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Nouvelles

Crise sanitaire et économique de Covid-19: 71 à 100 millions de personnes menacées d’extrême pauvreté
Entre 71 et 100 millions de personnes pourraient basculer dans l’extrême pauvreté du fait de la pandémie de Covid-19, estime le Groupe de la Banque mondiale. Des travailleurs en milieu urbain seront particulièrement concernés, même si ceux des zones rurales ne seront guère épargnés. La pandémie de Covid-19 et la crise économique qui en découle risquent de faire basculer dans l’extrême pauvreté entre 71 et 100 millions de personnes, selon de nouvelles estimations de la Banque mondiale. En avril dernier, les projections annonçaient plutôt 40 à 60 millions de personnes dans l’extrême pauvreté. Ces projections se fondent sur deux scénarios : un scénario de base et un scénario pessimiste publiés dans des Perspectives économiques mondiales, édition de juin dernier. Le premier supposait que l’épidémie se maintiendra aux niveaux envisagés à l’époque et que l’activité reprendra plus tard dans l’année. Le second prévoyait que la crise sanitaire persistera plus longtemps, obligeant les pays à maintenir ou à réintroduire des mesures de confinement. Ce dernier scénario est de plus en plus redouté avec la reprise de la courbe de contaminations et l’annonce du retour au confinement partiel dans plusieurs pays. Selon la Banque mondiale, la concrétisation de l’hypothèse pessimiste engendrerait la disparition des entreprises fragiles du marché. De même, les ménages vulnérables réduiraient fortement leur consommation et plusieurs pays à revenu faible et intermédiaire connaîtraient de graves tensions financières. Ainsi, la contraction de la croissance mondiale annoncée à environ 5 % en 2020 dans le scénario de base, atteindrait 8 % dans l’hypothèse pessimiste. Une grande partie des nouveaux pauvres résideront probablement dans les villes, du fait de l’arrêt d’une grande partie de l’activité économique dans les zones urbaines qui prive plusieurs citadins déjà vulnérables de leurs moyens de subsistance. « Nos travaux indiquent que 30 % des nouveaux pauvres dans le monde vivront en milieu urbain, contre un taux de 20 % parmi ceux qui sont déjà pauvres», précise Carolina Sánchez-Páramo, directrice mondiale de la Banque mondiale pour la pauvreté. Défavorisées au départ, les zones rurales ne seront épargnées outre mesure : elles connaîtront progressivement une détérioration des conditions de vie, y compris parmi ceux qui étaient déjà dans la pauvreté. Agir Parmi les nouveaux pauvres, «Les adultes en âge #de travailler sont plus susceptibles d’exercer une activité non agricole, avec un taux moyen de 44 % de l’emploi total, contre 32 % chez ceux qui sont déjà pauvres, et des écarts particulièrement marqués dans le secteur manufacturier (7,3 % contre 4,7 %) et la construction (6 % contre 2,8 %) », indique Mme Sánchez-Páramo. Il s’agit de personnes occupant aussi plus souvent un emploi rémunéré (30,7 % contre 17 % de l’emploi total) et qui sont moins susceptibles de travailler à leur compte (39,7 % contre 45,6 %) ou dans le cadre d’une entreprise familiale (20,3 % contre 27,4 %), souligne-t-elle. La directrice mondiale de la Banque mondiale pour la pauvreté préconise la mise en place de politiques et de programmes qui viennent en aide à la fois à ceux qui vivent déjà dans la pauvreté et aux nouveaux pauvres. Le recours à des mécanismes de ciblage et de mise en œuvre innovants à travers des dispositifs de filets sociaux adaptés à chacun des groupes permettra de protéger les ménages contre les répercussions de la pandémie. Ils favoriseront également une reprise économique qui intègre les travailleurs du secteur informel aussi bien dans les zones rurales qu’urbaines. Société 03 sept. 2020


Entretien avec Franchy Rhétice Dagba: « Le Bénin est dans une dynamique de développement propre et authentique »
On peut en surfant sur son parcours et ses expériences, présenter Franchy Rhétice Dagba comme un témoin et acteur de l’économie béninoise au cours de ces dernières années. Il en connait les moindres détails et ses propositions et observations contenues dans plusieurs publications peuvent être vues comme une boussole pour refaire l’économie des pays en quête de développement. Avec lui, nous faisons à travers cet entretien une lecture panoramique du Bénin économique, soixante ans après les indépendances avec un focus sur la gouvernance du régime de la Rupture. La Nation : En 1960, à l’heure des indépendances, vous étiez un garçon de 10 ans. 60 ans après, quel bilan sommaire pouvez-vous faire du parcours du Bénin en tant qu’économiste ? Franchy Rhétice Dagba : Permettez- moi de faire remarquer que le 04 décembre 1958, la colonie française du Dahomey est proclamée République du Dahomey et a accédé à la souveraineté internationale le 1er août 1960. A cette date, lors de l’accession du Dahomey à l’indépendance, je passais au cours moyen 1re année (Cm1) en vue d’obtenir le Certificat d’études primaires et élémentaires en juin 1962. Les conditions des écoliers en ce temps-là, dans les écoles publiques, étaient inimaginables par rapport à celles des écoliers d’aujourd’hui. Les fournitures pour le travail en classe (cahiers, buvards, et autres) étaient gratuites. Les livres étaient prêtés contre une modique caution remboursée en fin d’année contre remise des livres en bon état. La scolarité était gratuite également. Aujourd’hui, les conditions des écoliers connaissent des hauts et des bas. Seulement, à l’indépendance, l’espoir d’une aube véritablement nouvelle était né! Les jeunes cadres de l’Administration publique semblaient se donner à la tâche, espérant construire une nation pour un développement authentique en vue de promouvoir tout homme béninois et tout l’homme béninois. Les rivalités des dirigeants politiques, l’aspiration des populations à une vie meilleure dans la liberté retrouvée et les manipulations de certains anciens colons non satisfaits des indépendances ont plongé le pays dans les « coups d’Etat» à répétition suite au premier soulèvement des populations, surtout des syndicats réclamant la suppression d’une mesure d’abattement de 10 % sur les salaires. Les coups d’Etat dont vous parliez ont inauguré l’ère des instabilités ? L’instabilité politique née de la faiblesse de la gestion budgétaire conjuguée avec les rivalités des acteurs politiques plombent toute tentative de mise en place d’une politique conséquente en vue de