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Nouvelles

Tentative de vol aggravé, vol aggravé et association de malfaiteurs: Douze accusés condamnés à diverses peines
Dans le box des accusés du septième dossier au rôle de la session criminelle qui se tient au Tribunal de première instance d’Abomey-Calavi, on retrouve des hommes en treillis, des artisans, des employés et des truands. Ils sont quinze et sont poursuivis pour tentative de vol aggravé, vol aggravé et association de malfaiteurs. Des quinze accusés, quatorze ont comparu ; le seul absent n’étant plus en vie. Au terme de l’audience, douze personnes ont été reconnues coupables des faits diversement mis à leur charge et deux ont été acquittés. Jeudi 30 juillet dernier, c’est une affaire de tentative de vol aggravé, de vol aggravé et d’association de malfaiteurs qui a tenu en haleine, pendant deux jours, le tribunal d’Abomey-Calavi statuant en matière criminelle. Quinze personnes ont été poursuivies. La bande est composée de diverses catégories socioprofessionnelles. Parmi les accusés se trouvaient des artisans, des cuisiniers, des secrétaires, des caissiers, un éleveur, un conducteur de taxi-moto et même des hommes en treillis. C’est une association d’individus spécialisés en vol et familiers aux armes à feu. Interpellés et arrêtés à l’occasion d’un coup manqué, tous les accusés étaient en détention depuis 2017. Dans leurs rangs, une personne est entre-temps passée de vie à trépas. C’est donc quatorze accusés qui ont comparu jeudi dernier. Après une longue instruction de plus de 16 heures d’horloge, le tribunal a délibéré le lendemain, soit le vendredi 31 juillet. A la barre, chaque accusé, assisté de son avocat, a été invité à répondre à plusieurs questions aux fins de permettre au tribunal de percevoir le déroulement des faits et le degré d’implication de chaque membre de la bande. Prenant ses réquisitions, le ministère public, après avoir donné la définition de chacune des infractions et les peines prévues par la loi, a établi les faits à l’égard de chaque accusé puis demandé au tribunal de punir chacun d’eux en conséquence. Dans leurs plaidoiries, certains avocats des accusés ont plaidé pour la relaxe pure et simple de leurs clients en l’absence de preuve matérielle. D’autres vont demander au tribunal de faire la part des choses dans le degré d’implication et de délibérer au regard des faits retenus à la charge de chaque accusé. Au terme de la délibération, deux accusés dont un militaire ont été acquittés au bénéfice du doute pour les faits de vol à main armée et d’association de malfaiteurs. Sept autres accusés dont un ancien militaire ont écopé chacun de quinze ans de réclusion criminelle pour avoir été déclarés coupables, les uns pour les faits de vol à main armée et les autres d’association de malfaiteurs. Cinq accusés dont un agent du groupement des sapeurs-pompiers ont écopé chacun de cinq ans de réclusion criminelle pour s’être rendus coupables des faits de vol de chèque et de complicité de tentative de vol à main armée. Puisque la quinzième personne n’est plus de ce monde, l’action publique est éteinte à son égard. Pris en flagrant délit ! Selon les faits décrits, les sieurs Moussa Démo Idrissou, Seibou Démo Idrissou, Roméo Mévoéchan et Romain Bokini ont été interpellés, samedi 24 mai 2017 à Cotonou, alors qu’ils se trouvaient à bord d’une voiture. Les fouilles effectuées sur la voiture par les agents de sécurité ont permis de découvrir deux pistolets de fabrication artisanale, des armes blanches ainsi que des amulettes. En réponse à la question de connaître leur destination, les intéressés, après pression, ont avoué être sur le point de se rendre à Calavi pour y commettre un vol. Romain Bokini dit avoir été invité par Roméo Mévoéchan, son beau-frère. Comme lui, chacun a révélé comment, et par qui, il a été contacté pour prendre part à ce projet de vol. D’après les propos des uns et des autres, leur cible serait le propriétaire d’une buvette. Le petit groupe intercepté va préciser d’une part que c’est le cuisinier de la future victime qui a donné à la bande l’information selon laquelle, il y avait sur les lieux, une somme comprise entre vingt millions et vingt-cinq millions francs CFA et que certains éléments de la bande sont d’ailleurs sur le terrain. Les investigations menées suite à ces déclarations ont abouti à l’arrestation de toute la clique. Interpellés puis inculpés des faits d’association de malfaiteurs, de tentative de vol et de vol qualifié, tous ont reconnu les faits à l’enquête préliminaire et à l’interrogatoire de première comparution, avant de les nier à l’interrogatoire au fond. Composition du tribunal Président : Ferdinand Dégbélo Assesseurs : Batamoussi Essowe, Lucien Djimenou, Serge Hounnouvi, Yélinest Ahouéya. Ministère public : Aubert Kodjo. Société 06 août 2020


