La Nation Bénin...
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La descente aux enfers se poursuit pour le système éducatif béninois. Après le Certificat d’études primaires, l’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) session de juin 2016 affiche un taux d’admissibilité de 16%, un score jamais enregistré les deux dernières décennies. Ces résultats inquiétants appellent des réformes urgentes pour redresser la pente.
Les candidats au Brevet d’études du premier cycle (Bepc) session unique de juin 2016 sont chacun fixés sur leur sort depuis l’après-midi du vendredi 8 juillet dernier. Les résultats de la première délibération affichent sur le plan national un taux catastrophique de 16% contre 30,42% en 2015, annonce Kakpo Mahugnon, directeur des Examens et Concours du ministère chargé de l’Enseignement secondaire. Ce taux présente une certaine disparité dans les départements. Ainsi, les départements de l’Atlantique et du Littoral viennent en tête avec un taux de 21,08%. Ils sont suivis successivement du Borgou-Alibori :15,58%, l’Ouémé-Plateau : 14,47%, le Zou-Collines : 13,48% et le Mono-Couffo:13,18%. La lanterne rouge est tenue cette année par les départements de l’Atacora-Donga qui ont obtenu 11,98%. S’agissant du Bepc des aveugles et amblyopes, les résultats ne sont pas aussi reluisants. Ils donnent un taux de 31,25%.
Pour Kakpo Mahugnon, ce pourcentage sur le plan national inquiète. Mais il reflète la vraie physionomie du niveau des candidats au Bepc. A l’en croire, les résultats des trois à quatre dernières années étaient tronqués. Ce sont des taux qui ont été souvent voilés et gonflés par le système de rachat, révèle Kakpo Mahugnon. Prenant l’exemple des 30,42% de 2015, démontre-t-il, ce résultat était la suite du rachat obtenu jusqu’à raison de 8/20. « Si aujourd’hui, on rachetait jusqu’au même niveau comme l’année dernière, on tournerait aussi autour de 31%», analyse le directeur des Examens et Concours du ministère chargé de l’Enseignement secondaire. Mais cette année, ajoute-il, ils ont décidé d’appliquer les textes et de ne pas racheter.
Pour Kakpo Mahugnon, ce résultat interpelle tous les acteurs du système éducatif. Il situe à plusieurs niveaux les raisons de ce faible taux. Mais globalement, il est dû au système éducatif. Lequel a de sérieux problèmes, fait savoir le Dec/Mestfp. Il est urgent que tous les acteurs réfléchissent sur ce système avant la rentrée prochaine pour l’amorce d’un nouveau départ dans le système éducatif, propose avec insistance Kakpo Mahugnon. « Nous avons un système éducatif mis à mal par des intempéries. Nous devrons réfléchir là-dessus pour corriger ce qu’il faut corriger. Le Bénin a les ressources humaines et intellectuelles qu’il faut pour amorcer un nouveau départ dans le système éducatif », analyse Kakpo Mahugnon. Il informe que la proclamation des résultats aura lieu dans toutes les directions départementales de l’Enseignement secondaire ce lundi 11 juillet à partir de 10 heures. Les candidats peuvent aussi connaître leurs résultats en allant ce lundi 11 juillet à partir de 12 heures sur le site Internet de la Dec à l’adresse : www//decsecondairebenin.net. Le Dec/Mestfp annonce que les épreuves orales et sportives démarrent le mercredi 13 juillet prochain sur toute l’étendue du territoire national à partir de 7 heures pour les candidats admissibles. Il invite ces derniers à se présenter dans les centres de composition prévus à cet effet pour subir les épreuves de cette seconde phase obligatoire pour la validité de leur admissibilité.

Les nouveaux membres de la Fédération béninoise de football (Fbf) et du Comité de normalisation du football ne se sont pas présentés jeudi 7 juillet au tribunal de première instance de Porto-Novo pour répondre des faits qui leur sont reprochés, suite à l’organisation le vendredi 10 juin dernier, du congrès électif du comité exécutif de la FBF malgré l’ordonnance du juge en date jeudi 9 juin, et qui suspend sans délai la tenue desdites assises.
Aucun des membres nouvellement élus de la Fédération béninoise de football et du Comité de normalisation du football (Conor) n’a répondu jeudi 7 juillet à la convocation du Tribunal de première instance de Porto-Novo. Les 19 membres mis en cause de ces deux structures ont brillé tous par leur absence. Ce qui a laissé place à toutes sortes de commentaires. Chacun y est allé de sa manière pour expliquer cette absence du président de la FBF Moucharaf Anjorin et son équipe.
