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Nouvelles

Culture: Le Vodoun en triomphe à Bruxelles
Conçu depuis 2013 et mis en œuvre pour la première édition en 2016, le Festival des Arts Vodoun (Fav) est un projet culturel dirigé par le Béninois Kinoss Dossou. Grâce à lui, le Vodoun, un patrimoine culturel et cultuel béninois se positionne aujourd'hui dans le monde occidental comme un véritable attrait touristique. Pour cette 3e édition prévue pour se tenir à See-U (un site créatif de 25.000m²), un programme spécial tiendra les participants venus de plusieurs horizons en haleine. Au menu des manifestons, le public se réjouira autour de l'afro gastronomie et street food, DJ mix Vodoun, les danses, chants et percussions inspirés des traditions africaines, des expositions d'œuvre d'art africain et bien d'autres performances artistiques. La 3e édition du Festival des Arts Vodoun réunira le Togo, Cuba, Haïti, le Sénégal, le Brésil, les Antilles, la Côte d'Ivoire, la Mauritanie, le Cameroun, le Bénin, la Russie, pendant deux jours de festivités culturelles et d'intégration identitaire. Il se veut un instrument de changement de paradigmes et d’approches sur les multiples facettes de la civilisation orale africaine et de la culture Vodoun d’Afrique de l’Ouest. Kinoss Dossou se met ainsi au rythme du Programme d'Action du Gouvernement de Patrice Talon qui a placé la promotion de la culture et du tourisme au cœur de sa gouvernance. Il est à noter que la première édition dudit festival qui a eu lieu en 2016 avait connu le soutien du gouvernement béninois. Rassurant dans un contexte de crise sanitaire, le comité d'organisation rassure de ce que toutes les précautions barrières sont prises contre le Covid-19 en vue de la tenue de l’édition 2020. Culture 10 août 2020


Fédération béninoise de Rugby: La course au renouvellement du comité exécutif enclenchée
Le mandat du comité exécutif de la Fédération béninoise de Rugby (Fébérugby) dirigé par Faustin Dahito arrive à expiration le 17 septembre prochain. En prélude à l’assemblée générale élective prévue pour le mercredi 16 septembre prochain au stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou, Roger Allagbé, secrétaire général de la Fébérugby, en respect des dispositions statutaires et réglementaires (Art. 28 des statuts et Art. 11 du Règlement intérieur), a enclenché le processus de renouvellement du comité exécutif depuis le lundi 3 août dernier. Selon un communiqué ont il est signataire, les personnes désireuses de postuler ont jusqu’au 1er septembre, prochain, pour déposer leurs candidatures au siège du Cnos-Ben ou auprès du secrétaire général de la Fébérugby (pour ceux qui sont hors de Cotonou). Signalons que le comité exécutif de la Fédération béninoise de Rugby est composé de 11 membres à savoir un président, un vice-président, un secrétaire général, un secrétaire général adjoint, un trésorier général, un trésorier général adjoint, un responsable à l’organisation, deux responsables adjoints à l’organisation, un arbitre et une femme. Sports 10 août 2020


Revue du secteur agricole gestion 2019: Apprécier le niveau de mise en œuvre des réformes
Bonaventure Kouakanou, directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, a procédé, jeudi 6 août à Cotonou, au lancement de la revue du secteur agricole 2019. Pendant deux jours, les participants vont apprécier le rapport de performance du secteur au titre de l’année 2019. Apprécier les performances du secteur agricole au titre de l’année 2019 et passer en revue les questions d’ordre stratégique. C’est l’objectif de la revue du secteur agricole qui rassemble, dès jeudi 6 août, les cadres du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, la Plateforme nationale des Organisations paysannes et de producteurs agricoles du Bénin (Pnoppa-Bénin), les Organisations de la Société civile et les partenaires techniques et financiers à Cotonou. A cette occasion, Arouna Lawani, président de la Pnoppa-Bénin, s’est réjoui de la tenue de cet atelier qui permettra de passer au peigne fin les performances du secteur. Il a félicité tous les acteurs ayant contribué à l'amélioration des indicateurs. « Les avancées enregistrées en 2020 témoignent des efforts du gouvernement », a-t-il