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Nouvelles

Filière Karité: L’interprofession portée sur les fonts baptismaux
Les acteurs de la filière karité au Bénin ont désormais une interprofession. Ce regroupement dénommé Interprofession karité du Bénin (Ikb), a été mis sur pied avec à la clé, l’élection des membres de son Conseil d’administration. C’était ce mercredi 9 septembre, à Cotonou, au terme de l’assemblée générale constitutive qui a regroupé tous les acteurs de la filière. Une nouvelle ère s’ouvre pour la filière karité au Bénin. Réunis à Cotonou, hier mercredi, à la faveur d’une assemblée générale constitutive, producteurs, transformateurs, acheteurs, exportateurs et autres acteurs de la filière ont créé l’Interprofession karité du Bénin (Ikb). Une première au Bénin en termes de structuration des familles de cette filière. Lesquelles familles ont été organisées, elles aussi, une par une, en amont de l’Assemblée générale constitutive de l’interprofession. L’objectif étant de doter la filière karité d’une interprofession forte et compétitive, contribuant au développement économique et social du Bénin. A la faveur du lancement officiel de l’assemblée générale, le coordonnateur national de l’Association karité Bénin, Armand Kingbo, a présenté le contexte ayant conduit à cette assemblée et assure qu’elle est d’une portée majeure, non seulement pour les acteurs mais aussi pour le karité érigé désormais au rang de filière émergente par le gouvernement à travers son Programme d’action (Pag). Un point de vue que partage le ministre de l’Agriculture qui félicite les acteurs pour leur détermination et leur esprit de concession. Gaston Dossouhoui ne manque pas de leur rappeler que l’Ikb est d’abord la plateforme de vérité entre les différentes familles d’acteurs pour la protection de leurs intérêts. Ensuite, l’Ikb doit constituer un bloc compact, un ensemble pour servir d’interface et discuter avec l’administration centrale. Les responsables élus, poursuit-il, doivent servir l’intérêt général et non se servir, eux-mêmes, et plomber l’essor de l’interprofession. Que « chacun passe un temps, laisse le témoin à un autre, pour que dans une course de relais, nous faisions grandir l’interprofession... », recommande vivement le ministre Gaston Dossouhoui. Présent à la cérémonie, le directeur de cabinet du ministre du Plan, Alastair Alinsato, félicite également les acteurs et prodigue de sages conseils aux membres du conseil d’administration. Un organe composé de quatorze membres ayant à sa tête Gilles Adamon, président. Le vice-président a pour nom Mamadou Djaffo et le poste de secrétaire général est revenu à Irénée Toundé Yebadokpo. Notons que les acteurs de la filière karité bénéficient du soutien du Projet d’appui au renforcement des acteurs du secteur privé (Parasep) financé par l’Union européenne (Ue) et l’Agence française de développement (Afd) puis, mis en œuvre par le ministère du Plan et du Développement. Actualités 10 sept. 2020


Journée internationale de l’alphabétisation: Le rôle des éducateurs et l’évolution des pédagogies en période de Covid-19
La journée internationale de l’alphabétisation était à sa 55e édition, mardi 8 septembre dernier. Dans les départements du Borgou et de l’Alibori, la célébration n’est pas passée sous silence. Le rôle de l’alphabétisation dans le processus de développement d’un pays n’est plus à démontrer. D’où la journée que la communauté internationale lui consacre, le 8 septembre de chaque année, pour la célébrer. Instituée en 1966 par la Conférence générale de l’Unesco, elle vise à mettre en exergue les réalisations dans le domaine de l’alphabétisation, puis à réfléchir aux moyens pour relever les défis qui s’imposent. Cette année, la journée était à sa 55e édition. Le Borgou et l’Alibori ne sont pas restés en marge de cette célébration placée sous le thème « Enseignement et apprentissage de l’alphabétisation : le rôle des éducateurs et l’évolution des pédagogies pendant la période de crise de la Covid-19 ». Grâce à la direction de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales soutenue par l’Ong Sia N’Son, le Réseau national des opérateurs privés pour la promotion de l’alphabétisation et des langues (Renopal) et l’appui de la Coopération Suisse, grande était la mobilisation autour de cette célébration, mardi 8 septembre dans les deux départements. C’est à Komiguéa, dans la commune de N’Dali, que les manifestations officielles ont eu lieu. Comme le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, les différents intervenants ont rappelé les bienfaits de l’alphabétisation au service d’un pays et des populations. Selon eux, il s’agit de lui reconnaître la place qui doit lui revenir. Au Bénin, se sont accordés à reconnaître les divers acteurs de l’alphabétisation présents, de grands efforts se font. Mais ils souhaitent voir le gouvernement s’impliquer davantage dans la promotion des langues locales ou vernaculaires. La célébration de la journée a été marquée par plusieurs activités dont une foire du livre installée à la salle d’alphabétisation de Parakou et qui a pris fin hier. Actualités 10 sept. 2020


Soutien des Fonds et Banques arabes au développement du Bénin: 302 milliards injectés dans les infrastructures routières