En effet, les mis en cause devraient être interrogés par le juge sur les chefs d’inculpation de «Rébellion à décision de justice, faux et usage de faux et complicité de faux et usage de faux» qui leur sont reprochés. En leurs lieux et places, ils ont préféré envoyer chacun leurs avocats les représenter. Mais ces derniers ont été éconduits par le juge d’instruction du 3e cabinet du Tribunal de première instance de Porto-Novo. De sources judiciaires, le juge a manifesté une fin de non-recevoir à la constitution de la vingtaine d’avocats mobilisés pour défendre les mis en cause pour la simple raison qu’à ce niveau de la procédure pénale, ceux-ci n’ont pas encore leur place dans le dossier. En d’autres termes, un avocat ne peut représenter son client absent et mieux, quand l’inculpation n’est même pas encore posée. En matière pénale, c’est l’accusé qui devance l’avocat et non le contraire.
Prenant le contre-pied des argumentaires du juge, les avocats ont tenté en vain de convaincre ce dernier avec à l’appui les dispositions du Code de procédure pénale qui permettent à un magistrat instructeur de recevoir la constitution d’un avocat même en l'absence du client à l’interrogation de première comparution. Mais les deux camps ne se sont pas compris. Les avocats sont repartis hier matin du Tribunal de Porto-Novo très remontés contre le juge qui serait décidé à ne pas les écouter. «Nous n’allons pas laisser nos clients se faire jeter aussi facilement en prison», lance un avocat à sa sortie du bureau du juge. Celui-ci ne manquera pas de passer à la vitesse supérieure. Il peut décerner des mandats d’arrêt contre chacun des 19 mis en cause pour forcer leur comparution.
Pour rappel, ces acteurs du football avaient organisé le dernier congrès de renouvellement des membres du comité exécutif de la Fbf en dépit de l’ordonnance N°76/Pt-PN/2016 en date du jeudi 9 juin 2016, du juge du Tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo qui suspend sans délai la tenue des assises jusqu’à nouvel ordre. Ils tombent ainsi sous le coup de la loi pénale et sont poursuivis pour les trois chefs d’inculpation évoqués supra.

Les députés ont adopté jeudi 7 juillet, les modalités de désignation de leurs nouveaux représentants au sein du Conseil d’orientation et de supervision (Cos) de la Liste électorale permanente informatisée.
Le processus de renouvellement des 11 membres du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi) et dans ses démembrements a été enclenché jeudi 7 juillet à l’Assemblée nationale. Les députés ont procédé à l’adoption de la clé de répartition des sièges qui leur reviennent de droit.
Au terme de la loi, l’Assemblée nationale désigne neuf députés à raison de cinq par la Majorité parlementaire et quatre par l’Opposition parlementaire. Mais la commission des Lois, de l’administration et des droits de l’homme, lors de son rapport a fait part à la plénière d’une difficulté à laquelle elle a été confrontée dans la répartition des neuf sièges.
En effet, selon le rapport, la commission n‘a pas pu distinguer à l’étape actuelle de la configuration politique de l’Assemblée nationale les députés membres de la Majorité parlementaire et ceux de l’Opposition parlementaire. Elle a souhaité s’en remettre à la plénière pour décider. Mais il y a eu une autre tendance au sein de la commission qui a proposé que la question soit tranchée. Et que la commission propose une option à la plénière quitte à cette dernière de l’adopter ou de la rejeter. C’est ainsi que la commission des lois, de l’administration et des droits de l’homme a retenu que la répartition des neuf sièges se fasse sur la base de la configuration politique du Parlement à l’élection du président de l’Assemblée nationale le 19 mai 2015. Ce qui crédite la Majorité parlementaire de 42 députés contre 41 pour l’Opposition parlementaire. Cette clé de répartition des sièges était en débat hier à l’hémicycle. Elle a été jugée meilleure par la plupart des députés à l’exception de quelques-uns qui la trouvaient incongrue. Car, cette clé classe tout de go les députés non inscrits au nombre de 10 dans l’Opposition. Ce qui ne devrait pas être le cas, a soutenu urbi et orbi le député Nassirou Bako Arifari. Soumis au vote, le rapport de la commission sera adopté à l’unanimité des députés moins une voix contre, celle de Nassirou Bako Arifari, et trois abstentions. Ainsi, avec cette adoption, les députés Un, RB, PRD, Alliance Soleil, Abt, FDU et And aile Valentin Houdé, au nombre de 42 composant la Majorité parlementaire, désignent 5 personnes et leurs collègues des Fcbe, Alliance éclaireur et And aile Octave Houdégbé, en choisiront 4 d’entre eux.
