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Nouvelles

Reprise de l’élection du maire et ses adjoints à Parakou: Les élus municipaux convoqués à nouveau pour ce jeudi
Dans l’attente de l’élection de son nouveau maire, ses adjoints et ses chefs d’arrondissements, cette journée du jeudi 13 août sera certainement la bonne pour la municipalité de Parakou. En témoignent les convocations adressées par le préfet du Borgou, à cet effet, aux conseillers. Ces derniers sont attendus à 12 heures à la salle de fête de l’hôtel de ville. La ville de Parakou va enfin connaître ce jour, jeudi 13 août, son nouveau maire, ses adjoints et les chefs de ses trois arrondissements. Prévue pour vendredi 7 août dernier, leur élection n’avait pas eu lieu. Le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, avait fait reporter sine die la séance. C’était au motif qu’aucune liste de conseillers proposés à ces postes, ne lui avait été transmise avant son démarrage. Il avait aussi fait constater l’existence de foyers de tension dans la ville. Ce qui faisait craindre des troubles à l’ordre public. En convoquant les conseillers municipaux pour ce jour, plus précisément à la mi-journée, il leur offre une nouvelle fois l’opportunité de procéder à cette élection. Le préfet ne fait que se conformer à la décision de la Cour suprême ayant invalidé deux des sièges du parti Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). A cette nouvelle rencontre, 31 conseillers sont attendus. Contrairement au Bloc républicain (Br) et à l’Union progressiste (Up) qui ont respectivement conservé leurs 12 et 4 sièges obtenus lors du scrutin du dimanche 17 mai dernier, c’est le parti Fcbe qui va se retrouver en difficulté avec le nombre de ses élus qui est passé de 17 à 14 avec l’invalidation de deux de leurs sièges par la Cour suprême et le décès subit du chef du 1er arrondissement de Parakou. Il n’a plus la majorité absolue des sièges. Une situation qui, selon les informations, fait que l’on pourrait assister à un accord de gouvernance entre le Br et l’Up, lesquels réunissent ensemble 16 sièges sur les 31. Il n’est pas exclu que ce soient ces deux partis qui soumettent au préfet leur liste, laquelle sera présentée pour validation au cours de la séance. La finalisation de cette liste, selon les mêmes sources, a eu lieu hier, mercredi 12 août à Cotonou dans la soirée, par les leaders des deux partis. Pour le moment, on n’a aucune idée de la composition de la nouvelle équipe municipale. Déjà, plusieurs noms circulent au sein de l’opinion publique à Parakou. Mèmounatou Sinimbou, Ibrahim Chabi Mama, Charles Toko et Abdel Mohamed Taya Yari sont de plus en plus cités. Ainsi, le maintien d’Aboubacar Yaya des Fcbe au poste de maire relèverait désormais d’une véritable surprise. Déjà, à travers un communiqué radio, il a invité la population au calme et à ne pas menacer la paix sociale. Actualités 13 août 2020


Epiphane Sètondji Hossou, directeur général de l’Abssa: « Les mauvaises pratiques mettent à mal le soja du Bénin sur le marché chinois »
L’exportation du soja du Bénin vers la Chine se heurte à des pratiques peu orthodoxes qui risquent de plomber l’opportunité qu’offre l’accord entre les deux pays. Epiphane S. Hossou, directeur général de l’Agence béninoise pour la Sécurité sanitaire des aliments (Abssa), évoque ici la nécessité de respecter les exigences phytosanitaires et autres pour le maintien durable du soja béninois sur le marché chinois. La Nation : Les expéditions du soja du Bénin vers la Chine ont commencé et l’on note déjà des mauvaises pratiques. Parlez-nous-en ! Epiphane Sètondji Hossou: Qu’il vous souvienne que le gouvernement du Bénin a demandé et obtenu de la République populaire de la Chine, l’inscription du soja-grain sur le marché chinois. Cela s’est traduit par la signature, le 18 septembre 2019, d’un protocole d’accord entre le Bénin et l’Administration générale des Douanes de la République de Chine (Gacc). Il est donc impératif pour les acteurs de cette filière, en particulier les entreprises exportatrices enregistrées auprès de l’Agence béninoise pour la Sécurité sanitaire des aliments (Abssa), de respecter les clauses de cet accord pour maintenir durablement ce vaste marché prometteur pour le Bénin. Cela passe par le respect des exigences phytosanitaires liées à l’exportation du soja du Bénin vers la Chine, mais aussi des exigences sanitaires. Lorsque les exportateurs ont appris que le Bénin a pu inscrire le soja sur le marché chinois, il y a eu un engouement. Mais déjà, lors des premières expéditions, on a commencé à constater des dérapages. Il s’agit notamment du non-respect des procédures de contrôle et des exigences phytosanitaires et de la falsification des documents officiels devant accompagner le soja à l’exportation. Expliquez-nous davantage ! Lorsque l’exportateur s’enregistre auprès de l’Abssa et remplit toutes les conditions pour exporter, il doit adresser une demande à l’Abssa pour pouvoir déclencher la procédure de contrôle et d’inspection. C’est cela qui n’est pas fait. Des exportateurs se contentent d’envoyer des échantillons et disent qu’ils veulent des analyses pour exporter le soja. Il faut respecter la procédure. La demande d’inspection et de certificat pour l’exportation du soja doit contenir les précisions nécessaires. Et l’Abssa déclenche à son tour la procédure jusqu’à ce que l’exportateur ait les certificats requis. Autre pratique, l’on a constaté que des commissionnaires agréés en douane (là, je