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Nouvelles

Réseau Arterial Network: Le Bénin prend la tête du secrétariat général

Le réseau panafricain Arterial Network a un nouveau patron. Le consultant culturel béninois William Codjo vient d’y être promu. Il prend service le 10 juin prochain à Capetown en Afrique du Sud.

C’est un expert culturel pétri d’expériences qui prend désormais les rênes du réseau panafricain Arterial Network. Le Béninois William Codjo vient d’y être promu en remplacement de Peter Rorvik. William Codjo est un consultant indépendant en culture et développement depuis une quinzaine d’années. Il a mis en œuvre plusieurs missions commanditées par les organismes internationaux s’intéressant à la problématique du développement culturel tels que l’Unesco, l’Union Européenne, l’Organisation internationale de la Francophonie. «Ces missions ont porté tant sur la formulation que sur le monitoring et l’évaluation de divers programmes de développement financés par ces organismes au profit de divers pays tels que le Bénin, le Burkina Faso, le Ghana , Haïti, le Mali, le Niger, le Nigeria, le Maroc, le Sénégal, le Togo, la Tunisie et le Vietnam».

Celui qui fait désormais office de secrétariat général du réseau Arterial Network a également conçu et animé «plusieurs programmes de formation d’opérateurs culturels et de cadre de banques en matière de gestion d’entreprises et projets culturels d’une part et le financement d’entreprises culturelles d’autre part, pour le compte de l’Oif dans la plupart des pays francophones d’Afrique et des Caraïbes». William Codjo est aussi membre de la «banque d’experts de l’Unesco pour la promotion de la diversité des expressions culturelles, membre du Comité de pilotage du forum francophone de l’innovation (Finnov) et membre du comité des experts en politique culturelle d’Arterial Network (Afrique du sud)».

Culture 25 mai 2016


11e édition des Universités des Notaires d’Afrique: Œuvrer à l’appropriation du droit de la copropriété verticale

Sous l’égide du Garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, Joseph Djogbénou, les travaux des 11e Universités des Notaires d’Afrique se sont ouverts ce mardi 24 mai à Cotonou devant un parterre de praticiens du droit. Pendant quatre jours, les hôtes de la Chambre nationale des Notaires du Bénin, en coordination avec le Commission des Affaires africaines de l’Union internationale du Notariat (CAAF/UINL), se pencheront sur des questions de préoccupations professionnelles…

Dans le cadre de l’ouverture solennelle des assises, il est revenu en premier au président du comité d’organisation, Me Olagnika Salam, de planter le décor en indiquant que la rencontre de Cotonou aidera, entre autres, à approfondir les connaissances des notaires, dans le domaine du droit de la copropriété, la copropriété verticale notamment. Ceci, afin que la noblesse du métier de notaire soit rétablie. Oui, le notariat, au service de la communauté, qui cesse de s’adapter pour se mettre à l’avant-garde de la société, et préserver le patrimoine des citoyens. D’ici à là, Me Olagnika Salam déplore que le législateur africain ne se soit pas préoccupé de la question de copropriété verticale alors même qu’émergent de plus en plus des mastodontes immobiliers dans nos villes. Or, suggère-t-il, des réponses fondamentales aux questions y relatives doivent cesser d’être horizontales pour s’adapter à la verticalité. Cela justifie la présence aux assises de quelques spécialistes réputés. En sus, Me Olagnika Salam saisit la solennité de l’occasion pour dénoncer des réformes qui, ces dernières années au Bénin, ont essayé de réduire le notaire à la portion congrue, prétextant par exemple qu’il n’est plus besoin de notaire pour créer une société ; exactement comme si, raille-t-il, on disait qu’on n’a plus besoin du chirurgien pour pratiquer une opération chirurgicale.

S’approprier la copropriété

Pour sa part, Me Pamphile Virgile Agbanrin, président de la Chambre des Notaires du Bénin, clame la fierté du notariat béninois d’être l’hôte de ces assises. Rappelant que cet honneur fut déjà fait au Bénin il y a 8 ans, il salue l’ancrage d’une tradition que représentent ces Universités notariales, aidant à une meilleure application des normes ; et regroupant de plus en plus de participants, favorisant par conséquent de riches échanges d’expériences qui contribuent à solutionner des cas compliqués. Toutes choses qui permettent de comparer les progrès réalisés dans tel ou tel pays, dans telle ou telle matière ; puis favorisent le sens d’anticipation au sein de la profession. Par le thème retenu pour les présentes assises, poursuit-il, l’objectif est d’aider à prendre conscience de la réalité de la copropriété verticale, dans un contexte où très peu de législateurs africains s’y sont penchés, du fait principalement de la disponibilité d’espace favorisant l’extension horizontale. Seulement, les temps évoluent, avertit Pamphile Virgile Agbanrin, puisque les espaces sont de moins en moins disponibles et que des édifices en hauteur émergent de plus en plus. Mais Cotonou se penchera aussi sur les remèdes propices à proposer aux entreprises, comme les notaires l’ont souvent fait pour sauver de nombreuses promises à la liquidation, indique le président des notaires béninois.
Quant à Me François Grimaldi, au nom du notariat francophone et du Conseil supérieur du notariat français, son propos consiste en des félicitations au notariat béninois pour la qualité de l’organisation. Saluant le parcours des Universités des notaires d’Afrique, il relève qu’elles se bonifient au fil du temps, signe de l’engouement du notariat africain pour plus de performances. Ce que confirment, assure-t-il, les thèmes des présentes assises. De même, l’organisation est de plus en plus reconnue se réjouit-il, tant de nombreuses institutions ou organisations internationales l’admettent en leur sein. Il se réjouit tout autant des efforts de formation de plus en plus accrus qui induisent de meilleures règles et pratiques de transmission de patrimoine, salue les efforts d’abolition des frontières, d’harmonisation des droits comme dans le cadre de l’OHADA ou de la Common Law…

