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Nouvelles

Droit à l’éducation en temps de Covid-19: Un ordinateur et 322 smartphones à 175 écoles primaires défavorisées
Le ministère des Enseignements maternel et primaire a reçu un lot d’équipements numériques mobiles composé d’un ordinateur portatif et de 322 smartphones en vue de booster le déroulement des cours en ligne dans le contexte du Covid-19 dans 175 écoles primaires publiques défavorisées. Ce don est un geste de l’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (Icesco). Le ministère des Enseignements maternel et primaire (Memp) est appuyé avec un lot d’équipements audiovisuels et numériques mobiles composé d’un ordinateur portatif et de 322 smartphones au profit de 175 écoles primaires publiques des zones défavorisées. D’un coût total de 23,6 millions F Cfa, ce don de l’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (Icesco), avec le soutien financier de la fondation Misk, vise à faciliter l’enregistrement et la diffusion des cours en ligne en vue de réduire l’impact du Covid-19 sur l’effectivité du droit à l’éducation dans 175 écoles primaires publiques situées en zones défavorisées. Il s’agit en d’autres termes d’assurer la continuité des activités pédagogiques dans le contexte actuel de crise sanitaire liée à la maladie à coronavirus. Selon la clé de répartition, les écoles disposant entre 4 et 6 cours recevront deux smartphones et celles disposant entre 2 et 3 classes en prendront un. Le représentant du secrétaire exécutif de l’Icesco-Bénin, Soulémana Yessoussou, justifie l’initiative de ce don par le fait que le Bénin est membre de cette organisation islamique depuis 1987. Depuis lors, il a participé à toutes les activités de l’Icesco. Raison pour laquelle, celle-ci a jugé utile de lui faire bénéficier aussi de son programme d’appui à ses Etats membres afin de soutenir leurs efforts face à la crise sanitaire liée au Covid-19 dans la formation et l’apprentissage des écoliers. A ce titre, les équipements audiovisuels et numériques mobiles sont destinés aux conseillers pédagogiques, aux enseignants et aux élèves situés en zones déshéritées. Recevant officiellement le don, le directeur de cabinet du Memp, Avodagbé Dèwanou, a remercié l’Icesco et son partenaire financier pour ce geste qui vient fouetter les actions du gouvernement dans le cadre de la promotion de l’enregistrement et de la diffusion des cours en ligne en vue de réduire la propagation du Covid-19 et de garantir le respect du droit à l’éducation en ces temps de crise sanitaire. Pour la secrétaire générale de la Commission nationale béninoise pour l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation (Cnbu/Unesco), Adélaïde Fassinou Allagbada, ce don est le reflet de la solidarité que l’organisation a voulu témoigner au Bénin en ces temps de pandémie à coronavirus. Cela, poursuit-elle, afin que les apprenants de toutes les régions du pays, surtout les plus défavorisées, puissent poursuivre avec sérénité leurs activités pédagogiques et que personne ne soit laissé en marge de l’éducation, comme le recommandent les Nations Unies. L’écolière Méola Gougla du Complexe scolaire d’Attakè à Porto-Novo, au nom des bénéficiaires, remercie l’Icesco et la fondation Misk pour le don de ces équipements. Lesquels permettront à ses pairs, indique-t-elle, non seulement de continuer à jouir de leur droit à l’éducation mais aussi d’accroître leurs chances de réussite en cette période pandémique. Méola Gougla rassure les donateurs et le ministère de faire un bon usage de ces matériels afin qu’ils servent à plusieurs générations d’écoliers. Société 08 sept. 2020


Forum sur la révolution verte en Afrique: Les systèmes et marchés alimentaires durables au menu