déclaré. A l’en croire, l'interdiction de la transhumance, la transmission à l’Assemblée nationale pour examen et vote du projet de loi portant conditions de création, mission, organisation et fonctionnement des organisations interprofessionnelles agricoles en République du Bénin, la création du fonds d'appui à la transhumance sont entre autres actions ayant favorisé les résultats enregistrés dans le secteur. Adjéoda Amoussou, président de la Chambre nationale d'agriculture, salue les efforts des agriculteurs et des partenaires et se dit heureux de la volonté du gouvernement de révolutionner le secteur. Pour lui, la campagne dernière a connu un engagement fort des producteurs. « Nous sommes au carrefour de l'espoir car le Bénin est le premier producteur de coton en Afrique», a-t-il confié. Véronique Janssen, représentante de l'Union européenne et chef de file des Partenaires techniques et financiers du secteur agricole, a salué l’efficacité avec laquelle le rapport de performance du secteur agricole 2019 a été élaboré en dépit de la crise sanitaire qui a paralysé le pays depuis mars 2020. « Ceci témoigne de la capacité d'adaptation ou de résilience de votre ministère en ces jours de grands changements », a-t-elle confié. Selon elle, l’année 2019 a été marquée par une contribution à la croissance économique nationale de 1,47 %, une contribution d’environ 28 % au Pib 2019, un accroissement de la production vivrière et des cultures d’exploration telles que l’anacarde, le coton, le soja et le karité et la réduction sensible du taux de prévalence de la malnutrition chronique des enfants de moins de 5 ans. A cet effet, elle rassure le gouvernement du soutien des Ptf pour mettre en place une agriculture adaptée au changement climatique et pour renforcer la résilience des exploitations agricoles. Bonaventure Kouakanou, directeur de cabinet, représentant le Maep, rappelle le bien-fondé de cette rencontre qui revêt une importance capitale au regard des défis que l’agriculture béninoise se doit de relever pour sa meilleure contribution à la sécurité alimentaire et nutritionnelle, à la croissance économique et à la réduction de la pauvreté. « Au-delà d'une tradition, la revue s'impose pour apprécier les niveaux de mise en œuvre des réformes dans le secteur et passer en revue les questions d’ordre stratégique », a-t-il expliqué. Société 10 août 2020


Conditionnement d’eau de table: Les producteurs dans la dynamique d’assainissement du secteur
A l’initiative du ministère de l’Industrie et du Commerce, les producteurs d’eau conditionnée ont été sensibilisés à la réglementation en vigueur au Bénin. Et pour préserver la santé des populations en cette période de pandémie à coronavirus, un assainissement du secteur s’impose. La production d’eau conditionnée en cette période de pandémie nécessite le respect des normes sanitaires. En cela, les autorités béninoises, depuis quelques jours, organisent des séances de sensibilisation des acteurs spécialisés dans la production d’eau de table. Cette initiative saluée par ces derniers ne manque pas d’intérêt aux yeux de certains. « La séance de sensibilisation organisée par le ministère de l’Industrie et du Commerce est une bonne initiative. Elle a un bon écho. Il nous revient de prendre le taureau par les cornes et de montrer notre sérieux pour assainir le milieu », a indiqué Coffi Zossoungbo, un des acteurs membres de l’Union nationale des producteurs d’eau conditionnée. Il estime que leur union et le ministère optent pour un même combat. Et dans ce contexte de pandémie, il y a lieu de revoir les choses. « Notre sérieux et notre rigueur peuvent aider à assainir notre milieu », pense-t-il. En plus de la séance à leur intention, Coffi Zossoungbo souhaite que l’État vienne à leur secours. Notamment en ce qui concerne l’accès aux sachets biodégradables et aux prêts bancaires pour asseoir une véritable entreprise. Ce faisant, les producteurs peuvent parvenir à quitter l’informel et payer leurs impôts et autres taxes. « Si l’État peut nous appuyer à faire des prêts pour assainir notre milieu, nous sommes prêts à payer les impôts et les taxes pour nous conformer à la loi », a indiqué le producteur Coffi Zossoungbo. À l’endroit de ses collègues, il suggère l’uniformisation