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Nouvelles

Solidarité à l’égard des personnes vulnérables: Du soutien aux handicapés et parents de triplés et quadruplés
Le ministère des Affaires sociales et de la Microfinance à travers le Fonds d’appui à la solidarité nationale a apporté son soutien aux étudiants handicapés non boursiers et non secourus et aux parents de triplés et quadruplés. Chaque bénéficiaire a reçu une enveloppe financière, hier jeudi 3 septembre, au cours d’une cérémonie présidée par les ministres Véronique Tognifodé et Eléonore Yayi Ladékan à Cotonou. Des étudiants handicapés non boursiers et non secourus de l’Université d’Abomey-Calavi, au nombre de 45, et une dizaine de parents de triplés et quadruplés des départements du Littoral, de l’Atlantique et de l’Ouémé ont reçu une enveloppe financière des mains des ministres Véronique Tognifodé des Affaires sociales et de la Microfinance et Eléonore Yayi Ladékan de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. C’était hier jeudi 3 septembre au cours d’une cérémonie fort simple qui a mobilisé bénéficiaires et autorités à la salle de conférence des Tours administratives. Cet important appui d’un montant évalué à cinq millions cinq cent mille (5 500 000) francs Cfa à l’endroit des personnes vulnérables à travers le Fonds d’appui à la solidarité nationale vise à soulager les peines des bénéficiaires, tous vulnérables. Il s’agit d’un geste de solidarité et d’assistance aux bénéficiaires, a martelé Alphonse Sogadji, directeur du Fonds d’appui à la solidarité nationale. Au-delà de cet appui, Véronique Tognifodé, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance souligne que la Constitution du Bénin et les conventions internationales sur les droits humains prônent l’implication des couches vulnérables dans le processus de développement. C’est dans cette optique, précise la ministre, que le gouvernement de Patrice Talon, dans son programme d’action 2016-2021 notamment le pilier n°3, a mis l’accent sur l’amélioration des conditions de vie des populations, à travers le renforcement des services sociaux de base et de la protection sociale. S’adressant aux étudiants handicapés, la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance a exprimé toute sa joie de les voir s’affranchir des préjugés liés à leur situation de handicap. « En ma qualité de ministre en charge des Affaires sociales, ma fierté est grande de vous voir à l’Université pour l’acquisition des connaissances utiles pour votre développement. La grande estime que je nourris à votre égard m’amène à célébrer votre courage et votre persévérance, votre volonté de vous affranchir des préjugés liés à votre situation de handicap. A travers ce parcours, vous incarnez l’espoir », a indiqué Véronique Tognifodé. Elle a également souligné que ce financement reçu par les bénéficiaires atténuera la pénibilité de leurs conditions d’études sur le campus. Les légitimes attentes de ces étudiants à l’endroit du gouvernement sont nombreuses, pense la ministre des Affaires sociales qui évoque la question cruciale de leur employabilité à la fin de leur formation. « Cette importante préoccupation n’est pas perdue de vue. C’est pourquoi dans notre marche progressive et irréversible vers l’amélioration des conditions de vie des personnes en situation du handicap, des actions sont menées en vue de la prise des décrets d’application de la loi n°2017-06 du 29 septembre 2017 portant protection et promotion des droits des personnes handicapées en République du Bénin », a rassuré la ministre. A l’endroit des parents de triplés et quadruplés, la ministre a fait savoir que la joie de l’accouchement se transforme parfois en appréhensions face aux charges auxquelles les familles seront confrontées. « Pour soulager vos peines, mon département ministériel vous apporte un appui symbolique à l’effet de vous accompagner dans la prise en charge des besoins fondamentaux à savoir nutritionnels, sanitaires de vos progénitures », lance-t-elle. Présente à la cérémonie, Eléonore Yayi Ladékan a rappelé les actions du ministère au profit des universités en lui exprimant sa reconnaissance. « De plus en plus, les conditions ne sont pas faciles, mais le gouvernement fait des efforts croissants », fait-elle savoir. Les bénéficiaires reconnaissants Les différents bénéficiaires de l’appui du ministère des Affaires sociales et de la Microfiance ont exprimé leur gratitude à l’endroit du gouvernement et du chef de l’Etat pour l’attention à