La Nation Bénin...
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Le député Léon Ahossi a animé, vendredi 2 septembre dernier à la Maison des jeunes d’Athiémé, une journée de réflexion à l’intention des militants de l’Union fait la nation (UN). Au terme des échanges, les participants ont non seulement approuvé les réformes devant muer l’alliance en un parti politique «unifié et fort», mais ont aussi donné un blanc-seing à leur mandataire, Léon Ahossi.
L’alliance de partis et mouvements politiques dénommée l’Union fait la nation s’engage dans un élan de fusion de ses différentes composantes. Ce qui, à terme, donnera lieu à une nouvelle ère de militantisme sous l’égide d’un seul parti. Le moyen pour y parvenir se veut un cheminement inclusif décliné en des séances d’échanges avec les militants à la base. Lesquelles séances commencées depuis vendredi 12 août dernier vont s’achever le 9 septembre prochain.
A Athiémé dans le département du Mono, ce fut le tour vendredi 2 septembre dernier des militants de la 17e circonscription électorale parmi lesquels figurent plusieurs candidats aux dernières élections nationales et des conseillers de la commune hôte conduits par le maire Joseph Anani. La rencontre est intitulée «Journée de réflexion» dont le décor sera planté par du député Léon Ahossi. «Je vous transmets de la part du bureau politique transitoire, les salutations militantes et les messages forts qui contribueront à redynamiser l’UN et à lui faire reconquérir sa première place sur l’échiquier politique», annonce le député. Ces messages, dira-t-il, portent sur «les conclusions et recommandations de la journée de réflexion du dimanche 29 mai dernier, la participation de l’alliance à la présidentielle et, les tâches consécutives».
Dans le fond, plusieurs réformes ont été envisagées, selon le député. A l’en croire, des cendres de l’alliance, il est attendu, avant la fin de l’année en cours, un parti qui sera structuré en diverses sections tels que le groupement des artisans à côté de celui des cadres. Quant aux adhésions, poursuit-il, elles seront bientôt consacrées par le paiement de cotisations et la délivrance des cartes de militants. De même, prévient-il, le privilège d’aller aux élections sous la bannière de l’UN ne reviendra qu’aux militants en règles vis-à-vis de la nouvelle formation politique. In fine, l’alliance va se muer en un parti politique unifié, mieux gouverné et présent dans toutes les localités du pays, laisse entendre Léon Ahossi.
Oui, mais…
A sa suite, beaucoup de participants ont salué l’initiative de la rencontre et la pertinence des réformes non sans avoir émis quelques réserves. Au nombre de celles-ci, des militants veulent voir les dirigeants actuels passer la main à une nouvelle équipe pour conduire la formation en gestation. Ils veulent que le député propose la mise en place de garde-fous pour éviter que les nouveaux adhérents ne fassent pas ombrage aux militants de premières heures.
Concernant ces derniers «lésés» dans le cadre des divers programmes à caractère social mis en œuvre sous le régime défunt, des participants ont réclamé justice de la part du régime en place dont se réclame l’Union fait la nation. Selon leur entendement, il faudra relancer lesdits programmes notamment le Fonds national de promotion de l'entreprise et de l’emploi des jeunes (FNPEEJ).
L’échec du député au poste de 2e secrétaire parlementaire en dépit de ses trois mandats au Parlement n’est pas passé sous silence. Après les explications fournies par l’intéressé, les participants ont marqué leur adhésion aux réformes par applaudissement et donner un blanc-seing à leur mandataire, Léon Ahossi. Pour finir, ce dernier a promis de rencontrer prochainement les militants par communes pour des séances de reddition de comptes au sujet de ses activités à l’Assemblée nationale. Sa circonscription électorale compte Athiémé, Comé et Grand-Popo, trois communes du département du Mono ?

Dans le cadre de sa participation au Prix Béninois de la qualité, une délégation de trois auditeurs de la coordination nationale du Prix qualité de l’UEMOA a évalué, vendredi 3 septembre dernier, le système qualité de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip). Au terme de cette évaluation, les auditeurs ont salué les efforts qui se font au niveau de cet Office pour satisfaire sa clientèle avant de relever des écarts que la direction générale et les pilotes de processus ont pris l’engagement de corriger.