Lancement de l’emprunt obligataire de 100 milliards de F Cfa: 4 secteurs clés de l’économie béninoise bientôt financés et modernisés
Alors que le régime du nouveau départ tend inexorablement vers la fin du quinquennat, un nouvel emprunt obligataire d’un montant indicatif de 100 milliards de francs Cfa vient d’être émis par la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité en vue de financer l’économie béninoise et d’assurer la résilience du secteur agricole. Par l’arrêté 2020 N°1586/MEF/CAB/SGM/ DGTCP /DAMF/SP/256 SGG20 du 02 juillet 2020 fixant les conditions de l’émission d’obligations du Trésor par syndication « Trésor Public du Bénin Tpbj 6,50% 2020-2028 », le ministre de l’Economie et des Finances a autorisé la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité Publique du Bénin à procéder à l’émission d’un emprunt obligataire à taux fixe, par appel public à l’épargne d’un montant indicatif de 100 milliards de F Cfa. La Dgtcp étant chargée de la gestion du portefeuille de l’Etat, elle a été désignée par le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, pour le représenter aux fins de l’émission de cet emprunt dont la souscription couvre la période du 27 juillet au 14 août 2020 avec un taux d’intérêt de 6,50% par an. Et les ressources à mobiliser par cet emprunt obligataire serviront principalement au financement d’une partie des investissements prévus au programme national d’investissements au titre de l’année 2020 en vue de la relance de l’économie. Les Projets qui seront financés par cet emprunt obligataire se concentrent dans des secteurs tels que l’agriculture, le tourisme, les transports et les travaux publics. Des secteurs pour lesquels le gouvernement attache un intérêt particulier au regard de leur poids sur l’économie nationale. L’objectif premier des grands projets de l’Etat est de faire du Bénin un pôle d’attraction de l’investissement en accord avec une économie dynamique et moderne, ouverte sur le monde. C’est ainsi qu’ayant pris conscience de son déficit infrastructurel le Bénin a donc entrepris un programme intensif de modernisation et de renforcement des infrastructures et d’aménagement du territoire. A terme, les projets et programmes structurants qui composent le portefeuille des investissements publics envisagés en 2020 contribueront au renforcement des bases structurelles de l’économie béninoise avec, entre autres, l’amélioration du climat des affaires, le maintien de la stabilité du cadre macroéconomique, la réduction du déficit infrastructurel, la promotion des industries de transformation à travers des incitations fiscales et le renforcement de l’Etat de droit et de la démocratie . Le prix de l’émission est à 10 000 F Cfa et les personnes physiques et morales des pays membres de l’Uemoa ainsi que les investisseurs institutionnels régionaux et internationaux désireux de souscrire peuvent souscrire à l’opération qui s’est toujours soldée par un succès pour les précédentes éditions. Et pour cet emprunt qui dure 8 ans avec 2 ans de différé, c’est la Société de Gestion et d’Intermédiation du Bénin (SGI-Bénin) qui a été, une fois encore, mandatée en qualité d’arrangeur et chef de file de l’opération. Elle se fera accompagnée d’un Co-Chef de file notamment Sgi Agi, ainsi que d’un syndicat de placement. A noter que le paiement des intérêts se fera annuellement les 25 août à compter de la date de jouissance jusqu’au 25 août 2028 et pour la première fois le 25 août 2021 ou le premier jour ouvré suivant ce jour. Le remboursement du capital se fera annuellement, après deux (2) ans de différé. Source : Gloryd Solutions Group Economie 06 août 2020


Exportation du soja du Bénin vers la Chine: Les acteurs appelés au respect des exigences
