La Nation Bénin...
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Les députés organisent, à partir de ce jeudi 28 juillet, deux jours d’atelier sur la diplomatie parlementaire. Ce qui est une première à l’Assemblée nationale sous le Renouveau démocratique.
Nombreux sont les députés qui participent à des missions à l’étranger pour le compte de l’Assemblée nationale. Mais il n’existe aucun cadre leur permettant de rendre compte de leurs travaux à leurs collègues qui ne sont pas membres des instances de coopération interparlementaire ou n’ont pas participé à ces différentes missions. C’est le vide que vient corriger le président de l’Assemblée nationale en initiant l’organisation de deux jours d’atelier sur la diplomatie parlementaire. Cette innovation est une promesse du président Adrien Houngbédji qui, lors de son investiture en juin 2015, avait pris l’engagement d’accorder une place de choix à la diplomatie parlementaire grâce à la dynamisation de la coopération interparlementaire tant sur le plan bilatéral que multilatéral. Il vient donc joindre l’acte à la parole. L’importance de ces deux jours d’atelier n’est plus à démontrer.
En effet, ils permettront à tous les députés d’être au même niveau d’information dans l’engagement du Parlement béninois sur le plan international. A cet effet, il leur sera fait la restitution des différentes missions parlementaires afin de leur permettre de disposer d’assez d’informations sur les relations que le Parlement du Bénin entretient avec les autres institutions, organismes et autres structures internationaux. Ce qui offrira l’opportunité à l’ensemble des députés de toucher du doigt l’effort du président Adrien Houngbédji, pour le rayonnement de la septième législature au plan international. Aussi, ces journées permettront-elles de comprendre la gestion équitable dans le choix des députés pour les missions à l’étranger et de ses retombées pour le Parlement. Plusieurs communications vont meubler les travaux. Les députés suivront des présentations sur le point de la coopération entre le Parlement béninois et le Parlement panafricain, le Parlement de la Cédéao, le Comité de l’Union interparlementaire (Cip-Uémoa), l’Assemblée des Parlements francophones (Apf), l’Assemblée parlementaire paritaire (ACP UE). Grâce à ces journées sur la diplomatie parlementaire, les députés découvriront ces différentes instances de coopération interparlementaire et seront informés des grandes résolutions issues de leurs travaux.
L’atelier sera lancé ce jour par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji. Et ce, en marge de la séance plénière prévue ce même jeudi et au cours de laquelle les députés finaliseront enfin la désignation de leurs représentants au sein du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée. Ils procèderont ensuite à la clôture des travaux de la deuxième session extraordinaire de l’année 2016. ?

Il sera procédé dans les jours à venir à la nomination des nouveaux membres au sein de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep) conformément aux textes en vigueur. Les décrets de nomination des actuels membres de cette institution ayant été abrogés par le Conseil des ministres en sa session du mercredi 27 juillet.
Les membres du gouvernement ont statué mercredi 27 juillet au cours du Conseil des ministres sur les conclusions de deux missions d’audit diligentées. Le rapport à mi-parcours de cette commission relative à l’organisation et à la gestion de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep), diligentée par le Bureau d’analyse et d’investigation de la présidence de la République a d’ores et déjà révélé des irrégularités au niveau du mode de nomination et de la gestion, a précisé le ministre d’Etat, secrétaire général à la présidence de la République.
Des explications fournies par lui, au cours de son point de presse, il ressort que deux décrets de nomination ont été pris en septembre 2014 et un troisième en décembre 2015 en violation des dispositions de la loi du 9 juillet 2014 relative aux communications électroniques et à la poste qui fixe les modalités de nomination des membres, les profils et les conditions de nomination des membres de cette institution. Selon Pascal Irénée Koupaki, «Les neuf membres de l’Arcep n’ont pas été nommés conformément à cette loi». Mieux, les conditions de rémunération des membres du Conseil de régulation et du secrétaire exécutif, sont constituées de multiples primes fixées par le conseil lui-même et non par un acte réglementaire. « L’audit des missions et voyages à l’intérieur comme à l’extérieur fait état de dépenses non conformes, du non respect du barème des missions et du défaut de production systématique du rapport», détaille le ministre d’Etat, révélant les conclusions de l’audit. Toute chose qui, dira-t-il, constitue des fautes graves. Après en avoir pris connaissance, le Conseil des ministres «a fait observer que l’amélioration de la gouvernance commence d’abord par le respect des textes législatifs et réglementaires » et « a donc pris un décret abrogeant les trois décrets de nomination des membres de l’Arcep». Le ministre de l’Economie numérique et de la Communication en relation avec le ministre d’Etat, secrétaire général à la présidence de la République ont été ainsi instruits par l’Exécutif, à l’effet d’engager la procédure de nomination des membres de l’Arcep conformément aux textes en vigueur. Dans l’intervalle, le Conseil de régulation sortant liquidera les affaires courantes.