« Il y a du potentiel. On sent à travers le personnel, une bonne dynamique. Toutes les conditions sont réunies pour avoir quelque chose de profitable concernant la qualité». L’auditeur Youssouf Mama Sika n'a pas caché sa satisfaction au terme de la séance marathon d’évaluation de près de 4 h d’horloge. Accompagné de ses collègues, René Akowanou et Abdou Océni, le coordonnateur technique national du système qualité Afrique de l’Ouest, a soumis l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) à un véritable examen probatoire.
Le Service commercial, la Rédaction du journal La Nation, la Section messagerie, l’Imprimerie, la Section photo, la Documentation, la Cellule informatique, le moindre secteur impliqué dans la chaîne de production de l’office a été scruté au plus près. A la fois taquin et tatillon, Youssouf Mama Sika a parfois glissé quelques peaux de bananes à ses hôtes. «Vous déplacez-vous vers les clients pour prendre en compte leurs exigences?», lance-t-il à la Section messagerie. Mobilisé pour la circonstance, tous les pilotes de processus de l’Onip ont su défendre leur label. «Nous avons des dépositaires auprès de qui nous recensons les éventuelles plaintes», répond Marie-Madeleine Akoffodji, chef Service commercial. «Le dernier client est servi à 10h au plus tard chaque jour», ajoute-elle.
A la Rédaction comme à la Section documentation, le travail abattu sur place a été salué par les évaluateurs. Notamment, la numérisation grâce à laquelle les documents sont sauvegardés. «Je puis vous dire modestement que peu de structures disposent d’archives aussi fournies au Bénin», a affirmé la responsable de la section, Hyacinthe Koudhorot.
A l’Imprimerie, les prouesses des machines de dernière génération ont été vantées par son directeur, Edmond Zossoungbo. «Nous avons la version film, la version plaque et la version calque», a-t-il souligné sous le regard admirateur des auditeurs.
Satisfecits et recommandations
Les échanges ont débouché sur des recommandations afin de ferrer davantage les clients. René Akowanou a plaidé pour un meilleur suivi des abonnés. «C’est un domaine très concurrentiel. La veille à ce niveau doit être permanente», a insisté Youssouf Mama Sika. Il a également souhaité le lancement d’une étude pour déterminer la part du marché de l’Onip, au sein de son environnement. Cela participe, souligne-t-il, d’une démarche pour faire rêver le client.
«Nous allons nous mettre au travail conformément aux axes d’amélioration qu’ils nous ont dégagés, afin d’être au top à leur prochaine visite. Nous voulons être les meilleurs concernant la qualité», a déclaré Camille Guy H. Adinci, directeur général de l’Onip.
Selon Youssouf Mama Sika, c’est toujours bien pour une entreprise engagée dans la démarche qualité, de se confronter aux autres. Cela permet, poursuit-il, de développer une émulation du système.
La participation de l’Onip à cette 5e édition du prix Béninois de la qualité, s’inscrit dans le cadre de l’opportunité offerte par le gouvernement aux entreprises de se mettre en conformité avec les méthodes de production des entreprises de la sous-région.
Le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, avait en effet instruit ses homologues à faire participer toutes les entreprises sous leur tutelle. Le nombre d’exigences varie selon chacun des 4 niveaux. Le 3e niveau pour lequel, l’Onip a postulé en comporte 27. «Nous sommes très confiants», s’est félicité Camille Guy Adinci, réaffirmant l’engagement de sa structure à placer le client au cœur de ses stratégies.

Les matches de la 6e et ultime journée des éliminatoires de la CAN, Gabon 2017, avec comme principal enjeu, les six places qualificatives restantes pour la phase finale, se sont joués en fin de semaine dernière. A l’occasion, les Aigles du Mali et les Ecureuils du Bénin, respectivement premiers et deuxièmes du groupe C avec 13 et 11 points, étaient aux prises dimanche 4 septembre au stade du 26 mars à Bamako. A l’arrivée, ce sont les Maliens qui ont conforté leur place de leader en l’emportant (5-2). Un résultat qui a ruiné les espoirs du Bénin qui nourrissaient le rêve d’effectuer le voyage du Gabon au mois de janvier prochain, tout au moins en qualité de meilleurs deuxièmes.
En fin de semaine dernière, la plupart des stades du continent africain ont vibré aux rythmes des matches de l’ultime journée des éliminatoires de la 30e édition de la CAN dont la phase finale aura lieu du 14 janvier au 5 février 2017 au Gabon. Ainsi, les Aigles du Mali qui avaient déjà validé leur ticket depuis la précédente journée recevaient, dimanche 4 septembre au stade du 26 mars à Bamako, les Ecureuils du Bénin.