les indexe ouvertement et directement !) qui devraient faire les formalités pour les entreprises exportatrices, s’adonnent à un sale jeu de falsification des documents officiels. Or, les relations qui existent entre le Bénin et la Chine nous permettent rapidement de détecter ces cas de fraude. Que risque le Bénin avec ces mauvaises pratiques ? Bien que s’appliquant au soja du Bénin, les normes et exigences chinoises sur la sécurité sanitaire et la qualité des denrées alimentaires et aliments de bétail ne sont pas pris en compte dans le protocole d’accord. Cependant, les clients chinois sollicitent ces exigences sanitaires de qualité à travers la demande de divers certificats. D’après le protocole d’accord signé avec la Chine, il est impérieux pour nous de mettre en place des modalités dans le but de respecter les clauses y afférentes. Nous devons très tôt mettre fin aux mauvaises pratiques et nous donner des règles à suivre pour pérenniser ce marché. Sinon, nous risquons de perdre ce grand marché et un marché perdu pour cause de mauvaises pratiques, est difficile à reconquérir. Qu’encourent les fraudeurs ? Les textes ont prévu des sanctions dont le retrait d’office de la liste des exportateurs. Quelles sont les conditions à remplir pour exporter le soja du Bénin vers la Chine ? Pour exporter le soja vers la Chine, il y a des préalables comme je le disais tantôt. Il faut d’abord être enregistré auprès de l’Abssa en tant qu’entreprise exportatrice de soja. Il faut fournir à l’Abssa le permis d’importation du soja délivré par l’Administration générale des Douanes de la République de Chine. C’est-à-dire que c’est celui qui va prendre le soja en Chine qui doit fournir une copie authentique du permis d’importation. Après cela, il faut s’assurer que l’entreprise, une fois enregistrée au Bénin, figure dans la base de données de la Gacc. Ensuite, l’entreprise envoie une demande d’inspection et de certificat à l’Abssa qui délivrera les certificats requis. Mais je tiens à souligner que ce n’est pas seulement auprès de l’Abssa qu’il faut prendre des certificats. Il y a un certificat phytosanitaire qu’il faut prendre au niveau de la direction en charge de la Protection des végétaux ; un certificat d’origine à prendre auprès de la direction générale du Commerce (Dgc). Les certificats de non Ogm (Organisme génétiquement modifié) et de qualité sont à prendre auprès de l’Abssa. En plus de tout cela, il y a d’autres certificats que l’importateur demande de manière spécifique ainsi que les formalités douanières qu’il faut remplir pour obtenir le bordereau de livraison (Bl). Société 13 août 2020


Gnonnas Pedro et Dj Arafat: Le souvenir de deux grands noms de la musique
Les mélomanes béninois en particulier et l’univers musical en général se sont souvenus hier, 12 août, de deux icônes de la musique africaine : Gnonnas Pedro, le féru de la Salsa et Dj Arafat, le roi du coupé-décalé. Deux talents mémorables, aux traits spécifiques et quasiment incomparables, qui ont tous deux passé l’arme à gauche un 12 août, laissant derrière eux un insigne héritage. Outre la célébrité et le respect qu’ils ont acquis, chacun dans son style et à son époque, rien ne les lie ! Ni l’âge, ni la génération, ni le genre musical, ni le mode de vie… Et pourtant, Gnonnas Pedro et Dj Arafat sont désormais liés par la mémoire : ces deux figures de la musique africaine ont tourné dos à la vie un 12 août alors qu’on espérait encore tant d’eux. Mais chacun en ce qui le concerne aura excellé dans son genre musical de sorte que leur mort n’arrête le souvenir de leurs œuvres et leurs noms restent à jamais gravés. De nationalité béninoise, originaire de la ville de Lokossa dans le département du Mono, Gnonnas Pedro, de son vrai nom Gnonnan Sossou Pierre Kouassivi, est né le 10 janvier 1943 à Cotonou et mort le jeudi 12 août 2004, au Centre national hospitalier et universitaire Hubert Koutoukou Maga, à l’âge de 61 ans des suites d’un cancer de la prostate. Musicien, compositeur, il s’est particulièrement illustré comme chanteur de salsa en solo et en groupe. Gnonnan Sossou Pierre Kouassivi est surtout connu comme étant l’un des leaders vocaux incontestés du groupe, Africando. Il a d’abord créé ses propres groupes notamment Pedro et Sus Panchos, puis se faire connaître sous le nom Gnonnas Pedro avec son groupe Dadjes, avant de collaborer avec l’orchestre Poly-Rythmo de Cotonou. Remarquable salséro, Gnonnas Pedro ne se contente pas de s’inscrire dans un genre musical. Il est aussi créatif. On lui attribue d’ailleurs la modernisation du rythme traditionnel de sa région d’origine, Agbadja du Mono. Il chante dans de nombreuses langues, dont le mina, l’adja, le yoruba, le français, l’anglais et l’espagnol. Entre autres titres qui ont fait la gloire de l’artiste en solo, on retient l’album La belle époque, Agbadja, The best of Gnonnas Pedro avec des titres comme Yiri yiri Boum (1965), Azo Nkplon (1965), Djédjévi gnin(1965), Oh que le temps passe (1998), Oumako (1998), Irma Koi (1998), Davolabomè (1998), Lo meyor de mi treinta anos (1998), La Musica en Vérité. Avec le groupe Africando, on retient de lui : Gombo Salsa (1996), Baloba (1998), Mandali (2000) distribué en France sous le nom de Betece, Live! (2001), Martina (2003)… Plus qu’un artiste, un créateur De nationalité ivoirienne et de son vrai nom Ange Didier Houon, Dj Arafat est né le 26 janvier 1986 à Yopougon et mort des suites d’un accident à moto le 12 août 2019 à Abidjan. Chanteur, compositeur, danseur-chorégraphe, producteur