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Nouvelles

Sanni Didier Kouandé-Sounon, maire de Kouandé: « Nous allons créer des fermes dans chaque arrondissement »
Administrateur du travail, juriste et consultant, Didier Kouandé-Sounon est porté à la tête de la commune de Kouandé, département de l’Atacora, à la faveur des dernières élections communales et municipales. La promotion des cultures du terroir fait partie des priorités de gouvernance que le maire dévoile dans cet entretien. La Nation : Que retenir de votre parcours ? Sanni Didier Kouandé-Sounon: Je suis juriste et administrateur du travail. Actuellement, je suis en train de me spécialiser en passation des marchés publics à l’école doctorale de l’Université de Parakou où je suis une formation en contrats publics. J’ai commencé à travailler dans le cadre de l’animation des Ong depuis 2008. J’ai travaillé avec beaucoup de partenaires, notamment la Giz en tant que coordonnateur communal Eau, Hygiène et Assainissement de la commune de Kérou entre 2008 et 2010. Entre 2010 et 2013, j’ai travaillé avec Plan Bénin comme coordonnateur de la zone Toucountouna-Tanguiéta-Matéri-Cobly dans le cadre d’un projet sur l’éducation. Dès fin 2013, j’ai été consultant junior dans un cabinet où j’ai eu à former les élus sur la gestion des ouvrages d’approvisionnement en eau potable. En 2015, j’ai été nommé conseiller technique juridique du ministre de l’Eau jusqu’à l’avènement de la Rupture en 2016. Après, je suis resté au ministère de l’Energie avant de me retrouver à partir de 2017 à la Préfecture de Natitingou comme chargé de mission du préfet de l’Atacora, poste que j’ai occupé jusqu’à mon élection comme maire de Kouandé en juin dernier. Quelles sont vos priorités de gouvernance à la tête de cette commune ? La commune de Kouandé est essentiellement agricole. Ma vision dans ce domaine, c’est comment améliorer la productivité dans la commune. Dès ma prise de fonction, j’ai échangé avec les producteurs pour voir ce qui se fait par rapport à la production destinée à la consommation locale et à l’exportation. Car, une chose est de produire pour vendre et exporter, une autre est d’assurer l’autosuffisance alimentaire. J’ai informé le conseil communal de ma vision de créer des fermes communales dans chaque arrondissement, pour faire la promotion de l’élevage et de certaines cultures. J’ai vu qu’au Burkina Faso, il y a la production de variétés améliorées de noix de karité. A Kouandé, des tonnes de noix sont produites et soumises à l’exportation ou à la transformation artisanale par les groupements de femmes. En faisant 50 hectares par arrondissement, d’ici cinq ans, on pourra forcément tirer profit de la production en termes de ressources financières. Ainsi nous ferons la promotion de l’économie locale parce qu’aujourd’hui, le problème de mobilisation des ressources locales se pose. Pour cela, il faut que nous ayons des idées à long terme pour que la commune puisse s’assurer un taux suffisant en termes de mobilisation des ressources propres. Et je pense qu’à travers la production de noix de karité, on peut devenir une commune phare pour cette culture. Quelle sera la place du tourisme dans vos actions ? L’autre priorité, c’est bien sûr la promotion du tourisme. Kouandé regorge d’énormes potentialités touristiques. Il y a par exemple les deux sites de Kaba à Péléma ainsi que là où les colons avaient installé leur base militaire pour affronter le héros, que nous allons promouvoir. Il y a d’autres sites. Actuellement, je suis en train de travailler avec le professeur Léon Bio Bigou pour la promotion du tourisme dans la commune de Kouandé. Les sites étant déjà répertoriés, nous sommes en train de réfléchir à comment former des guides touristiques et faire un peu de l’écotourisme dans la commune de Kouandé. Il y a également la fête de la Gaani qui attire beaucoup de touristes mais les conditions dans lesquelles s’organisent les manifestations ne permettent pas d’en tirer davantage de profit pour la commune. Il faut que Kouandé puisse disposer d’une place de la Gaani ; cela permettra de faire de cet événement culturel un événement touristique. La promotion des cultures du terroir vous tient donc à cœur… ? Tout à fait. Vous savez, la commune bénéficiera de la construction par le gouvernement d’une arène culturelle. Dès ma prise de fonction, j’ai eu à mettre à la disposition du ministère de la Culture un espace de deux hectares dont le levé topographique lui a été transmis. Il y a également la fête du petit mil qu’on appelle Yopaaka, un genre de fête de moisson en pays Natimba, à travers laquelle les producteurs disent merci à Dieu pour les récoltes obtenues. C’est une fête qui se célèbre le dernier week-end du mois de janvier et concerne également les populations de Tanguiéta, Toucountouna et autres qui y participent. On peut en faire une deuxième fête communale, une fête d’identité culturelle après la Gaani, et attirer également des ressources. Dans le cadre de la promotion de l’économie locale, il est également important que nous puissions organiser des foires de promotion artisanale pour faire connaître tout ce que Kouandé a comme potentialités économiques et produits locaux. Les ambitions sont nobles. Mais les rivalités politiciennes ne pourraient-elles pas constituer un blocage à la concrétisation de ces rêves ? Nous essaierons de faire ce que nous pouvons pour conjuguer les efforts pour le développement de la commune. C’est vrai qu’il y a trois formations politiques qui constituent le conseil communal, mais chacun de nous est élu d’abord pour apporter sa pierre à l’édifice du développement communal. Chacun fera ce qu’il faut pour que nous soyons un ensemble homogène pour regarder dans cette même direction. Je pense que les élus de Kouandé sont tous acquis à la cause du développement de leur commune et qu’ils vont tous accompagner ma vision. Actualités 12 août 2020


Entrée au Prytanée militaire de Bembèrèkè : Les candidats planchent le 17 août