C’est avec des objectifs bien définis que chacune des deux sélections ont abordé la partie dirigée par l’arbitre égyptien, Ghead Grisha, assisté de ses compatriotes Tahssen Abo EL sadat Bedyer, Ayman Degaish et Ibrahim Nour El Din, respectivement 1er arbitre assistant, 2e arbitre assistant et arbitre de table. Pour les Maliens qui évoluaient sur leurs propres installations et devant leur public, il s’agissait de finir la campagne de qualification en beauté. Outre terminer invaincus au cours de cette phase de poule des éliminatoires, l’entraîneur Alain Giresse et ses poulains voyaient également dans cette explication, une opportunité pour préparer leur déplacement à Abidjan, début octobre, face aux Eléphants de la Côte d’Ivoire, dans le cadre de la première journée des éliminatoires de la Coupe du Monde Russie 2018. Il leur fallait gagner à tout prix, pour voir leur capital confiance être renforcé avant ce derby qui est en vue.
En ce qui concerne Stéphane Sessègnon et ses coéquipiers, les données étaient claires. Au moins un match nul ou une défaite sur un score raisonnable face aux Maliens déjà qualifiés, ferait leurs affaires. Malheureusement, ce ne fut pas le cas. Méconnaissables, perdus et empruntés, les poulains d’Oumar Tchomogo ont été malmenés dans tous les compartiments du jeu, par de jeunes joueurs maliens. C’est dès la 18e mn, qu’ils ont été cueillis à froid grâce à une inscription de Sambou Yatabaré. Quelques minutes après, c’est Abdoulaye Diaby qui corsera le score, plus précisément à la 35e. Il sera suivi à la 38e mn par son coéquipier, Moussa Maréga. Avant la pause, Frédéric Gounongbé parviendra à réduire le score. A la reprise, le calvaire des Ecureuils s’est poursuivi avec l’inscription de deux autres buts maliens par Adama Traoré et Moussa Doumbia, respectivement à la 64e et à la 79e mn. Stéphane Sességnon, dans le temps additionnel, ramènera le résultats à 5 buts à 2.
En somme, c’était un naufrage collectif, une grande désillusion dont ne se remettront pas facilement les Ecureuils. Du coup se sont envolés leur rêve de se qualifier, même en tant que meilleurs deuxièmes, pour le festin royal réservé aux 16 meilleures sélections du continent à partir de janvier prochain au Gabon.
Des espoirs ruinés
Battu (5-2 ), les Ecureuils restent donc bloqués à 11 points et un goal avérage de +2. Conséquence, ils sont désormais éliminés. Les Cranes de l’Ouganda et les Eperviers du Togo sont les deux sélections qui s’adjugent les deux places de meilleurs deuxièmes. Les Ecureuils auront désormais leurs yeux pour pleurer car, l’une de ces deux places était à leur portée.
Sports 05 sept. 2016

Le commerce et la vente illicites des médicaments subiront une lutte implacable dans les jours à venir. Au cours de sa réunion hebdomadaire du jeudi 1er septembre, le gouvernement a décidé de concrétiser au Bénin, l’opération Pangéa IX pour aller en guerre contre les faux médicaments.
Le Conseil des ministres du jeudi 1er septembre a autorisé l’organisation au Bénin de l’opération Pangéa IX qui mobilisera cinq départements ministériels pour lutter contre la criminalité pharmaceutique transnationale. L’opération Pangéa IX est une initiative de l’Organisation internationale de police criminelle (Oipc Interpol) qui vise d’une part à sensibiliser les populations aux effets nuisibles de la consommation des médicaments vendus en dehors du circuit réglementaire. D’autre part, elle a pour but de démanteler les réseaux de trafiquants de faux médicaments et engager les poursuites judiciaires contre les personnes impliquées.
Intercepter, saisir et détruire les stocks de médicaments provenant du trafic illicite, a expliqué au cours de son traditionnel point de presse, le ministre d’Etat, secrétaire général à la présidence de la République font également partie de son champ d'actions.
Le Conseil des ministres a également connu de l’épidémie de choléra qui sévit actuellement dans trois départements du Bénin. Une communication présentée par le ministre de la Santé a fait le point de la situation et des dispositions prises pour gérer les 129 cas actuellement enregistrés. S’y penchant, le Conseil des ministres révèle le ministre d’Etat Pascal
Irénée Koupaki, a demandé au ministre de la Santé, primo, de prendre gratuitement en charge les personnes déjà atteintes par le mal et secundo, d’agir pour enrayer la propagation et maitriser la situation. Il lui a été également demandé d’assurer le renforcement de la surveillance épidémiologique et de protéger les populations non touchées ?

