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Nouvelles

Sortie de la nouvelle igname: Des produits de luxe avec un marché en souffrance
Apparue au début du mois de juillet dernier dans les marchés de Parakou, la nouvelle igname n’est actuellement pas à la portée de toutes les bourses. S’il y a des espaces que nombre de personnes évitent de fréquenter actuellement au niveau des marchés Dépôt, Azerkè, Tourou et Guèma, à Parakou, ce sont ceux réservés à la vente de la nouvelle igname. Les prix des tas ou des bassines de tubercules proposés ne sont pas à la portée de toutes les bourses. Aujourd’hui, tout le monde ne peut pas se permettre de consommer cette igname qui a pourtant fait son apparition depuis le début du mois de juillet. Elle est considérée comme une denrée de luxe. A défaut de s’en procurer, on se contente de l’admirer, puis de demander son prix. Selon la commerçante Aïcha Ouzérou, revendeuse d’igname rencontrée au marché de Guéma, la variété présentement disponible est ce que les fons appellent ‘’laborko’’. Elle provient des environs de Kabor, Tchatchou et Bétérou. Son prix varie entre 2 000 et 4000 F Cfa le tas. Dans l’espoir d’une baisse des prix Ceux qui ne font pas de rituels et qui en ont les moyens, avaient déjà commencé par la consommer. Les autres attendaient, samedi 15 août dernier, l’autorisation, suite à l’organisation des cérémonies ou sacrifices indiqués à cet effet au niveau de leurs localités, avant de leur emboîter le pas. Selon ces derniers, il fallait d’abord donner à manger aux ancêtres. C’est également le cas chez les jumeaux qui, sans qu’il n’y ait eu les rituels, ne pouvaient la consommer. Il faut respecter la tradition, insiste le menuisier Cosme Adjakidjè, rencontré dans son atelier à Camp Adagbè, un quartier de Parakou. Dans la région méridionale, confie-t-il, la nouvelle igname ne devrait pas retrouver l’ancienne sur le marché. « On est obligé de cacher les nouvelles », informe-t-il. Ce qui n’est pas le cas au marché Dépôt où les deux étaient disposées côte à côte, offrant au client de faire son choix en fonction de sa bourse. Avant de les manger en milieu Bariba, explique Ibrahima Abdoulaye, ces ignames sont d’abord découpées en petits morceaux, lesquels sont disposés à l’entrée des habitations. Ce rituel effectué, le lendemain, chaque membre de cette concession ou famille peut commencer par la déguster. Dans l’un ou l’autre cas, c’était dans l’espoir d’une baisse des prix à l’approche de la célébration du 15 août. Ce qui malheureusement n’a pas été le cas. Au marché, rares sont ceux qui ont encore le courage de demander les prix de ces tubercules. Ils sont tellement chers. N’arrivant plus à les écouler, les bonnes femmes sont alors obligées de les disposer dans des bassines pour parcourir de longues distances. C’est pour prendre d’assaut les rues, les quartiers, les lieux de travail, les bars, les maquis, les débits de boissons et les maisons. Pour vendre leurs marchandises, elles agressent pratiquement. Autres temps, autres mœurs En réalité, il s’agit des ignames précoces qui ont aussi leurs particularités. Il faut les déterrer à une période telle que, le reste de la coupe qui se trouve dans la butte puisse se développer et devenir une semence pour la prochaine saison. « Si vous perdez trop de temps, le reste de la coupe n’aura pas le temps nécessaire pour bénéficier et profiter de la quantité d’eau de pluie suffisante pour devenir une bonne semence », a expliqué le doyen de la Faculté des sciences agronomiques de l’Université de Parakou, Dr Michel Batamoussi. « Les producteurs ont donc peur. Ils jouent alors sur le temps et préfèrent vite déterrer la nouvelle igname », poursuit-il. « Dans le vieux temps, c’était la conception première », insiste l’enseignant. « Aujourd’hui, à la recherche de plus de gains, les paysans se sont rendu compte que lorsqu’ils mettent leurs ignames sur le marché très tôt, elles leur rapportent plus. Elles coûtent plus cher et leur permettent de régler rapidement leurs problèmes financiers », a fait observer Michel Batamoussi. Selon lui, il n’y a pas de risques à consommer ces ignames jugées précoces. Le seul problème, c’est que leur goût est un peu amer parce qu’on ne les a pas laissé arriver à maturité totale. Mais avec le temps, rassure-t-il, ce goût amer finit par disparaître. Quelle que soit la situation, le prix de l’igname connaîtra une baisse en septembre. Ce n’est qu’une question de temps. Société 18 août 2020


Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération: Aurélien Agbénonci reçoit les copies figurées de deux ambassadeurs
Le nouvel ambassadeur du Japon près le Bénin a présentés, lundi 17 août, au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, les copies figurées de ses lettres de créance qui l’accréditent. Il sera relayé dans le même exercice par le nouveau représentant résident de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) venu, lui, assurer la présentation des lettres de cabinet qui l’accréditent. Avant d’être promu ambassadeur du Japon près le Bénin avec résidence à Cotonou, Takahisa Tsugawa était le directeur général du département des Affaires internationales à l’Organisation pour la formation technique des stagiaires (Otit) dans son pays. C’est lui qui a désormais la confiance de l’empereur du Soleil-Levant pour représenter son pays à Cotonou. En présentant au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, ce lundi 17 août, les copies figurées de ses lettres de créance, il a exprimé combien il est heureux de se retrouver au Bénin et de servir dans un pays qui respire la prospérité et qui vient de célébrer ses soixante ans d’indépendance. Takahisa Tsugawa est à Cotonou avec un destin de tresseur de corde. A la suite de son prédécesseur, il veut travailler au renforcement de la coopération entre les deux pays. Dans ce cadre, il projette de donner une place de choix à la réalisation des infrastructures. Domaine dans lequel, indique-t-il, le Japon veut impacter le Bénin. Il va d’ailleurs annoncer la réalisation d’un échangeur dans un délai restreint pour faciliter la mobilité des personnes et des biens. Mais le nouvel ambassadeur ne veut pas s’en tenir à cela. Bien d’autres axes de coopération seront développés entre les deux pays, assure-t-il. Takahisa Tsugawa est titulaire d’une Licence ès Arts et sciences de l’Université de Tokyo. Il est entré au ministère des Affaires étrangères de son pays en avril 1987. Il est né le 31 mars 1965. Il a été par le passé conseiller dans plusieurs ambassades de son pays notamment en Tunisie, en France, au Cambodge… Précédemment représentant spécial du président de la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) en Guinée- Bissau, Blaise Diplo Djomand de nationalité ivoirienne, titulaire d’un Diplôme d’études universitaires générales en économie obtenu en 1976 puis d’un Diplôme d’études approfondies de droit de l’Université d’Abidjan en 1977, est désormais le représentant résident de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) à Cotonou. Ses lettres de cabinet, il les a présentées, ce lundi 17 août, au ministre Aurélien Agbénonci. Accueil, présentation des lettres de cabinet, brève discussion avec le ministre… Le protocole était sobre, mais empreint de solennité. Au cours de son mandat à Cotonou, ce juriste et banquier central compte travailler à rapprocher les peuples et les unir. Actualités 18 août 2020


Fonction publique béninoise : Recrutement de 160 agents au profit de deux ministères
