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Nouvelles

Sous-secteur de l’Enseignement secondaire: Les réformes introduites par le Pag portent leurs fruits
L’école béninoise se porte de mieux en mieux depuis la mise en œuvre des réformes dans ce secteur par le gouvernement de Patrice Talon. Il y a bien des raisons de croire que le sous-secteur de l’Enseignement secondaire, technique et de la Formation professionnelle prospère au grand bonheur de ses acteurs. Les réformes en cours dans le secteur de l’éducation amènent à croire à une meilleure performance du système éducatif. L’éducation, un levier que le gouvernement du Bénin compte actionner pour le décollage économique du pays, a eu sa dose de réformes qui portent bien leurs fruits à la satisfaction de ses acteurs. Le gouvernement est déterminé à offrir une formation de qualité aux apprenants et à renforcer le capital humain indispensable au décollage économique, d’après les explications du ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, le professeur Mahougnon Kakpo. Il rappelle que, depuis 2016, le gouvernement a fait le choix de reconstruire et de moderniser le système éducatif par l’élaboration d’une nouvelle gouvernance, l’amélioration de la qualité de l’enseignement et l’adaptation du système d’enseignement aux besoins du pays et des entreprises. Pour cela, précise Mahougnon Kakpo, il est accordé dans le Pag une place de choix à l’enseignement et la formation techniques et professionnels (Eftp), pour en faire le fer de lance du développement économique du Bénin. Cette dynamique a conduit à la définition d’une nouvelle stratégie nationale de l’enseignement technique élaborée sur la période 2020-2025. Selon une source bien introduite, cette nouvelle stratégie vise fondamentalement une meilleure professionnalisation de l’Eftp à travers l’amélioration sensible de l’attractivité et de l’accès du sous-secteur de l’Eftp à toutes les couches de la population ainsi que de l’employabilité des jeunes en âge de travailler, de l’insertion professionnelle des formés de l’Eftp, de la qualification professionnelle des personnels des entreprises des secteurs économiques et du bien-être économique et social des Béninois. Flopée de réalisations Plusieurs réalisations dans le sous-secteur des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle ont été faites dans le cadre de la mise en œuvre du Pag. Sur le plan des infrastructures et des équipements, il a été mis en place l’Agence pour la construction des infrastructures du secteur de l’éducation (Acise), dont la création a accéléré la mise en œuvre des projets de construction, de réhabilitation et d’équipement des infrastructures scolaires. « La création de l’agence a permis la réalisation de 1034 salles de classe construites et équipées pour ainsi impacter 51 700 apprenants du Bénin, la construction de 475 blocs de latrines à 4 cabines, la création et l’équipement de deux lycées d’enseignement technique à Tchaourou et à Bopa, la construction et l’équipement de douze salles multimédias dans les établissements secondaires», s’est réjoui le ministre Mahougnon Kakpo. Quant à l’amélioration de la qualité de l’éducation, il note avec satisfaction que le gouvernement s’est investi dans la création du corps des conseillers pédagogiques, le recrutement de 108 inspecteurs pédagogiques contre 61 avant 2016, un recrutement qui est au-delà des prévisions du gouvernement qui n’en avait prévu que 100 pour l’horizon 2021. À cela s’ajoutent le recrutement de 2 733 agents contractuels de droit public de l’État, l’intégration et le reclassement de 6 865 agents contractuels de droit public de l’État de 2008 ayant suivi la formation professionnelle avec succès. Le recrutement et le redéploiement dans les lycées et collèges de 14 266 aspirants au métier d’enseignant pour un montant total de 16 milliards F Cfa entièrement financés par le budget national, la création de l’Agence nationale de prestation pour les établissements scolaires pour prendre en main la gestion des aspirants par l’intermédiaire des agences de placement à partir de l’année scolaire 2020-2021, la mise en place du projet de renforcement de la qualité de l’enseignement des sciences, de la philosophie et français par la scénarisation et la visualisation des cours au second cycle de l’enseignement secondaire général dès la rentrée prochaine, complètent le package des réalisations. Le gouvernement annonce aussi le recrutement de 60 élèves professeurs certifiés au profit de l’enseignement et la formation techniques et professionnels pour une formation complète de quatre ans à l’extérieur, la création de l’académie du numérique avec, en octobre prochain, l’ouverture de l’école de la fibre optique au Bénin pour les formations professionnelles dans ce secteur. « Ce sont là les réalisations qui illustrent tout l’intérêt que le gouvernement accorde à la formation professionnelle », d’après Mahougnon Kakpo. Education 26 août 2020