Des sanctions annoncées dans la filière des véhicules d’occasion
Les membres du gouvernement ont aussi statué sur un autre rapport d’audit relatif à la redevance des véhicules d’occasion en transit au cours de la période 2012-avril 2016. Lequel a, entre autres, pris en compte l’estimation des redevances, la vérification de l’enregistrement des recettes dans les livres du Trésor public, la vérification de la répartition et de l’affectation de ces ressources aux différents prestataires, la régularité des opérations de paiement et la réalité des prestations correspondantes, la vérification du traitement des montants consignés, la justification du remboursement des cautions aux clients…
Selon l’exposé du ministre d’Etat, la Société d’exploitation du guichet unique (Segub) a été mandaté par l’Etat en 2012 pour encaisser les frais d’enlèvement des véhicules en transit au port de Cotonou et pour assurer leur répartition aux différents prestataires. «La mission d’audit a révélé de nombreux dysfonctionnements dans l’organisation de la filière et dans la gestion des redevances liées. Au nombre de ces dysfonctionnements, on peut citer l’insuffisance de fiabilité du système de détermination du montant des redevances collectées, qui se traduit par des écarts importants sur le nombre déclaré de véhicules, un moins perçu de près de 1,6 milliard de francs Cfa dû à la minoration des frais d’enlèvement par défaut de respect de la valeur minimale en douane fixée pour les véhicules d’occasion en transit…». Aussi, révèle-t-il, un écart non expliqué à ce jour de plus de neuf milliards de francs Cfa entre le total des virements effectués en 2012 par la Segub et le montant constaté sur les comptes bancaires du Trésor.
Il y a eu également le paiement irrégulier au profit de divers opérateurs de la filière par surévaluation de leur prestation. Il s’agit, note Pascal Irénée Koupaki, d’une douzaine de sociétés. L’une d’entre elle, exerçant dans le BTP mais présente dans la filière des véhicules d’occasion aurait même « encaissé 14 milliards 300 millions sans aucune contrepartie de prestations et des manquements graves dans la collecte et la répartition des redevances par la Segub dont le défaut d’ouverture d’un compte bancaire dédié aux recettes». Bien d’autres dysfonctionnements ont été révélés par le ministre d’Etat qui en déduit que «la gestion des redevances des véhicules d’occasion en transit confiée à la Segub sous la période sous analyse est peu transparente et se trouve aux antipodes du professionnalisme et de l’orthodoxie». Le Conseil des ministres, dans « sa ferme volonté d’assainir les finances publiques et d’améliorer la gouvernance de la gestion des véhicules d’occasion en transit», a alors instruit le ministre des Infrastructures et des Transports, celui de l’Economie et des Finances et le Garde des Sceaux aux fins de transmettre le rapport d’audit et ses annexes au pouvoir judiciaire pour les suites qu’il conviendra d’y donner.

La restructuration de la carte universitaire publique de notre pays est désormais chose effective. A la faveur du Conseil des ministres du mercredi 27 juillet, le gouvernement a décidé de mettre fin à la régionalisation de l’enseignement supérieur et à la suppression des anciens centres universitaires.
Les 7 universités publiques et 22 centres universitaires dont dispose actuellement le Bénin seront réorganisés et regroupés autour de quatre grandes nouvelles universités : Deux grandes universités plurithématiques à savoir l’Université d’Abomey-Calavi et l’Université de Parakou. Puis, deux grandes universités thématiques à savoir l’Université des Sciences, Technologie, Ingénierie et Mathématiques d’Abomey et l’Université nationale d’Agriculture de Porto Novo. Ainsi en a décidé le gouvernement à la suite d’une communication soumise au Conseil par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Laquelle communication appelait à une rationalisation et à une dynamisation du secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. A l’issue de l’examen de cette communication, indique le ministre d’Etat secrétaire général à la présidence de la République, Pascal Irénée Koupaki au cours de son point de presse, « le Conseil des ministres a décidé de mettre fin à la régionalisation de l’enseignement supérieur et exprime par la même occasion, la ferme volonté d’améliorer les conditions de travail des enseignants et des étudiants, de renforcer toutes les infrastructures».
La situation actuelle dans le secteur, tel que présenté par lui, renseigne que le Bénin dispose de 7 universités publiques et de 22 centres universitaires répartis sur toute l’étendue du territoire national. Lesquels font face à des difficultés dont, entre autres, l’insuffisance d’enseignants qualifiés pour encadrer les nouveaux centres et l’insuffisance d’infrastructures d’accueil et de matériels didactiques. Aussi, cette dispersion des centres universitaires a un coût majeur pour le développement avec à la clé, la baisse de la qualité de l’enseignement et de la réputation de notre système éducatif, regrette le ministre d’Etat. Cette dispersion, de son point de vue, empêche aussi le brassage interrégional de la population estudiantine et distant les liens de solidarité nationale. Pis, la situation actuelle dans le secteur pose le problème de la qualité de la dépense publique dans un contexte de sous équipement des universités publiques. Autant de choses qui ont amené les membres de l’Exécutif à souligner «l’impérieuse nécessité de relever les défis relatifs à la gestion des flux, à la qualité de l’enseignement, à la promotion de la recherche scientifique et de l’innovation et à l’employabilité des diplômés». Pour soutenir la mise en œuvre de la nouvelle carte universitaire, le Conseil des ministres a décidé, fait savoir le ministre d’Etat Pascal Irénée Koupaki, de mettre en place un programme spécial de financement du développement de l’enseignement supérieur dans le budget 2017.