Soixante élèves-professeurs certifiés en faveur du ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle. Cent gardes forestiers pour le compte de l'administration des Eaux, Forêts et Chasse, une entité du ministère du Cadre de vie et du Développement durable. Ces deux structures publiques recrutent pour renforcer leurs capacités en ressources humaines. Le concours de recrutement des soixante élèves-professeurs se tiendra le samedi 12 septembre prochain. Il concerne à la fois les spécialistes d’un domaine des enseignements, dont les âges doivent être compris entre 18 et 37 ans, et de 18 à 36 ans pour les non spécialistes. Par ailleurs, les fonctionnaires de l’Etat, qu'ils soient civils, militaires ou paramilitaires, partis volontairement de la fonction publique ne sont pas concernés par le présent concours. S’agissant des cent gardes forestiers, il est porté à la connaissance des candidats qu'ils doivent avoir entre 18 et 25 ans. Le ministre du Cadre de vie, signataire du communiqué de recrutement, informe les personnes intéressées par cette annonce que les dates et lieux du déroulement du concours leur seront communiqués ultérieurement.   Actualités 17 août 2020


Relogement des usagers du marché Houndjro à Abomey: Une délégation ministérielle en viste sur le site
Une délégation conduite par Alimatou Shadiya Assouman, ministre en charge du Commerce était, vendredi 14 août dernier à Abomey, pour s’enquérir des conditions offertes sur le nouveau site du marché Houndjro. Un site qui n’offre pas le confort souhaité par les vendeuses. A Abomey, Alimatou Shadiya Assouman, ministre de l’Industrie et du Commerce, était accompagnée par le préfet du Zou, Firmin Kouton, le maire d’Abomey, Antoine Djédou pour effectuer la visite du site de relogement des usagers du marché Houndjro. Cela lui a permis de constater que les usagers de ce marché y ont été effectivement relogés. Le but de sa descente sur le terrain est de « s’enquérir de l’effectivité de l’opérationnalisation du site de relogement des usagers du marché de Houndjro afin de soulager les commerçants dans le développement de leurs activités », a rappelé la ministre en charge du Commerce. Après avoir observé les conditions de praticabilité du site et recueilli les différentes plaintes des usagers, Alimatou Shadiya Assouman a rassuré sur la célérité des travaux en cours pour soulager les populations. « Toutes ces souffrances qu’endurent les usagers de ce site seront bientôt oubliées quand les travaux des marchés modernes lancés par le gouvernement Talon vont s'achever », fait noter Alimatou Shadiya Assouman. Les travaux de reconstruction du marché Houndjro sont prévus pour durer 12 mois. Il est rebâti sur une superficie de trois hectares et sera d’une structure moderne. Il disposera de 5 bâtiments avec deux rez-de-chaussée et un étage. Il est prévu la construction de plusieurs magasins et de 61 boutiques par bâtiment. Et chaque boutique aura au minimum un espace de 10 m². Et, 15 locaux de 6 m² pour la restauration y seront aménagés. Il y est également prévu des locaux servant de bureau pour l’administration du marché, des espaces polyvalents pour diverses activités et bien d’autres cadres de confort pour un marché digne du nom. Ces travaux entrent dans le cadre du Projet de modernisation et de construction de 35 marchés conduit par l’Agence du Cadre de vie pour le développement du territoire. Actualités 17 août 2020


Election présidentielle de 2021: Ouidah appelle Patrice Talon à finir le job
Les filles et fils de la ville de Ouidah réitèrent leur engagement aux côtés du président Patrice Talon pour sa réélection en 2021. A l’occasion d’un géant meeting tenu, samedi 15 août dernier dans la cité touristique, ils exhortent le chef de l’Etat à poursuivre l’œuvre entamée depuis son avènement au pouvoir en avril 2016. « Ensemble, finissons le job ». C’est par cette exhortation qu’autorités à divers niveaux, têtes couronnées, jeunes et adultes de la cité touristique de Kpassè invitent le chef de l’Etat, Patrice Talon, à ne pas interrompre la dynamique de développement du Bénin en 2021. Tout en appréciant les différentes réformes engagées dans tous les secteurs de la vie publique par ce dernier, ils restent convaincus que le chantre du Nouveau départ est celui dont le Bénin a besoin pour son décollage. A l’unanimité, ils affirment qu’avant l’accession