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Nouvelles

Sénégal : La France refuse de saisir les biens de Karim Wade

L’Etat du Sénégal a été débouté en France s’agissant de sa demande de confiscation de biens appartenant à Karim Wade et à Bibo Bourgi, dans le cadre de la traque des biens mal acquis.

Dans le cadre de la traque des biens mal acquis, l’Etat du Sénégal a été débouté, lundi 26 septembre dernier en France s’agissant de sa demande de confiscation de biens appartenant à Karim Wade et à Bibo Bourgi. Suffisant pour que le fils de Me Abdoulaye Wade décide de saisir les juridictions internationales pour obtenir réparation, indique Koaci. Le rejet a été fait par le Tribunal de grande instance de Paris où la demande a été déposée.

«Ce jugement, solidement argumenté, écarte l’une après l’autre les accusations portées contre Karim Wade en constatant qu’aucun des faits invoqués contre lui ne constituait une infraction», se sont félicités les avocats qui ne manquent pas de souligner que ce revers s’ajoute également à une longue série de déconvenues judiciaires infligées à l’Etat du Sénégal, par la Cour de Justice de la CEDEAO, par le procureur de Paris qui a classé sans suite la plainte déposée contre Karim Wade. Rechercher Karim Wade et par le Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire», a indiqué le collectif des avocats de Karim, dans un communiqué.
Pour les conseils du fils de l’ancien président Me Abdoulaye Wade, c’est un énième revers de l’Etat du Sénégal qui se prévalait de l’arrêt tant décrié de la Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite (CREI), «juridiction d’exception ressuscitée par le président Macky Sall en violation de la Constitution et des conventions internationales signées par le Sénégal».

Afrik.com

International 28 sept. 2016


Promotion de projets communautaires par les Etats-Unis: 36 millions de FCfa pourl’auto-assistance à la base

L’ambassade des Etats-Unis au Bénin a organisé, mardi 27 septembre dans ses locaux, une cérémonie de signature des subventions du Fonds d’auto-assistance au profit des bénéficiaires. Regroupant divers domaines d’utilité publique, ce programme dénommé "Self-Help de l’Ambassadeur" vient en appui aux organisations communautaires disséminées sur l’ensemble du territoire national.

Venues de Cotonou, Abomey-Calavi, Matéri, Athiémé, Parakou, les bénéficiaires du programme « Self-Help de l’Ambassadeur » ont à leur disposition un pactole de 36 millions de FCfa octroyé par le gouvernement américain pour le compte de l’année fiscale 2015. Les projets retenus parmi les meilleurs concernent divers domaines dont les violences basées sur le genre, l’extrémisme violent, le mariage précoce, etc.
En signant les protocoles de subvention, Lucy Tamlyn, ambassadrice des Etats-Unis près le Bénin a appelé les différents récipiendaires à leur devoir. « Nous célébrons aujourd’hui avec vous, la sélection de votre projet. Mais sachez tous que c’est maintenant que le travail commence », a-t-elle notifié.
Dans le cadre de ce programme d’auto-assistance, les Organisations non gouvernementales (ONG) bénéficiaires auront, entre autres, à construire des latrines écologiques, créer des centres de transformation de bois et du métal pour une école de sourds. Toutes ces actions contribuent, aux dires de l’ambassadrice, à résoudre des problèmes pressants et à apporter de la joie au sein des communautés.
Diluce Akouavi Essah, directrice exécutive de l’ONG Genre et environnement pour un développement durable en Afrique (Gedda) a promis au nom de ses pairs, utiliser les fonds à bon escient. « Grâce à ces subventions, les communautés de Pabegou et de Lokossa lutteront contre la malnutrition, la communauté d’Agbodada améliorera les techniques de production de l’huile de palme… », a-t-elle assuré.

Actualités 28 sept. 2016


Consommation du sel non iodé: L’absence de loi favorise les troubles dus à la carence en iode

La consommation en iode est la chose la mieux conseillée. Mais son abus ou son manque dans l’organisme occasionne des Troubles dus à la carence en iode (TDCI). Une situation due à l’absence des textes en la matière au Bénin.