leur égard. Cet appui financier, pour les bénéficiaires, est une œuvre charitable qui vient soulager leurs peines. Houézo Noutèhoué, mère de triplés, n’a pas tari de remerciements, indiquant que c’est grâce aux proches qu’elle parvient à entretenir ses triplés. Pour dames Virginie Agbo et Pierrette Dossou, également mères de triplés, le gouvernement vient de régler un problème crucial et majeur dans l’entretien des jumeaux. Il s’agit pour elles d’un don de grande utilité qui leur permettra de subvenir aux différents besoins de leurs enfants. Ce qui, jusque-là, n’était pas facile par ces temps de Covid-19. « Nous sommes très heureux de faire partie des bénéficiaires de cet appui financier, vu que cette catégorie de personnes que sont les handicapés est souvent marginalisée dans la société. Ce fonds d’appui est un soulagement, un soutien qui nous motive à aller de l’avant et donner le meilleur de nous-mêmes », a affirmé Fiacre Agbo, étudiant handicapé en troisième année de Droit à l’Université d’Abomey-Calavi. Lauresse Akpla, en situation de handicap, étudiante en troisième année d’Administration générale et territoriale à l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (Enam), encourage pour sa part, le chef de l’Etat à continuer dans ces genres d’initiative.   Par Alexis METON et Prisca SEHOMI (stag) Société 04 sept. 2020


Justice: Le Tribunal de première instance de Malanville, bientôt une réalité
Très bientôt, la commune de Malanville va disposer d’un tribunal de première instance. L’assurance en a été donnée, mercredi 2 septembre dernier, par une délégation du ministère en charge de la Justice, venue pour procéder à l’identification du bâtiment appelé à abriter ses services. Rapprocher la justice des justiciables, c’est l’un des nombreux défis que le gouvernement de la « Rupture» travaille à relever depuis son avènement en avril 2016. Sous peu, ce sont les populations de Malanville qui bénéficieront également de cette faveur. Une délégation conduite par la directrice de cabinet du ministre de la Justice et de la Législation, Gouda Baco Aleyya, était dans la commune, mercredi 2 septembre dernier. C’est pour procéder à l’identification d’un bâtiment susceptible d’abriter le tribunal de première instance, en attendant sa construction sur le site qui lui a déjà été trouvé à Bodjecali. Ainsi, des bâtiments dont le cadre est indiqué pour accueillir les services de ce tribunal, ont été visités par la directrice de cabinet et son équipe. Pour la décision qui sera prise, elle a promis de rendre compte à sa hiérarchie. Elle était également sur le site retenu pour les travaux de construction de ce tribunal. Pour la circonstance, la directrice de cabinet était accompagnée du président de la Cour d’appel de Parakou, Ignace Edmond Gangny, du procureur général près la même cour, Alexis Métahou. La commune de Malanville, a indiqué la première adjointe au maire, Djamilatou Sabi Mohamed Abarissi, accorde beaucoup d’intérêt à cette initiative du gouvernement du président Patrice Talon. Ainsi, pour bénéficier de certaines prestations de l’administration de la justice, ses populations n’auront plus besoin de se rendre à Kandi. Société 04 sept. 2020


Promotion des droits de l'enfant : Un projet lancé à Natitingou
Le Réseau des structures de protection des enfants en situation difficile (ReSPESD) en collaboration avec Sos Village d’enfants du Bénin a lancé, jeudi 3 septembre à Natitingou, le projet de Protection de l’enfance et de la promotion des droits de l’enfant (Pepde) dans les départements de l’Atacora et de la Donga. C'était en présence des autorités politico-administratives et des acteurs de la protection de l’enfant des deux départements. Promouvoir les droits des enfants au Bénin et renforcer leur protection dans les départements de l’Atacora et de la Donga. Tel est l'objectif principal du projet de Protection de l'enfance et de la promotion des droits de l'enfant (Pepde) dans l'Atacora et la Donga. Représentant les deux préfets, le chargé de mission du préfet de l’Atacora, Maguidi Kora Gbéré, s’est réjoui de cette initiative. Pour lui, la protection et la promotion des droits de l'enfant bénéficient d'une forte implication des autorités et d'un fondement juridique indéniable. Il a rassuré de l’engagement de l’autorité préfectorale pour une mise en œuvre efficace du projet. Il a par ailleurs exhorté les acteurs à redoubler d’efforts et surtout à veiller en milieu communautaire dans les zones reculées à l’égalité et à l’équité