Le dixième Forum sur la révolution verte en Afrique (Agrf 2020) s’ouvre ce mardi en ligne, en raison de la Covid-19. Les échanges visent à « tirer parti des marchés alimentaires urbains pour mettre en place des systèmes alimentaires durables en Afrique ». Du 8 au 11 septembre, se déroule la dixième édition du Forum sur la révolution verte en Afrique (Agrf 2020). Organisée par l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (Agra) en partenariat avec plusieurs institutions dont la Banque africaine de développement (Bad), cette conférence mondiale sur l’agriculture en Afrique devrait se tenir à Kigali, la capitale rwandaise; mais elle a lieu essentiellement en ligne pour la première fois, en raison de la pandémie de Covid-19. Les échanges se dérouleront autour du thème « Nourrir les villes, développer le continent : Tirer parti des marchés alimentaires urbains pour mettre en place des systèmes alimentaires durables en Afrique ». Le forum se tient dans un contexte où la crise sanitaire et économique sape les bases déjà fragiles de la sécurité alimentaire et nutritionnelle sur le continent. Malgré les signes de prospérité et de progrès enregistrés dans la vie des exploitants et des économies entières ces dernières années, l’Afrique doit encore passer d’une pénurie alimentaire à un excédent, stimuler un commerce continental bénéfique et créer des millions d’emplois et d’opportunités, en particulier pour les femmes et les jeunes, selon Wambui Gichuri, vice-président par intérim de la Banque pour l’agriculture, les affaires humaines. L’enjeu est encore plus important face aux effets du réchauffement climatique et à la forte croissance démographique à travers le continent. Face aux perturbations, le soutien des pouvoirs politiques s’avère important en direction des petites et moyennes entreprises qui sont dans l’exploitation et la transformation agricole. Il s’agit d’améliorer la circulation des intrants et des aliments, d’accroître la production et l’accès à des aliments sains et nutritifs, de créer des équipes spéciales sur la sécurité alimentaire dans les pays, et de renforcer la capacité des organisations régionales à suivre les initiatives multinationales, préconise Wambui Gichuri. La rencontre réunira des chefs d’État ainsi que des représentants des gouvernements, de la société civile, du secteur privé et des communautés de recherche. Elle s’articule autour d’une dizaine de plateformes et groupes de travail thématiques portant sur des questions relatives aux investissements publics et privés dans l’agriculture, au commerce intra-africain et au fonctionnement des marchés nationaux et régionaux, à l’expansion de l’agro-industrie locale et des chaînes de valeur. Entre autres, l’accent sera mis sur les politiques et les investissements pour l’irrigation, la mécanisation, la transformation agricole, les systèmes alimentaires et nutritionnels. L’augmentation de la capacité des ménages agricoles et des systèmes agricoles à mieux se préparer et à s’adapter aux chocs, sera également au menu des discussions, ainsi que les politiques efficaces et intégrées et la digitalisation pour le partage des outils et connaissances agricoles, et la promotion de l’emploi des jeunes et des femmes dans le secteur. Société 08 sept. 2020


Enrôlement au Ravip et carte nationale d’identité biométrique: Nouvelle chance pour les retardataires du Nigeria
Les Béninois vivant au Nigeria qui ne se sont pas fait enregistrer lors du Recensement administratif à vocation d'identification de la population (Ravip), auront la possibilité de le faire. Une nouvelle chance leur a été accordée suite au plaidoyer qu’ils ont adressé au chef de l’Etat par le biais du gestionnaire mandataire de l'Agence nationale d'identification des personnes (Anip), Dr Cyrille Gougbédji. Sur autorisation du chef de l’Etat, Patrice Talon, et de son gouvernement, les Béninois résidant au Nigeria qui ne se sont pas fait enrôler lors du Recensement administratif à vocation d'identification de la population (Ravip) pourront désormais le faire. Une nouvelle opportunité leur est offerte. En effet, ils s’étaient rapprochés des responsables de la mission diplomatique du Bénin dans leur pays d’accueil afin d’adresser un plaidoyer au président de la République par l’intermédiaire de Dr Cyrille Gougbédji, gestionnaire mandataire de l'Agence nationale d'identification des personnes (Anip). Une demande à laquelle le chef de l’Etat a accédé. Tout comme leurs compatriotes qui les ont précédés, ils vont bénéficier non seulement de la carte nationale d’identité biométrique mais aussi d’acte de naissance sécurisé. Suivant le calendrier établi par l’Anip de concert avec la représentation diplomatique du Bénin au Nigeria, cette nouvelle opération de recensement sera lancée conjointement avec celle de distribution des cartes nationales d’identité biométriques à leurs bénéficiaires, au nombre de 35 000, qui avaient participé au Ravip et lancé la demande d’acquisition desdites