« L’abus en toute chose nuit». Ce qui, à travers certaines habitudes alimentaires, se manifeste également. Les populations, en ce qui concerne la consommation du sel, sont souvent confrontées à cette difficulté. Non seulement, elles ont du mal à faire la différence entre le sel iodé et celui non iodé, mais ne maîtrisent pas souvent la dose requise en la matière. Ce qui se traduit souvent par un manque d’iode dans l’organisme ou sa forte quantité dans l’organisme. Dans l’un ou l’autre cas, les populations sont exposées à des problèmes de santé graves.

Les populations ont de plus en plus propension à consommer des aliments riches en énergie contenant beaucoup de graisses saturées, de sucre et de sel. Ce qui constitue la principale source de sodium dont la présence accrue dans l’organisme, est à la base de l’hypertension et à un risque plus élevé de cardiopathies et d’accidents vasculaires cérébraux. Ainsi, la commercialisation et la consommation de sel doivent être réglementées dans chaque pays. Malheureusement au Bénin, les populations ignorent l’existence d’une telle loi. Ce qui, estime la sage-femme spécialiste en nutrition-diététique, chef division promotion nutrition et surveillance de l’état nutrition, Jeanine G. Agbo Monlemey Lawani, tout en dénonçant cet état de fait, constitue un véritable frein à la consommation de sel. Autrement dit, expliquera-t-elle, l’absence de loi constitue un véritable frein à la consommation de sel. Ce qui, selon elle, donne lieu à une importation non contrôlée du sel iodé, au manque d’iodation du sel localement produit et à l’absence de manuel de procédures pour assurer de manière adéquate le contrôle de qualité de l’iodation du sel. D’où le laxisme constaté dans l’application des mesures disciplinaires à l’endroit des contrevenants à la règlementation nationale et aux difficultés de doter la teneur réelle en iode du sel pour s’assurer de son adéquation aux normes du sel alimentaire.
Dans ces conditions, les autorités compétentes en la matière ont grand intérêt à faire connaître la loi qui règlemente la vente et la consommation du sel au Bénin, si elle existe. Elles auront à œuvrer pour que le Bénin dispose enfin d’une loi digne de protéger et de sauver les pauvres populations.
Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l'iode dans l'alimentation est un oligo-élément. Elle joue un rôle important pour le bon fonctionnement de la thyroïde. L'iode contribue à la production des hormones thyroïdiennes, à travers la régulation du métabolisme cellulaire. Il aide à la production des sucs gastriques et à la digestion des glucides, des lipides et des protéines, puis intervient dans le système nerveux, le fonctionnement normal du cœur et des muscles, favorise la croissance et la maturation du squelette. L’iode est aussi nécessaire à une bonne fertilité et stimule la lactation chez la femme allaitante. Il agit positivement sur le système tégumentaire: peau, cheveux, ongles.
Selon les études scientifiques réalisées à ce sujet, elle joue un rôle important dans l’accroissement des facteurs de risque des maladies non transmissibles, telle que l’hypertension artérielle qui est très largement corrélée aux maladies cardiovasculaires et peut être aussi liée à d’autres maladies non transmissibles telles que les maladies rénales.