La coopération entre le Bénin et les Fonds et Banques arabes va de mieux en mieux et ce, depuis l’avènement du président Patrice Talon. La dextérité managériale du chef de l’Etat et l’expertise technique de son chargé de mission Zul Kifl Salami ont permis de décrocher d’importants financements pour le développement du Bénin. Seulement dans la construction d’infrastructures routières et la mise en œuvre de grands travaux d’aménagement, le Bénin a déjà bénéficié d’un décaissement de 302 milliards de francs Cfa des Fonds et banques arabes. Partenaires constants, les Fonds et banques arabes sont un soutien de taille pour le Bénin dans sa marche résolue vers le développement. La coopération entre le Bénin et les Fonds et Banques arabes est jalonnée par de nombreux financements, en l’occurrence dans le domaine des infrastructures. Il s’agit de financements concessionnels, de longue maturité notamment entre 20 et 30 ans, avec des taux d’intérêt relativement faibles. Convaincus de ce que le développement d’un pays doit également passer par la construction d’infrastructures et l’aménagement du territoire, les partenaires arabes ont financé la réalisation de grands travaux au Bénin. On peut citer entre autres acquis de cette coopération, la première et la deuxième extension du Port autonome de Cotonou, l’emblématique Barrage hydroélectrique de Nangbéto, la Cimenterie du Bénin (CimBénin), la route Savalou – Djougou – Porga, la route Parakou – Djougou… C’est sans oublier le bitumage de la route Dassa – Savè – Parakou (avec une bretelle sur la sucrerie de Savè); un axe dangereux qui autrefois constituait le circuit de la mort. Aujourd’hui, mieux qu’hier, les Fonds et banques arabes appuient le Bénin avec l’assurance que les financements auront l’impact escompté pour la croissance économique du pays. En effet, le concours indéfectible et sans cesse renouvelé des Fonds et Banques arabes n’est pas un coup de chance. C’est le fruit du tandem Patrice Talon, dont le leadership, la vision et la méthode séduisent les partenaires arabes, et son chargé de mission Zul Kifl Salami, dont le dynamisme, le professionnalisme et l’expérience rassurent. L’intervention du chef de l’Etat, traduite par son chargé de mission Zul Kifl Salami, se décline sur deux registres : déterrer et réactiver les projets d’infrastructures dormants pour leur donner vie jusqu’à leur point d’achèvement d’une part, et d’autre part initier et encadrer en temps réel des nouveaux financements. « Tout se fait sous l’égide du chef de l’Etat. C’est lui qui impulse. Le président Patrice Talon a été l’amplificateur, celui qui a donné un coup d’accélérateur à la coopération entre les Fonds et Banques arabes et le Bénin, pour l’obtention de résultats concrets de développement. C’est un leader particulier qui joue un rôle central dans la mobilisation des ressources», fait savoir Zul Kifl Salami, chargé de mission du président de la République. Des fruits du leadership éclairé du chef de l’Etat ! Dès son accession au pouvoir, le président Patrice Talon a donné des orientations pour une gestion axée sur les résultats. Les partenaires arabes ont très tôt compris que leurs investissements seront désormais utilisés à bon escient et de façon rationnelle. C’est pourquoi, les Fonds et Banques arabes ont accompagné le président Patrice Talon dans la concrétisation de grands projets d’infrastructures en souffrance. C’est le cas de la route Kandi – Sègbana – Frontière du Nigéria financée intégralement par les Fonds et Banques arabes depuis 2005, qui a été relancée et bien exécutée sous le régime actuel. D’un coût de 35 milliards 569 millions de francs Cfa, cette route est un axe stratégique dans les relations commerciales entre le Bénin et le Grand voisin de l’Est, le Nigéria. Il en est de même de la route Banikoara – Kérémou -Frontière du Burkina Faso financée à hauteur de 22 milliards 958 millions 495 mille francs CFA par la Banque islamique de développement et de la route Tchaourou – Bétérou – Frontière du Nigeria financée à hauteur de 43 milliards 325 millions 959 mille 850 francs Cfa et qui a connu de gros blocages dont le dénouement n’a été rendu possible que par l’engagement et la détermination du chef de l’Etat. Dans la réalisation de la route Tchaourou – Bétérou, le pont de l’Okpara a reçu une attention particulière. En effet, pour se rendre à l’école, les enfants devaient traverser l’Okpara, un cours d’eau dangereux qui occasionnait fréquemment des drames, notamment des noyades répétées d’écoliers. Profondément ému, le chef de l’Etat s’est montré très engagé dans la réalisation de ce pont pour soulager les populations riveraines en général et les enfants en particulier. L’on ne saurait occulter le projet de pont sur le Mono, d’un coût de plus de 6 milliards, financé exclusivement par la Badéa avec une contrepartie du gouvernement. Ce projet a un caractère régional car ce pont constitue un trait d’union entre le Togo et le Bénin, facilitant les échanges, des biens et services sur les deux rives du fleuve. Entamée depuis 2012, la construction de ce pont a connu une vitesse de croisière sous le régime de Patrice Talon. Parmi les projets d’infrastructures routières financés par les Fonds et banques arabes et qui connaissent une meilleure exécution depuis l’avènement du président Patrice Talon, il y a également le projet de construction et de bitumage de la route Banikoara – Kérémou – Frontière du Burkina, financé par la Bid en 2014 et d’un coût d’environ 23 milliards ; ainsi que le projet de bitumage de la route Ouidah – Allada avec une bretelle à