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Nouvelles

Caucus africain: Les messages forts de la Déclaration de Cotonou

La déclaration de Cotonou a sanctionné la fin des travaux du Caucus africain, le 5 août dernier à Cotonou. Les gouverneurs africains des institutions de Bretton Woods ont pris des engagements forts pour créer les conditions de résilience des économies africaines aux chocs exogènes.

Le Caucus africain a tenu toutes ses promesses. Après deux jours d’intenses discussions, les gouverneurs africains de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) ont bouclé les travaux sur des engagements forts devant renforcer l’intérêt des institutions de Bretton Woods pour les Etats africains. Ce qu’ils ont appelé la Déclaration de Cotonou part sur la détermination des gouverneurs à œuvrer davantage pour la bonne gouvernance et la transparence dans la conduite des politiques publiques de développement. L’enjeu, c’est de maintenir le cap des avancées réalisées par les économies africaines cette dernière décennie. «Les gouverneurs lancent un appel aux institutions de Bretton Woods pour accompagner la transformation structurelle des économies des pays africains, notamment par le financement et la facilitation d’investissements massifs à taux concessionnel dans les secteurs clés», soulignent-ils. Du coup, ils appellent à une solide reconstitution de l’aide et recommandent une nouvelle approche, de nouveaux instruments adaptés aux besoins réels du continent et un cadre de gestion de la dette plus souple.

Le Caucus africain sollicite aussi le renforcement des capacités techniques adaptées aux institutions de Bretton Woods afin de rendre les économies africaines plus résilientes aux chocs exogènes, d’autant que l’aide au développement, aux yeux des gouverneurs, devra être un levier pour libérer le potentiel intérieur des Etats africains. Les gouverneurs ont aussi saisi le rendez-vous de Cotonou pour relancer le débat sur la réforme de la gouvernance au sein des institutions financières internationales, afin d’y corriger l’injustice qui frappe les pays africains. « Nous appelons les institutions de Bretton Woods à rendre effectifs les engagements pris en matière de diversité et de représentativité du continent dans leurs instances de décisions», insistent-ils.

Cotonou, un modèle de suivi ?

La Déclaration de Cotonou n’a pas manqué d’apprécier le contexte économique actuel marqué par la multiplicité des chocs, notamment la chute des cours des matières premières, le resserrement des conditions financières sur les marchés de capitaux, les défis d’ordre sécuritaire et le changement climatique. Pour les participants au caucus, la conjoncture internationale rend plus difficile la conduite des politiques de développement sur la continent africain. Mais ils estiment que pour prendre en charge les chocs, il est nécessaire de promouvoir la diversification et le développement inclusif des économiques ainsi que le renforcement des communautés régionales.
Le Caucus africain a également adopté un référendum devant servir de socle dans les rapports que les Etats africains entretiennent avec les institutions de Bretton Woods. Ce document repose sur cinq grands axes, à savoir l’amélioration de la résilience des pays africains face aux chocs exogènes, la mobilisation des ressources internes, l’accélération de la croissance pour une meilleure transformation économique, l’appui aux économies pré-émergentes, les préoccupations liées à la représentativité de l’Afrique au sein des instances de Bretton Woods. « La nécessité de soutenir l’Afrique et d’accompagner les efforts des gouvernants africains est plus qu’impérieuse pour le maintien de l’équilibre du monde qui, faut-il le rappeler, est en proie à de graves crises», rappelle Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’Etat en charge du Développement, président du Caucus africain. Il demande aux partenaires du FMI et de la Banque mondiale de porter la voix du continent africain auprès de la communauté des bailleurs de fonds pour un financement plus intensif en faveur de l’Afrique. «Nous avons confessé que les objectifs de Luanda 2015 n’ont pas tous été atteints et prenons l’engagement que Cotonou 2016 sera un modèle de suivi et d’application concrète », conclut l’ancien directeur Afrique du FMI. Après le Bénin, rendez-vous est désormais pris pour le Botswana qui aura l’honneur d’abriter le prochain caucus africain ?

Economie 09 août 2016


2e tour des éliminatoires de la CAN U-17, Madagascar 2017: Les Ecureuils cadets arrachent un difficile match nul

La victoire tant attendue dans le camp des Ecureuils cadets aux prises, dimanches 7 août avec leurs homologues ivoiriens au stade de l’Amitié Mathieu Kérékou est restée vaine. Les poulains du coach Edmé Codjo ont difficilement arraché un match nul, en dépit de la présence dans les tribunes du président de la République, venu les soutenir.

Dans deux semaines du côté d’Abidjan, les Ecureuils cadets auront du grain à moudre, s’ils tiennent à se qualifier à l’issue du match retour du 2e tour des éliminatoires de la CAN U-17, Madagascar 2017, après le difficile match nul qu’ils ont arraché à Cotonou au match aller, dimanche 7 août. Pourtant, ce ne sont pas les arguments qui manquaient côté béninois. En plus de la présence au stade du président de la République, Patrice Talon, l’équipe nationale cadette coachée par Edmé Codjo avait aussi la faveur du public qui ne s’est pas fait prier. Du soutien, ils en avaient donc tout comme ils ont bénéficié de nombreuses occasions de but non concrétisées. Très enthousiastes dès le coup de sifflet de l’arbitre central malien Harouna Coulibaly, Chabel Gomez et ses coéquipiers se sont montrés très vite entreprenants. Les premières menaces ont été portées dans le camp ivoirien par une équipe béninoise qui, visiblement, n’avait aucune ambition de faire trainer les choses. Mais les offensives répétitives menées par Joël Videkon, Laurent Azogué et autres n’ont pas été assez peaufinées pour inquiéter Boris Sekou Koné, le gardien de but ivoirien. A une occasion béninoise manquée de justesse à la 32è minute, les Ivoiriens répliquent trois minutes plus tard par une lourde frappe qui se solde par un arrêt spectaculaire d’Abiola Katchon.