du président Patrice Talon au pouvoir en 2016, le Bénin était gangrené entre autres par la corruption, la perte des valeurs et de l’éthique, l’organisation de concours frauduleux pour les recrutements dans la fonction publique et la paralysie de tous les secteurs de la vie publique due à des grèves perlées. François Quenum, représentant des jeunes, a constaté que depuis l’avènement du régime de la Rupture, les réformes institutionnelles et politiques sont une réalité. Il en veut pour preuve l’effectivité de la moralisation de la vie publique, la réglementation du droit de grève, la réforme du système partisan, la diversification agricole et l’accès équitable aux microcrédits ainsi qu’à l’assurance. Il affirme qu'au vu de toutes ces réformes à l’actif du chef de l’Etat, les populations de Kpassè souhaitent que le président Patrice Talon revienne achever de ses propres mains les réalisations en cours à savoir la réfection du musée historique de Ouidah, la réhabilitation de la place des enchères et celle de la porte du non retour sans oublier la construction de la Marina de Djégbadji. Christian Houétchénou, maire de la ville de Ouidah, a souligné qu'à travers ce géant meeting, les enfants de la cité de Kpassè ont pris conscience de la réalité politique et économique du pays et ont fait le constat du désordre qui régnait avant l’arrivée du président Patrice Talon. Christian Houétchénou précise que depuis 2016, un nouvel espoir est né pour les filles et fils de cette nation. Le nouveau maire de Ouidah dit être fier de ce que les promesses faites par le chef de l’Etat sont en train d’être réalisées. « Les sages ont constaté que les questions de royauté et de gestion des collectivités sont prises en compte par le vote de plusieurs lois. Quant aux femmes, elles ont également constaté que les marchés sont en train d’être construits afin de leur permettre d’avoir un meilleur cadre pour leurs affaires », a-t-il cité. Il ajoute que c’est face à tous ces constats que les natifs de Kpassè appellent à l’unanimité le président Patrice Talon à briguer un second mandat en 2021. Actualités 17 août 2020


Edition 2020 de la fête de l’igname: Un 15 août sans manifestations à Savalou !
Ce samedi 15 août, Savalou n’a pas célébré la fête de l’igname. Une première depuis que cette fête a été instituée. Le palais royal de Savalou est scellé par le tribunal, et les rues et places publiques destinées à accueillir les festivités sont désertes. Le marché de la ville peine à s’animer. Même l’église Notre-Dame de l’Assomption de Savalou qui était toujours pleine à craquer tous les 15 août était bien clairsemée ce samedi, malgré la présence de l’évêque du diocèse de Dassa, Mgr François Gnonhossou. La crise sanitaire et le conflit au sein des familles royales ont eu raison de la fête des Savalois ! Cette année, le palais royal de Savalou, point de convergence des ressortissants qui ont l’habitude de venir fêter le 15 août, est fermé. L’ambiance est aussi loin d’être à la fête. Aucune âme n’y est présente et aucune cérémonie ne s’y déroule. Sur l’esplanade extérieure du palais, des animaux déambulent, broutant les petites herbes qui poussent sur l’interstice des pavés. D’autres ont préféré les portes du palais pour y prendre du repos. Plus près, les scellés posés sur la porte d’entrée principale du palais pour en interdire l’accès aux membres de la famille royale renseignent sur l’un des motifs de cette morosité qui règne sur les lieux. Dans les habitations voisines, c’est l’indifférence. Chacun va et vient comme si de rien n’était. La crise sanitaire et le conflit fraternel entre les lignées royales ont désormais mis entre parenthèses la tradition jusque-là respectée à Savalou. Non loin du palais royal, le marché de Savalou ne présente aucun signe de célébration du 15 août. Contrairement aux années antérieures, l’on pouvait compter du bout des doigts le nombre de vendeurs d’igname. Les rares tas du vénéré tubercule