Les candidats admis au Certificat d’études primaires désireux de faire leur entrée en sixième au Prytanée militaire de Bembèrèkè et au Lycée militaire de jeunes filles de Natitingou composent le lundi 17 août prochain au niveau des centres de composition retenus. Il s’agit de l’École urbaine centre de Kandi pour le compte du département de l’Alibori, de l’École urbaine centre de Natitingou dans l’Atacora et celle d’Allada dans le département de l’Atlantique. Le Complexe scolaire Abdoulaye Issa de Parakou accueille les candidats du département du Borgou. Dans le département des Collines, la composition a lieu à l’École urbaine centre de Dassa-Zoume, dans le Couffo, elle est prévue à l’École urbaine centre d’Aplahoué et à celle de Djougou pour le compte de la Donga. Dans le département du Littoral, c’est le Complexe scolaire Camp Guézo qui est retenu et dans le Mono, les candidats vont composer au Complexe scolaire Guinkomey de Lokossa. L’école urbaine centre de Porto-Novo, l'École Zone résidentielle et l’école urbaine centre d’Abomey accueillent respectivement les candidats des départements de l’Ouémé, du Plateau et du Zou. C’est la précision apportée par le chef d’état-major général des Forces armées béninoises dans un communiqué en date du 4 août 2020. Il a précisé que le concours concerne seulement les élèves admis au Certificat d’études primaires (Cep), session de 2020 et classés parmi les cinquante premiers par sexe et par département. Les parents sont invités à consulter les listes au niveau des directions départementales des Enseignements maternel et primaire et au niveau des directions départementales de la Police républicaine. Il convie les candidats à se munir de leur carte d’identité nationale ou scolaire. Actualités 11 août 2020


Gestion des finances publiques: Les acteurs s’imprègnent des réformes budgétaires
La loi n°2013-14 du 27 septembre 2013 portant loi organique relative aux lois de finances (Lolf) est au cœur d’un atelier de formation ouvert, ce lundi 10 août, à Bopa. Les cadres de l’Unité de gestion des réformes (Ugr) des finances publiques et les points locaux des structures de mise en œuvre s’outillent sur les modalités et les innovations en matière budgétaire. Le passage d’un budget organisé selon le type de dépenses (budget de moyen) à un budget structuré selon les politiques publiques (budget de programme), est l’une des principales innovations introduites par la réforme des finances publiques. Émanant de la directive n° 06/2009/Cm/Uemoa du 26 juin 2009 portant loi de finances, elle est transposée au Bénin par la loi n°2013-14 du 27 septembre 2013 portant loi organique relative aux lois de finances (Lolf). A la faveur d’un atelier de formation qui se déroule du 10 au 14 août à Bopa, les cadres de l’Unité de gestion des réformes (Ugr) des finances publiques et les points locaux des structures de mise en œuvre en matière de pilotage desdites réformes échangent sur les modalités de sa mise en œuvre, les normes en matière de comptabilité et de statistiques des finances publiques et autres principes de bonne gestion des fonds publics. Cette formation se tient grâce à l’appui technique et financier du Programme d’appui à la gestion des investissements publics et à la gouvernance (Pacipg) et du ministère de l’Économie et des Finances. Selon Alban Bienvenu Bessan, coordonnateur de l’Ugr, elle vient à point nommé à l’orée de la généralisation de la double commande et du basculement vers le nouveau Système d'information de gestion des finances publiques (Sigfp). En fait, l'exécution du budget 2020 se fait suivant l’approche programme qui se traduit par l'introduction des données d'exécution dans ce nouvel outil de gestion, simultanément avec la saisie sur l’ancien système : le Sigfip. Il est question de tester la robustesse du nouveau système avant son extension à l’ensemble des structures publiques dès janvier 2021. Pour ce faire, il paraît nécessaire de renforcer les compétences des acteurs, notamment sur la nouvelle organisation des unités budgétaires, les pratiques et les règles de gestion financière et comptable, indique Alban Bienvenu Bessan. Outils Sous la houlette du formateur Oscar Mètinhoué, les participants comprendront mieux les principales innovations introduites par la Lolf 2013 par rapport à la Lolf de 1986 et l’adaptation des principes budgétaires à la nouvelle gestion publique. Ils se familiariseront avec les outils tels que la budgétisation en Autorisation d’engagement et en Crédit de paiement (Ae/Cp), le Document de programmation pluriannuelle des dépenses (Dppd), le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (Dpbep), le Projet annuel de performances (Pap), le Rapport annuel de performances (Rap). A travers des cas pratiques, la formation les aidera à consolider leurs connaissances de l’expérience française de la Lolf et des institutions en charge de la mise en œuvre des réformes en France. Ils s’approprieront les enjeux et les pratiques des nouveaux outils de préparation, d’exécution et de contrôle budgétaire. Un guide méthodologique qui découlera de la formation devrait consolider ces acquis pour une mise en œuvre effective des réformes. La session ouverte hier est la première d’une série programmée au profit des acteurs de la gestion des Finances Publiques, indique Alphonse Akpamoli, coordonnateur du Pagipg. A l’en croire, un vaste programme de renforcement des capacités est concocté à l’intention des cadres de l'Ugr, des contrôleurs budgétaires au niveau des institutions, du personnel de la direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique, etc. Actualités 11 août 2020


Apprenants sans masque, enseignants masqués à Cotonou
