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Nouvelles

Monument « Amazone » : La statue prend corps
Devenu un symbole identitaire fort du Bénin, le monument « Amazone » dont la construction est en cours, se laisse admirer petit à petit. Cet ouvrage emblématique et imposant est érigé en hommage aux Amazones du Dahomey. Il fera drainer des millions de touristes au Bénin, dans les jours à venir. Le monument « Amazone », de ses 30 mètres de hauteur, construit en métal avec une enveloppe en bronze, dévoile de plus en plus sa splendeur. L’ouvrage est situé presque en face de Sèmè-City, entre la clôture du Port autonome de Cotonou et celle du palais des Congrès. Pour l’instant les travaux d’assemblage de la statue sont toujours en cours d’exécution. Malgré le chantier et la grille de protection érigée tout autour, l'Amazone est vite repérable en raison de sa taille qui rivalise pratiquement avec la toiture du palais des Congrès. Guerrières à tout point de vue, les Amazones du Dahomey sont vénérées pour leur vaillance face aux soldats adverses en période pré-coloniale. A travers ce monument, le Bénin leur rend un hommage mérité. Grâce à cette statue, l’Amazone du Dahomey reprend sa place de symbole identitaire fort du Bénin. La construction de l’ouvrage est confiée à Li Xiangqun, de la société Beijing Huashi Xiangqun Culture & Art, Co., Ltd au terme des consultations menées par l’Exécutif béninois pour la conception et la réalisation du monument. Cet artiste-sculpteur chinois est retenu au vu de sa réputation et de son expérience remarquable en matière de construction des ouvrages de ce standing, au niveau international. Actualités 18 août 2020


Présidence de la Boad : Abdoulaye Bio Tchané salue la promotion de Serge Ekué
La réaction du ministre d'Etat Abdoulaye Bio Tchané ne s'est pas faite attendre à l'annonce de la nomination de Serge Ekué au poste de président de la Banque ouest africaine de Développement (Boad). Le ministre d’Etat en charge du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, se réjouit de la nomination de Serge Ekué au poste de président de la Banque ouest africaine de Développement (Boad). « Je me réjouis de la promotion de ce banquier-financier émérite dont la compétence et le riche parcours professionnel viennent d’être récompensés. Serge Ekué à la Boad c'est un ami qui prend les clefs de mon ancienne maison », écrit-il, sur sa page facebook. Il dit ne pas douter qu’il saura être à la hauteur des nouveaux défis qui attendent la Boad. La nomination de Serge Ekué, relève-t-il, honore par ailleurs le Bénin au plan international.   Actualités 18 août 2020


Militantisme féminin d’hier à aujourd’hui: De grands noms, un bilan
Des indépendances à ce jour, les femmes ont marqué la vie politique nationale en s'appuyant sur le militantisme, les dynamiques du milieu associatif, l'évolution du cadre juridique et en s’adaptant à la modernité. Mais la route est encore longue. Bilan non exhaustif du parcours politique des femmes dans le cadre des noces de diamant du Bénin. « Dans la semaine qui commence, les quatre Etats du Conseil de l’Entente vont accéder à l’indépendance. Le Dahomey est heureux et fier d’être le premier à exercer pleinement sa souveraineté interne et externe. C’est pour nous un jour d’allégresse qui consacrera l’union de tous les enfants de ce pays pour la paix et la fraternité, jour qui marquera un nouveau pas en avant de l’Afrique vers un avenir meilleur». C’est par ces phrases chargées d’émotions que le président Hubert Maga annonçait officiellement les couleurs de l’indépendance du Bénin, ce 1er août 1960 dans une ambiance de grand jour. Six décennies après, l’eau a coulé sous le pont. Le Bénin poursuit inexorablement sa marche vers le développement. Les pages d’un lendemain meilleur s’écrivent non sans péripéties, mais avec l’engagement des différents gouvernements qui se sont succédé à la tête du pays, dans la paix et avec le concours de tous. Les femmes ne sont pas restées en marge de cette marche. Quel point peut-on faire de leur parcours depuis 1960 ? Quelles ont été les avancées enregistrées et quelles ont été leurs contributions au développement du Bénin, jadis Dahomey? En jetant un regard sur la période 1960 à 1972, période de l’indépendance à la révolution et d’une grande instabilité politique, il est loisible de constater que les stigmates de la gouvernance coloniale n’ont laissé aucune place à la femme. Durant la période coloniale, elles étaient peu présentes, voire absentes de l'arène politique béninoise. « Elles restèrent alors cachées lors de la période suivant l'accession à l'indépendance, et également lors du premier règne de Mathieu Kérékou. Ainsi, aucune femme n'a été candidate aux élections présidentielles successives entre 1960 et 1990», relève Cathérine Lagacé dans son mémoire de maîtrise en politique, intitulé ‘’Femmes et politique au Bénin: un défi à relever’’. Aucune femme positionnée L’histoire renseigne que les partis politiques n'ont jamais positionné de femmes sur les listes des candidats aux élections législatives