Assommés par les menaces réplétives des Ecureuils cadets, l’équipe adverse finit par trouver la faille sur un contre et Icora Coulibaly cloue au pilori le gardien béninois d’une frappe bien enrôlée. Mais une fois encore, la réaction béninoise sera vive et c’est finalement sur un pénalty que Joël Videkon ramène les deux équipes à égalité, d’un contre-pied parfait et sous les ovations du stade. Renvoyés dans les vestiaires sur le score d’un but partout, les deux équipes reviennent en seconde partie plus aguerries. Côté béninois, trop de déchets techniques et une criarde absence de lucidité dans la finition qui ont maintes fois fait avorter le second but tant espéré par le public et sans doute par le président Patrice Talon aussi. C’est d’ailleurs les poulains du coach ivoirien Doha Lassina qui, dans les dernières minutes du temps réglementaire et même dans le temps additionnel, ont malmené leurs vis-à-vis sans parvenir à concrétiser la moindre occasion. Tous leurs assauts ont rencontré une déterminante défense béninoise, mais aussi un gardien de but confiant.

Sports 08 août 2016


Assemblée générale élective du CNPA-Bénin: Basile Tchibozo élu président des patrons de presse

Basile Tchibozo est désormais le patron des patrons de presse et promoteurs des médias du Bénin. Il est élu par ses pairs à la tête du nouveau bureau d’une vingtaine de membres du CNPA-Bénin, à la faveur de l’assemblée générale élective tenue dimanche 7 août à Parakou.

Après sept ans passés à la tête du patronat de la presse béninoise, Malick Séïbou
Gomina passe la main à Basile Tchibozo pour poursuivre les chantiers de développement des organes de presse. Candidat unique au poste de président du bureau d’une vingtaine de membres, il a eu la confiance de ses pairs qui l’ont élu presqu’à l’unanimité, mais après moult tractations. Pendant les trois ans de son mandat, le nouveau président du Conseil national du patronat de la presse et de l’audiovisuel (CNPA-Bénin) entend donner plus de visibilité au conseil et œuvrer à la professionnalisation de la presse, notamment la formation des hommes des médias. Juste après son élection, Basile Tchibozo a lancé un appel au gouvernement afin qu’il revoie sa position par rapport à la suspension des contrats de la presse avec les ministères et autres structures étatiques. « L’assainissement, c’est une bonne chose ; mais l’assainissement qui crée des difficultés aux organes de presse est ruineuse », laisse-t-il entendre.
Le premier des chantiers qui devront focaliser l’attention du nouveau bureau, est celui relatif à la révision et à l’application de la convention collective, suggère Franck Kpotchémè, président de l’Union des professionnels des médias (UPMB). « Car, les professionnels des médias souffrent. Ils souffrent parce qu’ils n’ont pas de salaire à la fin du mois et parce que les salaires, lorsqu’ils existent, sont insuffisants », signale-t-il. Mais encore faudrait-il que les professionnels accomplissent convenablement leurs devoirs avant d’exiger plus, recommande le président sortant du CNPA, Malick Séïbou Gomina, qui reconnaît que cette situation peu reluisante des employés de presse est « réelle ». « Si l’on veut que ça change, il faut que tout le monde joue sa partition...Les travailleurs des organes de presse font semblant de travailler et les patrons font semblant de les payer », estime-t-il, plaidant pour une remise en cause des travailleurs pour des productions de qualité.
Il souhaite que les différents camps taisent leurs égos et que ceux qui viennent de prendre les rênes de l’organisation puissent faire mieux que l’équipe sortante, car la tâche à accomplir est énorme. Aussi, le regroupement des organes de presse urge-t-il en vue d’asseoir de véritables entreprises de presse viables, semble soutenir Franck Kpotchémè. « Le lectorat et l’auditoire du Bénin ne peuvent pas supporter de faire fonctionner cent quotidiens, cent radios, une vingtaine de télévision », croit-il savoir.
Le représentant de la Haac, Lambert Dogo, espère une plus fructueuse collaboration entre le CNPA-Bénin et l’institution de régulation des médias, en vue du développement de la presse, notamment l’appropriation et la mise en œuvre effective du Code de l’information et de la communication voté et promulgué.
La cérémonie d’ouverture des travaux de l’assemblée générale a été marquée par la présence du préfet du Borgou, Moussa Djibril Maman Cissé?

Actualités 08 août 2016


Conseil des ministres: La construction de l'hôpital de zone d'Allada approuvée

Le Conseil des ministres s'est réuni le mercredi 03 août 2016, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l'Etat, chef du gouvernement.

Au cours de la séance, le Conseil a approuvé plusieurs dossiers.