cartes. Durant cette opération, les retardataires pourront, eux aussi, introduire leur demande pour se faire établir leurs cartes nationales d’identité biométriques. Formation des agents Comme annoncé il y a quelques jours, l’opération de distribution des cartes nationales d’identité biométriques aux 35 000 Béninois ayant précédemment participé à l’opération, est imminente. En prélude à cela, une délégation de l'Anip conduite par le gestionnaire mandataire, Dr Cyrille Gougbédji, séjourne en terre nigériane depuis vendredi 4 septembre dernier. Objectif : procéder à la formation des agents sélectionnés dans le cadre de la distribution desdites cartes. Rappelons que la détention de cette carte est une exigence des autorités nigérianes à l’endroit des étrangers vivant sur leur territoire. Pour elles, « ...Il faut donner la preuve du pays dont on est originaire par le biais d’une pièce d’identité aux normes. Et pour les ressortissants des pays ouest-africains, elles ont exigé qu’ils aient tout au moins la carte nationale d’identité biométrique, conformément aux recommandations de la Cedeao», a expliqué Cyrille Gougbédji lors de sa dernière conférence de presse au siège de son institution à Cotonou. Durant cette même sortie médiatique, le gestionnaire mandataire de l’Anip a rappelé, surtout à l’endroit des nationaux, que la carte nationale d’identité biométrique est désormais la carte instituée par la loi. Ainsi, les cartes établies dans les préfectures et qui sont toujours en cours de validité, demeurent valables jusqu’à expiration. Actualités 08 sept. 2020


57e Session de la conférence des chefs d'État et de gouvernement de la Cedeao: Le Bénin réitère son engagement pour l’intégration régionale
A Niamey, la capitale nigérienne où il représente le chef de l'État à la 57e Session de la conférence des chefs d'État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao), le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci réaffirme l'engagement sincère du Bénin pour l'intégration régionale. Le chef de la diplomatie béninoise a, lors de la 57e Session de la conférence des chefs d'État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao), porté d’importantes décisions prises par le chef de l’Etat, le président Patrice Talon. En effet, le ministre Aurélien Agbénonci a annoncé le soutien du Bénin au président du Ghana, Nana Akufo-Addo, ami du Bénin, pour briguer la présidence en exercice de la Cedeao. Il a, par la même occasion, informé la Conférence du soutien du Bénin à Mme Ngozi Okonjo-Iweala au poste de directrice générale de l’Organisation mondiale du Commerce (Omc) puis la reconduction de Moussa Faki Mahamat à la tête de la Commission de l’Union africaine. La rencontre de Niamey s’est tenue dans un contexte sécuritaire particulier avec en ligne de mire la question malienne qui a retenu l’attention des chefs d’État et de gouvernement ces dernières semaines, et la crise sanitaire liée à la Covid-19. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération a félicité le président de la République du Niger, président en exercice de la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement de la Cedeao, en fin de mandat, pour les nombreuses actions pertinentes engagées au cours de son mandat à la tête de la Conférence, particulièrement en cette période où la pandémie de la Covid-19 a durement éprouvé les différents pays. Au sujet de la situation politique au Mali, le ministre Aurélien Agbénonci a salué les décisions prises par la Communauté dans le cadre de la gestion de la crise politique et rappelé l’engagement du Bénin à accompagner la Cedeao dans la recherche d’une solution négociée pour le retour rapide à une situation apaisée. Il a, par ailleurs, souhaité que la Communauté reste attentive aux impacts réels des sanctions prises, afin de minimiser les effets sur les populations et l’économie malienne. Pour ce qui concerne la crise sanitaire liée à la pandémie du coronavirus, le ministre Aurélien Agbénonci a évoqué les mesures prises par le gouvernement béninois pour endiguer le mal et anticiper sur ses effets à venir. Il a réaffirmé le soutien du président Patrice Talon au Plan d’action communautaire pour la lutte contre la Covid-19 puis exprimé sa satisfaction pour les efforts déployés par la Cedeao pour accompagner les Etats membres dans le cadre de la riposte, et qui ont permis de limiter les conséquences initialement projetées sur les plans économique et social. La 57e Session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao tenue ce lundi est précédée de la 44e Session ordinaire du Conseil de Médiation et de Sécurité et de la 84e Session ordinaire du Conseil des ministres, les 4 et 5 septembre 2020 toujours à Niamey. Actualités 08 sept. 2020


