: La plateforme de vidéo gratuite mise en ligne
Une plateforme de vidéo gratuite a été lancée par la chaîne Tv5 Monde sur les écrans de 194 pays. A travers cette innovation, elle offre plus de 3 000 heures de contenus provenant de chaînes partenaires comme France Télévision, Rts, Rtbf ou Télé-Québec. Concurrencer les géants américains comme Netflix et Amazon Prime et les services de VoD des autres chaînes de télévision et Salto. C’est l’objectif de Tv5 Monde en lançant sa plateforme de VoD qui va offrir un catalogue de 3000 heures de contenus. Parmi ces contenus disponibles, on retrouve de nombreux programmes ou émissions déjà diffusés par les chaînes partenaires du réseau de Tv5. La plateforme a aussi vocation à diffuser des exclusivités, à l’instar de Wara, une série politique coproduite au Sénégal. Toutefois, Dr Qemal Affagnon, responsable Afrique de l’Ouest d’Internet Sans Frontières observe que, même si Tv5 Monde Plus ambitionne de proposer des magazines, des talk shows et des reportages, le volume actuellement proposé est loin des trois mille émissions disponibles en ce moment sur les antennes de la chaîne. À la différence d’une plateforme normale de vidéo d’abonnement, elle sera gratuite. Ce faisant, cette chaîne de télévision vise le continent africain qui constitue l’audience hébdomadaire la plus importante des neuf chaînes régionales du média francophone, soit plus de 29 millions de téléspectateurs. Sur la base d’une récente étude, l’Afrique apparaît comme un marché à fort potentiel au regard des innombrables opportunités qui foisonnent dans le secteur du numérique et qui sont portées par l’essor de la téléphonie mobile. Avec des émissions sous-titrées en espagnol, arabe, anglais ou allemand, Tv5 Monde espère séduire les mobinautes de par le monde. Selon le responsable Afrique de l’Ouest d’Internet Sans Frontières, c’est ainsi que le montant octroyé par TV5 aux éditorialistes d’Afrique-Presse, une autre émission populaire de la chaîne fut ramené à 100 euros bruts par chaque participation. Par ailleurs, Dr Qemal Affagnon note que si Tv5 entend miser sur le succès de la téléphonie pour développer ses revenus, cette stratégie comporte des risques. Il explique que le modèle d’affaires qui prévaut dans les médias en ligne repose sur la création d’un contenu attirant pour cibler des lecteurs dont les informations sont récoltées et vendues à des sociétés de collecte de données. Avec ces données, les courtiers peuvent glaner des informations rares et chères, comme les convictions politiques qui sont ensuite converties en publicités ciblées. De plus, le responsable Afrique de l’Ouest d’Internet Sans Frontières insiste sur le fait que si les plateformes de streaming ont le vent en poupe, le succès de ces entreprises attire de nombreux pirates. A titre iluusitratif, il révèle qu’entre le 6 et le 12 avril 2020, les pirates ont créé plus de 700 fausses pages web afin de tromper les abonnés de certaines plateformes n Société 23 sept. 2020


Pourquoi le Consommer Local rime souvent avec un complexe d’infériorité ?