Pahou – Tori, financé depuis 2010 par le Fonds d’Abu Dhabi et le Fonds Koweïtien pour des montants respectifs de 4 714 405 690 de francs Cfa et 6 649 677 000 de francs Cfa, un projet qui sera achevé en 2017 par le Régime de Patrice Talon. Outre ces infrastructures routières, le président Patrice Talon s’est également intéressé aux grands travaux d’aménagements côtiers dont la première phase, d’un coût de 35 milliards, a été financée par les Fonds et banques arabes. Le chef de l’Etat a apporté des modifications significatives au projet de protection de la côte contre l’érosion et mobilisé des financements pour l’exécution de la deuxième phase de ce projet. En effet, la première phase achevée en 2015 n’a pas comblé les attentes. Le linéaire côtier récupéré d’un côté était compensé par une érosion de la côte de l’autre côté. Prenant la mesure du danger qui plane sur l’architecture côtière, le président Patrice Talon a commis un Bureau d’études de grande notoriété pour une évaluation approfondie de la phase 1. Les résultats de cette expertise ont permis de lancer la phase 2 suivie par le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, et sous l’œil vigilant du chef de l’Etat. Pour sauver la côte, il a fallu actualiser les études et trouver du financement. Ces deux initiatives ont trouvé solutions grâce à l’engagement du chef de l’Etat : le Bureau d’études Bel Air a été commis et une Banque hollandaise a accordé le financement pour la phase 2 qui aura coûté environ 50 milliards. « Les travaux ont été résolument engagés. La restitution de la plage a été enclenchée et les résultats sont aujourd’hui visibles en temps réel. C’est le chef de l’Etat qui a sauvé la côte. Cette vigilance du président a permis, sur un autre plan, de réactiver la vocation touristique de la côte. Ainsi, le grand projet inédit de construction d’une station balnéaire à l’image de la célèbre station balnéaire de Bali en Indonésie, est sortie du rêve pour devenir réalité, un des jalons du pilier touristique du Programme d’action du gouvernement », explique Zul Kifl Salami, la main opérationnelle du chef de l’Etat auprès des partenaires arabes. Ténacité et détermination Dans la négociation avec les Fonds et banques arabes, le chargé de mission du chef de l’Etat Zul Kifl Salami fait preuve d’une grande ténacité pour décrocher les financements attendus. La tâche n’est pas souvent facile, face à des partenaires très stricts et rigoureux dans la gestion de leurs finances. Sur certains projets, le chargé de mission Zul Kifl Salami a dû engager de douces batailles. C’est le cas du projet de réhabilitation et de bitumage du Corridor Cotonou – Niamey (axe Berebouay – Malanville 169,4km). « S’il y a un projet dont je me souviendrai encore longtemps dans mes fonctions au sein de la Bid, c’est bien celui-là. Cet axe routier relie le Bénin au Niger, il traverse la zone cotonnière, plusieurs zones de grandes productions agricoles et d’élevage, il constitue une voie d’accès au parc W dans le Nord Bénin. Le financement accordé par la Bid et le Fonds de l’Opep s’élève à 75 milliards dont 65 milliards pour la Bid seule », confie Zul Kifl Salami, chargé de mission du chef de l’Etat. Puis il témoigne : « D’abord, nous avons aux côtés du chef de l’Etat, procédé à l’encadrement du projet, depuis la collecte des données de base, la pré-évaluation jusqu’à l’évaluation. Mais la vraie difficulté inattendue, c’était le Conseil d’administration du 25 décembre 2017. Inscrit à l’ordre du jour de cette session, dans un lot de 14 projets pour 14 pays, le projet porté par le Bénin ainsi que les autres projets, étaient voués au rejet pur et simple ce jour-là. L’annonce a été faite d’emblée à l’ouverture du Conseil, par la haute direction de la Banque. C’était la fin de l’année et mon rêve était que le chef de l’Etat offre ce financement majeur comme son cadeau du Nouvel an aux populations riveraines. Vous imaginez quel était mon état d’âme à l’annonce du gel des 14 projets inscrits à l’ordre du jour. Qu’à cela ne tienne, j’ai alors décidé de me jeter dans la bataille et j’ai mené un des plus grands plaidoyers de ma carrière à la Bid. Argumentaire sur argumentaire, suspension de séance sur suspension, j’ai fini par renverser la décision. Le Conseil a décidé d’ouvrir les débats sur les 14 projets. Avec le soutien des collègues du Conseil, du président et du vice-président du département Opérations, le projet Berebouay – Kandi – Malanville a été approuvé. Un véritable parcours de combattant et un Ouf de soulagement », raconte Zul Kifl Salami. Il ajoute que l’accord de financement a été ensuite signé lors des Assemblées annuelles de la Bid tenues à Paris. Le chargé de mission du chef de l’Etat garde également un souvenir marquant du projet de bitumage de la route Akpro-Missérété – Kpédékpo, d’un coût de 14 milliards 698 millions 510 mille 666 francs Cfa. « Après avoir bouclé le financement, j’ai lancé les travaux de cet important axe routier de 85 km, corridor d’échanges entre le Bénin et le Nigéria, le 29 juin 2005. J’étais alors ministre d’Etat. La cérémonie de lancement a été majestueuse et emblématique, marquée par la présence effective de tous les rois de la Vallée de l’Ouémé… Mais c’est grâce à la détermination du président Patrice Talon que les travaux de ce projet ont pu être achevés », indique Zul Kifl Salami. Il importe de signaler que c’est dans le cadre de ce projet qu’a été construit le fameux pont de Tovadomé qui a fait l’objet d’un suivi particulier par le Régime de la Rupture et qui aura coûté plus de 4 milliards financés par la Bid. Actualités 10 sept. 2020