et arrangeur, Dj Arafat a marqué au-delà des frontières africaines. Il a fortement influencé la musique ivoirienne des années 2000 et est considéré comme le roi du coupé-décalé. De son vivant, il réclamait d’ailleurs ce titre avec la verve qu’on lui connait. Fils de Tina Glamour, le Daïshi tel qu’il est surnommé est repéré par le jeune producteur Roland Le Binguiste qui l’emmène en studio. Il se révèle au grand public grâce au morceau Hommage à Jonathan en 2003 réalisé en partie au Parc des sports de Treichville avec la présence de Douk Saga et Mulukuku Dj. Tous les singles et albums qui suivront, vont connaître un succès époustouflant. Entre autres albums qu’on n’oubliera jamais du Daïshi, Goudron noir (2003), Femmes (2005), Don de Dieu - Kpangor (2008), Gladiator (2010), Commandant Zabra (2012), Kpankaka (2012), Yorogang (2016), Renaissance (2019) et des singles comme Djessimidjeka (2009), Zoropoto 12500 Volts (2010), Maplorly (2015), Dosabado (2018), Pandoukoule (2018), Moto-Moto (2019), Ventripotent avec Naza (2019), Kong (2020). Le président des Chinois, comme on le surnomme, a été également sollicité pour des collaborations avec des artistes de renom à travers le continent : Davido (Nigeria), Toofan (Togo), Fally Ipupa…, et il a presté sur de grandes scènes à travers le monde. Dj Arafat a obtenu de grandes distinctions. En 2012, il reçoit le prix du meilleur artiste africain de l’année et celui du meilleur artiste masculin de l’Afrique de l’Ouest au Kora Awards. En 2015, Forbes Afrique et Trace Africa lui décernent le titre d’artiste africain le plus influent à l’international. Il est Officier dans l’Ordre du mérite culturel ivoirien. Ce n’est pas par exagération qu’il est appelé le roi du coupé-décalé. Il a imprimé une touche moderne à ce style qui galvanise les mélomanes par le rythme et les sonorités des instruments en l’occurrence la batterie. Culture 13 août 2020


Prison de Ségbana: Le rêve inavoué de la commune d’en tirer une plus-value
La seule évocation du nom de la prison de Ségbana, avant l’avènement de la démocratie au Bénin, suscitait la peur et l’émoi dans les rangs des populations. Aujourd’hui, la commune entend en tirer profit pour son développement, plutôt que de la voir continuer à ternir son histoire. Tel est le rêve inavoué que caresse son maire, Bio Tian Orou Zimé. De triste mémoire restera la prison de Ségbana. Pour avoir abrité ces bâtiments sur son territoire, la commune en a payé un lourd tribut pendant des années. Assimilée à l’enfer sur terre, jusqu’à une époque encore récente, elle ne veut plus avoir à la traîner tel un boulet accroché à son pied. Mais plutôt comme un des leviers pour son développement. Cette ambition, le maire Bio Tian Orou Zimé ne cesse de l’afficher. Malheureusement, il y a certaines contingences qui ralentissent ses ardeurs. « Le problème que nous avons aujourd’hui avec cette prison qui, quand bien même a désormais été fermée, parait un peu plus délicat », indique le maire. « Elle a terni la réputation de notre commune. Parlant de la vie politique de notre pays, elle a été un lieu plein d’histoire », explique-t-il. «Presque tous ceux qui sont de passage à Sègbana veulent bien la visiter. C’est à croire qu’elle n’est plus aujourd’hui ce triste et maudit lieu. Alors, pourquoi ne pas la transformer désormais en site touristique ? », poursuit Bio Tian Orou Zimé. « Dans l’optique qu’elle apporte une plus-value à la commune, est-ce qu’on ne peut pas la transformer ? Ce sera bénéfique pour Ségbana », insiste-t-il. Selon lui, ce ne serait qu’un juste retour à l’ordre normal. Seulement, là où cela devient complexe, fait-il observer, c’est qu’il s’agit d’un domaine de la prison civile, donc du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique. « Il n’appartient pas à la mairie », déplore Bio Tian Orou Zimé. « Par ailleurs, j’ai reçu la visite de Me Aboubacar Baparapé, un des anciens détenus de cette fameuse prison. Il m’a demandé si on ne pourrait pas valoriser l’endroit afin qu’il ne rentre pas dans les oubliettes », confie-t-il. « Ce à quoi, je lui ai répondu que je ne sais pas. Eux qui y ont séjourné et souffert dans leur chair, ils peuvent bien s’organiser et proposer qu’elle soit transformée en site touristique », lui avait-il suggéré. Selon le maire, c’est une réflexion qui vient d’être lancée et qui va se poursuivre. « Est-ce qu’il est possible que l’on cède une prison, fût-elle abandonnée, à une mairie ? », ne s’est-il pas empêché de s’interroger. « A moins qu’il ne s’agisse d’une décision du pouvoir central», s’empressera-t-il d'ajouter. Avec les membres de son Conseil communal, le maire entend faire un plaidoyer dans ce sens.« Nous attendons l’aide de tout le monde afin que cette prison devienne rapidement un patrimoine de notre commune. A Ségbana, c’est le seul lieu que tout le monde tient aujourd’hui à visiter », fait remarquer le maire. En somme, une opportunité pour la commune qui, pour son développement, a également besoin de ressources propres. Société 13 août 2020


Trois questions au maire Lucie Sessinou: « Les populations de Kétou doivent cesser d’être des habitants »