des prix et le respect des textes en vigueur. L’essentiel, selon lui, est de bien aménager les centres de production pour éviter des problèmes de santé aux consommateurs. Toutefois, ces derniers ne doivent pas craindre pour leur santé en cette période de pandémie du coronavirus, d’après lui. Car, il y a des dispositions prises à cet effet, même si dans le lot, certains font fi des obligations sanitaires. Pour améliorer la production et assainir le secteur, pense pour sa part Edgard Boko, les acteurs doivent accepter de se faire enregistrer pour être connus des autorités. « Je demande à tous les producteurs d’eau conditionnée de se faire enregistrer selon la réglementation pour être connus de nos autorités. Parce que c’est de l’eau que nous servons à la population », lance-t-il. L’Etat sollicité Edgard Boko salue la démarche du ministère de l’Industrie et du Commerce et de ses structures en cette période de crise sanitaire. Il a aussi rassuré que le consommateur ne doit pas s’inquiéter, car un effort considérable est fait au niveau de certaines unités de production, pour le respect scrupuleux des mesures. « C’est la machine qui conditionne tout. Celui qui est sur la machine porte des gants ; il y a des lave-pieds et des lave-mains. Le producteur fait tout ça avant d’entrer dans la salle de production pour faire face à la machine », explique-t-il. Selon lui, il est aussi organisé des visites médicales pour voir si les producteurs ne souffrent pas de maladies telles que l’hépatite. Malgré toutes les précautions à prendre pour assurer une qualité de service à la population, il fait remarquer que des brebis galeuses ne manquent pas dans ce milieu où diverses qualités d’eau foisonnent sur le marché. L’intervention de l’État est la seule solution pour mettre un terme à la tricherie au mépris de la santé des consommateurs. Société 10 août 2020


Election présidentielle de 2021: Moele-Bénin désigne Patrice Talon comme son candidat
La poursuite des actions de développement en cours au Bénin depuis plus de quatre ans. C’est l’option faite par les militants du parti Mouvement des élites engagées pour l’émancipation du Bénin (Moele-Bénin). Dimanche 9 août à Cotonou, au terme de son deuxième conseil national, le parti a opté pour le président Patrice Talon qu’il a désigné comme son candidat pour l’élection présidentielle de 2021. Jacques Ayadji, président du parti Mouvement des élites engagées pour l’émancipation du Bénin (Moele-Bénin) candidat à l’élection présidentielle de 2021. Cette option ne semble pas bénéfique. En tout cas, elle n’a pas trouvé grâce aux yeux des délégués du parti, participant au deuxième conseil national organisé dimanche 9 août à Cotonou sous le thème « Le Bénin 60 ans après son indépendance: défis et perspectives ». Sa candidature n’a recueilli que 20 % des suffrages des votants. Les 80 % restants sont allés en direction de la désignation du chef de l’Etat comme le meilleur candidat, et donc à même de bénéficier du soutien du Moele-Bénin. Cette décision de la deuxième plus grande instance de cette formation politique trouve sa justification, au dire de Babatoundé Biyao, porte-parole du parti, dans les actions de développement engagées par l’actuel locataire de la Marina. A l’occasion, les délégués venus des 12 départements et des 77 communes du Bénin ont mené de riches réflexions et surtout scruté l’horizon politique, à huit mois de la prochaine élection présidentielle. Le Moele-Bénin note au regard du parcours du pays depuis son accession à la souveraineté internationale, « une rupture progressive, ces quatre dernières années, d’avec beaucoup de maux qui freinent le décollage économique». Le parti, au terme de ses échanges, constate avec « fierté et satisfaction que le folklore, longtemps entretenu au sommet de l’Etat, a cédé la place à l’efficacité et au travail bien fait » avec Patrice Talon. « Il est loisible à chacun de voir à tous les points du territoire, les nombreuses réalisations », souligne Babatoundé Biyao dans sa déclaration. Malgré la floraison des chantiers, les éléphants blancs auxquels nous avons été habitués pendant des années, restent aujourd’hui de lointains souvenirs, salue-t-il ensuite.   