De l’importance du notaire

Comme lui, le président de la Commission des Affaires américaines de L’UINL, Me Alvaro Rojas Charly, est enthousiasmé par les progrès que réalise le jeune notariat africain, qui s’accommode des réalités nouvelles comme le thème phare de la copropriété verticale. Mais il suggère que les notariats plus anciens doivent aux plus jeunes, soutien et assistance. Et se félicite déjà de l’appui du gouvernement à ses confrères béninois. Lesquels sont invités au prochain sommet de sa Commission en août à venir.
A son tour de s’adresser à l’assistance, Me Traoré Tchassona, président de la Commission des Affaires africaines de l’Union internationale du Notariat, évoque son attachement au Bénin. Il exhorte ensuite les notaires au renouvellement de leurs compétences à l’évolution et aux exigences de leur époque, pour offrir de prestations de qualité à leurs clients. Aussi voit-il ces assises comme un cadre d’échanges, qui contribuent à maintenir les notaires dans le marché du droit et à les faire participer aux performances économiques de leurs pays. En tout cas, la Commission des Affaires africaines est disposée à apporter sa contribution à cette fin, renseigne Me Traoré Tchassona. Et c’est dans ce cadre que s’inscrit la création d’une école à Niamey pour la formation en Master droit notarial. De quoi aiguiser davantage le professionnalisme des notaires et les amener à donner le meilleur d’eux-mêmes au service de leurs Etats.
Suppléant le président de l’Union internationale du Notariat pour l’Afrique, Me Daniel Sédar Senghor, Me Régine Dooh Collins Ekolo, sa vice-présidente, renseigne que l’Union, avec ses 90 membres, est présente sur tous les continents ; et s’élargit de plus en plus. Pour elle, l’Université du Notariat est un cadre de réflexion où se discutent des thèmes qui font l’actualité. C’est pourquoi elle soutient aussi que le sujet de la copropriété verticale mérite réflexion, en raison notamment de la raréfaction des domaines constructibles, et des pesanteurs sociologiques qui ne facilitent pas le développement de l’approche de la copropriété. Ceci tient également, laisse-t-elle entendre, du rôle majeur des notaires dans le développement de leurs pays où l’environnement des affaires doit être de plus en plus sécurisé.

Soutien du gouvernement

Enfin, au nom du président de la République, le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, Me Joseph Djogbénou, laisse entendre que le notariat constitue une grande préoccupation en ce que ses enjeux et défis, aujourd’hui, touchant à l’environnement économique, méritent qu’on s’y attarde. Suivant le Garde des Sceaux, l’université doit s’entendre ici comme cadre de mutualisation ; ce dont rassurent les centres d’intérêt conviés aux débats. Puis Joseph Djogbénou relève que les efforts de législation au Bénin ces dernières années, avec l’avènement du code foncier et domanial, n’ont pas vraiment réglé tous les problèmes. Il déplore l’absence consacrée du notaire dans maints domaines et souligne qu’en Afrique l’on croit disposer de tout l’espace et qu’en conséquence, l’on construit en longueur plutôt qu’en hauteur. Or, les temps changent et il faut désormais tenir compte des exigences spatiales. Mais à l’université, le Garde des Sceaux veut allier l’universalité, tant le langage technique est le même ici ou là même si la Common Law doit être domptée par les francophones. Ce disant, il rassure les notaires de la volonté du gouvernement de les voir se développer plutôt que de disparaître comme certains le craignent.¦

Actualités 25 mai 2016


Journée internationale des musées : Les musées du Bénin hissés au rang de priorité de développement

Sur décision du Conseil international des musées (Icom) depuis 1977, le 18 mai de chaque année est consacrée à la Journée internationale des musées. Cette année, le Bénin a célébré cet évènement à travers un atelier de réflexion sur les problèmes des musées du Bénin au Musée ethnographique Alexandre Sènou Adandé (Measa).

L’atelier initié par les gestionnaires du patrimoine culturel, conservateurs et autres culturels sur le thème «Musées et paysages culturels» à l’occasion de la célébration de l’édition 2016 de la Journée internationale des Musées avait pour but d’échanger sur les défis actuels des musées et de mener des réflexions en vue de l’amélioration du fonctionnement des institutions muséales. Le directeur du patrimoine culturel (Dpc), Jules Agani y a vu une occasion exceptionnelle, heureux qu’il était de voir mobilisés autour de lui, vendredi 20 mai dernier au musée ethnographique Alexandre Sènou Adandé, des décideurs à divers niveaux du secteur culturel.
Pour marquer la solennité de la rencontre et peut-être même pour indiquer l’importance qu’il accorde aux musées, le ministre du Tourisme et de la Culture, Ange N’koué y a personnellement pris part. De façon spécifique, cet atelier aura permis de passer en revue plusieurs maux qui minent le secteur des musées au Bénin. Lesquels ont entre autres noms : délabrement des infrastructures, personnel insuffisant, peu formé et peu motivé, l'état obsolète des collections, taux de visite en baisse criarde… Pour le directeur du patrimoine culturel, Jules Agani, ces maux exigent des mesures innovantes «pour éviter que les musées deviennent de simples chambres». Il faut faire en sorte qu’ils deviennent plutôt des «espaces moins répulsifs mais plus attrayants», plaide-t-il. Le ministre du Tourisme et de la Culture Ange N'Koué, face à cette situation, propose qu’on prospecte de nouveaux moyens, non seulement pour la vie des musées mais aussi pour placer la culture en général au cœur du développement. «Il nous paraît impérieux de dynamiser davantage ces institutions pour en faire de véritables lieux de conservation, de sauvegarde et de promotion de notre patrimoine culturel à la fois matériel et immatériel» suggère le ministre.
Les participants à l’atelier trouvent à travers le thème proposé par l’Icom à savoir «Musées et paysages culturels», une invite à collecter, à conserver, à sauvegarder, à exposer et surtout à approfondir les connaissances sur les biens culturels et naturels pour les rendre plus accessibles. «Le patrimoine culturel est le miroir de notre identité culturelle. Si nous capitalisons les pré-requis du Bénin dans le secteur des arts, culture et tourisme, nous réussirons à renflouer les caisses de l'Etat béninois», dira le préfet Ouémé-Plateau, Moukaram Badarou. Désormais, conviennent-ils tous, il faudra faire en sorte que les musées contribuent au tourisme culturel et naturel dont le grand apport au développement des nations est connu partout au monde. Pour y arriver, le directeur du patrimoine culturel mise sur l’Etat à qui incombe la responsabilité de mettre les moyens à disposition. Ce qui ne fera pas défaut, rassure le ministre Ange N’koué qui n’exclut pas l’organisation prochaine d’un téléthon pour renforcer l’investissement que l’Etat y fera.