Actualités 28 juil. 2016

Les groupes parlementaires de l’Union fait la Nation (UN) et du Parti du renouveau démocratique (PRD) s’entredéchirent autour du cinquième siège du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi). Après d’interminables réunions de crises mardi 26 juillet au Parlement, les députés du bloc de la Majorité parlementaire n’ont pu départager l’UN et le PRD par rapport à ce dernier siège. Ils s’en remettent à la plénière de demain.
La Majorité parlementaire composée des députés PRD, RB, UN, FDU, ABT, alliance Soleil et AND (aile Valentin Houdé) s’enlise dans ses contradictions à propos de la désignation de ses cinq représentants au sein du Conseil d’orientation et de supervision. Augustin Ahouanvoèbla a été désigné par le PRD, Adoplphe Djima par la Rb et ABT, Issifou Amadou par FDU et Alliance Soleil et Louis Vlavonou par l’UN. Le cinquième siège en ballotage a réveillé le virus de la division au sein de la Majorité parlementaire. Il a mis à nu le grand malaise qui se cachait au sein de ce groupe depuis quelque temps. Les députés des groupes parlementaires UN et PRD réclament chacun ce dernier siège. Les deux parties ont longuement tiraillé sur la question mardi 26 juillet au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. C’était un dialogue de sourd entre ces deux groupes parlementaires membres de la Majorité parlementaire. C’est finalement à 18h27 mn que la plénière a démarré alors qu’elle a été convoquée pour 10 heures. A l’ouverture, le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Eric Houndété, président de céans a fait part à la plénière des difficultés au sein de la tendance majoritaire à s’entendre sur la liste de ces cinq représentants. Au lieu d’une liste de cinq noms, la Majorité parlementaire a plutôt déposé sur sa table une liste de six personnes. Pendant ce temps, la Minorité parlementaire composée des députés FCBE et alliés a déposé les noms de ses quatre représentants à savoir Cyprien Togni, Idrissou Bako, Simplice Codjo et Gilbert Bagana. Le PRD et l’UN ont chacun déposé deux noms. En plus de Augustin Ahouanvoèbla, le PRD a ajouté Badirou Aguèmon qui était d’ailleurs membre de la mandature sortante du Cos-Lépi. L’UN a de son côté ajouté à Louis Vlavonou son collègue Gérard Gbénonchi. Ce qui ne devrait pas être le cas. Ce devrait être l’un ou l’autre des groupes parlementaires qui pourvoit ce cinquième siège en ballotage.
Compromis du dernier Cos-Lépi
Pour la mandature sortante du Cos-Lépi, le PRD avait désigné deux députés et l’UN une personne. Ce compromis entre l’UN et le PRD aurait été fait sur la base d’un accord politique non écrit. Aujourd’hui, l’UN semble remettre en cause ce deal politique réclamant le tour de pourvoir à ce cinquième siège. Surtout qu’elle dépasse numériquement en terme de nombre de députés le PRD qui ne compte que 10 députés alors que lui compte 13. Malgré les interminables conciliabules, aucun des deux groupes n’a fléchi de sa position. Face à cette situation, Eric Houndété a informé de ce qu’il a été obligé de réunir le bureau du Parlement pour voir la conduite à tenir vu que la Majorité parlementaire a déposé six noms au lieu de cinq. Le bureau n’a pas pu trancher. Il a décidé de s’en remettre à la plénière pour décision à prendre. Une démarche suivie par le premier vice-président de l’Assemblée nationale Eric Houndété qui a invité la plénière à se prononcer sur la question. Là-dessus, certains députés comme Benoît Dègla ont suggéré le report de la séance à jeudi prochain. Mais d’autres dont Moukaram Koussonda ont suggéré que la plénière tranche pour retenir qui de l’UN ou du PRD va désigner ce cinquième siège en ballotage. Le président de céans a semblé adhérer à cette dernière proposition. Mais il a été confronté à l’absence des membres du bureau de la Commission chargée des lois devant élaborer le rapport sur la question à soumettre à l’examen et à l’adoption par la plénière. Ne pouvant plus poursuivre les travaux à cause de cette difficulté d’ordre procédural, Eric Houndété a décidé de reporter les travaux à demain. C’est donc la séance plénière du jeudi 28 juillet qui décidera de qui enlèvera le siège en ballotage entre le PRD et l’UN. Peut-être qu’avant cet ultime vote qui permettra de départager les deux parties, le président Adrien Houngbédji qui descend de sa mission des Etats-Unis ce mercredi 27 juillet tentera de recoller les morceaux. Ce qui pourrait épargner à la Majorité parlementaire de s’offrir en spectacle en plénière par ce vote dont l’issue ne manquera pas de mettre à nu le malaise au sein de cette tendance politique.
Actualités 27 juil. 2016

La 9e édition de la Foire de l’Indépendance a ouvert depuis le 18 juillet dernier au Stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou de Cotonou. Le concept prend aujourd’hui l’allure d’un forum économique.
