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Nouvelles

Lutte contre la destruction massive des ressources forestières au Bénin: Le Recaseb et l’Union européenne forment 155 artisans charbonniers
Après Covè, Savè, Bantè, Tchaourou et Parakou, le Programme d’Appui Institutionnel et de Renforcement des Capacités des Acteurs du Secteur de l’Énergie au Bénin (Recaseb) a effectué, du 7 au 13 Septembre dernier, au poste forestier de la forêt classée d’Adakpalamè à Kétou, la dernière phase de la série de formations des artisans charbonniers et des agents de la Direction générale des Eaux Forêts et Chasse (Dgefc). Cette dernière étape a réuni une trentaine d’artisans charbonniers et forestiers venus des communes de Djidja, Dassa-Zoumè et Kétou. Vendredi 11 septembre 2020 au Ceg d’Adakpalamè dans la commune de Kétou. Ils sont 155 charbonniers formés dans les différentes villes du Bénin à recevoir leurs attestations en présence des membres du Recaseb, des agents de la Dgefc et des autorités locales. C’est le couronnement d’un processus qui leur aura permis de prendre conscience de leur capacité à améliorer leur savoir-faire dans ce secteur vital de l’énergie. L’honneur est revenu au chef/Projet-Régisseur du Recaseb de rappeler le contexte de cette initiative : « nous sommes partis du constat que les artisans charbonniers ont souvent fonctionné dans l’informalité et parfois au mépris des principes de l’administration forestière. Pourtant, aucun massif forestier quel que soit son statut n’est épargné par l’activité de carbonisation. Les essences reconnues comme ayant un fort potentiel calorifique sont les plus recherchées et sont le plus souvent carbonisées à l’état vert et quel que soit leur diamètre, par des techniques archaïques ». Il explique que l’efficacité énergétique de la transformation du bois en charbon reste faible, notamment moins de 10% en raison des techniques archaïques utilisées par les artisans et qui sont prédatrices de l’écosystème naturel en plus d’être moins rentables. Préserver les ressurces forestières C’est pour cela qu’avec le soutien financier du 11e Fonds Européen pour le Développement, ces artisans charbonniers ont bénéficié d’un renforcement de capacités sur la technologie améliorée de la meule casamançaise. Pour le capitaine Léandre M. Lawson, chef Cantonnement forestier de Kétou représentant le directeur général des Eaux Forêts et Chasse, l’objectif semble bien atteint car, le renforcement des capacités conduit par le Recaseb sur la meule casamançaise permet aux artisans charbonniers d’utiliser peu de bois pour une grande quantité de charbon. Ce qui permettra de lutter efficacement contre la destruction massive des ressources forestières, surtout que les forestiers eux-mêmes maîtrisent désormais le processus de fabrication pour avoir été étroitement associés à cette formation. Heureux d’avoir bénéficié de cette série de formations, Sabine Coba et Francis Sonou, porte-parole des artisans charbonniers ont exprimé leur gratitude à l’endroit du Recaseb et de tous les instigateurs des ateliers pratiques dont ils ont bénéficié. Ces attestations reçues témoignent de leurs connaissances en efficacité énergétique de la carbonisation avec la technologie de la meule casamançaise. Ils deviennent, de facto, des relais pour les autres charbonniers de leurs localités respectives. À terme, l’objectif du Recaseb est de professionnaliser l’activité de charbonnier au Bénin afin de préserver les ressources forestières. Ceci contribuera à la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement (Pag 2016-2021), à travers son Pilier N°2 « Engager la transformation structurelle de l’économie », et son axe stratégique N°4 «Amélioration de la croissance économique ». Source : Recaseb Environnement 22 sept. 2020


Installation du bureau régional du Centre mondial pour l’adaptation: L’espoir d’une Afrique plus résiliente au climat