dans certaines allées du marché sont cédés à de prix prohibitifs. Le tas de six petits tubercules est cédé à 2000 f et ceux légèrement charnus à 5000 f les six. A l’église, la messe bien que célébrée par l’évêque de Dassa, Mgr François Gnonhossou, n’a pas connu l’affluence des années antérieures. Activités ordinaires Dans la plupart des quartiers, les populations vaquent à leurs activités des jours ordinaires. Un tour dans certains quartiers comme Assègbo, Vedjamè, Vodjè, Gbaffo, Houèdo et Zongo finit de convaincre que l’ambiance morose du palais rejaillit sur toute la ville. Loin du palais, la Place des fêtes de la ville qui accueille annuellement la foire du 15 août est déserte. Les exposants qui venaient de Cotonou, de Porto-Novo, de Lokossa et même des pays voisins comme le Burkina, le Niger, le Togo et la Côte d’Ivoire ne sont pas au rendez-vous. Cette année, seule une petite buvette qui occupait les lieux use de la musique comme pour briser le silence de cimetière qui pèse sur la ville. Car tout comme d’autres communautés amies, les ressortissants de Savalou n’ont pas fait le déplacement cette année. Denis Z. Madjèdet, agent des Eaux et Forêts à la retraite et responsable d’un petit commerce au quartier Vodjè à Savalou, tente d’expliquer la situation : « Nous sommes touchés en plein cœur par cette crise sanitaire qui nous a conduits à une crise économique. De toute ma vie, c’est la première fois que je vois Savalou dans cet état un 15 août. C’est à présumer que nous sommes sortis fraîchement d’une guerre qui a tout détruit. C’est bien triste. Et, je vous assure que les conséquences sont encore à venir. Nous n’en sommes qu’au début ». Le sexagénaire raconte avec amertume, son ressenti de la crise qui vient remettre en cause ses espoirs. Pour Roger G., gérant d’un hôtel situé au contournement de Savalou, c’est un cauchemar. Il montre une vraie soif de raconter ce qu’il vit actuellement. « Vous ne me croirez pas si je vous dis que je n’ai eu que deux clients pour passer la nuit, celle du vendredi à samedi 15 août. Deux clients à 15 août, je n’ai pas dormi. C’est incroyable ! Où va le monde ? Et tout est désormais hypothéqué », confie-t-il, l’air déboussolé Culture 17 août 2020


Montée du fleuve Niger à Karimama et Malanville: Le préfet de l’Alibori appelle à une vigilance accrue
Plusieurs localités de Karimama et de Malanville dans l’Alibori sont inondées, avec les eaux du fleuve Niger qui ne cessent de monter. Craignant le pire, le préfet du département, Mohamadou Moussa, est rapidement monté au créneau pour appeler les maires et les populations des deux communes à reboubler de vigilance. Comme c’est le cas, à chaque montée des eaux du fleuve Niger, Karimama et Malanville sont inondées. Outre des dégâts matériels, des pertes en vies humaines sont déjà à déplorer au niveau de ces deux communes de l’Alibori. Aussitôt, le préfet du département, Mohamadou Moussa, a pris ses responsabilités. Il exhorte leurs maires et populations à rester vigilants. Le seuil d’alerte, informe le préfet, a même dépassé le rouge. «Aujourd’hui, toutes les communes de l’Alibori riveraines au fleuve Niger sont inondées », a-t-il indiqué. « Nous avons communiqué, intensifié les sensibilisations. Nous avons mis en alerte toutes les plateformes communales de gestion des risques et catastrophes à l’effet d’aller vers les communautés et de prendre les dispositions afin d’évacuer les populations qui vivent sur les sites à risques. Il s’agit d’éviter le pire, surtout que nous avons déjà enregistré trois morts a noyade », a expliqué Mohamadou Moussa. Aussi, a-t-il demandé que les sept centres d’accueil soient identifiés pour y orienter les populations concernées. Le préfet a, une nouvelle fois, demandé aux maires de prendre les dispositions idoines à l’effet de faire libérer les zones qui présentent des risques. Ils ont également été invités à dresser la liste du matériel existant afin de savoir l’assistance à apporter, en attendant éventuellement celle de l’Etat. Par ailleurs, un arrêté du préfet désormais réglemente le transport fluvial et lagunaire. Au niveau du département, il existe également une plate-forme. « L’objectif est, pour limiter les dégâts liés aux inondations, de renforcer notre présence sur le terrain », a rassuré le préfet. « Nous sommes à mi-août et nous avons encore du chemin », a enfin averti Mohamadou Moussa. Actualités 17 août 2020