Les acteurs impliqués dans l’exportation du soja du Bénin vers la Chine en savent désormais un peu plus sur les conditions à remplir avant toute expédition. Ils ont été sensibilisés sur les exigences contenues dans le protocole d’accord signé à cet effet, lors d’une rencontre organisée, ce mercredi 5 août à Cotonou. Non-respect des procédures de contrôle et des exigences phytosanitaires, falsification des documents officiels d’accompagnement… L’exportation de soja-grain vers la Chine qui a commencé cette année est déjà minée par de mauvaises pratiques. « Les premières expéditions ne se sont pas bien passées du fait de la méconnaissance du processus d’exportation par les acteurs », déplore Laurent Gangbès, directeur de l’Agence pour la promotion des importations et des exportations (Apiex). Face aux exigences des clients chinois relatives au respect des normes sanitaires et de qualité à travers la demande de divers certificats, l’Apiex a initié la rencontre, tenue hier à Cotonou, au profit des acteurs impliqués. Il est question de garantir la réussite de la politique du gouvernement en matière de développement de la filière soja au Bénin, car le marché de la Chine qui importe 85 millions de tonnes par an, constitue une opportunité à ne pas gâcher, précise Laurent Gangbès. Il avertit : « Si nous ne prenons pas les mesures, nous allons nous heurter à une perte d’image du Bénin, ce qui affectera non seulement la filière soja, mais aussi les autres produits béninois que nous nous efforçons à mettre sur le vaste marché chinois ». Epiphane Sètondji Hossou, directeur général de l’Agence béninoise pour la sécurité sanitaire des aliments (Abssa), indique que les modalités sont contenues pour l’essentiel dans leprotocole d’accord signé, le 18 septembre 2019, entre le Bénin et l’administration générale des douanes de la République de Chine (Gacc), relatif aux exigences phytosanitaires liées à l’exportation du soja du Bénin vers la Chine. « Il est impératif pour les acteurs de la filière, en particulier les entreprises exportatrices enregistrées auprès de l’Abssa, de respecter les clauses de cet accord pour maintenir durablement ce vaste marché promoteur pour le Bénin », préconise-t-il. Conditions Au total, 1161 tonnes de soja sont à destination de la Chine pour le compte de la campagne agricole 2019-2020 depuis la signature du protocole d’accord. Des trois structures exportatrices, une seule a véritablement collaboré avec l’administration pour se conformer aux exigences, relève Dr Minhahoué Tchoutchou, directeur des contrôles à l’Abssa. Au nombre des documents officiels exigés, l’exportation du soja vers la Chine est subordonnée à la production d’un Certificat phytosanitaire et d’une attestation de fumigation délivrés par la direction de la Protection des végétaux (Dpv), un certificat d’origine de la direction générale du Commerce (Dgc), une attestation de non Ogm (Organisme génétiquement modifié) par l’Abssa. L’opérateur devra être enregistré auprès de ladite agence, lui fournir une copie authentique du permis d’importation du soja en Chine délivré par les autorités chinoises, énumère Dr Minhahoué Tchoutchou. Il doit aussi s’assurer que le nom de son entreprise figure dans la base de données de la Gacc et adresser à l’Abssa, quinze jours francs avant l’expédition du lot, une demande d’inspection et d’obtention des certificats requis. Economie 06 août 2020


60 ans après l’indépendance: L’envol du secteur du tourisme
« Faire du tourisme un levier pour le développement du Bénin». Cette assertion qui, pendant de nombreuses décennies, s’est révélée comme un simple slogan tend à prendre une autre tournure, soixante ans après l’accession du pays à la souveraineté internationale. Avec les investissements prévus par le Programme d’action du gouvernement, le tourisme se positionne plus que jamais comme un vrai levier pour le développement. La maigre contribution de 0,7% du Produit intérieur brut (Pib) que revendiquait jusqu’à un passé récent le secteur du tourisme s’améliore petitement et va connaitre une nette augmentation dans les mois à venir. Depuis 2016, le régime au pouvoir travaille à poser progressivement les balises. De l’ambition de faire décoller le tourisme au pays du vodoun, on ne peut plus douter. « Faire du tourisme une filière de développement économique, créatrice de richesses et d’emplois… valoriser les