Rodrigue Gbêkpoe Gotovi, promoteur de l’espace culturel Windekpe à Parakou: «Notre difficulté majeure reste la mobilisation des ressources financières»
L’espace culturel Windekpe à Parakou fait figure de centre de référence dans le septentrion pour la formation et la diffusion artistiques et culturelles. Mais tout comme bien d’autres centres, il est confronté à diverses difficultés. Son promoteur Rodrigue Gbêkpoe Gotovi alias Aladji Zoro en donne plus de détails. D’où est partie l’idée de la création de votre espace culturel ? L’idée de la création de ce centre est partie du constat selon lequel, nous ne disposons pas ici à Parakou d’un espace professionnel aux mains d’acteurs culturels. Ce qui rend difficiles les rencontres d’échanges, les formations, la création de spectacles et la diffusion de ces derniers. Nous avons donc créé ce centre et nous l’avons voulu comme un espace de proximité dynamique. Nous suscitons les projets artistiques et nous en créons également selon le besoin des populations et des acteurs culturels. Nous menons des activités qui vont de la formation des jeunes acteurs à la création d’évènements en passant par la programmation et aboutissant à la diffusion. Nous faisons une place de choix non seulement aux acteurs culturels mais également aux artisans d’art pour la valorisation de notre patrimoine culturel, textile et vestimentaire. Nous sommes juste très attentifs à nos cibles (acteurs culturels et populations) pour répondre adéquatement à leurs besoins tout en restant très ouverts et accessibles aux promoteurs culturels. Quel regard portez-vous sur les activités culturelles dans le septentrion ! Les activités culturelles ont de beaux jours devant elles dans le septentrion mais souffrent de l’amateurisme des acteurs et du contexte socioculturel difficile. Il est très difficile d’être entrepreneur culturel par ici du fait des pesanteurs socioculturelles et de l’absence de mécènes et sponsors. Notre difficulté majeure reste la mobilisation des ressources financières. Nous parvenons à faire accepter l’art et la culture dans cette région du pays par la constance, la persévérance et la crédibilité de notre démarche artistique qui met le patrimoine culturel en amont et en aval de toute production artistique. Mais je dois vous dire aussi que l’espace culturel Windekpe n’a jamais bénéficié d’un seul franc de soutien de la part de l’Etat. Le secteur culturel béninois est dynamique mais souffre du manque de professionnalisme et de structuration. Aussi, reconnaissons que le secteur souffre d’un manque de volonté politique forte pour en faire un véritable levier de développement. Votre centre comme bien d’autres a dû souffrir du Covid-19. Comment gérez-vous cette crise ? Nous avons juste poursuivi les activités de répétition et de création de spectacles dans le respect strict des mesures barrières car après le Covid-19, la vie se poursuivra. Nous organisons aussi des journées scientifiques sur des thématiques culturelle et artistique et nous projetons dans les jours à venir démarrer l’organisation de spectacles rassemblant au plus 50 personnes. Si je devais formuler une doléance, je demanderais à nos autorités municipales d’accorder un peu plus d’attention à l’animation culturelle dans la ville de Parakou. Culture 26 août 2020


Renforcement des capacités des cadres du ministère du Tourisme: Minimiser les risques de contestation des actes administratifs unilatéraux
Des cadres et directeurs à divers niveaux du ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts ont pris part, ce mardi 25 août, à un atelier de renforcement de capacités sur la prévention des contentieux des actes administratifs unilatéraux. Il est envisagé à travers l'initiative de parvenir à la rédaction d’actes administratifs en conformité avec la loi, sans tort ni aux administrés, ni aux citoyens. En procédant à l’ouverture des travaux de l’atelier initié à l’endroit des cadres et directeurs du ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts, Eric Totah, directeur de cabinet du ministre, a rappelé aux participants l’importance d’une telle rencontre. Rencontre axée sur le renforcement de capacités en vue de la prévention des contentieux des actes administratifs unilatéraux. L’initiative émane du président de la République en raison de nombreux recours relatifs aux actes administratifs