Actualités 25 mai 2016


Parution du livre ‘’ Mon pays, le Bénin et moi’’ : Les discours de Boni Yayi revisités

L’ancien président de la République aura surtout marqué les Béninois par ses prises de parole. Des discours, Boni Yayi en a assez fait pendant ses dix ans de mandat à la tête du Bénin. Ses messages marquants viennent d’être revisités à travers un livre ‘’ Mon pays, le Bénin et moi : regards sur les discours du président Boni Yayi 2006-2016 », paru aux Editions Plurielles.

Ce qu’ils retiennent de la gouvernance de Boni Yayi, ils ont décidé de le laisser à la postérité. Elvis Abou et Jacques Aguia Daho viennent de mettre sur le marché ‘’ Mon pays, le Bénin et moi : regards sur les discours du président Boni Yayi 2006-2016 ». Les deux auteurs ont revisité les 10 ans de pouvoir de l’homme de Tchaourou sous le prisme de ses discours marquants. «Les auteurs de cet ouvrage ont décidé d’offrir aux générations actuelles et futures une collection de discours et de messages du chef de l’Etat », indiquent-ils en quatrième de couverture. L’ambition des écrivains répond au souci de combler un vide, celui d’un déficit de littératures sur les anciens présidents de la République. Le lecteur de ce document de 527 pages à valeur historique devra donc redécouvrir une trentaine de discours qui rappellent certaines périodes charnières de la gouvernance Yayi. Ces interventions sont séquencées au travers des thématiques diverses allant des chantiers de la solidarité et de l’unité nationale à la stabilité politique en passant par la gouvernance politique, l’édification d’une nation prospère ainsi que ses engagements pour la sécurité humaine. Boni Yayi a laissé dans le réceptacle des boutades politiques nationales son adresse habituelle aux femmes « Je vous aime ». Sans doute, l’attachement de l’ancien président de la République à l’épanouissement de la gent féminine, explique l’ouverture du livre par son discours sur le forum de la femme béninoise. Mais ‘’ Mon pays, le Bénin et moi’’ rappelle surtout aux beaux souvenirs des Béninois de messages importants, en l’occurrence ceux délivrés lors de son discours d’investiture le 6 avril 2011, à la tribune des Nations Unies en septembre 2012, en sa qualité de président en exercice de l’Union Africaine ou encore son intervention du 19 novembre 2011 lors de la visite au Bénin du Pape Benoit XVI. Forcément, une compilation des messages d’un chef de l’Etat ne saurait occulter les discours sur l’Etat de la nation. De façon subjective, les auteurs se sont employés à y intégrer ceux qu’ils ont jugé importants à leurs analyses. Il en est aussi des discours face aux grandes crises de la nation, comme la fronde sociale, la grève générale ou encore le « message du pardon » dans l’affaire Talon.
A côté des discours, le livre s’est aussi exercé à recenser des analyses et commentaires qu’inspirent le style et la gouvernance Yayi, de même que le regard de certains collaborateurs proches sur le personnage. « Cette moisson permettra au lecteur de se forger un « regard », sur non seulement la trame des prises de parole de l’orateur Boni Yayi, mais aussi sur l’héritage de ses combats et convictions pour le Bénin », concluent les auteurs.
Le livre est déjà disponible en librairie. ?

Actualités 25 mai 2016


Poste de 2e secrétaire parlementaire : Dakpè Sossou succède à Alexis Agbélessessi

Le poste de 2e secrétaire parlementaire vacant après la démission de Alexis Agbélessessi désormais président de la Commission chargée des lois est pourvu depuis mardi 24 mai à l’Assemblée nationale. Il revient à Dakpè Sossou élu par ses pairs par 58 voix pour contre 20 pour son challenger Basile Ahossi.

Le bureau de l’Assemblée nationale est maintenant au complet. Le poste de 2e secrétaire parlementaire vacant depuis quelques jours est désormais occupé. Il a été pourvu à l’issue d’un vote intervenu à la faveur de la séance plénière de mardi 24 mai au Parlement. L’élection a opposé deux candidats : Dakpè Sossou et Basile Ahossi, tous deux membres de la Majorité présidentielle. Les deux députés se sont affrontés dans l’isoloir. Toutes choses qui ont montré au grand jour l’échec des interminables tractations des députés soutenant les actions du président Patrice Talon à accorder leurs violons sur un candidat. Lesquelles tractations ont obligé le président de l’Assemblée nationale a fait reporter les travaux à deux reprises. Le consensus se faisant toujours désirer, le président Adrien Houngbédji n’a pas eu d’autres choix que d’engager le processus de vote. Il a mis en jeu les deux candidats pour permettre à la plénière de les départager. Le vote à bulletin secret a tourné en faveur de Dakpè Sossou que certaines langues voient comme le choix du président de la République pour ce poste. Il a obtenu 58 voix favorables sur les 78 députés votants ; cinq parlementaires s’étant absentés. Son challenger Basile Ahossi, quant à lui n'a recueilli que 20 voix. Ce verdict sans appel qui ressemble à un plébiscite de Dakpè Sossou propulse ce dernier comme membre à part entière du bureau de l’Assemblée nationale. Le député membre du Front démocratique uni (Fdu) change ainsi de statut et devient désormais 2e secrétaire parlementaire de la 7e législature. Il succède à Alexis Agbélessessi qui a démissionné il y a quelques jours pour prendre la présidence de la Commission des lois, de l’administration et des droits de l’Homme. Juste après l’annonce du verdict, le député Basile Ahossi s’est levé de son siège et est allé embrasser Dakpè Sossou pour le féliciter. Cet acte démocratique a été fortement applaudi par leurs collègues. Dakpè Sossou a aussi été congratulé par le président de l’Assemblée nationale. Il a été ensuite invité à s’asseoir dans le fauteuil du 2e secrétaire parlementaire un peu comme pour le président Adrien Houngbédji de lui dire de se mettre au travail.
Interrogé par les journalistes, Dakpè Sossou adresse ses premiers mots à ses collègues. Il les a félicités pour leurs suffrages massifs exprimés en sa faveur avant de leur promettre de ne pas trahir cette confiance placée en lui.