I. Au titre des Affaires

Modification du décret n°2003-400 du 13 octobre 2003 portant organisation et fonctionnement de la Zone franche industrielle du Bénin

Le Conseil a adopté un projet de décret portant modification de l'article 24 du décret n°2003-400 du 13 octobre 2003, portant organisation et fonctionnement de la Zone franche industrielle en République du Bénin.
Depuis l'institution des règles d'origine et l'entrée en vigueur du Tarif extérieur commun de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest, les entreprises agréées au régime de la ZFI éprouvent d'énormes difficultés.
Celles-ci sont dues à l'incompatibilité du régime de la ZFI avec le bénéfice du certificat d'origine communautaire qui facilite la libre circulation de leurs produits.
Afin de sortir les entreprises concernées de l'impasse, il y a lieu de modifier l'article 24 du décret précité. Cet aménagement leur offrira la possibilité de renoncer à ce régime pour solliciter l'agrément à la taxe préférentielle communautaire et au schéma de la libéralisation des échanges de la Cedeao.
Ainsi, la modification du décret a pour objet d'offrir la possibilité aux entreprises agréées à la ZFI de renoncer à ce régime pour solliciter un agrément au Code des Investissements.

2- Au titre des communications

2.1 Participation du Bénin à des rencontres internationales à l'étranger.

Le Conseil des ministres a autorisé la participation du Bénin au 16e Sommet de la Francophonie qui se tiendra à Antananarivo (Madagascar), du 22 au 27 novembre 2016 sur le thème: «Croissance partagée du développement responsable: les conditions de la stabilité du monde et de l'espace francophone».

2.2 Manifestations prévues pour se tenir au Bénin

Le Conseil a approuvé l'organisation au Bénin du pèlerinage des chrétiens catholiques à la grotte Arigbo Notre-Dame de la Paix de Dassa-Zoumè, du 19 au 21 août 2016.

2.3 Comptes rendus

• Travaux de la Commission nationale de vérification de l'authenticité des diplômes des agents de l'Etat, Civils et militaires (Cnvad).
La création d'une Commission nationale chargée de la vérification de l'authenticité des diplômes des Agents de l'Etat, civils et militaires remonte à la Conférence des Forces vives de la Nation de février 1990.
La Conférence, en appréciant les solutions à apporter aux difficultés auxquelles notre pays était confronté, avait opté pour la moralisation de la vie publique comme l'une des mesures prioritaires de redressement de l'économie nationale.

Elle avait recommandé dans l'une de ses résolutions:

- la vérification systématique de l'authenticité des diplômes de tous les agents de l'Etat, civils et militaires, déjà en fonction et ceux des agents qui seront recrutés par la suite;
- la radiation de tous les agents qui se seraient rendus coupables d'usage de faux diplômes dans la fonction publique.
En vue de mettre en œuvre ces recommandations, le gouvernement a créé la Commission nationale de Vérification de l'authenticité des diplômes des agents de l'Etat, civils et militaires (Cnvad), par décret n°90-424 du 31 décembre 1990, modifié et complété successivement par les décrets n°92-90 du 15 avril 1992, n° 97-331 du 17 juillet 1997 et n° 2015-334 du 08 juin 2015.

Cette commission est ainsi chargée de vérifier :
- la régularité du recrutement des agents de l'Etat et leurs diplômes ;
- la régularité des équivalences délivrées par la Commission nationale d'étude des équivalences de diplômes et des conditions d'obtention desdits diplômes;
- la conformité des actes administratifs pris au profit des agents de l'Etat, civils et militaires, avec les textes en vigueur et notamment les actes issus des travaux de reversement de certains personnels en agents contractuels de l'Etat; - de produire des rapports périodiques à soumettre à l'appréciation du ministre chargé de la Fonction publique et du Conseil des ministres;
- l’assurer le suivi de la mise en œuvre des décisions du Conseil des ministres relatives aux conclusions de la commission.
Dans le cadre de ses activités, la Cnvad a examiné, du 31 décembre 1990 au 31 décembre 2015, quarante-huit mille cinq cent dix-neuf (48.519) diplômes répartis comme suit :

- diplômes nationaux : 45.600;
- diplômes délivrés en Afrique 368;
- diplômes délivrés en France : 1987;
- diplômes délivrés dans d'autres pays d'Europe (Belgique, Allemagne, URSS,...) : 547
- diplômes délivrés dans les pays américains 17.
L'examen de ces diplômes a déjà permis de détecter et de soumettre à la procédure d'audition, quatre-vingt-douze (92) agents détenteurs de faux diplômes dont :

- soixante-six (66) sont déjà radiés de la Fonction publique ;
- seize (16) font l'objet d'une procédure de radiation de la Fonction publique.

En approuvant cette communication, le Conseil a voulu marquer sa détermination de poursuivre la moralisation de la vie publique à travers, entre autres, la lutte contre les faux diplômes et le recrutement de faussaires dans la fonction publique béninoise.
Ainsi, pour les dix (10) derniers cas soumis à son examen, le Conseil des ministres a autorisé la mise en œuvre à l'encontre des intéressés, de la procédure de radiation de la fonction publique. Il s'agit de :

- Seidou Alimi Yao;
- Obinti Binèssi Jean;
- Yakpé Kwadjo ;
- Assogba Mohamed Misbaou ;
- Hounton Cornlan Bertin Daniel;
- Clédjo Adjokè Méthode Larissa;
- Djissouclounon Gbossèdé Jacob;
- Dahouénon Kakpossè Mègnissè Romaric
- Seriki Idohou Casimir;
- Adoko Essènangbè Raymond