au profit des enfants surtout des filles. La rencontre de Natitingou a permis également de former les parties prenantes dudit projet, d'harmoniser la documentation des activités d’accueil et de référencement des cas et d'élaborer la charte de fonctionnement des points focaux Protection de l’Enfant. Pour Bignon Franck Danon, manager du programme de développement de Sos Village d’enfants du Bénin, les questions de violation des droits des enfants sont planétaires. D’où, relève-t-il, l’initiative de dupliquer le projet de protection de l’enfance et de promotion des droits de l’enfant dans les départements de l’Atacora et de la Donga, dont les résultats de mise en œuvre ont été satisfaisants dans le Borgou et l’Alibori. « Je voudrais vous remercier d’offrir une chance à tous les enfants vivant dans des conditions difficiles. J’espère que votre engagement sera à long terme », a souhaité la fille maire de la commune de Natitingou, Shafeekath Ashanti. Les enfants des départements de l’Atacora et de la Donga, à travers leur porte-porale Azimath Fousséni, ont saisi l’occasion pour plaider en faveur de leur protection et du respect de leurs droits. Le projet est financé par l'organisation internationale de la Francophonie. Société 04 sept. 2020


Démocratie, Etat de droit et promotion de la bonne gouvernance: Le Bénin et le Pnud réajustent le programme de coopération
Le portefeuille « Consolidation de la démocratie, de l’Etat de droit et promotion de la bonne gouvernance» du programme de coopération entre le Bénin et le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) a tenu, jeudi 3 septembre à Cotonou, sa première revue trimestrielle. A l’occasion, les participants ont fait le point de la mise en œuvre des activités, et procédé à des ajustements pour plus de célérité dans la mise en œuvre du programme. Avec la pandémie de la maladie à coronavirus, les activités du portefeuille « Consolidation de la démocratie, de l’Etat de droit et promotion de la bonne gouvernance » du programme de coopération entre le Bénin et le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) ont connu quelques flottements. Mais ceux-ci n’ont pas porté un coup dur à l’atteinte des objectifs fixés. Car avec sérénité et professionnalisme, la mise en œuvre des activités des projets s’est poursuivie en s’adaptant à la situation et souvent en introduisant des innovations et la flexibilité. C’est d’ailleurs là le premier motif de satisfaction relevé à l’ouverture des travaux de cette revue par Bouri Jean Victor Sanhouidi, représentant résident par intérim du Pnud au Bénin. Heureux que cette revue se tienne, enfin, il a rassuré que les résultats qui en sortiront « permettront de réajuster les plans de travail pour les cinq mois à venir pour l’atteinte des objectifs des projets ». Le point des leçons tirées des expériences de gestion en période de crise pourrait y aider, fait-il savoir. Bouri Jean Victor Sanhouidi, avant de faire des suggestions, a rappelé que c’est la première revue semestrielle 2020 des projets du portefeuille « Consolidation de la démocratie, de l’Etat de droit et promotion de la bonne gouvernance », que c’est « une activité de suivi, une instance mandataire qui offre aux différentes parties prenantes de la mise en œuvre des projets bénéficiant de l’appui du Pnud » et qu’enfin, elle est l’occasion d’apprécier les progrès enregistrés dans les activités inscrites au plan annuel de travail. Il y voit aussi un mécanisme d’assurance, de recevabilité et de transparence dans la mise en œuvre des projets. Pour lui, cet exercice s’avère indispensable pour l’atteinte de l’objectif commun et appelle de la part de toutes les parties prenantes, un élan collectif pour faire face à divers défis identifiés lors du processus d’élaboration du programme de coopération du programme Bénin-Pnud 2019-2023. Ceci, en vue de contribuer à faire du Bénin un pays de paix, de sécurité, où fonctionnent des institutions responsables, transparentes et efficaces, accessibles à tous, où règne une justice plus efficace et davantage respectueuse des droits de l’homme. Cinq projets composent le portefeuille, rappelle à l’entame de son propos, Victorien Vidjanagni Honvoh, directeur de cabinet du ministère en charge du Travail. Ces projets contribuent à l’atteinte de l’effet de l’Undaf. Lequel voudrait que, d’ici à 2023, les populations béninoises jouissent d’un accès équitable et inclusif à des institutions efficaces, transparentes et responsables et à une administration publique moderne, à tous les niveaux, notamment à une justice respectueuse des droits de l’Homme, dans un climat de paix et de sécurité. Cette revue donne donc, selon lui, l’opportunité de faire un suivi conjoint de chacun de ces projets sur la base des indicateurs retenus et ce, en respect des exigences des Nations Unies. Elle sera ainsi l’occasion de faire le point de la mise en œuvre des actions en cours des deux premiers trimestres, tirer les leçons qui s’imposent, partager les actions à mettre en œuvre au cours des deux derniers trimestres et procéder, si besoin, à des réajustements. Société 04 sept. 2020