Bio Sarako Tamou, maire de Banikoara: « Je place mon mandat sous le signe de l’excellence »
Bio Sarako Tamou n’est pas à son coup d’essai en matière de gestion communale à Banikoara. Il envisage d’intensifier les chantiers qu’il a ouverts au cours de la 3e mandature, en attachant du prix à l’amélioration du quotidien de ses administrés. Pour y arriver, l’ancien-nouveau maire entend poser des pas dans tous les domaines en comptant sur la force juvénile et féminine. La Nation : Les populations de Banikoara vous ont renouvelé leur confiance en faisant de vous pour la deuxième fois consécutive le premier citoyen de la commune. Croyiez-vous en votre réélection ? Bio Sarako Tamou : C’est une grâce que mon mandat soit renouvelé par les populations à la base, ensuite au niveau du conseil communal et de mon parti politique d’appartenance. Je devrais rempiler si tout se passait normalement au regard du travail que nous avions fait au cours de la 3e mandature. Je pense que les populations devraient me reconduire en me renouvelant leur confiance. Chose faite. Il faut saluer les populations de la commune de Banikoara qui ont compris que le développement local est bien différent de la politique politicienne. Quel a été le poids de votre parti politique d’appartenance, l’Union progressiste (Up) dans ce couronnement? L’Union progressiste, c’est mon parti. Je suis membre du bureau politique de ce grand parti du Bénin. L’Up à travers le présidium a eu confiance en moi. Elle m’a porté en acceptant ma candidature et en travaillant ensemble avec moi pour la conduite des campagnes électorales exclusivement médiatiques. L’Up a énormément participé à ma réélection et à l’élection des conseillers communaux de Banikoara. Quels sont les défis que vous comptez relever dans l’immédiat? Il est vrai que je suis un ancien de la maison. Je place mon mandat sous le signe de la continuité dans l’excellence dans la gestion communale. Nous avions révélé, au cours de la troisième mandature, les capacités de la jeunesse. Nous avions travaillé pour améliorer les conditions de vie des populations. Les résultats sont palpables. Au cours de cette mandature, nous continuerons par rechercher des solutions aux problèmes des vaillantes populations. Nous avions présenté un programme de société, ‘’Banikoara-progrès’’ au cours de la campagne électorale. Nous allons l’exécuter, avec nos alliés du Bloc républicain (Br). Ce projet vise à faire de la commune, une référence en matière de démocratie à la base, de bonne gouvernance, de développement local durable. Il s’agit pour l’Union progressiste de saisir l’opportunité des élections communales du 17 mai 2020 pour propulser à la tête de la commune, des hommes et des femmes intègres, patriotes, laborieux et compétents, capables de puiser dans nos immenses potentialités, dans l’inépuisable génie créateur des populations de Banikoara et dans l’idéologie politique de l’Up, afin de construire une commune moderne, résiliente et attrayante. Ce projet comporte des axes stratégiques tels que, ‘’améliorer l’accès aux services sociaux de base’’, ‘’améliorer le cadre de vie des populations’’, ‘’promouvoir le développement économique local’’, ‘’renforcer la gouvernance locale et le genre au niveau de la commune’’. Que prévoit votre cahier de charges au plan socio-économique pour les six prochaines années ? Il est question pour nous de travailler pour l’amélioration de la mobilité des populations à travers la réalisation des infrastructures d’assainissement et des