Quelques jours pour des concertations
Après l’adoption des modalités de désignations, le président de l’Assemblée nationale, Adrien Houngbédji, a demandé à chaque tendance politique de se concerter pour procéder à la désignation en son sein de ses représentants conformément à la clé adoptée. Il leur a donné quelques jours pour faire cette concertation et envoyer la liste nominative des députés désignés. Laquelle liste sera adoptée au cours de la prochaine session extraordinaire qui s’ouvre le jeudi 14 juillet prochain. Mais il faut préciser qu’aux neuf représentants de l’Assemblée nationale viendront s’ajouter le directeur général de l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insae) et le directeur du service national en charge de l’état civil pour que les 11 membres soient au complet.
La loi sur les chambres d’agriculture adoptée
A l’unanimité, les députés ont adopté au cours de leur séance plénière du jeudi 7 juillet, le projet de loi portant sur la création des chambres d’agriculture au Bénin. L’examen du dossier qui a démarré mardi 5 juillet dernier a été favorablement achevé hier à l’hémicycle en présence du ministre chargé de l’Agriculture. La création des chambres d’agriculture par voie législative permettra de renforcer leur légitimité et d’avoir un cadre légal de représentation, de dialogue et de consultation permanente autour des intérêts agricoles auprès des pouvoirs publics et des organismes d’appui.
Th. C. NAGNONHOU

De hauts cadres de l’enseignement supérieur, de l’administration, des confessions religieuses, des institutions, organisations et des citoyens béninois et étrangers ont assisté mercredi 6 juillet dernier, à la Fondation artisttik Africa de Cotonou, à la cérémonie de lancement officiel du projet de pétition pour la paix. Initiative du professeur Albert Tévoédjrè, cette pétition est coordonnée par Ousmane Alédji en vue de renforcer la paix dans le monde à travers des signatures d’accord de paix.
Collecter des signatures en Afrique et à l’échelle de la planète pour amener le Secrétariat général des Nations Unies à agir en créant une structure fédératrice appropriée au dialogue interreligieux et interculturel. C’est, l’objectif du professeur Albert Tévoédjrè et de Ousmane Alédji qui ont commencé à transformer en réalité, l’idée de sauvegarder la paix en évitant les conséquences des divisions, de l’incompréhension dans le monde à travers un autre chemin: la pétition pour la paix.
En effet, la pétition pour la paix vise à regrouper en guise d’engagement, des signatures des institutions, organisations sociales et religieuses d’une part et celles de tout citoyen d’autre part. La structure que cette pétition permettra de créer sera d’abord un cadre de concertation du dialogue interreligieux et interculturel dans les pays membres. Ensuite, elle compte promouvoir des rencontres entre les jeunes de divers horizons socioculturels et confessions pour faciliter et renforcer les mécanismes du « vivre ensemble ». Enfin, cette structure qui va voir le jour, permettra de multiplier les centres de formation et institutions universitaires consacrés au dialogue interreligieux et interculturel spécialement dédié à des actions communes de développement solidaire. Ceci, dans le souci de préserver la paix et créer un cadre idéal.
Importance de la pétition
Le développement d’un pays ne peut en réalité émaner de son instabilité politique, des conflits socioculturels. C’est fort de cela que Joseph Gnonlonfoun, médiateur de la République du Bénin, a souligné l’importance de cette pétition de paix. Pour lui, Allah est au cœur de ce projet, puisque son lancement s’est déroulé le jour où la communauté musulmane célèbre la sainte fête du Ramadan. Or, « Ce projet aussi vise à concourir à la paix par un autre chemin : celui d’aller à la connaissance de l’autre, savoir ce qu’il est, savoir de quelle valeur il dispose afin de faciliter le dialogue. Malgré nos divergences, nous devons travailler en créant et en agissant puisque seuls, nous ne pouvons rien faire, avec les armes nous ne pouvons également rien faire mais en communauté nous pouvons agir», a expliqué Joseph Gnonlonfoun.
Cette idée à laquelle plusieurs personnes ont déjà adhéré est le fruit de la providence. Une providence qui, selon le professeur Albert Tévoédjrè, lui a permis de connaître Ousmane Alédji dont le rôle est indispensable dans la concrétisation de ce projet. Aujourd’hui, cette idée a pris corps et est devenue une réalité. Une initiative africaine, un nouvel espoir pour l’humanité.
