La Nation Bénin...



Résultat pour : FC 26 monedas Visité Buyfc26coins.com. ¡Fantástico! Mejor de lo que esperaba..UCNd

Nouvelles

Négociations gouvernement-confédérations syndicales : « Les dispositions classiques habituelles prises pour une rentrée effective », confie Anselme Amoussou
Le secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes (Csa-Bénin) a fait le point des négociations entre le gouvernement et les confédérations et centrales syndicales, tenues, vendredi 11 septembre 2020. Selon Anselme Amoussou, le gouvernement est dans la dynamique d’une rentrée scolaire apaisée. Les points débattus au cours de cette rencontre entre le gouvernement et les confédérations et centrales syndicales sont entre autres le point de la préparation de la rentrée scolaire 2020-2021, le niveau de satisfaction des doléances des travailleurs, les questions relatives à l'évaluation des enseignants, l’avancement des agents de l'État et le paiement de leurs arriérés de salaire. « On retient des interventions des ministres de l'Éducation que les dispositions classiques habituelles sont prises pour une rentrée effective. À savoir les mutations, les nominations qui sont déjà validées par le Conseil national de l’Education et qui seront affichées sous peu », informe Anselme Amoussou, secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin). Il y ajoute les différentes primes de rentrée qui sont déjà positionnées pour être payées aux enseignants dont les journées pédagogiques sont prévues pour les 17 et 18 septembre 2020. Appréciant ces dispositions prises par le gouvernement, Anselme Amoussou a martelé que les organisations syndicales ont pris acte et ont déploré le retard dans la parution des actes de mutation et de nomination. Rappelons que relativement aux subventions allouées aux établissements, le gouvernement compte payer 25 % aux écoles avant la rentrée. Education 12 sept. 2020


E-learning dans les Universités publiques : 147 millions F Cfa pour renforcer le dispositif
Les cours en ligne via la plateforme e-learning seront renforcés au cours de cette rentrée académique. Le gouvernement compte investir 147 millions F Cfa pour renforcer le dispositif des cours en ligne via la plateforme e-learning. La nouvelle a été faite au cours de la rencontre gouvernement-centrales syndicales dans le cadre des négociations en vue d’un dialogue apaisé. L’expérience des cours en ligne induite par la pandémie de coronavirus sera poursuivie au cours de la rentrée universitaire 2020-2021, selon les membres du gouvernement qui ont rassuré du renforcement du dispositif, moyennant un montant de 147 millions F Cfa. Cette nouvelle profite à plus d’un titre aux étudiants, principaux bénéficiaires des cours. Il faut souligner que le gouvernement a lancé l’application e-learning le 11 mai 2020 pour permettre aux étudiants de suivre les cours dans le contexte de la pandémie. Education 12 sept. 2020


L’accès à la terre au Bénin: Un chemin de croix pour les femmes de Toviklin
Parler de l’accès des femmes à la terre à Toviklin (158 km de Cotonou) est un exercice risqué. Dans cette commune du département du Couffo au sud-ouest du Bénin, intimidations, résignation et conservatisme piétinent les droits fonciers des femmes. A Toviklin, Juliette Oké est une célébrité. La soixantaine révolue, elle se compte parmi les rares exemples de réussite féminine de la localité. A son actif, un orphelinat et plusieurs hectares de terres cultivables dont les bénéfices lui permettent de subvenir aux besoins de ses cinq enfants. Un rôle qu’elle assume fièrement depuis le décès de son mari en 2015. Cette femme ne jure que par l’agriculture : « C’est grâce à l’agriculture que j’assure l’éducation de mes enfants. L’aîné et le cadet sont déjà dans la vie active, le troisième est titulaire d’un doctorat. Le quatrième et le benjamin sont au cours secondaire ». Pour en arriver là, il lui a fallu 39 années de labeur avant de disposer de ses propres domaines. Si la présidente du groupement des femmes de Toviklin se complaît dans sa situation actuelle, elle doit aussi son ascension à son feu beau-père qui lui a offert une portion de terre en héritage. Elle tutoie le million par récolte. Son rêve, porter son chiffre d’affaires à vingt-cinq millions de F Cfa d’ici 2025 pour un minimum de 10 hectares cultivables. Sodji Wènivo, agricultrice originaire de Koudahoué, village de Lokogba, commune de Lalo (environ 130 km de Cotonou), se bat vaille que vaille pour emboîter le pas à Juliette. Depuis que cette dame analphabète a cerné le principe d’égalité homme-femme dans le domaine de l’accès à la terre, elle fait feu de tout bois pour avoir sa part de l’héritage foncier de son feu père. Mais combien sont-elles, les femmes agricultrices, à disposer de la vraie information et à avoir le courage de revendiquer leurs droits ? A Toviklin, les deux exemples précités font difficilement école. Plusieurs agricultrices de la localité s’efforcent à leur emboîter le pas, mais