avant la révolution du 26 octobre 1972. « Ni le Parti dahoméen de l’Unité (Pdu), ni l’Union démocratique dahoméenne (Udd) n’ont présenté de femmes aux élections législatives de 1960 et 1964, même pas des suppléantes. Aucune femme n’a siégé au bureau des législatures qui vont se succéder », relève Marie-Odile Attanasso, ancienne ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique dans son ouvrage, ‘’femmes et pouvoirs politiques au Bénin, des origines dahoméennes à nos jours’’. Elle poursuit : « Depuis l’accession du Dahomey à l’indépendance en 1960 jusqu’en 1972, les femmes ont milité dans les partis politiques mais n’ont pas occupé des postes de responsabilité importants. Le premier combat de l’élite féminine politique a consisté à éduquer les femmes en vue d’une prise de conscience de leur force socioéconomique et de leur rôle politique ». Dans ce cadre, le Groupement des femmes dahoméennes (Gfd), créé en 1961 et dirigé par Marie do Régo, épouse du président Hubert Maga, va se lancer dans la sensibilisation et l’éducation des Dahoméennes, en se fixant comme mission de réveiller les femmes pour leur faire comprendre leur rôle tant politique que social, une sorte d’alphabétisation politique de la femme de l’époque. Il a fallu attendre novembre 1979 pour voir une femme siéger au Parlement béninois. La période 1972 à 1989 laisse place à l’émergence de plusieurs instances dédiées aux femmes, en dépit des difficultés économiques que connaissait le pays. « De 1972 à 1989, nous avons vécu un virage politique et économique à 180 degrés avec l’option du socialisme scientifique basé sur le marxisme-léninisme, où l’économie agonisait, où la révolution s’est endurcie et traitait durement ceux qui pensaient différemment. Mais c’est aussi et surtout la période au cours de laquelle, les femmes connaîtront l’émergence numérique la plus forte jamais enregistrée au Bénin à la faveur de la création du Conseil national de la révolution (Cnr), et de certaines de ces instances locales féminines très politisées telles que le Comité d’organisation des femmes et l’Organisation des femmes révolutionnaires du Bénin », se remémore Huguette Bokpè Gnacadja, actrice de la société civile. La période révolutionnaire a été plutôt faste pour les femmes au plan politique. « La révolution a institué un système de quota qui permettra une représentation des femmes au sein de l’Assemblée nationale révolutionnaire.La loi fondamentale de 1977 a posé le principe d’égalité juridique entre hommes et femmes », relate-t-elle. Ce qui a permis à dix-neuf mille six cents femmes sur soixante-dix mille conseillers en 1975, soit 28 %, de se faire élire, peut-on lire dans le mémoire de Catherine Lagacé. Une nouvelle dynamique s’installe pour les femmes en 1990, à l’issue de la Conférence nationale des forces vives de la nation, au cours de laquelle, elles ont joué un rôle important. Cette période a favorisé le multipartisme intégral avec la création de six partis politiques dirigés par des femmes dont, Rosine Vieyra Soglo, ancienne première dame. Légère amélioration Avec l'avènement du renouveau démocratique, l'on note une légère augmentation de la représentation féminine dans les gouvernements béninois. En effet, en mars 1990, le nouveau premier ministre de la Transition, Nicéphore Soglo, nomme deux femmes ministres contre douze hommes, élevant du coup le taux de participation des femmes au gouvernement à 14,28 %. Ainsi, Véronique Lawson, pédiatre, était à la tête du ministère de la Santé publique, tandis que Véronique Ahoyo, assistante sociale, occupait le poste de ministre des Affaires sociales, de l'Emploi et du Travail. Malheureusement, cette dynamique ne fera pas long feu et peine à être corrigée aujourd’hui. La réalité des chiffres au sein des instances décisionnelles démontre le faible effectif numérique des femmes. « Au niveau du leadership communal, notre score à peine meilleur aux mandatures précédentes a été de 5,19 %. Depuis 1990 à ce jour, le Parlement peine à enregistrer plus de 7 % de femmes. Au niveau du gouvernement, c’est seulement au cours de l’ère du président Boni Yayi que le taux de 30 % de femmes a été atteint», analyse Huguette Bokpè Gnacadja. Il se dégage tout de même une lueur d’espoir avec la Rupture. «Nous avons poussé des soupirs de désenchantement au fur et à mesure des nominations. La modification de l’article 26 de la Constitution en faveur de la mise en œuvre de l’égalité en droit de la femme et de l’homme est une opportunité pour les femmes de faire leurs preuves pour les prochaines législatives», espère-t-elle. A cela s’ajoutent les mesures spécifiques dans la loi électorale favorables à la promotion et à l’amélioration de la représentation de la femme au sein des assemblées parlementaires nationales, communales, municipales et locales pour garantir 24 sièges au moins aux femmes au sein du Parlement. Ces résultats sont le fruit du militantisme politique soutenu et défendu par des femmes de poigne telles que RafiatouKarimou, Thérèse Waounwa, Eugénie Dossa, Elisabeth Balley, Grâce Lawani, Nathalie