Approuvant les dires du professeur Albert Tévoédjrè, Ousmane Alédji a invité tous les citoyens à signer cette pétition de paix. Ceci, à travers l’un des registres conçus à cet effet ou en remplissant les conditions d’adhésion sur le site www.pétitionpourlapaix.com.
Les invités qui ont eu droit à la parole, ont tous adhéré au concept et souligné son utilité, après avoir remercié les porteurs du projet. Ainsi, pour Valentin Agon, la guerre et les conflits n’ont jamais fait du bien. Pour lui, la paix est l’autre nom du développement.?

Sept morts, plusieurs blessés, des cases et des greniers brûlés, c’est le lourd bilan de violents affrontements entre agriculteurs et éleveurs peuls survenus mercredi 7 juillet dernier dans plusieurs villages de l’arrondissement de Guéné, commune de Malanville.
Les échauffourées meurtrières ont commencé après qu’un paysan du village de Koaratédji ait constaté que les bêtes d’un bouvier ont massacré son champ situé dans la zone agricole de Kangara. Au cours de l’altercation qui s’ensuit, le Peul a charcuté l’agriculteur et lui aurait même coupé la langue. Solidaires de la victime, les paysans de plusieurs villages environnants : Koaratédji, Kantro, Iffènè, etc. se sont révoltés et ont attaqué les camps peuls et les troupeaux qui se trouvaient dans les environs.
Alerté, le maire Inoussa Dandakoe a dû faire appel aux forces de sécurité et de défense, notamment la police et la gendarmerie, pour arrêter le massacre. Les autorités communales sont passées dans les différents villages engagés dans les affrontements pour exhorter les protagonistes à la retenue et à la paix. Le calme est revenu mais la tension reste palpable sur le terrain, à en croire des témoins qui estiment que le nombre d’agents en uniforme, malgré le renfort venu de Kandi, paraît insuffisant pour contenir d’autres velléités d'affrontements.
Fin mai dernier dans la même commune, des heurts du genre avaient éclaté entre paysans et bouviers peuls dans la ferme de Koka dans l’arrondissement de Garou, avec à la clé trois morts et plusieurs blessés graves. Les conflits liés à la mobilité pastorale sont légion dans le Borgou et l’Alibori et font rage à chaque saison ¦
Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori
Actualités 08 juil. 2016

Convaincue de sa vision selon laquelle l’éducation peut contribuer à changer le monde, l’Ong Aide et Action joint l’acte à la parole. Elle vient de doter trois écoles primaires publiques de la commune de Dangbo de bibliothèques numériques. Donation financée en grande partie par la Fondation MoneyGram. La cérémonie de remise officielle de ces matériels informatiques s’est déroulée mardi 5 juillet dernier à l’école primaire publique de Kodonou.
Neuf ordinateurs de marque HP, trois imprimantes laser, trois régulateurs de tension 2000W, trois chargeurs solaires de 254W, neuf onduleurs et trois clés Internet MTN avec un an d’abonnement. C’est le lot de matériels informatiques et accessoires offert par Aide et Action pour l’installation des bibliothèques numériques au profit de trois écoles primaires publiques dans la commune de Dangbo. Il s’agit des Epp Agbonou, Hozin/B et Kodonou qui a d’ailleurs abrité mardi 5 juillet dernier la cérémonie de remise officielle des bibliothèques numériques aux bénéficiaires. Lesquelles ouvrent désormais ces trois écoles sur le monde entier à l’instar de trois autres dans la commune de Karimama également couvertes par le projet, se réjouit Antoine Gizenga, directeur pays Togo-Bénin de Aide et Action international Afrique. Selon lui, la mise en œuvre de cette action s’inscrit dans le cadre du projet d’Appui à l’amélioration des conditions d’accueil et d’apprentissage (AC2A-Bénin) piloté par son Ong avec le soutien financier de la Fondation MoneyGram, une structure de transfert d’argent. Les trois bibliothèques numériques sont destinées aux élèves des CMI et CM2 qui en sont les principaux utilisateurs, un excellent outil de travail surtout dans les matières de Mathématiques et de Français aux programmes. Certains des ouvrages de ces deux niveaux ont été numérisés sur les postes pour leur faciliter une bonne assimilation des enseignements dans chacune des trois écoles bénéficiaires. Il en est de même pour les enseignants. Plusieurs des manuels scolaires ont été numérisés sur un micro-ordinateur connecté à Internet pour leur faciliter les recherches et l’actualisation de leurs connaissances.