L’élection des deux députés-juges à la Haute cour de Justice reportée

Après l’élection du 2e secrétaire parlementaire, les députés devraient attaquer le second point inscrit à l’ordre du jour. Il s’agit de la désignation des deux députés-juges à la Haute cour de Justice en remplacement de Candide Azannaï et de Sacca Lafia désormais au gouvernement. Mais l’élection n’a pu se tenir en raison des difficultés des députés à s’entendre sur le choix des deux députés devant compléter les quatre autres représentants de l’institution parlementaire au sein de la Haute cour de Justice. Le président Adrien Houngbédji a décidé de reporter cette élection au lundi 30 mai prochain le temps d’approfondir les négociations politiques. Mais avant les députés se retrouvent demain en plénière pour adopter deux dossiers. Le premier concerne le troisième point inscrit à l’ordre du jour de la plénière du mardi 24 mai, à savoir l’examen du projet de loi portant aménagement du territoire national. Le second dossier programmé a trait aux questions au gouvernement pour permettre à l’Assemblée nationale de renouer avec le contrôle de l’action gouvernementale, sa deuxième mission. Th. C. N.

Actualités 25 mai 2016


Assemblée nationale: Barthélémy Kassa reconstitue son groupe parlementaire

Le député Barthélémy Kassa a réussi à sauver son groupe parlementaire «République et Solidarité» qui a volé en éclats il y a quelques jours à la suite d’une cascade de démissions.

Volé en éclats le mardi 10 mai dernier suite à la démission de quatre de ses députés membres, le groupe parlementaire «République et Solidarité» présidé par Barthélémy Kassa s’est reconstitué. Il a bénéficié lundi 23 mai de l’adhésion de quatre nouveaux députés. Il s’agit des députés Sabaï Katè, Rachidi Gbadamassi, Sofiath Shanou et Lucien Houngnibo. Les lettres d’adhésions des quatre députés ont été lues à l’entame de la séance plénière du lundi 23 mai. Rachidi Gbadamassi précédemment président du groupe parlementaire «République et Démocratie» dit dans sa correspondance adressée au président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, avoir pris acte de la cassure de son groupe parlementaire induite par les différentes démissions qu’il a enregistrées. Il décide de rallier le groupe parlementaire «République et Solidarité». L’adhésion des quatre députés fait passer désormais de six à dix députés l’effectif de ce groupe parlementaire qui redevient ainsi viable. Puisqu’aux termes du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il faut au moins neuf députés pour constituer un groupe parlementaire. Barthélémy Kassa peut donc se frotter les mains depuis hier d’avoir réussi à relever ce défi. Il garde ainsi tous les avantages matériels et pécuniaires liés au poste de président de groupe parlementaire. Barthélémy Kassa retrouve son fauteuil de président de groupe parlementaire, les regards sont désormais tournés vers Octave Houdégbé dont le groupe parlementaire baptisé «République Paix et Progrès» a aussi volé en éclats. On se demande s’il réussira aussi à reconstituer son groupe parlementaire comme son collègue Barthélémy Kassa de la Minorité parlementaire. Les jours à venir vont nous édifier.

Adrien Houngbédji invite ses collègues à déclarer leur patrimoine

Le président de l’Assemblée nationale a invité, au cours de la séance plénière de lundi 23 mai, ses collègues députés à déclarer leur patrimoine à la chambre des comptes de la Cour suprême. Il leur a rappelé que cela est une obligation de la loi portant lutte contre la corruption et infractions qu’ils ont eux-mêmes adoptée. Les députés comme beaucoup d’autres autorités sont tenues de déclarer leurs biens à l’entrée comme à la sortie de leurs fonctions. Ce rappel du président Adrien Houngbédji fait suite à une requête du président de la Cour constitutionnelle s’inscrivant dans le cadre d’une mesure d’instruction relative à un recours du citoyen Prince Agbodjan dont la haute juridiction a été saisie sur la question. Lequel recours révèle qu’aucun député de la 6e législature y compris son président Mathurin Nago ne s’est acquitté de cette obligation de déclaration de patrimoine. La correspondance du président Théodore Holo demande à Adrien Houngbédji de faire ses observations sur le dossier. Ce dernier a saisi l’occasion pour rappeler ses collègues retardataires de la 7e législature à se rattraper dans l’accomplissement de cette exigence constitutionnelle.

Th. C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Actualités 24 mai 2016


Univers carcéral: Dans l’enfer de la prison civile de Natitingou

Les détenus de la prison civile de Natitingou vivent dans des conditions peu commodes. Surpeuplée, tout y manque….