propulser une croissance économique saine et continue devant permettre la création des conditions propices à un développement authentique du pays. La mentalité des populations béninoises réfractaires à toute politique d’endettement pour construire les grandes infrastructures routières et implanter les unités de transformation de la production agricole en produits industriels n’a pas permis d’asseoir les bases d’une gestion économique de développement. La poussée démographique, la faiblesse des taux de croissance économique et l’impossibilité d’une politique de répartition du trop faible Revenu National ont fait le lit d’une régression de ce pays doté de nombreux cadres à l’indépendance et qui donnait l’espérance d’une émergence économique, attendue rapide, comme celle des pays d’Asie, de la Corée du Sud, Singapour et autres! Les nombreuses difficultés, conséquence de choix économiques hasardeux, nées d’une politique socialiste marxiste mal maitrisée pendant la période révolutionnaire de 1972 à 1989 ont conduit le pays, dès les années 1987-1988, à engager des pourparlers avec les Institutions de Bretton Woods (Fmi et Banque mondiale), négocier et conclure de sévères politiques d’ajustement structurel mises en œuvre dès juin 1989, soutenues par des Crédits d’ajustement structurel, des Facilités d’ajustement structurel puis Facilités d’ajustement structurel renforcées et, enfin, des Crédits pour la revue des dépenses publiques. Qu’est-ce que nous avons réussi à faire de positif au plan économique en 60 ans ? Les actions positives au plan économique durant les 60 ans ne peuvent pas être décrites de manière continue, le Bénin a connu des hauts et des bas. Des ressources humaines de qualité ont été formées dès le début des indépendances et ce, de façon presque continue d’année en année avec les nombreuses écoles ouvertes, les lycées et collèges d’enseignement secondaire, les universités publiques et privées, les centres de formation technique et professionnelle. On peut aussi mentionner la gratuité de l’école primaire, la quasi-gratuité de l’enseignement secondaire pour les jeunes filles, la gratuité de la césarienne et des séances de dialyse pour les malades rénaux, etc. Je peux aussi parler d’efforts en matière de gestion budgétaire, la nouvelle dynamique en matière de politiques d’investissements des ressource publique, la mise en place d’une gestion budgétaire axée sur les résultats, la construction d’infrastructures routières, de plus en plus, solides ces dernières décennies. Il y a également les tentatives réussies de diversification agricole avec la mise en place de filières de production d’ananas, d’anacarde, de karité, les tentatives de transformation sur place de certaines productions, le développement des services, surtout des établissements de crédit et les efforts d’épargne avec les sociétés d’assurance et de réassurance, la mise en place d’une politique de développement touristique effective et la valorisation de l’industrie culturelle. En somme, une nouvelle dynamique de la gestion publique, particulièrement de la gestion de l’économie publique. Que nous manque-t-il alors aujourd’hui pour le développement ? Encore beaucoup de choses! L’effort soutenu dans la bonne gouvernance, la formation soutenue et adéquate des cadres techniques de haut niveau et de haute spécialisation, la consolidation de la démocratie économique et financière, la saine gestion budgétaire et économique centrée sur les résultats, l’acceptation du contrôle interne, et surtout externe systématiques de la gestion budgétaire à la fin de chaque exercice avec publication des résultats par des auditeurs indépendants. Il faut aussi la poursuite de la diversification agricole et de la transformation des produits du cru, l’exploitation et la transformation en produits finis des ressources du sol et du sous-sol, la maitrise de la politique énergétique et la généralisation de l’énergie solaire, l’exploitation dans le transport des marchandises des cours d’eau, la préservation des écosystèmes, la densification de l’unité industrielle dans le respect des règles écologiques…Ces nouvelles corrections indispensables pour un développement harmonieux du Bénin dans une Afrique intégrée supposent la mise en place d’une planification économique et financière, souple et rigoureuse, dynamique et bien maîtrisée. Ce qui présuppose des ressources humaines bien formées, convaincues du besoin du développement du Bénin et de l’Afrique dans un monde interdépendant où la loi de la jungle cherche à s’imposer aux pauvres et aux faibles. C’est une réalité. Ce n’est pas de l’impérialisme, c’est l’impérialité, la domination de fait. A ces conditions, nous pouvons nous assurer le développement ? Nous avons aussi besoin d’avoir une meilleure connaissance de nos potentialités en ressources humaines, de nos richesses du sol et du sous-sol, des vrais besoins de nos populations et des sacrifices qu’elles sont prêtes à consentir pour les enjeux et autres défis du développement à relever. Une connaissance réelle des déterminants du monde actuel et des intérêts qui guident les actions des riches et des forts, les réseaux qui animent les multiples connexions, les causes multiformes et nombreuses des guerres localisées dans les différentes parties du monde, et le recul nécessaire pour asseoir une analyse prospective conséquente et cohérente des réalités économique, financière, politique, sociale, démographique, écologique et systémique du monde actuel en pleine mutation s'imposent également. C’est à ces conditions et à ces conditions seulement que nous allons réussir une croissance économique qui engendrerait le développement authentique. N’avez-vous pas l’impression que nous sommes dans un cercle infernal et que nous tournons en rond sans vraiment réussir à décoller ? Non ! Le développement ne s’arrête pas à la simple croissance économique. Pour être authentique, le développement doit être intégral ! Il doit promouvoir tout homme et tout l’homme. Non ! Nous ne tournons pas en rond, et, ne sommes pas dans un cercle infernal. Nous sommes face à une loi de la jungle où la puissance économique et financière dicte ses règles aux populations qui n’ont pas encore bien pris conscience des réalités du monde actuel, et restent toujours inorganisées.L’Afrique bouge et le Bénin avance à son rythme. Le Bénin est au service de l’Afrique. En initiant la Conférence nationale, le Bénin a offert une opportunité politique nouvelle à l’Afrique pour