Il y a quelques années, j’ai reçu à la maison pour la première fois une connaissance. Sa première réaction en entrant fut : « On dirait une maison de blanc vivant en Afrique ». Dans ma quête d’en savoir plus, elle renchérit avec ceci : « C’est parce que votre aménagement intérieur est fait de meubles et d’objets locaux. Chez les Africains en principe, on voit toujours ce qui est importé ». Ce type de réflexion est révélateur de l’image que se font beaucoup de Béninois et d’Africains sur le concept du « Consommer Local ». Par la force des choses, les Africains, surtout ceux de la classe moyenne pensent que leur statut social rime avec la quantité des produits importés qu’ils se sentent obligés de consommer. Le sujet du « Consommer Local» est un long débat qui touche notre être au plus profond depuis plusieurs générations. L’aliénation de la mentalité de certaines couches sociales montre que le problème est profond et nécessite un changement de paradigme. Avant de continuer, je propose un petit exercice et je compte sur vous pour jouer le jeu. Prenez une pause rapide de deux minutes. Si vous lisez cette chronique au bureau ou à la maison, regardez autour de vous et faites le compte des produits importés et de ceux fabriqués localement. Regardez vos meubles, rideaux, votre habillement, votre coiffure si vous êtes une femme, le type de musique ou l’émission télévisée que vous suivez en ce moment. Rappelez-vous les produits utilisés ce matin dans votre salle de bain… Il y a quelques mois, j’ai fait une chronique sur Rfi sur les goûters du Bénin. Un des commentaires les plus hilarants fut celui d’une dame qui disait que je donnais de la nourriture de «pauvre » à mes enfants parce que je leur donnais essentiellement des goûters traditionnels et locaux. Qui nous a fait croire que consommer local était un signe de pauvreté ? Qui nous a convaincus qu’un bon petit déjeuner est celui qui consisterait à avoir absolument du lait, du chocolat, des céréales, de la confiture, du beurre, du jus de fruits, des viennoiseries et du pain, etc comme en Occident…? L'importé n'est pas la qualité Dévaloriser ainsi nos produits locaux est pour moi un signe d’ignorance parce que beaucoup de ces produits n’ont rien à envier en termes de qualité nutritive et gustative à certains qui viennent d’ailleurs. Consommer local, bien au-delà du patriotisme économique, devrait être un symbole fort de fierté et d’identité nationale. Je reconnais qu’il reste encore beaucoup à faire au niveau de la qualité du packaging, des délais de livraison, de la communication, de l’accessibilité, des coûts. Il est clair que nos braves artisans devraient travailler davantage sur l’attrait et la compétitivité de leurs produits. Aujourd’hui, les consommateurs éclairés que nous sommes ont des exigences et n’achèteront pas seulement pour se dire qu’ils consomment local. Quand je travaillais au Nigeria et au Ghana, j’étais toujours sidérée par l’attachement de la classe huppée à manger essentiellement et avec grande fierté de la nourriture locale dans les hôtels ou restaurants de grand standing. Dans la plupart des pays francophones, la donne est malheureusement toute autre. Autant le « consommer local » ne veut pas systématiquement dire que c’est bon, autant l’importé ne garantit en rien la qualité. Consommer importé, c’est participer au développement de l’économie des autres parce que 80 % du coût d’achat du produit importé retournera à l’extérieur. A chaque fois que vous devez faire un achat, posez-vous la question de savoir si son équivalent n’existe pas en produit local. Et croyez-moi, nous avons d’excellents produits locaux. Au niveau alimentaire par exemple, nous avons d’excellents produits à valeur nutritive beaucoup plus riche que le produit ultra transformé acheté dans les supermarchés avec lequel nous nous gavons et détruisons parfois notre santé. Pour chaque produit local que vous achetez, imaginez juste le nombre de personnes que vous faites vivre derrière. Mangeons donc Béninois, meublons nos maisons et bureaux Béninois, habillons nous Béninois, offrons des cadeaux Béninois, bref, exprimons notre préférence nationale dans tous nos actes d’achat. Consommer local, c’est permettre à notre économie de se développer. Consommer local, c’est perpétuer nos traditions. Consommer local, c’est pousser nos artisans à s’améliorer. Consommer local, c’est vivre fièrement notre identité. Par Sandra Idossou (Coll ext) Activiste Culture 23 sept. 2020


Adaptation des communautés rurales aux effets des changements climatiques: Sept communes bénéficient d’un projet d’envergure