Projet de construction de logements sociaux de Ouèdo: Les expropriés reçoivent leurs chèques
La remise de chèques aux propriétaires de domaines expropriés par l’Etat dans le cadre de la construction des logements sociaux dans l’arrondissement de Ouèdo à Abomey-Calavi a démarré, hier mercredi 9 septembre. C’est au cours d’une cérémonie fort simple présidée par Jean-Claude Codjia, préfet de l’Atlantique au siège de l’arrondissement. Les chèques destinés au dédommagement des propriétaires de domaines expropriés par l’Etat dans le cadre du projet de logements sociaux dans l’arrondissement de Ouèdo à Abomey-Calavi sont remis depuis ce mercredi aux personnes concernées. La commune d’Abomey-Calavi accueille déjà vingt-trois grands projets du Programme d’action du gouvernement, a relevé le maire Angelo Ahouandjinou. Celui de la construction de 11 000 logements sociaux à Ouèdo contribuera au rayonnement de cet arrondissement, a-t-il noté. Au regard des retombées pour la collectivité, il a invité ses administrés affectés à consentir le sacrifice pour que ce projet puisse être réalisé. Rassurant sur la transparence de l’opération d’expropriation, Victorien Kougblénou, directeur général de l’Agence nationale du domaine et du foncier (Andf), et président de la Commission d’expropriation et d’indemnisation, a indiqué qu’elle a impliquée aussi bien les élus locaux que les personnes affectées. Au cours des opérations de commodo et incommodo, aucune entrave n’a été enregistrée, s’est réjoui Victorien Kougblénou. En ce qui concerne la remise de chèques, il a fait savoir que c’est une première vague qui concerne ceux dont les dossiers sont bouclés. « A cette cérémonie, feront suite d’autres remises de chèques pour les dossiers qui seront prêts au fur et à mesure », a-t-il rassuré. Par rapport à la suite du processus d’expropriation, il a annoncé que la remise de chèques qui parachève la phase administrative de l’expropriation sera suivie de la phase judiciaire qui consacrera la translation de propriété dans le cadre du projet. Jean-Claude Codjia, préfet de l’Atlantique, perçoit à travers la remise de chèques « la preuve que les droits des citoyens sont reconnus et garantis au Bénin». Selon lui, depuis 2016, il est constaté qu'au Bénin, les personnes dépossédées de leurs biens sont dédommagées pour plusieurs projets de construction d’infrastructures d’utilité publique. Le projet de construction de logements sociaux de Ouèdo, a-t-il souligné, n’échappe pas à cette dynamique. Après avoir salué le sens de sacrifice et le patriotisme des expropriés dans le cadre du projet, il a félicité ceux dont les chèques sont prêts. Quant à ceux qui résistent encore et dont les pièces sont incomplètes, il les a invités à vite les compléter pour être aussi dédommagés. « Ce qui se fait, c’est pour l’intérêt général », a-t-il tenu à faire savoir. Mieux, a-t-il indiqué, dès que les logements seront prêts, priorité sera donnée aux expropriés qui désireraient en acquérir. Au nom des personnes affectées par le projet (Pap), Didier Akodé, dans un langage philosophique, s’est appuyé sur la pensée d’Héraclite d’Ephèse pour exprimer sa satisfaction. Pour lui, les temps changent et « le rêve s’est réalisé et le mythe est devenu réalité pour les Pap ». Pour cette promesse tenue, il a remercié le chef de l’Etat tout en invitant les retardataires à déposer leurs dossiers dans les délais requis pour être pris en compte dans la remise de chèques. Actualités 10 sept. 2020


Psie/2e cohorte : Les présélectionnés entretenus sur la vie en entreprise
Les candidats présélectionnés pour le compte de la deuxième cohorte du Programme spécial d’insertion dans l’emploi (Psie) ont été entretenus, ce mercredi 9 septembre, sur comment se comporter en entreprise. La séance a lieu à la salle de conférence de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib). L’objectif de cette rencontre, selon le coordonnateur du Psie, Charlemagne Lokossou, est de former et d’informer les candidats présélectionnés sur les comportements à adopter en entreprise et mieux les préparer à l’insertion professionnelle. Ceci est d'une importance capitale dans la mesure où ils vont travailler dans des entreprises qui ont des attentes vis-à-vis d’eux, ajoute le premier responsable du Psie. Ainsi, durant quatre heures d'horloge, les 620 candidats présélectionnés ont échangé avec l’expert Alfred Biaou, sur la culture en entreprise, l’éthique et la déontologie, les comportements qui sont attendus d’eux en entreprise, les techniques de recherche d'emploi et bien d’autres aspects du sujet. Notons que sur les 620 candidats présélectionnés, 50 candidats étaient présents dans la classe. Le reste ainsi que des chefs d’entreprise sont intervenus par visioconférence en respect des mesures barrières à observer dans le cadre de la lutte contre le Covid-19. Au terme de cette formation, les entreprises vont procéder à la sélection finale. Les candidats définitivement retenus vont bénéficier d’un contrat en bonne et due forme et espérer un revenu mensuel digne, assuré par l’Etat béninois. Actualités 09 sept. 2020


Actualisation de la liste électorale : Augustin Tabé Gbian visite les membres du Cos-Lépi