Cette décision du Conseil vise à redonner confiance aux agents honnêtes et méritants. Elle vise également à donner espoir à la jeunesse béninoise, en mal de repère et à réinstaurer l'excellence dans notre système éducatif
Le ministre du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales, transmettra les dossiers des intéressés au Garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, au terme de la procédure de radiation, afin d'engager des poursuites judiciaires à l'encontre des mis en cause.
Le ministre de l'Economie et des Finances a été instruit de mettre fin au paiement des soldes et accessoires des mis en cause.
Enfin, le ministre du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales a été instruit aux fins de :

- renforcer le contrôle des diplômes en faisant procéder à une contre-expertise du travail de la commission par un cabinet indépendant ;
- faire adopter, par la commission, des méthodes modernes de vérification pour mieux affiner ses procédures ;
- doter la Commission nationale chargée de la vérification de l'authenticité des diplômes des agents permanents de l'Etat, civils et militaires, de moyens adéquats pour lui permettre d'accélérer ses travaux ;
- prendre les mesures nécessaires pour interdire l'accès aux concours d'entrée à la fonction publique des détenteurs de diplômes obtenus dans les établissements privés non agréés par l'Etat.
- engager, en collaboration avec le ministre de l'Economie numérique et de la Communication, une large diffusion des mesures ainsi prises pour la sensibilisation des populations.

Evaluation des offres relatives à la construction et l'équipement de l'hôpital de zone d'Allada

Le Conseil des ministres a approuvé un compte rendu du ministre de la Santé sur l'évaluation des offres relatives à la construction et l'équipement de l'hôpital de zone d'Allada, qui a eu lieu à Tokyo, au Japon, du 08 au 22 mai 2016.
Le projet de construction et l'équipement de l'hôpital de zone d'Allada a reçu l'accord de financement du Japon, sous forme de don, pour un montant d'environ dix milliards (10.000.000.000) de francs CFA. L'exécution de ce projet contribuera au renforcement du dispositif sanitaire de notre pays et permettra d'offrir aux populations d'Allada et ses environs, des soins de qualité.

• Le Conseil des ministres a également approuvé les comptes rendus de la participation de notre pays :

- à la 69e Assemblée mondiale de la Santé qui s'est tenue à Genève, en Suisse, du 23 au 28 mai 2016;
- au lancement officiel de la phase 2 de l'initiative Elan-Afrique 2016- 2018 » et à la réunion des points focaux et experts qui s'est déroulée du 03 au 04 juin 2016 à Abidjan, en Côte-d'Ivoire;
- à la 3e réunion interrégionale des Commissions nationales pour l'UNESCO, à Shangai, République populaire de Chine, du 13 au 15 juin 2016 ;
- à la réunion ministérielle préparatoire de la 6e Conférence internationale de Tokyo pour le développement de l'Afrique (TICAD), qui s'est tenue à Banjul, en Gambie, du 16 au 17 juin 2016.

3. Commercialisation de produits agricoles

Deux communications orales ont été présentées par le ministre de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat
- l'une portant sur les modalités de commercialisation des noix de cajou au Bénin;
- l'autre, sur les mesures d'assainissement du marché du riz et de promotion du riz produit et transformé au Bénin.
Un arrêté interministériel avait été pris le 08 mars 2016 par le ministre de l'Industrie et du Commerce et le ministre de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche pour définir les conditions de commercialisation intérieure des noix de cajou, d'approvisionnement des usines en noix de cajou, d'agrément relatif à l'exportation des noix de cajou.
Un autre arrêté interministériel a été pris le 15 juillet 2016 par le ministre de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat et le ministre de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche pour définir les conditions d'assainissement du marché du riz, de promotion de la production locale, de transformation et de commercialisation du riz d'une part, les conditions d'agrément d'importateur de riz d'autre part.
Le gouvernement a ordonné des études visant à mettre en place la filière riz et la filière anacarde, à l'image de la filière coton. En attendant l'examen des conclusions de ces études, le Conseil a décidé de faire rapporter les deux arrêtés susvisés,

4. Nominations

Les nominations suivantes ont été prononcées au ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.


Sur proposition du ministre,


Directeur du Fonds national de la Recherche scientifique et de l'Innovation technologique
Monsieur Honorat Satoguina;

Directeur de l'Informatique et du pré-archivage
Monsieur Maxime Mahoussi Hinson;

Directeur de l'Infrastructure et de l’Equipement
Monsieur Cyrille Abdoulaye Atikpo;

Cotonou, le 05 août 2016

Le secrétaire général du gouvernement,


Edouard Ouin-Ouro

Actualités 08 août 2016


Caucus africain 2016: Patrice Talon plaide pour un plan de développement économique durable

Cotonou accueille pour 48 heures, depuis jeudi 4 août, la réunion 2016 du Caucus africain sur le thème « Accroitre l’appui des institutions de Bretton Woods en vue de répondre aux chocs, renforcer la croissance et promouvoir la transformation économique en Afrique». Les travaux de ce conclave de la communauté financière du continent ont été ouverts par le président de la République qui en a profité pour formuler plusieurs recommandations.