Le gouvernement lance par le truchement du ministère du Cadre de vie et du Développement durable, un projet visant l’adaptation des communautés rurales pour préserver l’écosystème contre les effets néfastes du changement climatique. Les communes de Dassa-Zoumè, Tchaourou, Ouaké, Boukombé, Banikoara, Cobly et Djougou bénéficient du projet d’adaptation basée sur les écosystèmes, dont l’objectif est de protéger les communautés rurales contre les effets des changements climatiques, à travers des moyens de résistance agricole et en investissant dans la gestion des terres. Lancé en présence des personnalités dont le représentant de l’Organisation des Nations Unies pour l’Environnement, ledit projet sera mis en œuvre sur une période de cinq ans. Financé par le Fonds vert pour le climat par le truchement du Programme des Nations Unies pour l’Environnement, ce projet interviendra pour un équilibrage entre les écosystèmes et leur préservation dans sept communes du Nord et du Centre du Bénin.Les changements climatiques menacent la survie de l’humanité et il faut des initiatives au profit des communautés rurales, acteurs principaux de l’agriculture. C’est ce qui motive la naissance du projet d’adaptation basée sur les écosystèmes dont la mission est d’aider à un aménagement de ville durable et à une agriculture résiliente. Pour Jeanne Josette Acatcha Akoha, directrice de cabinet du ministre du Cadre de vie et du Développement durable, l’adaptation basée à les écosystèmes servira de base à la planification des actions visant à restaurer et à préserver les ressources forestières et agricoles afin de les ramener à un niveau de productivité acceptable et durable. Elle a indiqué que les résultats permettront de restaurer entre autres six mille hectares de terres agricoles, trois mille six cents hectares de terres forestières. Le lancement du projet, faut-il le préciser, a connu la présence du directeur général de l’Environnement et du Climat, le professeur Martin Aïna Pépin, directeur national du projet et bien d’autres cadres d’institutions. Société 23 sept. 2020


Riposte contre le coronavirus: Des équipements des Usa au profit de l’Hia
L’Hôpital d’instruction des armées a bénéficié, hier mardi 22 septembre, d’un appui en matériel de protection individuelle, de la part de l’ambassade des États-Unis d’Amérique, engagée aux côtés du Bénin pour une solution contre la pandémie du Covid-19. La cérémonie de réception a connu la participation du ministre délégué auprès du président de la République chargé de la Défense nationale ainsi que des officiers des Forces armées béninoises. Des équipements de protection individuelle offerts à l’hôpital d’instruction des armées. Entre autres, des dispositifs de lavage des mains, du gel hydroalcoolique, des gants en latex, des pantalons et blouses à usage unique, des chemises d’hôpital à usage unique ainsi que des combinaisons à capuche jetables. À travers ce geste d’une valeur de 41,8 millions, l’ambassade des États-Unis d’Amérique entend soutenir l’Hôpital d’instruction des armées qui utilise ses installations dans le cadre de la lutte contre le Covid-19. Patricia Mahoney, ambassadrice des Etats-Unis près le Bénin, note avec intérêt que la coopération entre les deux pays se renforce pour le bonheur des populations. Elle a souligné que le don est effectué sur financement du Service de l’aide extérieure humanitaire et civique en cas de catastrophe du département des États-Unis de la défense dans le cadre de la lutte contre le Covid-19. Selon elle, cette aide s’ajoute aux 2,5 milliards F Cfa que le gouvernement américain par l’intermédiaire de l’Agence des États-Unis pour le développement international (Usaid) a versés en avril pour limiter la propagation du Covid-19 au Bénin et aux dons récents au ministère de la Santé pour les laboratoires de dépistage du Covid-19 de Kandi et Lokossa d’une valeur de 33,4 millions F Cfa.