Le maire de Kétou, Lucie Sessinou attend beaucoup de ses administrés qui doivent cesser d’être des habitants pour devenir des citoyens au parfum de leurs droits et devoirs. L’enseignante de carrière reconvertie en entrepreneure depuis 20 ans dévoile dans cette interview les grandes priorités de son mandat. La Nation : Quelles sont vos ambitions pour Kétou depuis votre désignation à la tête de cette commune ? Lucie Sessinou : Ma vision pour cette mandature est de faire de Kétou une commune phare, rayonnante et attrayante, où chaque citoyen vit en sécurité et dans la quiétude. Nous avons commencé déjà par travailler avec l’administration parce qu’elle est le cœur de tout développement. Nous devons mettre l’administration, les agents et le personnel au travail. Nous allons voir après les grandes actions à mener pour sortir Kétou centre de la brousse, pourqu'elle cesse de devenir un gros village. Nous avons prévu un certain nombre d’actions phares dans ce cadre pour évoluer ensuite progressivement vers la périphérie de la ville, notamment les arrondissements et les villages. Nous avons une grande Place publique que nous devons aménager, réfectionner nos voies, donner de l’eau potable aux populations et mettre de l’électricité partout où il y a l’obscurité et où règnent des poches d’insécurité. Ce sont les grands défis qui nous attendent et nous devons aller pas à pas. En tant que ville historique, l’histoire de Kétou est d’abord l’une de ses potentialités. Le musée Akaba Idéna est en réfection. Le palais royal de Kétou aussi est là. Nous allons les valoriser en travaillant également sur les autres sites touristiques de Kétou pour que la commune soit désormais une destination prisée. L’autre priorité de ma mandature, c’est l’agriculture qui emploie plus de 80 % de la population. Nous allons valoriser le secteur, former les paysans notamment sur les filières porteuses et encourager les jeunes à s’intéresser à d’autres activités agricoles telles que le maraîchage. Avec de tels défis, le conseil communal a besoin d’être soutenu... Oui nous avons besoin d’être soutenus. D’abord, c’est aux populations de Kétou de nous accompagner en jouant leur partition. Les populations doivent cesser d’être des habitants pour devenir des citoyens. Car, un citoyen a des droits et des devoirs. Ainsi, en même temps qu’ils reconnaissent leurs droits, ils doivent aussi s’acquitter de leurs devoirs vis-à-vis de leur commune. L’un de ces devoirs, c’est de payer les taxes et les impôts pour permettre aux élus de pouvoir travailler et réaliser des infrastructures pour leur mieux-être. Aux Partenaires techniques et financiers (Ptf), je demande de toujours nous appuyer techniquement. Nous avons bénéficié déjà de beaucoup de formations et de séances de renforcement de capacités. Ce qui permet à chacun de nous de travailler de façon professionnelle dans chaque secteur d’activité pour promouvoir le développement de la commune. Je vais inviter le gouvernement à toujours accompagner les communes comme il le fait déjà si bien. Mais les appuis ne sont jamais suffisants. Il faut que le gouvernement mette à notre disposition des cadres techniques qui peuvent nous aider à relever les défis qui s’imposent. Quel a été votre parcours avant votre position actuelle ? Je suis enseignante de carrière et femme entrepreneure depuis 20 ans où j’exerce dans le secteur privé. Mais c’est depuis 2003 que je suis dans le conseil communal de Kétou. J’ai fait les mandatures précédentes de la décentralisation. J’étais première adjointe au maire pour la première mandature, ensuite maire, puis simple conseiller communal et présidente de commission des Affaires domaniales et environnementales sous la troisième mandature. Je suis redevenue actuellement maire au titre de la quatrième mandature. Société 13 août 2020


Baccalauréat 2020: 49,73 % de taux d'admissibilité au plan national
Comme annoncé l’Office du Bac a procédé, ce mercredi 12 août 2020 à la délibération de l’examen du Baccalauréat session unique de juillet 2020. Au niveau national, le taux d’admissibilité est estimé à 49,73 %. Au niveau départemental, c’est le Littoral qui occupe la première place avec 57,47 % suivi de l’Atlantique, deuxième, avec 54,98 %. Le département de l’Alibori ferme la marche avec 35,22 %. Pour le reste, le Mono s’en sort avec 53,80 %, le Couffo 47,68 %, le Zou 49,65 %, les Collines 37,23 %, la Donga 38,81 %, l’Atacora 38,63 %. Le Borgou donne un taux d’admissibilité de 42,79 %, l’Ouémé 52,30 % et enfin le Plateau 47,50 %. A l’instar des examens du Cep et du Bepc, les résultats des candidats au Bac 2020 sont disponibles en ligne sur le site www.eresultats.bj. Cette année, la traditionnelle délibération faite en grande pompe a été supprimée, en raison des mesures barrières édictées par les autorités béninoises pour lutter contre la contamination et la propagation de la maladie à coronavirus. Avec 49,73 %, le taux d'admissibilité du Bac 2020 est légèrement en baisse par rapport à celui de 2019 qui était de 50,10 %. Rappelons que 95 413 candidats se sont inscrits à l’examen du Baccalauréat session unique de 2020. Cet effectif comprend 60 365 garçons et 35 048 filles. Actualités 12 août 2020


Ratification de la Charte amendée de l’Oci: Un instrument juridique aux multiples bénéfices