Le président du Conseil économique et social, Augustin Tabé Gbian, a rendu visite aux membres du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée, ce mercredi 9 septembre. Cette visite de prise de contact lui a permis de s’enquérir de tout ce qui se fait jusque-là dans le cadre de l’actualisation de la liste électorale. « Confiant que le Conseil d’orientation et de supervision est à l’avant-garde de tout le processus électoral et me fondant sur l’expérience de collaboration avec diverses équipes du Cos-Lépi, j’ai l’assurance que les compétences diverses des personnalités qui composent la nouvelle équipe contribueront grandement à l’accomplissement efficace et efficient de votre mission républicaine. Je vous renouvelle ma disponibilité dans la réalisation de votre mission qui est aussi la mienne », s’est exprimé le président du Conseil économique et social, Augustin Tabé Gbian, lors de sa prise de contact avec les membres du Cos-Lépi. Sa visite a pour objectif de s’enquérir de l’état d’avancement des travaux préparatoires de l’actualisation de la Liste électorale. « Cette démarche me donne une vue d’ensemble de ce qui a été fait jusque-là et de connaître ce qui reste à faire et par la même occasion savoir les différentes préoccupations auxquelles vous restez confrontés dans la perspective des élections présidentielles de mars-avril 2021 », fait-il savoir. Il a invité les membres du Cos-Lépi, comme à l’accoutumée, à des échanges réguliers sur chaque situation; ce qui permettra d’aller de l’avant dans le processus selon ses explications. Pour finir, Augustin Tabé Gbian a réitéré tout son soutien à l’équipe de Gilbert Bangana et informe qu’il est franchement et sincèrement solidaire de leurs actions. Aussi, a-t-il encouragé le Cos-Lépi à poursuivre sans relâche cette noble et exaltante mission que le peuple béninois leur a confiée. Politique 09 sept. 2020


Dématérialisation des actes de carrière: Des agents sensibilisés
Une trentaine d’agents des directions départementales du Zou prennent part, depuis hier mardi 8 septembre à Bohicon, à un atelier sur la dématérialisation des actes de carrière des agents de l'Etat. La formation est organisée par la direction départementale du Travail et de la Fonction publique du Zou. Depuis 2016, l'administration publique béninoise, tout comme de nombreux secteurs, connait une vague de réformes. L'objectif à terme, c'est d'instaurer une administration qui soit véritablement au service du développement de toute la nation par la mise en œuvre de l'action N°1 intitulée: « Dynamiser et moderniser l'administration» de l'axe N°2 «Améliorer la gouvernance» du pilier 1 du Programme d’action du gouvernement (Pag) intitulé «Consolider la démocratie, l'Etat de droit et la bonne gouvernance». De nombreuses études ont révélé que les mécanismes utilisés par le passé ne permettent pas de donner pleinement satisfaction aux usagers/clients en raison de plusieurs facteurs à savoir le clientélisme, le népotisme, la corruption, la lourdeur administrative et bien d’autres tares. Pour corriger cet état de choses, le Mtfp a initié la dématérialisation des processus et actes de gestion afin de réguler le contact usagers/clients et acteurs d'une part et de véritablement moderniser l’administration publique d'autre part. En effet, ce nouvel outil n'est réellement pas connu des véritables bénéficiaires. Ce qui met à mal son utilité. C'est alors qu'il est apparu nécessaire de vulgariser cet outil en mettant les agents de l'Etat au même niveau d'information par rapport aux innovations. A l’ouverture de cette rencontre, Fred Siwa Whannou, directeur départemental du Travail et de la Fonction publique du Zou, précise les objectifs poursuivis par cet atelier. Ils se déclinent en objectif général et en objectifs spécifiques, dit-il. L'objectif général poursuivi est de présenter le processus de dématérialisation de la gestion des carrières dans l'administration publique aux agents de l'Etat en poste dans les services déconcentrés de l'Etat au niveau du département du Zou. De façon spécifique, il vise, d'une part, à informer la cible de l'existence de cet outil de gestion, à en expliquer le fonctionnement et en présenter les avantages, puis à renseigner les agents de l'Etat en poste dans les services déconcentrés de l'Etat au niveau du département du Zou, sur le processus de dématérialisation de la gestion des carrières dans l'administration publique, d'autre part. Ainsi, après avoir exhorté les agents présents à faire preuve de disponibilité et d'attention soutenue tout au long du présent atelier, il a dit espérer que cette formation amorcera un tournant décisif dans la gestion de leur carrière. Société 09 sept. 2020


Formation professionnelle diplômante au profit des agents locaux: Pour une administration communale performante