Grand prix littéraire du Bénin: Les inscriptions pour la deuxième édition lancées
Les inscriptions pour la deuxième édition du Grand prix littéraire du Bénin sont lancées. Pour cette seconde édition, les participants ont jusqu’au 30 septembre prochain pour s’inscrire. Le Grand prix littéraire du Bénin consacre, cette année, trois œuvres littéraires de fiction, écrites en français par des auteurs de nationalité béninoise, dans les catégories : théâtre, roman et nouvelle. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 30 septembre prochain. Pour  cette seconde édition, la participation est ouverte aux œuvres d’auteurs de nationalité béninoise, publiées entre le 1er janvier 2016 et le 31 août 2020 inclus. « Les auteurs ne peuvent faire directement acte de candidature. Seuls les éditeurs détenteurs de l’agrément d’éditeur signé de la Direction des arts et du livre sont habilités à présenter des candidatures parmi les auteurs de leurs catalogues », indique un communiqué de presse. La participation par éditeur est limitée à trois titres d’auteurs différents au maximum. Les ouvrages d’auteurs collectifs ne sont pas éligibles. Pour faire acte de candidature, l’éditeur doit soumettre, sous pli fermé pour toute catégorie visée, à la Direction des arts et du livre, dix exemplaires identiques de l’œuvre, accompagnés de la fiche de candidature et d’une copie de l’agrément d’éditeur. Les dossiers de candidature comprenant des exemplaires de titres d’éditions différentes, ne seront pas acceptés. Le jury de la deuxième édition du Grand prix littéraire du Bénin est présidé par Raphaël Yebou, Maître de Conférences de grammaire et stylistique françaises et composé de Euphrasie Calmont Hounkponou et Habib Dakpogan. Le lauréat de chaque catégorie du Grand prix littéraire du Bénin reçoit, à titre individuel, une enveloppe financière d’un montant de deux millions (2 000 000) de francs Cfa. La Direction des arts et du livre s’engage, en outre, à acquérir auprès de chacun de leurs éditeurs respectifs, deux cent cinquante exemplaires de chaque titre, lauréat.   Culture 07 sept. 2020


Présidentielle 2021: La Société civile plaide pour des élections apaisées et inclusives
Réunies, vendredi 4 septembre dernier à Cotonou, à l’occasion d’une journée de réflexion organisée par Gerddes-Afrique avec l’appui de la Fondation Saai, des Organisations de la Société civile ont lancé un appel aux différents acteurs politiques pour des élections apaisées et inclusives en 2021. Le communiqué final issu des travaux de la journée de réflexion de la Société civile sur les prérequis pour une élection apaisée et inclusive, vendredi 4 septembre dernier à Cotonou, appelle les différents acteurs politiques à un dialogue pour un consensus. Un consensus pour des joutes électorales apaisées et tout aussi inclusives. Dans un contexte où des acteurs politiques admonestent certaines dispositions de la loi électorale, les Organisations de la Société civile privilégient la voie du compromis. Aussi bien les acteurs politiques que les gouvernants, tous sont invités à un dialogue politique pour lever tout obstacle susceptible de nourrir des conflits. Il s’agit à travers cet appel d’amener les différents acteurs à réfléchir autrement à la mise en application des lois et à s’engager pour la paix. S’estimant être une force de médiation au service de toutes les composantes du pays, les organisations de la Société civile indiquent que « nous avons besoin d’un pays développé et apaisé » et la tenue de l’élection présidentielle de 2021 dans la paix et la concorde est un pari à gagner. L'appel tient d’une volonté de prévenir d’éventuels conflits pendant cette phase de la vie du pays. A l’ouverture des travaux de cette journée de réflexion, Sadikou Alao, président de Gerddes-Afrique, a indiqué que face à la réforme du système partisan, la liste électorale et toute autre disposition électorale, la classe politique aura besoin de patience pour améliorer les textes et pratiques en matière électorale. Une tâche certes difficile mais pas impossible. « L’échéance électorale de 2021 revêt pour nous un grand intérêt et notre souhait à la Cena est que ces élections se déroulent dans la transparence et dans un climat de paix et de fraternité », a souligné Noélie Apity, représentante du président de la Commission électorale nationale autonome (Cena), tout en relevant la mission de veille citoyenne assurée par les Organisations de la Société civile dans le déroulement des processus électoraux. Actualités 07 sept. 2020