unilatéraux et aux actes normatifs provenant des ministères pour la plupart. Celui-ci a donc voulu de la création dans les ministères de cellules juridiques afin de diminuer considérablement les recours à défaut de ne plus les avoir, soutient-il. Pour ce qui est de la session de recyclage initiée par le ministère, elle est « exclusivement palliative et vise à apporter aux directeurs et cadres de conception, un correctif nécessaire», indique-t-il. Selon Eric Totah, il est constaté que les projets de documents administratifs initiés et soumis à l’appréciation de l’autorité sont rédigés en faisant fi de certaines règles juridiques de base. Ce qui porte atteinte aux intérêts des particuliers et engendre de nombreux contentieux devant les juridictions, illustre-t-il. « Le ministre de la Culture à travers cette session souhaiterait insuffler une dynamique nouvelle dans la gestion des actes administratifs qui sont de nature à produire des effets de droit. Il entend voir émerger une nouvelle génération de cadres et de responsables des structures du ministère ayant des compétences avérées en matière de rédaction des actes administratifs unilatéraux », explique le directeur de cabinet. Pour des textes respectueux des principes L’atelier s’est fixé pour objectif de renforcer les connaissances des participants sur la prévention des contentieux. Au terme de la rencontre, il est attendu que les participants soient en mesure de maitriser et produire des textes administratifs qui respectent les principes et les techniques de la rédaction des actes unilatéraux, appréhender le contrôle juridictionnel de l’administration publique… Paola Sestile Adousso, chef de la cellule juridique du ministère du Tourisme, rappelle pour sa part que « nul n’est au-dessus de la loi, l’Etat non plus ». C’est dire que l’Etat et ses démembrements, dans leurs agissements, doivent se soumettre au droit et aux règles de la République, fait-elle savoir. Les actes administratifs sont l’un des moyens d’expression de la volonté de l’Etat, de l’administration. Pour ce faire, ils doivent être rédigés en conformité à la loi pour ne point causer de tort ni aux administrés, ni aux citoyens, indique-t-elle. Mais elle relèvera de son côté aussi que « la majorité des cadres techniques des administrations publiques en particulier n’accordent pas d’importance au formalisme et à la conformité des actes administratifs aux règles de droit ». La conséquence reste la multiplication des recours pour excès de pouvoir et des recours en annulations devant les juridictions administratives. «Cet état de choses ne participe pas à la crédibilité et ne permet pas d’amorcer la marche vers une administration performante». Il donne souvent lieu à des condamnations en dommages et intérêts, cause d’énormes préjudices à l’administration publique, révèle-t-elle. Or, fait savoir Paola Sestile Adousso, l’Administration publique est une horloge d’une grande précision car elle fonctionne selon des règles simples mais efficaces. Mieux, ses écrits sont d’une grande utilité en ce qu’ils participent à la gouvernance de la société et à l’amorce du développement. Dès lors, il est de notre responsabilité commune d’arrêter la saignée. Et c’est pour corriger le tir que le ministère et particulièrement la cellule juridique a pris l’initiative de renforcer les capacités des cadres nommés pour prévenir d’éventuels contentieux qui pourraient naître du fait de la méconnaissance des procédures relatives aux actes administratifs unilatéraux. Culture 26 août 2020


Arts au Bénin: SOS, espaces culturels en difficulté !
Factures, taxes, redevances, loyer, salaires… Au Bénin, les espaces culturels ploient sous le poids de nombreuses difficultés qui les écartent de leur objectif de promotion artistique. Beaucoup disparaissent dans le temps, mais certains, vacillant tel le roseau parviennent à résister. Au prix de quels sacrifices ! Un samedi après-midi comme tout autre dans la commune d’Akpro-Missérété, non loin de Porto-Novo. C’est le moment tout indiqué pour des bières fraiches, de la viande de porc bien pimentée et des boules d’akassa. Le coin en a la réputation. Les « Agor », manifestations festives grandioses à la suite de cérémonies funéraires y sont de notoriété. Le voisinage du « Siège des arts de Missérété » en donnait même la preuve en ce jour pluvieux. Loin de ce tintamarre qui pourtant lui est familier, Symphorien Zanclan, plus connu sous son nom de scène « PD Symph » s’est retranché dans son bureau de premier responsable de l’espace culturel susnommé. Ses seuls compagnons, des factures d’électricité impayées, un tas de paperasses, le point des salaires à payer à ses