Les apprenants du Centre de formation pour l’administration locale ont effectué leur rentrée, hier mardi 8 septembre, dans les locaux de la Communauté électrique du Bénin à Abomey-Calavi. Le top de cette année académique a été donné par le directeur de cabinet du ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale en présence du préfet de l’Atlantique, du maire de la commune d’Abomey-Calavi et des apprenants venus d’une trentaine de communes. La rentrée académique pour la formation diplômante du Centre de formation pour l’administration locale (Cefal) a démarré, ce mardi 8 septembre, pour des apprenants venus d’une trentaine de communes. Elle concerne la deuxième promotion du cycle C, c’est-à-dire les agents titulaires du Bepc avec cinq années d’ancienneté dans l’administration communale ou municipale et la quatrième promotion du cycle B, notamment les agents titulaires du Baccalauréat et disposant également de cinq ans d’ancienneté. D’après Christian Kouthon, directeur du Centre de formation pour l’administration locale, pendant deux ans, les apprenants auront à suivre différents modules dans quatre domaines tels que Administration générale et territoriale (Agt), Finance et fiscalité locale (Ffl), Planification et développement local (Pdl) et maîtrise d’ouvrage communale (Moc). C’est donc un atout pour les bénéficiaires de renforcer leurs capacités aux fins de la performance de l’administration communale. Une tâche à laquelle le Cefal s’attelle à travers son plan stratégique 2017-2031. Sa principale mission, selon son directeur, est de contribuer à l’amélioration constante de la performance de l’administration locale par le renforcement des capacités des acteurs communaux. « Après plus d’une dizaine d’années de mise en œuvre du processus de décentralisation, l’État béninois s’est rendu compte que la promotion du développement local, principal objectif assigné aux acteurs de la décentralisation, peine à devenir réalité du fait de la faiblesse des capacités aussi bien techniques que managériales desdits acteurs», a fait constater Christian Kouthon. Le Cefal a été créé par décret n°2011-886 du 30 décembre 2011 pour corriger cette situation préjudiciable à l’avenir du processus de décentralisation au Bénin. Il est chargé d’assurer la formation professionnelle initiale/continue des agents de catégories B et C des collectivités territoriales, de coordonner toutes actions de formation continue initiée ou exécutée au profit des agents territoriaux par les autres organismes de formation et d’en assurer le contrôle de la qualité, d’organiser pour les élus locaux des séminaires de formation et d’information. Dans cette perspective, le Cefal a démarré ses formations diplômantes le 10 décembre 2013 avec sa première promotion du cycle B qui comptait cinquante-et-un apprenants en provenance de trente-trois communes. La deuxième promotion du Cycle B, d’après le directeur du Cefal,a commencé le 4 avril 2016 avec quarante-six apprenants et a achevé son cursus académique courant février 2018. La troisième promotion du Cycle B et la première promotion du cycle C ont fait leur rentrée solennelle le 24 juillet 2018 avec 104 apprenants. Promouvoir la bonne gouvernance au niveau communal Noël Gankpé, directeur de cabinet du ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, a rappelé que pour l’aboutissement de cette formation, le gouvernement a investi 85 %, les communes 10 % et les bénéficiaires 5 % des frais nécessaires. Précisant que l’administration est le bras armé du pouvoir politique, aussi bien au niveau de l’État central qu’au niveau des collectivités territoriales décentralisées, il a martelé que les apprenants du Cefal ont un rôle déterminant à jouer dans la promotion de la bonne gouvernance au niveau des communes du Bénin. Selon lui, après dix-huit ans de mise en œuvre de la décentralisation, on observe des avancées notables dans l’apprentissage de la démocratie à la base mais aussi des errements, voire des échecs dans la mise en œuvre de certains projets locaux devant impacter positivement la vie des populations des villes et des campagnes. « La pérennité et la consolidation du processus de décentralisation dépendent pour une large part du renforcement durable et adéquat des capacités des acteurs locaux dans un cadre rationnel de formation», souligne-t-il. Il invite les apprenants à l’assiduité, à la rigueur et à la discipline pour acquérir le maximum de connaissances et de capacités devant leur permettre, au retour dans leurs administrations respectives, d’impacter durablement les performances. Tels sont également les points de vues du préfet de l’Atlantique, Jean-Claude Codjia et du maire de la commune d’Abomey-Calavi, Angelo Ahouandjinou. Les apprenants, pour leur part, ont formulé deux doléances majeures. Il s’agit de la construction des infrastructures du Cefal pour faciliter l’hébergement des apprenants et l’augmentation de la durée de la formation de deux à trois ans pour changer de catégorie. Société 09 sept. 2020


Accès à l’énergie, soixante ans après: Le Bénin en passe d’obtenir les 240 Mw pour ses besoins
Le Bénin se rapproche de la capacité totale requise pour satisfaire les besoins en énergie des populations, grâce aux efforts du gouvernement qui multiplie ses stratégies pour atteindre ses objectifs. La mobilisation des ressources, dans ce contexte, y va avec. Pour satisfaire ses besoins en énergie, le Bénin devrait disposer d’une capacité totale de 240 watts. Des réformes mises en œuvre par l’actuel gouvernement dans le secteur de l’énergie rapprochent le pays de cet objectif. Au cours du Conseil des ministres du mercredi 8 février 2017, le chemin a été balisé pour la réussite des réformes salvatrices envisagées dans le cadre de l’autonomie énergétique du Bénin. Le gouvernement a opté pour un contrat de fourniture de 60 Mw à la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) ainsi que pour l’ouverture de négociations pour l’installation d’une centrale dual fuel de 150 Mw avec Paras energy en mode Build, Own, Operate and Transfer (Boot). Le Haut conseil inter-étatique