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Nouvelles

Prise en charge des Pvvih: Les défis à relever

Une formation d’une trentaine de chercheurs, universitaires et étudiants sur la prise en charge globale des Personnes vivant avec le Vih/Sida (Pvvih), a lieu du 3 au 28 octobre prochain à la Faculté des Sciences de la santé de Cotonou. C’est pour contribuer au renforcement des capacités des agents de santé intervenant dans les centres de santé. A cette occasion, une conférence de presse sur les défis de la mise en œuvre des recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour la prise en charge de l’infection à Vih a été organisée, mercredi 5 octobre.

Le 30 septembre 2015 à Genève, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommandait que toutes les personnes infectées par le Vih commencent par suivre le traitement antirétroviral le plus tôt possible après le diagnostic. Elle proposait également qu’il soit retenu de «Traiter tout le monde». L’OMS propose aussi le traitement antirétroviral préventif à toute personne exposée à un risque «Substantiel» d’infection par le Vih. Il s’agit de faciliter à tout porteur du Vih, les conditions requises pour pouvoir bénéficier du traitement antirétroviral. Ainsi, le traitement est désormais à la portée de toutes les populations et à toutes les tranches d’âge. Ces informations apportées par le professeur d’université à Abidjan, Serge Paul Eholié, au cours de la conférence de presse, constituent des défis que chaque pays doit relever d’ici 2030.
Selon le coordonnateur du Programme national de lutte contre la Sida, Dr Imorou Bah Chabi Ali, les recommandations évoquées ont été mises au point pour apporter une révolution dans la prise en charge des Pvvih à travers le monde entier. Il s’agit de procéder à la revue des recommandations, voir leur mise en œuvre dans chaque pays afin de procéder à un certain nombre de correction. Chaque deux ou trois ans, l’OMS audite un peu les protocoles de prise en charge dans les pays, essaie de trouver les failles en tenant compte de l’évolution de la science et d’un certain nombre d’indicateurs. Elle recommande aux différents pays de modifier leurs protocoles de prise en charge afin d’améliorer la prise en charge des patients.

Le rôle de chaque pays

Il reste, confie Dr Imorou Bah Chabi Ali, à travailler au niveau des acteurs pour modifier le protocole de prise en charge, à les former sur le terrain et surtout, à mobiliser les ressources pour être en mesure de soigner les 38 000 Béninois en traitement sous ARV. Ce qui coûte, souligne-t-il, à peu près 6 milliards F CFA par an, montant dont le Bénin contribue à hauteur de 1,5 milliard F CFA pour l’achat de ces ARV. Le Fonds mondial apporte le complément. Ce montant passera à 8 milliards en 2017, en raison du nombre de personnes à traiter.
Le conférencier Serge Paul Eholié assure que dans ses nouvelles lignes directrices, l’OMS insiste sur le fait que, pour l’application efficace de ces recommandations, les pays veilleront à ce que le dépistage et le traitement de l’infection à Vih soient facilement accessibles et que les personnes mises sous traitement soient soutenues pour suivre les schémas thérapeutiques recommandés et rester dans le système de soins. Ainsi, le nombre des personnes remplissant les conditions requises pour le traitement antirétroviral va passer de 28 millions à l’ensemble des 37 millions de personnes vivant actuellement avec le Vih dans le monde. L’accès élargi au traitement est au cœur d’un nouvel ensemble de cibles pour 2020 visant à mettre fin à l’épidémie de Sida d’ici à 2030 : 90 % des personnes vivant avec le Vih connaissent leur statut, 90 % de ces personnes sont sous traitement antirétroviral et 90 % des personnes sous traitement antirétroviral ont une guérison totale.
Selon le coordonnateur adjoint de la formation, Marcel Zannou, la formation qui durera quatre semaines permettra aux participants d’acquérir des compétences et aptitudes pour expliquer les mécanismes physiopathologiques du Vih/Sida, les différents aspects de la prise en charge globale et de la prévention de la transmission du Vih de la mère à l’enfant dans la vision « 90,90,90 ». Ils pourront, aux termes des travaux, entreprendre le suivi-évaluation et la recherche opérationnelle dans leur site et assurer la gestion d’un site de prise en charge, toute chose utile et indispensable à l’amélioration des conditions de vie des Pvvih. Cette formation porte sur plusieurs domaines dont : les généralités sur les Vih prenant en compte les aspects liés à l’épidémiologie, la biologie, le conseil dépistage, la législation liée à l’infection et à la prise en charge psychosociale. Il s’agira aussi de la prévention de la transmission Mère à l’enfant, de la gestion pratique d’un site de prise en charge, du suivi-évaluation et recherche sur le Vih/Sida.

Santé 06 oct. 2016


Evaluation à mi-parcours de la campagne cotonnière 2016-2017: L’AIC et le MAEP saluent les performances prometteuses

Une mission conjointe AIC - MAEP est allée galvaniser, mardi 4 et hier mercredi 5 octobre, les producteurs de coton des départements du Borgou puis de l’Alibori, pour les performances réalisées dans le cadre de la campagne en cours. Avec 418 000 ha d’emblavures au niveau national, la campagne de commercialisation qui démarre dès le 3 novembre prochain, augure d’un bond quantitatif et qualitatif pour la filière.

« L’Association interprofessionnelle du coton (AIC) est de retour. Elle est revenue pour assister les producteurs de coton afin que les réformes qui ont été pensées, se poursuivent avec toutes les forces, les moyens, l’efficacité et l’intelligence qu’il faut. » C’est le message d’encouragement porté aux cotonculteurs par le président de l’AIC, Mathieu Adjovi, à la faveur d’une tournée conjointe avec le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP). L’étape du Borgou a eu lieu mardi 4 octobre dernier au siège de l’Union communale des coopératives villageoises des producteurs du coton (Ucom CVPC) de N’dali. Avant les échanges, la délégation a visité le champ du sieur Adam Kaboura à 3 km de N’dali centre sur la voie de Nikki. Sur une prévision de 5 ha, le cotonculteur a emblavé une superficie de 6,10 ha toute verdoyante de plants qu’il fait visiter fièrement à la mission.

L’étape de l’Alibori s’est déroulée hier au siège de l’Union départementale des CVPC (UD CVPC) de Kandi où les producteurs sont venus des six communes pour écouter le message de la délégation. Mais avant, elle a visité l’exploitation de 35,64 ha du sieur Kongoro Aladji à Alfakoara à 30 km de la ville. Les uns et les autres sont enchantés par le bon développement des plants qui augure d’un bon rendement (1,5 tonne à l’hectare attendue) si les fruits tiennent la promesse des capsules (25 par cotonnier en moyenne). La campagne de commercialisation du coton qui sera lancée le 3 novembre prochain à Ségbana s’annonce prometteuse, espère le président de l’AIC tout enthousiaste. Abdoulaye Toko, secrétaire général du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP), partage également cette espérance qu’il fonde sur le fait que les producteurs ont dépassé pour la plupart les prévisions en ce qui concerne les emblavures estimées à 418 000 ha et les consommations des intrants. « C’est vraiment quelque chose de jamais atteint. Cela veut dire que les producteurs ont écouté l’appel du chef de l’Etat et celui de leur cœur pour ce qu’ils savent si bien faire », en déduit Mathieu Adjovi, président de l’AIC. Il saisit l’occasion pour remercier les producteurs « qui ne se sont pas laissés distraire » et saluer l’adhésion et la forte mobilisation des trois grandes familles des producteurs à savoir l’Association nationale des producteurs de coton (ANPC), le Conseil national des producteurs de coton (CNPC) et la Fédération nationale des coopératives villageoises des producteurs de coton (FNCVPC) ainsi que le comité transitoire mis en place. Mais, il convient à présent de « faire disparaître rapidement le monstre à trois têtes pour mettre en place au plus tard fin novembre prochain une organisation unique, légitime et représentative des producteurs à l’instar des égreneurs, pour discuter avec l’AIC et mieux profiter du programme de développement de la filière que le gouvernement mettra en place», préconise-t-il. Il a également félicité le Centre d’action régionale pour le développement rural (Carder) du Borgou-Alibori dont la directrice générale Zénabou Ali Babio Chrysostome fait partie de la délégation, les responsables du développement rural, les maires et les élus locaux pour leur contribution.