essayer les différentes formes de démocratie politique multipartite.En s’engageant dans la gestion budgétaire axée sur les résultats, le Bénin offre une porte de sortie royale à l’Afrique pour une nouvelle gestion publique permettant la maitrise budgétaire, le financement conséquent des investissements publics en allant sur le marché financier international, ce qui accroît ses capacités financières pour lancer les besoins nombreux du développement.En nommant un jeune comptable financier pour la conduite de la gestion budgétaire axée sur les résultats, le Bénin a choisi le profil technique idéal pour la gestion efficiente des enjeux économiques et budgétaires actuels en vue d’une relance effective et conséquente de l’économie nationale. Une modélisation de la gestion économique publique est en cours de rédaction pour l’Afrique émergente. En réorganisant le système partisan, le Bénin cherche et tente de consolider durablement l’expérience démocratique en Afrique. Ce qui éviterait, à coup sûr, les expériences d’échec démocratique constaté en Amérique latine. Le Bénin, à l’instar de l’Afrique, est dans une dynamique de développement propre, autonome et authentique. Comme l’Afrique, le Bénin se donnera son chemin et va construire un schéma de développement sans effusion de sang, mais avec des sueurs à la mesure des enjeux, des défis et des ambitions légitimes des populations. Comment les pays d’Asie, le Brésil et autres ont pu réussir au cours de la même période à opérer des transformations fulgurantes alors que l’Afrique ainsi que le Bénin sont encore à la traine ? Non ! Le Bénin et l’Afrique ne sont pas à la traîne. C’est juste une illusion d’optique. Ces pays d’Asie, le Japon, le Brésil, que vous citez, ont connu des bouleversements inacceptables et même inadmissibles que l’Afrique n’a pas choisis…. Le Bénin, encore moins ! Ces pays d’Asie, le Japon excepté, et le Brésil vivent une émergence économique mais, ne sont pas développés. Et même déjà, gèrent les problèmes du mal développement, sont très limités en matière de croissance économique, sans perspective de développement authentique. Ce ne sont pas des modèles à suivre pour l’Afrique ! Ces pays que vous évoquez sont à la limite de l’épure dans le processus du développement sans être considérés comme développés. Le phénomène de l’Entropie joue à plein. Vous dites dans l’un de vos ouvrages que le drame du Bénin, c’est un problème d’entrée dans la modernité. Que doit-on y comprendre ? Sur l’ouvrage, « Le drame du Bénin », en sous-titre, j’ai écrit: «l’Afrique a un problème d’entrée dans la modernité ». Le Bénin est confronté, spécialement, à un véritable problème générationnel, de manque d’hommes et de femmes courageux, intègres et probes. Les défis spécifiques que le Bénin doit relever en vue de son développement authentique, les enjeux périlleux pour jeter les bases indispensables pour le développement intégral du Bénin exigent pour la gestion des affaires de l’Etat, pour la conduite de la gestion publique, pour manager la gestion de l’économie publique, des hommes et des femmes d’une trempe nouvelle, en d’autres termes , des durs, des purs et des sûrs. Cette race d’hommes et de femmes manque, cruellement, dans le Bénin actuel, et, même en Afrique. Vous estimez que le franc Cfa est un problème mineur dans la balance des difficultés financières des pays de la zone. Pourquoi ? Le franc Cfa est bien un problème mineur dans la balance des difficultés, non seulement financières des pays de la zone, mais de l’ensemble des problèmes auxquels ils sont confrontés pour évoluer vers un développement authentique.La question principale et clé réside en celle de la solidité d’une monnaie pouvant jouer un rôle catalyseur en vue d’une croissance économique saine et durable, socle d’un développement intégral qui doit promouvoir tout homme et tout l’homme. Quelles clés proposez-vous alors en tant qu’économiste ? Je pense qu’on peut y arriver si nous parvenons à mettre en place les conditions d’une gestion économique et budgétaire saine et durable avec une politique d’endettement soutenable. Une gestion budgétaire axée sur les résultats serait un choix judicieux. Il faut aussi maîtriser les ressources du sol et du sous-sol, avoir un contrôle effectif sur leur exploitation et utiliser à bon escient les ressources financières provenant desdites exploitations pour des investissements publics, semi-publics et privés efficients et utiles à l’amélioration effective des conditions de vie des populations béninoises dans les secteurs de l’éducation, de la santé et leur mieux-être. Ensuite, nous devons bâtir des unités industrielles développantes respectant l’écosystème et les normes écologiques pour une durabilité de la politique de développement mise en œuvre dans la logique d’une Afrique intégrée et mener une politique prospective pouvant permettre aux dirigeants politiques, économiques et administratifs de saisir les enjeux mondiaux de développement afin d’éviter toute tentative des grandes puissances d’organiser des conflits localisés en vue d’un affaiblissement réel de la stratégie de développement du Bénin en particulier et de l’Afrique en général. Ces politiques, conséquemment mises en œuvre, donneront des réalisations économiques et financières solides, gage d’une monnaie gérable, autonome mais liée à des paniers d’autres devises fortes. L’intégration monétaire externe, déjà acquise de la monnaie Cfa, ne serait qu’un atout et ne deviendrait plus un objectif à rechercher. Que dites-vous donc de l’Eco ? L’Eco, monnaie de plus en plus évoquée pour l’espace Cedeao aura besoin de la solidité de l’ensemble des économies des pays de la zone qui n’ont pas encore mis en œuvre des politiques soutenues de gestion économique et financière convergente, mais, seraient amenés à lutter pour construire l’intégration monétaire externe déjà acquise au niveau de l’Uemoa avec la monnaie Cfa. Le franc Cfa est mort depuis très longtemps avec l’arrimage à l’euro, et une gestion monétaire plus indépendante de la Banque centrale (Bceao) relève des prérogatives du gouverneur de ladite institution si la solidité des économies des pays membres de l’espace Uemoa le permettait. C’est pourquoi, en tant qu’économiste indépendant, je me suis toujours refusé à mener les faux débats sur la monnaie Cfa. C’est la solidité des économies des pays membres de l’Uemoa qui engendrerait de facto une monnaie forte et autonome. La prise de la décision politique n’a de