Barboza, Marie-Jeanne Ruffino, Béatrice Lakoussan, Valentine Gangbo…. Aujourd’hui, mieux qu’hier, les femmes veulent être des actrices au premier rang en politique. Plus de rôles de second plan « Il en est autrement aujourd’hui des femmes qui s’engagent dans la politique. Elles ne veulent plus jouer les figurantes ni uniquement les pourvoyeuses d'électeurs vers les lieux de meeting, pas plus que les « marmitonnes» du parti pour l’entretien des citoyens venus aux meetings. Elles veulent assumer leur part de responsabilité », apprécie Marie-Odile Attanasso. Ce point de vue diffère de celui d’Huguette Bokpè Gnacadja, qui fait constater que la participation des femmes à la vie politique et publique relève encore d’un choix difficile : « La présence des femmes dans la vie publique et politique dépend de leur appartenance ou non à une obédience politique. L’arène politique est celle de la conquête du pouvoir et de la recherche d’un cheval gagnant où l’on ne fait de quartier à personne. C’est aussi une affaire de gros moyens et d’endurance dans l’exercice de l’entregent et beaucoup de femmes renoncent à s’y user ». Elle tente de situer les responsabilités : « Les femmes elles-mêmes sont frileuses quant à l’exercice du leadership politique et l’action dans la vie publique parce que la décision de leur implication se prend à un niveau familial, contrairement aux hommes ». A ses yeux, le parcours des femmes se trace lentement avec des moments lumineux et des épisodes décourageants. «Nous sommes tantôt tenues en haleine par de grandes nominations, tantôt refroidies par des attentes déçues. On observe depuis autant de décennies, ce tableau figé principalement parce que la mutation des mentalités vers l’acceptation que femmes et hommes sont égaux en droit, en traitement et en opportunité est très lente et ne dépend pas nécessairement du niveau intellectuel des hommes et des femmes », souligne Huguette Bokpè Gnacadja. L’effectif des femmes au sein des instances décisionnelles prouve à suffisance les défis à relever par les femmes et les pouvoirs publics pour redresser la pente. Société 18 août 2020


Remise officielle du siège du secrétariat de la Zlecaf: Un grand pas dans la concrétisation du rêve économique africain
L’Afrique avance à grands pas dans la concrétisation de son rêve de création de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), avec la remise officielle du siège de cette institution, hier lundi 17 août à Accra. C’était au cours d’une cérémonie à laquelle le Bénin a pris part par visioconférence dans les locaux du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération (Maec). Le Ghana a remis officiellement le siège de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) à l’Union africaine, hier lundi 17 août, au cours d’une cérémonie sobre en présence de personnalités politico-administratives venues de divers horizons. Le Bénin, l’un des pays membres de l’Union africaine a suivi par visioconférence toutes les étapes de la cérémonie de remise d’immeuble devant abriter le siège de la Zlecaf et la résidence du secrétaire permanent de l’institution, présidée par le président ghanéen Nana Dankwa Akufo-Addo. Son pays a été désigné pour abriter le siège de la Zlecaf et il a mis les bouchées doubles pour honorer son engagement. Les participants ont décerné un satisfécit au président ghanéen et à son gouvernement pour l’investissement qui amorce ainsi la concrétisation du rêve des pays africains de s’unir pour avoir un marché commun. Ce siège renforce la vision d’un marché intégré africain dont rêvent les pays de l’Union africaine. « En créant la Zlecaf, nous avons fait le choix de nous unir », a indiqué le président du Niger, Mahamadou Issoufou, dans son intervention à l’occasion. Selon ce dernier, en acceptant d’abriter le siège de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), le Ghana a satisfait aux conditions de l’unité africaine. Il a estimé que le continent dispose d’un atout démographique croissant et pour en faire bénéficier au peuple du continent, il faut non seulement éduquer, former, soigner sa jeunesse mais surtout trouver de l’emploi à plus de douze millions de jeunes africains qui arrivent sur le marché de l’emploi chaque année. « Je voudrais demander à l’ensemble des parties prenantes de la Zlecaf de conjuguer leurs efforts, de mutualiser les énergies pour que les objectifs fixés soient atteints », a exhorté le président du Niger avant d’inviter ses pairs à garder le sens de l’unité, de la solidarité et de la dignité tout en s’inscrivant dans la vision de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, bouleversé, selon ses dires, du fait de la pandémie du Covid-19. Il précise que le peuple africain veut une zone économique dynamique où ses biens et services circulent librement. Il a invité toutes les parties prenantes à organiser des rencontres virtuelles pour que les activités prévues dans le cadre de l’Agenda 2063 se réalisent pour impacter le peuple africain. La Zlecaf est l’un des projets phares de l’Agenda 2063 de l’Union africaine