Des réflexions sur les actions passées des deux institutions (Banque mondiale et Fonds monétaire international) et des innovations pour celles à venir. C’est à cela qu’Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’Etat en charge du Développement et président du groupe consultatif africain, a invité les participants au Caucus africain 2016, réunion annuelle du groupe africain des gouverneurs du Fmi et de la Banque mondiale et d’autres acteurs de la communauté financière du continent. «Au moment où nous nous réunissons à Cotonou, jamais la question de la résilience de nos économies ne s’est posée avec autant d’acuité», note Abdoulaye Bio Tchané. «Nous commencions à gagner du terrain ensemble dans la lutte contre la pauvreté, mais nos pays se retrouvent brusquement face à trois chocs exogènes importants», regrette-t-il. Il s’agit, rappelle-t-il, des changements climatiques, de la chute des cours de matières premières et du terrorisme. Chaque pays, indique le ministre d’Etat en charge du développement, a été touché d’une manière ou d’une autre par ces trois chocs. Ce qui impose, lance-t-il, des réponses concrètes face à la vulnérabilité économique et financière qui se généralise au-delà du continent africain. «Notre groupe devra à nouveau faire la preuve de son leadership et de sa détermination à assurer le progrès du continent et de nos pays respectifs. Nous devons mener des discussions et réflexions pertinentes au cours de ces assises pour continuer d’espérer la transformation de l’Afrique», exhorte Abdoulaye Bio Tchané. Mais au-delà, il faut aussi s’engager, notamment à prendre des décisions fortes pour traduire la détermination des Etats pour cette transformation, insiste-t-il par ailleurs.

Pour ce qui concerne le Fmi et la Banque mondiale, ces deux institutions, selon le ministre d’Etat, doivent continuer « d’assurer pleinement leurs responsabilités pour faire face aux bouleversements qui affectent le continent et le monde en particulier». D’où, son appel pour que l’Afrique ait une place plus représentative au sein des instituions de Bretton Woods en vue de saisir l’opportunité pour des partenariats sincères qui renforcent la croissance.

Rêver d’une autre Afrique économique

C’est avec émotion que le président de la République s’est exprimé devant les participants au Caucus. «J’ai de plus en plus l’impression que les institutions internationales font le minimum pour l’Afrique… Nous ne sommes pas loin d’un autre choc mondial. La pauvreté reste pire que la seconde guerre mondiale…», fait observer le chef de l’Etat qui plaide pour un plan Marshall au profit du continent.
Le président Patrice Talon, évoquant les priorités économiques de l’heure, indique que les pays africains devraient prioriser la mobilisation des ressources intérieures notamment par les réformes fiscales pertinentes ainsi que la suppression des subventions néfastes à l’économie. De leur côté, poursuit-il, «les pays développés devraient s’engager à appuyer le renforcement des capacités de l’Afrique en matière de lutte contre les flux financiers illicites tant en matière de coopération fiscale que dans l’implémentation et la fabrication d’un cadre réglementaire approprié».
«Aussi, Une collaboration est nécessaire à l’échelle mondiale pour réduire les cours des transferts d’argent et amplifier leurs retombées sur le développement», souligne le chef de l’Etat qui insiste sur l’amélioration de la gouvernance des Etats et la modification des rapports à l’aide pour enfin faire d’elle un outil qui libère le potentiel des ressources intérieures. Pour lui, ce sommet de haut niveau doit permettre de renforcer dans un échange structuré, la voix des représentants du continent sur des questions de développement socio-économique et s’inscrire dans le défi de la mobilisation suffisante de ressources pour la croissance face aux exigences du développement durable et inclusif.
Le président de la République note par ailleurs que «les engagements pris il y a un an à Luanda de même que les objectifs fixés n’ont pas été tous atteints du fait de la conjoncture peu favorable dans laquelle ont évolué la plupart de nos économies». Aussi, ajoute-t-il qu’au cours de l’année 2015, la chute du cours des matières premières, le déficit énergique et l’insécurité ont obéré la croissance économique africaine dans un contexte de raréfaction de la croissance mondiale».
Ces constats, selon Patrice Talon, «mettent à nu la vulnérabilité du continent face aux facteurs exogènes» et appellent à porter aux besoins croissants des populations, des solutions adéquates. «En regroupant autant de sommités du monde des finances, nous enregistrerons des progrès importants sur les questions d’intérêts communs… J’ai la conviction qu’avec la volonté et le soutien que le monde occidental a exprimé au profit de la Grèce, vous n’aurez aucun complexe pour intervenir courageusement au chevet de l’Afrique afin qu’un plan réel de développement durable soit mis en place pour ce continent», espère également le chef de l’Etat béninois.
Patrice Talon ira encore plus loin, pour inviter les participants à mener des réflexions dans le cadre du programme de développement post 2015 ainsi que les aspirations exprimées dans l’agenda 2063, afin que ce sommet rentre dans l’histoire.

Actualités 05 août 2016


Abdoulaye Bio Tchané, président du Caucus africain: «Les problèmes africains sont les problèmes du monde»

Président du groupe des gouverneurs africains du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, le ministre d’Etat en charge du Développement Abdoulaye Bio Tchané, reprécise les enjeux du rendez-vous de Cotonou et les défis d’organisation des pays du continent pour mieux capter les ressources intérieures et extérieures.

La Nation : La réunion des gouverneurs africains du FMI et de la Banque mondiale se tient dans un contexte où des économies africaines sont plombées par la chute du cours des matières premières sur le marché international. Quel est l’intérêt du Caucus africain pour les pays du continent ?