valeur qu’à cette condition. Toute autre approche serait d’emblée vouée à l’échec et suicidaire. Le niveau croissant de la dette intérieure année après année, ne vous inquiète-t-il pas ? La réalité actuelle de la dette intérieure échappe quelque peu à l’apprenti économiste que je suis. Le Bénin, allant de plus en plus sur le marché financier régional, semble bien contenir la dette intérieure dans des limites, je crois raisonnables. Apparemment, sa crédibilité intérieure ne semble pas être mise en cause. De toutes les façons, les lois économiques sont implacables. La dette intérieure ne peut être masquée car les fournisseurs de l’Etat, les salariés et autres agents retraités émargeant au budget national réagiront, indiscutablement, pour réclamer, à un moment donné ou à un autre, leurs dus. Fort de cela, et dans une dynamique de gestion budgétaire axée sur les résultats, je ne suis pas inquiet. Je constate, avec espérance et beaucoup de sérénité, l’accalmie des fonctionnaires et autres retraités, la disponibilité des divers fournisseurs de l’Etat à se presser pour acheter les Dossiers d’appel d’offres publiés, les nombreux chantiers d’infrastructures routières réalisés ou en cours de réalisation dans presque toutes les contrées du pays. La dette transformée en investissements publics solides est gage de développement. Dans vos interventions, vous reprochez souvent à l’Afrique de ne pas innover. Dites-nous en un peu plus ! L’innovation est une des clés du développement. Les pays africains doivent sortir des sentiers battus. La Banque africaine de développement (Bad), avec ses dirigeants actuels, force l’admiration dans l’innovation technologique et financière. Ses pays devraient l’imiter en matière d’innovations technologiques, financières et conceptuelles. La génération des outils informatiques, l’accélération de la diversification agricole et de la transformation des produits du cru en produits finis et semi- finis, la meilleure exploitation des ressources du sol et du sous-sol, ce qui suppose une rationalisation des explorations, la digitalisation des systèmes opérationnels aideraient, à coup sûr, le Bénin et les pays africains à asseoir les bases irréversibles d’un véritable développement authentique. Car, retenons toujours que pour être authentique, le développement doit être intégral. Il doit promouvoir tout homme et tout l’homme. Il y a quelques années, vous étiez candidat à l'élection présidentielle. Quelles valeurs portez et défendez-vous ? Effectivement, à l’initiative du Grand mouvement des artisans pour la promotion des valeurs morales (Gma/Pvme), j’ai déclaré, le 24 janvier 2001, à Pouya (à 15 kilomètres de Natitingou) ma candidature aux élections présidentielles de février-mars 2001. Un document intitulé «Ma conviction pour le développement intégral du Bénin » présentant mon projet de société, retraçant les valeurs morales essentielles qui m’ont toujours animé et pour lesquelles j’ai combattu et payé le prix cher, durant toute ma carrière professionnelle, et, quelque peu, durant mon militantisme à l’Undp (Union nationale pour la démocratie et le progrès), le seul parti politique auquel j’ai adhéré à ce jour, a été publié et vendu, pas distribué. Ces valeurs morales essentielles pour promouvoir et bâtir un Bénin solidaire, démocratique et prospère dans une Afrique intégrée sont celles de l’humilité, de sagesse, de probité, de loyauté, de sincérité, de justice et de fidélité.Ces valeurs sont très difficiles à porter car, sur la durée, il faut, pour le développement authentique du Bénin, des hommes et des femmes purs, durs et sûrs. Pourquoi une telle candidature alors que dans le temps, vous étiez conscient que vous ne seriez pas élu ? Conscient que je ne serai pas élu ? Non ! Pas du tout. Mes espérances étaient très grandes quand j’ai accepté de porter la candidature du Gma/Pvme. Ces valeurs sont en droite ligne avec celles pour lesquelles je me suis battu pendant une quarantaine d’années, dans la Jeunesse étudiante catholique, dans le militantisme estudiantin et toute ma vie professionnelle. Le Bénin expérimente depuis plus de quatre ans un autre système de gestion des finances publiques. En êtes-vous satisfait ? Je dirai que le Bénin exécute depuis un peu plus de quatre ans un autre système de gestion des finances publiques, la Gestion budgétaire axée sur les résultats. Cette nouvelle gestion de l’économie publique a été progressivement testée dans le cadre du Projet de gestion budgétaire axée sur les résultats (Pro ReGar), dès septembre 2006, suite à une requête du gouvernement du Bénin sur financement de l’Union Européenne. Cette nouvelle gestion publique allie les techniques de gestion privée dans le secteur public. Elle développe une technique plus transparente de la gestion budgétaire avec une traçabilité marquée, tant du recouvrement des ressources internes qu’externes, complétée par celle des dépenses publiques. Le contrôle interne est plus fluide et moins redondant. Toutefois, un contrôle externe rigoureux et indépendant s’effectue, par suite, sur l’intégralité du budget exécuté, avec un rapport exhaustif publié. Une loi de Règlement est votée par l’Assemblée nationale sanctionnant l’exécution du budget initialement voté par le Parlement. Si un collectif budgétaire a été voté entre temps, son exécution est naturellement prise en compte lors du contrôle externe indépendant et intégral. La dynamique de la nouvelle gestion publique basée sur la gestion budgétaire axée sur les résultats impulse, de facto, des garanties de dépenses publiques efficientes et des recouvrements de recettes internes et la mobilisation des ressources publiques sécurisées. L’Etat se donne ainsi les moyens d’une croissance économique saine et durable pouvant engendrer les conditions propices d’un développement authentique du Bénin. Or, comme maintes fois souligné pour être authentique, le développement doit être intégral. Il doit promouvoir tout homme et tout l’homme. En conséquence, l’actuel système de la gestion des finances publiques paraît, à mon humble avis, globalement satisfaisant. La gestion économique et financière du Bénin par Patrice Talon ou du moins son style de gouvernance, est-ce ce qu’il nous faut pour enfin décoller ? Globalement oui. La gouvernance économique est bonne et sur les rails. La nouvelle gestion économique publique bénéficie d’une nouvelle dynamique rassurante. Le recours constant au marché financier international mérite d’être mieux suivi pour