Les dangers dus à la carence en iode

L’OMS précise qu’en dehors des lésions cérébrales pour le fœtus, la carence en iode pendant la grossesse entraîne aussi des problèmes de petit poids à la naissance, de prématurité et une augmentation de la mortalité périnatale et infantile. Les jeunes enfants sont aussi particulièrement exposés car leur cerveau a encore besoin d'iode pour se développer au cours des deux premières années de vie. Chez l'enfant, la carence en iode perturbe le développement physique et cognitif et peut provoquer une hypothyroïdie.
Les personnes qui doivent surveiller leur taux en iode sont les femmes enceintes et celles allaitantes, les femmes ménopausées, les fumeurs, les sportifs, les nourrissons, les adolescents, les personnes âgées, les personnes sous traitement médical. La carence importante en iode entraîne une baisse de production d’hormones thyroïdiennes et peut provoquer des troubles comme la prise de poids, la fatigue générale, la baisse de la mémoire, la constipation, la dépression, la diminution irréversible des facultés mentales, les hallucinations et la stérilité.
En cas d’excès dans le corps, l’iode expose à des effets pervers. La surcharge en iode est également très fréquente, mais elle est rarement d'origine alimentaire. Il s'agit, le plus souvent, d'un surdosage médicamenteux. Un excès d'iode dans l’organisme peut provoquer des symptômes d’écoulement nasal, d’éternuements, des éruptions cutanées, des hémorragies diverses et des vertiges ou plus graves, des œdèmes de la glotte ou du poumon.

Santé 28 sept. 2016


Actualisation du fichier électoral: Les membres du Cos-Lépi s’entretiennent avec la Cour constitutionnelle

Pour mener à bien leur mission d’actualisation du fichier électoral, les membres du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) étaient à la Cour constitutionnelle, mardi 27 septembre. Cette rencontre leur a permis d’aborder avec les sages de la Cour, différentes préoccupations liées à leur cahier de charges.

La disponibilité du fichier électoral actualisé à la date du 15 janvier prochain est une préoccupation majeure pour les membres du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) présidé par le député Badirou Aguèmon. C’est d’ailleurs lui qui a conduit la délégation de l'institution qui s’est rendu mardi 27 septembre à la Cour constitutionnelle pour échanger avec les sages. Ladite séance a surtout permis aux deux parties de discuter de la mission du Cos-Lépi. Plusieurs inquiétudes ont été également portées à la connaissance de la Cour à l’occasion. Le président du Cos-Lépi, Badirou Aguèmon, à la sortie de la séance, a expliqué les raisons fondamentales de cet échange entre les deux institutions.

« Cette séance qui a été très riche en conseils, informations et autres formes d’appui est liée à l’actualisation du fichier électoral puis les dispositions à mettre en œuvre par les membres du Conseil d’orientation et de supervision pour rendre disponible cette liste au plus tard le 15 janvier 2017 ». Au cours de cette même séance, la gestion à faire des cartes d’électeurs de 2015 entreposées ainsi que la situation des 365.000 autres cartes de 2016 non retirées ou distribuées ont été soulevées par les membres du Cos-Lépi. Il faut dire que c’est le sort qu’il faille réserver à ces cartes qui préoccupent surtout le président Badirou Aguèmon et les siens. Là-dessus, « ils ont reçu des conseils d’abord de la part des membres de la Céna puis ceux de la Cour constitutionnelle pour ne pas tordre le cou au droit ». Faut-il les détruire ? Qu’en faire ? A ces interrogations et autres soulevées par le Cos-Lépi, la réponse a été en faveur d’un respect scrupuleux des textes. « Nous avons été félicités pour tout ce qui a été fait, surtout que les opérations se poursuivent et on nous a exhortés à continuer sur la même lancée », a déclaré le président du Cos-Lépi Badirou Aguèmon à la fin des échanges?

Actualités 28 sept. 2016


Modernisation de l’Assemblée nationale: Les députés se dotent d’un plan stratégique pour la période 2016-2024

Le Parlement béninois dispose désormais d'une boussole pour sa modernisation. Le Plan de développement stratégique de l'institution pour la période 2016-2024 a été examiné et adopté par les députés, mardi 27 septembre, à la faveur d’un atelier organisé à cet effet au palais des Gouverneurs à Porto-Novo avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud).