Les sept derniers qualifiés pour la phase finale de la 30e édition de la CAN de football, prévue du 14 janvier au 5 février 2017 au Gabon, seront connus cette fin de semaine, à l’occasion de la 6e et dernière journée des éliminatoires. Encore en course comme 13 autres sélections, les Ecureuils du Bénin iront chercher leur qualification au stade du 26 mars de Bamako, dimanche 4 septembre prochain, face aux Aigles du Mali.
Au pays hôte, le Gabon, qualifié d’office, s’étaient déjà ajoutés avant l’ultime journée des éliminatoires, le Maroc, la Guinée Bissau (groupe E), l’Egypte (groupe G), le Ghana (groupe H), l’Algérie (groupe J), le Sénégal (groupe K), le Zimbabwe (groupe L) et le Cameroun (groupe M). Cet après-midi jusqu’au dimanche 4 septembre prochain, ce sont le Bénin, le Burkina Faso, le Cap-Vert, la Centrafrique, la Côte d’Ivoire, l’Ethiopie, le Liberia, la Mauritanie, l’Ouganda, la RD Congo, la Sierra Leone, la Swaziland, le Togo et la Tunisie qui partiront à l’assaut des sept derniers tickets encore disponibles.
Pour ce faire, le Bénin a rendez-vous à Bamako, avec les Aigles du Mali. Ce sera pour un match considéré comme une finale dont l’enjeu sera la première place du groupe C. Tout autre résultat autre que la victoire, sera suicidaire pour Oumar Tchomogo et ses poulains. Ils quittent Cotonou cet après-midi pour la capitale malienne. Avant eux, ce sont quatre bus de supporters qui sont partis en direction de Bamako, un peu plus tôt jeudi 1er septembre.
Depuis N’Djamena où, il était en transit pour Bamako, le président du Comité exécutif de la FBF, Moucharaf Anjorin, a tenu à louer la grande mobilisation derrière les Ecureuils en route pour leur quatrième qualification à une phase finale de la CAN. «Oublions tout ce qui nous divise et restons en union de prière avec les Ecureuils en passe d’aller arracher leur qualification à Bamako, comme ils l’avaient fait à Freetown, face à la Sierra Leone, en 2010. Le rêve nourri par tout un peuple a toujours été béni par Dieu. Les mânes de nos ancêtres accompagneront les Ecureuils. Par rapport au combat qu’ils mènent pour l’épanouissement d’une jeunesse béninoise désemparée, comment ne pas remercier le chef de l’Etat, Patrice Talon et son ministre en charge des Sports, Oswald Homéky», a-t-il confié comme message.
Le point dans les différents groupes :
Groupe A
Tunisie # Liberia
Togo # Djibouti
Classement : 1er Liberia (10 pts, +6), 2e Tunisie (10 pts, +10),
3e Togo (8 pts, +2), 4e Djibouti (0 pt, -18).