Le Centre mondial pour l’adaptation (Gca) ouvre un bureau régional en Afrique pour stimuler la lutte contre le changement climatique sur le continent. Son installation suscite beaucoup d’espoir de la part des dirigeants, dans un contexte sanitaire et climatique de plus en plus difficile. Le Centre mondial pour l’adaptation (Gca) s’implante en Afrique. Installé dans les locaux du siège de la Banque africaine de développement (Bad) à Abidjan en Côte d’Ivoire, il travaillera à accélérer les mesures d’adaptation qui aideront à protéger les communautés africaines des effets du changement climatique. Le lancement du bureau régional a eu lieu, mercredi 16 septembre dernier, par visioconférence en raison des mesures sanitaires induites par la crise sanitaire, avec la participation d’éminentes personnalités du continent et des représentants d’organisations internationales. « C'est un moment historique pour accélérer l'adaptation en Afrique… Le défi du développement durable face à un climat changeant n’est nulle part plus aigu », selon Ban Ki-Moon, ancien secrétaire général des Nations Unies et coprésident du conseil d'administration du Gca. Le centre suscite beaucoup d’espoir pour le continent, dans un contexte où la pandémie de Covid-19 rend le financement de l’adaptation au climat plus difficile. « Il soutiendra les efforts d'adaptation régionaux et nationaux en mettant l'accent sur les meilleures pratiques existantes sur le continent, en les diffusant et en assurant leur intégration à part entière dans des efforts d'adaptation internationaux plus larges », précise Ban Ki-Moon. Akinwumi Adesina, président de la Bad et membre du Conseil d’administration du Gca, estime qu’il constitue « un jalon essentiel, un pas décisif dans le projet de la Banque de construire une Afrique résiliente au climat ». « L'une de mes principales priorités pour les cinq prochaines années sera de faire en sorte que la Banque stimule les investissements dans la croissance verte et le financement en faveur du climat en Afrique », dévoile-t-il. Utilité Lésée par le changement climatique, l’Afrique a besoin de 7 à 15 milliards de dollars américains par an pour urgemment s’adapter au climat, selon le président de la Bad. La banque s’engage à aider l'Afrique « à se reconstruire après la pandémie de Covid-19 19, à être meilleure, plus forte et plus résiliente dans les domaines de la santé et du climat ». Pour combler quelque peu le déficit de financement, la Bad compte débloquer une enveloppe de 25 milliards de dollars américains en financement du climat d’ici à 2025, pour mieux jouer son rôle « d’aider l’Afrique à se relever de la crise du coronavirus, en étant plus forte, en meilleure santé et plus résiliente face aux aléas du climat ». Le financement de la Banque en faveur du climat a quadruplé entre 2016 et 2019 et pourrait atteindre 40 % du portefeuille total d’ici à fin 2021, annonce Akinwumi Adesina. Le défi climatique ralentissait les progrès pour atteindre les Objectifs de développement durable (Odd), note, pour sa part, Ibrahim Thiaw, secrétaire exécutif de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification. En travaillant avec le Centre mondial pour l’adaptation, les dirigeants africains sont appelés à œuvrer à la mobilisation du financement afin de réduire les effets néfastes du dérèglement climatique. Entre autres, le Gca Afrique contribuera à améliorer la sécurité alimentaire en faveur d’un milliard de personnes en Afrique subsaharienne d’ici à 2030, notamment en milieu rural. Il soutiendra également l’approvisionnement en eau des communautés en vue de la croissance urbaine et de la résilience, par la construction d’infrastructures plus adaptées, le renforcement du leadership des jeunes Africains. Enthousiasme Le président ghanéen Nana Akufo-Addo se dit impatient de travailler avec le centre et ses partenaires pour relever les défis du changement climatique. Pour lui, il est question de veiller à ce que la résilience des systèmes d’infrastructure nationaux contre les menaces du changement climatique soit intégrée dans les plans de redressement économique de l’Afrique. Son homologue kényan partage le même enthousiasme, tout en insistant sur la nécessité de maîtriser de toute urgence les effets dévastateurs du changement climatique, notamment les inondations, les sécheresses, la réduction des rendements agricoles qui font des ravages sur le continent. « Le Kenya et d’autres pays africains pourront attirer davantage de financements et les ressources dont nous avons besoin pour mettre en œuvre nos différents plans nationaux d’adaptation », espère Uhuru