employés, de petites redevances en attente et inhérentes à la gestion du centre. Dépit et anxiété pouvaient se lire sur le visage pourtant toujours si souriant de cet artiste au talent singulier dont les prestations en musique traditionnelle et moderne font l’unanimité. Cette ambiance relève désormais de la routine pour l’artiste et avec la pandémie du coronavirus, son anxiété ne cesse de croitre. « Au départ, on ne nous exigeait pas grand-chose. Une fois, ils m’ont adressé une redevance d’un montant de 157 000 F Cfa environ. J’ai écrit pour signaler au receveur des impôts qu’il s’agit d’un centre de formation artistique et culturelle et que c’est à but non lucratif. J’ai demandé à être reçu, mais il ne l’a pas encore fait et j’espère qu’il le fera très bientôt. J’attends cette année pour voir ce qu’ils vont m’adresser comme impôt ». Ce qui frustre cet artiste altruiste qui a décidé, depuis plusieurs années, d’investir les gains que lui procure la pratique de son art dans la formation et l’érection d’un espace de promotion culturelle, ce n’est pas si tant les obligations qu’ont les promoteurs de ces espaces. C’est beaucoup plus le manque de discernement de l’administration publique qui voit ces lieux d’un regard ordinaire, juste parce qu’on y joue de la musique ou qu’on y a implanté un espace de restauration, choses indispensables pour un lieu de divertissement. Autant de difficultés qui font comprendre à Pd Symph et à ses pairs promoteurs les raisons pour lesquelles les opérateurs économiques qui pourtant disposent d’importants moyens financiers évitent la promotion d’espaces culturels. « C’est compliqué pour les opérateurs économiques qui ne sont pas du côté culturel de se jeter dans la bataille de l’entrepreneuriat parce qu’ils se posent la question de savoir ce qu’ils vont y gagner ». Même pour les gens du secteur, ce n’est pas aisé. Il faut être « engagé, déterminé, volontaire et animé par un fort esprit de sacrifice avant de se lancer », confesse un autre acteur culturel. Et à Symphorien Zanclan d’illustrer par son propre cas : « Je me rappelle que lorsque j’ai commencé ce projet, il y a bientôt vingt ans, celui qui était chargé de verser le premier voyage de sable m’a proposé de venir acheter une ferme pour faire le palmier à huile. Je lui ai dit que ce n’est pas ce que j’envisage de faire. Je suis de la scène et j’ai besoin d’une scène pour m’exprimer ». L’appui de l’Etat se fait attendre… S’il y a un grand besoin qu’éprouvent les espaces culturels aujourd’hui, c’est le soutien, sinon davantage, l’attention de l’Etat. La plupart de ces centres tournent uniquement sur les budgets de leurs promoteurs, ce qui en rajoute aux difficultés. L’espace culturel Windekpe de Parakou qui fait aujourd’hui office de référence en matière d’arts et de culture dans le septentrion n’échappe pas à cette dure réalité. « Il n’a jamais bénéficié d’un seul franc de la part de l’Etat », tranche sans hésitation, Rodrigue Gbêkpoe Gotovi alias Aladji Zoro, juriste et ingénieur en management de la culture et du tourisme. Selon lui, le secteur « souffre d’un manque de volonté politique forte pour en faire un véritable levier de développement ». D’un espace à un autre, le refrain ne varie pas et la rengaine s’enchaine sur le même tempo : le soutien attendu de l’Etat. Michel Noudégbessi, directeur artistique du Centre des arts et loisirs de Mèdédjonou n’en dit pas le contraire. Comme bien des espaces, le sien espère toujours, tel le retour du Christ, la bienveillance de l’Etat. « Ce centre a besoin d’un regard de nos autorités », indique ce promoteur. Et des raisons d’être frustré, le patron de la troupe d’enfants Pepit’art en a à froison. Pour sa dernière participation à l’Off du Marché des arts et spectacles d’Abidjan, c’est une personne généreuse de nationalité étrangère qui a pris sur lui une bonne partie des charges, notamment les billets. Combien de temps durera l’attente ? Difficile à dire ! Mais elle risque d’être encore plus longue, quand on observe le diagnostic qu’établissent les acteurs eux-mêmes. « Le Bénin n’a pas encore suffisamment d’espaces pour accueillir les spectacles et la formation. Peut-être, d’ici quelques années, les choses peuvent-elles s’arranger. J’ai discuté avec des acteurs récemment qui envisagent de le faire dans le Zou et les Collines et je les ai encouragés », illustre PD Symph. « Il faut encourager ceux qui ont la volonté d’investir», souligne l’artiste. ... « Si l’Etat met un financement à notre disposition pour des spectacles… Si l’Etat permet à ceux qui ont des espaces culturels de faire tourner des artistes dans ces espaces grâce à des financements, cela va