Un choix justifié « Sans tambour ni trompette, tout le pays est mis en chantier. De partout, des travaux titanesques sont réalisés. Ces prouesses et avancées quoique perfectibles sont à l’actif du président Patrice Talon ». Ce dernier, en un laps de temps, s’est révélé à la face du monde comme un homme de vision, ambitieux pour son pays, précise le parti de Jacques Ayadji. En moins de cinq ans, des milliers de kilomètres de routes ont été bitumés et beaucoup d’autres en cours d’aménagement et de bitumage, des centaines de kilomètres de rues dans les villes ont été asphaltés et d’autres en cours, des dizaines de marchés modernes sont en cours de construction, le climat des affaires a été nettement amélioré, l’autorité de l’Etat a été restaurée… Des raisons pour justifier le choix du parti, il y en avait beaucoup. En moins de cinq ans, les concours frauduleux n’ont plus droit de cité, la dématérialisation et la numérisation des services publics sont effectives, l’alimentation en eau potable de plusieurs villes et villages s’est nettement améliorée, la disponibilité en énergie électrique aussi, et les travaux de construction de stations de traitement de boue sont en cours à Parakou, Abomey-Calavi et Sèmè-podji. « Ces nombreuses réalisations, dont la liste n’est pas exhaustive, sont non seulement le fruit de réformes ardues mais aussi de l’engagement et de la détermination du chef de l’Etat à inscrire le nom de son pays sur la liste des nations prospères », indique la déclaration lue par le porte-parole du parti. Autant de choses qui finalement fondent les délégués à ces assises à surseoir à la candidature du chef de parti, au profit de celle du président Patrice Talon. D’ailleurs, avec lui, Moele-Bénin voit tout tracés les sillons d’un autre Bénin et invite déjà la population à se rallier à la cause du développement en soutenant son choix. Un choix qui, dans les semaines à venir, sera partagée avec la population en général à travers des descentes sur le terrain que projettent les responsables du parti, a assuré la vice-présidente, mettant un terme aux travaux. Actualités 10 août 2020


Election présidentielle de 2021: Aurélie Adam Zoumarou investie d’une mission par les jeunes de la 7e circonscription
Encore quelques mois, et ce sera la fin du mandat du président de la République, Patrice Talon, élu en 2016 à la tête du Bénin. Dans la perspective de l’échéance de 2021, les jeunes de la 7e circonscription électorale réclament déjà sa candidature. C’est à travers une déclaration qu’ils ont lue, samedi 8 août dernier à Nikki. Ils comptent sur leur aînée et princesse, puis membre du gouvernement, Aurélie Adam Soulé Zoumarou à qui, ils l’ont confiée, pour la lui transmettre. Les jeunes de la 7e circonscription électorale du Bénin regroupant les communes de Kalalé, Bembèrèkè, Sinendé et Nikki ne veulent pas du départ du chef de l’Etat, Patrice Talon, à la fin de son mandat. Ils souhaitent la poursuite des réformes que l’homme a entreprises dans plusieurs secteurs, sur encore cinq autres années. Pour ce faire, ils l’ont exhorté, samedi 8 août dernier à Nikki,à être candidat à la présidentielle de 2021. C’est à travers une déclaration que la ministre en charge de l’Economie numérique, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, a été investie de la mission de lui transmettre. Dans leur déclaration, ces jeunes ne cachent pas leurs inquiétudes. « La peur qui nous anime est de voir toute cette perspective de développement s’effondrer sous nos yeux par vengeance politique ou méchanceté humaine», y lit-on, dès que Patrice Talon aura terminé son mandat en cours. Pour la poursuite de l’œuvre de développement qu’il a commencée, la jeunesse de la 7e circonscription électorale promet de lui donner un second mandat. C’est le chef de l’arrondissement central de Nikki, Bah Séro Kessè Moussa, qui a reçu au nom de la ministre, leur déclaration. Plusieurs têtes couronnées, notables et sages de la cité impériale ont assisté à la cérémonie. Actualités 10 août 2020


Tour cycliste et touristique « Cap sur Savalou »: Le top donné le week-end dernier