Kenyatta. « Le lancement de Gca Afrique est une initiative audacieuse et innovante visant à galvaniser le soutien nécessaire pour intensifier considérablement l'adaptation sur le continent, identifier les lacunes et connecter les partenaires régionaux pour trouver des solutions », renchérit le président gabonais Ali Bongo Ondimba, président de l'Initiative africaine pour l'adaptation. Arlette Soudan-Nonault, ministre du Tourisme et de l’Environnement de la République du Congo et coordonnatrice de la Commission climat de l’Union africaine pour le Bassin du Congo, se réjouit de la création du Gca Afrique qui permettra, selon elle, « de lever des fonds ». L’heure est désormais à l’action pour sauver ce Bassin qui constitue le deuxième poumon écologique de la planète après l’Amazonie dont la destruction s’accélère également à un rythme inquiétant, indique-t-elle. Environnement 22 sept. 2020


Coiffure et mode africaine: Le crépu fait son come-back
Les cheveux afro deviennent la nouvelle tendance capillaire chez de nombreuses femmes à Cotonou. Des personnalités publiques aux citoyennes lambda, l’afro puff, les dreadlocks et les twists sont fièrement arborés. Un véritable retour à la source dans la quête du bien-être et de la séduction… Autrefois considérés comme sales et inesthétiques, les cheveux crépus ont aujourd’hui repris leur droit de cité. Au revoir les chignons plaqués et les queues de cheval à l’européenne obtenus après le défrisage chimique des cheveux ! De nombreuses femmes ont décidé de troquer les mèches brésiliennes, asiatiques ou synthétiques faisant penser aux mannequins de Victoria’s Secret contre leurs propres cheveux. Faisant fi des préjugés et autres commentaires déshonorants, elles délaissent le défrisant au profit des cheveux crépus de plus en plus volumineux. « Don’t touch my hair ! », la chanson de la vedette américaine Solange Knowles n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd, puisque outre-Atlantique, ce slogan est repris par celles qui disent « Stop aux défrisants chimiques !». « Il est temps que nous revenions à nos racines, à notre essence et qu’on s’impose par notre identité culturelle », confie Leelah, 17 ans et nappy depuis un an. « Je pratiquais le défrisage parce que je pensais que les cheveux crépus étaient moches, et dans les médias, les femmes avaient toutes des cheveux défrisés », ajoute-t-elle. La jeune fille dit avoir adopté l’afro quand elle est tombée sur un magazine avec l’actrice et ancienne mannequin américaine Tracee Ellie Ross en couverture avec ses jolis cheveux crépus. « Je me suis rendu compte qu’elle était belle avec cela », reconnaît-elle. Gildas A., coiffeur à Cotonou, confirme que beaucoup de filles viennent entretenir leurs cheveux crépus, en nommant les coupes selon les stars qui les arborent et les influencent. « Elles prennent exemple sur Ciara, Beyonce, Rihanna et Cardi B. En plus, poursuit-il, depuis qu’elles ont vu la première dame Mme Claudine Talon à la cérémonie d’investiture avec des cheveux crépus, elles ont compris que les cheveux crépus n’étaient pas l’apanage d’une catégorie donnée. Cela a boosté notre clientèle et l’engouement pour le crépu », souligne le coiffeur. Bérénice Degboé, dermatologue, explique que ce retour à l’afro est dû en grande partie aux conséquences du défrisant sur la peau et les cheveux. «La soude contenue dans le défrisant est très toxique pour la peau et le cuir chevelu. L’utilisation fréquente du défrisant peut entrainer des lésions cutanées et agir sur le système nerveux. Plusieurs femmes ont eu, au cours de ces dernières années, des problèmes de peau dus en grande partie à une utilisation abusive du défrisant », révèle la dermatologue. Océane Adia, ingénieure agronome de formation et tenancière d’une boutique de produits pour cheveux crépus, faits à base d’ingrédients naturels, justifie son retour au ‘’nappy hair’’ par des irritations répétées du cuir chevelu et une chute des cheveux. C’est alors qu’elle décide de commercialiser des produits pour aider les femmes africaines à entretenir leurs cheveux naturels et particulièrement celles qui souffrent après chaque défrisage chimique comme elle. Aujourd’hui, les salons et produits dédiés à l’entretien des cheveux afro abondent dans la ville. Comme quoi, les cheveux crépus ont désormais de beaux jours devant eux, et c’est l’identité africaine qui gagne en notoriété. Par Axelle LEGBA ADIA (Stag.) Société 22 sept. 2020