une gestion soutenable de la dette publique. La dette intérieure et extérieure doit être bien canalisée pour une soutenabilité en relation avec la croissance du Produit intérieur brut. La diversification agricole et la transformation industrielle des produits du cru doivent être poursuivies avec courage, ardeur, foi, espérance et détermination. Une meilleure politique de répartition du Revenu national gagnerait à être menée pour une consommation endogène plus marquée, une épargne domestique plus consistante en vue d’un financement interne durable des investissements publics et privés. Compte tenu du fort impact de la gestion des affaires politiques sur l’économie et sur la gestion économique publique, il conviendrait, dans une dynamique soutenable de la gouvernance globale, de créer les conditions propices d’une aube véritablement nouvelle au Bénin en vue d’un développement authentique qui ne s’arrêtera pas à la simple croissance économique. Le pouvoir politique vise le développement authentique. Aussi, doit-t-il savoir que pour être authentique, le développement doit être intégral. Il doit promouvoir tout homme et tout l’homme. Grand cycliste, vous l’êtes aussi. Un mot sur le Bénin sportif en 2020 ! Le sport au Bénin est, ces dernières années, en net progrès. De nouveaux moyens financiers et techniques sont mis à disposition et ces moyens stimulent les acteurs du sport. Le gouvernement s’engage, un peu plus, dans l’organisation et le financement des activités sportives. Il faudrait que les acteurs sportifs et les athlètes œuvrent avec plus de professionnalisme, de détermination, d’abnégation, et s’engagent avec foi. Car, c’est la foi dans l’action qui fait la réussite. Le cyclisme, que je suis le plus, est en progrès remarquable avec le président Romuald Hazoumè. Je lui tire chapeau et l’encourage à persévérer dans l’effort avec les clubs affiliés, et ses cyclistes.Le Comité national sportif olympique béninois avec l’appui du ministère en charge des Sports et le Comité international olympique se bat pour l’éclosion des jeunes athlètes et le rayonnement du sport béninois à l’international avec des performances remarquées, pour le moment, dans l’athlétisme. En continuant de travailler avec courage, espérance, foi et détermination, les fédérations sportives béninoises finiront, un jour, par hisser très haut le drapeau du Bénin. Et quels seront vos mots pour conclure cet entretien ? Le Bénin ne va pas refaire l’histoire. Il est une ancienne colonie française d’Afrique. Sa monnaie, le franc de la Communauté financière africaine est le fruit de l’histoire, mais demeure une expérience d’intégration monétaire externe réussie et enviée. Une politique budgétaire solide et axée sur les résultats, une meilleure maîtrise de la gestion économique et financière, un développement conséquent du tissu industriel, une exploitation rationnelle des richesses du sol et du sous-sol, une réalisation soutenue et de grande qualité des infrastructures routière, ferroviaire, fluviale et aéroportuaire jetteront les bases d’une croissance économique saine et durable qui engendrerait le développement authentique tant recherché au Bénin et en Afrique, qui va promouvoir tout homme africain et tout l’homme africain. L’Afrique intégrée reste et demeure, demain, l’avenir du monde. Cependant, nous sommes conscients que tant que le monde sera monde, il y aura toujours des problèmes et tant qu’il y aura des problèmes, le combat sera permanent.Le Bénin, depuis quelques années, est rentré dans une nouvelle dynamique de la gestion économique publique porteuse d’espoir et d’espérance certaine pour l’Afrique et le monde en développement et en pleine mutation. Société 03 sept. 2020


Régulation des médias en ligne: Des professionnels des médias se prononcent
La réglementation des médias en ligne, préoccupe, fait l’objet de réflexion dans le monde médiatique. À la suite de la suspension des médias en ligne n’ayant pas d’autorisation légale, l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb) a initié le 10 août dernier un atelier de plaidoyer pour examiner le Code du numérique afin de corriger ses imperfections. Si le Code du numérique doit être révisé, il faudrait que le code de l’information et de la communication le soit également, rigoureusement, afin d’avoir une concordance entre les deux textes qui régissent le secteur des médias. C’est l’avis de certains professionnels des médias présents à l’atelier de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb). Il faut qu’il y ait une cohésion entre le code numérique et le code de l’information, pense Léon Brathier, responsable du journal « L’Autre quotidien ». Le code de l’information et de la communication doit donc être apuré de toutes ses imperfections, selon lui, afin de ne plus confondre le journaliste dans l’exercice de sa profession à un activiste en ligne qui ne se soucie pas des règles de traitement de l’information et des normes. L’Upmb, qui milite pour la reprise des activités des médias en ligne, ne pouvait qu’œuvrer à cette fin. D’où l’atelier organisé le 10 août dernier. A ce propos, Léon Brathier affirme qu’« Il faut qu’il y ait un débat au niveau des promoteurs des médias en ligne et au niveau des journalistes de la presse écrite pour savoir ce qu’il faut réviser dans ce code, et s’entendre sur les limites qu’il faut accorder au code du numérique ». Tanguy Agoï, animateur-présentateur et Méschac Degbetchi, web rédacteur, apprécient l’initiative de l’Upmb et partagent l’idée de relire les textes qui régissent la corporation, une nécessité impérieuse selon eux, puisqu’elle permettra de distinguer le journaliste qui exerce dans un organe de presse de l’activiste en ligne, et aussi de déterminer les sanctions auxquelles s’exposent l’un comme l’autre. D’où faut-il, selon les participants à l'atelier, redéfinir véritablement le rôle du journaliste en ligne et surtout le soustraire de l’épée de Damoclès que renferme le code du numérique à bien des égards. Cependant, vu que le numérique est devenu un outil incontournable, Tanguy Agoï estime qu’il faut contextualiser les textes, qui doivent être à la fois rigoureux et flexibles, de sorte à permettre aux professionnels d’exercer en toute sécurité. En clair, un assainissement profond du secteur des médias s’impose. Pour Méschac Degbetchi, « Le statut du journaliste doit être clairement défini » , car selon lui, « On doit pouvoir distinguer le professionnel des médias, le rédacteur-web d’une part, de l’activiste web de l’autre, et situer chacun face à ses responsabilités ». Par Prisca SEHOMI (stag) Société 03 sept. 2020