Ce projet qui a démarré en janvier 2016 à titre expérimental et ce pour une durée de douze mois vise surtout l’amélioration de la qualité de l’éducation et de la gouvernance participative scolaire par les jeux et les TIC, a indiqué Antoine Gizenga. Il sera appuyé par le coordonnateur régional des Opérations de Aide et Action, Théophile Faho qui souhaite, pour sa part, que la mise en service de ces bibliothèques numériques soit le début d’une révolution technologique par les TIC et l’amélioration de la qualité de l’éducation à Dangbo. De quoi réjouir la directrice départementale des Enseignements maternel et primaire de l’Ouémé-Plateau, Solange Odjo, le représentant du maire de Dangbo, Emmanuel Voglozin, le porte-parole des directeurs des trois écoles cibles, Pascal Kpanou et le représentant des écoliers bénéficiaires, Marie Blanche Honfodji. La mairie de Dangbo a matérialisé cette joie en offrant des cadeaux aux responsables de l’Ong Aide et Action et de la Fondation MoneyGram pour les remercier d'avoir fait œuvre utile aux profits de l’éducation à la base dans la commune ¦
Education 07 juil. 2016

Le Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos/Lépi) est dans l’illégalité depuis le 1er juillet dernier. Le mandat de ses membres actuels est arrivé à expiration à cette date. L’Assemblée nationale procède à cet effet, ce jeudi 7 juillet, au renouvellement de ses représentants au sein de cet organe électoral qui aura la lourde mission d’actualiser le fichier électoral en vue du prochain référendum constitutionnel que prévoit d’organiser le chef de l’Etat avant la fin de cette année.
L’alinéa 3 de l’article 219 de la loi n°2013-06 portant Code électoral en République du Bénin prévoit que le Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos/Lépi) se met en place le 1er juillet de chaque année et cesse ses travaux le 31 janvier de l’année suivante. A l’aune de cette disposition, les membres de l’actuel Cos-Lépi présidé par le député Augustin Ahouanvoèbla sont déjà en porte-à-faux avec la loi. Leur mandat s’est éteint depuis le 30 juin dernier. Ils devraient céder la place aux 11 nouveaux membres désignés à raison de cinq députés par la Majorité parlementaire et quatre députés par l’Opposition parlementaire. Les deux autres membres sont, aux termes de l’article 220 de la loi, le directeur général de l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insae) et le directeur du service national en charge de l’état civil. Les députés sont désignés chaque année pendant la période de mise à jour du 1er juillet au 31 janvier. En tout état de cause, aucun député ne peut siéger plus de deux fois dans le Conseil d’orientation au cours d’une même législature, prévoit la loi.
C’est donc au regard des dispositions de cette loi que l’Assemblée nationale déjà très en retard se rattrape ce jour pour procéder à la désignation de ces 9 nouveaux députés au sein de cet organe. Ce point est inscrit à l’ordre du jour de la séance plénière de ce jour. La clé de répartition des sièges sera examinée par la plénière qui va le voter par la suite. Après l’adoption des modalités, chaque tendance politique va se retrouver pour proposer et déposer sur la table du président de l’Assemblée nationale la liste de ses représentants. La liste complète des neuf membres sera ensuite soumise pour examen et adoption par la plénière. C’est donc cet exercice marathon que les députés feront ce jour. Ils ont intérêt à aller très vite vu qu’ils sont déjà en retard et aussi vu qu’ils procèdent à la clôture de la première session ordinaire de l’année 2016 le lundi 11 juillet prochain. Ce sera donc la course contre la montre pour l’examen de ce dossier.
Il faut rappeler que le Cos-Lépi est une structure administrative indépendante dotée de la personnalité juridique et de l’autonomie administrative et de gestion. Ses membres prêtent serment devant la Cour constitutionnelle avant leur entrée en fonction. Le Cos a entre autres pour attributions de définir les orientations stratégiques de l’Agence nationale de traitement (Ant), de superviser l’Ant, de décider de toutes les questions permettant d’assurer la gestion et le fonctionnement effectif de l’Ant et des Commissions communales d’actualisation en charge des opérations continues d’apurement, de correction et de mise à jour du fichier électoral national. C’est dire qu’il y a déjà du boulot qui attend la prochaine mandature du Cos-Lépi. Celle-ci aura surtout à mettre réellement au travail les membres de l’Agence nationale de traitement désormais installés dans leurs fonctions avec la prestation de serment de ces derniers à la Cour d’appel de Cotonou. L’Ant remplace désormais le Conseil national de traitement qui a fini ainsi son existence. L’autre défi auquel elle va faire face est l’actualisation du fichier électoral dans la perspective de l’organisation d’ici avant la fin de l’année du référendum constitutionnel devant à aboutir à la modification de la Constitution du 11 décembre 1990 ?