Moderniser l’Assemblée nationale du Bénin pour le renforcement de son rôle dans l’équilibre des pouvoirs démocratiques. C’est l’objectif principal de la réalisation du Plan de développement stratégique de l’Assemblée nationale adopté mardi 27 septembre par les députés qui doivent encore apporter une dernière touche pour la validation du document final. Ce plan retient un certain nombre d'actions urgentes à moyen et long termes pour un Parlement plus performant. La conception de ce plan stratégique a été confiée par le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) au cours du dernier trimestre de 2015 au cabinet Benin Consulting group international. La nécessité d’un plan stratégique de développement et de modernisation de l’Assemblée nationale découle d’un certain nombre de constats dont certains ont été rappelés par les responsables du cabinet Benin Consulting Group international. Selon ces derniers, en dépit des efforts consentis par les bureaux des six législatures précédentes, le constat est évident que les populations béninoises ne sont guère satisfaites de l’image que projette leur institution parlementaire.

Celles-ci se plaignent notamment de la faible production législative, de l’absence d’un véritable contrôle de l’action du gouvernement et du manque de communication entre les députés et elles, leurs mandants. C’est dans ce contexte que le président et les autres membres du bureau de l’Assemblée nationale de la 7elégislature, dès leur installation en mai 2015 ont souhaité inscrire les actions de l’institution dans une vision prospective, holistique et cohérente consacrée par un Plan stratégique de développement et de modernisation de l’Assemblée nationale pour la période 2016-2024, a souligné le cabinet Benin consulting group international.Ainsi, après avoir recensé les forces et faiblesses notées au niveau des missions constitutionnelles de l’Assemblée nationale, de son administration, le cabinet Benin consulting group international dans la synthèse présentée aux députés, a présenté les opportunités et les menaces de l’environnement parlementaire, toutes choses prises en compte dans l’élaboration du plan stratégique.

La vision qui en résulte et partagée avec les députés de la 7e législature est: « L’Assemblée nationale du Bénin est en 2023 un Parlement des droits humains, moderne, efficace, accessible à toutes les couches sociales, soucieux du patrimoine public qui, dans la dignité, la fraternité, le consensus et la rigueur, assure la protection des initiatives des citoyens et promeut leur mieux-être dans un climat de paix, de confiance et d’amour de la patrie ». La note-synthèse met par ailleurs l’accent sur certaines actions phares devant permettre de redorer l’image du Parlement et des députés béninois, d’orienter les actions de l’Assemblée nationale vers l’atteinte des résultats de développement durable et d’assurer l’autonomie du Parlement en relation avec les parties prenantes.

Aussi, le Plan adopté hier a-t-il retenu neuf axes stratégiques notamment l’assainissement du système partisan, l’instauration d’une culture d’éthique et de bonne conduite du parlementaire pour une bonne image des élus, le développement des échanges d’information entre les médias et l’Assemblée nationale et le développement de la diplomatie parlementaire. Les députés n’ont pas manqué de faire leurs observations sur le Plan proposé par le cabinet et qui servira désormais de cadre de référence et de boussole en matière d’intervention de l’Assemblée nationale, d’élaboration du budget et de l’animation de la vie de l’institution. Les travaux ont été ouverts par le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Eric Houndété en présence du représentant résident du Programme des Nations Unies au Bénin, Siaka Coulibaly?

Actualités 28 sept. 2016


RD Congo: Joseph Kabila reçu par le pape François

Une attention particulière a été prêtée aux défis posés par la situation politique et les récents affrontements qui se sont produits dans la capitale congolaise, a précisé un communiqué du Vatican.

Le pape François a reçu ce lundi au Vatican Joseph Kabila, président de la République démocratique du Congo (RDC), pour une audience préparée avant les violences meurtrières ayant secoué son pays il y a une semaine. "Une attention particulière a été prêtée aux sérieux défis posés par la situation politique actuelle et les récents affrontements qui se sont produits dans la capitale", a précisé un communiqué du Vatican.