faciliter l’éclosion du secteur culturel », pense-t-il. « Si le gouvernement ne fait pas une politique qui puisse nous faciliter la tâche, ça va être compliqué de préparer une relève de qualité. Nous avons besoin du soutien de tout le monde et des organisateurs de spectacles parce qu’on pense souvent que c’est ce qui vient d’ailleurs qui est mieux », révèle le musicien. Selon ses explications, les artistes nationaux sont moins payés pour des spectacles, pendant qu’on paye des dizaines de millions à des artistes étrangers. « Cela ne profite pas à l’acteur ni au pays », se désole-t-il. En tout cas, Symphorien Zanclan est formel. « Le gouvernement et le ministère en charge de la Culture doivent pouvoir recenser ces centres culturels et trouver une formule pour les accompagner ». Trouver des formules pour le financement « C’est compliqué d’oser dans le pays où nous sommes mais je crois qu’avec la volonté du chef de l’Etat qui est de faire de la culture et du tourisme le socle du développement, les choses vont rentrer dans l’ordre d’un jour à l’autre. Le chef de l’Etat a touché une fois la guitare et il a été bassiste, et j’attends de voir ce qu’il va faire pour arranger les vrais acteurs et non des arrivistes avant de pouvoir tirer les conclusions », indique PD Symph. ... Des propositions, il en fait aussi pour aider ceux qui ont le pouvoir de décision. « Il faut trouver des formules pour accompagner par un financement qui puisse permettre aux acteurs d’organiser des formations régulières à côté de ce qui va se faire au niveau des classes culturelles », poursuit-il. Selon les explications de l’artiste, l’Etat peut s’organiser de manière à faire une répartition conséquente des budgets. Il suggère notamment une partie pour les acteurs eux-mêmes, une autre pour le fonctionnement des espaces et une dernière pour la formation et les spectacles. « J’ai fait une proposition d’accompagnement des acteurs pour les spectacles parce que la formation, une fois terminée, se poursuit quand l’artiste est sur scène ». « Si vous êtes musicien et vous n’allez pas sur la scène, alors vous n’en êtes pas un », illustre-t-il. « Un bon musicien doit aller sur la scène au moins deux à trois fois par mois. Quand vous ne touchez pas l’instrument, vous perdez la main », ajoute l’artiste et promoteur. Pour ce qui le concerne, « Je continue de chanter et je suis bien dedans parce que je ne laisse pas ma voix se reposer. Quand on est instrumentiste, il faut se donner à fond tous les jours de manière à ne pas perdre la main. Il faut aussi aller sur la scène régulièrement parce que la formation d’un artiste se termine sur la scène. On ne peut pas recevoir une formation sans aller sur une scène qui respecte les normes », fait-il savoir. Mais en amont, il faut des espaces aux normes, souffle-t-il. Raison pour laquelle, avant l’érection de son centre, il s’est renseigné sur les normes exigées en la matière et s’y est conformé, même si beaucoup reste encore à faire au niveau de son espace. Culture 26 août 2020


Nouveau mode de règlement des factures d’eau et d’électricité des écoles publiques: Une mesure aux multiples avantages
La décision du gouvernement instaurant le règlement des factures d’eau et d’électricité des écoles publique par les collectivités territoriales vient conjurer les peines des acteurs de l’école, en la matière. Elle leur facilite la tâche en cette période de coronavirus où l’eau potable et le savon doivent être à portée de main partout, dans les établissements scolaires. Fin mai 2020, le Conseil des ministres décide de confier dorénavant le règlement des factures d’eau et d’électricité des écoles maternelles et primaires publiques aux administrations communales. Cette mesure, explique le Conseil, participe de la volonté du gouvernement de trouver une solution durable à l’approvisionnement en eau potable et à la fourniture d’énergie électrique des établissements scolaires. Ceci, aux fins d’éviter des situations de défaut de paiement dont la conséquence est la résiliation des abonnements ou la suspension de la fourniture d’eau potable ou d’électricité. Approché à ce propos, le maire de Bopa, enseignant à la retraite, affirme que cette décision vient corriger un impair existant depuis bien longtemps dans les écoles. La situation était bien malheureuse, témoigne-t-il. « Avec l’ancien système, ce sont les écoles elles-mêmes qui payaient ces factures, sur fonds propres. Certes, l’Etat leur envoie des subventions mais cela ne suffit toujours pas au regard de tout ce qu’il y a à faire dans les écoles… Si vous vous rendez dans certaines écoles, il n’y a pas l’électricité même s’il y a un compteur électrique