de la Communauté électrique du Bénin (Ceb) a autorisé le Bénin à solliciter d’autres fournisseurs d’énergie électrique en vue d’augmenter sa capacité d’approvisionnement en énergie électrique. En plus de cet important investissement, la Sbee a été autorisée à lancer le processus de négociation et de signature d’un contrat d’achat d’énergie électrique auprès de la Société Paras energy du Nigeria pour une puissance de 60 Mw. Ce contrat comporte un avantage comparatif financier certain pour le Bénin par rapport au coût de 64,35 F Cfa par Kwh hors taxes qui représente pratiquement la moitié du coût actuel de 120 F Cfa par Kwh avec l’utilisation des groupes électrogènes. Ces 60 Mw de Paras energy sont fournis au Bénin depuis le 1er février 2017 et ils viennent compléter les capacités de 180 Mw mobilisées par le gouvernement à travers d’autres opérateurs énergétiques partenaires. L’autonomie énergétique assurée Selon les informations recueillies, dans le domaine de l'énergie électrique, le gouvernement envisage de confier à la Sbee la production, la distribution et la commercialisation de l’énergie. La même source renseigne que le pays est à 50 % de cette puissance de 240 Mw nécessaire au plan national. Autrement dit, le Bénin dispose d’une capacité de 120 MW sur les 240 et les machines de la centrale énergétique de Maria Gléta fournissent au maximum 127 Mw. Grâce au projet de construction de centrale financé par la Banque islamique de développement (Bid), le Bénin vient d’avoir une centrale sur les quatre de 120 MW prévus. Toutes les quatre centrales, une fois à terme, travailleront sur le même fonctionnement avec comme matière première le gaz naturel, le fioul lourd ou le gasoil. Le gouvernement a déjà lancé l’appel d'offres relatif à la deuxième centrale qui sera construite en l’espace de deux ans comme celle qui fonctionne actuellement. Cette deuxième centrale mixte sera combinée à la première et fournira une puissance de 140 Mw. Après la construction de la deuxième centrale, le Bénin pourrait se passer des services du Nigeria pour assurer son autonomie énergétique, comme mentionné au Programme d’action du gouvernement (Pag). Il s’agit d’une stratégie bien pensée pour assurer l’autonomisation énergétique du Bénin. « Le gouvernement fait un grand effort pour la reconstruction du réseau électrique. Ce qui fait que nous avons de nouveaux poteaux implantés par les services de l’Agence béninoise d’électrification rurale et de la maîtrise d’énergie (Aberme) dans les zones reculées ainsi que là où nous n’avons pas d'énergie », a confié un agent de la Sbee, qui requiert l’anonymat. Ainsi, poursuit-il, lorsque la grande partie de l'énergie électrique sera produite, la société pourra vraiment commercialiser la totalité. Révolution énergétique Les régimes précédents, selon certains acteurs, ont investi vainement dans la construction de centrale sans vraiment avoir une grande vision pour le secteur. Les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes avant l’avènement du régime de la Rupture, selon d’autres qui confient que le chef de l’État a exigé de voir clair dans les différents investissements relatifs à la centrale thermique de Maria Gléta réalisée à grands frais. Aujourd’hui, il est aisé de constater que le Bénin a fait un grand bond qualitatif et historique, grâce au Programme d’action du gouvernement qui accorde une place importante au secteur avec près de 10 % des projets et quatre grands projets phares pour un montant d’environ 800 milliards de F Cfa. Finis les délestages intempestifs qui plongent les ménages dans le noir et bloquent les activités des populations. Selon Dona Jean-Claude Houssou, à l’occasion du bilan des quatre ans de gouvernance, «la durée moyenne des coupures passe de 75 heures en fin 2015 à moins de 15 heures en fin 2018, et dans le même temps, le délai moyen d’intervention en cas de panne, passe de 10 heures en fin 2015 à 2,1 heures à fin 2018. Les réseaux de transport et de distribution Haute tension (Ht) et Basse tension (Bt) ont connu de 2016 à 2019 respectivement un accroissement de 11,6 % et de 17,8 %. Le nombre de localités électrifiées a connu dans la même période un taux d’accroissement de 18,91 % ». Le ministre a aussi informé que la restructuration de la Sbee est effective avec entre autres deux événements majeurs. Le premier est la mise en place du contrat plan entre l’Etat et la société sur des indicateurs précis de performances. Le second est la mise en gestion déléguée de cette société nationale afin de lui insuffler les pratiques performantes conformément aux standards internationaux. Extension du réseau électrique, une priorité La mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement dans le secteur de l’énergie passe aussi par l’extension du réseau électrique. Ainsi, des travaux intenses confortatifs sont en cours de réalisation. On note, avec satisfaction, l’achèvement de la construction de la ligne d’interconnexion 161 kv Parakou-Bembêrêkê-Kandi-Malanville longue de plus de 500 km avec les postes associés modernes et numérisés. La construction de la ligne de renforcement dorsale sud Ghana- Togo- Bénin- Nigeria en 330 Kv et des études pour le renforcement de la ligne 330 kv Ikédja-Sakété ainsi que des actions préparatoires au démarrage de l’exécution du projet d’interconnexion dorsale nord 330 kv Nigeria-Bénin-Niger-Burkina puis le projet d’interconnexion 161 kv Natitingou-Porga-Dapaong