Organisé par l’Association pour le développement de la Commune de Savalou, le tour cycliste et touristique « Cap sur Savalou » a été lancé, samedi 8 août, au stade de l’Amitié Mathieu Kérékou de Cotonou. L’objectif de cette randonnée est de faire découvrir la route de l’esclavage et la culture Soha en vue d’un tourisme durable. Le tour cycliste et touristique « Cap sur Savalou » a été lancé samedi 8 août au stade de l’Amitié Mathieu Kérékou de Cotonou. Pendant quatre jours, Dieudonné Frank Adégnandjou va parcourir la Route de l’esclavage pour découvrir la culture Soha. Ce sera l’occasion pour lui d’impulser l’économie circulaire et locale basée principalement sur le tourisme. Cette randonnée s’inscrit dans le cadre de la célébration de la fête de l’igname, samedi 15 août prochain à Savalou, selon Dieudonné Frank Adegnandjou, ambassadeur du cyclisme et du tourisme en collaboration avec l’Association pour le développement de la commune de Savalou (Adcs). Conrad Gbaguidi, président de l’Association pour le développement de la commune de Savalou, a pris toutes les dispositions pour que cette randonnée se déroule dans de bonnes conditions, du stade de l’Amitié Mathieu Kérékou de Cotonou jusqu’à Savalou. « Nous avons constaté que tout est prêt au plan technique et matériel. Le masque facial, les gels hydro-alcooliques, le lot de 10 cache-nez et autres sont déjà mis à sa disposition », a-t-il confié. Selon lui, l’Adcs a prévu plus de cyclistes pour cette randonnée mais à cause des restrictions dues à la crise du coronavirus et en respect des gestes barrières, il a été décidé que seul l’historien réalise ce voyage, exactement comme la toute première fois. Dieudonné Frank Adégnandjou entend faire dans un premier temps, l’itinéraire Cotonou-Pahou-Tori-Allada. Une fois à Allada, il prendra la piste de Sè pour atteindre Toffo, Akiza, Agbangnizoun, Abomey, Djidja, Agounna, Tchetti pour une arrivée à Savalou au bout de quatre jours. « Je ferai 70 km par jour, pour faire durer un peu le voyage et en profiter pleinement », a-t-il confié. Sports 10 août 2020


Reprise de l'élection du maire et de ses adjoints à Parakou: Le préfet reporte le processus à une date ultérieure
Annoncée pour vendredi 7 août dernier, la reprise de l’élection du maire, de ses adjoints et des chefs d’arrondissements de Parakou n’a pas eu lieu. Du coup, le conseil municipal jusqu’ici contrôlé par le parti Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), avec comme maire, Aboubacar Yaya, continuera à jouer les prolongations. Après une brève séance avec les élus de la municipalité de Parakou, vendredi 7 août dernier,le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, a fait reporter sine die l’élection du nouveau maire, de ses adjoints et des chefs d’arrondissement qui était pourtant programmée. Tous les conseillers élus sur les listes des partis Bloc républicain (Br) et Union Progressiste (Up) étaient présents sur les lieux. Du côté des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), il y avait quelques absents. D’après les explications du préfet, aucune liste de conseillers proposés aux postes de maire, d’adjoints au maire et de chefs d’arrondissements ne lui est parvenue, avant le démarrage de la session attendue. Il fait constater, par ailleurs,qu’il y a des foyers de tension dans la ville. Par conséquent, il craint des troubles à l’ordre public. « Depuis quelque temps, des informations faisant état de sérieuses menaces de troubles à l’ordre public dans la ville nous parviennent. Ces informations à tout le moins inquiétantes et préoccupantes se font de plus en plus persistantes », insiste-t-il. «Eu égard à cela, et pour parer à toutes éventualités susceptibles de plomber la paix et de compromettre la sécurité des personnes et des biens, je me trouve dans la triste obligation de vous dire que la présente séance est reportée sine die. Une autre convocation vous sera adressée en temps opportun, en vue de procéder à la reprise de l’élection du maire de la municipalité de Parakou, de ses adjoints et des chefs d’arrondissement », a poursuivi le préfet. C’est conformément à l’arrêt de la Cour suprême en date du 17 juillet 2020 que cette reprise de l’élection a été programmée. L’arrêté avait invalidé le siège de l’élu Fcbe, Ousmane Traoré et de son suppléant, Amadou Yessoufou. Avec l’invalidation du siège d’un autre de ses conseillers par la Cour suprême, le parti Fcbe est désormais réduit à 15 sièges sur les 31 qui