Journée mondiale de nettoyage de la planète: Coups de balai à travers les quartiers d’Abomey
Les associations "Let’s do it’’ et "Alogo" ont effectué une opération d’assainissement de la ville d’Abomey. C’était le samedi 19 septembre dernier avec le désherbage et le ramassage des déchets sauvages dans la ville. Pour un monde plus propre et mieux assaini, l’association "Let’s do it" a étendu ses actions au Bénin. A travers le mouvement World clean up days qu’elle a lancé, l’association impacte l’environnement grâce à des opérations de nettoyage et de ramassage des déchets sauvages. A travers ‘’Alogo’’ qui porte le mouvement World clean up days dans le département du Zou, "Let’s do it" a impliqué des élèves d’Abomey. Pour cette 3e édition de la journée de nettoyage de la planète, l’association a outillé lesdits élèves sur la protection de l’environnement. A travers une brève communication d’une trentaine de minutes, Laurent Toyomè a entretenu les apprenants sur ce qu’est l’environnement et comment l’entretenir. C’est après l’étape de la communication que les élèves et des enseignants se sont joints à l’opération pour le nettoyage et l’assainissement de leur environnement. Avec les matériels de nettoyage à disposition, ils ont sarclé les herbes sauvages qui empêchent les plants mis en terre de grandir normalement et ramassé les déchets éparpillés dans la cour de l’établissement. Pour ce travail de salubrité, ils ont bénéficié de l’aide des conducteurs de taxi moto mobilisés par les associations. Cette journée permettra de discipliner les enfants quant à la gestion des déchets dans cet environnement. La vision de "Let’s do it" et de "Alogo" étant de générer une prise de conscience collective sur la problématique des déchets sauvages, elles comptent organiser chaque année des journées de nettoyage. Ainsi, les deux associations rendront ensemble l’environnement beau et vivable. L’étape de l’établissement scolaire finie, les officiels et les conducteurs de taxi- moto se sont rendus au cimetière de Djodji à Abomey pour le nettoyage de sa façade. Il s'agit d’amener la population à ne plus produire des déchets n’importe où et n’importe comment. Signalons que pour la présente édition de World clean up days l’association ‘’Let’s do it’’ a retenu sur le plan national 50 sites pour leur nettoyage. Société 22 sept. 2020


Ressource karité au Bénin: L’opérationnalisation du plan de développement de la filière en marche
Les acteurs de la filière karité étaient en conclave, vendredi 18 septembre dernier, à Parakou. A l’initiative de l’Agence territoriale pour le développement agricole pôle 3, ils ont procédé à la validation des documents visant à l’opérationnalisation du plan national de développement de la filière, puis à l’élaboration du plan de campagne 2021. Présents à un atelier, vendredi 18 septembre dernier à Parakou, les acteurs de la filière karité se sont lancés comme défi de faire passer la production nationale de karité de 170 000 à 210 000 tonnes et transformer 60 % en beurre, d’ici 2022. C’est à travers le plan national de développement de la filière dont le projet a été soumis à validation, avant sa phase d’opérationnalisation. « Ces documents stratégiques devront permettre de consigner les actions pertinentes que les différentes catégories d’acteurs s’engagent à mener, de façon concertée et dans un esprit de synergie et complémentarité, pour un développement harmonieux de la filière karité au Bénin », a indiqué le président du Conseil d’administration de l’Agence territoriale pour le développement agricole pôle 3, Bernardin Gléhouénou. Pour une unité d’action, les acteurs de la filière sont donc appelés à regarder dans la même direction et à se fixer des objectifs communs. L’Interprofession karité Bénin (Ikb) et ses différentes composantes telles que la Fédération nationale des productrices de karité, l’Association nationale des transformateurs du karité, la Fédération nationale des acheteurs de produits agricoles et tropicaux, l’Association nationale des exportateurs de karité, a insisté son