Prix de l’innovation Ericsson 2020: Développer des idées nouvelles pour affronter le changement climatique
Le géant des télécommunications Ericsson lance officiellement son concours annuel Ericsson Innovation Awards (Eia) 2020, une compétition qui offre aux étudiants du monde entier la possibilité de développer des idées nouvelles et innovantes avec le soutien des experts. « Se réapproprier l'avenir », tel est le thème de l’édition 2020 du concours annuel Ericsson Innovation Awards (Eia) ouvert aux étudiants. Ceux-ci du monde entier sont invités à participer au concours et sont encouragés à former des équipes diversifiées de deux à quatre membres. Les équipes doivent s'inscrire et soumettre leurs idées avant le 30 septembre 2020. Cette année, selon le communiqué de presse parvenu à notre rédaction, 14 équipes seront qualifiées pour les demi-finales, où elles bénéficieront du mentorat d'experts d'Ericsson avant de s'affronter pour obtenir l'une des trois places en finale. Les trois équipes finalistes participeront ensuite à la grande finale (qui se déroulera cette année sous une forme numérique) en décembre 2020. L'équipe gagnante recevra un prix en espèces de 25 000 euros, avec un prix de 15 000 euros pour la deuxième place et un prix de 5 000 euros pour la troisième place. Le concours mondial de l'innovation a été lancé pour la première fois en 2009 sous le nom de «Ericsson Application Awards ». En 2015, le champ d'application a été élargi pour se concentrer davantage sur l'innovation, lorsqu'il a été rebaptisé « Prix de l'Innovation Ericsson » et réservé aux étudiants. Les Prix de l'Innovation Ericsson restent l'une des plus grandes opportunités pour Ericsson de toucher les étudiants du monde entier et de cultiver des relations avec la prochaine génération de créateurs innovants tout en contribuant à stimuler et à améliorer l'innovation positive. Le thème « Se réapproprier l'avenir » traite des défis climatiques actuels et futurs et de la manière dont les technologies de l'information et de la communication (Tic) peuvent permettre d'atténuer radicalement le changement climatique, tant pour les consommateurs que pour les industries. Basées sur les recherches d'Ericsson, les solutions Tic ont le pouvoir d'améliorer l'utilisation de l'énergie dans les opérations industrielles, de minimiser les impacts environnementaux négatifs et de permettre une réduction des émissions mondiales de carbone jusqu'à 15 % d'ici 2030. Mettre au défi les meilleurs « Grâce à nos recherches et à notre collaboration avec des partenaires universitaires et industriels, nous savons que la numérisation sera le moteur de l'innovation et des opportunités dont nous avons besoin pour atteindre un avenir à 1,5 degré Celsius, conformément à l'accord de Paris. C'est pourquoi les Prix de l'Innovation Ericsson de cette année mettront au défi certains des meilleurs et des plus brillants étudiants partageant notre passion pour l'innovation afin de démontrer comment la technologie peut soutenir l'action en faveur du climat », a indiqué Heather Johnson, responsable du Développement durable et de la Responsabilité d’entreprise chez Ericsson. « Nous pensons que les jeunes sont les moteurs de l'innovation et du développement lorsqu'il s'agit de questions d'actualité pressantes. C'est pourquoi, l'innovation étant au cœur d'Ericsson, nous voulons inviter les jeunes talents à s'inscrire aux Ericsson Innovation Awards 2020», a-t-il ajouté. L'Afrique s'est démarquée ces dernières années dans cette compétition, notamment en 2018 lorsqu'une équipe du Sénégal a remporté le premier prix devant 1443 autres équipes de 107 pays. L'équipe gagnante, Team OwnLabs de l'Ecole supérieure polytechnique de Dakar et de l'Université de Ziguinchor au Sénégal, a développé une solution pour remédier au manque de laboratoires scolaires en Afrique en proposant des cours de physique, de chimie et de biologie en réalité virtuelle via des Smartphones. Le thème de 2018 était « L'avenir de la vérité », et mettait les étudiants au défi de répondre à la question de savoir comment la technologie peut améliorer la façon « dont nous trouvons, validons et partageons la vérité dans un monde entièrement connecté ». Société 03 sept. 2020


Conseil des ministres: Un pas vers la finalisation de la construction de sept arènes culturelles
Le Conseil des ministres du mercredi 2 septembre a procédé à la sélection de cabinets d'architecture pour la réalisation de mission de maîtrise d'œuvre complète du projet de construction de sept arènes culturelles. La mise en œuvre des projets touristiques et culturels du Programme d’action du gouvernement connait depuis peu, un coup d’accélérateur. Tout est mis en œuvre du côté de l’Exécutif pour donner corps au rêve du chef de l’Etat dans ces secteurs. Si au niveau du tourisme, tout avance à pas de géant, il faut y associer désormais la culture. Le conclave hebdomadaire du gouvernement de ce mercredi 2 septembre a décidé de la sélection de cabinets d'architecture pour la réalisation de mission de maîtrise d'œuvre complète du projet de construction de sept arènes culturelles. L’ambition ici, c’est de parvenir à la construction et l'équipement d'infrastructures culturelles aux normes et standards internationaux. La réalisation de ces infrastructures permettra de promouvoir des espaces de diffusion des créations artistiques, des spectacles vivants dédiés essentiellement à la jeunesse et au secteur de la culture. Ces espaces accueilleront des activités professionnelles et amateurs destinées au grand public. Dans cette perspective, les négociations avec des cabinets spécialisés ont permis de retenir pour une mission de maîtrise d'œuvre complète, deux cabinets d'architecture. Il s’agit de « Golden stone», pour la finalisation de la mission de maîtrise d'œuvre complète pour l'arène culturelle d'Abomey et la conduite de celle des arènes culturelles de Porto-Novo, Ouidah et Lokossa. Puis, de « Inspired design», pour la finalisation de la mission de maîtrise d'œuvre complète pour l'arène culturelle de Parakou et la conduite de celle des arènes culturelles de Kouandé et Natitingou. Le Conseil, en approuvant cette communication, a instruit les ministres concernés de faire procéder à la signature des contrats avec ces cabinets d'architecture, puis de veiller à la réalisation correcte de