Groupe B
RD Congo # Centrafrique
Angola # Madagascar
Classement : 1er RD Congo (12 pts, +7), 2e Centrafrique (10 pts, +2), 3e Angola (4 pts, -2), 4e Madagascar (2 pts, -7)
Groupe C
Mali # Bénin
Guinée Equatoriale # Soudan du Sud
Classement : 1er Mali (13 pts, +7), 2e Bénin (11 pts, +5),
3e Soudan du Sud (3 pts, -8), 4e Guinée Equatoriale (1 pt, -3)
Groupe D
Burkina Faso # Botswana
Ouganda # Comores
Classement : 1er Burkina Faso (10 pts, +3), 2e Ouganda (10 pts, +3), 3e Botswana (6 pts, -2), 4e Comores (3 pts, -4)
Groupe E
Zambie # Kenya
Congo # Guinée Bissau
Classement : 1er Guinée Bissau (10 pts, +1), 2e Congo (6 pts, +1),
3e Zambie (6 pts, +0), 4e Kenya (4 pts, -2)
Groupe F
Cap-Vert # Libye
Maroc # Sao Tomé et Principe
Classement : 1er Maroc (13 pts, +7), 2e Cap-Vert (9 pts, +5),
3e Libye (4 pts, +1), 4e Sao Tomé (3 pts, -13)
Groupe G
Nigeria # Tanzanie
Classement : 1er Egypte (10 pts, +5), 2e Nigeria (2 pts, -1), 3e
Tanzanie (1 pt, 5)
Groupe H
Mozambique # Maurice
Ghana # Rwanda
Classement : 1er Ghana (13 pts, +11), 2e Rwanda (6 pts, +3),
3e Maurice (6 pts, -11), 4e Mozambique (4 pts, -3)
Groupe I
Côte d’Ivoire # Sierra Leone
Classement : 1er Côte d’Ivoire (5 pts, +1), 2e Soudan (4 pts,-1),
3e Sierra Leone (4 pts)
Groupe J
Ethiopie # Seychelles
Algérie # Lesotho
Classement : 1er Algérie (13 pts, +14), 2e Ethiopie (8 pts, -4),
3e Seychelles (4 pts, -4), 4e Lesotho (3 pts, -5)
Groupe K
Sénégal # Namibie
Niger # Burundi
Classement : 1er Sénégal (15 pts, +9), 2e Burundi (6 pts, -2),
3e Namibie (6 pts, -2), 4e
Niger (3 pts, -5)
Groupe L
Guinée # Zimbabwe
Malawi # Swaziland
Classement : 1er Zimbabwe (11 pts, +8), 2e Swaziland (8 pts, -4),
3e Guinée (5 pts, -1), 4e Malawi (2 pts, -5)
Groupe M
Afrique du Sud # Mauritanie
Cameroun # Gambie
Classement : 1er Cameroun (11 pts, +3), 2e Mauritanie (7 pts, +1),
3e Afrique du Sud (6 pts, +2), 4e Gambie (2 pts, -6)

Installés depuis des lustres, le long du pan Est de la clôture de l’aéroport international Bernadin Cardinal Gantin de Cadjèhoun, des fleuristes ont été déguerpis jeudi 1er septembre sur ordre de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique (Asecna). Pour les indélicats du jour, la pilule, quand bien même administrée selon les règles en la matière, reste amère et destructrice.
Des maniements d’une pelle mécanique hydraulique comme sur un chantier. Mais, c’est plutôt sur un terrain de fleurs. Dans l’atmosphère mi-sèche de l’après-midi du jeudi 1er septembre, l’engin détruit sans répit, l’installation-combien immense- des fleuristes à côté de l’une des palissades de l’aéroport international Bernadin Cardinal Gantin de Cadjèhoun. La scène suscite un attroupement aux abords de l’échangeur de Houéyiho. «Ça fait pitié !», «ce n’est pas normal !», «que de pertes ! ». Autant d’exclamations lâchées par les curieux. Cela décrit la désolation de ces fleuristes qui, regards larmoyants, assistent impuissants à ce coup de force de l’Asecna.
Pieds nus et pagne noué, Maman Isaac toise les acteurs du déguerpissement. Sous le choc, elle use d’un langage amer pour traduire son émotion. «C’est mauvais ce qu’ils font. C’est un péché», déclare-t-elle abattue. «Il y a une semaine, nous avons été informés par la mairie. Et voilà, qu’aujourd’hui, ils viennent avec leur bulldozer tout casser», explique-t-elle. En faisant allusion au programme de l’Etat «10 millions d’âmes, 10 millions d’arbres», un des spectateurs déplore l’agressivité utilisée dans le cas d’espèce pour «dévaster cet espace vert » sans une perspective claire de réinstallation des fleuristes. Le désarroi est palpable.
Bouche bée
De part et d’autre, différentes espèces de fleurs et d’arbres ainsi que leurs pots sont écrabouillés avec les va-et-vient de la pelleuse. Une horde d’agents de la police municipale et de la gendarmerie veillent au grain. Quelques clients veulent profiter de la situation pour payer à vil prix les fleurs.
Autrefois attrayant par sa beauté, l’endroit est dépourvu de son éclat en moins d’une heure. Cela suscite l’inquiétude de Yves Ariori, zémidjan assis sur sa moto. Il s’écrie: «Que vont-ils faire avec cet espace?, pourvu qu’ils l’entretiennent».