A la faveur d’une conférence de presse animée, ce mercredi 12 août, à Cotonou, le député du parti Bloc républicain, Ibourahima Ousmane et ses pairs de l’Union islamique du Bénin (Uib) ont approuvé la ratification, par le Bénin, de la Charte amendée de l’Organisation de la coopération islamique (Oci). A cette occasion, le conférencier a présenté le contenu de la Charte et l’intérêt pour le Bénin de ratifier un tel document. Selon Ibrahim Ousmane, cette Charte adoptée en 1972 à Djedda puis amendée en 2008 à Dakar, repose sur des objectifs et des principes clairs. L’outil promeut, entre autres, la bonne gouvernance, les droits de l’homme, les libertés fondamentales, la démocratie et l’Etat de droit, la protection de l’environnement. Pour le député du parti Bloc républicain, l’autorisation de ratification de cette charte, adoptée par l’Assemblée nationale, montre à quel point le gouvernement du président Patrice Talon est respectueux des droits de l’homme et réaffirme à la communauté internationale et à ses citoyens, son attachement à la défense des droits fondamentaux et à la lutte contre la pauvreté. La ratification de ladite Charte présente aussi des intérêts économiques pour le pays, souligne Ibourahima Ousmane. Le document permettra, en effet, au Bénin d’accéder à divers mécanismes de financements contenus dans les accords spécifiques et surtout d’être éligible aux programmes de développement qu’offrent les banques et autres institutions de financement du monde arabe. En outre, Ibourahima Ousmane a présenté les avantages que la Charte amendée de l’Oci offre à la communauté islamique du Bénin. Pour finir, il a salué la clairvoyance du gouvernement Talon qui a introduit le document à l’Assemblée nationale puis, les nombreuses réalisations du chef de l’Etat à travers tout le Bénin. Tout cela témoigne que « l’amour du chef de l’Etat pour les filles et fils de notre pays est sans égard... », a-t-il soutenu. Actualités 12 août 2020


Fabrication de charbon bio: Une révolution écologique portée par un jeune entrepreneur…
Dans le gotha des hommes de réussite au Bénin, Roland Adjovi se fait une place. Son business, le charbon. Ce jeune écolo est à l’antipode des brûleurs d’arbres. Il fabrique son charbon à partir des déchets de toutes natures. Sa petite unité de production est en pleine éclosion. Modeste comme l’activité dont il se veut le promoteur, il rêve cependant grand et travaille pour se faire un nom. Le rendez-vous avec lui se tient au bout de mille reports. Finalement, c’est un après-midi du mois de juin que dans les profondeurs d’Abomey-Calavi, une des plus grandes communes du Bénin, le tête-à-tête avec Roland Adjovi, coordonnateur des entreprises Arpy Reigns et promoteur des charbons écologiques Sika a eu lieu. Dans ses locaux à Adjagbo, le jeune entrepreneur, modeste en tout, vient à la rencontre de son intervieweur avec un regard timide masqué par un sourire. Quoi qu’il en soit, ce premier rendez-vous était « le début de quelque chose », ainsi qu’il le soulignera à la fin de presque deux heures d’échanges et de visite. Le premier tête-à-tête a été consacré à la présentation sommaire d'Arpy Reigns, la boîte qui voit se réaliser les rêves de ce jeune comptable, la trentaine. Que diantre vient chercher un financier dans le charbon plutôt que de faire fortune en col blanc comme ses pairs ? Question inévitable à laquelle répond le jeune entrepreneur sur des airs assurés. Sourire charmeur, discours structuré, Roland Adjovi déroule sans bégayer et avec passion. « Je suis comptable de formation et de profession. Ce n’est qu’après ça que j’ai décidé d’entreprendre moi-même dans ce domaine qu’est le charbon écologique ». Dans ce domaine qui se veut désormais le sien, il n’est pas venu ex abrupto. Le virus écolo semble l’avoir atteint depuis son jeune âge. Mais c’est à l’âge adulte qu’il décide de tout sacrifier pour se consacrer à cet idéal, un projet révolutionnaire qui est devenu sa religion. « De ce qu’on nous a enseigné, c’est qu’il faut protéger la nature », soutient-il. Les effets des changements climatiques, il ne les a que trop vus, peut-être subis, ce qui fonde davantage sa foi à être le gendarme qui combat pour la préservation de la nature. «Chaque fois que je fais le tour du pays, je constate qu’il y a assez d’arbres qui sont abattus et beaucoup de charbons de bois qui sont disposés le long des voies. Je me suis toujours demandé le nombre d’arbres abattus pour obtenir tous ces tas de charbon ». Sensible à la protection de la nature qui périt à travers les arbres qui tombent jour après jour, il décide de mener autrement le combat. Son ambition, telle qu’il nous l’explique, c’est de trouver un palliatif à l’usage du charbon de bois. «Dans mes recherches, je me suis rendu compte qu’avec certaines matières, on peut faire du charbon écologique sans faire de pressions sur les forêts », dévoile-t-il. Et ce sera, révèle-t-il, le début non plus d’un rêve, mais d’un projet qui prend petitement corps. Au bout de 24 mois, l’homme que nous rencontrons n’est pas encore un entrepreneur prospère. Il n’en fait pas cependant un souci. Bien au contraire, il investit dans sa jeune unité de production, tous ses avoirs. C’est à peine s’il ne se prive pas de tous ses plaisirs pour voir grandir Arpy Reigns et le résultat se fait sentir. Démarrée avec une machine manuelle et une capacité de production d’environ 250 kilogrammes par jour, son unité parvient actuellement à produire plus de deux tonnes de charbon par jour avec plusieurs machines. « Je suis le seul à investir. Mes moyens sont limités. On avait commencé avec une machine manuelle mais aujourd’hui, nous avons trois machines qui fonctionnent régulièrement». Dans le même temps, « la demande sur le marché devient très forte ». La trentaine révolue, le jeune entrepreneur se confie sans ambages. Selon ses explications, quelque cinq millions de personnes au Bénin doivent faire face à un problème d'énergie domestique qui les pousse à la déforestation, ce qui accentue la sécheresse et la désertification. En riposte, le