L’attraction des Cotonois, en cette fin du mois de Juillet, a pour nom la Foire de l’Indépendance. Au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou de Cotonou, la 9e édition du rendez-vous du commerce local et régional bat son plein. Sur l’aile gauche de l’esplanade, plus de 500 stands abritent des produits agricoles, artisanaux et industriels du Bénin et d’ailleurs. Installé depuis le 18 juillet dernier, date d’ouverture de la foire, Loukman, vendeur de tenues locales ne boude pas l’affluence de la deuxième semaine. « La foire, ça va. Il y a beaucoup de monde, mais très peu de gens achètent véritablement. Mais d’ici le week-end, on aura beaucoup plus d’acheteurs», confie-t-il. A deux pas de son stand, Sophie attire les visiteurs curieux vers son stand de jus de fruits made in Bénin. «Nous transformons de l’ananas de très bonne qualité. La foire nous permet de nous faire connaitre davantage et surtout de valoriser le label Bénin», appuie-t-elle.
Derrière ce marché qui s’anime se cache bien un nouveau concept qui donne à l’édition 2016 de la Foire de l’Indépendance un cachet particulier. «Plus qu’une foire, c’est un forum économique. Nous avons décidé de changer le concept mais nous avons toujours voulu garder le lien avec la Foire pour ne pas trop bousculer les habitudes des participants », souligne Gaëtan Koukponou, directeur général adjoint de l’Agence de promotion des investissements et des exportations (APIEX). A travers ce concept de forum, les organisateurs ont voulu dépasser le cadre de simples activités d’achat-vente pour mobiliser tout le dispositif d’appui, de promotion et de financement du commerce au Bénin. Du coup, hormis les stands de commercialisation des produits agricoles, artisanaux et industriels, il a été créé le village des Tics dédié aux jeunes développeurs de solutions web et mobile au profit du commerce, le village des filières agricoles où se concentrent des structures d’appui aux filières, ainsi que le village des innovations qui met en exergue les efforts du pays en matière d’innovation.
Promouvoir l’innovation
Karim Naro, chef Division Accompagnement à l’accréditation à l’Agence béninoise de la normalisation (ABeNOR) anime le stand dédié à la promotion du Label Ananas Bénin. « Il s’agit d’un outil élaboré que l’ABeNOR a élaboré en collaboration avec le Cadre intégré Renforcé, les acteurs de la filière et l’appui technique du Centre du Commerce international (CCI). C’est un ensemble d’exigences qui concourt à attester de la qualité de l’ananas qui est mis sur le marché. Nous sommes à la foire pour informer de l’existence du Label qui sera lancé demain », explique-t-il, saluant l’idée d’impliquer les structures d’accompagnement du commerce. La 9e Foire de l’Indépendance accorde aussi une place de choix à l’innovation, en l’occurrence tout ce que le génie béninois déploie pour créer de la valeur ajoutée. Promoteur de Génération Bien être (GBE), Dr Raphaël Tchidimé expose avec fierté ses prouesses dans la transformation des plantes médicinales. « Nous promouvons la santé en naturel parce que nous voulons démontrer qu’on peut assurer notre indépendance sanitaire. Cela suppose qu’après le diagnostic, il faut se soigner avec les plantes médicinales », vante-t-il. Les gammes de produits qu’il expose traitent des infections telles que le paludisme, le cancer, les infections sexuellement transmissibles, l’hépatite B et même les faiblesses sexuelles. Il assure que ses produits sont présents dans des officines et reconnus par les structures nationales de certification.
La foire s’est aussi voulue un moyen de connexion avec le Géant de l’Est qui entretient d’intenses échanges commerciaux avec le Bénin. A l’honneur de cette édition, l’Etat d’Ogun dont plusieurs opérateurs économiques participent à l’exposition. « Nous avons un défi de pénétration du marché nigérian, à commencer par les Etats voisins proches avec qui nous avons des habitudes commerciales informelles. Nous voulons réfléchir ensemble sur comment lever les contraintes d’accès réciproques aux marchés », soutient le directeur général adjoint de l’APIEX. Ce clin d’œil au commerce régional reçoit l’adhésion de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) dont l’expertise a été sollicitée. Il est ainsi annoncé demain l’organisation d’une Journée de la CEDEAO consacrée à la sensibilisation des opérateurs économiques sur le Schéma de libéralisation des échanges commerciaux au sein de la Communauté. La foire 2016 qui prend fin le 7 août prochain est aussi meublée d’ateliers thématiques et des rencontres B to B. Le Royaume du Maroc fait office d’invité spécial.?

Dans le cadre des festivités devant marquer la célébration du 56e anniversaire de l’accession à la souveraineté du Bénin, le président du Comité de pilotage du défilé du 1er août, le colonel Blaise Adandédjan, a donné, mardi 26 juillet, un point de presse dans l’enceinte de l’Ecole nationale de police. C’était pour éclairer les usagers des voies publiques à Cotonou sur le plan de circulation qui sera en vigueur à partir du 28 juillet jusqu’à la fin desdites festivités.