composent le conseil municipal de Parakou. Quant aux partis Br et Up, ils comptent respectivement 12 et 4 sièges. Selon le Code électoral, les trois partis peuvent s’entendre sur la base d’un accord de gouvernance locale pour désigner les membres de l’Exécutif municipal de la cité des Koburu. Dans le cas contraire, il faudra recourir à leur élection au scrutin uninominal secret à la majorité absolue.Et comme le stipule l’article 190 du Code électoral, « En cas d’absence de majorité absolue lors du premier tour du scrutin, il est procédé, en cas d’égalité de voix, à autant de tours qu’il sera nécessaire pour que le candidat ayant obtenu le plus grand nombre de suffrages exprimés soit élu ». Actualités 10 août 2020


Téléconsultation au Bénin: Kea Medicals amorce une révolution pour sauver des vies
Bénéficier d’une prise en charge médicale rapide et à distance, c’est désormais possible au Bénin avec Kea Medicals. Une application qui vous met en contact avec des professionnels de santé de tous horizons par téléconsultation. Le lancement de cette application s’est déroulé, jeudi 6 août dernier à Cotonou, en présence des représentants de la Fondation Mtn et de Sèmè City qui soutiennent le projet. Les difficultés d’accès à l’historique médical des malades entraînent une inefficacité des systèmes de santé. Face à cette situation, où l’on aurait pu sauver des vies, Kea, nouveau service de téléconsultation, offre l’Identité médicale universelle, pour permettre aux personnels de santé d’accéder à l’historique médical du malade en cas de besoin pour éviter des pertes en vie humaine. Pour Dr Arielle Ahouansou, nos vies ont changé drastiquement avec l’apparition du Covid 19, et cela montre comment la santé a un impact sur nos vies. Elle rappelle que Kea, qui travaille depuis trois ans à garantir à chaque individu une bonne santé en lui offrant la possibilité d’avoir accès aux soins de qualité, réduit la crainte de ne pas avoir une solution à sa santé. Une réflexion qui, selon le Dr Arielle Ahouansou, a conduit au projet Identité médicale universelle dont elle est l’initiatrice. Il permet d’avoir des informations sur la santé des patients et impacte toute une famille. Les avantages liés à ce projet sont multiples. Ils concernent la rapidité, et le patient limite les déplacements et peut parler au médecin en un clic ; offre plus du sourire, parce que vous obtenez une satisfaction prompte grâce à un service instantané; plus d’économie sur les frais habituels de consultation ; plus de proximité, le médecin peut vous soulager quels que soient le lieu et l’heure ; le patient a tous les médecins spécialistes à portée de main et partout. Le malade peut surtout accéder à tout moment à son dossier médical et recevoir son ordonnance depuis l’application Kea. Kea offre également au médecin la possibilité d’augmenter ses revenus en consultant où qu’il soit et peut mieux organiser son agenda pour gagner du temps tout en étant aux côtés de ses patients, leur garantir la satisfaction par un meilleur suivi. Il permet aussi aux médecins d’élargir leur champ d’action quelle que soit leur position géographique. Comment ça marche ? Pour avoir accès aux prestations de Kea, le patient doit télécharger l’application Kea Medicals sur Playstore, créer son Identité médicale universelle, recharger son portefeuille Kea grâce à son compte Mobile money, puis choisir le médecin qui lui convient, lancer et payer la consultation et ensuite parler au médecin. Il recevra instantanément son ordonnance et ses prescriptions dans son application Kea à la fin de la téléconsultation. Le médecin, quant à lui, doit télécharger l’application, s’inscrire et soumettre son dossier Agent de santé, rester connecté pour recevoir sa première téléconsultation. Aussitôt après cela, il reçoit instantanément son revenu dans son portefeuille Kea à la fin de chaque consultation. Le projet Kea dispose de partenaires prêts à le soutenir dans sa volonté de rendre les soins accessibles par téléconsultation pour sauver des vies humaines. Parmi eux, on peut citer : Mtn, Sèmè-City, Task force innov Covid19 et Gsma. Jean-Claude Akogbéto, directeur de la Fondation Mtn, rappelle que dans le cadre de la riposte au Covid-19, sa fondation a apporté un soutien non