Abdoulaye Bio Tchané : C’est toujours important d’être nombreux et si possible d’être tous ensemble pour pousser les idées. Nous sommes tous des ministres africains, nous sommes confrontés à des problèmes qui se ressemblent. Se réunir pour échanger sur nos expériences, nos difficultés et les solutions que chaque pays a pu mettre en place chez lui est très important. Le Caucus africain est aussi un élément de réseautage. Nous avons la possibilité de nous voir, de nous connaitre et d’échanger. Nous nous voyons deux fois dans l’année. Cette réunion de Cotonou est encore plus importante parce qu’elle intervient dans un contexte où les difficultés auxquelles nous sommes confrontées se sont exacerbées. Regardez ce qui se passe au Nigeria avec la chute des cours du pétrole, ce qui se passe avec le terrorisme en Afrique de l’Ouest, avec les changements climatiques qui affectent certains de nos pays, en particulier le Bénin, vous saurez que nous sommes en grande difficulté et qu’il faut réfléchir sur les solutions à mettre en œuvre.

Le président de la République a évoqué dans son discours la nécessité de s’organiser pour mieux capter les ressources disponibles dans le monde. Comment le groupe africain compte-t-il y arriver ?

Ce que le président de la République dit est si vrai. Ce qu’il est en train de dire est que l’argent n’est pas le problème. L’argent est dans notre pays et dans le monde. Ce qui est le problème et il l’a dit, c’est l’organisation. C’est notre capacité à prendre en main notre destin, à nous organiser, à faire des projets et programmes qui tiennent la route, qui attirent des investisseurs qu’ils soient nationaux ou étrangers, et de mettre en place la gouvernance la plus appropriée. Il faut que nous ayons confiance en nous-mêmes et que par nos actes, nous donnions confiance au reste du monde. C’est un message fort. Cela repose sur deux piliers. Le premier, c’est nous-mêmes, mettre en œuvre les politiques, nous organiser de manière à gagner la confiance de nos partenaires. Le second pilier, ce sont nos partenaires, c’est la communauté internationale, pour leur dire le monde est global. Les problèmes africains sont les problèmes du monde. Le président l’a assez dit. Si l’Afrique continue d’être pauvre et si les pays africains continuent de trainer la pauvreté, le reste du monde ne sera pas tranquille.

Les Béninois sont impatients de voir pointer des investissements structurants au profit de leur pays. Qu’avez-vous envie de dire pour les rassurer ?

Je veux dire au peuple béninois que nous sommes en train de travailler. Nous avons défini l’architecture des projets et des secteurs. Nous avons défini nos priorités parce que c’est très important. La démarche de notre gouvernement est différente en ce sens que nous procédons par une définition des priorités. Nous ne voulons pas mettre de l’argent partout. Nous avons choisi des priorités et ce sont ces priorités qui vont guider l’action du gouvernement dans les mois et les années à venir. Je peux vous assurer que nous comptons sur le reste du monde pour réunir les financements parce que nous allons présenter des projets qui vont inspirer confiance, des projets économiquement rentables et sur lesquels les investisseurs qu’ils soient économiques, financiers ou sociaux viendront nous rejoindre ?

Actualités 05 août 2016


Invalidation de l’année académique à la Flash: Etudiants et responsables se regardent en chien de faïence

Au lendemain de la décision rectorale portant invalidation de l’année académique 2015-2016 à la Faculté des Lettres, Arts et Sciences et humaines (Flash) de l’Université d’Abomey-Calavi, les deux protagonistes de la crise restent campés sur leur position. Cette situation potentiellement explosive n’augure en rien, de jours paisibles au sein de l’espace universitaire.

L’ambiance était pesante en cette matinée du mercredi 3 août à l’Université d’Abomey-Calavi (Uac). La forte présence des forces de l’ordre témoigne du climat de tension qui règne entre les autorités et les responsables étudiants. A l’entrée du rectorat, un étudiant encouragé par ses pairs, dresse d’un ton grave une liste de revendications à l’endroit de l’autorité. En l’absence du recteur en déplacement hors du territoire national, le secrétaire général de l’Uac Léon Bio Bigou, encadré par une vingtaine d’hommes en uniforme, écoute la mine serrée. La veille, un arrêté rectoral en date du 28 juillet dernier, portant invalidation de l’année académique en cours à la Faculté des Lettres, Arts et Sciences humaines (Flash) avait largement circulé sur le campus. Pour les étudiants, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. D’autant que ladite décision est consécutive à une autre qui exclut pour cinq ans, 21 responsables étudiants. Ils sont entre autres accusés, d’incitation au boycott de la composition, de violence avec préméditation, etc. « Nous exhortons le rectorat à revenir incessamment sur toutes ces décisions », s’écrie Sourou Pince Boris Aké, responsable de l’Union nationale des scolaires et étudiants du Bénin (Unseb). Une issue autre que celle-là, engendrait aux dires de Mahoutin Iréné Zannou, l’un des 21 étudiants exclus, la paralysie des activités académiques de l’année à venir. « Aucun nouvel étudiant ne pourra s’inscrire à l’université si les autorités n’accèdent pas à nos revendications », menace-t-il.

A sa prise de parole, Léon Bio Bigou remercie les étudiants et les exhorte à emprunter des voies de protestation définies dans les textes. « Je voudrais avoir sous forme écrite, tout ce que vous venez de dire afin de le transmettre au recteur à son retour» déclare-t-il avant de rejoindre son bureau, laissant sur place le groupuscule d’étudiants protestataires. Mais ceux-ci n’en démordent pas. Aux cris et slogans hostiles au recteur, ils poursuivent leur mouvement jusqu’à l’entrée de la Flash pour les mêmes revendications. Retiré sous un arbre, Romaric Agossa, inscrit en Anglais se dit lassé de ce tohu-bohu. «Seuls les innocents pâtissent dans ce bras de fer », se désole-t-il. De loin, les policiers observent la scène, armes au poing et prêts à en découdre à la moindre explosion. ?