L’opération n’est pas inscrite dans le cadre du déguerpissement des vendeurs initié par la municipalité de Cotonou. Commanditée par l’Asecna, elle vise exclusivement les fleuristes. Retrouvée sur place et questionnée sur le sujet, l’équipe chargée de l'opération a adopté la règle de l’omerta pour s’extirper. «Adressez-vous à l’huissier», signifie l’un d’eux. Approché, celui-ci est également resté bouche bée.
Selon les informations recueillies sur place, l’Asecna avait exigé des fleuristes, l’observation d’un écart de six mètres entre leurs installations et la clôture de l’aéroport. Cette recommandation vieille de plusieurs années, n’a jamais été suivie d’effets.
Roland Afanou un des fleuristes joue la carte de la franchise. « Je ne m’en souviens pas exactement mais cela fait plus de 15 ans qu’ils nous avertissent», reconnaît l’homme en sueur, s’affairant à déplacer vers le trottoir ses quelques objets épargnés par la casse.

Le Bénin disposera dans les tout prochains mois d’une loi qui régira le Partenariat public-privé. La proposition de loi déposée à cet effet est au cœur, depuis jeudi 1er septembre à Grand Popo, d’un séminaire organisé par le gouvernement pour une bonne appropriation du texte par les députés avant son vote. Les travaux ont été ouverts par le 2e vice-président de l’Assemblée nationale, Robert Gbian.
«Malgré les avancées considérables notées dans l’application de la loi n° 2009-02 du 07 août 2009 portant code des marchés publics et des délégations des services publics en République du Bénin, force est de constater qu’aujourd’hui elle nécessite d'être complétée afin de répondre aux nombreuses attentes des acteurs du secteur privé ». C’est par ses mots que le député Jean-Michel Abimbola, président de la Commission du plan, de l’équipement et de la production du Parlement et président du comité d’organisation des travaux de ce séminaire résume toute l’importance de cet atelier. Selon lui, l’adoption de la loi portant cadre juridique du Partenariat public-privé permettra de corriger tant soit peu les insuffisances notées dans l’application du code des marchés publics et de rassurer les investisseurs privés désireux d’entrer en partenariat avec l’Etat. C’est donc pour faciliter l’étude de ce texte au Parlement que le gouvernement a décidé d’outiller les députés sur le contenu de cette proposition de loi portant cadre juridique du Partenariat public-privé (Ppp).
Au cours du séminaire qui a démarré hier à Grand-Popo et qui prend fin ce jour, les participants auront à s’approprier le contenu du texte avec un regard croisé sur le Code des investissements publics et le Code des marchés publics et des délégations publiques en République du Bénin.
Ouvrant les travaux, le 2e vice-président de l’Assemblée nationale, Robert Gbian a remercié le gouvernement pour avoir accepté de financier l’organisation de ce séminaire autour de cette proposition de loi qui demeure, selon lui, un texte de développement pour le Bénin. Il a invité les participants à accorder une attention soutenue aux différentes communications qui leur seront présentées par d’éminents experts tels que le juriste Serge Prince Agbodjan et Magueye Dia représentant la Banque mondiale. Lesquelles communications ont, entre autres, pour thèmes : «Partenariat public-privé : enjeux et perspectives», «Regard croisé sur le Code des investissements publics», «Le Code des marchés publics et des délégations des services publics avec le partenariat public-privé», «Cadre juridique du partenariat public-privé : droit comparé» et «Contenu des initiatives législatives parlementaires» ?

Après la cérémonie de rétrocession officielle des 500 forages réalisés dans le cadre de la première phase du Programme d’hydraulique villageoise de la Commission de l’UEMOA au profit du Bénin, lundi dernier, une délégation de l’Union conduite par le Commissaire chargé du département de la sécurité alimentaire, de l’agriculture, des mines et de l’environnement Ibrahima Dieme a fait une descente sur le terrain pour constater l’effectivité de ces réalisations, dans les communes d’Adjohoun et d’Avrankou, dans le département de l’Ouémé.
Dassah, un village de l’arrondissement de Kouti, dans la commune d’Avrankou, a été l’une des localités visitées par une délégation constituée des cadres du ministère en charge de l’Eau ainsi que des représentants de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Il s’agit d’une localité parmi les plus de 500 qui ont bénéficié de forages équipés de pompes à motricité humaine. Réalisés dans le cadre du Programme d’hydraulique villageoise, sur financement de l’UEMOA, les ouvrages implantés dans onze (11) départements du Bénin ont coûté plus de quatre (4) milliards de francs CFA.