leurs missions. Approbation de la feuille de route pour l'actualisation du Plan sectoriel de l'Education 2018-2030 Encadré La mise en œuvre du Plan sectoriel de l'Education (Pse) 2018-2030, adopté le 13 juin 2018, est marquée par de nombreuses réformes opérées dans les différents sous-secteurs de l'éducation, particulièrement s’agissant de la sélection et de la qualité des enseignements. Dans ces réformes, figure également la stratégie de relance de l'Enseignement et la Formation techniques et professionnels (Etfp) portée par la vision qu'à l'horizon 2030, "les jeunes en âge de travailler, y compris les personnes à besoins spécifiques, disposent de compétences demandées par le marché du travail, pour une croissance économique stable, durable et inclusive." Une telle ambition implique, entre autres, que le plus grand nombre d'apprenants soit orienté vers les formations techniques et professionnelles. En outre, en vue de donner plus de consistance à la politique éducative de notre pays, le gouvernement a fait l'option d'étendre l'éducation de base à la fin du second cycle du secondaire, soit la classe de Terminalen JFM Actualités 03 sept. 2020


Audiences du président de l’Assemblée nationale: Le nouvel ambassadeur du Japon reçu
Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, s’est entretenu à son cabinet, ce mercredi, avec le nouvel ambassadeur du Japon près le Bénin, Takahisa Tsugawa et une délégation du collectif des doctorants allocataires du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (Mesrs). Les doctorants allocataires du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (Mesrs) engagés dans le cadre du programme de formation de formateurs des universités publiques du Bénin rencontrent certaines difficultés liées à leur statut. Une délégation de ce collectif est allée échanger ce mercredi avec le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, pour lui faire part de leurs problèmes. « Nous avons souhaité nous présenter au président de l’Assemblée nationale et lui expliquer notre cas, étant donné que le gouvernement a envoyé un projet de loi au Parlement, pour lui porter un message et mieux nous faire connaitre auprès de lui pour qu’il puisse être en quelque sorte notre porte-voix auprès de ses collègues au moment de l’étude de ce texte », a expliqué Dr Thierry Codjo, porte-parole de la délégation. Il se réjouit de l’accueil que le président Louis Vlavonou a réservé à sa délégation. « Nous sortons de cette audience plus ragaillardis et très satisfaits parce que le président s’est vraiment engagé à faire tout ce qui est de son pouvoir pour un aboutissement heureux de nos doléances », a ajouté Dr Thierry Codjo. La délégation remercie surtout le président Louis Vlavonou pour avoir eu une écoute attentive à ses doléances et son engagement à aider la jeune génération de scientifiques que constitue le collectif des doctorants allocataires du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (Mesrs) engagés dans le cadre du programme de formation de formateurs des universités publiques du Bénin. Avant les universitaires, le président de l’Assemblée nationale a reçu en audience le nouvel ambassadeur du Japon près la République du Bénin, Takahisa Tsugawa. Il s’est agi, avec ce dernier, d’une visite de prise de contact qui a permis aux deux personnalités de discuter des nouvelles perspectives de partenariat entre les deux pays. Le président Louis Vlavonou et son hôte ont fait le tour d'horizon des relations de coopération séculaires entre le Japon et le Bénin. Un accent particulier, selon le diplomate nippon, a été mis sur la coopération que développent les Parlements des deux pays amis. L’ambassadeur Takahisa Tsugawa a par ailleurs rassuré le président Louis Vlavonou de ce qu’il va œuvrer sous son mandat à renforcer sur tous les plans lesdites relations bilatérales. Actualités 03 sept. 2020


En fin de mission au Bénin: Véronique Brumeaux fait état des avancées
L’ambassadrice de France près le Bénin, Véronique Brumeaux, en fin de mission, a été reçu ce mercredi 2 septembre par le président de la République. Occasion pour la diplomate française de faire l’inventaire des projets mis en œuvre dans le cadre du partenariat entre la France et le Bénin. Elle n’a pas manqué de faire état des progrès accomplis ces quatre dernières années par le Bénin. En fin de mission, l’actuelle cheffe de la mission diplomatique française au Bénin, Véronique Brumeaux, ne s’en ira pas sans avoir pris langue, une dernière fois, avec le président de la République. A la Présidence de la République, ce mercredi, elle a fait, à sa sortie d’audience, un point global des projets financés par la France dans plusieurs secteurs. “ Voici quatre ans que je suis arrivée au Bénin, et avec l’équipe de l’ambassade, nous avons beaucoup travaillé à densifier notre coopération dans divers domaines du Programme d’action du gouvernement, notamment pour améliorer les conditions de vie des populations, pour favoriser et aider l’enseignement secondaire, pour scolariser plus d’enfants, notamment les filles. La formation professionnelle était également une de nos priorités ”, a-t-elle déclaré à sa sortie d’audience. Véronique Brumeaux rappelle qu’elle a aussi mené des actions dans le secteur de l’éducation et l’appui social, avec à la clé plusieurs projets mis en œuvre dans ces secteurs. En gros, indique-t-elle, 80 mille jeunes dont 40 mille jeunes filles ont été touchés par l’ensemble de ces projets. L’Ambassade de France, dit-elle, accorde toute son attention à ces jeunes car, ce sont les Béninois de demain. Selon la diplomate, qui fait ses adieux au Bénin, la France, à travers l’Agence française de développement (Afd), travaille à l'amélioration des conditions de vie des populations. “Je pense particulièrement non seulement aux projets qui sont menés à Ganvié, notamment pour aménager la cité lacustre mais aussi à la participation de l’Afd à l’assainissement pluvial de Cotonou. Je pense aux appuis que nous faisons dans le développement de l’agriculture dans diverses régions du pays notamment les Collines”, détaille-t-elle. Sous son autorité, l'ambassade a également mené des actions pour contribuer à la diversification de la production nationale et soutenir l’agroécologie dans le pays, à la construction d’infrastructures d’importance. Il y a eu par exemple la construction d’une centrale électrique solaire, rappelle-t-elle tout en insistant sur combien l’autonomisation énergétique du pays