projets touristiques qui contribuent à positionner le Bénin comme une destination de tourisme écologique, expérientiel et de découverte ». Ainsi se dévoile le rêve que nourrissait Patrice Talon, alors candidat à l’élection présidentielle. Il avait posé un diagnostic en quatre points, avec trois mesures clés et huit projets touristiques prioritaires. Sur les 45 projets phares du Programme d’action du gouvernement « Bénin révélé », six sont réservés au secteur du tourisme : Parc de la Pendjari, cité lacustre de Ganvié, pôle Abomey-Porto Novo, tourisme premium-Tata Somba, cité historique de Ouidah, stations balnéaires. Ensuite, il y a eu la création de l’Agence nationale de promotion des patrimoines et de développement du tourisme, considérée comme l’épine dorsale de la promotion patrimoniale et touristique dans le pays. Cette agence a pour mission, en collaboration avec les ministères concernés, la promotion des patrimoines du Bénin, le développement du tourisme ainsi que des actions de communication sur le secteur. « La création de cette agence permet de concrétiser la vision du gouvernement consistant à mettre en place un lien original entre patrimoines et tourisme, développer de grands projets structurants et pérennes, rendre séduisante et authentique la destination Bénin, créer de la richesse et des emplois, rayonner à l’international », indiquait déjà le compte rendu du Conseil des ministres du jeudi 7 juillet 2015. « Nous sommes riches d’un patrimoine historique, culturel et naturel extraordinaire dont nous pouvons être fiers. Ce patrimoine doit nous permettre de développer le tourisme, un secteur largement pourvoyeur d’emplois et capable de faire rayonner le Bénin dans le monde ». Cette déclaration du président de la République Patrice Talon à l’occasion du lancement du Programme d’action de son gouvernement traduit clairement sa vision et son ambition pour ce secteur pourvoyeur d’emplois et de devises. Malgré son potentiel touristique exceptionnel, le pays est logé parmi les derniers pays au niveau de l’indice du développement touristique de l’Organisation mondiale du Tourisme jusqu’à un passé récent. Mais une aube nouvelle s’élève sur le secteur à la faveur des projets qui se déploient çà et là du Nord au Sud au pays. Tourisme balnéaire, tourisme mémoriel, histoire, patrimoine, sites, faune, flore, traditions, culture… Le Bénin mise sur l’ensemble de son potentiel et rêve de devenir d’ici là, une destination de rêve. Mais pour en arriver là, il a fallu attendre longtemps, des décennies après les indépendances, mais il a fallu attendre en plus une volonté politique nettement affichée en facteur du secteur. Avec ses plages bordées de palmiers, un patrimoine historique remarquable et ses parcs animaliers, le Bénin n’a rien à envier aux plus belles des destinations africaines. Le seul couac ici, c’est que les infrastructures font défaut. Le secteur souffre également d’une absence de touristes. Du moins jusqu’à il y a peu, avant le travail de rénovation voulu et engagé par le président Patrice Talon. Le Bénin ne proclame pas seulement les intentions. Il travaille à donner corps à ses ambitions et pose des actes importants. Déjà, les formalités d’entrée sur le territoire ont été allégées à plusieurs pays africains. Les ressortissants de certains pays peuvent fouler le sol béninois sans difficultés et formalités protocolaires de visa. Ils sont exemptés du visa d’entrée au Bénin pour une durée n’excédant pas 90 jours. Ganvié en réinvention… Les projets touristiques à l’heure du Bénin révélé intègrent également la cité lacustre de Ganvié qui bénéficie d’un vaste projet de rénovation. Le gouvernement avait, en son temps, instruit le ministre du Cadre de vie et du Développement durable à l’effet de faire engager les études de détails qui porteront sur neuf secteurs d’intervention dans la cité lacustre de Ganvié. Il s’agit de l’urbanisme, de la rénovation de l’habitat, des équipements de confort, la santé, l’enseignement, la formation continue, l’environnement du lac, la pêche et le tourisme. Ceci, dans le cadre de l’initiative « Réinventer la cité lacustre de Ganvié », un des projets phares retenu par le Programme d’action du gouvernement (Pag). Le projet vise à faire de Ganvié, à travers la réhabilitation de son habitat, de son cadre de vie et de sa