Les établissements primaires publics et privés ont rouvert leurs portes, hier lundi 10 août, conformément à la décision du conseil des ministres. Les apprenants sont exemptés du port de masque, mais les enseignants y sont contraints au cours des cinq semaines de cours devant permettre de valider l’année scolaire 2019-2020. Les écoliers ont répondu présents à la reprise des activités pédagogiques dans les établissements. Démarrés hier lundi 10 août, les cours vont se poursuivre pendant cinq semaines, au bout desquelles les apprenants seront évalués afin de valider l’année scolaire. Pour cette reprise, induite par le réaménagement du calendrier scolaire, du fait de la pandémie du Covid-19, les apprenants ne sont pas obligés de porter de masques en classe. Il y a un léger assouplissement quant au port du cache-nez et au respect de la distanciation sociale qui sont facultatifs, d’après le ministre Salimane Karimou. Car, les enfants sont encore très jeunes et aujourd’hui, il y a une unanimité autour du fait que pour les enfants de la tranche d’âge de 0 à 11 ans, le port de masque est pratiquement inutile parce qu’ils sont moins contaminés et moins contaminants. Pour les enseignants, le lavage obligatoire des mains, le port de masque, l’utilisation du gel hydroalcoolique, la distanciation sociale d’un mètre… restent en vigueur. C’est l’ensemble des mesures prises par le ministère des Enseignements maternel et primaire, et qui ont été annoncées aux acteurs de l’école au cours d’une rencontre d’avant la reprise. Effectivement hier, l’exigence du port de masque par les apprenants n’est pas à l’ordre du jour au niveau des écoles de Cotonou. A l’école primaire publique de Fifadji, Johannes Dadjo a souligné que le port de masque n’étant pas exigé, les enseignants n’en font pas une obligation pour les enfants. Pour le directeur du groupe C de ce complexe scolaire, les apprenants ont le choix de porter leurs masques ou non. « Certains apprenants sont venus avec leurs masques ou non, d’autres n’en ont pas porté. Et comme ce n’est plus exigé, on n’est pas non plus exigeant envers eux», explique Johannes Dadjo, directeur du groupe C de l’école primaire publique de Fifadji relevant de la circonscription scolaire de Sikè Nord. Au niveau de l’Epp Zogbo aussi, les enseignants ont renoué avec l’encadrement des enfants. Selon Sidonie Binazon Aho, directrice du groupe D de l’Epp Zogbo, tous les écoliers sont venus au cours. Les enseignants sont également présents, informe-t-elle, avant de souligner que les dispositifs de lutte contre le coronavirus sont déployés au niveau de l’école et les enseignants y veillent depuis la matinée de la reprise des cours. « Le lavage des mains est bien suivi à l’entrée dans les classes et au retour des toilettes chaque fois qu’un enfant y va », indique-t-elle. Les écoliers des établissements privés ont également effectué la reprise. Selon le constat fait hier, tout se déroule bien au niveau de ces écoles, comme l’a signifié le directeur de l’école Cœur sacré de Jésus, où les écoliers ont porté leurs masques. Démarrage sous le signe de la satisfaction Satisfaits, les responsables d’écoles le sont, afin de valider l’année scolaire. « Nous avons démarré les activités pédagogiques avec les enfants, comme le conseil des ministres l’a décidé. Les apprenants ont composé parce qu’ils doivent faire une évaluation diagnostique, en français et en mathématiques », explique Johannes Dadjo. Il indique que les autorités ont donné des directives pour permettre de faire l’évaluation diagnostique. « Le ministère a envoyé un autre document intitulé « Savoir essentiel». Les directives sont là pour nous orienter et les documents «Savoir essentiel » nous disent ce que nous devons réellement faire avec les enfants. « C’est un document détaillé des directives», se réjouit le directeur Johannes Dadjo. Il n’y a donc pas d’inquiétudes, a-t-il martelé. « C’est parti pour cinq semaines, on travaille pendant quatre semaines, la dernière sera consacrée à l’évaluation », informe-t-il. Rappelons que les résultats scolaires seront connus le 11 septembre 2020, pour situer les enfants sur leur passage en classe supérieure. Education 11 août 2020


Disponibilité des lave-mains mais défaut de cache-nez par endroits à Natitingou
Les apprenants du Cours d’initiation (Ci) au Cours moyen première année (Cm1) ont effectivement repris les classes, hier lundi 10 août, à Natitingou, conformément aux instructions du gouvernement. La ronde de notre équipe dans quelques écoles publiques et privées a permis de faire ce constat. Selon Bruno Boni de l’Ecole primaire publique (Epp) Yokossi, « A 7 heures, les enfants étaient venus et nous avons commencé le nettoyage ; tous ne disposent pas de cache-nez, nous comptons sensibiliser les parents pour qu’ils puissent les doter de masques ». Pour lui, il y a quelques absents certes, mais comme c’est le début, il estime que ça ira avec le temps. Le conseiller pédagogique, nous informe-t-il, a fait le constat de la reprise et a marqué sa joie. « C’est une matinée très mouvementée, car nous sommes venus tôt et nous nous sommes lancés dans le nettoyage qui a pris assez de temps ; afin de respecter les consignes données par l’autorité. On se prépare pour faire le point de l’effectif des enfants présents et procéder ensuite à un conseil des maîtres pour faire la synthèse des présences », a déclaré Djamila Agbataou de l’Ecole primaire publique (Epp) Tchirimina B. Elle explique sa présence pour la disponibilité pour l’évaluation diagnostique. A en croire Zoumatou Miftaou de l’Epp Dassagaté, à 7h 30, les enfants ont fait leur rentrée et la cérémonie des couleurs a eu lieu. Il déplore l’indisponibilité de gel hydroalcoolique mais salue par contre la disponibilité de dispostifs de lavage de mains. De l’Epp Tchirimina à Yokossi en passant par Dassagaté, les cours ont effectivement repris hier matin. S’agissant des écoles privées, à Holy Family, une école privée bilingue, la rentrée a été effective, les mesures barrières sont respectées, car les enfants ont arboré leurs cache-nez et les dispositifs de lavage de mains sont disponibles à l’entrée de l’école, a rassuré Onuorah Tommary, directrice. Avant de rentrer en classe aussi, ils doivent se laver également les mains, rappelle-t-elle. Pour elle, c’est une grande joie de retrouver les apprenants après de longs mois de repos forcé. Même son de cloche de la part de Pauline Orou Tanko de l’école privée des Assemblées de Dieu qui déclare avoir pris les dispositions idoines pour accueillir les enfants par ces temps de Covid 19. Quant à Naffa Tchamou du cours privé Fraternité, la reprise est effective, toutes les dispositions sont également prises pour une bonne rentrée. Education 11 août 2020


Reprise effective dans le respect des gestes barrières à Parakou