jeune comptable propose son engagement et la détermination de son équipe à offrir une solution qui préserve l’environnement. En quête de solution à un drame écologique « L’idée première que nous avons, c’est de servir nos mères qui sont dans les campagnes parce que ce sont elles qui font détruire nos forêts », explique-t-il. Selon une étude réalisée par l’Organisation mondiale de la Santé, rappelle-t-il, les femmes qui vont à la cuisine sont régulièrement souffrantes et ignorent que la fumée cause des maladies pulmonaires. Et c’est en quête de solutions pour soulager leurs peines que ce charbon a vu le jour. Le jeune entrepreneur attend de la population qu’elle adopte le charbon biologique pour laisser respirer les arbres et la forêt. Un rêve d’écologiste auquel il contribue à travers son invention. Mais le chemin est encore long pour parvenir à l’objectif du géniteur des charbons Eco-Sika. « J’avoue que cela n’a pas encore pris parce que les femmes sont un peu réticentes face à ce nouveau produit » constate-t-il. Pour les motiver, Roland Adjovi et son équipe se livrent par moments à des séances de démonstration sur fond de comparaison, afin de convaincre les plus sceptiques. La méthode est coûteuse, mais souvent bénéfique. Grâce à cette trouvaille, de nombreuses femmes ont renoncé au charbon de bois pour adopter le sien. De quoi crier victoire ? Non, rétorque-t-il. Contrairement au charbon de bois, le charbon écologique « ne fume pas et ne noircit pas le dessous des marmites». Mieux, cela cuit vite les aliments parce qu’ayant un pouvoir calorifique plus élevé et plus durable que le charbon de bois, explique Roland. Discours de vendeur de beignets qui les vend comme étant toujours chauds ? Possible. Mais il faut se tourner vers les utilisateurs pour comprendre que le charbon biologique a bien des avantages, comparé au charbon de bois dont la nocivité est maintes fois rappelée par notre interviewé. « Avec un kilogramme de charbon écologique, vous pouvez faire une heure trente minutes de préparation. C’est-à-dire préparer du riz pour 4 personnes et préparer la sauce avec », soutient l’une des voisines du jeune entrepreneur. La petite cuisine familiale de la jeune dame respire une propreté à nulle autre pareille. Pour en donner davantage la preuve, elle brandit ses marmites dont les dessous tout propres laissent croire qu’elles n’ont jamais affronté le feu. Pourtant, c’est un exercice quotidien. Sauf qu’ici, grâce au charbon des entreprises Arpy Reigns, la ménagère avoue sa satisfaction et le plaisir de faire sa cuisine avec ce charbon dont elle ne dit que du bien. Si sur les avantages comparatifs, le charbon bio est tout bénéfique, selon son concepteur, il peine toujours à se faire adopter. Le pourcentage des utilisateurs est encore faible, d’après son analyse. « Le charbon écologique bio est vraiment apprécié de la population, seulement les clients n’arrivent pas encore à l’adopter totalement », confie Roland. Paradoxe face auquel il se bat bec et ongles à travers des séances de sensibilisation. Est-ce une question de coût? Peut-être. Le charbon bio coûte bien plus cher que le charbon de bois. « Franchement, notre charbon coûte un peu plus cher que le charbon de bois, surtout à cause des difficultés que nous rencontrons mais notre objectif est que le charbon écolo soit trois fois moins cher que le charbon de bois », explique-t-il. En attendant d’arriver à cet idéal, le sac de 40 kilogrammes est cédé à 5000 F Cfa, celui de 20kg à 3000 F Cfa. « Si toutes les conditions sont réunies, on peut vendre les 20 kg à 1000 f et les 40 kg à 3000 F ou 2500 F », indique-t-il. Les démarches, Roland Adjovi les multiplie aussi pour obtenir des adhésions au haut niveau à son charbon au regard de ses multiples avantages aux plans sanitaire et écologique. « Nous nous sommes rapprochés du ministère du Cadre de vie où nous avons rencontré certaines autorités mais jusque-là, c’est le statu quo. Nous nous sommes rapprochés également de la direction des Eaux et Forêts où nous avons discuté avec eux. Nous nous battons pour que les autorités puissent nous entendre et venir à notre aide », lâche-t-il, quelque peu dépité. A ce jour, aucun soutien en dehors de celui d’un particulier qui l’aide avec un matériel roulant pour le transport des matières premières. Le reste de la charge de cette innovation repose sur les frêles épaules de son concepteur qui, tel David, ne veut pas baisser la garde face au géant Goliath que constitue le charbon de bois. Un coup de génie ! Pour obtenir le charbon bio, il faut plusieurs étapes. La première concerne la collecte des matières premières, le séchage, la carbonisation desdites matières premières. « La carbonisation est l’atelier le plus sensible de tous les ateliers parce que les matières premières sont extrêmement sensibles et lors de la carbonisation, si on ne fait pas attention, on risque d’avoir de la cendre au lieu de la poudre noire », explique Roland Adjovi. Après la carbonisation, on passe au broyage qui réduit la matière première en poudre fine. S’ensuit la phase de mélange, avant la dernière étape, celle du passage à la machine de production qui sort des briquettes de charbon. Ce n’est qu’après ça qu’on passe au séchage de ces briquettes et on obtient le produit fini. Un coup de génie tout simplement et qui ne demande qu’à être soutenu pour produire plus et mieux préserver la couche d’ozone des assauts qu’elle subit avec une production massive des gaz à effet de serre dont les conséquences