Professionnalisation du sport: Homéky rencontre les dirigeants des clubs de football ce jour
Après la présentation du modèle des sociétés sportives, aux entreprises lundi 31 août dernier, Oswald Homéky, ministre des Sports et Mathurin de Chacus, président de la Fédération béninoise de football échangent avec les acteurs du football, ce vendredi 4 septembre à Porto-Novo. Au menu de cette rencontre, le processus de professionnalisation des ligues de football du Bénin. Oswald Homéky n’entend pas perdre de temps dans le processus de professionnalisation du sport national en général et du football en particulier. Cinq jours après la présentation du modèle des sociétés sportives aux entreprises et à l’ensemble du mouvement sportif national, il rencontre les présidents des clubs de ligues 1, 2 et 3, ce vendredi 4 septembre au siège de la Fédération béninoise de football à Porto-Novo. Selon un communiqué signé de Claude Paqui, Secrétaire général de la Fbf, la séance portera sur la professionnalisation du football béninois dès la saison 2020-2021. Ce sera l’occasion pour le ministre des sports de présenter les tenants et les aboutissants de ce projet à ces responsables de clubs. Le ministre des Sports va entretenir les acteurs du football spécifiquement sur la création de la société sportive dans un contexte où la plupart des associations sont à but non lucratif. La possibilité de la signature d’une convention entre la société sportive et l’association sportive détentrice du récépissé d’enregistrement pourrait leur être exposée à cette rencontre. Les dirigeants de clubs seront davantage informés sur les conditions de redéfinition des cahiers des charges des fédérations, la réforme des ligues professionnelles et la territorialisation de la dynamique à travers la répartition géographique des clubs. Signalons que trois types de modèles sont possibles dans le cadre de la professionnalisation du sport béninois : entreprise unipersonnelle sportive à responsabilité limitée, société anonyme à objet sportif et société anonyme sportive professionnelle. Sports 04 sept. 2020


Compétitions interclubs de la Caf saison 2020 – 2021: Esae et Buffles Fc qualifiés pour défendre le Bénin
La Fédération béninoise de football a tenu compte des critères retenus par la Confédération africaine de football pour désigner les clubs devant disputer les différentes compétitions sur le continent africain. Il s’agit d’Esae et Buffles Football Club qui devront confirmer leur engagement au plus tard le 8 septembre prochain. Esae Football Club et Buffles sont les clubs béninois qualifiés au regard des critères d’inscription des différents clubs aux compétitions dévoilés par la Confédération africaine de football le 31 août dernier. Se basant sur le troisième scénario qui indique que :« Pour les associations membres qui n'ont pas complété la saison 2019-2020 et ont annulé ladite saison, les équipes engagées seront les mêmes représentants de la saison Interclubs 2019/2020 en tenant compte de l’allocation de places pour chaque association», Claude Paqui, secrétaire général de la Fédération béninoise de football, a invité Esae et Buffles à confirmer leur engagement à participer respectivement à la Coupe de la Confédération africaine de football et à la Ligue des Champions de la Caf. « Cet engagement doit être accompagné d’un engagement à assurer le cahier des charges de la compétition et d’une caution bancaire ou chèque certifié de 25 millions de Fcfa », précise le courrier. Le système de gestion des compétitions de la faîtière du football africain étant ouvert du 1er au 20 octobre prochain, ces deux clubs devront s’engager avant le 8 septembre afin de permettre à la Fbf d’accomplir les diligences d’enregistrement. En ce qui concerne les pays dans lesquels la saison 2019/2020 est arrivée à terme, les équipes engagées seront les équipes qualifiées des compétitions nationales