Yimporima dans le 3e arrondissement de la commune de Natitingou. C'est l'après-midi. Les riverains du bas-fond de ce quartier populeux sont excédés par des odeurs fétides. « Ces prisonniers vont finir par nous tuer avec la vidange des fosses septiques en pleine journée. C’est devenu une habitude ici et nos incessantes plaintes n’y changent rien », maugrée une habitante qui vient de surprendre des détenus en camisole vidangeant les WC de la prison civile dans le bas-fond sous le contrôle d’un gendarme, arme au poing. Un peu plus loin, à l’abri des habitations, se dresse majestueusement le pénitencier de la ville où purgent leurs peines des détenus de divers horizons. A l’heure des visites, c’est le brouhaha à l’entrée, avec des gardiens plutôt anxieux. Quatre gendarmes à peine visibles sur les lieux pour un effectif de plus de 600 détenus. Difficile même avec l’aide de certains prisonniers de veiller aux mouvements des intrus venus s’enquérir des nouvelles de détenus. Ceux-là que d’aucuns qualifient de veinards pour ce privilège à eux encore fait par des proches. « La plupart des détenus vivent dans l’indigence totale parce que abandonnés par des parents », murmure un gardien.

Très courtois et disponible en dépit du monde qui l’attend, le régisseur ne semble pas accéder à la requête de répondre à certaines préoccupations. Esquivant les questions, il se prête plutôt volontiers aux civilités. Nous éconduisant presque par ses rappels à l’obligation de recevoir des visiteurs impatients sous un manguier situé à l’aile gauche de la grande bâtisse.
Tout sourire, un détenu entre dans son bureau. Teint bronzé, en tenue locale ‘’lessi’’ toute blanche, surmontée d’une camisole rouge Bordeau, l’homme indique qu’il est passé juste pour les salutations en allant s’entretenir avec une visiteuse au parloir. Assez affable, il laisse entrevoir la profonde entaille entre ses dents et nous gratifie aussi de ces amabilités qui le distinguent si tant, la main gauche chargée de documents dont une Bible. Le mystère sur son identité est tôt levé quand le régisseur lâche : « Merci Monsieur T. Avez-vous passé une bonne nuit ? »
Pour ceux qui ont encore en mémoire l’affaire ICC Services, l’évocation du nom est fort édifiante. A son tour, François F., l’un de ses acolytes dans ce qui fut la plus grosse affaire d’escroquerie de ces dix dernières années, vient quelques instants plus tard sacrifier à la même tradition.
La bonhomie et l’empâtement affichés par les deux hommes en disent long sur le traitement à eux fait. Logés dans le bâtiment de type VIP mis en service en avril 2014, leurs conditions contrastent avec le peu de commodités qui caractérise celles de leurs pairs moins privilégiés.

Au cœur d’un mouroir

Face au mutisme du régisseur qui avoue n’avoir reçu aucune autorisation de ses supérieurs de la Direction de l’administration pénitentiaire et de l’assistance sociale pour répondre à notre sollicitation, revenir sur les lieux en toute discrétion s’avère payant. L’ordre de mise en liberté de deux détenus pour insuffisance de charges reçu un peu plus tôt dans la journée par le régisseur de la part du procureur semble être pour nous l’occasion pour démêler l’écheveau.
Inaugurée en 1998, la prison civile de Natitingou s’étend sur un domaine de six hectares environ avec une capacité de 250 détenus. Mais aujourd’hui plus de 600 prisonniers, prévenus, condamnés et inculpés y sont détenus. Un surpeuplement qui n’est pas sans conséquence sur la santé des pensionnaires. «On note un surpeuplement à l’intérieur de la prison. Beaucoup y entrent mais peu sont mis en liberté. Des salles construites pour vingt personnes en comptent aujourd’hui 160. Nous sommes contraints de rester debout la nuit sans aucune possibilité de fermer l’œil», s’alarme un des deux détenus relaxés à la suite de la signature par le régisseur du certificat de mise en liberté autorisée par le procureur.

Une surpopulation

Dix prisonniers au moins par jour sont transférés vers le pénitencier par les tribunaux. Une surpopulation à la base de nombreuses maladies dont les affections cutanées. La dernière campagne de dératisation, de désinsectisation et de désinfection à la prison remonte à l’année 2012.
Des décès sont régulièrement enregistrés dans le rang des détenus qui se retrouvent aujourd’hui en grand nombre à l’infirmerie du fait d’anémie. Ceci à cause d’une alimentation pauvre en nutriments essentiels. En moins de trois mois, deux décès sont déplorés. A l’infirmerie de la prison tout manque. Paracétamol, gants, thermomètre, tensiomètre et même l’alcool. « L’infirmerie est totalement vide. Et parfois le centre hospitalier départemental où sont référés certains cas graves refuse toute assistance sanitaire parce que ne voulant prodiguer des soins gratuitement. Des souscriptions sont souvent faites par des détenus et des agents de la prison pour faire face à ces cas de malades indigents», note le second détenu relaxé, dégoûté par la précarité dans laquelle ils végètent.
Avec la désertion du prestataire à qui incombe la vidange des fosses septiques déjà insuffisantes au regard de l’effectif, le recours est fait à la vidange traditionnelle avec l’évacuation à la main des boues d’excréments par les prisonniers. Ce qui indispose le voisinage qui s’est sans cesse plaint de cette pollution environnementale aux effets néfastes sur la santé.
Le risque dans le noir
Par ailleurs le problème de transport des prisonniers constitue pour l’administration pénitentiaire un casse-tête. Avec l’inexistence de moyen roulant à sa disposition, la prison civile de Natitingou fait face difficilement aux cas d’extraction ou de transfèrement des détenus vers les tribunaux ou les hôpitaux. « Ce sont la gendarmerie et la police qui nous dépannent en ces moments mais aujourd’hui elles sont fatiguées de ces largesses à nous faites. Et nous sommes obligés de louer des taxis pour répondre aux besoins », souligne un agent de la prison qui en a marre de ces conditions qui n’encouragent pas à servir dans un pénitencier. « On ne se bouscule pas aux portes d’une geôle pour y servir. Il vaut mieux faire vœu de pauvreté sinon la désillusion est grande », avance-t-il.
Si les gardiens de la prison civile de Natitingou restent à l’abri d’insurrection et d’évasion en dépit des conditions exécrables de vie en son sein, ils ne sont point invulnérables. Le quartier de Yimporima est une zone d’insécurité réputée dans la ville de Natitingou et fort de ce que la prison héberge également des individus très dangereux, il n’est pas superflu d’attirer l’attention sur le maigre effectif des gardiens. Le délestage que connaît ces jours-ci la ville plonge toutes les nuits le pénitencier dans le noir. L’éclairage optimal requis pour un milieu carcéral n’ayant jamais été atteint faute de disponibilité d’équipements adéquats, le délestage en ajoute à la psychose ambiante à l’intérieur et à l’extérieur de la prison. «Il se pose un problème d’électrification au niveau de la prison civile. Dans une zone d’insécurité aussi notoire où se retrouvent tous les divorcés sociaux, il est inconcevable qu’il n’y ait pas d’électricité et dans un espace sans clôture extérieure. A l’idée que même des écoles disposent de panneaux solaires pour l’éclairage, voir une prison dans l’obscurité est écœurant et préoccupant », dénonce un autre gardien rencontré à la libération des deux détenus dont le bon de sortie vient d’être signé.
Remerciant la providence pour cette grâce à eux accordée, chacun d’eux retrouve dehors le chemin qui mène vers la liberté avec ses heurts et bas. Mais avec toutefois ce brin de satisfaction pour avoir su transcender la mauvaise passe et l’infortune de la geôle sans y perdre la vie à l’instar de nombreux détenus.?