Prémices d’un bon cru

On note 58 000 ha d’emblavures dans le Borgou et 200 000 ha dans l’Alibori sur un total de 418 000 ha à la date du 20 juillet dernier pour une prévision de 400 000 ha, ce qui constitue un record par rapport aux quatre dernières campagnes, se réjouit Abdoulaye Toko.
Avec la pluviométrie abondante de cette année (809,51 mm de pluie en 52 jours à N’dali par exemple), le producteur Adam Kaboura s’attend à un rendement de 1500 kg à l’hectare, en dépit du retard et de l’insuffisance d’herbicide total et le manque de crédit de campagne. Pour la commune de N’dali, le responsable du développement rural, Mamoudou Baba Maboudou, signale que pour une prévision de 5000 ha dont 2876 ha pour la zone semencière, 4059,67 ha sont emblavés soit 81,2%. A Kalalé, le RDR Salifou Abdou Nourou indique qu’une production de 16 000 tonnes est attendue avec un rendement de 1100 kg à l’hectare sur une superficie emblavée totale de 14 875,977 ha contre une prévision de 15 700 ha (soit 94,75%) pour les 136 CVPC engagées de la commune.
Au niveau de l’Alibori, le responsable du développement rural de Banikoara, Taofik Patè Batta, indique une superficie emblavée de 90403,98 ha contre une prévision de 95 000 ha soit 95,64%, pour une production attendue de 100 000 t au profit du bastion du coton. Celui de Ségbana, Karim B. Z. Ouorou fait état de 13 983, 5 ha contre une prévision de 14 662 ha, soit 95,37%. A Kandi, le RDR Chabi Mohamed Akimou signale, quant à lui, une production attendue de 48 752,19 t sur une superficie emblavée de 48752,19 ha avec un rendement de 1t/ha. La tendance est pareille dans les autres communes : Gogounou, Karimama et Malanville.
« Ces chiffres augurent de beaucoup d’espoirs et sont dus aux conditions générales de la campagne qui a enregistré une bonne pluviométrie soit une moyenne de plus de 900 mm d’eau, une mise en place des semences et des intrants en quantité et en qualité, même si elle est intervenue avec retard par endroits», apprécie Abdoulaye Toko. «Le gouvernement de Patrice Talon dans son option a privilégié les producteurs: au moment où le nouveau gouvernement s’installait, il y avait 35 milliards FCFA de fonds coton non payés mais aujourd’hui, il n’y a pas un seul producteur qui n’a pas été payé », ajoute-t-il.

Difficultés et solutions

Si l’on se réjouit pour le moment d’une faible pression parasitaire, d’une charge capsulaire appréciable ainsi que d’un bon développement végétatif des cotonniers dans la plupart des communes, certains producteurs comme Mora Abdoulaye de N’dali et leurs encadreurs se sont plaints toutefois de l’insuffisance et du retard observé à certains endroits dans la mise en place des herbicides totaux et autres produits, des appareils de traitement. Sabi Kpéra Orou Miti, président de l’UD CVPC Kandi, insiste sur l’état défectueux des motos des agents d’encadrement dont certains sont suspendus, l’indisponibilité des fournitures de bureau.
Les flottements autour de la livraison des intrants sont dus au fait que des opérateurs retenus par l’Etat qui gère la filière depuis quatre ans, ont fait défaillance, explique Abdoulaye Toko. Seulement deux des onze opérateurs retenus se sont exécutés pour les engrais et les herbicides, précise-t-il. Et c’est la Sodéco qui a suppléé cette défection grâce aux stocks résiduels importants issus de la dernière campagne. A cela, s’ajoutent la dégradation des pistes, le non paiement des frais de marché et de commercialisation et de transport. «Le gouvernement en est très conscient et dans les tout prochains jours, les paiements vont partiellement commencer», rassure le secrétaire général du MAEP. «A cet effet, 750 millions F CFA ont été déjà mobilisés sur les 919 millions de francs pour les frais de marché et de commercialisation; le solde interviendra après», précise-t-il.
En ce qui concerne les transporteurs, sur à peu près 2,5 milliards dus, il est déjà inscrit des paiements partiels dès la semaine prochaine, annonce Abdoulaye Toko. Pour ce qui est des pistes à réfectionner, poursuit-il, les dispositions sont en cours pour que le ministère des Infrastructures et des Transports démarre effectivement les traitements sommaires avec l’implication des producteurs, du MAEP, de l’AIC et des maires.
L’autre difficulté est relative à l’approvisionnement en engrais et insecticides. Certes, les besoins ont été couverts au-delà de 100% dans nombre de localités ; mais cela cache une vérité: des CVPC ont reçu des intrants au-delà de 150% pendant que d’autres n’ont pas reçu suffisamment, créant du fait une pénurie artificielle et une spéculation des produits à certains endroits, dévoile Abdoulaye Toko. D’autres se sont même organisés pour l’importation frauduleuse d’intrants non homologués aux risques de leur santé, se désole-t-il. «C’est un danger pour la filière qui risque de sombrer si on retourne aux vieux démons des années 2000 et 2010 qui ont fait que beaucoup ont abandonné le coton», alerte-t-il.
Mais le président de l’AIC rassure: «A partir de maintenant, les défauts d’avant seront corrigés afin que nous reprenions le bon chemin nous permettant de mettre à la disposition des producteurs ce qui leur revient», surtout que le gouvernement promet jouer convenablement sa partition.

Economie 06 oct. 2016


23e journée mondiale des enseignants à Abomey: Les enseignants célébrés

Mercredi 5 octobre, le monde entier a célébré la journée de l’enseignant. Au Bénin, c’est la ville d’Abomey qui a accueilli l’évènement en présence de plusieurs centaines d’enseignants et du ministre des Enseignants maternel et primaire, Karimou Salimane. Cette célébration est placée sous le thème : « Motiver, protéger et respecter l’enseignant, c’est assurer une bonne formation et une excellente éducation du peuple ». A l’occasion, 36 enseignants ont été distingués dans divers Ordres nationaux et d’autres ont reçu des lettres de félicitations.

La Journée mondiale des enseignants est instituée par les Nations unies depuis 1966. Sa célébration au Bénin a reçu un cachet particulier et pris une envergure nationale ces dernières années notamment sous l'impulsion des différents acteurs du secteur éducatif. Cette journée a pour objectif primordial, la valorisation des enseignants et l’amélioration de leurs conditions de vie. Hier, au cours de cette cérémonie qui s’est déroulée à Abomey, les différents intervenants ont mis l’accent sur le précieux rôle joué par l’enseignant et surtout sa contribution au développement national. Des enseignants qui sont en réalité les vrais acteurs du développement socioéconomique d’un pays. Des éducateurs du peuple en somme.