Un service 5 étoiles dans une administration béninoise
Depuis que j’ai fermé mes bureaux de Cotonou il y a quelques mois, Septembre était planifié pour être mon mois de reconversion. J’ai été triste de reconnaitre que mon entreprise www.TheServiceMag.com au Bénin s’était soldée par un échec malgré mes expériences d’entrepreneure de ces 12 dernières années au Rwanda et dans la région de l’Afrique de l’Est. Ici au Bénin, le contexte local n’a pas été réceptif à mes offres de services. Après plusieurs mois de réflexion, j’ai enfin décidé de me lancer entièrement dans ma passion. Pour ceux qui ne le savent pas, je suis passionnée de Culture, d’Art et d’Artisanat d’Afrique : la peinture étant un de mes hobbies, j’ai souvent exposé certaines de mes œuvres dans les pays où j’ai vécu. Mon activisme culturel m’amène aussi à organiser régulièrement des rendez-vous autour de la promotion de l’artisanat africain. Que ce soit pour mon engagement pour un Bénin sans sachets plastiques au travers de www.sachetheloue.org ou celui pour les œuvres sociales, je reste très optimiste pour notre pays. J’ai hâte de voir les Africains s’approprier avec fierté la valorisation de ce qui est fabriqué chez eux, par eux. J’ai toujours rêvé du jour où les Africains comprendraient le sens du ''Consommer Local'' sans complexe pour leurs besoins quotidiens. Mardi 1er Septembre, j’ai eu la chance de tomber sur un bailleur qui respecte sa parole et ses engagements. Cela faisait des mois que je cherchais un espace pouvant servir de galerie pour mon concept store www.KouleursdAfrik.com; une boutique qui serait un espace d’échanges pour faire connaitre les créations de nos artisans, dénichées avec grand amour dans plusieurs pays africains. En décidant de créer ce matin ma nouvelle entreprise sur www.monentreprise.bj , j’ai découvert un site fluide via lequel je devenais officiellement en quelques clics entrepreneure culturelle. Qui l’aurait cru ? Créer une entreprise en 10 minutes sur un téléphone? Et devinez quoi? Pour payer rien qu’un autre clic et le tour était joué en quelques secondes. Le service est tellement simple que je n’ai cessé d’apprécier le travail formidable de nos jeunes entrepreneurs du numérique comme KKiapay qui offre cette solution « magique» pour payer en ligne en toute sécurité. Ils méritent tous nos encouragements pour avoir simplifié la vie des usagers. Ayant décidé de me rendre à l’Apiex (Agence de Promotion des Investissements et des Exportations) pour complément d’information, j’y ai reçu un accueil professionnel. Un jeune homme élégamment habillé d’une tenue traditionnelle, portant un badge à son nom : Hervé Honvou, debout dans le hall pour accueillir tous ceux qui y rentraient. Jamais, je n’avais vu une administration publique dont le hall était simple, épuré, aéré, dénué du brouhaha habituel présent dans nos administrations publiques. Ma visite n’aura duré en tout et pour tout que cinq minutes, le temps qu’aura pris Hervé Honvou pour m’aider à compléter l’information en ligne. Me voilà ressortie de cette agence sourire large de satisfaction…comme une banane. Pour une fois, j’aurais aimé que la durée du service soit plus longue afin de profiter un peu plus de ce service si rare que l’on peine souvent à recevoir dans une administration publique mais malheureusement aussi dans le secteur privé. Notre pays qui se construit pas à pas est une fierté pour nous tous ; même s’il reste encore beaucoup à faire. Mais cette fierté doit nous amener, chacun dans son domaine, à améliorer le quotidien, à s’améliorer … Soyons exigeants pour offrir et recevoir le meilleur en tout. J’écris ces mots avec une grande émotion car cet exemple démontre qu’on peut y croire et y arriver. « Rien n'est permanent sauf le changement », disait Héraclite d'Ephèse. Ouvrons-nous au changement, ouvrons-nous à la possibilité de rêver car ce n’est qu’en rêvant du beau, du travail bien fait, que nous nous forcerons pour y arriver. Vive ce service public qui s’améliore au quotidien pour tous les citoyens. Vive le Bénin qui change? Par Sandra IDOSSOU Activiste Société 07 sept. 2020