Actualités 24 mai 2016


Suspension du Bénin par la Fifa: Déjà les premières victimes de la mesure

Déjà plusieurs jours que le Bénin fait l’objet de la mesure de suspension à lui infligée par la Fifa. L’ultimatum donné par l’instance faîtière du football mondial reste la rétractation de l’ordonnance du juge de première instance du Tribunal de Porto-Novo et l’organisation du Congrès électif de la Fbf.

En effet, par rapport au dossier du Tribunal de Porto-Novo, il a été mis en délibéré pour jugement à être rendu à une date à laquelle le juge avait estimé ne pas être prêt. Ce qui a amené le juge à donner une nouvelle date où il pourrait rendre sa décision. Ainsi, les avocats du Comité de normalisation et de la partie plaignante ont abondamment déjà plaidé.
La récente date proposée par le juge était vendredi 20 mai dernier. Mais aux dernières nouvelles, l’audience n’a pu avoir lieu. Sans fixer plus précisément un autre jour pour sa tenue, le juge a préféré la reporter à une date ultérieure. Voilà donc qui en ajoute à l’incertitude à laquelle le football béninois est aujourd’hui en proie. Le dénouement n’est certainement pas pour bientôt, encore que rien n'indique que le juge rapportera son ordonnance. Rien ne l’oblige à le faire non plus. Dans ces conditions, tout le monde croise les bras et l’attendra tout le temps qu’il mettra pour se décider. Tout compte fait, il finira quand même par se prononcer. Le juge est bel et bien dans son rôle. Saisi par une partie, il était tenu de les écouter. Ceux qui sont allés vers lui, sont pourtant de vrais habitués des rouages et des arcanes du monde du football. Après avoir contacté la Fifa et n’ayant pas eu gain de cause, ils ont par détournement de procédure choisi d’aller devant une juridiction étatique sachant qu’elle n’est pas compétente pour pouvoir statuer sur des faits liés au football. Dans le cas d’espèce, il ne s’agit pas d’une affaire de délit de droit commun. Au regard de tout ce qui précède, il est évident que la Fifa ne lèvera sa sanction, qu’au moment où elle réalisera que l’interdiction d’organiser le Congrès électif de la Fédération a été enfin rapportée.

A qui le tour après les juniors ?

Déjà, les conséquences de la mesure de suspension ne se sont pas faits attendre. Au nombre des 14 matches programmés pour le compte du 2e tour de la 20e édition de la CAN U-20, Zambie 2017, les Ecureuils juniors devraient être du côté du Caire, dimanche 22 mai, pour affronter leurs homologues des Chevaliers de la Méditerranée de la Libye. Mais les poulains de Antoine Abattan et Mathias Déguénon n’ont pu effectuer le voyage. Certes, dans l’espoir que la situation connaitrait une évolution, vendredi 20 mai dernier, le Conor avait pris le soin de solliciter, auprès de la Caf, le report du match. Jusqu’à dimanche dernier, le gouvernement à travers le ministère des Sports leur a recommandé de ne pas quitter leur hôtel, en améliorant davantage leurs conditions d’hébergement. Sauf un miracle, ils ne pourront plus livrer ce match.
Comme les juniors, ce sont les seniors qui risquent de connaître le même sort. Dès après-demain, mercredi 25 mai en principe, les poulains d’Oumar Tchomogo sont appelés à être en regroupement à Cotonou d’où ils se rendront à Niamey pour affronter, dimanche 29 mai prochain, le Mena du Niger. Cette explication leur permettra de mieux préparer leur échéance de la 5e et avant dernière journée des éliminatoires de la CAN Gabon 2017 contre le Nzalang Nacional de la Guinée Equatoriale, dimanche 5 juin prochain à Cotonou. Elle s’inscrit dans le cadre des matches de la journée Fifa prévue du 20 au 31 mai. Pour Gabon 2017, Stéphane Sességnon et ses coéquipiers gardent leurs chances de qualification intacte?