dont la mise en place est indispensable pour la réalisation de la vision de l’organisation continentale, à savoir une Afrique prospère, intégrée et en paix. Enjeux de la Zlecaf Wamkele Mene est élu en février 2020, premier secrétaire général de la Zone de libre-échange continentale africaine. L’accord portant création de la Zlecaf comporte trois protocoles respectivement sur le commerce des services, les règles et procédures de règlement des différends et le commerce des marchandises ainsi que des annexes. Signé le mercredi 21 mars 2018, lors du Sommet extraordinaire de Kigali par quarante-quatre États membres de l’Ua, cet accord commercial a déjà enregistré les vingt-deux ratifications requises pour son entrée en vigueur. Le Bénin a pris part activement au processus des négociations ayant conduit à l’élaboration et à la finalisation des différents instruments juridiques de la Zlecaf. La cérémonie de remise par le gouvernement ghanéen des locaux devant servir de bureaux et de résidence au secrétariat de la Zlecaf est un grand pas pour l’Afrique tout entière en ce sens que cela répond aux souhaits émis par les chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine. « Le président du Bénin salue avec enthousiasme cet acte ainsi que le peuple béninois tout entier », rapporte la délégation béninoise à cette cérémonie. Actualités 18 août 2020


Lutte contre le gaspillage alimentaire: La Fao appelle à réduire la perte des denrées
L’une des options pour gérer rationnellement les aliments est d’éviter leur gaspillage. C’est ce à quoi aspire l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) à travers la mise en œuvre d’une plateforme. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture est en guerre contre le gaspillage alimentaire. Lors d’une conférence à Rome, le directeur général de la Fao a estimé que près de 14 % de la production alimentaire mondiale est soit perdue soit gaspillée tout au long de la chaîne alimentaire, entre le moment de la récolte et celui de la vente au détail, pour un coût de 400 milliards de dollars Us. Les pertes alimentaires interviennent principalement dans les pays en développement où 821 millions de personnes souffrent encore de malnutrition chronique, a souligné Qu Dongyu. Il a fait savoir que les pertes dans le secteur des fruits et légumes ont causé la perte de 75 milliards de mètres cubes d’eau par an, tandis que celles dans le secteur de la viande et des produits animaux ont donné lieu à une utilisation inutile de 715 millions d’hectares de terres. Face à ce dégât, il y a lieu d’innover, pense-t-il, notamment au niveau des technologies numériques et d’investir en vue de réduire le gaspillage alimentaire et d’éradiquer la faim dans le monde. Le directeur général de la Fao pense que l’on ne peut éliminer la faim ni toutes les formes de malnutrition si l’on ne s’attaque pas aux inefficacités et aux inégalités des systèmes alimentaires qui produisent d’énormes quantités de pertes et de gaspillage alimentaires.« Nous travaillons à présent au renforcement des capacités afin d’obtenir des données supplémentaires et plus précises pour comprendre où et comment les pertes et le gaspillage des denrées alimentaires interviennent tout au long de la chaîne d’approvisionnement alimentaire et quelles en sont les causes cachées », a-t-il indiqué, ajoutant que la Fao travaillait avec de nombreuses parties prenantes et partenaires afin de lutter contre le gaspillage alimentaire, de changer les pratiques et d’améliorer les revenus des exploitants agricoles. En mettant en place une plateforme de lutte contre le gaspillage alimentaire, l’agence spécialisée des Nations Unies prépare la Journée internationale de sensibilisation aux pertes de nourriture et au gaspillage qui sera célébrée pour la première fois le 29 septembre 2020, souligne un communiqué de la Fao. La mise en œuvre de la plateforme a été financée par la direction du Développement et de la Coopération suisse. Il s’agit d’un portail qui offre l’accès à l’ensemble des ressources de la Fao sur les pertes et le gaspillage. On y observe la répartition géographique de ces pertes et gaspillages. Elle intègre un forum de discussion, où l’on obtient des cours en ligne, des informations et des conseils. L’institution évoque l’importance de la sensibilisation et de l’éducation du public pour combattre les pertes et le gaspillage alimentaires, estimant que ce combat devait commencer au sein même de la famille et qu’il était fondamental d’éduquer les enfants au respect et à l’appréciation de la nourriture en vue de créer de nouveaux modèles de consommation, sains et durables. Dès lors, les gouvernements doivent travailler aux côtés du secteur privé afin, non seulement de réduire les pertes, mais aussi de financer la recherche et l’innovation pour une plus grande efficacité. Le directeur général de la Fao a appelé à assouplir les règlements et les normes qui fixent les critères esthétiques des fruits et légumes, à améliorer les habitudes de consommation et à créer des politiques publiques visant à diminuer le gaspillage de nourriture. Il faut noter qu’on parle de pertes de nourriture lorsque des aliments sont abîmés ou renversés avant d’atteindre la dernière étape de production ou d’entrer dans le circuit de la vente au détail, ou lorsqu’ils sont jetés par des consommateurs ou éliminés dans le cadre du commerce de détail parce qu’ils ne correspondent pas à des normes de qualité strictes ou comme cela arrive souvent, en raison d’une méconnaissance de la signification des dates inscrites sur le produit, d’après la Fao. Société 18 août 2020