ou le branchement. Il n’y a pas de l’eau potable même s’il y a le compteur d’eau ou le branchement. Ceci, parce que les écoles n’ont pas souvent les moyens d’apurer leurs factures ». Au regard de ces difficultés, le maire Abel Djossou juge opportune la décision du gouvernement. Elle vient soulager des milliers d’apprenants et d’enseignants qui n’avaient pas accès à l’eau potable dans leurs écoles. Concernant les ressources financières destinées à cette fin, l’Etat a promis de les envoyer aux communes qui en assureront la responsabilité. Là encore, le maire de Bopa salue la décision. Avec cette mesure, analyse-t-il, l’Etat vise « la continuité des services de l’eau et de l’électricité dans les écoles ». En sus, l’élu communal fait observer que l’eau et l’électricité contribuent également au rendement des écoles car, celles-ci en ont besoin sur plusieurs plans. Lutte contre le Covid-19 En cette période de pandémie à coronavirus, l’eau potable est indispensable dans les établissements scolaires où les apprenants en ont grand besoin pour se laver les mains avec du savon comme le recommandent les gestes barrières. En assurer la disponibilité au quotidien, c’est sauver les écoliers des griffes du Covid-19. Aussi, permet-elle de relever, en partie, le défi de l’accès universel à l’eau et à l’électricité tant en milieu urbain qu’en campagne, ajoutent deux acteurs de l’école questionnés sur le sujet. « Cela veut dire que le gouvernement de mon pays est toujours attentif aux cris de détresse de sa population, et je ne peux que le remercier pour cette décision », se réjouit le maire de Bopa. Poursuivant son propos, Abel Djossou voit, à travers ce mode de paiement, une nouvelle responsabilité qui est ainsi confiée aux communes. Il ne doute pas que celles-ci, autant qu’elles sont, vont honorer leur part du contrat pour le bonheur de l’école béninoise. « S’il n’y a pas de lumière dans une école parce que la facture d’électricité n’a pas été payée, s’il n’y a pas de l’eau potable dans une école parce que la facture d’eau n’a pas été payée, quel maire sera heureux ? Je crois qu’aucun maire du Bénin ne sera heureux de voir de telles choses. Je crois que les maires vont prendre leurs responsabilités et apurer à temps ces factures pour la disponibilité de l’eau potable et de l’électricité en tout temps dans nos écoles », rassure Abel Djossou. De toute façon, si « une autorité communale ne paie pas ces factures malgré la mise à disposition des ressources, amputation sera faite sur les ressources du Fonds d’appui au développement des communes (Fadec) allouées à cette commune », avertit clairement le Conseil des ministres. Concernant les lycées et collèges, le gouvernement versera directement les ressources dans le compte des établissements concernés. Là aussi, le Conseil des ministres prévient que si malgré la mise à disposition des ressources, un chef d’établissement se hasarde à ne pas payer ces factures, l’acte sera considéré comme un manque de performance et entraînera la sanction du chef d’établissement en question. Actualités 26 août 2020


“La providence divine ne m’a jamais fait défaut » : Louis Vlavonou lance le volume I de ses récits autobiographiques
« La providence divine ne m’a jamais fait défaut ». C’est le titre de l’ouvrage dont le volume I intitulé « L’Eglise, la politique et moi » a été publié par le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou. L’ouvrage a été officiellement lancé dans l’après-midi du lundi 24 août dernier à Porto-Novo, après une messe en la cathédrale Notre-Dame de l’Immaculée Conception. Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou immortalise ses 67 ans d’anniversaire de naissance par le lancement du volume I intitulé « L’Eglise, la politique et moi » de son ouvrage titré : « La providence divine ne m’a jamais fait défaut ». Louis Vlavonou a fait d’une pierre deux coups en publiant le livre dans lequel il narre des récits autobiographiques, son parcours professionnel à la Douane béninoise, sa virée dans l’occultisme où il y a été contraint par l’un de ses oncles pour un « blindage en gris-gris » dès les premières heures de ses fonctions à la Douane béninoise. Mais il a très tôt rebroussé chemin pour se retourner vers Dieu à travers l’Eglise catholique où il y reste avec une foi agissante jusqu’ici. L’homme raconte aussi dans l’ouvrage sa vie politique qui a commencé depuis la classe de 5e au collège. Pendant tout ce parcours, l’auteur dit avoir constaté la main invisible de Dieu. Très reconnaissant, il plonge sa plume dans un style littéraire limpide pour faire son autobiographie et son témoignage à Dieu. L’ouvrage est composé de 452 