président, Gilles Adamou, soutiennent cette démarche. Il a rassuré qu’elles ne ménageront aucun effort pour l’atteinte des objectifs définis dans le plan de campagne validé. « Nous avons la production et la productivité de la ressource karité, la capacité de transformation et améliorer la qualité des produits, puis le dispositif de commercialisation et d’exportation des amandes, beurre et produits dérivés, à améliorer la gouvernance de la filière », a rappelé la directrice générale de l’Agence territoriale pour le développement agricole pôle 3, Rissikathou Saley, en définissant les objectifs. C’est donc avec de nouveaux engagements pris que les acteurs de cette filière espèrent la voir se développer. Société 22 sept. 2020


Gestion du Parc national W: Les communautés riveraines attendues dans la coproduction de la sécurité
Une rencontre a eu lieu, en fin de semaine dernière à Kandi, avec les élus communaux et leaders traditionnels riverains du Parc national W. Outre la coproduction de la sécurité, il y avait également au centre des échanges, le problème de l’envahissement de cette réserve cynégétique par les agriculteurs et les éleveurs. Après avoir repris vie, grâce aux efforts consentis par le gouvernement à travers la mise en œuvre d’un plan d’intervention basé sur la délégation de sa gestion, le Parc national W risque de connaître à nouveau des difficultés, si rien n’est fait dans l’immédiat. Il subit à nouveau des pressions anthropiques. Tous les acteurs impliqués sont appelés à jouer leur partition. Aussi faudrait-il que les élus de la quatrième mandature au niveau des communes riveraines au parc, s’approprient les mesures gouvernementales prises pour qu’il retrouve une faune et une flore riches en espèces variées et appréciées. Courant 2017, a rappelé le préfet de l’Alibori, Mohamadou Moussa, le gouvernement du Bénin a validé l’accompagnement de African Parks Network, pour ressusciter et réhabiliter le Parc W. « Aujourd’hui, si nous faisons le point, vous allez constater que le terrain est balisé pour faire de ce parc, un patrimoine digne de ce nom », s’est-il réjoui. Néanmoins, malgré les avancées significatives réalisées, il y a encore des problèmes qui persistent sur le terrain. « Le parc est envahi par les bœufs. Le front agricole est très envahissant. On a trouvé des champs de coton qui sont au milieu du parc. Il y a également des champs de cultures vivrières », a déploré le coordonnateur du plan d’intervention prioritaire, Christophe Lemée. «Dès que le travail le permettra, il s’agira de tracer une limite pour le front agricole. Il y aura des espaces de rappel des zones d’occupation contrôlée. C’est-à-dire que les bœufs pourront y venir à certaines périodes», a-t-il indiqué, en annonçant les premières mesures à prendre. « Nous avons déjà un creuset d’échanges avec les femmes. Mais sur le plan de la sensibilisation et de la gestion du renseignement, il faut créer également un creuset d’échanges avec les élus locaux, les communautés et les leaders religieux. Nous avons également compris quelque peu les difficultés qui sont les leurs et auxquelles nous allons essayer d’apporter des solutions pour qu’ensemble, nous puissions avancer », a laissé entendre le directeur du parc, Abdel Aziz Bello. L’implication et l’engagement des communautés riveraines au parc, dans le cadre de la coproduction de la sécurité, sont donc attendus. Société 22 sept. 2020


« Zéro Journaliste en Prison » : Les hommes des médias formés sur le code du numérique et le code de déontologie
Du mardi 15 au vendredi 18 septembre dernier à Savè puis à Tchaourou, des journalistes ont pris part à un atelier de renforcement portant sur le code du numérique et le code de déontologie de la presse béninoise. C’est une initiative de l’Ong Paix Liberté qui vise à outiller les professionnels des médias afin de réaliser l’objectif « Zéro journaliste en prison » au Bénin. Consacrée par la Constitution béninoise, la liberté de la presse exige des hommes des médias du professionnalisme et l'observation des normes éthiques dans le traitement et la diffusion de l’information. La liberté de la presse crée alors un droit mais aussi une responsabilité. D’où la nécessité pour les journalistes de s’approprier les outils juridiques qui les