Au Bénin, le secteur de l'éducation a connu une avancée significative avec les différents régimes qui se sont succédé et qui l'ont érigé en priorité des priorités désormais avec des réformes pour lui redonner ses lettres de noblesse.
S'adressant aux enseignants présents à cette célébration, le ministre des Enseignements maternel et primaire Karimou Salimane devait rappeler le sacrifice que consentent les enseignants pour bâtir la société d'aujourd'hui et de demain parfois dans des conditions très pénibles. Des enseignants dont le métier est l’un des plus beaux au monde bien qu’étant un sacerdoce. Vu son rôle dans la société, il est bien irremplaçable. Car, ajoute-t-il, l’enseignant est celui qui libère le potentiel du citoyen et qui éduque le peuple.
Tout en rappelant les efforts en cours pour la restauration de la qualité de l’éducation et de l’image de l’enseignant au Bénin, le ministre Karimou Salimane s’est aussi montré satisfait face aux efforts inlassables pour la promotion d'un partenariat sincère, l'instauration d'un dialogue permanent avec les acteurs et pour l'amélioration de la qualité de l'enseignement et des conditions de vie et de travail de ceux-ci. En les assurant que les choses vont se faire de manière progressive.
Faut-il rappeler que la célébration de la Journée mondiale de l’enseignant vise surtout à mobiliser les pouvoirs publics et les populations afin que le mérite qui revient à l’enseignant lui soit reconnu publiquement et qu’il en soit honoré. C’est l’enseignant qui forme le professeur, le docteur, les ministres, les directeurs, les généraux et même le président de la République de demain, a-t-on d’ailleurs rappelé à maintes reprises au cours de cette cérémonie. C'est donc pour témoigner de la reconnaissance à leurs sacrifices que 36 enseignants ont été distingués dans divers Ordres nationaux. C’est le vice-grand chancelier, Roger Imorou Garba qui a procédé à la remise des médailles aux récipiendaires.

Actualités 06 oct. 2016


Dernier vol retour du Hadj 2016: Le gouvernement accueille des pèlerins satisfaits

Le ministre des Infrastructures et des Transports, Hervé Hèhomey, a accueilli, lundi 3 octobre dernier, à l’aéroport international Bernardin cardinal Gantin de Cotonou, les pèlerins qui sont revenus du Hadj 2016. Ce sont des fidèles satisfaits qui ont foulé le sol de leur pays, après avoir accompli ce devoir du bon croyant musulman.

«Je suis venu accueillir les pèlerins du dernier vol qui consacre le retour de nos frères qui sont allés en Arabie Saoudite pour le Hadj 2016. Je remercie Dieu que tout se soit bien déroulé de même que toutes les sommités qui ont œuvré pour un bon accomplissement de cette manifestation », a déclaré d’entrée Hervé Hèhomey, ministre des Infrastructures et des Transports, à quelques pas de l’Airbus A 330 de la compagnie Flynas qui venait ainsi de débarquer environ 280 fidèles de retour de La Mecque. Il n’a pas oublié de témoigner sa gratitude aux agents de l’Agence nationale de l’aviation civile (Anac) qui ont également joué une partition appréciable et tous les services impliqués dans cette aventure religieuse qui venait ainsi de prendre fin. Pour lui, à travers leurs prières, les pèlerins ont imploré l’indulgence d’Allah pour la paix et la prospérité sur le Bénin.
Ce que, peut-on dire, confirme Bachirou Gbadamassi, secrétaire général du Conseil national de coordination du Hadj au Bénin visiblement satisfait des conditions d’organisation du voyage en 2016. « On rend grâce à Dieu, car c’est lui qui gère l’aller et le retour », a-t-il déclaré, témoignant sa gratitude au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération et à celui de l’Economie et des Finances pour les rôles qu’ils ont joués dans le déplacement en terre sainte de plus de deux mille pèlerins.
« Le voyage s’est bien déroulé ; les bonnes choses rencontrées l’emportent sur les mauvaises ; nous prions le gouvernement afin qu’il fasse des efforts pour améliorer les conditions l’année prochaine », a expliqué Awaou Boussari qui doit rentrer à Kandi dans l’Alibori les prochains jours.
Des propos que renchérit Alimi Soukéré Maroufou interviewé à sa descente. « Nous avons fait un bon pèlerinage ; les autorités saoudiennes ont pris la mesure d’une meilleure organisation du Hadj cette année. », explique-t-il. La particularité, relève-t-il, est que la discipline était au rendez-vous. Ainsi, poursuit-il, il y a eu prise en compte des événements regrettables du passé et des mesures correctives ont été imprimées à l’organisation.
A titre de recommandations, le fidèle suggère qu’il y ait une uniformisation au niveau des tarifs, car justifie-t-il, il a déploré la dichotomie observée dans les prix de voyage où certains auraient payé moins cher et d’autres plus.
Pour mémoire, rappelons que certains pèlerins béninois avaient subi quelques tracasseries lors du départ, des déboires qui ont été relayés à l’époque. Espérons comme l’ont souhaité quelques pèlerins, que les autorités à divers niveaux se donnent la main pour une meilleure organisation du Hadj 2017 pour davantage de bénédictions qui rejailliront sur les fidèles et le pays?

Actualités 05 oct. 2016


Fête nationale de la République fédérale d’Allemagne : Walter L. von den Driesch célèbre l’événement à Cotonou

La République fédérale d’Allemagne a célébré, lundi 3 octobre dernier, le 26e anniversaire de son unification. A Cotonou, Walter L. von den Driesch, ambassadeur d’Allemagne près le Bénin, a offert un dîner dans son jardin. Parmi ses invités, on dénombre des représentants des institutions de la République, du corps diplomatique, des membres du gouvernement dont Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération.

Exécution des hymnes nationaux de la République fédérale d’Allemagne et du Bénin, allocutions de circonstance, coupure du gâteau et partage du dîner.

Dans son mot de bienvenue, Walter L. von den Driesch, ambassadeur d’Allemagne près le Bénin, rappelle que la célébration marque le 26e anniversaire de l’unité allemande. Selon lui, cette unité du pays est le fruit d’une révolution pacifique opérée par ses compatriotes Est-Allemands en 1989 et qui a abouti à la chute du Mur de Berlin en 1990. Cet événement est un symbole de courage, voire une source d’inspiration pour ceux qui s’engagent en faveur de la liberté de l’individu, des droits du citoyen et de l’amitié entre les peuples, mentionne l’ambassadeur allemand. Deux forces ont rendu ce triomphe possible. D’une part, l’ambassadeur note la Société civile face à une classe politique qui a eu à réprimer pendant des décennies le désir de liberté. D’autre part, la solidarité internationale, car l’Allemagne n’a pu obtenir l’unité nationale dans la liberté que grâce à ses voisins et à ses partenaires, reconnaît Walter L. von den Driesch.

Il salue la similitude entre cette révolution et le renouveau démocratique de 1990 au Bénin, par la force des mots et non par les armes. Saluant l’alternance démocratique de mars 2016 qui a installé le régime de la Rupture, Walter L. von den Driesch se réjouit de la détermination du gouvernement de Patrice Talon à engager des réformes structurelles dans la vie socio-économique, juridique et politique du Bénin. Par ailleurs, en évoquant les défis du monde actuel à savoir le terrorisme, la pauvreté, le trafic illicite qui affecte la souveraineté des Etats, les conflits ethniques et religieux, etc., il fera comprendre qu’un seul pays ne saurait y faire face pour les relever. « Aucun de ces problèmes ne s’arrête aux frontières nationales et régionales. Il nous faut agir ensemble dans notre monde seul et unique », préconise-t-il.