Tourisme et Covid-19 : Effondrement du secteur
L’impact du coronavirus sur le tourisme, troisième secteur d'exportation de l'économie mondiale, est sans précédent. Une personne sur dix sur la planète est employée par cette branche représentant 7 % du commerce mondial en 2019. Au cours des cinq premiers mois de l’année, environ 320 milliards de dollars de recettes d’exportation tirées du tourisme ont été perdues. En Afrique, le domaine constitue 6,8 % de l’emploi et concerne près de 24,6 millions de personnes. Le tourisme représente une part importante des économies nationales, tant dans les pays développés que dans les pays en développement. Dans certains petits États insulaires en développement (Peid), il compte même pour près de 80 % des exportations. Conscient de la situation, le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a publié récemment une note d’orientation sur l'impact socio-économique de la pandémie sur le domaine. Selon le document, au cours du premier semestre, les arrivées des touristes ont diminué de plus de moitié. L'Organisation mondiale du tourisme (Omt) prévoit d’ailleurs une baisse de 60 à 80 % des déplacements internationaux en 2020. Manque à gagner Des données de l’Omt montrent que désormais, 100 à 120 millions d'emplois directs sont menacés. De janvier à mai, la pandémie aurait coûté 320 milliards de dollars au secteur touristique.L’Unesco a révélé que 90 % des musées du monde ont été contraints de fermer au plus fort de la pandémie et que plus de 10 % pourraient ne jamais rouvrir. Une diminution de 60 à 80 % du nombre des touristes internationaux pour l'année 2020 est prévue avec des pertes pouvant atteindre au total 910 à 1 200 milliards de dollars.Pour sa part, la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (Cnuced) prévoit une perte de 1,5 % à 2,8 % du Pib mondial. L’Europe inquiète Deuxième destination touristique au monde, l’Espagne a vécu l’un des confinements les plus stricts au monde. Le retour à la normale s’est doucement opéré au mois de juillet, mais malgré le déconfinement et la réouverture des frontières le 21 juin, selon les données provisoires publiées le 31 août par l’Institut national de la statistique, les réservations de logements touristiques hors hôtellerie ont chuté de 49,9 % sur un an. L’inquiétude est de mise car le secteur représente 12 % du Pib national. Autre destination européenne privilégiée, la Grèce où la réouverture des frontières a entraîné une augmentation impressionnante de cas.Les autorités se demandent si l'ouverture du pays pour limiter la récession annoncée était vraiment une bonne décision. L’Afrique encaisse le choc Très prisé par les touristes internationaux, l’Afrique du Sud est le pays qui concentre la moitié des infections du continent. Le gouvernement a mis en place un confinement très strict qui a grandement touché, entre autres, l’activité touristique. Selon le Conseil mondial du voyage et du tourisme, le secteur du tourisme contribue indirectement à 8 % du Pib sud-africain et fait travailler un million et demi de personnes. L’assouplissement des mesures autorise désormais les Sud-Africains à fréquenter leurs parcs naturels et ainsi de renflouer en partie leurs caisses. Situation semblable pour le Maroc qui devrait voir une perte de 10 millions de touristes. A l’heure actuelle, 70 % des 1 500 établissements hôteliers sont fermés. En 2018, le tourisme représentait 7 % du Pib marocain, avait créé 500 000 emplois directs et plus de deux millions d’emplois indirects. L’inquiétude est grande car l’état d’urgence sanitaire est toujours en vigueur jusqu’au 10 septembre. Economie parallèle Nombre des emplois du secteur du tourisme relèvent de l’économie parallèle ou de micro, petites et moyennes entreprises. Celles-ci emploient une forte proportion de femmes et de jeunes qui figurent parmi les plus menacés par l’impact du coronavirus. Antonio Guterres a constaté que « si la crise a fortement secoué les économies développées, elle a plongé les pays en développement, en particulier de nombreux petits États insulaires en développement