Adaptation de la pièce de théâtre « Probo Koala »: Ousmane Alédji passe au cinéma
Le premier semestre de l’année 2021 consacrera le tournage du film Probo Koala, une adaptation d’une pièce de théâtre publiée par le dramaturge béninois Ousmane Alédji. En attendant, l’association culturelle Kitikili qui porte le projet travaille à l’écriture de scénarios à travers son projet « Les écritures de la passerelle ». Le mois de juillet dernier s’est révélé particulièrement chargé pour l’association culturelle Kitikili « Les écritures de la passerelle » présidée par le réalisateur béninois Arcade Assogba. Il a été notamment consacré à une résidence cinématographique autour du film Probo Koala qui est une adaptation d’une pièce de théâtre du même nom publiée par le dramaturge béninois Ousmane Alédji. Arcade Assogba, Giscard Dah-Fonton, Ousmane Alédji y ont pris part. Karin Beese, écrivaine allemande de littérature jeunesse a aussi rejoint l’équipe « pour des discussions et analyses de l’histoire en cours de développement ». Covid-19 oblige, certaines personnes ressources qui auraient pu être de la partie sont intervenues par visioconférence. Il s’agit de Caroline Pochon, scénariste française, Philippe Cordey, directeur de la photographie et enseignant suisse et Carla Bertin, Italienne, doctorante en anthropologie à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (France). « Les écritures de la passerelle » se sont consacrées à l’écriture de scénarios avec les compétences nécessaires autour. Cette étape est soutenue par le ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts à travers la direction du Fonds des Arts et de la Culture. A l’issue de cette étape, une version dialoguée définitive du film sera prête en prélude au tournage prévu pour le premier semestre de l’année 2021. Le projet « Les écritures de la passerelle » est une initiative de l’association culturelle Kitikili. Il s’inscrit dans une démarche d’amélioration ou de perfectionnement du cinéma béninois en intervenant sur l’aspect déterminant qu’est l’écriture de scénarios. Il se tiendra chaque année de sorte à rendre disponible aux maisons de production un scénario abouti. L’association vise autour de cette initiative le développement de l’art de l’écriture de scénario au Bénin, la promotion des talents locaux en matière d’écriture cinématographique, le renforcement des capacités des jeunes scénaristes, l’animation de deux espaces culturels (le centre culturel Artisttik Africa de Cotonou et le centre culturel finno-africain, Villa Karo de Grand-Popo) avec un modèle de contenu pédagogique innovant. Elle ambitionne aussi la promotion du dialogue culturel et de la collaboration artistique Nord-Sud, Sud-Sud, la promotion de la ville d’accueil de la résidence, Grand-Popo… La pièce théâtrale Probo Koala « aborde d’un point de vue fictionnel, citoyen, écologique et africain, la tragédie environnementale survenue en 2006 en Côte d’Ivoire du fait de la décharge à Abidjan de près de 600 tonnes de déchets toxiques ayant fait officiellement une dizaine de morts et des milliers de victimes d’intoxication », confie Arcade Assogba. En attendant sa concrétisation, le projet fait rêver. La fin de la résidence d’écriture de Grand-Popo a été l’occasion pour de nombreux intervenants de saluer la pertinence d’un tel projet. Projet qui consacrera le passage au septième art d’un des plus grands metteurs en scène et dramaturge béninois, Ousmane Alédji. Culture 18 août 2020


Exposition de la Fbaap à l’embarcadère de Ganvié: Les arts plastiques engagés dans la lutte contre le Covid-19
Pour la lutte contre la maladie à coronavirus, aucun apport se sera de trop. Le plasticien Gérard T. Hountondji propose son pinceau, ses toiles et son inspiration pour venir à bout de cette pandémie. Une autre forme de thérapie que l’artiste expérimente, depuis samedi 15 août dernier, à travers une exposition et une série d’activités. « Toutes les solutions possibles pour venir à bout de la maladie à coronavirus doivent être expérimentées. Je pense que les arts plastiques ont un rôle important à jouer à cet effet ». Ce samedi après-midi, Gérard T. Hountondji avec son calme légendaire explique aux visiteurs les raisons qui justifient l’exposition qu’il a initiée ensemble avec ses pairs de la Fédération béninoise des associations d’artistes plasticiens (Fbaap). Il aurait pu conduire seul cette initiative personnelle. Mais le plasticien a fait sienne la philosophie du roi Ghézo. Selon lui, tous les doigts sont indispensables pour maintenir