Les écoliers du Ci au Cm1 ont repris depuis hier lundi 10 août, le chemin des classes sur toute l’étendue du territoire national. Comme leurs camarades des autres localités, ceux de Parakou se sont également conformés au programme établi, dans le respect strict des gestes barrières contre le covid-19. Dans les Ecoles primaires publiques de Tékparou, à Tchaourou, de Bakpérou, Abdoulaye Issa, Wansirou de Parakou, Zongo II et Banikanni, le constat était le même, hier lundi 10 août. Bien que timide, la reprise a été effective et les écoliers de Ci au Cm1 étaient en classe. C’est jusqu’au 11 septembre prochain que ces apprenants iront à l’école. Mais depuis hier, lundi 10 août, jusqu'au mercredi 12 août, ils seront d’abord soumis à une évaluation diagnostique, puis à une évaluation certificative. Dans la plupart des écoles visitées, c’est en trainant pratiquement les pas que les enfants ont rejoint leurs établissements. Pour certains, c’étaient les grandes retrouvailles entre amis dans la cour de récréation. Mais très rapidement, à l’appel de leurs enseignants, chacun d’eux regagnera la devanture de sa classe. En ordre et dans la discipline, ils passeront devant le dispositif de lavage des mains, avant de rentrer en salle. Au Complexe scolaire de Zongo II, c’est la directrice du Groupe A, Raïmatou Yado, qui a d’abord réuni son personnel enseignant et les écoliers. C’est pour un entretien sur le respect des règles barrières au Covid-19. A défaut d’un écolier, ils seront deux, mais disposés aux extrémités d’une même table, a expliqué la directrice. Elle a exhorté les parents à mettre des cache-nez à la disposition de leurs enfants. Au Groupe D de l’Epp Banikanni, la démarche était la même avec le directeur Abraham Azarria Sêwanou. Par rapport à l’évaluation diagnostique, ce dernier explique qu’il était nécessaire de l’organiser, puisque les enfants ont eu tout le temps d’oublier ce qu’ils ont eu à apprendre, après avoir passé des mois à la maison. « Cette évaluation diagnostique va nous permettre de relever les difficultés auxquelles les enfants seront confrontés et ensuite, nous allons procéder à des remédiations », a-t-il rappelé. De retour, après de longs congés dus à la pandémie du coronavirus, les écoliers ont surtout procédé, hier matin, au nettoyage de leurs salles de classe et de la cour de leur école. Education 11 août 2020


Interview avec le maire Gabriel Sèna Ganhoutodé: « On aura pas de litige domanial à Avrankou sous notre règne »
Gabriel Sèna Ganhoutodé, actuel maire d’Avrankou, entend en finir avec les litiges domaniaux dans sa commune. Cette question constitue l'une de ses priorités au cours de sa mandature. La Nation : Gabriel Sèna Ganhoutodé, votre élection à la tête de la commune d’Avrankou a été certainement le couronnement de plusieurs années d’efforts… Gabriel Sèna Ganhoutodé : (Sourire). Lorsque l’on ne précipite rien et l’on sait attendre, l’on atteint progressivement son objectif. J’ai été d’abord simple conseiller communal pendant sept ans pour la deuxième mandature de la décentralisation; ensuite premier adjoint au maire pour la troisième mandature puis maire actuel au titre de la quatrième mandature. Ma vision avec l’ensemble des membres du conseil communal, quatrième mandature, est de mettre Avrankou au rang des communes phares et respectées en matière de développement. C’est pourquoi, dès ma prise de fonction, j’ai dit que je place mon règne sous le signe du décollage d’Avrankou. C’est vrai, avec mon ancien patron, le feu maire Eugène Lonègnon, nous avons travaillé ensemble et nous avons atteint un certain degré de développement. Celui qui est à l’extérieur ne voit pas la performance de la commune d’Avrankou. Mais nous avons été de tout temps performants parce qu’aucune commune dans le département de l’Ouémé ne nous a arraché la première place durant la troisième mandature en matière de performance et de bonne gouvernance. Les derniers résultats des audits nous classent encore premier au niveau départemental. Mais au plan national, on a reculé. On est passé du 2e au 30e rang. Nous savons les raisons de cette chute et nous allons travailler pour conquérir notre ancienne place et faire même mieux. Nous devons soigner cette bonne image que l’ex-maire a laissée pour honorer sa mémoire. Aujourd’hui non seulement nous avons décollé mais nous allons travailler de sorte que Avrankou soit une commune respectée. Il y aura une sécurisation des biens fonciers dans la commune. On n’entendra plus sous le règne actuel les propos tels que «Quand tu achètes une parcelle à Avrankou il y a problème au plan domanial ». Le conseil communal que je dirige va travailler pour effacer cette triste renommée. A cet effet, nous allons signer un nouveau contrat avec les géomètres de sorte à mettre de l’ordre au plan domanial. Quelles sont vos autres priorités ? Au niveau de la population, nous serons à l’écoute. C’est d'ailleurs pourquoi nous avons choisi dès notre installation d’aller au contact de nos administrés. C’est ce qui nous a permis de faire la tournée communale de prise de contact que je viens de boucler. Je suis passé dans tous les arrondissements pour prendre le pouls des préoccupations de nos mandants. J’ai donné la parole à la population qui a exprimé ses attentes de façon libre. J’ai essayé d’apporter les solutions immédiates là où c’est possible. Nous sommes revenus du terrain et nous allons faire le point. Notre vision est de faire également de la reddition de comptes une réalité. De façon statutaire, nous devons faire la reddition de comptes deux fois dans l’année, premier semestre et second semestre. Mais nous voulons aller au-delà. A la fin de chaque session du conseil communal, désormais, nous allons appeler la population pour lui permettre d’être au parfum des décisions prises. Le fait d’afficher seuls les relevés ne va plus suffire. Nous allons travailler chaque fois pour mettre en application les décisions du conseil pour que les choses puissent vraiment bouger. Notre vision aussi, c’est d’avoir une administration efficace où il y a de l’ordre et la discipline. Tout agent de la mairie d’Avrankou doit mériter sa journée