protection environnementale, un site pilote de mise en valeur d’un tourisme lacustre respectueux de l’authenticité et des normes environnementales. Il s’agit donc de réinventer cette cité lacustre sur des bases culturelles et sociales fortes et solides. Depuis plusieurs mois, les Toffinou de Ganvié découvrent avec satisfaction les transformations que subit leur localité. Le visiteur qui embarque depuis Abomey-Calavi a désormais une vue plus attrayante. Les premières habitations à l’entrée de la Venise de l’Afrique sont de toutes nouvelles constructions améliorées qui renvoient à la vraie image des habitations en milieu lacustre. Des ouvriers sont à l’œuvre et laissent peu à peu depuis les profondeurs de l’eau, de belles cases, certes modernisées, avec un côté traditionnel captivant. Il s’agit de la concrétisation du projet « Réinventer Ganvié ». Pourtant, depuis des décennies, le Bénin n’a véritablement rien réussi à vendre au plan touristique si ce n’est ce même Ganvié. Le nom et la présentation faisaient effet. Mais la réalité a fini par avoir raison de nombreux touristes qui petitement délaissaient la belle lacustre surtout en raison de la dégradation du cadre de vie et de l’insalubrité. Le Ganvié traditionnel avec ses mille belles cases mourait. En ses lieux et places, des maisons en brique, en matériaux définitifs, des toits de dalle, de feuilles de tôle, de tuile… Bref, tout sauf la paille et le raphia pourtant très prisé il y a quelques années encore. « Si par le passé, le Ganviénou peut indexer sa case avec beaucoup de fierté et le faire à ses visiteurs, aujourd’hui ce n’est plus le cas», laisse échapper Babilasse Sokenou, natif de la localité. Réhabilitation du patrimoine touristique de Ouidah La cité des Kpassè, comme on appelle Ouidah est partie pour être l’un des pôles de concentration de l’ambition du gouvernement dans le secteur du tourisme. Ces dernières semaines, d’importants travaux de rénovation ont été engagés pour donner à cette ville, témoin de la traite des Noirs, les instruments qu’elle attend pour faire décoller son tourisme. Courant février, le ministre en charge du Tourisme, à la tête d’une importante délégation et en présence d’acteurs du secteur, de têtes couronnées, personnalités, cadre et natifs de la ville de Ouidah a procédé à la remise officielle de chantier dans le cadre de la réhabilitation du Fort portugais de Ouidah. Dix mois pour assurer la transformation des lieux. C’est le défi imposé à l’entreprise qui, depuis lors, s’active pour honorer son cahier des charges. La réhabilitation du Fort portugais est prévue sur deux phases. La première qui a démarré officiellement depuis le lundi 24 février consistera en la réhabilitation de l’existant, c’est-à-dire du bâtiment originel du Fort. La réhabilitation du Fort portugais de Ouidah rentre dans le cadre du vaste chantier de réhabilitation de la cité historique de Ouidah pour en faire un centre touristique par excellence, selon le ministre. Acte dont la portée répond de l’ambition du gouvernement de changer le visage de la ville de Ouidah. Une seconde phase consacrera la construction du Musée international de la mémoire et de l’esclavage (Mime) dont les études sont également très avancées et le lancement imminent, a annoncé le ministre. Les travaux coûteront la somme de deux milliards, huit cent quarante-trois millions, six cent vingt-neuf mille, cent trente cinq francs Cfa (2 843 629 135) F Cfa et prendront fin le 30 décembre prochain. La Banque mondiale, partenaire privilégié sur ce projet, accompagne la vision du président de la République en finançant la réhabilitation du site à travers le Projet de compétitivité et du tourisme transfrontalier (Pctt). Le gouvernement a aussi décidé le mercredi 22 juillet dernier, d’autoriser une mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage en vue de la conception et du développement du Complexe hôtelier de la Marina près de la Porte du non-retour à Djègbadji, dans la commune de Ouidah. La société britannique Halcyon Hospitality Advisors a été identifiée pour la conduite de cette mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage du complexe hôtelier de la Marina près de la porte du non-retour que développera le groupe Banyan Tree. Le choix du gouvernement se justifie par l’expertise et la notoriété de cette