l’eau dans la jarre trouée. Autour de lui, près de deux cents tableaux de divers acabits, les uns aussi attirants que les autres. Face à lui, malgré le soleil qui dictait sa loi, une foule de touristes, de ressortissants de la région, de vendeurs du marché. Tous sont venus comprendre les raisons de cette présence inhabituelle d’œuvres d’art sur l’embarcadère de Ganvié où l’ambiance ordinairement très bruyante a cédé place à un silence temporaire pour écouter le plasticien en croisade contre le Covid-19, mais surtout apprécier ses œuvres. L’exposition est intitulée « Peinture et convivialité (Stop Covid-19) ». L’explication qu’en donne Gérard T. Hountondji fait bien des émules. Selon ce plasticien dont les œuvres ont déjà voyagé un peu partout dans le pays, « personne ne s’est posé la question de savoir comment les arts plastiques peuvent contribuer à la lutte contre le Covid-19». Pourtant, reprend-il, le seul fait de voir ou d’avoir dans son environnement une oeuvre d'art suffit à rappeler à la mémoire collective les engagements à prendre contre ce mal. « Aujourd’hui, les gestes barrières contre la maladie ont tendance à être foulés aux pieds. Sur un espace comme cet embarcadère où des touristes et les populations locales sont dans un brassage permanent, il est important que le respect de ces gestes soit de mise », exhorte l’artiste en présentant au public l’une de ses réalisations. Pour cette foule de gens peu proches du travail des plasticiens, l’œuvre, au-delà de la beauté physique et le mélange des couleurs, ne dit pas grand-chose. Mais tous ont bien remarqué la bavette qui trotte au milieu de l’œuvre et chacun s’imagine à sa manière le message que tente de passer l’artiste. Mais la plus grosse attraction de l’exposition reste un grand tableau partagé entre les couleurs jaune, rouge, verte et marron. « Cette œuvre ne porte pas un nom », explique Gérard. Il veut laisser le soin à chaque visiteur et touriste de la nommer à sa manière. Mais on devine bien le message qu’il y véhicule en déchiffrant les signes et symboles qui s’y logent. On y retrouve notamment des feuilles vertes de plante, des comprimés, un arbre, un récipient, une figurine portant un masque…Le message sur cette œuvre est varié et s’adresse à toute personne qui croise le chemin de ce tableau, soutient Gérard. Le premier message que véhicule le plasticien, c’est le port de masque obligatoire pour venir à bout du Covid-19. Deuxième message, l’impossibilité à ce jour de trouver un remède contre ce mal. Et c’est là que le plasticien appelle médecines moderne et traditionnelle à se donner la main, convaincu qu’il est que la solution existe et qu’ensemble, elle pourrait être trouvée. Projet collectif… Au-delà de la personne de Gérard T. Hountondji, c’est toute la Fédération béninoise des associations d’artistes plasticiens (Fbaap) qui porte le projet. A la suite de la première exposition qui verra sur place plus de deux cents tableaux du président Gérard T. Hountondji, d’autres plasticiens sont annoncés pour présenter leurs réalisations au public et aux touristes. « C’est une manière de donner de la visibilité à leur travail », explique-t-il. « C’est une manière de résister aussi à la maladie tout en montrant son impact sur le secteur culturel », poursuit-il. Autre volet important du projet, une formation pour les jeunes plasticiens et des séances de recyclage pour les plus anciens. Pour ce qui est du choix de l’embarcadère de Ganvié comme site d’accueil, Gérard T. Hountondji l’explique doublement. Il y a dans la commune d’Abomey-Calavi, cité-dortoir, un besoin de vulgarisation des arts plastiques qui n’est pas couvert, indique-t-il. Aussi, les espaces pour présenter le travail des plasticiens font défaut, selon lui. Un vide que sa fédération envisage de combler à travers une série d’actions dont le prélude est bien cette exposition. La Fbaap estime aussi que l’art et plus singulièrement les arts plastiques doivent désormais aller à la rencontre des touristes qui, parfois, n’ont pas le temps de faire le tour des galeries pour contempler la beauté et l’inspiration des pinceaux béninois. Culture 18 août 2020


Zakari Boukary, maire: « Hisser Tanguiéta comme première destination touristique »
Outre l’eau potable et les infrastructures sociocommunautaires, le développement touristique fait partie des priorités de gouvernance pour le nouveau maire de Tanguiéta, Zakari Boukary. Il nous en parle dans ce bref entretien. La Nation : Monsieur le maire, rappelez-nous votre parcours! Zakari Boukary : J’ai fait l’Ecole nationale d’administration. J’ai travaillé dans plusieurs projets, notamment au niveau de la santé, au Pnud dans le cadre du développement local en tant que gestionnaire. Après, j’ai travaillé au niveau du parc de la Pendjari comme responsable administratif et financier. C’est la troisième fois que je suis élu conseiller communal et j’ai bénéficié de la confiance du parti Union progressiste pour être le maire de Tanguiéta. Aujourd’hui maire, quelles sont vos priorités à la tête de la commune ? Je m’attellerai surtout