se font sentir désormais au quotidien avec une vague de changements climatiques. Roland n’est pas le produit d’un quelconque centre de formation environnementale. Il doit l’avènement du charbon bio à son seul engagement à préserver la nature. Préserver la nature, il le fait doublement. D’une part, en proposant un produit qui préserve l’environnement, et d’autre part en débarrassant le cosmos d’éléments qui lui portent préjudice. Le charbon écologique est produit à base des résidus agricoles tels que les feuilles de maïs, la paille, les feuilles de palme, les épluchures de manioc, les coques de riz, les peaux de banane, de mangue, les tiges de coton… L’idée première, c’était d’utiliser uniquement les feuilles de maïs. « Si nous devons nous concentrer uniquement sur les feuilles de maïs, nous allons en manquer à un moment donné, raison pour laquelle nous varions dans les matières premières. Nous avons donc les matières premières à plein temps et en pleine saison et c’est ce qui nous pousse à aller de l’avant», indique Roland Adjovi. « Ce sont mes propres recherches qui m’ont permis de produire ce charbon », se réjouit son géniteur. Non seulement il est essentiellement bio, mais la matière première utilisée est disponible et l’entrepreneur et son équipe s’arrangent pour en avoir à plein temps. Seule difficulté, son convoyage vers les sites de l’entreprise. Pour l’heure, la demande est plus forte dans les communes de Cotonou, Porto-Novo et Abomey-Calavi. Dans le centre et le nord du pays, le coût de transport explique la réticence des clients qui ne demeurent pas constants dans leurs commandes. Fort heureusement, l’offre parvient à satisfaire en grande partie la demande. Le petit Einstein crie à l’aide ! Les entreprises Arpy Reigns sont logées sur un site de 420 m2. Mais il ne s’agit là que du site principal. Le site de carbonisation occupe un autre espace n’appartenant pas au patrimoine de l’entreprise. Nous avons environ sept employés directs et douze indirects. Les emplois indirects sont ceux relatifs à la collecte et à la carbonisation. « Pour l’instant, nous ne cherchons pas à avoir des profils précis parce que l’autre objectif du projet est de diminuer un peu le chômage. « Nous avons besoin de machines adéquates pour la production. Si les clients ont besoin du produit et n’en trouvent pas, cela veut dire que nous ne pouvons pas satisfaire le marché. Si nous n’avons pas les machines adéquates, on ne peut pas produire en masse pour pouvoir satisfaire la demande », souligne-t-il. « D’ici 2022, nous emploierons plus de cent personnes parce qu’on aura des usines installées un peu partout sur le territoire national. Nous pensons renforcer les moyens de production et installer des unités dans tous les départements pour être plus proches de la population. Pour livrer loin, on est obligé de négocier avec le transporteur. Nous allons pouvoir commencer à l’horizon 2022 », ambitionne le promoteur. Ambition bien noble qui amène à s’interroger sur le regard que porte le monde des chercheurs sur une telle innovation. « Nos produits ont fait l’objet d’étude à l’Université d’Abomey- Calavi et ont été approuvés», rassure Roland Adjovi à ce propos? Environnement 12 août 2020


Lutte anti-sachets plastiques: Une démarche opportune pour la santé des populations
Déterminé à lutter contre l’usage des sachets plastiques au Bénin, le ministère du Cadre de Vie et du Développement durable associe les forces de sécurité, dont la mission sera de conduire la répression dans les jours à venir. Cette démarche est opportune pour préserver la santé des populations, selon les activistes en la matière. Les sachets plastiques ne sont plus les bienvenus au Bénin. Dans cette dynamique, l’on peut se réjouir que le gouvernement enclenche la lutte contre ce produit conformément aux dispositions de la loi n° 2017-39 du 26 décembre 2017 portant interdiction de la production, de l’importation, de l’exportation, de la commercialisation, de la détention, de la distribution et de l’utilisation de sachets en plastique non biodégradables en République du Bénin, afin de préserver la santé des populations. Il s’agit là d’une belle initiative, selon certains acteurs d’Organisations non gouvernementales qui font de la lutte anti-sachets plastiques leur priorité. Ils ont espoir que le Bénin peut réussir à éliminer le sachet plastique sur son territoire. Pour remplacer cet objet dangereux pour la santé, il va falloir se référer aux méthodes de grand-mère qui sont meilleures, écologiques et très économiques, a soutenu, dans ce cadre, Mélanie Glèlè Langanfin, présidente de l’Organisation non gouvernementale Nyɔnnu Agoojié. Elle a indiqué que les grands-parents n’avaient pas connu de sachet. Ils avaient des sacs réutilisables, allaient au marché avec de petites bassines, de petits récipients qui leur permettaient de faire des emplettes. Les mets tels que le ablo, l’akassa sont emballés dans les feuilles. « Nous devons nous référer à ces méthodes-là et abandonner les sachets qui ne font que nous tuer », conseille Mélanie Glèlè Langanfin. Selon ses explications, si les gouvernants se mettent résolument au travail, ce ne serait pas une lutte mort-née. Celle-ci enclenchée entre 2017-2018, a permis un changement de comportement, suite à l’accentuation de la sensibilisation et a conduit au vote d’une loi par les députés. Sans répression, semble-t-il, le combat contre l’usage des sachets plastiques ne pourra pas aboutir. « Nous sommes en face d’une population