pour 2019-2020 conformément aux critères d'engagement énoncés dans les articles 2 et 3 du chapitre 4 des règlements. Contrairement à la Fédération béninoise de football, pour les associations de la Caf qui n'ont pas achevé la saison 2019-2020 mais ont homologué le classement des compétitions nationales 2019/2020 ou défini des critères pour déterminer leur classement, les équipes qui vont s'engager pour la saison prochaine des compétitions interclubs de la Caf sont les équipes qualifiées des compétitions nationales 2019-2020 conformément aux critères d'engagement énoncés dans les articles 2 et 3 du chapitre 4 des règlements. Par ailleurs, aux fédérations qui n'ont pas terminé leur saison avant la date limite d'engagement susmentionnée, il sera demandé de choisir l'un des critères susmentionnés pour déterminer leurs représentants sous réserve de l'approbation de la Caf. Signalons que le premier tour de la compétition est prévu du 20 au 22 novembre prochain. Calendrier Fenêtre d'engagement : 1er septembre - 20 octobre 2020 Fenêtre d'inscription Première fenêtre : du 21 octobre au 5 novembre 2020 Deuxième fenêtre : du 6 au 19 novembre 2020 Matches du tour préliminaire Premier tour : du 20 au 22 novembre 2020 Second tour : du 27 au 29 novembre 2020 Sports 04 sept. 2020


Budget du Parlement: 17,07 milliards F Cfa pour les députés en 2021
Le budget de l’Assemblée nationale pour la gestion 2021 s’élève à 17 078 749 880 F Cfa contre 13 928 749 880 F Cfa en 2020, soit une augmentation de 3, 15 milliards F Cfa correspondant à un taux d’accroissement de 22, 62 %. Il a été adopté, ce jeudi, sans grand débat, à l’unanimité des députés. Le Parlement dispose désormais de son budget pour la gestion 2021. Il est établi à la somme de 17 078 749 880 F Cfa. Ce montant est en accroissement de 22,62 % par rapport au budget 2020 en cours d’exécution qui s’élève à 13 928 749 880 F Cfa, soit une augmentation de 3, 15 milliards F Cfa. Les grandes lignes du budget 2021 adopté ce jeudi à l’unanimité des députés ont été présentées par le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, ordonnateur du budget. Il a été appuyé par les deux questeurs du Parlement, les députés Boniface Yèhouétomè et André Biaou Okounlola. De leur présentation, il ressort que le budget 2021 comprend quatre grandes rubriques à savoir les dépenses réparties, les dépenses non réparties, les équipements socio-administratifs et les projets. Les dépenses réparties comprenant les dépenses de personnel et les achats de biens et services sont passées de 11 745 704 495 F Cfa en 2020 à 12 480 766 380 F Cfa en 2021, soit une augmentation de 735 061 885 F Cfa correspondant à un taux de 6,26 %. Les dépenses non réparties qui comprennent les achats de biens et services et les transferts courants s’élèvent à 1 601 633 500 F Cfa contre 1 829 999 869 F Cfa en 2020, soit une diminution de 228 366 369 F Cfa correspondant à un taux de réduction de 12,48 %. Les dépenses des équipements socio-administratifs regroupant les acquisitions de biens et les autres acquisitions s’élèvent à 496 350 000 F Cfa en 2021 contre 353 045 516 F Cfa en 2020, soit une augmentation de 143 304 484 F Cfa équivalant à un taux de 40,59 %. Au titre de la rubrique des projets, les députés inscrivent le projet de construction du nouveau siège de l’Assemblée nationale prévu pour un montant de 2,5 milliards F Cfa représentant la part du prêt à rembourser en 2021. Selon le président Louis Vlavonou, l’augmentation de 22,62 % du budget 2021 par rapport à celui de 2020 est essentiellement due à l’accroissement du personnel en raison des réformes en cours mais aussi à la volonté de payer les moins perçus sur salaire du personnel du fait des avancements et reclassements non payés depuis 2017, le renouvellement du mobilier et aux acquisitions de véhicules pour certains responsables politico-administratifs puis au démarrage des travaux du nouveau siège de l’Assemblée nationale. Budget d’austérité et de développement Les prévisions budgétaires de 17 078 749 880 F Cfa ont reçu le quitus du gouvernement principalement du ministre de l’Economie et des Finances, précise le premier questeur Boniface Yèhouétomè. Selon lui, le ministre Romuald Wadagni qui serait pour la reconduction en 2021 du montant du budget 2020, conformément à la lettre de cadrage qu’il a envoyée à toutes les institutions de la République, a été convaincu par le bureau du Parlement pour opérer cette augmentation de 3,15 milliards F Cfa afin de réaliser un tant soit