Les juniors n’ont pas connu les mêmes chances que
leurs homologues ivoiriens et guinéens aux prises ici
2e tour des éliminatoires de la CAN U-20
Quelques résultats enregistrés :
Burundi 0-1 Nigeria
Mozambique 1-1 Lesotho
Namibie 0-0 Afrique du Sud
Côte d’Ivoire 1-2 Guinée
Tunisie 1-2 Sénégal
Burkina Faso 1-1 Congo
Angola 3-0 Gabon
Gambie 1-0 Maroc
Mauritanie 0-3 Mali

Sports 23 mai 2016


Journée internationale de la biodiversité: « Les ordures sont comme des mines d’or bafouées », dixit Bruno Ahouaga

Comme à l’accoutumée, la communauté internationale a célébré, dimanche 22 mai, la Journée internationale de la diversité biologique sur le thème « Intégrer la biodiversité - Préserver les personnes et leurs moyens d'existence ». Cette journée est la preuve matérielle que l’humanité comprend de plus en plus que de la protection de l’environnement dépend son bonheur, sa survie. Dans ce sens, les activités inoffensives à l’écosystème sont encouragées. Ce sont les emplois verts. Bruno Ahouaga, directeur de la promotion des métiers verts au ministère de l’Environnement en parle et invite surtout à la valorisation des ordures qui polluent les grandes villes du Bénin.

« L’idée des emplois verts remonte à la période de la transition écologique qui traduit la prise de conscience sur l’importance de préserver la terre, ses ressources naturelles, son écosystème, son atmosphère qui sont devenus un enjeu de société voire un enjeu de développement interpelant très fortement l’économie, tant dans ses modalités de production que les modalités de consommation», a indiqué Bruno Ahouaga, directeur de la promotion des métiers verts au ministère en charge de l’Environnement.

En effet, le constat aujourd’hui est que les ressources naturelles sont exploitées anarchiquement, ce qui n’est pas sans conséquences. «Les saisons ne sont plus respectées par exemple. Tout a commencé par aller dans le sens contraire», indique-t-il. C’est à juste titre, explique-t-il, que les chefs d’Etat des grandes puissances élargies aux pays membres de l’Onu ont réfléchi sur la question de la protection de l’environnement et ont souhaité la promotion des emplois verts.
Pour Bruno Ahouaga, « les emplois verts sont les emplois qui aident à protéger les écosystèmes et la biodiversité et à minimiser la détérioration de l’environnement ; à réduire la consommation d’énergies, de matériaux et d’eau en utilisant des stratégies d’optimisation ; à générer les dénommés produits verts ».
Le directeur de la promotion des métiers verts, explique que « les métiers verts, ce sont les métiers dont la finalité et les compétences mises en œuvre contribuent à mesurer, prévenir, corriger les impacts négatifs et les dommages sur l’environnement». Quant aux métiers verdissants, il précise qu’« ils prennent en compte de façon significative et quantifiable la dimension environnementale dans le geste métier».

Valoriser les ordures

Les emplois verts couvrent huit secteurs dont l’agriculture. Il y a beaucoup d’emplois à ce niveau. « Malheureusement nous détruisons non seulement les forêts mais nous utilisons en plus des engrais. Alors que, si nous prenons le marché Dantokpa en une journée, il y a des tonnes de déchets qui y sont produits. Il devrait avoir des groupes de jeunes qui s’en occupent. C’est dire qu’on devrait utiliser ces déchets-là pour les composites », déplore-t-il. Il propose qu’une structure se charge du ramassage de ces déchets chaque jour.« Et après on va les transporter dans les champs et vous allez voir la qualité des produits que nous allons obtenir », a-t-il auguré en s’appuyant sur le risque de lessivage des sols. « Dans ce secteur, on peut créer beaucoup d’emplois : ceux qui vont se charger de la collecte des ordures, ceux qui vont les transporter vers les champs, les jardins, etc.», planifie-t-il. «Dans nos jardins aujourd’hui, les feuilles de légume qu’on nous amène n’ont plus le goût naturel même si elles sont bien fleuries. Nous nous empoisonnons pratiquement au lieu d’exploiter ces ordures qui sont comme des mines d’or bafouées», fait-il remarquer. Les métiers verts touchent aussi le cadre de vie et le recyclage. A ce niveau, il faut mettre l’accent sur la valorisation des déchets (les sachets surtout) qui sont de trois sortes : ménagers, liquides et biomédicaux. « Le Bénin est un grand gîte d’utilisation de sachets. Ces sachets-là, on devrait les récupérer pour fabriquer d’autres matières comme les tuyaux et les bols en plastique. C’est mieux que de jeter pêle-mêle les sachets et les plastiques lorsqu’ils se cassent ». Ainsi, en créant des emplois, les problèmes environnementaux sont résolus en même temps. «Avec les métiers verts on transforme les contraintes en des opportunités d’affaires et d’emplois », résume Bruno Ahouaga.
Il y a aussi la foresterie. A ce niveau le reboisement est encouragé. Le programme «Dix millions d’âmes dix millions d’arbres » en est une illustration. « Toutes les 77 communes doivent disposer de réserves forestières», soutient-il. Pour ce qui est du secteur de l’énergie, il faut quitter l’énergie thermique et promouvoir désormais les énergies renouvelables (éolienne, solaire, etc.). « On doit aller à l’étape des gaz domestiques pour laisser un peu les ressources naturelles tranquilles afin qu’elles continuent de jouer leur rôle de protection et d’atténuation des changements climatiques», souhaite Bruno Ahouaga. « Quand il sonne midi aujourd’hui, on a l’impression d’être dans un pays désertique, tant il fait chaud. La température est pratiquement aux environs de 40°C. Ce n’est pas là un phénomène extérieur à nous mais nous en sommes responsables», regrette-il.

Un autre secteur, le transport.