Actualités 04 août 2016


Célébration des 56 ans d’indépendance du Bénin: Le ministre Aurélien Agbénonci échange avec le corps diplomatique

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération était en communion avec le corps diplomatique et consulaire accrédité au Bénin le lundi 1er août dernier, à Cotonou. C’était à travers un cocktail au cours duquel il a rappelé la ferme détermination du gouvernement du président Patrice Talon à inscrire le Bénin sur la voie d’un nouveau départ diplomatique.

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération Aurélien Agbénonci, chef de la diplomatie béninoise a rendu hommage à l’ancien président de la République, feu Emile Derlin Zinsou. Autour d’un cocktail qu’il a offert aux membres du corps diplomatique accrédités au Bénin, il rappelé les mérites de l'homme d'Etat qui a été plusieurs fois ministre des Affaires étrangères.

«Le Dahomey est heureux et fier d’être le premier à exercer pleinement sa souveraineté interne et externe. C’est pour nous un jour d’allégresse, jour qui consacre l’union de tous les enfants de ce pays pour la paix et la fraternité, jour qui marquera un nouveau pas en avant de l’Afrique vers un avenir meilleur», déclare Aurélien Agbénonci. Pour lui, chaque 1er août est comme une réminiscence de cet instant fondateur où les peuples qui forment aujourd’hui le Bénin, soudés par des liens de proximité séculaires, façonnés par l’histoire, le commerce et les échanges sont devenus une jeune nation.
Le patron de la diplomatie béninoise a saisi cette occasion solennelle pour remercier les membres du corps diplomatique et consulaire pour leur participation massive aux festivités du 1er août de cette année. «Vous apportez, depuis bien longtemps, une contribution fort appréciable aux efforts de construction et de développement de notre pays en vue de la satisfaction des besoins de ses populations. Je tiens à vous en remercier vivement au nom du gouvernement béninois », souligne-t-il.
Aurélien Agbénonci n’a pas oublié de rappeler aux uns et aux autres que le président Patrice Talon a engagé le Bénin, depuis le 6 avril dernier, sur la voie d’un nouveau départ. L’ambition indique-t-il est de faire de son mandat présidentiel unique, un mandat de rupture, de transition, de relance économique et de réformes, afin d’impulser une nouvelle dynamique de développement au Bénin.

Par Rosemonde ATCHADE (Stagiaire)

Actualités 03 août 2016


A la demande du chef de l’Etat: Les députés en session extraordinaire dès demain

Une nouvelle session extraordinaire, la troisième de l’année 2016, s’ouvre demain jeudi 4 août, au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. C’est à l’initiative du président de la République qui a introduit à son ordre du jour et en procédure d’urgence, l’examen de six dossiers portant tous sur des autorisations de ratification d’accords de prêts évalués à près de 130 milliards FCFA.

Les députés de la septième législature ne se reposeront pas longtemps après la clôture jeudi 28 juillet dernier des travaux de la deuxième session extraordinaire de l’année 2016. Ils renouent avec l’hémicycle où s’ouvre demain la troisième session extraordinaire demandée par le président de la République, Patrice Talon. Celle-ci porte six points à son ordre du jour. Lesquels points concernent des projets de lois portant autorisations de ratification d’accords de prêt pour le financement de certains chantiers de développement. Dans la correspondance adressée à l’Assemblée nationale, le gouvernement a souhaité l’examen de ces dossiers en procédure d’urgence. Il s’agit de l’accord de prêt de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea)d’un montant de 2,75 milliards FCFA environ relatif au financement de la deuxième ligne de crédit au profit du Fonds national de la microfinance (Fnm), de l’accord de prêt sous forme d’Istin arestreint de la Banque islamique de développement (Bid) d’un montant de 16,7 milliards FCFA environ relatif au financement de la deuxième phase du Programme intégré d’appui à la microfinance, de l’accord de prêt sur les ressources du Fonds de solidarité islamique pour le développement d’un montant d’environ 11 milliards FCFA relatif au financement de la deuxième phase du Programme intégré d’appui à la microfinance et l’accord de prêt sous forme d’Istina de la Bid d’un montant d’environ 6,985 milliards FCFA relatif au financement du projet de construction de l’Université polytechnique d’Abomey et de la deuxième phase du projet de construction de l’Université d’agriculture de Kétou. A ces dossiers de demande d’autorisations de ratification, il faut ajouter l’accord de prêt sous forme d’Istina de la Bid d’un montant d’environ 79,20 milliards FCFA relatif au financement du projet de construction de l’Université polytechnique d’Abomey et de la deuxième phase du projet de construction de l’Université d’agriculture de Kétou et l’accord de prêt relatif aux ressources du Financement international de développement agricole (Fida) d’un montant d’environ 13,700 milliards FCFA relatif au financement du projet d’appui au développement du maraîchage (Padmar). Les députés, au cours de leur séance plénière du jeudi 28 juillet dernier, avaient donné une suite favorable à la demande d’examen en procédure d’urgence demandée par le chef de l’Etat. Le bureau de l’Assemblée nationale s’est réuni mardi 2 août pour procéder aux derniers réglages devant favoriser l’examen de ces six dossiers à la faveur de cette session extraordinaire qui opère sa mue demain au Parlement.