à régler le problème d’eau potable et d’assainissement qui se pose dans notre commune. Nous comptons également hisser Tanguiéta comme première destination touristique au niveau national. Par rapport à cela, tout ce qui touche à l’assainissement, à la gestion et au développement des sites touristiques constitue une priorité pour nous. Le parc Pendjari occupe les trois quarts de la superficie de la commune. C’est un atout énorme pour le développement de Tanguiéta. Nous avons aussi des cascades à côté ainsi que d’autres sites touristiques que nous devons valoriser. Nos actions seront également orientées vers la construction et l’entretien des infrastructures sociocommunautaires. L’agriculture est un secteur important dans la commune. Nous allons voir comment accompagner les structures chargées d’appuyer les producteurs pour qu’ils atteignent leurs objectifs afin de pouvoir nourrir davantage la population. Quid de la mobilisation des ressources ? Nous sommes en train de faire un point sur les sources de financement. Ce qui est fondamental, c’est la mobilisation des ressources propres. Nous sommes en train de tracer déjà un chemin par rapport à cela. Nous faisions un état des lieux pour voir quelles sont les potentialités que nous avons en termes d’infrastructures marchandes. On est en train d’explorer beaucoup d’autres sources potentielles pour voir les secteurs porteurs. Nous ne sommes pas obligés de créer des taxes en dehors de celles qui sont prévues par la loi. Des structures sont mises en place pour réfléchir sur les axes à emprunter pour augmenter nos ressources. Actualités 18 août 2020


Chambre des appels de la Criet: Une décision infirmée, trois dossiers confirmés et un renvoi
La chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), tenant sa toute première session criminelle après son installation, a infirmé une décision de sa chambre de jugement, confirmé trois dossiers et renvoyé une affaire à une session ultérieure. Les sieurs Hyppolite Ogoutéhibo et Abdel Aziz Olaniran Osséni, poursuivis pour les faits de détournement de deniers publics et faux et usage de faux en écritures publiques, recouvrent désormais leur liberté. Les deux cadres de l’Université de Parakou avaient été condamnés le 19 juin dernier par la chambre de jugement de la Criet en session criminelle à sept ans d’emprisonnement ferme, à cinq millions F Cfa d’amende et à 2, 445 millions F Cfa à titre de dommages-intérêts à payer à l’Etat béninois pour le premier et à dix ans d’emprisonnement ferme, cinq millions F Cfa d’amende et 3 948 500 F Cfa de dommages-intérêts pour le second. Mais ils ont vu leurs peines fortement réduites à la faveur de la session criminelle de la chambre des appels de la Criet. Cette dernière a réexaminé le dossier suite à l’appel interjeté par les accusés Hyppolite Ogoutéhibo et Abdel Aziz Olaniran Osséni respectivement, au moment des faits, chef service Scolarité et chef service Comptabilité de l’ex-Centre universitaire de Djougou sous tutelle de l’Université de Parakou. Lequel appel a prospéré puisque la chambre des appels de la Criet a infirmé la décision rendue par sa chambre de jugement. Elle disqualifie et qualifie les faits de détournement de deniers publics et de faux et usage de faux en écritures publiques respectivement en abus de confiance et en faux certificat. La cour déclare l’accusé Hyppolite Ogoutéhibo coupable d’abus de confiance et Abdel Aziz Olaniran Osséni coupable d’abus de confiance et de faux certificat. Elle condamne chacun des accusés à 60 mois d’emprisonnement dont 15 mois fermes et 45 mois assortis de sursis puis à 150 mille F Cfa d’amende. Les deux cadres de l’Université de Parakou ont été condamnés à payer à l’Etat béninois le franc symbolique pour toutes causes de préjudices confondus. Cette sentence de la chambre des appels de la Criet remet désormais en liberté les deux accusés qui ont déjà passé ce temps en détention préventive. A la faveur de cette même session criminelle, la chambre des appels a réexaminé quatre autres dossiers inscrits à son rôle provisoire. Elle a confirmé purement et simplement en toutes ses dispositions la décision de condamnation rendue par la chambre de jugement relativement à trois dossiers. Il s’agit des dossiers d’Idrissou Nouhoum, ex-receveur du Centre des impôts des Petites entreprises (Cipe) de Dassa-Zoumè, de Jonas Hounyo, inspecteur des Impôts et Come Sagbo Vitofodji, comptable fiscaliste, ainsi que d’Hospice Ahossi Ohin, tous poursuivis pour des crimes économiques. Les accusés du quatrième dossier, en l’occurrence Yacoubou Kassimou Alley et Emmanuel Kouassi Houessou Sagbo condamnés pour les faits de détournement de deniers publics et recel de deniers publics détournés, ont vu le réexamen de leur cause renvoyé à une session ultérieure de la chambre des appels de la Criet. Retour sur les faits Pour rappel, il est reproché aux deux cadres de l’Université de Parakou d’avoir détourné les frais de scolarité de certains étudiants de l’ex-Ecole nationale des sciences et techniques agricoles de Djougou (Ensta-Dj) de l’ex-Centre