tient à cœur au chef de l’Etat, Patrice Talon. Avancées Autre dossier clé tenant à cœur au chef de l’Exécutif béninois, le tourisme. “Nous avons évoqué les questions de développement du tourisme et la restitution des 26 œuvres du patrimoine béninois ”, précise la diplomate. Appréciant les progrès accomplis par le Bénin, Véronique Brunmeaux n’a pas manqué de dire à quel point le visage du Bénin a changé ces quatre dernières années. Et pour cause, de son aveu, elle y a résidé et travaillé en tant que conseillère, il y a vingt ans. « On voit ce qui se passe dans l’aménagement des rues, l’aménagement des villes... ”, fait-elle observer. Pour avoir visité Bohicon et Abomey, elle trouve que ces villes, entre autres, ont sensiblement changé, ne serait-ce qu’en termes de construction d’infrastructures routières. Une mutation qui rend plus fluide la circulation non seulement pour l’acheminement et la commercialisation des produits agricoles, mais aussi la mobilité notamment des élèves qui se rendent d’une ville à une autre pour leurs études. Actualités 03 sept. 2020


Karité : Le prix plancher fixé à 100 f le kilo pour la campagne 2020-2021
La campagne de commercialisation 2020-2021 des amandes de Karité aura lieu du 15 septembre 2020 au 31 mai 2021. A cet effet, le Conseil des ministres de ce mercredi 2 septembre, a homologué le prix plancher de ce produit à 100 francs Cfa par kilogramme, conformément au vœu des acteurs du secteur. Aussi, le lancement officiel de ladite campagne de commercialisation se tiendra-t-il dans la commune de Gogounou. En homologuant le prix plancher à 100 f/kg, le « gouvernement entend encourager les personnes et les structures chargées de la collecte et de la transformation à observer davantage les meilleures conditions de traitement et de stockage, afin d’améliorer continuellement la qualité des produits », lit-on à travers le compte-rendu final du Conseil des ministres. Dans cette optique, la ministre de l’Industrie et du Commerce a été instruite par le Conseil en vue de veiller notamment à apporter l’appui matériel approprié dans le ramassage des noix afin de réduire la pénibilité de la collecte et de garantir plus de sécurité dans cette activité. Actualités 02 sept. 2020


Fonction publique béninoise : Recrutement de 600 agents dans deux ministères
Cent auditeurs de justice sont à recruter au profit du ministère de la justice. La décision a été prise en Conseil des ministres, ce mercredi 2 septembre. Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique annonce également un recrutement de cinq cent agents au niveau de la Police républicaine. S’agissant des cent auditeurs de justice, le Conseil des ministres a marqué son accord pour leur recrutement en raison de la nécessité de renforcement le personnel magistrat. « L’objectif poursuivi est de combler le vide qu’induit la nécessité d’étendre la carte judiciaire de notre pays par la mise en service des juridictions du fond et de l’installation prochaine de la Cour des comptes », explique le communiqué final du Conseil. Ce recrutement favorisera, à terme, le meilleur fonctionnement du service public de la justice au profit des justiciables. Pour les 500 élèves-agents de Police, ils seront recrutés pour renforcer l’effectif de la Police républicaine. Dans un communiqué rendu public ce jour, le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia, informe que les candidats doivent être, entre autres, de nationalité béninoise, âgés de 18 à 25 ans pour les civils et de 18 à 26 pour les anciens appelés au Service militaire d’intérêt national ainsi que les anciens militaires démobilisés. Les femmes doivent avoir la taille d’un mètre soixante cinq au minimum et les hommes, un mètre soixante dix. Le reste des conditions de candidature et autres informations au sujet de ce concours sont à consulter sur l’avis de recrutement. Actualités 02 sept. 2020


Cambriolage à Parakou/ Un agent de sécurité tué et un coffre-fort emporté
Les divorcés sociaux ont encore fait parler d'eux dans la nuit du lundi 31 août à hier, mardi 1er septembre, à Parakou. Au cours d’un cambriolage perpétré dans une structure de micro-finance située au quartier Ga, dans le 3e arrondissement de la ville, ils ont réussi à emporter un coffre-fort, après avoir ligoté, puis assommé l’agent de sécurité commis à la garde. Depuis hier, mardi 1er septembre, la ville de Parakou est sous le choc. Avant de cambrioler, dans la nuit du lundi 31 août à hier mardi 1er septembre, une structure de microfinance au quartier Ga, où ils ont emporté une importante somme d’argent, des divorcés sociaux ont dû attenter à la vie de l’agent de sécurité. Il a d’abord fallu l’arrivée au service du personnel, puis des clients, pour se rendre compte de ce qui s’est passé et découvrir le corps sans vie du gardien des lieux. Selon les témoignages recueillis sur place, les cambrioleurs ont réussi à emporter le coffre-fort de l’institution. Pour l’heure, on n’a aucune précision par rapport au montant de la somme emportée, si ce n’est pas qu’il s’agit de plusieurs millions de francs Cfa. Pour avoir le champ libre afin de commettre leur sale besogne, ils ont dû ôter la vie à l’agent de sécurité. Selon le constat du médecin légiste venu sur les lieux du drame, pour examiner le corps sans vie de l’agent de sécurité, ce dernier a été ligoté, puis assommé sérieusement avec un objet solide. Il avait également le crâne défoncé. Le forfait, estime le médecin, a été commis aux environs de 2 heures du matin hier, mardi 1er septembre. Le cambriolage perpétré, selon les mêmes sources, est survenu après une première tentative, il y a quelques semaines. C’est le dynamisme et la détermination du gardien qui avaient empêché les malfaiteurs de réaliser leur vil dessein. Mais malheureusement, ils l’ont cette fois-ci pris de court. C’est à croire qu’à Parakou, les structures de microfinance sont devenues la cible de ces individus non encore identifiés. La semaine dernière, c’était sur une autre structure de microfinance qu’ils avaient jeté leur dévolu à Albarika, un autre quartier de la même ville. Ayant effectué le déplacement, le chef du 3e arrondissement de Parakou, Ibrahim Chabi Mama, a appelé les populations à la vigilance, par ces temps de pluies. Il a plaidé pour une relance des brigades de sécurité dans les quartiers. Le chef d’arrondissement appelle également à une coproduction de la sécurité. Société 02 sept. 2020


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