société. Ce complexe comprend notamment un théâtre de verdure pour la fête des religions endogènes et diverses manifestations culturelles, un parking paysager de 350 places, des jardins du souvenir, l’esplanade touristique avec restaurants, bars et sites de divertissements, la reconstitution historique d’un bateau négrier, une zone hôtelière d’environ 130 lits, la promenade flottante sur la lagune et un jardin de recueillement. Un projet qui cadre bien avec les ambitions du Programme d’action du gouvernement qui fait une place de choix au tourisme comme filière de développement économique, créatrice de richesses et d’emplois et un outil de rayonnement du Bénin à l’international. Avec la concrétisation de ce projet, c’est la cité historique de Ouidah, point de convergence de mille cultures et lieu de concentration de souvenirs sur la traite des Noirs qui reprend ainsi sa place. Mieux, le projet rehausse l’image du secteur hôtelier qui peut davantage se targuer de disposer d’infrastructures modernes avec un confort qui diversifie l’offre touristique du pays en général et de la ville de Ouidah en particulier. Faut-il le rappeler, le groupe britannique Halcyon Hospitality Advisors est aussi chargé de la même mission pour le Plm Alédjo. La Parc de la Pendjari : la métamorphose ! La plus grande réserve animalière de l’Afrique de l’Ouest part à la conquête de ses touristes perdus. Le parc de la Pendjari vit à l’ère des réformes du Nouveau départ et sa flore et sa faune sont passées aux mains des professionnels de la gestion des parcs. Une révolution s’opère au niveau du parc de la Pendjari depuis la reprise de cet espace par l’organisation African park. La structure allie haute technologie et expertise, en témoigne l’important arsenal qui y a été déployé et le travail titanesque abattu sur le terrain pour recenser et surtout sécurisé l’espace et ses occupants. Tout est également mis en œuvre pour l’atteinte de l’objectif « braconnage zéro ». Tous les jours, une ULM (petit avion) survole le parc à basse altitude pour détecter la moindre la menace et surtout suivre le mouvement des bêtes. L’appareil se révèle encore plus utile à l’occasion de la pose des colliers Gps aux animaux. A ce dispositif, on a joint un suivi à la trace des animaux à travers un système satellitaire que coordonne une cellule au sol. Laquelle est en communication permanente avec les Rangers, doté de téléphone satellitaire et autres moyens technologiques de haute portée. Tout le parc, d’une superficie de 4.700 km2 est cerné et le déplacement des animaux est suivi à la trace avec un compte rendu en temps réel, toutes les dix minutes. African park s’emploie à faire de la Pendjari une réserve naturelle où les animaux vivent en paix, sans la moindre menace et sans agression. D’un parc désorganisé, désabusé, surexploité, braconné avec une quasi-absence de statistiques et de données fiables, on est passé ces dernières années à des mots comme réformes, rigueur, innovations, technologie, sécurité, Rangers… Parlant de Rangers, on ne peut plus envisager le parc sans cette unité spéciale, véritable rempart contre toutes incursions malveillantes dans le parc. Ce sont en effet des jeunes et vigoureux bars valides durement formés et investis de la mission de protection et de sécurisation 24 heures sur 24, pour le bonheur de la faune et des touristes. Comme on le voit, le Bénin a mis 55 ans à marquer les pas en matière de tourisme, mais depuis plus de quatre ans, le secteur fredonne son aube nouvelle et enchaîne le refrain de la modernité. Les projets sont divers et multiples et touchent à tous les segments du secteur touristique. D’autres projets non moins importants concernent les Tata Somba, la Route des pêches, la création d’un nouveau musée à Abomey, d’un nouveau musée des arts, civilisation et Vodoun à Porto- Novo, le développement du tourisme balnéaire et historique avec la route de l’esclave à Ouidah… En somme, on s’est résolu à investir dans le tourisme, créer des espaces, aménager les sites, créer de vrais produits touristiques... L’Etat fera d’importants investissements, et à sa suite, le privé prend le relais pour les faire fructifier. Mais cela passe aussi par la réhabilitation des réceptifs hôteliers, la formation des guides, une bonne campagne sur la destination Bénin,le développement du tourisme de loisir et d’affaire, l’attractivité des territoires donc la préservation et la mise en valeur du patrimoine, des aménagements pour faciliter l’accès aux sites, l’érection des équipements de confort, la modernisation des routes, du système de transport, de santé... Culture 06 août 2020