qui préfère la répression. Quand le gouvernement tape du poing sur la table, c’est en ce moment que la population se ressaisit», estime la présidente d’Ong. Seuls l’engagement du gouvernement et la détermination des forces de sécurité permettront d’atteindre les résultats, note Mélanie Glèlè Langanfin. Elle demande aux forces de sécurité d’avoir beaucoup de courage et de détermination pour que la lutte contre l’utilisation des sachets plastiques soit un succès. De la responsabilité des populations Mélanie Glèlè Langanfin souligne que la responsabilité des populations est énorme dans la réussite de la lutte anti-sachets. Elles doivent, précise-t-elle, changer de comportement, vivre de façon responsable, avoir des comportements responsables, penser responsable et manger responsable. D’après elle, si chaque femme peut aller au marché avec son sac réutilisable, le problème ne se posera plus, et cela réduirait l’abondance des sachets sur le marché. Elle indique que des sachets biodégradables sont prévus en substitution aux sachets plastiques. A défaut des sachets bio qui coûtent cher, elle trouve que l’option fondamentale et pratique est que chaque citoyen utilise des sacs réutilisables. Des actions au niveau du gouvernement Depuis l’avènement de la loi n° 2017-39 du 26 décembre 2017 portant interdiction de la production, de l’importation, de l’exportation, de la commercialisation, de la détention, de la distribution et de l’utilisation de sachets en plastique non biodégradables en République du Bénin, Martin Aïna Pépin, directeur général de l’Environnement et du climat note que des actions ont été menées dans le cadre de la mise en application de la loi. Il a énuméré des campagnes de sensibilisation des acteurs intervenant dans le domaine tels que les commerçants, les utilisateurs, les transporteurs, les pharmaciens et les responsables de centres commerciaux, sur toute l’étendue du territoire national, l’octroi d’agrément à des importateurs de sachets biodégradables. A cela, il a ajouté le renforcement du système de contrôle à travers des séances de travail d’information, de sensibilisation des douaniers, inspecteurs de la Police environnementale, agents de contrôle du ministère en charge du Commerce, officiers de la Police républicaine… La relance de la lutte a permis au ministère et aux forces de sécurité de s’entendre sur l’essentiel en ce qui concerne la loi pour que chaque acteur soit sensibilisé et que cette loi puisse véritablement entrer en vigueur les jours à venir, informe Martin Aïna Pépin. Avis donc aux vendeurs de sachets qui résistent malgré les dispositions de la loi sus-indiquée. Société 12 août 2020


Election présidentielle de 2021: Le président Talon reste engagé et déterminé, selon le ministre Quenum
Le maintien à compter de 2021 de la dynamique imprimée au développement du Bénin dépendra de la prochaine élection présidentielle, notamment de la volonté du chef de l’Etat de se porter candidat. Alors que le président Patrice Talon continue d’entretenir le mystère autour de la question, sa probable candidature s’est invitée au cœur des échanges à bâtons rompus que des jeunes du département du Mono ont eus hier, mardi 11 août à Lokossa, avec une équipe de la direction de la Communication de la Présidence. Le ministre de la Justice et de la Législation, Séverin Quenum, s’est également prononcé sur le sujet. Le président Patrice Talon accepterait-il que le peuple lui impose un second mandat ? Telle a été la question adressée hier, mardi, à l’équipe de la direction de la Communication de la Présidence au cours d’une séance d’échanges à bâtons rompus organisée, à Lokossa, en vue d’éclairer la lanterne des jeunes leaders politiques et opérateurs économiques du Mono sur des programmes et réformes initiés par le chef de l’Etat. Et loin d’esquiver la préoccupation du citoyen qui exprime en fait ce qui taraude, depuis peu, les esprits de nombre de Béninois, Wilfried Léandre Houngbédji, directeur de la Communication de la Présidence, s’est voulu rassurant. Selon lui, « le chef de l’Etat est un homme fidèle et qui le restera vis-à-vis de son peuple ». Le directeur de la Communication de la Présidence sera appuyé par le ministre de la Justice et de la Législation, Séverin Quenum. Au dire de Me Quenum, le président Patrice Talon reste également fidèle à sa promesse de servir son peuple en plus de ce qu’il tient à la relation de fidélité qui le lie à ce peuple. Mieux, l’avocat soutient que le chef de l’Etat est plus que jamais motivé à donner le meilleur de lui-même pour poursuivre les œuvres de construction du Bénin. « Il reste engagé et déterminé », insiste le ministre en charge de la Justice qui estime que le concert des appels suscitant la candidature du chef de l’Etat pour briguer un second mandat est le signal de ce que les gens commencent par comprendre la vision et les actions entreprises sous le quinquennat en cours. Par ailleurs, la séance d’échanges, qui a duré près de trois heures en présence du secrétaire général du département, Arnaud Agon, a permis d’apporter des éclaircissements sur beaucoup d’autres préoccupations. La dématérialisation des actes administratifs, les recrutements dans la Fonction publique et les réformes dans le département ministériel qui en a la charge, le programme de crédit à taux zéro remboursable sur trois ans, concocté au profit des opérateurs économiques ont été notamment passés en revue. Actualités 12 août 2020


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