protègent dans l’exercice de leur profession. Dans ce sens, des journalistes ont pris part à une formation sur le contenu du code du numérique et du code de déontologie de la presse béninoise. C’est à la faveur d’un atelier organisé respectivement à Savè du 15 au 16 septembre et à Tchaourou du 17 au 18 septembre 2020. L’objectif fondamental de cette activité de l’Ong Paix Liberté, soutenue par l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb) avec l’appui de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique, est d'éviter aux journalistes les travers qui les conduisent en prison. « Une démocratie est toujours basée sur la capacité d'exprimer librement des opinions diverses. Les médias et les journalistes jouant un rôle clé dans ce processus, contribuent à la participation effective des citoyens au débat démocratique. Ces responsabilités confèrent aux journalistes des droits et des devoirs… », va expliquer Hugues Hector Zogo, président de l’Ong Paix Liberté. A l’en croire, « Zéro Journaliste en Prison » est un projet mis en place pour aider les journalistes à faire face aux défis éthiques auxquels ils sont confrontés dans l'exercice de leur profession et à mieux saisir les subtilités du code du numérique en vigueur au Bénin. Lors de cet atelier, un guide gratuit téléchargeable en ligne a été offert à chaque participant en vue de l’aider à s’approprier le contenu du code du numérique et du code de déontologie. Ce guide permet également de découvrir certains articles relatifs à la liberté de la presse aux Etats-Unis d’Amérique. Après avoir suivi les sept communications prévues, chaque participant a reçu son attestation signée du magistrat Jacob Fidégnon. Jonathan Awo, maire de la commune de Tchaourou, a tenu à rappeler qu’à l’heure où le code du numérique est en débat au Bénin, il est important de penser à outiller davantage les journalistes pour leur éviter non seulement la prison, mais éviter au pays la désinformation. Il a été heureux de l’initiative et du don d'un guide fait aux journalistes dans le cadre de cet atelier. Il garde espoir que l’exploitation de cet outil permettra aux journalistes d’être plus professionnels dans le traitement de l’information en cette veille de l’élection présidentielle au Bénin. A l’issue des travaux, il a retenu qu’il faut saisir l’Assemblée nationale du Bénin afin de procéder à la relecture du contenu du code du numérique en vigueur. Représentant l’Upmb, Aubin Agboelonan Agboroukou a également salué la démarche de l’Ong Paix Liberté. Il a ensuite exprimé l’admiration de la présidente de l’Upmb à l’égard de cette initiative qui outille davantage les professionnels des médias. Actualités 22 sept. 2020


75e anniversaire des Nations Unies: Les priorités du Bénin pour renforcer l’organisation
Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, est intervenu en distanciel, ce lundi 21 septembre à New York, à la réunion de haut niveau relative à la commémoration du 75e anniversaire des Nations Unies. C’est dans le cadre de la 75e session ordinaire de l'Assemblée générale des Nations Unies qui s'est ouverte le 15 septembre. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, dans son discours, a loué le pragmatisme des Nations Unies grâce à qui, des pays en proie à des conflits ont été stabilisés, des millions de vies ont été sauvées, des initiatives importantes ont été lancées dans des domaines clés tels que le développement durable, la promotion de la femme, le respect et la promotion des droits de l’homme, la protection de l’environnement et la bonne gouvernance. ‘’Tous ces acquis ne doivent cependant pas nous faire perdre de vue l’ampleur et la complexité des défis qui se présentent encore devant nous. De ce point de vue, cet anniversaire est une opportunité pour jeter les bases du renforcement des fondements de cette organisation’’ fait-il observer. Dans cette optique, le ministre Agbénonci a insisté sur trois priorités politiques à savoir : promouvoir un multilatéralisme qui produit des résultats, assurer le maintien de la paix par la diplomatie préventive, et accélérer la mise en œuvre de l’Agenda 2030. En effet, explique-t-il, alors que de plus en plus de gens émettent des doutes sur les vertus du multilatéralisme et remettent en