« Ce sont désormais 20,5 milliards de dollars, soit onze milliards de francs Cfa qui ont été attribués par diverses entités du gouvernement américain en faveur de la réponse mondiale à la pandémie». Cet effort considérable rendu possible par la générosité des contribuables américains comprend des financements en faveur de vaccins, traitements et diagnostics, des initiatives augmentant le degré de préparation ainsi que le financement d’activités d’assistance aux pays étrangers par le département d’Etat et l’Usaid, a noté l’ambassadrice Patricia Mahoney. Ce don des États-Unis, à en croire Alain Fortunet Nouatin, ministre délégué chargé de la Défense nationale, se justifie par le fait que les Forces armées béninoises ont pris des risques en convoyant les visiteurs depuis l’aéroport jusqu’à leur lieu de quarantaine dans les hôtels sans grands moyens. Le ministre Nouatin a rappelé les différentes mesures prises par le Bénin à l’instar des pays du monde pour maîtriser la pandémie. Selon lui, les Forces armées béninoises ont défini des stratégies de riposte depuis la détection du premier cas du Covid-19 au Bénin, dont la mise en œuvre nécessite le soutien des partenaires. « L’Ambassade des Usa est notre partenaire privilégié. Elle a répondu favorablement à notre requête», a souligné le ministre. Ces matériels, rassure-t-il, seront gérés et utilisés judicieusement pour la protection du personnel militaire. Société 23 sept. 2020


Validation de la nomenclature des métiers artistiques au Bénin: Vers le renforcement du dispositif sectoriel
Jean-Michel Abimbola, ministre de la Culture, du Tourisme et des Arts, a procédé, vendredi 18 septembre dernier à Cotonou, à l’ouverture de l’atelier de validation de la nomenclature des métiers artistiques et de la culture au Bénin. Etape importante de l’histoire des arts et de la culture, cet atelier constitue une occasion pour les acteurs de renforcer le dispositif national de structuration et d’organisation du secteur des arts et de la culture. Les acteurs du monde de la culture et des arts se sont réunis, vendredi 18 septembre dernier, pour discuter et s’accorder sur les métiers qui caractérisent les pratiques artistiques et culturelles au Bénin. C’est au cours d’un atelier qui leur a permis également de renforcer leur engagement sur le chantier des réformes structurelles dans le secteur des arts et de la culture. Procédant à l’ouverture des travaux, le ministre de la Culture, du Tourisme et des Arts reconnait qu’au Bénin, les métiers artistiques sont peu ou mal structurés et surtout sous documentés alors que l’exercice a toujours occupé une place importante dans l’économie nationale. Elément, identitaire par ailleurs, Jean-Michel Abimbola note que ces métiers sont exercés par des hommes et des femmes et représentent pour les communautés, un véritable atout pour l’économie locale. Il ajoute que dans un contexte longtemps caractérisé par la prolifération des faitières, des groupes d’intérêt et l’inclusion d’autres corps de métiers, la confusion peut vite s’installer au sein des acteurs eux-mêmes, s’étendre aux pouvoirs publics et aux autres couches de la population qui ont du mal à reconnaitre par exemple la limite entre les métiers de la culture et ceux de l’artisanat. « Vous comprenez alors pourquoi le besoin de planification, d’encadrement administratif et règlementaire du secteur s’avère nécessaire avec une organisation beaucoup plus articulée et plus codifiée des métiers qui y sont exercés», s’adresse-t-il aux participants. Premier secteur de développement Le ministre de la Culture, du Tourisme et des Arts précise que l’arsenal juridique en matière culturelle dont dispose le Bénin, notamment la loi N° 91-005 du 25 février 1991 portant charte culturelle en République du Bénin et le décret 2011-82 du 2 avril 2011 portant statut de l’artiste en République du Bénin, n’encadre ni l’identification ni la classification des métiers d’artistes. C’est pourquoi, souligne-t-il, la présente démarche de planification et d’harmonisation des métiers artistiques a été entreprise par le ministère du Tourisme et des Arts à travers la direction des Arts et du Livre. Jean-Michel Abimbola indique que pour y parvenir, il est apparu nécessaire d’élaborer un document de référence de la nomenclature des métiers artistiques qui permettra de répertorier l’ensemble des métiers artistiques exercés au Bénin et d’en donner une classification claire pour permettre une harmonisation et une simplification des terminologies à leur codification. Il précise que cette nomenclature a pris en compte les filières comme les arts de la scène, les arts visuels et numériques, le cinéma et le livre et cela mérite l’attention et la contribution de tous. L’autorité ministérielle compte sur la qualité et la compétence des participants ; raison pour laquelle il les exhorte à une participation active et une étude approfondie du document à eux soumis afin de sortir de cet atelier, un véritable instrument de référence pour le secteur. Il reste tout de même persuadé que le secteur de la culture est le premier secteur de développement du Bénin. Culture 23 sept. 2020


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