universitaire de Djougou qui sont passés entre leurs mains. Certains parents d’étudiants leur ont fait confiance et leur ont remis ou envoyé les frais de scolarité de leurs enfants. Ils devraient aller reverser ces fonds pour permettre à ces enfants de valider leurs inscriptions pour disposer de leurs cartes d’étudiants avec numéro matricule. Ce qu’ils n’ont jamais fait. Ils ont disposé des sous. Pis encore, ils ont usé de manœuvres frauduleuses pour faire croire à l’administration de l’Université de Parakou que les étudiants concernés étaient tous à jour vis-à-vis de la comptabilité. Ainsi, les étudiants concernés ont régulièrement composé comme leurs autres collègues en règle. Ils ont obtenu régulièrement leurs notes pour passer chaque fois en classe supérieure pendant les trois ans de leur cursus, de 2010 à 2013, au niveau de l’ex-Ensta-Dj. Ils ont même soutenu leurs mémoires. Le pot aux roses sera découvert lors de la réclamation de l’attestation de Licence sanctionnant leurs trois années d’étude. Le rectorat de l’Up leur a opposé une fin de non-recevoir catégorique. Il a été répondu à ces étudiants qu’ils ne se trouvent pas dans la base de données de l’Up et n’ont pas de numéros matricules, preuve de leur inscription. Jusqu’ici, ils n’ont pas obtenu leur parchemin pour poursuivre le diplôme de master. Les incessantes dénonciations et plaintes de ces étudiants ont amené le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (Mesrs) à mettre sur pied courant février 2019 une commission pour voir clair dans la situation. Les investigations ont abouti à l’interpellation des deux accusés qui ont été placés par la suite sous mandat de dépôt le 21 février 2019 pour détournement de deniers publics. Le rapport de la commission de contrôle a été même examiné en Conseil des ministres du 13 février dernier. Lequel met à la charge de Hyppolite Ogoutéhibo et d’Abdel Aziz Osséni respectivement la somme de 4, 550 millions F Cfa et 3 948 500 F Cfa. Actualités 18 août 2020


11e Journée nationale du Patrimoine immatériel: Mémoires d’Afrique Bénin invite à la réflexion sur la transmission des contes
Dans le cadre de la onzième édition de la Journée nationale du Patrimoine immatériel, l’Association Mémoires d’Afrique Bénin a organisé, vendredi 14 août dernier, une conférence. Portant sur la nécessité de transmission des contes, la communication a été animée par Soubérou Osséni, cadre de l'école du patrimoine africain. Si la Nuit des contes n'a pas pu tenir en raison de la crise sanitaire et des précautions qu'elle impose au monde, Mémoires d'Afrique Bénin a tout de même marqué la Journée nationale du Patrimoine immatériel célébrée chaque 14 août. Pour cette onzième édition, elle a organisé une conférence de presse suivie d’une communication sur le thème : « Héritage des contes africains: nécessité de transmission des valeurs face à l’offensive des médias de cultures étrangères». Lors de la conférence de presse, le directeur exécutif de Mémoires d'Afrique Bénin, Raoul Atchaka a exprimé tout le regret de l'association de ne pas pouvoir tenir, cette année, la traditionnelle Nuit des contes qui se vit simultanément dans plusieurs localités du territoire. Il a également témoigné la compassion de Mémoires d'Afrique Bénin à l'égard de toutes les personnes affectées par la crise sanitaire, avant d'inviter les populations à rester vigilantes et assidues dans le suivi strict des gestes barrières. Lors de sa communication axée sur la nécessité de transmission des contes face à l'offensive des médias de cultures étrangères, Soubérou Osséni, doctorant et cadre de l’Ecole du Patrimoine africain, insiste sur la richesse inestimable que constitue le patrimoine immatériel. Pour lui, la préservation des contes et légendes passe par la transmission des valeurs, de génération en génération. "Il nous faut produire du contenu sur les réalités, les contes de chez nous et les transmettre, pour que nos enfants puissent, en écoutant les autres, écouter également ce qui est de chez nous. Ce faisant, ils seront mieux ancrés dans leur culture et moins influencés par ce qui vient d'ailleurs", a soutenu le communicateur. C'est d'ailleurs à la production de contenu que s'attèle Mémoires d'Afrique Bénin via la publication de recueils de contes et légendes endogènes. Toutes choses dont la finalité est de sauvegarder et de faire vivre par tous les moyens, le patrimoine culturel africain. Mémoires d’Afrique Bénin reste convaincue que la culture est un vecteur inestimable de développement et le patrimoine culturel immatériel, une source intarissable d’enseignements. Pour rappel, Mémoires d’Afrique Bénin est une association culturelle, membre de la fédération Mémoires d’Afrique. Elle tire sa source, sa vision, sa mission et ses objectifs de cette fédération. Portée par le père lsraël Mensah et Mgr Isidore de Souza, Mémoires d’Afrique est née en 1998, de la volonté d’œuvrer à la préservation du patrimoine immatériel africain et au dialogue des cultures. Société 18 août 2020


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