Dans ce cadre, une politique de coopération est nécessaire. C’est pourquoi, confie-t-il, l’Allemagne tient à jouer sa partition en appuyant le Bénin même si elle ne saurait régler tous les problèmes. Elle va lui allouer 44,6 milliards de F CFA suite aux 19es négociations intergouvernementales tenues les 21 et 22 septembre derniers. Trois domaines seront pris en compte, à savoir l’eau et l’assainissement, l’agriculture et la décentralisation et le développement communal, signale le diplomate allemand.
Pour le compte du Bénin, Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, souligne que les relations entre les deux pays datent de plusieurs décennies et que le gouvernement entend les consolider. Selon lui, la confirmation de la poursuite des appuis de l’Allemagne au Bénin le réconforte. Il dira son admiration pour ce pays dont il apprécie la rigueur, la constance dans le choix. Ce sont, relève-t-il, des valeurs qui inspirent le Bénin dans la gestion des finances publiques, la lutte contre la corruption. Parlant de la solidarité, le chef de la diplomatie béninoise fait savoir que le désir du Bénin est de faire du développement inclusif, de respecter chacun dans ses droits. « Le Nouveau départ est une démarche qui accorde une place de choix à la bonne gestion », assure-t-il?

Actualités 05 oct. 2016


Marie Cécile Zinsou, au sujet du retour des trésors culturels du Bénin: « Je pense que c’est un énorme challenge, mais pas impossible.. »

Depuis le 27 juillet dernier, le Bénin a manifesté son intention de faire revenir dans son patrimoine des biens culturels lui appartenant mais gardés à l’extérieur dans des galeries et musées français notamment. Au Bénin comme un peu partout dans le monde, le sujet suscite discussions. Marie Cécile Zinsou, directrice de la Fondation Zinsou y voit une démarche osée et difficile, quoique cela semble tenable. Entretien…

La Nation : Comment appréciez-vous la volonté du gouvernement béninois de faire rapatrier certains biens culturels qui sont restés à l’extérieur ?


La décision du Conseil des ministres du 27 juillet sur la restitution des œuvres est une décision très importante. Je pense que c’est un moment important de notre histoire qui se joue aujourd’hui sur la question de la restitution du patrimoine et la question de la réappropriation de notre histoire. Il me semble que c’est un acte qui aurait pu être posé depuis très longtemps, depuis la décolonisation, et qui intervient 56 ans plus tard. Mieux vaut tard que jamais. C’est une position qui me semble saine parce que ces objets sont issus du pillage de la guerre coloniale et sont donc des biens mal acquis. Ces objets sont le patrimoine du Dahomey et doivent revenir au Dahomey (Aujourd’hui Bénin).

Est-ce-que le retard mis pour solliciter la restitution de ces biens ne va pas jouer contre la demande ?

Non si vous avez été spoliés, quelque soit le temps que cela prend, il ne devrait pas y avoir prescription. Je pense qu’il n’y a pas de temps limite pour réclamer la réparation d’une injustice. C’est un droit. Le cadre légal doit être réfléchi sereinement et une solution doit être trouvée. Le Bénin est pionnier dans sa demande et je pense que la France va accéder à cette demande. Je pense que les dirigeants français sont tout à fait d’accord sur le bien fondé de cette réclamation même si cela oblige la France à se confronter à un sujet qui reste sensible, l’histoire coloniale.

Le Bénin parviendra-t-il à faire conserver dans les conditions idoines ces biens comme ce fut le cas avec le possesseur illégal ?
Oui ! Quand on est un Etat, on fait des choix. Et en l’occurrence, quand on dit qu’on va fait revenir le patrimoine qui a été pillé pendant la colonisation, qui est aujourd’hui conservé dans les musées avec des normes muséales, quand on décide de faire ce choix-là, on ne peut pas juste se contenter de ramener les objets et de les laisser moisir et pourrir dans des caisses. J’imagine, je ne suis pas membre du gouvernement, que si le gouvernement fait la demande de restitution, c’est qu’il a pensé le retour des objets et qu’il sait dans quelles conditions ils vont être accueillis. Il y a deux possibilités, restaurer les musées existants, leur accorder des budgets de fonctionnement et les remettre aux normes ou créer un nouveau lieu, aux standards internationaux pour accueillir les objets. J’imagine que cette question a été forcement pensée puisque aujourd’hui le patrimoine national est dans un état de délabrement terrible. On est en train d’assister à la disparition de notre histoire sous nos yeux. On la voit disparaitre. C’est tangible. L’état d’abandon des palais royaux d’Abomey en est un exemple concret. Quand le gouvernement engage une procédure pareille, il semble indiquer que désormais la culture va être au cœur de ses priorités et qu’il va changer les choses.
Ensuite on a le temps de se préparer, car une demande de restitution ne se prépare pas en un jour. Il faut démarrer une négociation avec l’Etat français or le patrimoine français, est inaliénable. Normalement lorsqu’une œuvre entre dans les collections nationales françaises, elle ne ressort jamais. Là, c’est un cas tellement spécifique de prise illégale pendant la guerre qu’il faut trouver une dérogation. Il va falloir travailler beaucoup sur ce dossier et inventer une solution juridique. Cela nous laisse le temps d’organiser le retour des objets dans des conditions optimales.

Dans le cas contraire, votre fondation serait-elle disposée pour une proposition d’abri par exemple ?

L’Etat béninois est garant de notre histoire, de notre patrimoine parce que cela fait partie de ses fonctions. Quand des gens me disent qu’il faut qu’on collecte des fonds pour sauver le patrimoine à travers du crowdfunding, je leur réponds que ce crowdfunding là existe et qu’il a un nom : les impôts. Les impôts doivent servir à cela. Parmi les missions de l’Etat, il y a la protection du patrimoine. L’entretien de notre histoire fait partie des missions régaliennes de l’Etat. Ce n’est pas à ma fondation privée ou à telle ou telle famille d’assumer le rôle de l’Etat.
Il ne s’agit pas non plus de bloquer le dialogue entre les citoyens motivés et l’Etat mais il faut que chacun assume son rôle, même s’il est arrivé dans un passé récent que nous aidions quand cela était demandé. Vous avez vu l’exposition « Béhanzin, Roi d’Abomey » en 2006 et vous avez pu constater que le public était venu extrêmement nombreux. L’arrivée de ces objets était censée être une convention entre les Etats français et béninois. Mais l’Etat béninois voyant qu’il n’arrivait pas à faire le travail a demandé à la Fondation Zinsou de le faire à sa place, d’être le partenaire technique et d’assumer, à titre privé, l’engagement financier qui devait être national. Nous avons répondu présent. J’ai un engagement citoyen que tout le monde connait pour la culture. Si l’Etat me dit qu’il a besoin de la fondation pour telle ou telle question, et que nous pouvons assumer ce rôle, nous le faisons et l’avons toujours fait. Je vais continuer. Je ne vais pas m’arrêter maintenant, surtout à un moment aussi important pour notre pays.

Vous y voyez donc un certain intérêt ?

Faire revenir ce patrimoine a un intérêt s’il est partagé avec le public, s’il est conservé professionnellement, si adultes et enfants y ont accès, s’il permet de se réapproprier son histoire. La Fondation ne peut s’inscrire que dans le soutien à cette initiative et apporter son concours si nécessaire. Le Bénin a les moyens et les compétences pour gérer ce retour. Nul n’est trop pauvre pour avoir une histoire. Il faut faire des choix. L’Etat béninois a un budget et des recettes, il a de l’argent et on voit bien qu’il y a des projets qui se financent. Après, il faut faire des choix. On n’est pas un pays tellement riche où on peut tout faire en même temps. Est-ce que notre histoire est un choix ? Est-ce que notre éducation est un choix ? Est-ce que nos origines sont un choix ? Est-ce que notre culture est un choix ? Pour moi c’est essentiel, c’est une condition absolue du développement.