leur ambition se heurte à des réalités qui les maintiennent dans la vulnérabilité. Réprimande et résignation sont leur lot quotidien. Menaces de mort Le regard évasif, les yeux larmoyants, Sèwa Nongan, la quarantaine, raconte sa mésaventure. Elle explique comment son frère aîné use de méchanceté pour lui arracher le périmètre qu’elle cultive depuis une dizaine d’années. Actuellement, elle y a semé du haricot, de l’orange, de la pomme sauvage et du manioc. Ce domaine situé à Hlassamè, commune de Lalo, appartenant à son feu père, lui est interdit d’accès par son frère. Elle est sommée de dégager, si elle tient à sa vie. Elle n’a eu l’information de la vente multiple du domaine que deux mois auparavant. Toutes ses démarches en direction du commissariat de la localité pour l’aider à récupérer son bien ont été infructueuses. La situation de Sèwa Nonga dénote le quotidien des agricultrices de Toviklin. Plusieurs structures de la place s’investissent pour redonner le sourire aux victimes, mais les lignes peinent à bouger. « Nous observons une injustice notoire en matière de succession dans le rang des femmes analphabètes. Même pour réclamer leurs droits, c’est quelqu’un d’autre qui doit leur écrire leurs préoccupations avec parfois le risque que le texte rédigé ne soit pas fidèle aux préoccupations exprimées », témoigne Hortense Anissey Oké, présidente de Edi-Ong, une structure qui promeut le genre, l’adolescence et l’enfance. Jacques Nagonou, président de l’Union communale des coopératives des transformatrices de manioc en gari et ses dérivés de la commune de Toviklin, porte bien cette casquette. « J’ai été porté à la tête de cette union composée de 35 coopératives et près de 2000 membres, réparties dans les sept arrondissements de la commune, à cause de l’analphabétisme des femmes», confie-t-il. Du fait de l’analphabétisme, certaines victimes ignorent les structures auxquelles elles doivent recourir. Les moins averties offrent des pots-de-vin dans les administrations non compétentes dans l’espoir d’obtenir assistance et justice. Hélas ! Le manque de suivi des dossiers liés au foncier au niveau desdites administrations en rajoute à la misère des femmes. La moyenne de plaintes que recense l’Ong Edi seule, témoigne du drame qui frappe les femmes : minimum soixante par an. Le tribunal de conciliation de Hlassamè, qui œuvre pour redresser la pente doit être sur le qui-vive permanent. « Il faut être mentalement et spirituellement fort pour ne pas céder aux menaces des hommes. Nous pesons de tout notre poids pour combler les attentes des victimes dont les dossiers ne dépassent pas nos capacités. Nous référons les autres au Tribunal de première instance de Lokossa à 48 km de Toviklin », confie Madeleine Kigninnou, présidente de cette instance de conciliation chargée de désengorger les tribunaux du Mono-Couffo, des dossiers liés au foncier. Elle enregistre en moyenne six plaintes de femmes par mois. Malgré les pesanteurs, elle garde l’espoir que le combat pour l’accès des femmes au foncier n’est pas une cause perdue. A Toviklin, la terre appartient aux hommes Dans le département du Couffo au Bénin, les femmes peinent à accéder à la terre, victimes d’une tradition qui résiste au temps. Toviklin, une commune du département ne fait pas exception à cette regrettable mentalité. « La tradition est foncièrement contre le partage de la terre à la femme », se résigne Eloïse Ghossou, ancienne conseillère communale de Toviklin. Cette institutrice, elle aussi victime, puise son courage dans son niveau d’étude. Orpheline à l’âge de six ans, elle a usé de stratégie pour cacher les conventions de vente des parcelles de son feu père à ses frères, quand elle est devenue majeure. Pour l’heure, elle retient son souffle en espérant que le prochain verdict attendu du juge depuis deux mois sera prononcé en sa faveur. « Les hommes sont prêts à nous fragiliser et même à nous ôter la vie à cause de la terre. J’ai le sentiment qu’on refuse de rendre justice à la femme, à cause de son sexe. Notre misère augmente en dépit de l’existence des lois. Les autorités font juste semblant de nous écouter », se lamente-t-elle. Le statut de sa majesté Adjignon Natabou, reine des Adja Fiokomènou, n’a pas permis pour autant d’inverser la tendance. Elle a vécu une expérience périlleuse bien qu’étant sur le trône depuis 10 ans. « Les difficultés d’accès des femmes à la terre sont une dure réalité socioculturelle à Toviklin. Les femmes se résignent. C’est dommage ! », se désole-t-elle. C’est tout un mythe qui entoure l’accès des femmes au foncier en pays adja (les villes du Mono-Couffo, dans le sud-ouest du Bénin). Les hommes estiment que quand la femme se marie, ses biens profitent à ses enfants et à son conjoint. Le mariage de la femme est souvent pris comme prétexte pour la priver de ses droits fonciers. C’est cette réalité que traduit Gilbert Togbonon, magistrat et par ailleurs auteur du Guide du foncier au Bénin, lorsqu’à l’occasion d’une formation