quand il vient au boulot. La ponctualité au service et l’assiduité au travail doivent être de mise. Nous sommes dans une collectivité territoriale locale. Beaucoup ne comprennent pas ce que c’est. Si on fait une représentation, la collectivité territoriale locale tient lieu de famille. Mais on ne peut pas être dans sa famille et être inquiet. La population ne peut pas venir à la mairie, sa collectivité territoriale locale, et être inquiète. Si tel est le cas il vaut mieux démissionner. Nous sommes en train de faire savoir à nos agents qu’ils travaillent dans une collectivité locale et qu’ils doivent réserver un accueil digne à la population. C’est pour cela que nous avons en projet d’arranger bientôt le ''service population'' avec nos partenaires dont l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb). Un écran sera installé et va faire défiler au fur et à mesure les services qu’offre la mairie et dans quelles conditions et ce à quoi il faut s’attendre. Cela, pour que désormais les choses ne se passent plus dans le clair-sombre. A vous entendre, vous nourrissez de grandes ambitions pour Avrankou. Quelles sont les potentialités dont dispose la commune pour vous permettre d'avoir de ressources propres pour l’atteinte de vos objectifs ? Avrankou regorge de grandes potentialités. Ce sera très bien si nous arrivons à mettre en valeur le peu. La première potentialité reste les ressources humaines. La politique est terminée. Il faut travailler maintenant avec toutes les forces vives de la commune. C’est pour cela que les premières actions étaient de recevoir les populations, notamment les sages, les Osc, les artisans et les conducteurs de taxi-motos pour qu’ils nous disent leurs attentes. Il nous faut des ressources propres pour relever tous ces défis. Nous avons des gisements naturels. Nous avons nos rivières, des carrières, des boutiques marchandes qui nous procurent des ressources propres. Mais il nous faut les mettre en valeur pour que cela donne davantage. Il faut faire en sorte que le recouvrement des créances et autres impôts locaux soit une réalité. Il nous faut pour cela encourager et motiver les chefs services qui travaillent dans ce domaine en les dotant tout au moins de moyens roulants pour qu’ils fassent le travail de façon convenable. Sinon on parle de potentiel touristique mais nous peinons à le valoriser. Ce qui n’est pas une bonne chose. Nous avons par exemple le « dur combat d’Atchoukpa », la rivière Zèkpon et autres, mais nous n’arrivons pas à les valoriser. Notre mandature veut faire bouger les lignes dans ce secteur. Un comité est en train d’être mis en place avec comme mission de travailler dans ce sens. Nous allons entrer également en négociation avec le ministère en charge du Tourisme pour qu’il nous aide à démarrer ne serait-ce le peu. Nous mettons les petits plats dans les grands pour que les choses puissent avancer. Nous comptons y arriver à l’issue de notre mandature. Quel est votre parcours professionnel pour conclure cette interview ? Je suis naturaliste de formation et professeur certifié des sciences de la vie et de la Terre (Svt). Je suis sorti de l’Université avec le diplôme de maitrise de l’enseignement. J’ai fait ensuite l’Ecole normale supérieure où je suis sorti avec le diplôme professionnel de Capes. Je suis depuis 1993 professeur certifié des Svt. Et c’est sans compter que j’ai été directeur du complexe scolaire protestant Gbéto de Cotonou pendant 10 ans. J’ai été également militant syndicaliste et secrétaire exécutif de Fédération syndicale affiliée à la Cgtb dirigée par l’ex-secrétaire général, Pascal Todjinou. Nous avons milité dans les associations. J’ai été coordonnateur national de lutte contre la corruption en milieu scolaire. J’ai fait cela pendant longtemps. En dehors de cette formation, je suis titulaire d’un master en endomologie médicale spécialité paludométrie. Je suis retourné à l’Université faire ce Master pour être davantage au parfum des choses. Avant d’être maire de la commune d’Avrankou pour cette mandature, j’étais dans l’exécutif passé en tant que premier adjoint au maire. J’ai exercé cela pendant cinq ans avant d’être élu conseiller communal lors des élections communales du 17 mai dernier. L’ensemble des élus communaux m’a fait confiance en m’élisant comme maire de la commune d’Avankou. C’est tous ces éléments capitalisés qui nous permettent d’avoir de l’avance sur un certain nombre de défis en attente aujourd’hui au niveau de notre conseil communal. Société 11 août 2020


Reprise des cours au niveau du primaire: Calavi entre enthousiasme et respect des mesures barrières
Après quatre mois de vacances imposées par le Covid-19, l’école primaire béninoise s’éveille de nouveau avec les apprenants du Cours d’initiation (Ci) au Cours moyen première année (Cm1). Tout se passe normalement à Abomey-Calavi, avec comme particularité pour cette reprise, la prise en compte des gestes barrières. Lundi 10 août. Il est 15 heures. Les apprenants retardataires de l’Ecole primaire publique de Zoca pressent les pas pour rallier l’établissement. Une fois le seuil de la cour franchi, ils se dirigent vers le dispositif de lavage des mains à l’eau et au savon. Ce rituel accompli, ils peuvent regagner leurs salles de classe. Pour ceux qui doutaient d’une reprise effective des cours, l’école primaire a bel et bien renoué avec les activités pédagogiques, dans le respect des mesures barrières. « Certains parents avaient des doutes par rapport à la reprise effective des cours. Ils n’ont pas daigné envoyer leurs enfants ce jour. C’est ce qui explique les quelques absences que nous avons enregistrées »,explique Marius Agnis, maître du Cm1. « Quand on observe une pause, certains écoliers se laissent trop aller à l’amusement. Nous essayons de calmer les enfants qui sont pressés d’aller regarder la télé à la maison », renchérit Kada Bakary, enseignant du Cp, au complexe scolaire, ‘’Le Péniel’’. Dans la cour de ces deux établissements comme dans les salles de classe, la discipline règne. Dispositifs de lavage des mains à l’eau et au savon installés de part et d’autre, les mesures d’hygiène, la propreté des lieux et la