Que suggérez-vous concrètement pour que le rapatriement de ces objets soit une réussite, vu votre statut de personne ressource dans le domaine ?

Je me pose comme observateur. Si on a besoin de l’appui de la fondation que je dirige, nous réfléchirons à la façon d’aider sur le sujet. Je pense que c’est un énorme challenge, mais pas impossible. C’est une mission qui nécessite beaucoup d’énergies et une motivation sans faille. Si ces objets sont récupérés, il va falloir bien les entretenir pour les générations futures.

Et si le Bénin ne parvient pas à les récupérer ?

Ce n’est pas possible. Nous avons été spoliés et cela peut être prouvé. Si nous ne faisons pas confiance aux lois internationales, ce sera la jungle. Nous pouvons prouver que les objets nous appartiennent. Ils ont été volés dans un contexte de guerre. Ceux qui ont récupéré les objets ont jusque-là réussi à éviter la question des réparations. Nous sommes désormais dans un monde d’Etats indépendants. Je suis sûre que la France aura à cœur de rendre ce patrimoine, parce que la situation la met elle-même dans une position difficile. C’est très problématique d’avoir dans ses musées des objets venant directement de crimes.

Le président du Cran international a séjourné dernièrement à Cotonou. Avez-vous pu discuter avec lui sur le sujet ?

Je ne l’ai pas rencontré, je ne peux pas commenter.

Un lobby fort derrière le gouvernement ne pourrait-il pas aider à gérer efficacement ce dossier de la restitution des trésors culturels ?

Nous sommes un pays qui, il ne faut pas l’oublier, est indépendant. Nous sommes un Etat souverain depuis 1960. Je pense que si le gouvernement du Bénin veut faire une demande de restitution, il est assez grand pour le faire.

La restitution équivaut-elle à la réparation ?

C’est un débat philosophique compliqué. Je ne pense pas que la restitution suffise comme réparation. Mais elle constitue un préalable évident et obligatoire. La restitution n’est pas une option. Les vols commis par les troupes coloniales ne sont pas défendables. La question de la réparation est un autre débat, infiniment complexe, que nous ne pourrons pas éviter éternellement…

Un partenariat public-privé pour la préservation de la culture, cela vous intéresse ?

Sur la question de partenariat public-privé, on a essayé plusieurs fois de faire des choses. Depuis onze ans, nous n’avons jamais rien demandé au gouvernement. Par contre, les autorités n’ont pas hésité à nous solliciter assez largement. Par exemple pour créer l’exposition en partenariat avec le musée du Quai Branly, pour le musée d’Abomey, et pour de nombreux autres sujets, en fonction de chaque ministre. J’ai envie de dire la vérité : c’est une opération très perdante que de travailler avec le ministère de la Culture quand on est une fondation privée. Cela coûte très cher et n’est pas efficace. Les délais imposés ne sont pas du tout réalistes, ce ne sont pas des délais du privé mais des délais de l’administration que nous ne comprenons pas, donc c’est très compliqué de travailler avec une institution comme ça qui est un peu dépassée et où on ne sent pas la motivation. Notre équipe est composée de gens extrêmement déterminés qui se battent au quotidien pour quelque chose dans lequel nous mettons nos propres moyens et cela crée une vocation et demande un engagement inouï. Quand on parle avec des gens du ministère de la Culture, objectivement on n’est pas face à des gens qui ont cette motivation-là, certains l’ont eue mais se sont vite découragés. Nous sommes très déterminés, nous avons une obligation de résultats dans le secteur privé. Quand on fait une exposition on veut que le public vienne, on travaille avec les enfants, les adultes, on fait des programmes pédagogiques, on envoie le bus chercher les écoles gratuitement… enfin on fait vraiment énormément d’actions pour que ça ait de l’impact parce que l’idée c’est de partager ces messages, de partager la parole d’un artiste, de partager les trésors du Dahomey, de partager des photographies de notre temps, de rendre la culture accessible à tous. Il y a un vrai sujet d’engagement qui fait que le partenariat public-privé est compliqué. Quand vous êtes une structure privée et que vous passez votre vie à vous battre, à chercher les moyens de faire les choses et que vous voyez, qu’à côté, des gens qui ont un budget de fonctionnement et des équipes ne font pas avancer les choses, c’est démoralisant. Par contre les partenariats privés sont juste formidables parce que vous avez des gens qui font des choses extraordinaires même lorsque les moyens sont assez limités. Il faut se battre. Vous connaissez la situation culturelle on ne va pas refaire un état des lieux. Donc le partenariat public-privé est compliqué pour des questions de motivation principalement et d’engagement. On n’a pas le même engagement.

Vous voulez dire que la Culture n’est pas encore hissée au rang de priorité ?

Lorsque vous allez au musée d’Abomey, on doit beaucoup au roi Agoli-Agbo qui a effectué un vrai travail de conservateur. Il a fait faire des copies des objets qui venaient de partir avec les troupes françaises. C’est incroyable comme démarche. On peut se féliciter d’avoir eu un dirigeant qui était un vrai conservateur de musée. C’était quand même une de ses particularités. Depuis Agoli-Agbo, on ne peut pas dire qu’il y a eu beaucoup de gens qui se sont intéressés à la question de la culture que ce soit la colonisation française dont on a hérité quelques musées, aujourd’hui en déréliction ou bien les dirigeants depuis l’indépendance qui n’ont jamais manifesté un intérêt fou pour le patrimoine. Heureusement quelques fondations privées se sont penchées sur le berceau d’Abomey pour refaire de grandes restaurations dans les années 80, 90 et pour que cela ne s’effondre pas complètement, mais aujourd’hui on voit bien les limites de notre système et de l’absence de politique culturelle béninoise.
Ce qui permet aux gouvernements successifs de se dédouaner à chaque fois c’est évidemment les réflexions du type : le musée n’est pas prioritaire sur l’hôpital, le musée n’est pas prioritaire sur l’école, le musée n’est pas prioritaire sur l’eau potable, le musée n’est pas prioritaire sur l’électricité… Mais doit-on vraiment faire un choix ? Est-ce qu’on est vraiment dans un pays si pauvre qu’on serait obligé de renier notre culture ? Est-ce qu’on ne peut pas trouver de l’argent pour la culture ? Il y a des fondations partout dans le monde qui donnent de l’argent pour ce genre de questions, il y a des fonds chez les bailleurs, nous avons un budget national. Est ce que le choix c’est toujours la maternité contre le musée ? Naturellement on ne peut pas faire passer un musée devant le budget d’un hôpital dans un pays comme le nôtre mais ne pouvons-nous pas faire les deux? Il faut repenser un tout petit peu ce qu’on nous dit sur la culture parce que la culture est toujours présentée comme la dernière option. Mais est- ce que vous pensez vraiment que la culture est à négliger ? Ce que nos gouvernants nous imposent depuis des dizaines d’années ne correspond pas à l’état d’esprit des gens. Pourquoi les Béninois viennent-ils, si nombreux, visiter des expositions si ça ne les intéresse pas, pourquoi les écoles trouvent-elles que c’est important d’envoyer leurs élèves au musée, pourquoi à Abomey on nous dit de venir aider, pourquoi nous demande-t-on la même chose à Porto-Novo ou à Natitingou ?