et pays africains, dans une véritable situation d’urgence. » En Afrique, l’économie informelle représente entre 70 et 90 % de l'économie selon les pays. Groupes vulnérables particulièrement touchés Pour les femmes, les populations rurales, les peuples autochtones et nombre d’autres groupes historiquement marginalisés, le tourisme est un vecteur d’intégration, d’autonomisation et de génération de revenus. Le secteur est également un outil essentiel à la préservation du patrimoine naturel et culturel.La baisse des revenus a entraîné une intensification du braconnage et une accélération de la destruction des habitats dans les zones protégées et autour de celles-ci, et la fermeture de nombreux sites du patrimoine mondial a privé les populations de moyens de subsistance indispensables. Reconstruire le tourisme Le rapport de l'Onu indique que la crise de la Covid-19 est un moment décisif pour aligner l'effort de maintien des moyens de subsistance dépendant du tourisme sur les objectifs de développement durable (Odd) afin d'assurer un avenir plus résilient, plus inclusif, plus neutre en carbone et plus économe en ressources. Selon l’Onu, la reconstruction de secteur «doit se faire en toute sécurité et de manière équitable, et ne doit pas avoir d’incidence sur le climat. » Les émissions de gaz à effet de serre liées aux transports pourraient connaître une forte hausse si la reprise n’est pas en phase avec les objectifs climatiques. D’après le chef de l’Onu, « il faut construire une expérience de voyage durable et responsable qui garantisse la sécurité des communautés d’accueil, des travailleurs et des voyageurs». Il souhaite qu’une feuille de route soit établie pour transformer le tourisme en cinq actions prioritaires. Il s’agit d’atténuer les impacts socio-économiques, de stimuler la compétitivité & la résilience, de faire progresser l’innovation & la transformation numérique, d’encourager la croissance verte, de stimuler la coordination et les partenariats pour transformer le secteur en vue de de réaliser les Objectifs de développement durable (Odd). La Cnuced aidera à mettre en œuvre certaines de ces mesures pour une industrie touristique plus prospère dans le sillage de la pandémie de coronavirus lors de sa conférence quadriennalequi se tiendra à Bridgetown, à la Barbade, du 25 au 30 avril 2021. Economie 07 sept. 2020


Formation en industrie de couture et de broderie: De nouveaux spécialistes sur le marché de l’emploi
Des apprenants en industrie de couture et de broderie en fin de formation à Olabodé Foundation ont reçu leur parchemin, vendredi 4 septembre dernier, lors d’une cérémonie festive au Centre de promotion artisanale de Cotonou. C’était en présence des autorités préfectorales, de la direction départementale des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle et du ministère des Affaires sociales et de la Microfinance. Etablie au Bénin depuis 2014, Olabodé Foundation intervient aux côtés des personnes vulnérables, notamment les femmes, les enfants et les personnes en situation difficile. Elle forme également les jeunes en industrie de couture et de broderie dont certains ont reçu leur parchemin, vendredi 4 septembre dernier, au Centre de promotion artisanale de Cotonou. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet dénommé ‘’Trace ta carrière avec ou sans le Bac’’ mis en œuvre par Olabodé Foundation depuis 2019. Il s’agit d’une formation accélérée de six mois en couture et en broderie qui contribue à la réduction du taux de chômage au Bénin, selon Ibrahim Olabodé Amoussa, président-directeur général de la fondation. « L’action qui nous réunit est la mise en œuvre des projets de spécialisation des jeunes dans l’industrie de couture et de broderie », a-t-il souligné. Le projet « Trace ta carrière avec ou sans le Bac» vise d’après lui à spécialiser les femmes et les jeunes dans l’industrie de la couture et de la broderie, le service du volontariat et du développement au sein de la jeunesse. Il vise aussi à aider le Bénin à atteindre une meilleure croissance économique, a-t-il indiqué. Ibrahim Olabodé Amoussa entend promouvoir l’entrepreneuriat des jeunes à travers cette initiative. « L’industrie de la couture et de la broderie est un domaine qui regroupe assez de compétences. Mais ce secteur manque de main-d’œuvre», a fait remarquer Ibrahim Olabodé Amoussa, selon qui, les