rigueur dans les salles de classe sont quelques signes visibles notés et qui attestent que la reprise des cours rime avec la prise en compte des consignes de lutte contre la pandémie. « Nos écoliers nous ont beaucoup manqué. L’école est la deuxième famille de l’enseignant. Je suis très ravi de revoir mes apprenants, parce qu’ils sont revenus en pleine forme », se réjouit Marius Agnis. Quant aux écoliers ils sont aussi enthousiastes d’avoir repris. «Je suis contente de revoir mes camarades de classe, parce que nous sommes trop restés à la maison », confie Rolande Edou, écolière en classe de Cm1 à l’Epp Zoca. « Je suis heureux de revoir tous mes amis en pleine santé », ajoute son camarade de classe, Malick Lansou. A l’école privée ‘’Le Péniel’’ d’Abomey-Calavi, apprenants et enseignants ont bien repris les cours mais avec quelques pincements au cœur. « Autrefois, la reprise des cours était marquée par les embrassades. Mais aujourd’hui, nous sommes tenus de respecter les gestes barrières», se désole-t-il. Vigilance La vigilance reste de mise dans les écoles. On évite les attroupements. « Nous faisons sortir les classes à tour de rôle pour la recréation », explique Kada Bakary, maître du Cours préparatoire (Cp). Dans les deux établissements, les enseignants ne veulent pas perdre de temps. Cette première journée est consacrée aux évaluations diagnostiques. A 15 heures 30, la quasi-totalité des élèves du Cm1 de l’Epp Zoca étaient en classe pour composer pour le compte de la deuxième épreuve de la journée. « Nous les avons soumis à une épreuve le matin. Ils composent actuellement dans d’autres matières. Nous ferons une correction collective après. Ces évaluations sont indispensables pour apprécier le niveau des apprenants », indique-t-il. Le schéma reste le même pour les trois premiers jours de la semaine afin d’apprécier le niveau réel des élèves après le long repos imposé par le Covid-19. « Ce mardi, les enfants seront soumis aux épreuves de mathématiques et de dictée. Demain mercredi, nous ferons également la correction collective des épreuves de la veille. Ensuite, nous allons remplir les fiches et faire le rapport de la reprise et l’envoyer à qui de droit », détaille-t-il. La règle ne varie pas dans le privé. « Nous remettons le compteur à zéro. Nous faisons le tour des différentes matières afin de donner le maximum de notions aux apprenants et les aguerrir pour l’année scolaire prochaine», renchérit l’enseignant du privé. Tout ceci se fait conformément à l’agenda du ministère des Enseignements maternel et primaire. « A la suite de ces différentes étapes, nous allons prévoir, selon le programme du ministère, les activités de remédiation afin de corriger les insuffisances notées au niveau des apprenants», dévoile Marius Agnis. Les activités de remédiation n’excluent aucun champ de formation. « Ces activités intègrent toutes les disciplines à savoir français, mathématiques, lecture, expression écrite… ». Aucun incident n’est à relever au cours de cette première journée de reprise des classes au niveau du primaire. Les enseignants doivent rester tout de même vigilants en ce qui concerne le port de masques par les apprenants. « Certains élèves tentent d’enlever leurs masques afin de mieux respirer. Nous veillons à ce qu’ils ne s’en débarrassent pas », souligne-t-il. Seul hic noté au niveau de ces établissements, la distanciation sociale qui peine à être observée, en raison des effectifs dans les salles de classe. Cette reprise dure environ quatre semaines. Toutefois, les longues vacances imposées par le Covid-19 ont faussé les calculs au niveau des établissements privés qui peinent à recouvrer les frais de scolarité. La note que prépare Salimatou Doumbouya, secrétaire à l’école ‘’Le Péniel’’, à envoyer aux parents d’élèves, aidera peut-être cet établissement à recouvrer ses créances. Education 11 août 2020


Sylvain Gnancodji-Bossouvi à propos du tour du Bénin à la marche: « Je tenais à révéler les potentialités de ce pays de paix »
L’amour de la patrie a conduit l’athlète Sylvain Gnancodji-Bossouvi (1,70 m, 65 Kg) à réaliser en 43 jours, le tour du Bénin à la marche dans le cadre de la célébration des 60 ans de l’accession du pays à la souveraineté internationale. Marié et père de deux enfants, ce jardinier et éleveur tenait à révéler le Bénin qui reste l’un des rares pays africains à n’avoir pas connu de guerre civile ces soixante dernières années. La Nation : Qu’est-ce qui vous a motivé à vous engager dans cette aventure ? Sylvain Gnancodji-Bossouvi: C’est la fierté d’être Béninois qui m’a poussé à entreprendre ce tour du Bénin à la marche. Etant dans ma 32e année, j’ai constaté que mon pays, le Bénin fait partie des nations n’ayant jamais connu de guerre civile depuis leur indépendance. Contrairement à d’autres nations qui, en 60 ans, ont fait plusieurs fois la guerre, le Bénin est un havre de paix qu’il fallait révéler à la face du monde. Pour marquer les 60 ans, j’ai voulu également témoigner ma reconnaissance à tous ceux qui ont contribué à cette paix chez nous. Il s’agit pour moi d’honorer tous ceux qui se battent pour le développement de ce pays de paix. Comment avez-vous vécu cette randonnée pédestre ? Le périple a démarré le 14 juin où j’ai mis le cap sur Porto-Novo. Après la ville capitale, j’ai suivi l’itinéraire Missérété-Sakété-Pobè-Kétou-Covè, Dassa-Savè-Tchaourou-Parakou-N’Dali-Nikki. De Nikki, j’ai fait la descente sur Béroué pour atteindre Bembèrèkè-Gogounou-Kandi-Banikoara. J’ai ensuite traversé le fleuve Alibori pour rejoindre Kérou-Kouandé-Natitingou-Toukoutouna-Tanguéta-Cobly-Boukombé. Une fois dans l’Atacora, j’ai contourné la montagne pour me retrouver à Birni puis à Penoussounou dans la commune de Bassila, dans le département de la Donga. Une fois sur l’axe de retour, j’ai parcouru dans le département des Collines, Bassila-Bantè-Savalou-Tchèti-Agouna pour me retrouver à Djidja dans le Zou. J’ai ensuite fait Abomey-Bohicon pour rejoindre le Mono et le Couffo puis rejoindre Cotonou par Ouidah. En combien de jours avez- vous fait ce parcours ? J’ai parcouru 67 communes en 43 jours. J’ai surtout eu la chance de passer dans les douze