Est-ce ce que votre Fondation a fait à travers l’exposition sur le roi Béhanzin ?

Lors des trois derniers jours de l’exposition Béhanzin, il y avait 56000 personnes devant les portes de la fondation qui voulaient voir les œuvres avant qu’elles ne partent, cela démontre l’intérêt fou des populations, et ces populations savent très bien que cette histoire disparaitra si on ne la transmet pas et pour la transmettre il faut ces objets, ce patrimoine, ces sculptures, ces photographies… Tout ça la population le sait. Ce sont nos dirigeants qui ont fait des choix. Ce n’est pas la population. La population elle est consciente des enjeux cultuels. Donc aujourd’hui on a une vraie réflexion à mener sur la politique culturelle qui va peut être changer. Tous les gouvernants font des promesses en disant que la culture sera au centre de leurs préoccupations. Accordons-leur le bénéfice du doute, la nouvelle équipe vient d’arriver. La précédente n’a pas fait grand-chose, mais on ne va pas condamner celle-là d’avance.
Peut-être que nos dirigeants actuels vont se mobiliser. Et s’ils le font et ont besoin d’être accompagné, on va le faire avec eux, parce que c’est toujours bien de faire les choses ensemble. On a toujours proposé des choses aux autres et on va le leur en proposer aussi et aux suivants encore. On ne va pas lâcher l’énergie, ni l’enthousiasme.
Tout le monde est conscient que c’est un patrimoine tout à fait important. C’est un patrimoine qui n’a pas été vu depuis longtemps. Nous avons présenté une partie de ce patrimoine à la Fondation Zinsou, 275 000 personnes sont venues le voir, c’est un petit pourcentage de la population mais cela reste très significatif, pour nous c’était important. Il reste néanmoins un très grand nombre de personnes, à l’échelle des dix millions de Béninois que nous sommes, qui ne l’ont pas vue. Je pense qu’aujourd’hui on est dans une situation telle que si ces objets reviennent, la population va demander des comptes, ils vont demander à les voir. C’est l’intérêt des gens qui va obliger le gouvernement à tenir sa parole, au Bénin, la culture est populaire. Et une dernière chose dans le cadre de la restitution, je pense que ce sont les vrais Béninois qui vont être garants de la sécurité de ces objets. Ce ne sont pas les politiciens, encore moins les gens de la culture qui vont être garants de la sécurité de ces objets et de leur entretien. Ce sera plutôt les vrais Béninois.

Vous avez été il y a peu, sous les feux de la rampe avec la destruction d’une œuvre d’art à Ouidah. Doit-on y voir aussi d’autres options prioritaires au détriment de la culture ?

En l’occurrence, c’est un ancien ministre en charge de la Culture qui, sans autorisation et sans justification, a envoyé un bulldozer détruire une installation de Bruce Clarke. C’est un acte de terrorisme culturel. C’est très rare. Les gens ne s’enorgueillissent pas habituellement de ce genre de chose. Nous avons vu ce que les talibans avaient pu faire, ce qu’Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique) avait pu faire au Mali en détruisant les mausolées de Tombouctou… Donc au Bénin, un ministre de la Culture se réveille un matin, envoie un bulldozer et fait détruire une œuvre d’art. Heureusement que des gens comme ça sont rares sur la planète parce que, c’est vraiment exceptionnellement nul. La raison pour laquelle nous n’avons pas trop voulu communiquer sur le sujet, c’est que cela allait dégrader l’image du Bénin au plan international. Détruire une œuvre d’art, mais qui fait ça à part Daesh ? Personne ! C’est que notre pays aurait été le grand perdant de l’histoire. Le président de la République est rentré dans une très grande colère lorsqu’il a compris ce qui avait été fait et les effets que pourraient avoir ce geste sur l’image du Bénin qui rayonne par la force de ses créateurs, par Romuald Hazoumè, Cyprien Tokoudagba, Gérard Quenum, Angélique Kidjo…
Nous étions mortifiés vis-à-vis de l’artiste, en plus c’était le seul projet de la route de l’esclave, soutenu par l’Unesco (puisque le classement au patrimoine mondial n’a jamais été fait). C’était une première, une première malheureuse, une première ridicule qui ne mérite que du mépris et il ne faut pas se laisser inspirer par ce genre de chose négative. C’est un acte minable d’une personne malhonnête intellectuellement. Heureusement, cela ne caractérise pas les Béninois, ne représente ni l’état de la culture au Bénin, ni la richesse de la création, encore moins l’intelligence de ce pays. C’est une exception.

On sent tout de même une volonté politique aujourd’hui !

Jusque-là on a eu des dirigeants que la culture n’intéressait pas trop. Mais maintenant, nous en avons qui ont l’air de dire que la culture les intéresse. Voyons ! Méfions-nous des effets d’annonce, mais voyons ! Laissons-leur une chance. La demande officielle n’est pas encore introduite. Apparemment, la France n’a reçu aucune demande officielle du Bénin donc pour l’instant, c’est surtout une annonce de fin de Conseil des ministres en conférence de presse et si ça a été fait publiquement, on imagine bien que derrière il va y avoir une demande et on imagine bien qu’il va y avoir un entretien formidable des musées. Attendons de voir, encourageons et aidons.

Le petit musée de la Récade de Lobozounkpa, vous avez eu la chance de le visiter ?

Je peux dire qu’on a un secteur privé très dynamique, des créateurs exceptionnels, des artistes incroyables… Aussi petit que nous soyons, avec un secteur culturel public si peu organisé, nous avons dans le secteur privé de la culture des artistes incroyables et des initiatives privées formidables. Les gens de ce pays ou qui aiment ce pays, font des efforts sidérants et ce musée en est une preuve supplémentaire. On a tout un groupe de gens qui se fédère autour de Bob Vallois et Dominique Zinkpè et qui crée un musée de la récade, un espace d’exposition et un centre de résidence. C’est juste hallucinant que les gens aient autant envie de faire des initiatives citoyennes, qu’ils aient autant envie de partager la culture. Le nombre d’exposition, de festival, de lieux qui s’ouvrent et de toutes les initiatives en fait quelque chose à célébrer. Il ne faut pas se jeter des fleurs en permanence mais honnêtement on peut dire au Bénin qu’on a quand-même des gens qui n’hésitent pas à célébrer la culture et je crois que maintenant il faut que les autorités accompagnent cela puisque c’est un mouvement qui vient vraiment de la majorité des gens, c’est impressionnant. Le musée de la Récade, c’est juste une initiative géniale.

Peut-être que la fondation Zinsou aussi nous présentera bientôt un autre musée ?

La fondation de Zinsou présentera une surprise en novembre.

On peut en avoir la teneur ?

C’est une surprise et vous me connaissez. C’est assez rare que je communique avant mes événements.

Propos recueillis par Josué Fortuné MEHOUENOU

Culture 05 oct. 2016


24e édition de la Semaine mondiale de l’allaitement maternel (SMAM): Contribuer au développement durable

Dans le cadre de la célébration de la 24e édition de la Semaine mondiale de l’allaitement maternel (SMAM), le ministre de la Santé, Seydou Allassane a officiellement lancé, mardi 4 octobre à Lobogo dans la commune de Bopa la Semaine de l’allaitement maternel au Bénin. Il était entouré du préfet du département du Mono, des partenaires techniques et financiers, du maire de la localité pour une sensibilisation accrue, des populations venues nombreuses, sur le thème: «L’allaitement maternel : Clé du développement durable».