lauréats ont reçu des formations multisectorielles accélérées qui leur ont donné des aptitudes pour s’installer dans l’industrie de la couture et de la broderie. Sa fondation compte étendre la formation sur toute l’étendue du territoire national. À ce titre, il lance un appel aux gouvernants et aux partenaires techniques et financiers à soutenir le programme qui vise non seulement à réaliser le plan national de développement, mais aussi l’atteinte des objectifs du développement durable. En dehors de la couture et de la broderie, la fondation mène d’autres actions au profit des couches vulnérables. Charlemagne Andoche Amoussou, ancien président de l’Association des stylistes du Bénin, a souligné qu’il y a une technicité à apprendre dans la culture. L’industrie de la mode, pense-t-il, a besoin de main-d’œuvre pour son développement au Bénin. La formation de courte durée au profit des gens aptes pour tourner la chaîne de production est une œuvre utile qui contribue à la valorisation du secteur, d’après lui. Pour le préfet du Littoral, Jean Claude Codjia, ce genre d’initiative vient appuyer les actions du gouvernement dans le cadre de la prise en charge des jeunes des villes du Bénin. Il se dégage une synergie entre les actions de la fondation et la vision du président Patrice Talon d’accorder une place de choix aux formations techniques, a poursuivi le préfet Jean Claude Codjia. Pour ce faire, il a invité d’autres entreprises à emboîter le pas à Olabodé Foundation qui a le sens de la responsabilité sociétale. La représentante de la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Élise Kossoko, a félicité la fondation qui a fait l’option de contribuer au développement des jeunes défavorisés. Société 07 sept. 2020


Admission au Baccalauréat session de juillet 2020: Une mention ‘’Assez-Bien’’ à la prison de Parakou
Sur les trois candidats détenus de la prison civile de Parakou présentés au Baccalauréat session de juillet 2020, deux sont admis dont un avec la mention ‘’Assez-Bien’’. Ces deux lauréats ont été célébrés, samedi 5 septembre dernier dans l’enceinte de la maison d’arrêt, par l’Agence pénitentiaire du Bénin. Les deux détenus de la prison civile de Parakou admis à l’examen du Baccalauréat, session de juillet 2020, et dont l’un a obtenu la mention ‘’Assez-Bien’’, ont été félicités, samedi 5 septembre dernier. C’est au cours d’une cérémonie organisée à l’initiative du chef de l’Etat à travers l’Agence pénitentiaire du Bénin et qui a eu pour cadre l’enceinte de la maison d’arrêt. La trentaine, les deux bacheliers ont reçu leurs récompenses des mains du directeur général de l’Agence pénitentiaire du Bénin (Apb), Jiles Yèkpè. C’était devant une assistance sidérée de constater l’exploit réalisé par ces deux détenus. Dans un pays où la justice est équitable, insiste le directeur général de l’Apb, il y a beaucoup d’espoirs, pourvu que nous-mêmes, nous y croyions. « Vous y aviez cru et je vous félicite », a-t-il fait observer, en remettant aux deux lauréats, leurs récompenses. Il s’agit d’une enveloppe financière symbolique et d’un trophée en bois. Emus par la sollicitude dont ils font l’objet, les deux lauréats ont loué l’initiative. Reconnaissants, ils ont promis de ne plus tomber dans les travers ni de se mettre en conflit avec la société. N’eût-été la disponibilité dont leurs enseignants ont également fait preuve, ce résultat qui fait la fierté de la prison civile de Parakou, n’aurait pas été obtenu. « Tout cela a également été possible grâce à leur détermination », a confié leur encadreur principal, Ahmed Dankoro. « On peut venir en prison, se battre, se refaire et à la sortie de la prison, avoir une vie heureuse », a indiqué le procureur de la République près le Tribunal de première instance et de première classe de Parakou, Nouroudine Bakary, prenant le cas des deux détenus comme exemple. Cette année, l’Agence pénitentiaire du Bénin a présenté quatre candidats aux divers examens scolaires. La réussite de ces deux détenus vient donc encourager cette institution qui ne cesse d’investir dans les séances de renforcement et de mise à niveau des détenus désireux de poursuivre les études. C’est dans la série D que les deux pensionnaires de la maison d’arrêt de Parakou ont décroché leur diplôme du Baccalauréat. Société 07 sept. 2020


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