des élus locaux en 2017, à Tori (40 km à l’ouest de Cotonou), il déclare : « En milieu rural, une catégorie de femmes ne sera pas propriétaire terrien à cause de l’héritage transmis ». Sa majesté Benjamin Hèlègbé Aïkpo, roi de Lalo, défend cette tradition : « On ne peut pas partager équitablement l’héritage foncier à la femme et l’homme, conformément aux textes. C’est une aberration ! Sur six parcelles par exemple, la femme peut hériter de deux et l’homme de quatre. C’est l’homme qui perpétue la succession et non la femme. Or, la terre ne grandit pas ». Cela dénote une certaine «chosification» de la femme comme le dénonce la présidente de l’Ong Edi, Hortense Anissey Oké : « La femme elle-même est considérée comme un héritage de sa belle-famille après le décès de son mari ». Pour inverser la tendance, il urge que les chefs traditionnels soient édifiés sur les droits de la femme et acceptent qu’un ordre nouveau soit installé. Et surtout, les femmes elles-mêmes doivent prendre conscience des avantages que leur confère la loi. Telle est, du moins, la position de Huguette Bokpè Gnacadja, avocate au Barreau de Cotonou. « Tant que les discriminations observées à l’égard des femmes persisteront, avec leur lot de violences et autres privations, en dépit des sensibilisations, elles seront toujours confrontées aux difficultés », tranche-t-elle. Pour le moment, le statu quo persiste. Des obligations et pas des droits Sur une population de 88 611 habitants selon le dernier recensement de la population réalisé par l’Institut national de la Statistique et de l’Analyse économique, en 2013, les femmes de Toviklin représentent environ 75 % de la main-d’œuvre agricole locale. Elles sont à jour de leurs obligations, mais privées de leurs droits. « Les femmes constituent la majorité de ceux qui payent leurs taxes sur les produits agricoles. Elles contribuent pour une part importante à l’accroissement de l’économie locale », reconnait Rigobert Tozo, maire de Toviklin. Pour autant, la mairie ne dispose pas encore d’une cellule genre capable de se pencher convenablement sur les disparités entre hommes et femmes dans le domaine foncier. Plus embarrassant, le Plan de développement communal 2015 de la localité est muet sur les priorités à accorder aux paysannes confrontées aux problèmes domaniaux, même si la mairie organise les femmes en groupements. Un paradoxe tout de même : les femmes du Couffo sont réputées pour leur rôle de « chef de famille », dévolu aux hommes selon la plupart des traditions béninoises. En fait, elles travaillent la terre pour nourrir enfants et maris. Toutefois, l’heureux du foyer que la femme considère comme son « dieu », l’aide à gérer son budget et son économie. Avec cette situation qui procure au mari, le beurre et l’argent du beurre, ce n’est pas demain que la femme sera rétablie dans son droit au foncier. Pour le moment, les femmes se résignent ou tentent des règlements à l’amiable pour échapper à la foudre de leur communauté. La Justice à la rescousse Les inégalités qui touchent les femmes découlent en partie de leur ignorance du droit successoral. « Quand la femme a la volonté de porter plainte, elle n’a pas les moyens financiers de payer un avocat et elle ne sait pas non plus que les lois font obligation à l’Etat d’en mettre un à sa disposition. D’autres ne savent même pas qu’elles ont le droit de porter plainte », déplore Hortense Anissey Oké, présidente de ‘’Edi Ong’’. Abel Gbètoénonmon, économiste et coordonnateur régional de ‘’Afrique performance’’, s’en offusque : « la mise en application des normes juridiques est encore loin d’être une réalité. N’ayant pas assez de revenus pour acheter de terrain, les femmes se trouvent dans des options éphémères et fragiles qui ne leur garantissent pas une sécurité foncière durable ». Par manque de propriété foncière, les agricultrices troquent leur force productive contre des terres cultivables auprès des propriétaires terriens, partageant ainsi les récoltes avec ces derniers en contrepartie de la superficie obtenue. Pour l’heure, la mairie de Toviklin peine à trouver une solution durable pour les soulager. « La loi ne distingue pas les femmes. La justice a sa manière de conduire les affaires domaniales. Nous réfléchissons aux instances de décisions locales à installer dans le cadre de ces affaires pour soulager les femmes », tempère Rigobert Tozo, maire de la localité. Toutefois, le magistrat Gilbert Togbonon tente de relativiser. « L’interprétation que font les gens de la décision du juge en matière foncière est plutôt biaisée. Chacun est libre de saisir le tribunal en cas de contentieux domaniaux. Les gens peuvent interjeter appel en cas de non satisfaction de la première décision rendue par le premier juge comme ils peuvent se pourvoir en cassation en cas de non satisfaction de l’appel », se défend-il. Ces procédures sont un supplice pour les victimes, notamment analphabètes et privées de leurs droits fonciers. En attendant, les sections