Afin d’éviter aux usagers des voies menant à la place de l’Etoile rouge qui abrite les festivités de la célébration du 1er août prochain des désagréments, le Comité de pilotage du défilé que préside le colonel Blaise Adandédjan a donné, mardi 26 juillet, un point de presse. « Pour que ce défilé se déroule dans l’ordre et la discipline, il a été élaboré spécialement un plan de circulation dans la ville de Cotonou et ses périphéries qui devra être suivi rigoureusement», a déclaré le président du comité soutenu par ses collègues.
C’est à Louis Tokpanou, commissaire principal de police et directeur central de la Sécurité publique qu’il est revenu l’honneur de dévoiler les trois grandes possibilités qui leur sont offertes pour les exercices de cohésion et les festivités mêmes qui pourraient créer des désagréments aux usagers. Pour lui, les usagers de la route en provenance de Godomey pour le centre-ville ont la possibilité d’emprunter le contournement du stade de l’Amitié vers le Ceg Zogbo, pour prendre la déviation de Zézounmè. Ils peuvent également, poursuit-il, passer devant le stade de l’Amitié vers Zogbo pour Zézounmè. Ces usagers ont également la possibilité d’emprunter le carrefour Cica Toyota vers Cadjèhoun, ou encore le carrefour "La vie "-voie pavée église Ste Rita et enfin, passer aussi devant l’immeuble Gnimassou à Agontinkon vers la station-service Ste Rita.
En ce qui concerne les usagers venant de Fidjrossè, Vodjè et environs pour la 2e principale possibilité, ceux-ci peuvent, a indiqué le directeur de la Sécurité publique, emprunter les axes suivants : premièrement, axe passage supérieur Houéyiho-Cica Toyota-Agontinkon-station-service Ste Rita ; deuxièmement, axe passage supérieur Houéyiho-Vodjè-Eneam Gbégamey-Bourse du Travail-Ancienne radio-Ganhi et troisièmement passage supérieur Houéyiho-Mosquée Cadjèhoun-PTT Cadjèhoun-ministère de l’Agriculture-ministère des Affaires étrangères-Novotel.
Tous usagers sans exception
Enfin, troisième principale possibilité, les usagers en provenance du centre-ville vers diverses sorties disposent de plusieurs alternatives. Par exemple ceux qui viennent de Dantokpa ont la possibilité d’emprunter l’axe Tokpa-Lègba-Jéricho-Gbèdjromèdé-Station-service Ste Rita-pavés Ste Rita-Kouhounou. Ensuite les usagers en provenance de St Michel peuvent emprunter l’axe St Michel, passer par Scoa-Gbéto, déboucher sur Sikècodji et environs et prendre par la Marina, Wologuèdè, les pavés devant l’église Ste Rita et déboucher sur Kouhounou. Pour finir, ceux qui viennent de Ganhi, Port, Haie vive, Cadjèhoun et environs peuvent adopter l’itinéraire boulevard de la Marina-Novotel-ministère des Affaires étrangères, ministère de l’Agriculture- PTT Cadjèhoun-passage supérieur Houéyiho-Fidjrossè.
Pour finir, le chef d’escadron Lucien Bonou a indiqué que tous les usagers sans exception sont priés d’observer lesdites prescriptions en respectant les injonctions des Forces de sécurité qui seront positionnées aux différents points stratégiques pour empêcher l’accès à la place du défilé et les éventuelles perturbations. Et il a spécifié qu’«en ce qui concerne les éléments des Forces de défense et de sécurité qui ne sont pas impliquées dans l’exercice, ils doivent savoir qu’ils ne sont pas exemptés des présentes consignes. Qu’ils soient en tenue civile ou en uniforme, à pieds, à motos ou en voiture, il leur est demandé de faire honneur à la discipline militaire en ne forçant pas les passages, en créant des incidents inutiles comme ce fut le cas ultérieurement ». En tout état de cause, les contrevenants « seront purement et simplement déposés à leur commandant de force respectif pour la prise en charge appropriée », a fermement averti Lucien Bonou.?

La campagne cotonnière en cours tranche avec les méthodes «cavalières» qui ont régenté la filière ces quatre dernières années. L’heure est aujourd’hui à une gestion plus professionnelle pour montrer la vraie couleur de l’or blanc béninois.
La campagne cotonnière en cours devra marquer un nouveau départ de la filière. C’est en tout cas le souhait des acteurs dont les ambitions convergent vers la relance de l’or blanc béninois. Depuis le déterrement de l’Accord Cadre entre l’Etat béninois et l’Association interprofessionnelle du Coton (AIC), la gestion de la filière a retrouvé un brin de sérénité qui annonce de bonnes perspectives pour la campagne. Plus de visites de chef d’Etat dans les champs de coton, ni de réunions interminables avec les acteurs. Plus de déclarations fantaisistes de promesses de production, place désormais à une gestion technique et stratégique du cycle de production. Pour la presse, pas grand-chose à mettre sous la dent. «Nous ne sommes pas capables de vous indiquer la superficie emblavée. Ce processus suit trois étapes. Les intentions de semis des producteurs, les déclarations de semis, et enfin les mesures parcellaires au GPS. Nous sommes à l’étape des mesures. Ce n’est qu’à la fin que nous pourrions vous communiquer des chiffres », précise une source proche de la filière. A l’en croire, le coton béninois a souffert ces dernières années de controverses statistiques, souvent entretenues par le pouvoir public pour maquiller ses propres lacunes.