cause l’efficacité des Nations Unies, la délégation béninoise réaffirme sa conviction que l’ordre multilatéral fondé sur des règles est la seule garantie pour renforcer la stabilité et la paix internationales et que les défis communs ne peuvent trouver de solution durable qu’à travers la coopération internationale. Dans cet ordre d’idées, le Bénin salue l’initiative de l’Alliance pour le multilatéralisme, lancée en 2019. Il promeut un multilatéralisme efficace à travers des initiatives concrètes et des partenariats orientés vers des résultats. Pour mieux assurer le maintien de la paix par la diplomatie préventive, le ministre Aurélien Agbénonci trouve que la prévention des conflits doit demeurer au centre des priorités de l’Onu. Il a salué les nombreuses initiatives lancées par les Nations Unies depuis sept décennies dans ce domaine. Par ailleurs, l’engagement du secrétaire général des Nations Unies qui a fait de la culture de la prévention une priorité de son mandat mérite aussi d’être relevé. Le chef de la diplomatie béninoise a invité tous les Etats membres, les organisations régionales et sous-régionales à renouveler leur engagement politique afin de rendre la prévention et le règlement des conflits possibles. La troisième priorité politique de la délégation béninoise reste l’accélération de la mise en œuvre de l’Agenda 2030. ‘’Alors que nous amorçons la décennie d’action pour la concrétisation des Objectifs de développement durable (Odd) dans un contexte de crise sanitaire, signale le ministre Aurélien Agbénonci, je voudrais insister sur le fait que leur réalisation effective, en particulier dans ce contexte, requiert la mobilisation de ressources financières adéquates et un partenariat international revitalisé’’. Pour conclure, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération a réaffirmé sa confiance en cette organisation commune qu’est l’Onu. Selon lui, cette organisation constitue toujours un merveilleux outil dans les mains de l’humanité pour faire avancer le bien commun. ‘’Il ne tient qu’à nous de lui donner les moyens de se renforcer et de contribuer à l’avènement d’un système de gouvernance mondial plus inclusif’’ souligne-t-il. Actualités 22 sept. 2020


Audience au ministère de la Communication et de la Poste: Me Alain Orounla échange avec une délégation de l’Arpeb
Des responsables de l’Amicale des retraités de la presse écrite du Bénin (Arpeb) étaient au cabinet du ministre de la Communication et de la Poste, vendredi 18 septembre dernier. La délégation conduite par le président de l’Arpeb, Noël Allagbada, est allée rendre une visite de courtoisie et de prise de contact à Me Alain Orounla. Par la même occasion, des préoccupations majeures liées à la vie des médias et de l’Arpeb ont été abordées. Vendredi dernier, à son cabinet, le ministre de la Communication et de la Poste, Me Alain Orounla, a reçu en audience une délégation de l’Amicale des retraités de la presse écrite du Bénin (Arpeb) conduite par son président, Noël Allagbada. Au sortir de l’audience, l’ancien directeur général de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) a confié que lui et quelques responsables de l’Arpeb sont allés rendre une visite de courtoisie et de prise de contact à l’autorité ministérielle. « Depuis que le ministre a été nommé, nous n’avons pas eu l’honneur de le rencontrer. Nous lui avions écrit pour lui présenter nos vœux de plein succès. Il a estimé qu’il devrait nous rencontrer pour que nous échangions en tête-à-tête. Donc, nous sommes venus aujourd’hui pour lui présenter l’amicale, ses objectifs, ses membres et certaines préoccupations que nous avons », a déclaré Noël Allagbada. « Je dois dire que cette rencontre a tourné à une véritable séance de travail au cours de laquelle nous avons eu à échanger avec lui sur la vie des médias au Bénin, le problème qui se pose et surtout quelle vision nous avons, par rapport à nos expériences », a-t-il poursuivi. Noël Allagbada exprime, par ailleurs, sa satisfaction par rapport à l’issue de cette rencontre et à la qualité des échanges avec Me Alain Orounla. « Nous sortons vraiment très réconfortés de cette rencontre avec le ministre qui nous a fait part de sa vision et des actions qu’il est en train de poser pour que la presse