ouvrages de franchissement. Les routes à l’intérieur de la ville sont impraticables. Nous avions commencé à réaliser des ponts, à faire des caniveaux afin que les eaux pluviales soient convoyées vers les fleuves. Nous devrions également apporter de l’eau potable aux populations. Cette compétence est exercée par l’Etat à travers l’Agence d’approvisionnement en eau potable. L’autre défi est celui de la gestion professionnalisée des déchets solides ménagers au niveau de la commune. Nous tiendrons beaucoup compte des femmes et des jeunes. En ce qui concerne les femmes, notre souhait est de mettre un point d’honneur sur les activités génératrices de revenus (Agr). La formation des jeunes est capitale ainsi que leur participation aux activités de développement et leur épanouissement. A ce titre, nous prévoyons la construction des stades d’arrondissement afin qu’ils puissent trouver des points de divertissement. Nous allons équiper les centres de jeunes et loisirs qui deviendront des centres socioéducatifs où nous allons concilier le divertissement et l’éducation de la jeunesse. Les jeunes et les femmes sont nos atouts majeurs au niveau de la commune. Notre cahier des charges vise également à redorer le couvert végétal de Banikoara, à travailler en faveur d’un reboisement intensif dans la commune et à mener des actions d’adaptation aux effets des changements climatiques. Toutes nos actions doivent prendre en compte ce phénomène. Toutes nos infrastructures doivent être résilientes. Le secteur éducatif ne sera pas épargné. La commune œuvre beaucoup en faveur de l’éducation. Les résultats des examens scolaires ne sont pas médiocres. Nous allons continuer à les améliorer en appuyant les différents établissements et les centres de formation. La construction d’une bibliothèque communale nous tient beaucoup à cœur afin de permettre aux jeunes et aux élèves de trouver un cadre adéquat pour apprendre, faire des recherches et se cultiver. En 2017, nous avions acquis un domaine où nous allons ériger la cité des étudiants de Banikoara à Parakou. Nous sommes déjà à pied d’œuvre pour l’élaboration du plan architectural. Après cela, suivra la mobilisation des ressources. Nos chantiers sont énormes. Toutes les couches socioprofessionnelles seront mises à contribution pour l’atteinte de ces objectifs de développement. Au cours de la mandature passée, vous avez été ébranlé par des querelles internes qui ont failli vous coûter votre fauteuil. Peut-on espérer un retour définitif au calme avec votre réélection à la tête du Conseil communal ? Il y a eu des secousses. Le poste de maire est un poste politique. Il peut avoir des perturbations. Mais elles ne nous ont pas empêché d’exceller. Les performances de Banikoara au niveau de l’audit Fadec en disent long. Nous avions été nominé meilleur maire de la 3e mandature 2015-2020 par la fondation ‘’Le Municipal’’. Ce qui veut dire que les actions sont visibles. Il ne nous restera qu’à mettre l’accent sur la cohésion au sein du conseil communal. Il ne saurait y avoir des actions de développement sans cohésion. Nous travaillons pour une gestion participative et collégiale au niveau de la commune. Les intrigues politiques ne manquent pas. Nous essayerons dans la mesure du possible de nous mettre au-dessus de la mêlée en vue de gérer dans la paix et la clairvoyance nécessaire dans le seul but de l’amélioration des conditions de vie des populations de Banikoara. Actualités 17 août 2020


Journée sur le marathon Be the Best: Des réflexions pour pérenniser l’initiative