"L'importance de la collaboration entre les différents acteurs politiques et les représentants de la société civile ainsi que les communautés religieuses, a été souligné, pour promouvoir le bien commun, à travers un dialogue respectueux et inclusif pour la stabilité et la paix dans le pays", ajoute le texte.
"Enfin, ont été soulevées les violences persistantes que subit la population de l'est du pays et l'urgence d'une coopération au niveau national et international pour fournir l’assistance nécessaire et rétablir la coexistence civile", poursuit le communiqué du Vatican, qui évoque néanmoins des discussions "cordiales". La "contribution importante" de l'église catholique en RDC, dans les domaines de l'éducation, de la santé et la réduction de la pauvreté, a également été mise en exergue à l'occasion de cette visite, selon le Saint-Siège. Après une arrivée très protocolaire au Vatican, le président congolais est entré rapidement dans la bibliothèque de la maison pontificale pour s'entretenir avec le pontife argentin, sans que les photographes ne puissent immortaliser leur première poignée de mains dans l'antichambre.
Le pape est apparu très concentré et peu souriant au début de ces 20 minutes d'entretien avec M. Kabila, mais l'ambiance était légèrement plus détendue à la sortie, lorsque les deux hommes ont pris congé en se serrant la main, cette fois devant les photographes. Le président congolais, accompagné d'une délégation d'une douzaine de personnes, a ensuite été reçu par Mgr Paul Gallagher, le ministre des Affaires étrangères du Vatican, en l'absence du secrétaire d'Etat, Mgr Pietro Parolin, parti assister à la signature de l'accord de paix historique en Colombie. La capitale congolaise Kinshasa a été secouée les 19 et 20 septembre derniers par des violences - ayant fait entre une trentaine et une centaine de morts - entre les forces de sécurité et l'opposition qui exige le départ de M. Kabila, dont le mandat expire fin décembre prochain.
La Constitution interdit à M. Kabila, au pouvoir depuis 2001, de se représenter, mais le chef de l'Etat ne donne aucun signe de vouloir quitter son poste alors que le scrutin présidentiel apparaît désormais impossible à organiser dans les temps ?

AFP

International 27 sept. 2016


La gratuité de la scolarité dans l’enseignement secondaire: La mesure suspendue pour les filles du 2nd cycle

A l’occasion de son passage sur une émission télévisée, dimanche dernier, Ignace Vissoh, conseiller technique du ministère de l’Enseignement secondaire, de la formation technique et professionnelle, a rendu publiques les nouvelles mesures du gouvernement pour une rentrée académique sans polémique. Parmi elles, la suspension de la gratuité jusque-là étendue aux filles du second cycle.

A compter de la rentrée d’octobre prochain, les élèves filles des classes de Seconde, Première et Terminale vont désormais payer les frais de scolarité. Selon lui, des clarifications s’imposent au sujet de certaines mesures gouvernementales dans le secteur éducatif, notamment au niveau du secondaire afin que la rentrée 2016-2017 soit sans perturbation. Dans un premier temps, il a été question pour Ignace Vissoh, d’élucider la question de la gratuité de la scolarité dont les filles ont bénéficié de façon générale du primaire au secondaire dans les lycées et collèges publics depuis quelques années sous le régime Yayi. Cette mesure, a-t-il souligné,date de 2013 et ne concerne en réalité que les filles du premier cycle, c’est-à-dire de la 6e en 3e. Et la mise en œuvre de cette mesure est adossée à un arrêté de 2013 qui statue là-dessus.