Lors de la visite de terrain mardi dernier, un appel aux populations a été lancé par Ibrahima Dieme, Commissaire chargé de la Sécurité alimentaire de l’UEMOA. Constatant de visu la réalisation des ouvrages dans les communes d’Adjohoun et d’Avrankou, deux localités du département de l’Ouémé, il s’est réjoui avant d’exhorter les uns et les autres à une plus grande vigilance dans l’entretien de ces forages.
Très heureuses de l’aboutissement de cette première phase du Programme régional d’aménagement hydraulique, les populations n’ont eu d’autres mots que de remercier la Commission de l’UEMOA. Par la voix de Gabriel Gahoutodé, Premier adjoint au maire d’Avrankou, les populations de Dassah, comme d’autres localités visitées, ont pris l’engagement de bien entretenir les joyaux, tout en attirant l’attention des hôtes sur d’autres maux liés à leur mode de vie primitive. Il s’agit notamment du manque d’infrastructures sanitaires et routières.
Revenant sur les objectifs de ce programme, Serge Mariano, chef du Programme hydraulique au ministère de l’Energie, de l’Eau et des Mines, a réexpliqué que ces forages ne sont que la partie visible de l’iceberg, les rapports bilatéraux entre l’UEMOA et le Bénin étant plus immenses.
Le cap est désormais mis sur la seconde phase de ce Programme, une phase dans laquelle seront réalisés 120 forages équipés de pompes à motricité humaine, 25 mini adductions d’eau solaire, 02 adductions d’eau multi villages, 06 postes d’eau autonomes, 60 latrines publiques et 2 250 latrines privées.
Une seconde phase acquise
Il faut rappeler que lors de la cérémonie de rétrocession, lundi dernier, le commissaire de l’Uemoa a souligné que c’est la bonne mise en œuvre de la première phase qui a permis à la Commission de l’Uémoa de mobiliser sans aucune difficulté, 12,5 millions de dollars US pour le Bénin auprès de la Banque islamique de développement, pour le financement de la seconde phase du programme qui a été lancée le 28 juillet dernier à Dakar au Sénégal.
Pour le commissaire en effet, il s’agit d’un financement innovant. « Le Triple WIN » où la Banque islamique de développement accorde un prêt au Bénin et la Commission de l’Uémoa supporte la bonification pour le rendre concessionnel.
Ibrahima Dieme a par ailleurs, indiqué que dans le cadre de cette seconde phase, la Commission de l’Uémoa a initié avec ses propres ressources, un Programme régional d’aménagements hydrauliques multi-usages pour la sécurité alimentaire dont l’objectif est de contribuer, de manière efficace et pérenne, à l’amélioration de l’alimentation en eau potable, de l’assainissement et de la sécurité alimentaire.
Pour le Bénin, précise le commissaire, le montant mobilisé est de un milliard 124 millions de francs Cfa pour un aménagement multi-usages dans l’arrondissement de Kouforpissiga dans l’Atacora?

Le chef de l’Etat a pris part les 27 et 28 août derniers à la sixième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (Ticad). Une première sur le continent africain, qui lui a donné l’occasion de plaider pour un accroissement des apports au développement du continent.
Nairobi la capitale kenyane a accueilli la première Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (Ticad) organisée sur le continent noir. A cette rencontre de haut niveau à laquelle ont pris part de nombreux dirigeants du continent, les discussions, selon le point fait par le ministre des Affaires étrangères à son retour à Cotonou, ont porté sur la dynamisation de la coopération entre le Japon et l’Afrique. Au cours de la rencontre, souligne-t-il, la somme de 32 milliards de dollars promise pour le développement au cours de la dernière Ticad tenue au Japon était au centre des échanges et les programmes à financer ont été passés en revue.
La participation du Bénin à cette rencontre a été fort appréciée, notamment en ce qui concerne les contributions apportées par le président Patrice Talon aux débats. Laquelle a porté sur une préoccupation majeure qui freine le développement des pays africains. Il a, indique le ministre Aurélien Agbénonci, «fait observer que le secteur privé n’arrive pas à mobiliser des crédits sur le long terme pour permettre le financement de projets structurants pour lequel l’amortissement de l’investissement ne peut se faire que sur des périodes allant de 25 à 30 ans. Un constat qui l’a obligé à plaider pour la mise en place d’un outil approprié pour inverser cette tendance et induire une meilleure participation du secteur privé au développement.