Les fidèles musulmans ont fini, mercredi 6 juillet, les moments de jeûne et de privations. C’est dans ce cadre qu’ils ont célébré l’Aïd-el-fitr, qui marque la fête du Ramadan. Ceux d’Akpakpa ont été également au rendez-vous à la place Idi Sobetex de la localité.
Finis, les moments de privations, faits de jeûne, de prières intenses et d’interdiction de loisirs tous azimuts. Place maintenant à la reconnaissance à Allah, le Miséricordieux pour ses grâces infinies durant le carême. A la place Idi d’Akpapka, mercredi 6 juillet, la mobilisation était grande. Enfants, jeunes, vieux et personnalités ont rallié en un temps record l’espace dédié à la prière commémorative du Ramadan.
Aux environs de 10heures, l’imam Ibourahima Ousmane, fait son apparition. Commence alors la grand-messe, appelée’’ Hotuba’’ en yoruba, qui durera une trentaine de minutes. A cet instant précis, que d’invocations n’ont pas été formulées à Allah !
«Gloire à Dieu! Quelles ont pris fin, toutes ces séances de prêches et ces assises de transmission du savoir coranique! Gloire à Dieu ! Que de belles formations spirituelles ont été reçues par les âmes durant le mois de Ramadan», remercie l’imam. Il explique que le but visé par Allah en prescrivant le jeûne du mois de Ramadan est la piété.
Trois catégories de jeûnes
Le jeûne du mois de Ramadan se divise en trois catégories, précise l’imam. La première, détaille-t-il, est relative au jeûne mal observé. Il prend en compte une partie de la communauté qui se livre à des actes blâmables, durant la période. La deuxième catégorie de jeûne concerne le jeûne bien accompli. Il s’agit du « jeûne de ceux qui s’abstiennent de tout acte de turpitude et fournissent des efforts dans l’accomplissement des bonnes œuvres». La troisième catégorie concerne le jeûne de l’excellence et s’applique à ceux qui se soumettent totalement à Dieu. Cette catégorie est considérée comme l’étape de la perfection dans la piété.
Insistant toujours sur le sens de la piété, El hadj Ibouraïma Ousmane, a rappelé aux fidèles quel doit être leur comportement une fois le carême terminé. A l’instar du prophète Saw, il les a exhortés à adopter de bonnes attitudes de haut niveau de piété, en essayant de raffermir leur foi. Avant de mettre un terme à la prière, il a invoqué Allah d’accepter leurs jeûnes et prières, en effaçant leurs défauts et péchés. L’imam a également dédié la prière du Ramadan au peuple béninois et à ses dirigeants à divers niveaux. « Qu’Allah répande sur le Bénin les bénédictions de ces jours d’adoration, en commençant par le gouvernement et son chef, le président Patrice Talon, au plus simple des citoyens, afin que la paix, la prospérité et la quiétude règnent dans notre pays», a-t-il souhaité.
Le jeûne étant désormais terminé, place maintenant à la réjouissance. Mais pas d’excès ni de débauche, prévient-il. « Continuez chers frères et sœurs, à faire preuve d’altruisme, d’affection et d’attendrissement envers les démunis comme vous en aviez fait tout au long de mois de Ramadan», a-t-il conseillé.
Impressions de quelques personnalités
Soumanou Moudjaïdou, ancien ministre du Commerce: « Le mois de Ramadan s’est achevé, mais la religion demeure. Il faudrait que nous puissions rester en communion de prière pour la paix dans notre pays. J’ai prié pour la quiétude, la paix et la prospérité au Bénin».
Modeste Toboula, préfet du Littoral: «Le Littoral regorge d’une forte communauté musulmane. Le chef de l’Etat nous a envoyé dire à cette communauté qu’il est de cœur avec elle, que son gouvernement est prêt à l’accompagner pour ses différents projets, dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie des populations. Dans un autre registre, la question de la sécurité est un grand défi. De ce fait, nous comptons beaucoup sur nos frères musulmans pour réussir ce challenge ».
Actualités 07 juil. 2016

Le Bénin a franchi un grand pas dans la création des tribunaux et cours d’appel de commerce. Attendue depuis plusieurs années, l’adoption de cette loi devant favoriser la mise en place de ces juridictions commerciales a été effective lundi 4 juillet.