peu ses ambitions. Les députés qui sont intervenus dans le débat général ont tous félicité le président Louis Vlavonou et son bureau pour avoir réussi cette négociation qui n’était pas gagnée d’avance avec le gouvernement. Car, selon eux, le nouveau Règlement du Parlement induit de nouvelles charges avec la création de nombreux services tels que la direction du service de l’Information et de la Communication (Dsic), la Cellule de passation des marchés publics, la Cellule de contrôle des marchés publics et autres structures qui n’ont jamais existé jusque-là au Parlement et dont la nécessité n’est plus à démontrer. La création des cellules de passation et de contrôle des marchés publics témoigne de l’attachement du président de l’Assemblée nationale à une gestion transparente, rigoureuse et rationnelle des ressources qui seront allouées, surtout que le Parlement ne produit rien, se réjouissent les députés. Certains parlementaires ont insisté sur la nécessité pour l’Assemblée nationale de renforcer le contrôle de l’action gouvernementale en 2021, d’étendre la radio hémicycle aux régions jusque-là non couvertes et d’accélérer le projet de création de la télévision propre à l’institution parlementaire. Sinon que le montant est sensiblement le même que le budget 2020 en cours d’exécution si on y soustrait les nouvelles charges, analyse le député Joseph Anani. Le président de l’Assemblée nationale a félicité ses collègues pour avoir accepté de sacrifier dans ce budget certains de leurs droits acquis, notamment les frais de missions à l’extérieur pour permettre à la huitième législature d’atteindre ses objectifs en 2021. Louis Vlavonou a rassuré les députés que toutes les doléances évoquées ont été prises en compte pour être satisfaites dans le budget 2021. Lequel budget sera ensuite envoyé au ministère de l’Economie et des Finances pour son intégration dans le projet de budget de l’Etat gestion 2021, avant l’adoption de ce dernier par le Conseil des ministres et la transmission du projet de loi de finances à l’Assemblée nationale pour examen et vote en décembre prochain. .Un nouveau siège pour le Parlement en 2023 L’Assemblée nationale entame en 2021 la construction de son nouveau siège. Les travaux sont prévus pour durer 24 mois. L’édifice sera érigé sur le site de l’ex-direction générale de la Gendarmerie nationale à Porto-Novo avec une passerelle qui débouchera sur le palais des Gouverneurs, siège actuel. Le projet va coûter la somme de 25 milliards F Cfa y compris les équipements. La mobilisation de ce montant est déjà bouclée, assure le président Louis Vlavonou. Il s’agit d’un prêt que l’Assemblée nationale va rembourser sur une période de sept ans à partir de ses budgets. A cet effet, un montant de 2,5 milliards F Cfa a été dégagé dans le budget 2021 adopté ce jeudi au titre de la part du prêt à rembourser l’année prochaine. Le reste des 22,5 milliards F Cfa sera payé dans les budgets du Parlement exercices 2022, 2023, 2024, 2025, 2026 et 2027. Le projet est conçu dans une vision prospective. Il prévoit la construction d’un nombre de sièges qui sera le double de l’effectif des députés qui sera élu en 2023, précise le président de l’Assemblée nationale. Selon Louis Vlavonou, ce nouveau siège va remplacer le siège actuel très exigu et qui sert d’hémicycle pour le Parlement post-conférence nationale depuis 1991, soit 30 ans déjà. Ainsi, le bâtiment digne du nom qui sera érigé en 2021 donnera une image de marque au Parlement béninois et fera oublier l’autre en chantier à l’entrée du pont de Porto-Novo communément appelé le « musée de la corruption » et dont les travaux ne sont pas allés à leur terme, poursuit-il. Le président de l’Assemblée nationale rassure que les travaux du nouveau siège seront conduits avec rigueur et dans les règles de l’art pour s’achever dans le délai contractuel.   La Télévision hémicycle opérationnelle en 2021 La télévision hémicycle va commencer à émettre avant la fin du premier trimestre de l’année 2021. L’information a été donnée par le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, lors de l’examen du projet de budget du Parlement exercice 2021. Selon lui, le projet est très avancé. Cette télévision sera installée au palais des Gouverneurs précisément dans les locaux abritant la radio Hémicycle « La voix du peuple». La chaîne sera animée par des membres du personnel parlementaire et autres agents contractuels du Parlement qui s’y connaissent dans le domaine, informe Louis Vlavonou.   