départements du pays suivant l’itinéraire tracé. J’ai eu seulement cinq jours de repos pendant la randonnée. Qu’est-ce qui vous a marqué lors de cette aventure ? Personnellement, j’ai été touché par les potentialités culturelles, écologiques et touristiques du pays. Notre pays regorge de beaucoup de richesses sur toute l’étendue du territoire national. Avez-vous fait ce tour en solitaire ou avez-vous eu des accompagnateurs durant le trajet ? J’ai eu deux amis qui m’ont accompagné en cours de route. Le premier m’a suivi sur 55 km de Dassa à Savè et le second est resté à mes côtés pendant trois jours et nous avons fait Bantè-Tchèti-Djidja-Abomey ensemble. Ce sont deux amis qui m’ont beaucoup réconforté et que je remercie au passage. Comment avez-vous procédé pour tracer cet itinéraire ? J’ai utilisé la carte du Bénin et le système Gps qui me permettait de me retrouver dans certaines zones. De quoi était faite chaque journée de cette randonnée ? Chaque journée est faite de trois étapes. D’abord, je me réveille tôt, ensuite je prépare le matériel sportif et enfin je pense à mon breuvage lors de la journée. J’ai de l’eau, du miel, de la datte et du pain dans mon sac. Je m’approvisionnais en eau tout au long du chemin. Quelle distance parcouriez-vous quotidiennement ? La plus petite distance parcourue en une journée est de 28 Km entre Comè et Ouidah et la plus grande distance est de 85 km. C’est l’itinéraire Guemaro-Kouandé-Natitingou. Quelle a été votre plus grande difficulté lors de ce long voyage à pied ? J’ai été quelquefois perturbé par les intempéries, notamment la chaleur et la pluie. J’ai manqué d’eau pendant plusieurs heures, car il n’y avait pas de points d’eau dans certains villages. Beaucoup me prenaient pour un fou et se moquaient également de moi sur le trajet mais je prenais tout ceci comme source de motivation. Quelle a été la partition de la Fédération béninoise de sport d’entretien ? Je tiens d’abord à remercier le gouvernement qui a contribué à la mise en place de cette jeune fédération en décembre dernier. Car, les ligues départementales de cette institution sportive m’ont été d’une grande utilité durant ce tour à la marche. Elles se sont occupées de ma restauration et de mon hébergement durant mon voyage. Les responsables de ces ligues avaient mon calendrier et m’accueillaient à mon arrivée dans chaque région. Avant mon entrée dans chaque ville, j’étais attendu par ces derniers qui mettaient tout à ma disposition. Qu’avez-vous gagné au terme de la marche ? Je tiens à rappeler que quand on est patriote, on n’attend pas grand-chose de son pays en termes de retombées financières. Je suis heureux d’avoir été le premier Béninois à faire le tour de mon pays à la marche et ceci restera gravé dans les archives. Toutefois, c’est le lieu pour moi de remercier cette fédération dirigée par le président Imorou Soufiyanou, de m’avoir offert une moto lors d’une cérémonie organisée en mon honneur au stade Général Mathieu Kérékou de Cotonou. Comment avez-vous vécu ces 43 jours loin de votre famille ? Je tiens à saluer le sens de compréhension de mon épouse. Elle m’a toujours soutenu en pareille circonstance. Je suis resté en contact avec elle durant mon parcours et elle m’encourageait chaque fois que je l’appelais. Quel est votre mot de la fin ? J’invite la jeunesse à valoriser notre drapeau national, car nous n’avons qu’une seule nation. Nous devons travailler à construire cette nation. Je remercie le gouvernement de m’avoir autorisé à faire cette expérience, surtout en cette période de pandémie du coronavirus. Sports 11 août 2020


Viol et complicité: Clément Fongnikin et Thibaut Makponfa condamnés ; Omer Aïdohouedo acquitté
Accusés de viol et complicité de viol, trois hommes ont comparu, mercredi 5 août dernier, devant le Tribunal de première instance de deuxième classe d’Abomey-Calavi, statuant en matière criminelle. Au terme du procès, les nommés Clément Fongnikin et Thibaut Makponfa ont été reconnus coupables de viol et ont pris 10 ans de réclusion criminelle. Poursuivi pour complicité de viol, le nommé Omer Aïdohouedo sera finalement acquitté alors qu’il aura déjà passé plus de 3 ans en prison. Le quinzième dossier au rôle de la session criminelle du Tribunal d’Abomey-Calavi a porté sur une affaire de viol et de complicité de viol qui a fait comparaître les nommés Clément Fongnikin, Thibaut Makponfa et Omer Aïdohouedo. Les deux premiers ont pris 10 ans de prison et le dernier a été innocenté. Pour leur défense, les accusés font savoir qu’ils sont adeptes de Oro et que c’était à l’occasion d’une sortie du fétiche. Comme on le sait, les femmes sont interdites de croiser ce fétiche. La bande avait donc pour rôle de baliser le chemin et au besoin, d’éviter aux femmes cette rencontre qui peut se révéler douloureuse et dangereuse pour elles. Mais finalement, c’est la bande qui s’est avérée dangereuse et nuisible pour la jeune M. H., élève âgée de 22 ans qui a été violée, vers six heures du matin alors qu’elle se rendait au cours. Les enquêtes ont permis d’interpeller des membres de la bande, notamment les sieurs Clément Fongnikin, Thibaut Makponfa et Omer Aïdohouedo. Une enquête a été ouverte et le juge du deuxième cabinet a, à l’issue de l’instruction, ordonné la mise en accusation devant le tribunal de première instance de deuxième classe d’Abomey-Calavi statuant en matière criminelle des nommés Clément Fongnikin et Thibaut Makponfa pour les faits de viol, et de Omer Aïdohouedo pour complicité de viol. A la barre, les deux accusés de viol n’ont pas nié les faits. Clément Fongnikin et Thibaut Makponfa disent n’avoir rien prémédité et avoir commis les faits sous l’influence de l’alcool. Face au tribunal, Omer Aïdohouedo assure n’être pas resté sur les lieux pendant que les autres violaient la fille. Il dit ne pas se reconnaître dans les faits de complicité de viol. Mais au dire de la victime, Omer était bien là. « Il a dit aux autres que ce qu’ils sont en train de faire n’est pas bon… Les autres lui ont dit que s’il n’était pas d’accord, il pouvait partir… Je reconnais que Omer ne m’a pas touchée…», a déclaré la victime. Elle dit avoir surmonté ce