Des chiffres à polémique !
« Les chiffres souvent communiqués ces dernières années s’appuient sur des déclarations d’intentions des producteurs. Il fut une campagne où Banikoara avait déclaré 74.000 hectares d’emblavures alors que les mesures GPS ont donné 40000 hectares. Mais il était difficile pour le politique d’admettre ce chiffre qui ne l’arrange pas », indique la source. Faut-il le rappeler, l’élément déclencheur de la bisbille entre le gouvernement Boni Yayi et l’AIC était la guerre des chiffres autour de la production cotonnière 2011-2012. Pendant que l’AIC annonçait une production de 174 000 tonnes, le ministre en charge de l’Agriculture d’alors soutenait une production de 308.000 tonnes. Du coup, les égreneurs avaient été accusés par l’Etat de minorer les chiffres de la campagne cotonnière dans le but de gruger les cotonculteurs. Pourtant, les producteurs sont bien impliqués dans le processus de commercialisation, du champ de pesée de coton jusqu’à la livraison à l’usine d’égrenage. Mais le gouvernement d’alors a mis fin à la participation du secteur privé dans la gestion, pour un an de transition qui n’aura pris fin qu’après le départ du président Boni Yayi. Cette période transitoire avait introduit une forme de gouvernance qui foulait au pied les principes élémentaires du partenariat public-privé. Le système d’égrenage à façon est arrivé avec des conséquences dantesques sur la trésorerie des industries cotonnières. «On égrenait le coton comme on apporte le maïs au moulin, et pis encore le client s’octroie le droit de fixer son prix au meunier», commente un averti du secteur.
Marquer la rupture
Aujourd’hui, les acteurs entendent marquer la rupture dans le secteur cotonnier. Bien que le conseil des ministres ait donné carte blanche à l’AIC pour reprendre en main la filière, la campagne actuelle est gérée par un comité paritaire ministère de l’Agriculture-AIC. «L’AIC avait été exclue de la filière pendant plus de trois ans. Donc ce comité paritaire était nécessaire pour conduire la campagne en cours. Je crois que dès la campagne suivante, l’Association aura les coudées franches», rassure un cadre du ministère de l’Agriculture.
Pour l’instant, le régime actuel est crédité d’une bonne intention, celle de dépolitiser la gestion de la filière cotonnière et de ressortir la vérité des chiffres sur la campagne. Tout comme les examens scolaires, il est donc attendu que le coton béninois montre sa vraie couleur afin que les thérapies appropriées lui soient administrées pour son redressement à proprement parler.

Le député de l’Union fait la Nation, Parfait Houangni a déposé lundi 25 juillet sur la table du président de l’Assemblée nationale, une question orale avec débat relative à l’institution de la session unique à l’Université d’Abomey-Calavi. Le gouvernement sera donc appelé très bientôt à apporter des éléments de réponses aux députés par cette préoccupation qui touche la communauté estudiantine d’Abomey-Calavi. Lire la question orale avec débat
Question orale avec débat
La guerre contre la suppression ou non de la seconde session à l’Université d’Abomey-Calavi dure et perdure depuis des années. En effet, les mouvements de protestation reprennent chaque année sur le même sujet et paralysent les activités académiques. Le campus militarisé, des violences perpétrées, les résidences saccagées, des motos volées, des pertes en vies humaines aussi bien dans le rang des étudiants que celui des forces de l’ordre. Tel est le triste bilan qui se dresse tous les ans. Cependant, la crise est loin de connaître son épilogue. Chaque année, ce n’est qu’à l’issu des mouvements de débrayage que les autorités rectorales lâchent du lest. Pour justifier ce passage forcé à la session unique, d’aucuns évoquent le système LMD qui est mis en œuvre sans les moyens humains et matériels nécessaires, et consolidés par ailleurs par la gratuité des inscriptions universitaires déclarée par le gouvernement de Boni Yayi. Mais à en croire le recteur de l’université, la décision n’y est pas forcément liée. La vraie raison, selon lui, est plutôt le problème d’effectif pléthorique des étudiants à la Faculté des Lettres, Arts et Sciences humaines (Flash). Pour résoudre la crise, l’ex-chef de l’Etat avait prévu un séminaire sur le système LMD, qui devait se tenir en octobre 2015. Malheureusement, ledit séminaire n’a pas eu lieu avant son départ du pouvoir. Et la scène a repris cette fin d’année universitaire 2015-2016 avec les mêmes mouvements des étudiants qui conçoivent mal l’adoption d’une session unique. Dans ce nouvel élan de gouvernance politique de notre pays, je voudrais prier le gouvernement de fournir à la Représentation nationale, les éléments de réponses aux questions ci-après :
1) Quelles sont les motivations réelles de l’institution de la session unique à l’université ?