villageoises du foncier de la localité s’emploient à leur manière à réduire les discriminations à leur égard. Apparemment, il leur faudra plus d’efforts pour corriger le tir. Au terme de l’article 2, alinéa d, les Etats parties à la Convention pour l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (Cédef), s’engagent à « s’abstenir de tout acte ou pratique discriminatoire à l’égard des femmes et faire en sorte que les autorités publiques et les institutions publiques se conforment à cette obligation ». Cet engagement demeure un vœu pieux au Bénin, notamment dans le domaine de l’accès des femmes au foncier. Si le Code foncier et domanial permet aux femmes d’aller vers les mairies pour bénéficier de l’exploitation d’une terre, celle de Toviklin ne semble pas être encore dans cette dynamique. Louise Ayilara, présidente de la Plateforme nationale des agricultrices du Bénin, et sa majesté Reine Adjignon Natabou prônent la sensibilisation de la jeunesse féminine pour réduire les discriminations liées à l’accès des femmes au foncier. Mais cette option n’est pas si aisée, en raison du mariage précoce en pays adja, qui prive malheureusement des centaines de femmes de leur droit foncier. C’est pourquoi, Me Huguette Bokpè Gnacadja propose que les pouvoirs publics agissent sur les pesanteurs sociales, économiques, politiques auxquelles les femmes sont confrontées dans l’exercice de leur pouvoir de décision et de négociation en milieu rural en vue de réduire leur dépendance financière à l’égard des hommes. C’est à travers la résolution A/RES/62/136 du 18 décembre 2007 que l’Assemblée générale des Nations Unies reconnaît le « rôle et l’apport décisifs des femmes rurales, notamment autochtones, dans la promotion du développement agricole et rural, l’amélioration de la sécurité alimentaire et l’élimination de la pauvreté en milieu rural ». Les fruits tardent à tenir la promesse des fleurs. Le respect de la loi, ainsi que la sensibilisation à grande échelle et de façon continuelle demeurent des armes efficaces pour infléchir les tendances lourdes qui pèsent sur l’accès des femmes à la terre depuis des décennies au Bénin. Reine Adjignon Natabou renchérit : « Les lois ne sont pas vulgarisées. Le pourcentage de femmes qui obtiennent gain de cause en justice dans le cadre des problèmes domaniaux est très faible. Par peur de représailles, les victimes refusent de recourir à la justice, car il n’existe pas un accompagnement psycho-social pour les aider à supporter le flot des insultes et réprimandes à l’issue des procès ». -------------------------------- Déséquilibre ------------------------------- Selon un rapport du Cabinet Sydel sur l’accès des femmes à la terre pour le compte de la Fondation Konrad Adenauer, les hommes accèdent à la terre par des moyens qui leur confèrent des droits plus stables comme l’héritage (à hauteur de 80 %) et l’achat (à hauteur de 65 %). En revanche, les femmes y accèdent par des modes qui leur confèrent des droits fragiles et peu durables tels que la location (à hauteur de 59 %) et l’emprunt (à hauteur de 78,1 %). Dans la pratique, les femmes n’héritent de la terre qu’à hauteur de 2 %, ne l’acquièrent qu’à hauteur de 15 % tandis que 34 % de leur occupation de la terre provient de la location, 47 % de l’emprunt et 5 % du métayage. Ce constat illustre le quotidien des femmes face à la jouissance de leurs droits fonciers bien que la législation béninoise leur confère les mêmes droits qu’aux hommes hommes.   Société 12 sept. 2020


Création d’un établissement public à caractère intercommunal: Pour le développement commun de Malanville et Karimama
L’évaluation de la mise en œuvre des actions en vue de la création d’un Etablissement public à caractère intercommunal (Epci) entre Malanville et Karimama était, mardi 8 septembre dernier, au centre d’un atelier. Organisée à Malanville par l’Association pour la promotion de l’intercommunalité dans le département de l’Alibori (Apida), la rencontre a été présidée par la direction de la Promotion du développement local et de la Coopération décentralisée du ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale. Les communes de Malanville et de Karimama s’apprêtent, à travers la création d’un Etablissement public à caractère intercommunal (Epci), à oeuvrer en commun en vue du développement dans bien de domaines ou secteurs d’activités. C’est au niveau de la Communauté d’intérêt de la Vallée du Niger (Civn) devenue la Communauté des communes de la Vallée du Niger (Ccvn). L’Association pour l’intercommunalité des communes du département de l’Alibori (Apida) a initié, mardi 8 septembre dernier à Malanville, un atelier pour procéder à l’évaluation des actions entreprises afin que le processus prenne définitivement corps. Le maire de Malanville, Guidami Gado, n’a pas caché ses espoirs par rapport au profit que sa commune et celle de Karimama pourraient tirer de ce processus. Selon lui, son aboutissement permettra à ces deux communes de dynamiser leur