« Ces dernières années, nous assistons à un relâchement de plus en plus prononcé de la pratique de l’allaitement maternel surtout exclusif pendant les six premiers mois de vie aussi bien en milieu urbain que rural », a déclaré le directeur du service de la mère et de l’enfant, Franck Robert Zannou. Pour étayer ses propos, il a précisé que le taux d’allaitement maternel exclusif est resté sans grande variation depuis 2001 à nos jours, où ce taux est de 41,4% selon le rapport de l’enquête Multiple indicateur Cluster Survey de 2014. Il a fait observer que de grandes disparités s’observent au niveau des départements avec des performances meilleures dans les départements de l’Ouémé et du Couffo qui affichent un taux d’allaitement maternel exclusif respectivement de 52,1% et 51,6%. Plus précisément dans le département du Mono, ce taux n’est que malheureusement de 29,8%. Toute chose qui justifie le choix de Lobogo pour améliorer la tendance. Ce lancement, justifie-t-il, permettra de donner un élan pour la mobilisation autour de la pratique de l’allaitement maternel exclusif dans le département du Mono et sur toute l’étendue du territoire national.

Les avantages

Franck Robert Zannou a rappelé au public de Bopa que l’allaitement maternel est le mode d’alimentation le plus efficace et le plus sûr qui permet de garantir aux nouveau-nés et aux nourrissons les nutriments et anticorps nécessaires pour sa croissance et son développement harmonieux. Lorsque le lait maternel, ajoute-t-il, est donné exclusivement à l’enfant sans l’apport d’eau, de tisane et de bouillie durant les six premiers mois de la vie, cela diminue considérablement le risque de morbidité et de mortalité chez l’enfant tout en lui garantissant un développement physique et mental harmonieux plus de nombreux autres avantages à la mère, à la famille et à la communauté.
Pour exhorter les mères à allaiter leurs enfants sans hésiter, Franck Robert Zannou les a rassurés qu’on peut bel et bien donner le lait maternel aux nourrissons tout en continuant ses activités professionnelles ou économiques. La clé pour de meilleures pratiques de l’allaitement, souligne-t-il, est simplement un soutien constant envers la mère qui allaite au sein de son foyer, sur la place du marché, au champ, ou en tout lieu de travail, dans un contexte culturel et religieux favorable.
C’était aussi l’occasion de rappeler le rôle que doivent jouer les employeurs à travers l’application de la législation du travail au Bénin qui prévoit à toute femme allaitante des congés de maternité pour faciliter l’allaitement maternel exclusif. L’aménagement d’espace dans des lieux de travail constitue un acte fort pour soutenir les femmes qui désirent allaiter leur enfant au service. Le représentant résident de l’organisation mondiale de la Santé, Pierre Mpele a indiqué qu’un enfant qui n'est pas nourri au sein, ou même celui qui n'est pas exclusivement nourri au sein durant les six premiers mois de sa vie, perd tout ou partie des avantages de l'allaitement maternel.

Lait maternel gratuit

Alors que le lait maternisé coûte très cher pour le budget d'une famille pauvre d'un pays en développement, le lait maternel est gratuit.
Pour le ministre de la Santé, Seydou Allassane, l’occasion du lancement a permis de rappeler aux populations la place combien importante de l’allaitement maternel dans les stratégies nationales de réduction de la mortalité infantile au Bénin. Tout en exhortant toutes les populations à allaiter leurs enfants, il a dit que le lait maternel est l’aliment idéal pour les enfants. Il est sûr, pur et contient les anticorps qui les aident à se protéger contre les nombreuses maladies qui sont fréquentes chez les enfants. Les enfants allaités au sein obtiennent de meilleurs résultats lors des tests d’intelligence et ont un risque moindre de devenir obèse et sujet au diabète dans leur vie ultérieure. Les femmes qui pratiquent l’allaitement au sein ont également un risque réduit de cancer du sein et de l’ovaire.
Cela en se basant sur les améliorations des capacités cognitives si chaque nourrisson est allaité au sein jusqu’à au moins six mois et sur les revenus plus importants qui en découleront plus tard dans leur vie. Stimuler les taux d’allaitement au sein réduirait de façon importante pour les familles et les gouvernements les dépenses entraînées par le traitement des maladies infantiles comme la pneumonie, la diarrhée et l’asthme.
De manière générale, l’allaitement maternel exclusif, durant les 6 premiers mois de la vie du nourrisson, est le meilleur rempart contre les maladies, les infections et la malnutrition.
Au terme de la cérémonie de lancement, les mères modèles qui observent l’allaitement maternel exclusif ont reçu des présents de la part du ministre de la Santé. La délégation n’a pas manqué de visiter le centre de santé de Lobogo.

Santé 05 oct. 2016


Lutte contre l’extrême pauvreté: Les recettes de la Banque mondiale contre les inégalités

Une étude de la Banque mondiale, publiée le 2 octobre dernier constate un repli de l’extrême pauvreté dans le monde même. En même temps, elle suggère des stratégies pour contrer les inégalités dont le niveau reste toujours critique.

L’extrême pauvreté est en recul dans le monde, conclut une nouvelle étude de la Banque mondiale. Le rapport intitulé ‘’Pauvreté et prospérité partagée’’ informe qu’environ 800 millions d’individus vivaient avec moins de 1,90 dollar par jour en 2013, soit moins de 100 millions de personnes de moins qu’en 2012. Dans 60 des 83 pays couverts par cette étude, le revenu moyen des 40% les plus pauvres de la population a augmenté entre 2008 et 2013, malgré la crise financière.

Les progrès enregistrés sur le front de l’extrême pauvreté découlent des performances de l’Asie de l’Est-Pacifique, notamment la Chine, l’Indonésie et l’Inde. Ces statistiques prometteuses au niveau mondial trahissent les réalités du continent africain qui abrite aujourd’hui le plus grand contingent de personnes pauvres. « Désormais, la moitié des individus extrêmement pauvres vivent en Afrique subsaharienne et un tiers en Asie du Sud», note le rapport.
Pour renverser la tendance à l’horizon 2030, la Banque mondiale estime que la réduction des fortes inégalités est un passage obligé. «À moins de parvenir à relancer la croissance mondiale et à réduire les inégalités, nous risquons de rater l’objectif que la Banque mondiale s’est fixé : mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici 2030. Le message est clair : nous n’y parviendrons qu’en faisant en sorte que la croissance profite aux plus pauvres. Et, pour cela, il faut absolument s’atteler aux fortes inégalités, surtout dans les pays qui concentrent un grand nombre de pauvres», souligne Jim Yong Kim, le président du Groupe de la Banque mondiale.
Les recettes que proposent les chercheurs de la Banque pour agir sur les inégalités sont de plusieurs ordres. À partir d’un riche corpus de données probantes, ils ont identifié six stratégies qui ont toutes entraîné une hausse des revenus des pauvres ainsi qu’une amélioration de leur accès aux services essentiels et de leurs perspectives de développement à long terme.

Des stratégies à efficacité probante !