2) Les autorités en charge de l’enseignement supérieur ont-elles analysé les contours et la portée de cette décision ?
3) Comment comptez-vous gérer les échecs massifs inhérents à une session unique à l’université ?
4) Pourquoi opter pour un passage en force avec toutes les conséquences dramatiques que cela engendre tous les ans à l’université ?
5) L’institution de la session unique est-elle une nécessité impérieuse ?
6) Comment le gouvernement envisage-t-il de régler définitivement cette crise afin d’instaurer un climat paisible et favorable aux études à l’Uac ?
7) Que peut-on retenir de la gratuité des inscriptions à l’Université au-delà, de la cherté des coûts de formation des Masters (environ 700.000 FCFA)?
8) Quelle gestion peut-on attendre des centres universitaires créés tous azimuts sans moyens humains nécessaires notamment les enseignants et les infrastructures adéquates ?
9) Quelle nouvelle politique le gouvernement entend-t-il mettre en place dans le domaine de l’enseignement supérieur aux fins de concrétiser sa volonté de reformer le système béninois.
Porto-Novo, le 25 juillet 2016
Parfait Houangni
Député à l’Assemblée nationale

Les députés ont adopté lundi 25 juillet, le projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de financement signé à Rome, le 1er février 2016 avec le Fonds international de développement agricole (Fida) dans le cadre du financement partiel du Projet d’appui au développement du maraîchage (Padmar). Le dossier a été adopté à l’unanimité des députés présents et représentés à l’exception de Mathurin Nago qui s’est abstenu.
16,5 milliards FCFA. C’est le montant de l’accord de financement dont la ratification a été autorisée lundi 25 juillet par l’Assemblée nationale. Ce crédit s’inscrit dans le cadre de l’accord de financement signé par le gouvernement à Rome le 1er février 2016 avec le Fonds international de développement agricole (Fida) pour le compte du financement partiel du Projet d’appui au développement du maraîchage (Padmar). Un projet dont l’objectif global vise à contribuer à l’amélioration durable de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et à la réduction de la pauvreté dans la zone d’intervention du projet. De façon spécifique, le Padmar vise à accroître durablement les revenus des exploitations maraîchères, tout en améliorant leur résilience aux effets du changement climatique, satisfaire la demande intérieure et rehausser la contribution des producteurs béninois aux échanges transfrontaliers. Par ailleurs, la réalisation du projet permettra au Bénin de participer au développement intégré de la filière maraîchère au niveau sous-régional et contribuera notamment à un accès sécurisé et durable des exploitants maraîchers à l’eau et au foncier à travers l’aménagement de 2000 hectares dont 480 ha de bas-fond. Aussi, le Padmar contribuera-t-il par ailleurs à la promotion systématique de l’utilisation de matériels d’irrigation moins pénibles notamment pour les femmes et plus économes en eau, à la création d’emplois et à l’aménagement de 120 km de pistes de désertes dont 279 mètres linéaires d’ouvrages de franchissement.
Le coût global du projet est estimé à 28,6 milliards FCFA. Les 16,5 milliards dont la ratification a été autorisée hier par les députés représentent la contribution du Fida. Le reste du financement est prévu pour être ensuite bouclé par la contribution du Fonds de l’Opep pour le développement international (Ofid) à hauteur de 7 milliards FCFA, la contrepartie des bénéficiaires et du gouvernement béninois pour un montant respectif de de 2,3 milliards FCFA et 2,8 milliards FCFA.
Au cours de l’examen du dossier, la plupart des députés ont salué la pertinence de ce projet qui prend en compte 27 communes du Sud-Bénin à potentiel maraîcher. Pour eux, ce projet qui embrasse un secteur jusqu’ici non pris en compte par les bailleurs de fonds va donner un plus à l’agriculture béninoise et créer encore de la richesse et de l’emploi aux jeunes. Mais plusieurs autres députés dont Mathurin Nago et Valentin Djénontin, tout en saluant aussi la qualité de ce projet, n’ont pas manqué d’émettre des réserves quant à sa mise en œuvre. Ils craignent que le Padmar subisse le même sort de dilapidation de fonds que les nombreux autres projets du ministère chargé de l’Agriculture. Mathurin Nago trouve d’ailleurs exagéré que le projet puisse prévoir 1,1 milliard FCFA pour le seul volet fonctionnement qui entre souvent dans les frais de missions fantaisistes sur le terrain et les achats de matériels roulants avec son corollaire de surfacturation.
Face aux réserves des uns et autres, le ministre chargé de l’Agriculture, Delphin Koudandé a donné des explications claires aux députés. Il a promis de repasser tenir une rencontre avec les parlementaires pour aborder de long en large la politique du gouvernement en matière du développement du maraîchage en particulier et de l’agriculture en général. Les assurances du gouvernement ont certainement convaincu les députés qui n’ont pas hésité à adopter le projet de loi à l’unanimité moins une abstention, celle de Mathurin Nago.