union autour d’intérêts communs susceptibles de les faire avancer d’autant qu’elles partagent plusieurs ressources endogènes. En attendant, les deux communes s’engagent à faire de la vallée du Niger un territoire de référence en matière de production de riz, maraîchère, animale et halieutique. Elles espèrent assurer le désenclavement de ses localités, puis valoriser et contribuer à leur rayonnement sur les plans culturel, social et économique. Leur ambition est également de développer les potentialités touristiques de la vallée du Niger. Les travaux de l’atelier ont consisté en la présentation des modalités de création des Epci, notamment les dispositions clés de la loi et de son décret d’application. Ce fut également l’occasion pour fixer les participants sur le niveau atteint par la Civn dans le processus de création de l’Epci. La validation des compétences à transférer à l’établissement en création puis de la feuille de route pour la suite du processus n’a pas été occultée. Outre les maires Guidami Gado de Malanville et Soulé S. Issifou de Karimama, la rencontre a connu la présence d’autres élus et des cadres techniques des deux communes. Société 11 sept. 2020


Axe Guéné-Karimama: La rupture d’un pont en rajoute au calvaire des usagers
Un des ponts érigés sur l’axe Guéné-Karimama risque de céder si rien n’est fait de toute urgence. Descendu sur les lieux, avec le préfet de l’Alibori, le directeur départemental des Transports du Borgou et de l’Alibori, Herman Hervé Gbédji, rassure que des dispositions sont prises pour éviter le pire et permettre son franchissement à certains usagers. Par ces temps de pluies, emprunter la voie Guéné-Karimama est un véritable chemin de croix pour les usagers qui, pour parcourir les 43 km qu’elle fait, devaient mettre près de 2 heures d’horloge à moto et plus de 3 heures en véhicule, pour celui qui ne la maîtrise pas. A ce calvaire qu’ils enduraient, est venu s’ajouter l’affaissement d’un ouvrage de franchissement, depuis quelques jours, sur le fameux axe. Il s’agit, précise le directeur départemental des Transports du Borgou et de l’Alibori, Herman Hervé Gbédji, du pont PK 0 + 500 situé à 500 m de Guéné. L’ouvrage, détaille-t-il, se trouve dans un état de rupture. « Il y a des appuis du pont qui se sont affaissés. Il en est de même pour son tablier qui a cédé », a indiqué le directeur Herman Hervé Gbédji. « C’est une situation qui ne date pas d’aujourd’hui. C’est un pont que nous surveillons de près. Avec les dernières pluies, sa dégradation s’est accentuée », a-t-il expliqué. Sur le terrain, outre le pont, le préfet de l’Alibori, Mohamadou Moussa, et le directeur départemental des Transports du Borgou et de l’Alibori, Herman Hervé Gbédji, se sont aussi préoccupés de la route qui se trouve dans un état de dégradation très avancé. « Au regard du niveau de dégradation constaté, nous avons pris des dispositions pour interdire l’accès du pont aux gros porteurs. C’est en mettant des barrages de part et d’autre de l’ouvrage défectueux», a informé le directeur. Pour la réfection de l’ouvrage, rassure-t-il, des réflexions sont en cours depuis longtemps. Par rapport à la voie proprement dite, le fleuve sorti de son lit au niveau des localités de Sakawa-Zénon et de Karigui, l’a traversée. C’est un phénomène qui, fait observer le directeur, se produit chaque année. Une situation dont on tiendra compte lors de l’aménagement de l’axe, a-t-il promis. Dans le cadre du programme pluriannuel d’entretien courant mécanisé, aussitôt la fin des pluies, il sera procédé à son reprofilage, pour soulager ses usagers. Société 11 sept. 2020


Distribution de cartes d’identité biométriques aux Béninois: Le consul général du Bénin au Nigeria se prononce
Des actes de naissance suivis d’un lot de 35 000 cartes nationales d’identité biométriques sont réalisés et mis à la disposition des Béninois vivant au Nigeria. Ce geste du gouvernement béninois qui vise à sécuriser le séjour de cette diaspora est accueilli avec engouement, selon Thomas Adeyanju, consul général du Bénin au Nigeria. L’autorité consulaire s’est prononcée hier, jeudi 10 septembre à Grand-Popo, en marge des travaux de l’atelier technique sur l’élaboration des documents de stratégie nationale de l’identification des personnes (Dsnip) 2020-2025.« Au début, aucun Béninois résidant au Nigeria ne croyait à l'opération. Mais heureusement, les cartes biométriques sont arrivées. On a commencé par les distribuer à la satisfaction de tous. Ceux qui n'avaient pas fait l’enrôlement sont en train de courir ; on va lancer une deuxième phase, c'est très important. Et c'est avec joie que je suis venu faire ce témoignage et remercier tous les acteurs de cette opération », confie le consul général. L'opération se déroule suivant une planification en raison de la pandémie due au Covid-19 et les cartes se distribuent au siège de l'Ambassade à Abuja et au niveau du Consulat général, à Lagos, informe-t-il. « La deuxième phase sera celle qui va amener vers les différents quartiers, les différents points d'enrôlement pour que nous puissions respecter les consignes du gouvernement nigérian par rapport à la pandémie. Tous les Béninois déjà enrôlés seront servis. Il n'y a pas à se presser. Il n'y a pas à se bousculer. Là-bas, sans les pièces, ils étaient vraiment harcelés, maintenant ça va ».   Actualités 11 sept. 2020