La première stratégie consiste à développer la petite enfance et la nutrition. «Il s’agit d’aider les enfants au cours des
1 000 premiers jours de leur vie, puisque des carences nutritionnelles et un sous-développement cognitif pendant cette période peuvent provoquer des retards d’apprentissage et une moins bonne réussite scolaire plus tard», soutient le rapport. Secundo, les chercheurs préconisent la Couverture médicale universelle. Cette stratégie, défendent-ils, permettent à ceux qui en sont exclus d’accéder en temps voulu à des soins abordables réduit les inégalités et améliore les capacités d’apprentissage, de travail et d’épanouissement des individus. La troisième recette tient à l’accès universel à une éducation de qualité. «Maintenant que les efforts visant à améliorer la scolarisation dans le monde ont porté leurs fruits, il s’agit de s’assurer que chaque enfant bénéficie dorénavant partout d’une éducation de qualité. Cet enjeu rejoint le programme «Education pour tous» des Nations Unies qui met l’accent sur les apprentissages, les connaissances et l’acquisition de compétences comme sur la qualité de l’enseignement. Le rapport suggère aussi les transferts monétaires aux familles démunies. Ces programmes, expliquent les chercheurs, fournissent aux ménages pauvres un revenu de base qui permet aux enfants d’être scolarisés durablement et aux mères d’accéder à une prise en charge médicale essentielle. «Ils peuvent également les aider à acheter des semences, des engrais ou du bétail et à surmonter des chocs dévastateurs, comme les sécheresses, les inondations, les pandémies, les crises économiques... Il a été établi que ces programmes réduisent fortement la pauvreté et ouvrent des perspectives, pour les parents comme pour les enfants », ajoutent-ils.
Cinquième axe d’intervention, les infrastructures rurales, en particulier les routes et l’électrification. L’étude constate que les routes, quand elles existent dans les zones rurales, réduisent les frais de transport, relient les agriculteurs aux marchés qui peuvent y écouler leurs produits, facilitent les déplacements des travailleurs et améliorent l’accès aux écoles et aux dispensaires. Grâce à l’électricité, les petites entreprises familiales gagnent en viabilité et productivité, deux facteurs critiques dans les communautés rurales pauvres. Enfin, le rapport soutient la promotion de la «fiscalité progressive». Des impôts équitables et progressifs permettent de financer les politiques et les programmes publics requis pour équilibrer la donne et transférer des ressources aux plus pauvres, sachant que des régimes fiscaux peuvent être conçus pour réduire les inégalités tout en limitant au maximum les coûts d’efficacité. Loin de constituer des recettes miracles, la Banque mondiale, rassure que toutes reposent sur des données probantes qui ont impacté positivement les couches les plus vulnérables.

Economie 05 oct. 2016


Maladies diarrhéiques: Déjà dix cas de choléra à Parakou et environs

Déclenchée depuis un mois à Parakou et environs, l’épidémie de choléra continue de sévir. A la date du lundi 3 octobre dernier, la zone sanitaire Parakou-N’dali a enregistré dix cas mais, heureusement, aucune perte en vie humaine, souligne Dr Yarou Gado, médecin-chef de N’dali.

La commune de Parakou s’avère la plus touchée avec neuf cas contre un seul pour celle de N’dali, précise-t-il. Le quartier Camp Adagbè dans le 1er arrondissement est le plus enclin à l’infection diarrhéique aiguë avec huit cas au total contre un seul pour Banikanni dans le 2e arrondissement. Le manque d’hygiène, l’insalubrité du cadre de vie, le défaut de couverture des repas sont pointés du doigt comme causes de la maladie dans ce quartier précaire qui abrite un dépotoir sauvage d’ordures et de matières fécales avec des essaims de mouches, vecteurs potentiels des germes du bacille Vibriocholerae responsable de la maladie.
Sous la houlette de Dr Akim Abdou Gouda, coordonnateur de la zone sanitaire Parakou-N’dali, la plupart des personnes infectées sont traitées, notamment au Centre hospitalier départemental CHD-Borgou. Les cliniques et cabinets privés sont appelés à la vigilance et priés de signaler tous cas suspects de diarrhée et vomissement.
Au nombre des actions menées en collaboration avec les services d’hygiène pour freiner la propagation de la maladie, il y a : le traitement des puits des quartiers touchés, la sensibilisation des populations sur les pratiques d’hygiène et d’assainissement, la distribution de comprimés d’Aquatabs, la désinfection des maisons (ustensiles, literie, latrines et habitats) d’où proviennent les malades, le traitement préventif des sujets en contact avec ces derniers. Avec la rentrée des classes, l’accent devrait être mis sur les actions de sensibilisation pour plus de vigilance, et le lavage régulier des mains à l’eau coulante et au savon dans les établissements comme dans les maisons, afin de préserver la santé des tout-petits qui sont plus fragiles, préconise Dr Yarou Gado. Aussi, faudra-t-il éviter les aliments exposés à l’air libre et au bord de la voie, consommer de préférence les repas chauds et rendre l’eau toujours potable avant de boire.

Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori

Santé 05 oct. 2016


Ouverture de la session extraordinaire au Parlement: La loi sur le partenariat public-privé en examen

A la demande du chef de l’Etat, les députés ont lancé lundi 3 octobre, les travaux de la cinquième session extraordinaire de l’année 2016 devant connaître de l’examen de quatre dossiers urgents pour le gouvernement dont la proposition de loi portant cadre juridique du partenariat public-privé. L’adoption de cette loi constituera une bonne nouvelle pour les hommes d’affaires qui verront désormais sécurisés leurs investissements en partenariat avec l’Etat.

C’est encore parti pour quinze jours de travaux parlementaires à l’Assemblée nationale. Les députés ont démarré lundi 3 octobre dans ce cadre une nouvelle session extraordinaire, la cinquième et indubitablement la toute dernière de 2016 avant l’ouverture de la deuxième session ordinaire de cette année constitutionnellement prévue pour la seconde moitié de ce mois d’octobre. Le lancement des travaux de cette cinquième session extraordinaire a été rendu possible par la présence de 64 députés, dépassant largement le quorum exigible de députés exigé par la Constitution béninoise. La cérémonie d’ouverture a été présidée en personne par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji en présence du gouvernement représenté par le ministre chargé de la Justice, Me Joseph Djogbénou. La présence de ce dernier était d’ailleurs nécessaire d’autant que c’est le chef de l’Etat qui a expressément demandé l’ouverture de cette session. Le président de la République Patrice Talon a sollicité cette session extraordinaire en vue de permettre à l’Assemblée nationale de se pencher sur quatre dossiers urgents pour son gouvernement. La lecture de la correspondance du chef de l’Etat qui précise ces différents dossiers a été faite lors de l’ouverture des travaux. Selon celle-ci, ces quatre points inscrits à l’ordre du jour de cette session concernent en l’occurrence la proposition de loi portant cadre juridique du partenariat public-privé, le projet de loi portant organisation de la concurrence, le projet de loi relatif à la réglementation des bureaux d’information axée sur les crédits. Le quatrième dossier a trait au projet de loi portant autorisation de ratification sur les changements climatiques. Ces quatre dossiers ont été affectés aux commissions techniques respectives de l’Assemblée nationale notamment Loi, Finances et Plan. Les présidents de ces commissions ont promis de faire diligence pour examiner ces différents dossiers et apprêter leurs rapports respectifs dans les meilleurs délais pour examen par la plénière. Toutes les commissions saisies au fond se sont déjà mises à la tâche pour examiner les dossiers. Tous les rapports doivent être disponibles d’ici jeudi prochain pour permettre le démarrage de ces dossiers lundi 10 octobre prochain. C’est dire que dès la semaine prochaine, on sera fixé sur le sort que le Parlement réserve aux quatre dossiers du gouvernement surtout à la proposition de loi portant cadre juridique du partenariat public-privé. L’importance de cette loi, faut-il le rappeler, n’est plus à démontrer pour le monde des affaires béninois et autres investisseurs étrangers?

Actualités 04 oct. 2016


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