S’agissant des filles du second cycle (de la 2nde en Tle), a-t-il précisé, elles ne sont pas prises en compte par l’arrêté. Dès lors, aucun texte réglementaire n’autorise que les filles du second cycle soient exonérées du paiement des frais de scolarité comme cela se fait dans les collèges et lycées depuis deux ou trois ans, a-t-il insisté. A l’en croire, il pourrait s’agir d’une extension abusive du champ d’application des bénéficiaires de cette mesure. Ainsi, la nouvelle mesure ne vise qu’à rétablir les choses. Avec cette mesure, les parents doivent désormais faire face à leurs responsabilités.
En outre, l’autre mesure gouvernementale en faveur des enseignements primaire et secondaire, c’est le versement à temps d’une partie des subventions allouées aux établissements pour la rentrée. Selon Ignace Vissoh, cette diligence du gouvernement vise à permettre aux chefs d’établissement de faire face aux besoins de manière que la reprise ne soit pas perturbée faute de moyens. En effet, les choses ont assez avancé et déjà le ministre de l’Economie et des Finances est instruit pour la mise en œuvre diligente de cette décision.
A propos de la généralisation de la tenue kaki, le conseiller technique a précisé que la question est encore au cœur des échanges et que pour le moment, rien n’a été décidé officiellement.
Par ailleurs, au titre de la rentrée 2016-2017, il a confirmé que huit lycées techniques seront provisoirement fermés. Selon lui, le Conseil national consultatif de l’éducation a décidé qu’aucune création d’école ne soit autorisée pour cette rentrée académique. De même, au regard de certaines réalités qui ne satisfont pas les conditions requises, il a été décidé aussi que certains lycées soient fermés. A ce sujet, il a entre autres précisé qu’il s’agit des lycées de Savè, de Dassa, de Tchaourou et de Tanguiéta. Pour l’heure, les apprenants de Dassa et de Savè seront transférés à Bohicon et leurs homologues de Tchaourou à Ina et c’est Natitingou qui doit accueillir les apprenants du Lycée de Tanguiéta.

Education 27 sept. 2016


Accès à l’eau potable dans les communes de Karimama et Malanville: Le Japon offre aux populations 5 forages pour un montant de 39 millions FCFA

L’ambassadeur du Japon près le Bénin, Daini Tsukahara, a pris part le 22 septembre dernier à la cérémonie d’inauguration de cinq forages équipés de pompe à motricité humaine dans les communes de Karimama et de Malanville.

Selon un communiqué de l’ambassade, ces forages ont été financés par le Japon avec un coût global de plus de 39 millions de FCFA, dans le cadre du don aux micro-projets. L’ambassadeur était aux côtés de Nassirou Bako-Arifari, député à l’Assemblée nationale, Inoussa Dandakoé, maire de la commune de Malanville, Albéric Assogba, directeur exécutif de l’ONG Institution non gouvernementale d’Union pour le développement et pour l’environnement, et autres.
Grâce à ce projet, les populations de cinq villages des communes de Karimama et Malanville ont un accès facile à l’eau potable. Le projet a permis également, selon le communiqué, de prévenir les maladies d’origine hydrique dues à la consommation de l’eau du fleuve non traitée.
Lors de la cérémonie, l’ambassadeur du Japon a exprimé sa joie de pouvoir accompagner les efforts du gouvernement béninois afin que l’eau potable ne soit plus une denrée rare pour les populations des communes de Karimama et Malanville.
Les différentes autorités qui ont pris part à cette cérémonie, ont remercié le peuple japonais pour avoir accepté de soulager la peine des populations de cinq villages des communes de Karimama et Malanville et à s’approvisionner en eau potable.
Par ailleurs, le communiqué précise que les autorités ont également pris l’engagement d’assurer un bon entretien des infrastructures réalisées pour le bonheur des populations bénéficiaires.

Bruno SEWADE

Actualités 27 sept. 2016


Rentrée scolaire 2016-2017: Les parents d’élèves obligés de se ravitailler malgré les difficultés

Restés sans grande affluence depuis leur installation, les points de vente de fournitures scolaires connaissent désormais la présence effective des parents d’élèves. Le timide déplacement de ces derniers est encore loin de satisfaire l’attente des tenanciers. Trop de difficultés malgré la qualité des services offerts, disent les parents d’élèves qui appellent le gouvernement à subventionner les cahiers au profit des plus pauvres.