La désignation des députés pour le Cos-Lépi encore reportée
Une énième fois, l’Assemblée nationale a ajourné la désignation de ses neuf députés au sein du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) et de ses 154 représentants dans les Commissions communales d’actualisation (CCA). Ce point n’a pu être examiné lundi 25 juillet au cours de la séance plénière. Et pour cause ! Les députés ne sont toujours pas prêts. Si l’Opposition parlementaire a déjà rendu disponible la liste de ces quatre personnes, à savoir Idrissou Bako, Cyprien Togni, Gilbert Bagana et Simplice Codjo, la Majorité parlementaire peine à s’entendre à l’interne. Jusqu’à hier encore, elle était à couteaux tirés. Mais aux dernières nouvelles, on apprend qu’elle est parvenue à recoller les morceaux. La Majorité parlementaire se serait entendue finalement sur la désignation des députés Louis Vlavonou (Un), Badirou Aguèmon et Augustin Ahouanvoèbla (PRD), Adolphe Djima (Rb) et Jérémie Adomahou (FDU). Ce sont donc les cinq représentants du camp présidentiel au sein du Cos-Lépi. En dehors de Adophe Djima et de Cyprien Togni, tous les sept autres étaient membres de la mandature précédente du Cos-Lépi. Les députés se sont donnés rendez-vous jeudi prochain pour adopter la liste définitive retenue. Ce n’est qu’après cela que ces neuf députés seront appelés à prêter le serment prévu à cet effet devant la Cour constitutionnelle avant leur entrée en fonction.
Th. C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Orabank Bénin se repositionne sur le marché béninois avec de nouvelles offres à sa clientèle. Les nouveaux produits commercialisés étaient au cœur d’un échange entre les responsables de la banque et la presse, vendredi 22 juillet dernier à Cotonou.
La quête de compétitivité reste aujourd’hui le credo des autorités d’Orabank Bénin. Pour conforter sa clientèle et attirer de nouveaux épargnants, la banque lance sur le marché de nouvelles offres défiant la concurrence. La première concerne le compte Epargne Fidélité. Ce produit permet désormais à l’épargnant de fructifier son argent jusqu’à hauteur de 4%. Il se décompose en trois options, à savoir 3,5% pour des dépôts allant jusqu’à 10 millions, 3,75% entre 10 et 15 millions et un taux de 4% pour les dépôts compris entre 15 et 25 millions. Cette offre exclusive sur le marché bancaire béninois est assortie de plusieurs produits et services rendus gratuits. L’offre de compte courant révisé est maintenant adossée à certains produits, tels que la domiciliation gratuite, la réception d’alerte sur les mouvements du compte, des produits banque assurance, les transactions sur internet. La Banque a complètement assoupli les conditions d’ouverture des comptes. Ainsi, aucun dépôt initial n’est exigé à l’ouverture du compte. Pas de frais de tenue de compte, ni de gestion. «Cette nouvelle offre symbolise notre engagement à rester le partenaire à l’écoute de la clientèle. Notre ambition, c’est de nous positionner comme un acteur clé de l’économie béninoise», commente Rizman Haider, directeur général d’Orabank Bénin.
La banque a également lancé une nouvelle gamme de cartes VISA. Il s’agit notamment des cartes VISA Classic, VISA Gold, Visa Business et VISA Liberté. VISA Liberté est une carte prépayée permettant de faire des opérations sans disposer d’un compte bancaire.
Renforcer la bancarisation !
Autres innovations d’Orabank Bénin, l’ouverture de l’Espace Gold et du Pôle Mésofinance. L’Espace Gold, explique
Ghislain Hodjiékpé, responsable de l’unité, est destiné aux clients haut de gamme. Il garantit le confort et la sécurité requis pour ce type de clientèle qui effectue des transactions importantes. Le Pôle Mésofinance, ouvert le 3 février dernier, est dédié aux petites et très petites entreprises. Selon Maxime Lokossi, responsable de la Clientèle PME et Mésofinance, l’ouverture de cette unité s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’appui à la Mésofinance (PAMESO), financé par l’Union européenne et délégué à l’Agence française de développement (AFD). «En 2016, plus de 200 entreprises ont bénéficié de crédits. Nous finançons des secteurs comme les BTP, l’agro-business, la production d’emballage, l’imprimerie, la commercialisation d’équipements de production d’énergies renouvelables», souligne-t-il.
Toutes ces innovations sont soutenues par une opération de bancarisation sur tout le réseau d’Orabank Bénin jusqu’en octobre prochain. La campagne vise surtout à promouvoir le compte Epargne Fidélité et le compte courant Orabank autour du slogan «A chacun son compte».
Doté d’un capital social de plus de 17 milliards de francs CFA, Orabank Bénin dispose d’une vingtaine d’agences sur le territoire béninois. La banque est membre du groupe bancaire Oragroup SA, présent dans 12 pays d’Afrique de l’Ouest et du centre. Oragroup SA repose sur un actionnariat de référence composé d’institutions reconnues, telles que le Fonds ECP, Proparco, Bio, DEG, la BOAD, le Fonds gabonais d’investissements stratégiques. Le groupe a réalisé au cours des dernières années plusieurs acquisitions dont celle du Groupe Banque régionale de solidarité (Ex BRS) et de la Banque togolaise de développement (BTD) ¦