Kidnapping à Toui dans les Collines: Deux otages aux mains des ravisseurs
Un groupe de ravisseurs a pris en otage plusieurs personnes voyageant à bord d’un véhicule officiel, lundi dernier dans la localité de Toui, commune de Ouèssè. Depuis le début de la semaine, des éléments des forces de l’ordre et de sécurité sont en alerte dans la zone pour libérer les otages des mains des ravisseurs qui réclament une rançon. De source digne de foi, il s’agit d’un véhicule de plaque officielle de marque Prado, qui a été pris pour cible et suivi depuis Cotonou par les preneurs d’otages. Arrivés au niveau de Toui aux environs de 20 h, profitant de la nuit, ils ouvrent le feu sur le véhicule officiel, l’immobilisent et maîtrisent les passagers. Un directeur dans un ministère, une dame et le chauffeur. Mais le directeur aurait réussi à tromper la vigilance des ravisseurs pour s’échapper, laissant les autres passagers avec les ravisseurs dans la brousse. Ainsi, il réussit à alerter les forces de l’ordre de la localité qui les ont empêchés d’aller plus loin. Selon des sources proches de l’enquête, les ravisseurs se seraient servis eux-mêmes du téléphone de la dame pour établir le contact avec les responsables de la police de la localité et posent des conditions avant de libérer les personnes prises en otage. Ils auraient exigé dans un premier temps 50 millions francs Cfa et après plusieurs heures d’échanges, ils n’auraient pas accepté de descendre à moins de 10 millions Fcfa. Comment la rançon leur sera-t-elle remise ? Aucune information n’a filtré sur cette question. Jusqu’à hier jeudi, la situation n’a pas autrement évolué. Toutefois, plusieurs unités des forces de l’ordre et de sécurité sont en alerte maximale dans la région et ratissent large pour libérer les deux otages. La fièvre monte dans cette localité qui, de plus en plus, est en proie aux actes d’insécurité. Actualités 11 sept. 2020


Identification des personnes au Bénin: La stratégie nationale au cœur d’une rencontre des experts
L’Agence nationale d’identification des personnes organise, du 9 au 12 septembre à Grand-Popo, dans le Mono, une rencontre des experts pour l’élaboration des documents de stratégie nationale d’identification des personnes sur la période 2020-2025. Le gestionnaire-mandataire de l’agence, Cyrille Gougbédji, a procédé, hier jeudi 10 septembre, au lancement officiel des travaux. Doter le Bénin d’une vision et d’une stratégie claires dont les documents précisent les objectifs ainsi que les intrants de mise en œuvre, en matière d’identification des personnes, telle est la mission assignée aux participants à l’atelier organisé par l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip). Les travaux qui vont se poursuivre jusqu’au 12 septembre prochain à Grand-Popo, dans le département du Mono, mobilisent l’attention du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, du ministère des Affaires étrangères, de celui en charge du Plan et du Développement et de plusieurs structures spécialisées impliquées dans la gestion de l’état civil. C’est le cas notamment des officiers de la Police scientifique, des responsables de la direction de l’Emigration et de l’Immigration, et de ceux des opérations d’envergure telles que le Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip), qui sont tous conviés aux débats. En donnant le top des travaux, le gestionnaire-mandataire de l’Anip souligne que la sélection des participants, au regard de leurs savoir et savoir-faire au niveau de leurs administrations respectives, vise à mettre le système de l’identification des personnes au service de l’inclusion, de la facilitation d’accès aux services et du renforcement du capital humain. S’il n’est un secret pour personne que le gouvernement ambitionne de faire du Bénin une plateforme de services numériques, le gestionnaire-mandataire de l’Anip, Cyrille Gougbédji, estime que l’identification fiable des personnes et, à une seule source, constitue une importante contribution à l'atteinte de cet objectif. Elle peut favoriser, par ailleurs, selon lui, la prise en compte efficace des populations dans les programmes d’accès aux services sociaux de base. En clair, pour le gestionnaire-mandataire de l’Anip, il est nécessaire de doter le Bénin des documents, de gouvernance de l’identification des personnes indiquant la vision, les objectifs, les axes stratégiques voire la planification des interventions de l’Etat et des autres acteurs pour les années à venir. Appréciant l’initiative de cette rencontre, le commissaire divisionnaire Emmanuel Tonoukouen, promu à la tête de la Police scientifique, estime