La fine pluie qui s’est abattue sur la ville de Cotonou en cette matinée du lundi 26 septembre n’a pas empêché les tenanciers des stands de fournitures scolaires de se déployer dans la ville. En tout cas, ceux implantés sur l’esplanade extérieure du stade de l'Amitié général Mathieu Kérékou étaient au rendez-vous. La foire spéciale organisée surplace en prélude à la rentrée n’a pas mis du temps à se remettre en place.
Longtemps restés sans affluence, ces stands accueillent de plus en plus du monde. L’obligation d’acheter des fournitures scolaires qui leur est faite avant le retour en classe de leur progéniture oblige ces parents d’élèves à faire le tour de plusieurs stands avant de se fixer. Que ce soit pour leurs propres enfants ou pour d’autres à leur charge, les parents bravent les gouttes de pluie pour se ravitailler, mais surtout à moindre coût. Trop acculée par les demandes des clients venus s’enquérir des prix pour les uns et s’approvisionner pour les autres, une des gérantes de stand rencontrée n’a pu répondre à nos questions. Pour elle, la seule satisfaction c'est que la clientèle ne s’est pas faite désirer ce lundi matin.
Deux listes de fournitures en main, Innocent Yégo a fait le déplacement, non pas pour faire des achats, mais pour s’informer des prix. Il confie être venu juste « pour prendre connaissance des prix des cahiers et des livres afin de venir s’approvisionner dès que son salaire sera disponible ».

Obligation

La seule assurance qu’il donne aux vendeurs, c’est qu’il a l’obligation de tout mettre en œuvre pour s’acquitter de son devoir de parents parce que fortement impliqué dans la scolarisation et l’éducation de ses enfants. Ce qui n’est pas le cas de Demba Diallo qui s’est déplacé avec ses enfants pour prendre tout le nécessaire. Pour justifier le retard de certains parents à venir payer les fournitures, il a expliqué qu’actuellement au Bénin la conjoncture économique ne permet pas à tout le monde d’avoir tôt les moyens pour pouvoir acheter avant la rentrée. Mais les difficultés financières ne peuvent pas constituer un manquement au devoir de chaque parent, soutient Demba Diallo. « Il est vrai que tous autant que nous sommes, nous n’avons pas les mêmes portefeuilles mais il faudrait que chacun puisse de son côté accomplir dans la mesure où il peut, son devoir afin de permettre à son enfant d’aller à l’école, de se munir du nécessaire pour ne pas paraître différent de ses camarades et s’exposer à des difficultés d’apprentissage », a-t-il indiqué. Justifiant toujours l’attente des parents qui sortent les derniers jours ou même après la rentrée, il explique que lorsque les fournitures sont payées à l’avance, certaines sont rejetées par les enseignants au motif qu’ils ne sont pas au programme ou en adéquation avec les besoins des élèves. La meilleure manière est d’attendre tout au moins la veille de la rentrée pour payer et avoir la précision que les documents achetés sont conformes aux exigences des enseignants.
Soulagé d’avoir enfin fait son devoir, Cyprien Ayité trouve, pour sa part, que les prix des cahiers sont abordables cette année comparativement à l’année dernière. Il invite d’autres parents à faire comme lui et d’éviter les achats de dernière minute. Ce qui ne sera pas le cas de dame Florentine Lima qui rouspète parce que, selon elle, le stand qu’elle vient de visiter a affiché des prix nettement à la hausse. « Cahier, c’est cahier, l’essentiel est que les lignes soient nettes et que l’enfant puisse voir et bien écrire mais à ma grande surprise, des cahiers qui sont fabriqués au Bénin sont encore plus chers que ceux importés », a-t-elle dénoncé. Pour sa part, Cyprien Ayité appelle le gouvernement et les ministres en charge de l’Enseignement à faire en sorte que dans tous les établissements publics et privés, les fournitures soient subventionnées pour faciliter tant soit peu la tache aux Béninois.

Education 27 sept. 2016


Passation de service à l’Onip: Sabin Loumedjinon prend les rênes du journal «La Nation»

Ancien rédacteur en chef du journal «La Nation», Sabin Loumedjinon succède à Edgard Sanvi Couao-Zotti au poste de directeur de publication. La passation de charge s’est tenue dans les locaux de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip), lundi 26 septembre, en présence de professionnels des médias et d’un parterre d’invités.