négligeable aux couches vulnérables, notamment les détenus dans les établissements pénitentiaires, les personnes du troisième âge, les veuves, les orphelins et les enfants en situation difficile. Aujourd’hui, la Fondation Mtn est avec Kea Medicals pour procéder au lancement de la plateforme de consultation à distance ou téléconsultation. Selon Jean-Claude Akogbéto, le rôle de la fondation sera de vulgariser la plateforme à travers ses différents canaux de communication afin que la majorité de la population béninoise puisse s’y inscrire et procéder à des tests de dépistage du Covid- 19. Le but étant de prendre contact avec des professionnels de la santé sans pour autant quitter son domicile. « A travers cette initiative, la Fondation Mtn veut contribuer efficacement à la démocratisation de la plateforme de téléconsultation par le biais des nouvelles technologies de l’information et de la communication et ainsi être à l’avant-garde de l’innovation numérique », déclare Jean-Claude Akogbéto pour justifier son appui. Abdou Aboubakar, représentant le partenaire Sèmè City, a affirmé que sa structure est intéressée par toutes les innovations, et apporte son soutien au Kea Medicals parce qu’elle révolutionne, selon lui, le monde de la santé. La téléconsultation initiée par Kea brise, selon lui, les barrières de temps et apporte une fiabilité dans les consultations. Selon Abdou Aboubakar, ce projet résout beaucoup de problèmes en ce qui concerne les soins de santé au Bénin et anticipe sur un certain nombre d’entre eux. Sèmè City, en soutenant le projet Kea, est dans son rôle d’accompagner les initiatives. Rappelons que l’entreprise Kea Medicals créée en 2017 par Arielle Ahouansou a déjà remporté trois prix, notamment le prix projet Afrique future in Africa. La plateforme Kea Medicals, disponible sur internet, offre la possibilité d’avoir des informations médicales d’un patient sur une base de données en ligne qui reste accessible aux hôpitaux et aux médecins quelle que soit leur situation géographique. Le patient reçoit à partir des informations une identité médicale universelle. Société 10 août 2020


Yaya Garba, maire de Bembèrèkè: « La question des 10 % ne sera plus à l’ordre du jour »
La ville de Bembèrèkè expérimente une nouvelle gouvernance au lendemain des élections communales et municipales de mai 2020 ayant consacré Yaya Garba, maire de la commune. Pour l’ancien directeur de cabinet du ministère de la Communication et ancien député, il faut opter pour la ''tricherie positive'' si l’on veut se développer. Pour celui qui veut asseoir sa gestion sur la lutte contre la corruption et l’union de tous les fils et filles de Bembèrèkè autour des questions de développement, la reproduction des initiatives porteuses des autres vaut la peine. La Nation : Le scrutin communal et municipal du 17 mai dernier vous confère le statut de premier citoyen de la commune de Bembèrèkè. En quoi votre élection constitue-t-elle une chance pour les populations ? Yaya Garba : L’équipe finissante n’a pas démérité. La commune avait déjà commencé par enregistrer des changements. Tous les efforts du maire sortant ne sont pas pour autant applaudis. Les populations ont exprimé le vœu d’une nouvelle forme de gouvernance. L’ancien ministre Théophile Yarou et moi étions pressentis à ce poste. Les gens me considèrent comme un homme de rassemblement, qui ne fera pas de règlement de compte, qui laissera la politique politicienne de côté pour s’attaquer aux problèmes réels de la commune. Les populations se rendent compte qu’elles ne se sont pas trompées de choix. Aujourd’hui, tous les fils et filles de la commune ne forment qu’un et sont capables d’apporter un plus au développement de leur commune.   