Une 5e session extraordinaire en vue Les députés ont clos ce jeudi la quatrième session extraordinaire de l’année 2020 qu’ils ont ouverte, mardi 1er septembre dernier. Puisque le seul point inscrit à l’ordre du jour de cette session a été vidé. Ils retournent normalement en vacances jusqu’à la tenue de la première session ordinaire de l’année 2020 encore appelée session budgétaire qui s’ouvre courant la deuxième quinzaine du mois d’octobre prochain. Mais avant cette date, informe le président de l’Assemblée nationale, il sera ouvert une cinquième session extraordinaire qui se penchera sur certains dossiers urgents, notamment des accords internationaux pour lesquels le Bénin serait déjà en retard pour leur examen et leur vote. Louis Vlavonou a invité ses collègues à se tenir prêts dès que la date de l’ouverture de cette cinquième session extraordinaire sera décidée par son bureau Actualités 04 sept. 2020


Rejet de pièces de monnaie et billets de banque par des citoyens : Wadagni siffle la fin de la pagaille
Plus d’opposition à l’usage de pièces de monnaie et de billets de banque au Bénin, selon le ministre de l’Economie et des Finance qui réagit au phénomène dans un communiqué. « Il m’est revenu le constat de la recrudescence du phénomène de rejet de pièces de monnaie et billets de banque émis par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), au motif que les pièces de monnaie sont altérées, lisses, auraient perdu leur éclat ou que les billets de banque sont froissés et ne seraient plus valables », s’est exprimé Romuald Wadagni, ministre de l’Economie et des Finances dans un communiqué, ce jeudi 3 septembre 2020. Selon le ministre cette situation a entraîné des incidents dans plusieurs localités où des transactions entre agents économiques n’ont pas pu se dénouer. Ainsi, il tient à rassurer les populations que les pièces de monnaie lisses, ayant perdu leur éclat ou mutilées et les billets de banque froissés émis par la Bceao ont toujours cours légal et pouvoir libératoire sur toute l’étendue du territoire national et dans tous les pays de l’Union monétaire ouest africaine (Umoa). « Ils ne peuvent donc pas être refusés dans le cadre des transactions économiques », affirme Romuald Wadagni. « Je rappelle aux populations détenant des pièces de monnaie mutilées ou devenues lisses, ainsi que les billets de banque froissés par l'usage, qu’elles peuvent procéder à leur échange gratuitement aux guichets de la Bceao », conseille-t-il avant de rappeler que le refus de recevoir la monnaie ayant cours légal dans un Etat membre de l’Umoa est puni par les textes en vigueur. Actualités 03 sept. 2020


Portait: Qui est Franchy Rhétice Dagba ?
Franchy Rhétice Dagba est né le 15 mai 1950 à Cotonou. Spécialiste en Gestion de l’économie publique, il a travaillé à la Bceao en qualité d’économiste principal de 1980 à 1990. Détaché par le gouverneur auprès du gouvernement du Bénin, il a occupé les fonctions de Secrétaire technique de la Commission nationale chargée du Suivi de l’application du Programme d’ajustement structurel. De 1992 à 1996, cumulativement avec ses fonctions, il a été nommé Conseiller technique à l’Economie du ministre de l’économie et des finances. Ce qui fait que, de mai 1900 à juin 1998, il a participé à toutes les négociations du Bénin avec les services de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, de l’Union européenne et avec les pays bilatéraux sur les problèmes économiques et financiers.De décembre 1998 à décembre 2000, il a été Consultant auprès des services de la Banque mondiale et de l’Union européenne en matière de Gestion de l’économie publique, de Revue des dépenses publiques et de Gestion budgétaire axée sur les Résultats dans plusieurs pays africains (Bénin, Djibouti, Gabon, Mali, Niger, Tchad, Togo…) Depuis janvier 2020, il est Consultant indépendant, évaluateur en chef des politiques publiques et se consacre à l’analyse des impacts des politiques économiques et financières de Gestion budgétaire axée sur les résultats menées ces dernières années, en Afrique. Acteur politique, et candidat à l'élection présidentielle de 2001, il a fini 10e sur les 17 candidats lors du 1er tour. Franchy Rhétice Dagba est aussi auteur. En 2018, il a publié un ouvrage intitulé « Le drame du Bénin : l’Afrique est confrontée à un problème d’entrée dans la modernité ». Société 03 sept. 2020


Rencontre entre les préfets et des acteurs du système sanitaire: Améliorer la gestion de l’état civil