pages dont les annexes. Il est subdivisé en deux parties. Louis Vlavonou retrace dans la première partie sa préparation à la fonction parlementaire. Ici, il aborde dans son chapitre préliminaire toute sa vie depuis sa naissance, ensuite sa solide formation spirituelle avant l’entrée en politique (chapitre1), puis sa préparation lointaine à la vie publique à travers l’Union générale des élèves et étudiants du Dahomey (Ugeed), creuset d’apprentissage en politique. Il poursuivra ce combat avec le Madep de Séfou Fagbohoun, le premier parti auquel il a adhéré ensuite à l’Union fait la Nation puis aujourd’hui à l’Union progressiste (Up). Une première depuis 1960 Louis Vlavonou consacre le troisième et dernier chapitre de la première partie de son ouvrage à son entrée et parcours en politique. Il développe dans la deuxième partie subdivisée en quatre chapitres son combat au Parlement. Il donne dans le chapitre I un bref aperçu de l’évolution du Parlement béninois; les fonctions de l’Assemblée nationale en chapitre II et le rôle du député en chapitre III. L’inspecteur des Douanes à la retraite consacre le quatrième et dernier chapitre de cette deuxième partie de son ouvrage à des conseils aux jeunes qui rêvent de faire l’expérience de la vie politique. Le livre qui vient enrichir la littérature béninoise a été présenté par le père Frumence Vodounnou du diocèse de Porto-Novo. Il est préfacé par Félix Iroko, professeur titulaire d’histoire à l’Université d’Abomey-Calavi (Uac) à la retraite. Pour ce dernier, cette œuvre d’excellente facture fera date dans l’historiographie béninoise. Car, selon lui, c’est la première fois, depuis les indépendances en 1960, qu’une personnalité de premier plan qu’elle soit président de la République ou de l’Assemblée nationale, écrive sa propre biographie dans un pays culturellement pauvre dans ce genre d’exercice intellectuel. Et pourtant, poursuit le préfacier, l’écriture d’une biographie ou d’une autobiographie apporte toujours quelques renseignements non pas seulement sur le personnage concerné mais aussi modestement sur la période. Félix Iroko dit tirer de grands enseignements de l’ouvrage rédigé, selon lui, avec une étonnante sincérité, sans hypocrisie, qualité exceptionnelle chez les politiciens. La cérémonie de lancement de l’ouvrage a connu la présence de plusieurs personnalités dont le président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou, le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko et le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun sans oublier des députés. Société 26 août 2020


Forces Armées béninoises : Un recrutement de 500 militaires lancé
Par un communiqué de presse en date du 25 août 2020, le chef d'Etat-major général des Forces armées béninoises (Fab) informe l'opinion publique nationale du lancement d'un concours de recrutement de 500 bras valides au sein de l'armée de terre au titre de l'année 2020. Pour les jeunes gens, hommes et femmes, désireux de faire leur carrière militaire au sein des Fab, le Contre-amiral Patrick Jean-Baptiste Aho les invite à s'inscrire en ligne du lundi 7 septembre au vendredi 2 octobre 2020, sur le site www.sengager-fab.com. S'agissant des conditions à remplir, la note précise qu'il faut être de nationalité béninoise. Le niveau d'études requis pour tous les candidats est le Bepc ou tout autre diplôme reconnu équivalent. Les candidats doivent également avoir une bonne constitution physique, une taille d'au moins un mètre soixante, être célibataire sans enfant, ne pas être un agent de l'Etat ou un militaire radié, avoir entre 18 et 25 ans pour les civils et entre 18 et 27 ans pour les anciens soldats démobilisés et ceux ayant fait le Service militaire d'intérêt national. La composition dont la date n'a pas encore été dévoilée, se déroulera en trois phases, note-t-on. La toute première est la phase sportive, la deuxième est celle des épreuves écrites et la dernière phase est consacrée à la visite d'aptitude médicale. Par ailleurs, le chef d'Etat-major général des Fab informe les personnes qui rencontreront des difficultés pour s'inscrire en ligne, qu'elles peuvent se présenter dans les locaux des préfectures des chefs-lieux de leur département d'origine ou de résidence, munies de leur dossier pour se faire assister. Ceci, dans la période d'inscription indiquée. La liste des pièces du dossier de candidature peut être consultée à travers le communiqué. Actualités 25 août 2020


Professeur Maxime da Cruz, recteur de l’Uac : « Quand on étudiait, on ne se posait pas de question sur l’emploi »