L’architecture du système judiciaire du Bénin a changé. Elle a connu une grande modification ce lundi 4 juillet avec l’adoption par l’Assemblée nationale de la proposition de loi modifiant et complétant la loi n°2001-37 du 10 juin 2002 portant organisation judiciaire en République du Bénin. Cette loi de six articles vise à créer les tribunaux et les cours d’appel de commerce. L’aboutissement de cette réforme législative attendue depuis plus d’une décennie constitue le gage de la crédibilité de tout le système judiciaire et sa reconnaissance tant au plan national qu’international. C'est un levier de développement indispensable pour attirer les financements internationaux tant publics que privés, note le rapport de la commission des Lois, de l’Administration et des droits de l’Homme.
En effet, l’adoption de cette loi était devenue indispensable pour corriger les faiblesses en matière de résolution des litiges commerciaux. Puisque l’organisation actuelle du système judiciaire béninois ne prévoit pas de tribunaux de commerce. Les litiges commerciaux sont encore traités jusqu’ici par les tribunaux de droit commun avec toutes les conséquences qui en découlent en termes de lenteur et de lourdeur administratives. Cette situation n’est pas de nature à arranger les activités économiques, un domaine où c’est la célérité est de mise car le temps c’est de l’argent. Ce qui n’est d’ailleurs pas sans revers sur les performances économiques du Bénin. Cette situation constitue un handicap à l’essor du tissu commercial, un frein au développement socioéconomique et induit la dépréciation du Bénin dans les rapports «Doing Business». C’est ainsi que pour le compte de l’année 2013, le Bénin a été classé 176e sur 183 pays. Il était donc plus qu’urgent que le Bénin se dote de structures et institutions appropriées à l’amélioration de son positionnement et à l’accroissement de son attractivité dans le monde des affaires. C’est tout l’intérêt de la modification de la loi n°2001-37 du 10 juin 2002 portant organisation judiciaire en République du Bénin en vue de la création des tribunaux et cours d’appel de commerce.
Créer un organe de surveillance
La mise en place de ces juridictions commerciales permettra d’instituer une justice qui assure la sécurité et la célérité des transactions. Selon l’article 3 de la loi adoptée à l’unanimité des députés, il sera créé trois tribunaux de commerce dans les Cours d’appel du Bénin à savoir Cotonou, Abomey et Parakou. Ils exerceront aux côtés des tribunaux de première instance existants. Siègeront collégialement au sein de ces juridictions de commerce des praticiens du droit et des praticiens du commerce et de l’économie pour permettre d’appréhender les réalités du monde des affaires dans le respect des prescriptions légales. Il est prévu également la création d‘un organe de surveillance des juridictions commerciales appelé « Autorité nationale de suivi et d’évaluation des tribunaux et cours d’appel de commerce ». Cet organe est placé sous la tutelle du ministre chargé de la Justice. L’article 5 de la loi crée et régit le fonctionnement des cours d’appel de commerce. Il est prévu à cet effet la création de cours d’appel de commerce pour connaître des jugements rendus par les tribunaux de commerce qui sont frappés d’appel, en application du principe du double degré de juridiction. Ces cours d’appel de commerce seront implantées à Abomey, Parakou et Cotonou. Mais la loi a spécifié que priorité soit accordée à l’implantation de la cour d’appel de Cotonou en raison du volume des litiges survenant dans le ressort territorial. Ainsi, il a été décidé l’installation du tribunal de commerce et la cour d’appel de commerce de Cotonou dans les 12 mois qui suivent l’entrée en vigueur de loi. Et les autres tribunaux et cours d’appel de commerce ainsi que l’Autorité nationale de suivi et d’évaluation, pour leur part, devront être ouverts 24 mois suivant la promulgation de cette loi.
Mais avant l’adoption de ce texte de six articles, plusieurs députés dont Augustin Ahouanvoèbla ont plaidé pour que la cour d’appel de commerce de Cotonou soit installée à Porto-Novo au regard du flux important d’activités économiques dans cette région. Ils ont donc porté un amendement à la proposition de loi. Lequel amendement a été adopté au bout du rouleau avec la bénédiction du gouvernement représenté aux travaux par le ministre de la Justice et de la Législation, Joseph Djogbénou. Ainsi, la ville de Porto-Novo a été retenue pour abriter la Cour d’appel de commerce avec comme territoire de compétence les départements du Littoral, de l’Atlantique, de l’Ouémé et du Plateau. Toutefois, la cour d’appel pour les affaires civiles reste toujours logée à la cour d’appel de Cotonou.