Six ans soit deux mandats. C’est le temps qu’a duré le passage de Edgard Sanvi Couao-Zotti à la tête de la direction de publication du quotidien de service public ‘’La Nation’’. Entre 2010 et 2016, il a contribué à l'avancée du journal. Mais conformément à la décision du Conseil des ministres du 20 juillet dernier, Edgard Sanvi Couao-Zotti passe la main à Sabin Loumedjinon.

Les mérites du directeur de publication sortant, Edgard Sanvi Couao-Zotti, ont été salués au cours de la cérémonie de passation de charge. Le directeur général de l’Onip, Camille Guy Adinci, n’hésitera pas à le qualifier de «baobab» en reconnaissance de son travail, de son engagement et de son dévouement pour l'amélioration de la qualité du journal et de son contenu.
Par rapport aux actions qu’il a posées, le directeur de publication sortant a tant bien que mal redressé « avec une rigueur humaniste », ce qui lui paraissait tordu, selon ses dires. La reprise des rubriques délaissées et l’édition d'une revue périodique et de magazines spéciaux sont entre autres, les preuves de sa marque. Il a décerné un satisfecit à toute l’équipe qui a travaillé sous sa responsabilité. « La Nation ne doit pas devenir une caisse de résonnance du pouvoir », a-t-il averti en s’adressant à son remplaçant, avant de l’inviter à faire autant que lui à défaut de mieux faire.

Capitaine d’équipe

Face à l’enjeu d’une telle responsabilité, le directeur de publication entrant, Sabin Loumedjinon, n’a laissé planer aucun doute dans l’esprit de l’assistance. Il affiche sa détermination à relever le défi. « Il y a un océan de volonté qui bouillonne en moi, il y a un volcan de détermination qui s’est réveillé en moi », a-t-il tenu à rassurer les uns et les autres. La mission, selon lui, est déjà réussie.
Ayant occupé le poste de rédacteur en chef, Sabin Loumedjinon est un homme du sérail. Il se veut le capitaine de l’équipe ‘’La Nation’’ dont il va conduire la destinée pendant les trois prochaines années. « N’ayez pas peur, n’ayez pas peur », insiste-t-il, à l’endroit de ses désormais coéquipiers.
Toute chose qui n’a pas laissé indifférent le Syndicat des travailleurs de l’office, Syntra-Onip. Avec un style empreint d’humour, son secrétaire général, Désiré Gbodougbé, a prévenu le nouveau directeur de publication que sa nouvelle responsabilité n’est pas une mince affaire. «La responsabilité n’est pas une grandeur mais un service». Par la suite, il a exhorté Sabin Loumedjinon à porter le manteau de l’humilité et de l’ouverture, en s’inspirant de Jésus qui a lavé les pieds de ses serviteurs, afin d’atteindre les objectifs de sa vision.
En fait, l’objectif du mandat du nouveau directeur est de tirer sur les presses Nation Impressions-l’imprimerie de l’Onip-une nouvelle version de ‘’La Nation’’. «C’est possible, c’est faisable, nous allons le faire », informe-t-il. Plus qu’une refonte d’image, il veut insuffler un nouveau souffle de vie au journal. « A l’heure des technologies de l’information et de la communication, le quotidien national d’information à besoin d’un nouveau look, de nouvelles rubriques qui le rapprochent davantage de ses lecteurs. En un mot, nous devons nous adapter à informer autrement », a-t-il annoncé.
Pour étayer cette argumentation, c’est au représentant du président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), le conseiller Marie-Richard Magnidet de passer en revue les propositions faites par Sabin Loumedjinon dans sa lettre de motivation, lors du dépôt de sa candidature à ce poste en avril dernier. L’exploitation judicieuse de la « riche » archive du journal, la participation au processus de décentralisation avec de grands reportages mettant en exergue les localités du pays et l’amélioration du site web sont quelques mesures phares prévues par le directeur de publication entrant, pour étoffer le journal ‘’La Nation’’¦

Actualités 27 sept. 2016


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