qu’elle vient à point nommé. En ce sens, poursuit-il, que l’atelier va se pencher sur l'existant en matière de gestion de l'état civil et du système d'identification des personnes pour l'étudier de façon à diagnostiquer les dysfonctionnements en vue de les exploiter comme des opportunités. Au sortir de cet atelier, le système connaîtra de grandes avancées. « Nous allons désormais ajouter la nouvelle technologie afin que l'identification de la personne ne soit plus seulement la chose des données à caractère personnel», appuie le fonctionnaire de la Police républicaine avant de donner plus de précisions : « On va associer désormais la biologie, le numérique et la dactyloscopie pour faire un système global dans un environnement d'inter fonctionnalité ». En somme, retient le commissaire divisionnaire, « tout ceci va permettre de corriger toutes les erreurs du passé ». Actualités 11 sept. 2020


Interprofession karité du Bénin: Les activités de la plateforme lancées
Le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, accompagné de trois autres ministres, a procédé, ce jeudi 10 septembre, à Cotonou, au lancement officiel des activités du premier bureau de l’Interprofession karité du Bénin (Ikb). Cet acte fait suite à l’élection des membres du conseil d’administration de cette plateforme à l’issue de l’assemblée générale constitutive ayant regroupé toutes les familles de la filière, mercredi dernier. L’heure de l’émergence de la filière karité au Bénin a sonné. Plus que jamais, les acteurs, tous ensemble, avec l’accompagnement du gouvernement et des partenaires techniques et financiers notamment le Parasep, sont décidés à sortir le karité béninois de l’ornière et à faire de cette filière, l’un des leviers importants de l’économie nationale, tel que stipulé dans le Programme d’action du gouvernement (Pag). Dans cette optique, et à la suite de la création de l’Interprofession karité du Bénin (Ikb), mercredi dernier, au cours de l’assemblée générale constitutive, les membres du conseil d’administration de l’interprofession ont été installés, hier jeudi, par le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement. Pour la circonstance, Abdoulaye Bio Tchané était accompagné du ministre de l’Agriculture, Gaston Dossouhoui, de son collègue du Commerce et de l’Industrie, Alimatou Shadiya Assouman, et du ministre des Petites et moyennes entreprises, Modeste Kérékou. S’adressant à l’assistance, Gilles Adamon, premier président du conseil d’administration de l’Ikb, salue la détermination de ses pairs, qu’ils soient producteurs, transformateurs, acheteurs, exportateurs, etc., à sortir cette filière des sentiers battus. Ceci, à travers, entre autres, la création des associations professionnelles et de l’Interprofession karité du Bénin. Après avoir listé une partie des défis à relever dans ce secteur, Gilles Adamon reconnaît l’immensité de la tâche assignée à son équipe. Mais il reste convaincu qu’ensemble avec toutes les familles d’acteurs de l’Ikb, ces défis seront relevés, un par un. C’est également le vœu des principaux partenaires techniques et financiers à savoir l’Union européenne (Ue) et l’Agence française de développement (Afd). Leur représentant Ruben Alba Aguilera pense que le fait de rassembler et intégrer tous les acteurs de la filière apporte déjà plus de maturité et offre la possibilité de travailler d’une manière renforcée et plus cohérente sur les différents maillons de la chaîne. Le ministre de l’Agriculture, Gaston Dossouhoui, revient sur les ambitions du gouvernement pour la filière karité, qui nécessitent une organisation des familles d’acteurs. Il rappelle, à l’occasion, que le karité est érigé au rang de filière émergente par le Pag. A présent, ajoute-t-il, le gouvernement attend de l’équipe de l’Ikb « un programme pluriannuel bien défini, en adéquation avec les objectifs fixés par le gouvernement et assorti d’un chronogramme d’activités clair ». «...Ensemble nous devons réussir le challenge d’une filière karité forte et dynamique au service de toutes les familles d’acteurs. C’est la seule condition pour que le karité contribue davantage au développement de l’économie de notre pays», souligne le ministre d’Etat. Abdoulaye Bio Tchané rappelle également que le gouvernement rêve de développer la filière karité comme il le fait pour le coton et d’autres produits. Depuis ce jeudi donc, l’instance dirigeante de l’Ikb est officiellement installée et les activités de l’interprofession sont lancées par la même occasion. Aussi, l’avènement de l’interprofession sonne le glas de l’Association karité Bénin (Akb). A l’instar de l’ananas et autres, la filière karité bénéficie du soutien du Projet d’appui au renforcement des acteurs du secteur privé (Parasep) financé par l’Union européenne (Ue) et l’Agence française de développement (Afd) puis mis en œuvre par le ministère du Plan et du Développement. Société 11 sept. 2020


Promotion et protection des droits de l’enfant au Bénin: Les acteurs négocient un nouveau tournant