Vous évoquiez une nouvelle forme de gouvernance. Sur quels piliers voulez-vous asseoir la vôtre en vue d’impacter la commune? Ce qui a manqué à l’ancienne équipe et que je veux implémenter, c’est la gouvernance participative. C’est cette gouvernance qui ne laissera aucune composante de côté et qui tiendra compte des partis politiques, de tous les chefs services déconcentrés, des Ong présentes dans la commune. Nous voulons faire en sorte que tout le monde se sente concerné par le développement. C’est pourquoi, nous avons déjà commencé par corriger le manque de motivation au niveau du personnel de la mairie. Lorsqu’on porte un problème à l’endroit de l’autorité municipale à plusieurs reprises sans suite, ça démobilise le personnel. Il faut tenir compte de tous les travailleurs sans exception. Nous essayons de lutter contre la complicité en ce qui concerne les passations de marchés. Sur ce point, la question des 10% ne sera plus à l’ordre du jour. Nous n’avons pas besoin de l’argent de quelqu’un pour remplir notre cahier des charges. Ce sont, entre autres, les efforts qui nous permettront d’atteindre nos objectifs.   Au plan national, la 3e mandature de la décentralisation a été secouée par des crises de confiance au niveau de certaines communes sur fond de destitutions tous azimuts. Comment comptez-vous vous y prendre pour toujours mériter la confiance de vos mandants ? Nous avions assisté à des destitutions organisées. Les gens ont voulu installer de nouvelles équipes pour composer avec elles. Cela n’avait rien à voir avec un manque de confiance des populations. C’étaient des problèmes entre élus.   Vous êtes également le président de l’Association pour le développement des communes du Borgou (Adécob). Concrètement, que peut-on attendre de vous ? L’Association pour le développement des communes du Borgou (Adécob) avait déjà une belle performance. Les résultats obtenus par les anciens présidents sont reluisants. Mon challenge, c’est de faire en sorte que les huit communes du Borgou reviennent dans le top 20. Il y a actuellement cinq communes dans le top 20. Nous devons faire l’effort pour amener les autres communes à imiter ce que j’appelle la gouvernance par la tricherie positive ou la gouvernance mimétique. Nous devons nous copier positivement. L’Adécob a mis en place un outil d’évaluation extrêmement important appelé ‘’audit à blanc’’. Ce sont des équipes que nous constituons pour aller constater de visu les efforts de développement des huit communes afin de baliser le terrain à l’audit national. La Coopération suisse est notre partenaire privilégié dans ce cadre. Elle nous assiste dans trois domaines : l’éducation, l’état civil et la santé. Les problématiques relatives aux pistes rurales et le traitement des ordures ménagères ne sont pas encore réglées dans la commune. Cela nécessite de grands moyens et l’appui d’autres partenaires pour s’en occuper afin de soulager les populations. L’Adécob existe depuis 2008 et a véritablement pris son envol en 2010. Notre association supplante toutes les autres associations régionales aujourd’hui au Bénin. Tous les partenaires au développement reconnaissent nos mérites parce que l’association a permis d’améliorer la gestion en termes de mobilisation des ressources et dans les domaines éducatif, sanitaire…   Quelle place accordez-vous aux jeunes et aux femmes dans votre gouvernance ? La jeunesse est le fer de lance du développement. A Bembèrèkè, les jeunes se sont plus mobilisés pour nous porter. Dès lors, nous ne pouvons pas les ignorer dans nos actions. Quant aux femmes, elles sont bien organisées au niveau de la commune. La preuve, la présidente de l’Union des femmes conseillères du Borgou-Alibori (Ufec) se trouve à Bembèrèkè. L’union s’occupe de la gestion des ordures solides ménagères dans la commune. Elle s’investit également dans les projets d’épanouissement et de développement de notre aire culturelle ‘’Wèwèré’’ et elle bénéficie des subventions pour le maraîchage et les activités génératrices de revenus. On ne change pas une équipe qui gagne. Nous travaillerons avec elles. Nul ne sera du reste.   Veuillez bien nous faire découvrir la commune de Bembèrèkè, M. le maire. Bembèrèkè a des atouts naturels. C’est la terre du héros national, Bio Guerra. Son mausolée y est, même s’il manque d’un peu de soin. Nous avons une borne-fontaine naturelle dans la zone où le cheval de Bio Guerra était passé. Nous travaillons aujourd’hui à la valorisation de ces zones. Les filles et fils de Bembèrèkè se retrouvent annuellement autour du festival de Tako (Festako), réservé aux princes Bariba. Cet évènement identitaire représente le label de la commune. Cette année, le Covid-19 a retardé les festivités. Actualités 10 août 2020


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