Le professeur Maxime da Cruz, recteur de l’Université d’Abomey-Calavi est intervenu sur Educ-Afrique, au sujet de la question de l’insertion des diplomés des universités. Il ressort de son intervention que la jeunesse estudiantine devra repenser sa vie professionnelle depuis les amphithéâtres. Selon Maxime da Cruz, recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, la question de l’emploi est préoccupante de nos jours. Contrairement à l’époque où il étudiait, le paramètre de l’emploi est évolutif, à ses dires. « Le monde change et évolue. La situation d'aujourd'hui n'est pas celle des gens de ma génération », indique le recteur de l’Université d’Abomey-Calavi. Pour lui, le contexte d’alors est bien différent. « Quand on étudiait, le contexte était différent. On ne se posait pratiquement pas la question de l'emploi, parce que l'emploi nous était garanti ». « Mais aujourd'hui, ce n'est pas le cas », fait-il constater. Face à cette situation, il recommande aux jeunes de changer de mentalité. « Pendant sa formation, il faut que le jeune d'aujourd'hui soit dans la dynamique de création de sa propre entreprise. Il faut qu'il enlève de son esprit que, lorsqu'il aura fini, il aura de fortes chances qu'une structure de l'État ou privée le recrute », conseille le recteur de la plus grande université du Bénin. Parlant de l’effectif des jeunes diplômés sortis des universités, Maxime da Cruz précise que les statistiques disent que l’université en sort une vingtaine de milliers par an. « Mais quand on voit le tissu économique du Bénin, quand on voit les difficultés d'insertion professionnelle, ce n'est pas sûr que ces 20.000 étudiants diplômés soient recrutés. Que deviennent-ils alors ? », s’est interrogé le recteur, avant d’appeler à un changement de paramètres. Actualités 25 août 2020


Baccalauréat 2020 : Le premier enregistre 18,318 de moyenne
Le directeur de l'Office du bac a levé un coin de voile sur les résultats du Bac session de 2020 ainsi que sur la performance des candidats et des établissements. C'était au cours d'un point de presse ce mardi 25 août 2020. Le Baccalauréat session de 2020 a connu son épilogue au terme d’une dernière délibération. Ce mardi 25 août 2020, le directeur de l’Office du Bac, le professeur Alphonse da Silva a présenté le point global des résultats ainsi que la performance des candidats et des établissements. Il y ressort que le premier au Baccalauréat, candidat de la série C a obtenu 18,318. Il s’appelle Hounkpè Patrick Junior Gbèdossou du collège catholique de Lokossa. Le deuxième également de la série C s’appelle Kponou Bidossessi Joachim, et vient du Ceg de l’Unité à Porto-Novo, avec 18,136 de moyenne. Le troisième du nom de Ahoumènou Onel Mahoutin, série C du collège catholique de Lokossa a eu 18,00 de moyenne. Les huit premiers au Bac de cette année sont de la série C, d’après Alphonse da Silva. Parlant des mentions, le professeur a indiqué qu’il y a eu cette année au total 170 mentions très bien, 1.470 mentions bien, 7.240 mentions assez bien et 37.096 mentions passables. Ce qui dénote d’un record selon les explications du directeur de l’Office du Bac. Alphonse da Silva a souligné que 220 candidats sont en situation d’attente, donc des cas réservés. Il s’agit des candidats qui pendant le cours des examens n’ont pas pu faire le sport ni les épreuves sportives et orales. « On fera tout pour que ces candidats soient retrouvés. Les textes de l’Office du bac permettent de refaire les examens à ceux-là parce qu’il y a eu des cas de force majeure », a souligné le Dob. La série C a battu le record au Bac session de 2020. Education 25 août 2020


Fédération béninoise de Football: Les fonds Covid-19 bientôt octroyés aux anciens internationaux
Les anciens internationaux béninois pourront bénéficier dans les tout prochains jours du Fonds Covid-19. Dans un communiqué signé de son secrétaire général, Claude Paqui, la Fédération béninoise de Football (Fbf) invite les anciens internationaux de football ayant effectivement joué en sélection nationale A du Bénin (Dahomey) à aller s’inscrire dans un registre ouvert à son siège à Porto-Novo. Ce communiqué fait suite à la décision du président de la Fbf de prendre en compte les anciens internationaux ayant défendu les couleurs nationales dans le partage des Fonds Covid-19 octroyés par la Fédération internationale de Football Associations. Ces anciens footballeurs ont jusqu’au mercredi 26 août prochain pour fournir les informations sur leur identité. Il s’agit des équipes dans lesquelles ils ont joué avant la sélection, les années de sélections et matchs officiels joués ainsi que les noms et prénoms des différents sélectionneurs. Sports 25 août 2020


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