Véronique Tognifodé Mèwanou, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, a procédé, ce mercredi 9 septembre, au lancement d’un séminaire de plaidoyer de haut niveau sur la promotion et la protection des droits de l’enfant au Bénin. Il s’agit de formuler des plaidoyers, notamment en direction de l’Assemblée nationale afin de lever les handicaps à la jouissance des droits des enfants. Le Bénin négocie un nouveau tournant dans la promotion des droits de l’enfant. Un séminaire de haut niveau se tient dans ce cadre, depuis ce mercredi à Cotonou. Les assises misent sur des plaidoyers en faveur de la jouissance des droits de l’enfant. Le Bénin a fait des bonds qualitatifs depuis la ratification de la Convention relative aux droits de l’enfant en 1990. En trente années, des résultats significatifs ont pu être atteints grâce aux efforts des gouvernements successifs. On peut citer, entre autres, la promulgation du Code de l’enfant, la réduction du taux de mortalité, l’accès des enfants à l’éducation primaire, l’augmentation du taux d’enregistrement des naissances, la mise en place de structures chargées de la protection sociale et judiciaire de l’enfant. Toutefois, le rêve des acteurs pour le challenge zéro enfant en situation de vulnérabilité, de violences et privé de ses droits tarde à être réalisé en raison de la persistance des inégalités. La situation que peint Claudes Kamenga, représentant résident de l’Unicef, est accablante. « Aujourd’hui au Bénin, un enfant sur trois de moins de 5 ans souffre de retard de croissance, près de cent cinq enfants de 5 ans meurent chaque jour, trop d’adolescents sont hors de l’école et l’accès à l’éducation reste très inégal en fonction du revenu, du milieu de vie, du genre et du handicap de certains enfants. Les conséquences socioéconomiques de la Covid-19 exacerbent ces inégalités », révèle-t-il. Selon Véronique Tognifodé Mèwanou, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, les violences perpétrées à l’endroit des enfants prennent une allure qui interpelle et qui défie toutes les actions entreprises jusque-là par les pouvoirs étatiques et non étatiques de protection des enfants. Ils payent un lourd tribut face aux choix et aux comportements des adultes. Se référant aux données de l’Enquête multiple réalisée en 2014, elle relève que 4677 enfants dont 3776 filles sont en situation de travail au marché Dantokpa à Cotonou, 2149 enfants dont 1669 filles au marché de Ouando à Porto-Novo et 1056 enfants dont 732 filles au marché Arzèkè à Parakou. A Malanville, les enfants sont sujets au phénomène de mendicité et on y enregistre 1688 enfants talibés sur un effectif total estimé à 4003 dans l’ensemble des villes. Elle se désole de la persistance des violations en dépit de la législation en vigueur : « Malgré la qualité du cadre législatif, la protection de l’enfant est fondamentalement confrontée à la persistance des normes sociales préjudiciables aux enfants, aux difficultés de mise à l’échelle des stratégies et des interventions de prévention et de protection ainsi qu’à l’insuffisance des ressources disponibles à cet effet ». Rétablir les enfants dans leurs droits La construction d’un Bénin protecteur des enfants oblige les acteurs de la chaîne à faire face à ces défis. Ils ont décidé de négocier un nouveau virage basé sur des plaidoyers afin de rétablir les enfants dans leurs droits. « Les droits de l’enfant font partie intégrante des droits de la personne humaine qui entrent dans le champ d’action du Parlement. C’est pourquoi, le ministère des Affaires sociales se tourne vers lui pour solliciter de nouvelles stratégies et orientations dans l’optique de lever les entraves qui empêchent la jouissance effective de leurs droits par les enfants », indique Véronique Tognifodé Mèwanou. L’Unicef ne perd pas de vue les défis à relever. « Nous avons la responsabilité de pérenniser ces résultats. Si des ressources suffisantes ne sont pas allouées aux priorités des enfants, si les enfants pauvres ne sont pas bien nourris et vaccinés, s’ils ne vont pas à l’école et ne sont pas protégés contre les abus, l’exploitation et les violences, alors nous avons failli à notre mission de les protéger », se convainc le représentant résident de l’institution. Il plaide en faveur des conditions nécessaires pour la réalisation des droits de l’enfant au Bénin. A ce titre, il insiste sur l’amélioration de la budgétisation et de l’exécution des budgets des services sociaux essentiels à l’épanouissement de l’enfant, le renforcement de la qualité des services sociaux de base et l’accroissement des ressources accordées aux secteurs en charge de la promotion et de la protection des droits de l’enfant. La protection de l’enfant est un devoir de haute importance dont les députés présents à cet atelier voudraient confier la pleine responsabilité, assure Orden Alladatin représentant du président de l’Assemblée nationale. Société 10 sept. 2020


1975 - 3228