béninoise soit vraiment une presse compétitive et au service du développement du pays », a-t-il fait savoir. Doléances L’ancien vice-président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) fait également part des préoccupations liées à l’Arpeb et à certains de ses membres que la délégation a portées à l’attention du ministre Orounla. « De façon précise, nous avons un problème administratif qui est celui des traitements entre les journalistes de la presse écrite et ceux de la presse audiovisuelle. Donc, nous lui avons exposé nos préoccupations par rapport à cela. Nous avons aussi abordé le dossier de certains de nos membres que nous considérons comme des pionniers de la presse écrite au Bénin, qui sont là depuis les années 60, mais qui n’ont pas pu bénéficier de leur inscription dans les Ordres nationaux. Ils n’ont pas eu de décoration alors qu’ils ont fini leur carrière sans qu’on ne leur reproche rien », déclare Noël Allagbada. A ce propos, le président de l’Arpeb informe que le ministre de la Communication et de la Poste a pris bonne note de cette préoccupation et a estimé qu’effectivement, la situation a l’air d’une injustice mais qu’il verra ce qui peut être fait pour corriger le tir n Par Ariel GBAGUIDI & Lynda AZA-GNANDJI (Stag.) Actualités 21 sept. 2020


Direction de l’Omc : cinq noms retenus
Déclenchée le 14 mai après l’annonce du chef de l’Organisation mondiale du Commerce de quitter ses fonctions, un an avant le terme de son mandat, la première étape du processus de sélection d'un nouveau Directeur général vient de s’achever. Cinq candidats parmi lesquels deux femmes africaines ont été retenus. Vendredi 18 septembre, une certaine effervescence régnait dans la vaste salle de réunion de l’Organisation mondiale du Commerce (Omc) sise au bord du lac Léman à Genève. Le président du Conseil général, l’Ambassadeur David Walker de Nouvelle-Zélande et ses deux co-facilitateurs, les Ambassadeurs Dacio Castillo du Honduras et Harald Aspelund de l'Islande, ont révélé les noms des candidats qui ont obtenu le plus large soutien de la part des membres de l’Organisation. Processus Le 31 juillet, le Conseil général de l’Omc avait décidé que les consultations des Etats membres auront lieu durant une période de deux mois,commençant le 7 septembre. Le processus comporte trois étapes. La première consiste à réduire le nombre de candidats de huit à cinq, puis à deux, avant qu'un consensus ne soit atteint pour décider qui deviendra le 7e Directeur général de l'Organisation mondiale du Commerce. Cinq candidats encore en lice Lors des consultations confidentielles, les membres de la Troïka, les Ambassadeurs Walker de Nouvelle-Zélande, Castillo du Honduras et Aspelund d’Islande ont posé à chaque délégation une seule question: « Quels sont vos candidats préférés ? » Les membres de l'Omc ont indiqué que les cinq personnalités qui devraient rester en lice sont les candidates Ngozi Okonjo-Iweala du Nigeria, Amina C. Mohamed du Kenya et Yoo Myung-hee de la République de Corée, ainsi que les représentants du Royaume d'Arabie Saoudite, Mohammad Maziad Al-Tuwaijri, et Liam Fox du Royaume-Uni. Deuxième tour de consultations La deuxième phase de consultations débutera le 24 septembre et se poursuivra jusqu'au 6 octobre. Pendant ce temps, les membres seront invités, lors des consultations confidentielles, à exprimer leurs préférences en vue de ramener le nombre de candidats à deux. À la suite de cette étape, une autre réunion des chefs de délégation sera convoquée durant laquelle les noms des finalistes seront annoncés aux membres de l'Omc. Le calendrier de la troisième et dernière série de consultations sera également fixée à cette occasion.L’objectif ultime de ce processus mesuré et clairement défini est d’obtenir une décision consensuelle des membres sur le prochain Directeur général. Selon des diplomates accrédités auprès de l’Omc qui souhaitent conserver l’anonymat, le duel final sera certainement féminin. Il opposerait la représentante nigériane, Ngozi Okonjo-Iweala, à la candidate coréenne, Yoo Myung-hee. Par Catherine Fiankan-Bokonga: Correspondante accréditée auprès de l’Office des Nations Unies à Genève (Suisse) Economie 21 sept. 2020


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