Il est urgent de promouvoir le transport en commun. Car, « vu le nombre pléthorique de zémidjan aujourd’hui, et le taux de gaz d’échappement nocif, hormis le passage de 2 à 4 temps de moteurs, on se tue chaque jour», a-t-il relevé. Il propose alors que les différents axes routiers disposent de 3 à 4 bus afin de réduire le nombre de motos en circulation dont les zémidjan qui se montreront réticents certainement. «Ils doivent accepter la reconversion », insiste-t-il.
Concernant l’industrie, on parle d’éco-fabrication désormais. C’est-à-dire qu’il faut qu’à la source où on fabrique les machines, ces dernières prennent en compte la dimension environnementale et ne dégagent pas trop de gaz. « Dans le contexte béninois, il s’agira d’éloigner ces machines des concessions, des villes et sensibiliser les promoteurs afin qu’ils remplacent les anciennes machines », propose Bruno Ahouaga. Il faut aussi encourager les usines à fabriquer des produits verts, disposer d’industries qui transforment les ordures par exemple.
A propos du secteur des bâtiments, « on construit avec le bois, le sable, les fils électriques. Ces éléments font partie de l’environnement. Lorsque vous voulez éclairer votre maison ou faire des installations électriques, il faut utiliser des lampes économiques qui dégagent moins de gaz », conseille-t-il. On doit faire la promotion des matériaux qui ne produisent pas assez de gaz et de déchets. «Le ciment est nocif et les constructions en ciment sont souvent des réceptacle de chaleur, ce qui agit négativement sur la santé », confie Bruno Ahouaga. Enfin, la pêche. C’est un domaine qui évolue dans l’anarchie. Ainsi, on se plaint de la rareté des poissons et de l’assèchement des cours d’eau. Or, on peut y générer des emplois aux jeunes.¦

Deux projets de vulgarisation des métiers verts
Agriculture biologique, restauration des sols, pépiniéristes, fleuristes, jardiniers, opérateurs d’éolienne, entrepreneur de l’énergie solaire, producteurs industriels, éboueurs, opérateurs des industries de recyclage, décorateurs de bâtiments, etc. constituent quelques artisans visibles des métiers verts.
« En vue de promouvoir les métiers verts, notre direction est chargée de conseiller et d’organiser des ateliers sur la question afin de sensibiliser sur les risques du non-respect des normes environnementales », a indiqué Bruno Ahouaga. Les métiers verts sont un nouveau concept. C’est pour cela que la sensibilisation est une étape indispensable. Et pour renforcer cette sensibilisation, deux projets sont actuellement en cours d’élaboration en vue de la vulgarisation des métiers verts. En premier lieu, le Projet de la retraite verte. Tout salarié peut s’il le veut, souscrire dans une banque et verser de l’argent prélevé de son salaire, une somme qui lui sera investie dans une plantation de sorte à devenir progressivement son propre propriétaire de la grande plantation. C’est une manière pour nous de contribuer à la retraite des fonctionnaires et à l'amélioration de l’écosystème. Le second projet est celui portant sur l’appui à l’émergence des métiers verts. Mieux, tous ceux qui font des actions en faveur de la protection environnementale dans la vie professionnelle seront accompagnés. «Cela ne saurait être réel sans l’appui du gouvernement», souligne-t-il.
La terre ne s’augmente pas, la population quant à elle grossit de plus en plus, exacerbant ainsi les besoins vitaux. L’homme est contraint d’agir sur la nature. Mais il doit aussi la protéger pour ne pas compromettre son bonheur et celui des générations futures. D’où urge-t-il de vulgariser les métiers verts afin de stimuler l’économie verte, source de développement durable¦

Par Arias ADIKPONSI et Sêmèvo B. AGBON (Stagiaires)

Environnement 23 mai 2016


Championnat départemental de maracana: L’évènement lancé par le ministre Oswald Homéky

Le championnat départemental de maracana a été lancé, samedi 21 mai dernier au stade de l'Amitié général Mathieu Kérékou de Cotonou. C’était sous la présidence du ministre des Sports, Oswald Homéky.

La 4e édition du championnat national de maracana a démarré, samedi 21 mai dernier au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou. C’est par la phase départementale de l’Atlantique-Littoral. Sacre MC, Empire MC, Godomey MC, Maracana Club de l'Amitié, Mille Héros, AAPAC MC et Rafale MC de Hèvié sont les équipes engagées pour ce championnat. Les meilleures d’entre elles seront retenues pour la phase nationale qui aura lieu dans deux mois à Bohicon. Elles seront aux côtés de celles d’Abomey, Bohicon, Pobè et Savè. C’est pour dégager les champions ainsi que les sélections nationales du Bénin aussi bien dans les catégories Open (25 ans à 34), Seniors (35 à 44 ans) et Vétérans (45 ans et plus). Les sélections sont appelées à représenter le Bénin à la 5e édition de la CAN 2016 de maracana au Burkina Faso en septembre prochain.

Profitant de la présence du ministre des Sports, le président de la Fédération béninoise de maracana (Fébéma), Philippe Totondé, a énuméré un chapelet de doléances. Il s’agit des difficultés auxquelles la promotion et la pratique de cette discipline sportive sont confrontées au Bénin. Elles sont surtout liées au manque de moyens. Pour ce faire, le président a voulu compter sur le soutien du ministre. Ce dont ce dernier l’a assuré, en acceptant de porter la charge d'ambassadeur spécial du maracana.
Le ministre a ensuite autorisé l'installation des lampadaires acquis sur le financement propre de la Fébéma au niveau de l’aire de jeu qui a abrité les rencontres programmées pour le compte de la première journée de ce championnat. Ce qui permettra désormais de jouer des rencontres nocturnes.
Le match d'ouverture de cette 4e édition a ensuite opposé 1000 Héros au Macarana Club de l'Amitié dans la catégorie des Open (24 à 35ans). Par la suite, le public a eu droit à d’autres rencontres comme Sacr # Copa Cabana et AAFAC # MCA chez les Seniors, puis Rafales MC de Hèvié # Godomey MC au niveau des Vétérans.

Sports 23 mai 2016


2002 - 2245