Actualités 03 août 2016


Visite du chef de l’Etat à son homologue du Nigeria: Les acquis du voyage de Patrice Talon à Abuja

Le président Patrice Talon a effectué mardi 2 août, une visite de courtoisie, de fraternité et de travail à Abuja. Avec son homologue nigérian Muhammadu Buhari, d’importants sujets bilatéraux ont été abordés avec une priorité toute particulière pour les questions économiques.

Pour diverses raisons inhérentes aux calendriers des présidents Muhammadu Buhari et Patrice Talon, ce dernier n’a pu honorer la tradition de ses prédécesseurs qui, une fois investis dans leurs fonctions, visitaient ce pays en premier pour des questions souvent d’ordre économiques. Mais en dépit de cette contrainte, les deux chefs d’Etat du Bénin et du Nigeria ont déjà eu des échanges dans d’autres cadres avant la rencontre du mardi 2 août qui leur a laissé la possibilité d’évoquer des sujets importants pour leurs pays respectifs. «Les questions de sécurité préoccupent beaucoup la sous-région. Le Bénin et le Nigeria sont dans une zone d’insécurité», notamment avec la menace de Boko Haram qui est une «réalité inquiétante», a confié le président Patrice Talon, de retour à Cotonou. Sur le sujet, les deux hommes ont eu des échanges et ont aussi abordé «les points de convergence et de renforcement de la lutte contre le terrorisme». Le président de la République loue par ailleurs les efforts engagés pour venir à bout de cette menace.

Patrice Talon était beaucoup plus attendu sur les questions économiques qui, d’ailleurs ont occupé une place de choix dans les discussions entre son homologue et lui. «Sur ce plan je dois avouer que la situation internationale et la situation du Nigeria par rapport à l’effondrement du prix du pétrole causent quelques déconvenues à nos populations en terme de pouvoir d’achat et d’échange de produits en provenance du Bénin», admet le chef de l’Etat. «Il faut fouetter les échanges entre deux pays, mais veiller à ce que les dispositions de la Cedeao soient respectées. Nous avons évoqué cette question. Il est regrettable de constater qu’au Bénin nous produisons beaucoup, nous avons quelques industries qui produisent et qui ont besoin de vendre sur le Nigeria mais souffrent des tracasseries qui ne permettent pas la libre circulation», a aussi indiqué le président Patrice Talon. Du commerce illicite qui foisonne actuellement entre le Bénin et Nigeria, Patrice Talon et Muhammadu Buhari ont convenu d’en faire un échange plus licite qui satisfasse aux intérêts des deux pays. La question, insiste le président de la République, préoccupe son homologue également et il faudra faire en sorte que le Bénin ne soit pas vu comme un «complice», suggère-t-il. « Nous devons veiller à ce que les produits qui ne sont pas autorisés au Nigeria ne passent pas par le Bénin…», poursuit-il, sans perdre de vue que «c’est un sujet qui appelle une analyse délicate».
Au cours de l’échange qu’il a eu avec la presse dès son retour d’Abuja, le chef de l’Etat a aussi rappelé que dans l’intérêt commun, «il convient que nos pays échangent davantage des produits dans la région de sorte que cela concoure à créer de l’emploi et de la richesse au lieu de se contenter de promouvoir l’exportation et le transit». Au nombre des acquis résultant de cette visite, il y a aussi la promesse faite par la partie nigériane «de donner les instructions nécessaires à ses services de douane pour que les échanges soient facilités en ce qui concerne le commerce légal, normal, qui relève de nos accords sous-régionaux».

L’énergie aussi !

L’énergie bénéficie de projets à court, moyen et long termes à l’issue de la visite effectuée par le président Patrice Talon à Abuja. Reconnaissant, le chef de l’Etat l’est davantage envers ce pays qui vend une partie de son énergie au Bénin bien que n’étant pas à l’abri du besoin. Raison pour laquelle, il a promis que les factures (béninoises) en retard seront réglées pour « permettre à ce que la fourniture à partir du Nigeria se fasse plus régulière». Des efforts seront aussi faits pour que le volume concédé au Bénin soit revu à la hausse, a-t-il indiqué. Par ailleurs, le Bénin utilise beaucoup de gasoil et de fuel pour ses centrales thermiques et cela coûte excessivement cher, selon le président de la République. «Nous ne pouvons pas continuer à espérer que la fourniture se fasse exclusivement avec ce combustible. Notre espoir est de pouvoir trouver du gaz un jour pour rentrer dans le champ des pays qui produisent de l’énergie à coût raisonnable », espère-t-il. Il faut aussi selon lui, trouver une source d’approvisionnement qui permette d’avoir de l’énergie à bon prix.
«Nous avons évoqué la possibilité d’installer au Bénin une plate-forme de stockage de gaz liquide et de regazéification pour permettre à nos centrales d’avoir accès à ce combustible bon marché. Cette plate-forme quand elle verrait le jour (programme à court terme), le Bénin pourrait avoir du gaz et en retourner au Nigeria par le pipeline ouest-africain», projette le président de la République qui promet de « s’atteler à ce projet viable dans les prochains mois». Patrice Talon et Muhammadu Buhari ont également envisagé au cours de leurs discussions, la dynamisation du projet commun à propos de la zone de coprospérité.

Actualités 03 août 2016


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