Le ministre chargé de la Justice s’est dit satisfait de voir cette réforme enfin aboutir. L’adoption de cette loi rassure les commerçants et surtout la Banque mondiale prête à injecter des financements pour la création de ces tribunaux et cours d’appel de commerce afin de promouvoir les transactions au Bénin.
Un autre texte révisé
Poursuivant leurs travaux, les députés ont examiné un second dossier. Il s’agit de la proposition de loi modifiant et complétant la loi n° 2008-07 du 28 février 2011 portant code de procédure civile, commerciale, sociale, administrative et des comptes en République du Bénin. C’est un texte de six articles mais ramené à deux articles après examen par les députés et qui vise à rendre conforme ce code avec les réformes découlant de la révision de la loi portant organisation judiciaire au Bénin. La proposition de loi a été adoptée à l’unanimité des députés présents ou représentés.
Th. C. NAGNONHOU
Actualités 05 juil. 2016

Aucun projet touristique, aussi important et générateur de ressources ne doit occulter la préservation de l’environnement et de la nature. C’est ce combat que se proposent de mener plusieurs acteurs intervenant dans les arts, l’aménagement et la construction, afin que la Route des pêches, une fois achevée, reflète un visage humain.
A chacun son couloir, son travail, ses ambitions et sa vision. Pendant que les constructeurs affectés sur le chantier de la réalisation de la Route des pêches s’échinent sous le soleil et la pluie pour donner corps à cette initiative qui permettra de booster le tourisme au Bénin, il se trouve sur le même tronçon, un peu plus en retrait au cœur de Togbin, le village des pêcheurs, des artistes, des architectes, des experts en biodiversité, des photographes… qui travaillent, cogitent. La finalité de leur travail, c’est de faire en sorte que l’érection de cette route longue de plusieurs kilomètres ne mette à mal le potentiel naturel de cette zone qui regorge de populations et de peuples très attachés à la nature, à la plage et à la mer. «Kulturforum Sud Nord a lancé cette plateforme d’échange sous la forme d’un atelier concernant le futur de la Route des pêches, pour lancer un appel à la prudence des citoyens, qu’ils soient politiciens ou riverains», explique Stephan Köhler, initiateur du projet. Selon lui, « la Route de pêches avec sa lagune entre Cotonou et Ouidah est un écosystème unique dans le monde». Plusieurs espèces animales et des plantes y vivent de même que des oiseaux migrateurs qui se reposent et se nourrissent sur cet espace au cours de leur voyage migratoire depuis des milliers d’années.
Autant d’atouts qui justifient l’intérêt accordé au site par le projet intitulé «La Route des pêches a besoin de toi». Lequel se veut, selon son initiateur, un catalyseur et en même temps une médiation entre la nécessité pour les Béninois d’avoir un emploi et l’obligation de la protection de la nature et des riverains. L’ambition de Kulturforum Sud Nord, au terme du projet, c’est de voir s’instaurer « une classe moyenne au Bénin et une nouvelle forme de solidarité entre les riches et les pauvres, servant ainsi d’exemple à toute l’Afrique ». Il faut donc pour y parvenir, éviter le développement anarchique des infrastructures pour le tourisme, et préserver la nature. Et c’est là que l’atelier de dix jours initié par Stephan Köhler et ses partenaires trouve sa justification, l’objectif étant de susciter une « discussion démocratique concernant l’avenir de cette zone ». Sévérin Tchibozo, expert en biodiversité, qui a apporté son expertise à l’atelier de Kulturforum Sud Nord estime que « C’est très important qu’on fasse attention à cette biodiversité et à bien la conserver». La mangrove de Togbin, indique-t-il, est un site déjà inscrit dans le patrimoine mondial et international. Pour ce qui est de la Route des pêches, « C’est un projet ambitieux qui va créer des emplois nouveaux», reconnaît-il, invitant ensuite à faire attention au risque de disparition de l’architecture locale, du mode de vie des habitants de Togbin… En somme, soutient-il, il y a aussi des valeurs ancestrales très importantes qui intéressent les touristes, à conserver aussi, certifie-t-il. Cette vision futuriste est aussi partagée par le comédien Christel Gbaguidi. Celui-ci estime que le projet en lui-même n’est pas négatif et est d’ailleurs un très bon projet de développement. «Mais on est obligé de penser à long terme. Il y des points sur lesquels nous devons nous poser des questions. Il s’agit du devenir des habitants de ce village», déclare-t-il. ?
Actualités 05 juil. 2016