Les organisateurs du marathon Be the Best de Porto-Novo ont tenu, samedi 8 août dernier, une journée de réflexion en lieu et place de cette randonnée reportée pour cause de la pandémie du coronavirus. Sous l’égide de Barthélémy Hounton, président de la Commission Jeunesse Sport Loisirs et Éducation de la capitale et de Ninon Ahoudjinou, président du Conseil d’administration de l’Ong Be the Best, ces assises ont permis de faire un état des lieux des éditions précédentes et envisager des perspectives en vue d’améliorer les éditions futures. « Marathon Be the Best de Porto-Novo : enjeux et perspectives ». C’est le thème autour duquel les organisateurs de cet évènement sportif se sont réunis le 8 août dernier à Porto-Novo. L’objectif de cette rencontre est de réfléchir sur la pérennisation de cette initiative qui n’a pu se tenir cette année en raison de la pandémie de la Covid-19. Et pour la cause, tous les acteurs qui interviennent dans l’organisation dudit marathon ont répondu présents à cette journée de réflexion. A l'occasion, Barthélémy Hounton, président de la Commission Jeunesse Sport Loisirs et Éducation de la mairie de Porto-Novo, a félicité les responsables de l’Ong Be the Best pour avoir décidé de mettre en orbite la ville capitale. Selon lui, le marathon Be the Best rehausse non seulement la ville aux trois noms, mais aussi met en lumière ses nombreuses richesses culturelles et touristiques. C’est sans doute, poursuit-il, l’une des raisons pour lesquelles, l’hôtel de ville de la capitale s’évertue depuis la 2e édition à accompagner cette organisation dans sa démarche de promouvoir l’athlétisme béninois. Plusieurs communications ont meublé cette journée de réflexion. Les participants ont fait des propositions en vue d’atteindre les différents objectifs fixés. Si la 3e édition du marathon a connu la participation de plus de 1200 personnes de 12 nationalités, les dispositions seront prises pour atteindre les 10 000 participants dans les années à venir. A en croire les organisateurs, la réussite de cet événement dépend de la contribution des partenaires et des populations de la ville capitale. Conscient de leurs apports, Ninon Ahoudjinou, président du Conseil d’administration de l’Ong Be the Best, a tenu non seulement à honorer les participants, mais aussi à les distinguer. Ainsi, ils sont repartis avec des médailles comme pour poser les jalons de la 4e édition en 2021. Sports 17 août 2020


Echos des Ecureuils: Dossou à Clermont Foot, Adéoti, Soukou et Aguémon s’activent
Le transfert de Jodel Dossou et les performances de Yannick Aguèmon, Cèbio Soukou et Jordan Adeoti respectivement en Belgique, en Allemagne et en Norvège, constituent l’actualité des Ecureuils expatriés en Europe le week-end dernier. C'est fini entre le club autrichien de Tsv Hartberg et Jodel Dossou, footballeur international béninois. Après deux ans en Autriche, ce dernier vient de rejoindre l’Hexagone où il a signé avec le club de ligue 2, Clermont Foot. Il a paraphé un bail de 3 saisons. A 28 ans, l'ancien joueur des Requins de l’Atlantique va évoluer aux côtés de son compatriote Cédric Hountondji. Jodel Dossou retrouve également Saturnin Allagbé et David Djigla. Auteur de 7 buts et 5 passes décisives avec Hartberg, lors de la saison 2019-2020, Jodel Dossou sera le quatrième joueur béninois à arborer le maillot de Clermont Foot après Fabien Farnolle, Michaël Pote, Emmanuel Imorou et Cédric Hountondji. En Belgique, Yannick Aguèmon a disputé une trentaine de minutes de jeu dans le match qui opposait son club, Oh Leuven à Genk dans le cadre de la 2e journée de la Jupiler Pro League. L'international béninois et ses coéquipiers ont réussi à contraindre leurs adversaires au partage des points (1-1). Le Béninois est entré à la 59e minute. Après ce deuxième match nul en deux rencontres, Oh Leuven est 8e avec deux points. Du côté de la Norvège, Jordan Adeoti et son club Sarpsborg 08 ont arraché une précieuse victoire 2-1. Le milieu de terrain béninois a joué 15 minutes dans cette partie. En prélude à la Bundesliga, Cebio Soukou et Arminia Bielefelf enchaînent les matchs de préparation. Ils ont été tenus en échec par Vfl Osnabrück, samedi 15 août dernier. Mené 1-0 en première mi-temps, Arminia Bielefeld est revenu au score grâce à l’international béninois. Sports 17 août 2020


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