Venus des douze départements, les préfets échangent, à Lokossa dans le Mono, avec des représentants du système sanitaire dans le cadre d'un atelier de coordination sur l'interopérabilité entre l’état civil et le secteur de la santé. Les travaux de cet atelier de deux jours, ont été lancés hier, mercredi 2 septembre, par André Didier Houéha, représentant le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Mettre en place un mécanisme de coordination entre le secteur de la santé et les acteurs de l’état civil. Telle est la préoccupation au cœur de l'atelier qui réunit depuis hier, à Lokossa, les préfets, et des professionnels de la Santé ainsi que des représentants des Organisations de la Société civile. Les partenaires techniques et financiers du Bénin pour l’amélioration de la gestion de l’état civil sont représentés par leur chef de file, Unicef. En décidant d'organiser cette rencontre, le directeur général de l'Etat civil, Abdon Mikponaï, estime que le renforcement de la collaboration entre les acteurs de la santé et ceux de l’état civil a toujours été une préoccupation. Parce que, pour lui, si le Bénin peut se réjouir d’avoir atteint un taux de 80 % de déclaration des naissances malgré quelques disparités entre les zones rurales et urbaines, des efforts considérables restent à déployer notamment en ce qui concerne le retrait des actes de naissance abandonnés parfois pendant une longue durée dans les services d’état civil. Pour lui, le renforcement de l’interopérabilité apparaît comme la meilleure solution pour gérer au mieux le flux des fiches de naissance entre les centres de santé et les services d’état civil afin que les populations, y compris celles des zones éloignées, entrent en possession du précieux sésame qu’est l’acte de naissance. Pour ce faire, les participants à l’atelier sont appelés à mettre en place un cadre de concertation et un projet d’arrêté interministériel sur l’interopérabilité entre les acteurs de l’état civil et ceux du système sanitaire. A cet effet, ils ont eu droit à une série de communications. « Présentation des outils de planification des vaccinations : quelle utilité pour l’enregistrement des naissances et le retrait des actes de naissance?» et « La modernisation de l’état civil et les innovations technologiques de l’Agence nationale d’identification des personnes » sont quelques-unes des communications prévues pour meubler l’atelier. En donnant le top des travaux, le conseiller technique André Didier Houéha, représentant le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, confirme que l'enregistrement systématique et universel des enfants reste un défi non encore relevé. Il salue l’initiative de la rencontre et la mobilisation des acteurs de la chaîne de gestion de l’état civil. Pour lui, il est nécessaire de mettre en place un mécanisme de coordination pour une synergie d’actions entre le secteur de la santé et celui de l’état civil pour faciliter l’enregistrement et le retrait des actes de naissance. A l’en croire, la démarche en cours doit prendre en compte les séances de vaccination et les autres creusets de rencontre des femmes, surtout en milieu rural. Ceci, retient-il, en complément aux atouts de la plateforme intitulée Rapid pro conçue, avec l’aide de l’Unicef, pour la déclaration de naissance par la messagerie électronique sur des téléphones mobiles. Rapid pro est en phase d’expérimentation dans les départements de l’Alibori, du Borgou et du Zou. Au nom du gouvernement, le conseiller technique André Didier Houéha a salué les contributions des partenaires techniques et financiers, notamment l’Unicef pour l’amélioration de la gestion de l’état civil. A l’en croire, le gouvernement va jouer pleinement sa partition pour l’effectivité de l’interopérabilité. « Il n’est plus nécessaire de rappeler la ferme volonté du gouvernement d’assainir et de moderniser le système national de l’état civil », appuie le conseiller technique. Pour lui, l’expression de cette volonté se traduit, entre autres, par la mise en œuvre du Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip) qui a permis de disposer d’une base de plus de quinze millions d’individus ainsi que la création de l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip). Les représentants de ces différentes structures apportent également leurs expertises aux travaux de l’atelier de Lokossa, dans le Mono dont le préfet a eu l’honneur d’adresser des mots de bienvenue aux participants. Société 03 sept. 2020


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