traumatisme avec l’aide de son mari et de ses parents même si elle a dû abandonner les cours sur recommandation de son homme. Mais la victime dit ne pas vouloir se constituer partie civile au procès.Tout en respectant ce choix de la victime, l’avocate commise pour les intérêts civils a suggéré au tribunal d’infliger une peine exemplaire aux coupables. Pour elle, les faits sont commis avec des circonstances aggravantes, notamment par une association de délinquants qui sont aussi coupables de coups et blessures. « Vous avez en face de vous des délinquants, de caractère violent, insensibles à la douleur des autres… Ils ont posé des actes d’une froideur déconcertante et d’une atrocité inimaginable… Ils étaient assis et ils prenaient de l’alcool quand ils ont aperçu leur proie, contrairement à ce qu’ils disent sur une quelconque sortie de fétiche… Le fétiche Oro ne prône pas la violence, il prône la paix et la sécurité. Et ce fétiche vénère la femme. Les agresseurs ont simplement abusé de la fille malgré ses supplications. Les éléments au dossier sont clairs.», va laisser entendre l’avocate des intérêts civils. Clémence ! Prenant ses réquisitions, le ministère public a relevé que les faits de viol sont constants et les personnes mises en accusation ont reconnu les avoir commis. Pour le représentant des intérêts de la société, les faits sont assez odieux et les circonstances évoquées par les agresseurs (consommation d’alcool, sortie de fétiche) n’enlèvent rien à la gravité des actes. C’est pourquoi il a invité le tribunal à reconnaître les nommés Clément Fongnikin et Thibaut Makponfa coupables des faits de viol et à les condamner à 30 ans de réclusion criminelle. Quant au nommé Omer Aïdohouedo, le ministère public dénote qu’il n’est pas resté constant dans ses déclarations et même si la fille abusée reconnait qu’il ne l’a pas touchée, il est évident que le nommé Omer Aïdohouedo n’a pas porté assistance à la victime en danger. Le ministère public a alors suggéré au tribunal de requalifier les faits de complicité de viol en non-assistance à personne en danger et de condamner le nommé Omer Aïdohouedo à deux mois de prison. Sans chercher à rejeter les faits, le conseil du nommé Thibaut Makponfa, accusé de viol, a plaidé pour que le tribunal tienne compte des remords sincères et de la collaboration de son client à toutes les étapes de la procédure. « La victime a dit avoir pardonné, avoir oublié le passé. Quoique les faits soient graves, vous constaterez que l’ordre public est apaisé. Et si l’ordre public s’est calmé, vous trouverez le moyen d’être clément », a déclaré le conseil de l’accusé avant d’entonner un chant de miséricorde. Le conseil de Clément Fongnikin, accusé de viol, ira dans le même sens que son collègue. Il indique que les examens faits sur son client, montrent qu’il était particulièrement un accroc de l'alcool. C’est pourquoi il a plaidé pour que le tribunal tienne compte aussi des circonstances. Relevant et saluant la clémence de la victime, il a invité le tribunal à faire autant. Quant au conseil du nommé Omer Aïdohouedo, accusé de complicité de viol, il rappelle qu’est complice la personne qui par influence, par ordre, par assistance ou par aide, a contribué à la commission des faits. Il fait savoir que dans le cas d’espèce, il n’y a pas d’actes probants concluant à une complicité de viol. S’agissant de la requalification des faits par le ministère public en non-assistance à personne en danger, le conseil du nommé Omer Aïdohouedo rappelle que la victime elle-même a soutenu que son client a intercédé pour elle en demandant aux agresseurs d’arrêter ce qu’ils font. Il précise que sur les faits de non-assistance à personne en danger, la loi stipule que c’est quand l’on refuse de porter assistance alors qu’il n’y a pas de risque pour soi-même. « Mon client a fait ce qu’il pouvait, il pouvait faire davantage mais il risquait aussi sa vie», va ajouter le conseil de Omer Aïdohouedo avant de demander au tribunal de reconnaitre que l’infraction de non-assistance n’est pas non plus établie et de relaxer purement et simplement son client. Dans son verdict, le tribunal est allé dans le sens de la défense, faisant preuve de clémence. Après en avoir délibéré, le tribunal a reconnu les nommés Clément Fongnikin et Thibaut Makponfa coupables de viol. Ils ont pris chacun 10 ans de réclusion criminelle. Quant à Omer Aïdohouedo, il a été purement et simplement acquitté. Il recouvre sa liberté après trois ans en prison? Les faits Courant janvier 2017, notamment le mardi 10 janvier, aux environs de 6 heures, alors qu’elle rentrait chez elle afin de s’apprêter pour les cours de sept heures, la nommée M. H., élève en âge de 22 ans, a été agressée par un groupe de sept jeunes parmi lesquels figurent les nommés Clément Fongnikin, Thibaut Makponfa et Omer Aïdohouedo. Ceux-ci ont administré des gifles à la fille, couvert son visage avec une étoffe, bâillonné sa bouche avec leurs mains et l’ont menacée de mort au cas où elle ne garderait pas le silence. Ensuite, les agresseurs ont déshabillé la fille de force, l’ont projetée par terre et ont entretenu à tour de rôle des rapports sexuels avec elle. A la fin, ils lui ont arraché son téléphone portable de marque Infinix et son porte-monnaie contenant une somme de 35 000 F Cfa, avant de la laisser rentrer chez elle. Une fois rentrée, elle informa aussitôt sa colocataire des faits et porta plainte contre ses agresseurs. De la bande, seuls les nommés Clément Fongnikin, Thibaut Makponfa et Omer Aïdohouedo ont pu être appréhendés, interpellés et inculpés de viol. Le juge du deuxième cabinet a, à l’issue de l’instruction, ordonné la mise en accusation devant le tribunal de première instance de deuxième classe d’Abomey-Calavi statuant en matière criminelle des nommés Clément Fongnikin et Thibaut Makponfa pour les faits de viol, et de Omer Aïdohouedo pour complicité de viol. Composition du Tribunal Président : Essowé Battamoussi Assesseurs : Guy Honga, Médard Gandonou, Serge Hounnouvi, Blanche Adonon Ministère public : Aubert Kodjo Greffier : Viviane Houssou Société 10 août 2020


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