Ces apports du président Patrice Talon ont été salués par nombre de personnalités dont certains ont tenu à échanger avec lui. C’est ainsi par exemple que le président de la Société financière internationale a sollicité et obtenu une audience avec lui, aux fins d’échanger sur la possibilité d’accompagner la mise en place d’un tel mécanisme. Le chef de l'Etat a eu aussi, poursuit le ministre, des entretiens particuliers dont un tête-à-tête avec le Premier ministre du Japon. Occasion pour lui, de plaider pour un accroissement des apports du Japon au Bénin, notamment dans les secteurs de l’eau, de la santé, de l’éducation et de l’aquaculture. Il en a profité pour lui exprimer sa gratitude pour la construction de l’hôpital de zone d’Allada. Il a aussi été convenu que le président de la République se rende au Japon sous peu pour des discussions à un haut niveau afin que que les projets discutés connaissent un début de concrétisation. Avec le président de la Jica, il a été aussi question de coopération et de développement, selon Aurélien Agbénonci. Il est préconisé à ce niveau, une réorientation des priorités afin qu’elles répondent aux besoins et exigences des populations. Le chef de l'Etat s’est aussi entretenu avec le président du Fonds mondial, organe intervenant dans la lutte contre le Vih/Sida, la tuberculose et le paludisme sur les moyens d’accroitre les ressources du Fonds et un retour desdits fonds en direction du Bénin. A l’instar de ses pairs, le président Patrice Talon a par ailleurs participé au lancement d’un rapport sur le développement humain en Afrique avec une part importante consacrée à la question du genre.

A l’invitation du président Paul Kagamé, le chef de l’Etat, Patrice Talon a effectué du 29 au 31 août, une visite officielle au Rwanda. Laquelle lui a donné l’occasion d’impulser un nouveau dynamisme aux relations entre les deux pays.
Une visite bénéfique. C’est ainsi que le ministre des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci qualifie la visite officielle du président Talon au Rwanda. Ce séjour, entamé le lundi 29 août dernier, a surtout permis aux deux pays d’envisager une coopération mutuelle plus fructueuse. Le Rwanda étant devenu également un modèle de développement sur le continent, le Bénin compte bien aller à son école. Au cours du point de presse qu’il a animé à l’aéroport international Bernadin Cardinal Gantin à son retour au pays, le patron de la diplomatie béninoise a retracé le parcours de la délégation béninoise en terre rwandaise. Laquelle est faite pour l’essentiel de rencontres, d’échanges et de discussions dont les effets devraient se faire sentir sous peu.
Il a ainsi évoqué l’accueil chaleureux réservé au président Patrice Talon et à sa suite par le président Paul Kagamé. Le chef de l’Etat a été personnellement accueilli par son homologue avant de se rendre au mémorial du génocide rwandais pour se recueillir et rendre hommage aux victimes. Un moment de grande émotion, a soutenu le ministre des Affaires étrangères. Un autre temps fort de cette visite a été la rencontre au Centre de convention de Kigali. Là, indique-t-il, le président Patrice Talon a assisté à une présentation du modèle rwandais de développement. Les piliers essentiels qui fondent l’action de développement de ce pays ont été expliqué au président Patrice Talon et à sa suite, a-t-il déclaré. Cette rencontre a été ponctuée de nombreuses explications, le chef de l’Etat ayant manifesté une attention particulière pour plusieurs points des exposés notamment en ce qui concerne des secteurs prioritaires de développement.
Comme il en a pris l’habitude, le chef de l’Etat a aussi eu des échanges avec la communauté béninoise présente dans ce pays. Au cours de son séjour, le président Patrice Talon a également visité les locaux de l'Agence rwandaise pour la promotion de l'investissement pour s'imprégner du fonctionnement et du travail qui s’y fait. Bien d’autres infrastructures et structures ont reçu la délégation béninoise. A chacune des étapes, il a été question de coopération et de développement. Ce qui justifie sans doute la signature entre les ministres en charge des Affaires étrangères du Bénin et du Rwanda, d’un accord de coopération multisectoriel. Accord sur lequel, les deux chefs d’Etat ont donné des instructions pour une mise en application diligente. Le ministre Aurélien Agbénonci est revenu au cours de son point de presse sur l’annonce faite par le chef de l’Etat relativement aux facilités de visas à accorder aux ressortissants africains. Selon lui, il s’agit d’une préoccupation de vieille date maintes fois manifestée par le président de la République qui l’a déjà évoqué dès le second Conseil des ministres après sa prise de fonction ?