se poursuivent. À cela s’ajoute la mise en œuvre par la Sbee, avec l’appui de divers partenaires techniques et financiers, de plusieurs projets de modernisation, de restructuration, de renforcement, de densification et d’extension des réseaux électriques dans différentes communes du Bénin. Il est à signaler que des centaines de localités urbaines seront raccordées au réseau de la Sbee pour impacter des milliers d’habitants avec un potentiel à terme de plus de cent cinquante mille abonnés supplémentaires. Le Bénin évolue en effet dans la dynamique de l’atteinte de l’Odd 7 qui recommande de garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes et à un coût abordable. L’énergie renouvelable, une réalité certaine ! Le Conseil des ministres en date du 13 juin 2019 a décidé de la construction de quatre centrales solaires photovoltaïques d’une capacité de 50 Mw. Les villes de Parakou, Bohicon, Djougou et Natitingou sont concernées. Les capacités des centrales prévues sont respectivement de 15, 15, 10 et 10 Mw. Le projet sera réalisé dans le cadre de la mise en œuvre du Plan directeur du secteur de l’énergie qui répond au programme Millennium challenge account II, selon le gouvernement. Ces centrales renforcent, au dire du gouvernement, l’offre énergétique des localités concernées et améliorent les services aux populations. Il faut souligner que les populations de quatre collectivités territoriales sont impactées par ce projet phare. Aux dernières nouvelles, les travaux de la centrale solaire photovoltaïque de Djougou évoluent à la satisfaction des autorités. Actualités 09 sept. 2020


Accès au crédit agricole: 7 banques et 15 Sfd s’engagent pour les filières porteuses
Les associations des banques et des systèmes financiers décentralisés s’engagent aux côtés du Fonds national de développement agricole (Fnda) pour financer le monde agricole au Bénin. La signature des conventions y afférentes, a eu lieu, ce mardi 8 septembre à Cotonou, avec déjà sept institutions bancaires et quinze de microfinance partantes. Les dernières mesures prises par le gouvernement au profit des exploitants agricoles prennent corps. Au guichet 3 « Accès aux services financiers » du Fonds national de développement agricole (Fnda), ceux-ci peuvent désormais avoir accès au crédit à un taux maximal de 12 % et partiellement garanti par l’Etat. Sept banques et quinze systèmes financiers décentralisés (Sfd) se sont engagés, hier, à œuvrer à rendre opérationnelles les mesures incitatives chiffrées à 100 milliards F Cfa au total et qui s’inscrivent dans le cadre de l’atténuation des effets économiques de la pandémie de Covid-19. C’est à travers la signature de conventions de partenariat entre le Fnda et l’Association professionnelle des banques et établissements financiers (Apbef-Bénin) pour une durée de cinq ans d’une part, et entre le Fonds et l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés (Apsfd-Bénin) sur trois ans d’autre part. Lors de sa session du mercredi 29 juillet dernier, rappelle Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, le Conseil des ministres a décidé que 50 milliards F Cfa seront destinés à refinancer les banques et les Sfd sur la base de leur portefeuille de crédits agricoles ; 35 milliards F Cfa pour garantir à 50 % les prêts des promoteurs et entrepreneurs agricoles et 15 milliards F Cfa pour la bonification du taux d’intérêt à 2 % des crédits mis en place au profit des bénéficiaires. « A ce niveau d’abondement du Fnda, estime M. Dossouhoui, l’Etat béninois marque clairement sa volonté de renforcer les capacités d’intervention de cet instrument public dans son rôle de levier d’investissement privé dans le secteur agricole.» En attendant l’engouement de toutes les banques et institutions légales de microfinance, il exhorte les signataires à être désormais moins frileux et à faire des conventions de véritables outils de facilitation de l’accès du monde agricole à leurs guichets respectifs. Confiance Lazare Komi Noulèkou, président de l’Apbef-Bénin, assure de la disponibilité de ses pairs à étudier avec beaucoup plus de sérénité les dossiers de demande de financement des entreprises agricoles (Pme/Pmi). L’initiative du gouvernement vient à point nommé pour booster les filières porteuses et par conséquent l’économie nationale qui est essentiellement agricole, apprécie-t-il. La même assurance est donnée par Clément N. Yadonta, président du conseil d’administration de l’Apsfd-Bénin, qui dit attendre l’accompagnement du ministère pour véritablement servir les petits producteurs et exploitants agricoles familiaux dans leurs besoins de financement. « Les appuis en renforcement de capacités seront les bienvenus pour les Sfd parce que le financement de l’agriculture a sa spécificité », plaide-t-il. Il met l’accent sur la nécessité d’assurer la formation continue du personnel des centres de financement des entreprises en création, l’éducation financière des exploitants et la protection des acteurs du système financier agricole. L’agriculture occupe 70 % de la population active et contribue à 34 % du Produit intérieur brut (Pib). La relance de ce secteur qui souffre notamment de l’accès difficile des acteurs au financement adapté, nécessite la mobilisation de 2374 milliards F Cfa sur la période 2021-2030, selon Valère Houssou, directeur général du Fnda. Société 09 sept. 2020


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