Tête-à-tête entre Alain Orounla et l’ambassadeur des États-Unis: Le rayonnement des médias au cœur des échanges
L’ambassadeur des États-Unis près le Bénin, Patricia Mahoney, a été reçue par le ministre de la Communication et de la Poste, Alain Orounla ce mercredi 5 août. Les échanges ont porté essentiellement sur le rayonnement des médias au Bénin ainsi que des professionnels qui y exercent. Les deux personnalités ont évoqué l’idée de renforcer la coopération pour booster le secteur des médias. Deux heures d’échanges pour évoquer le rayonnement du secteur des médias au Bénin. Au terme de l’audience qu’Alain Orounla, ministre de la Communication et de la Poste a accordée à l’ambassadeur des États-Unis près le Bénin, Patricia Mahoney, à sa demande, de belles perspectives s’ouvrent au secteur des médias. « Nous avons discuté des opportunités de formation pour les journalistes, avec les programmes que nous avons à l’Ambassade des États-Unis et nous continuons à chercher des opportunités de travailler ensemble parce que la liberté de la presse et des médias est une des bases très importantes de la démocratie au Bénin comme aux États-Unis, et nous devons travailler ensemble pour la sauvegarder », a indiqué l’ambassadeur des États-Unis près le Bénin, Patricia Mahoney. Au cours de l’audience avec le ministre, informe la diplomate, « nous avons discuté des domaines dans lesquels nous pouvons collaborer ». Alain Orounla et son hôte ont aussi discuté de l’importance de la liberté de la presse ainsi que des efforts pour la promouvoir. Appréciant la démarche de l’ambassadeur, le ministre Alain Orounla a indiqué qu’elle témoigne de l’intérêt porté par le gouvernement des États-Unis à travers son ambassade au Programme d’action du gouvernement, notamment en matière de presse et de médias. L’entretien convivial et fraternel, souligne le ministre, a permis de passer en revue ce que le Pag prévoit pour les professionnels des médias et ce que le gouvernement des Etats-Unis propose comme accompagnement. « J’ai obtenu de madame l’ambassadrice que ces différents programmes avec de multiples intérêts soient néanmoins déroulés pour ce qui peut l’être, notamment le volet formation par visioconférence et peut-être des séjours de formation aux États-Unis. Le moment venu, on verra comment ceux d’entre vous professionnels des médias qui auraient été élus, puissent bénéficier de ce programme », a informé le ministre Alain Orounla. Selon lui, les États-Unis sont très attentifs à l’évolution de la liberté de la presse. À ce titre, précise le ministre porte-parole du gouvernement, il a été question pour la diplomate de demander quelques précisions sur la suspension des médias en ligne, et nos efforts pour un heureux dénouement ont été salués, souligne-t-il. « Il a été question de voir dans quelle mesure nous accompagner afin de faire débloquer les appuis prévus par le Pag pour les médias, il n’a été question que de vous acteurs des médias et d’autres sujets essentiels sur lesquels nous avons échangé. Tout ceci témoigne du fait que le ministère de la Communication et de la Poste est bien observé et que les efforts de vous journalistes, collaborateurs de ce ministère sont appréciés », s’est réjoui Alain Orounla. Actualités 06 août 2020


Rencontre du Memp avec les usagers de l’école: Pour une bonne reprise des classes du CI au CMI
Le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, a rencontré ce mercredi 7 août, les acteurs de son sous-secteur pour les rassurer des dispositions prises pour une bonne reprise des classes par les écoliers du Cours d’initiation (Ci ) jusqu’au Cours moyen première année (Cm1) dans le contexte de Covid-19, dès lundi 10 août prochain. La rencontre s’est déroulée dans l’enceinte du ministère à Porto-Novo. Le ministère des Enseignements maternel et primaire (Memp) et les acteurs du sous-secteur de l’éducation de base, à savoir parents d’élèves et partenaires sociaux, se donnent la main pour une bonne reprise des classes, dès lundi 10 août prochain, des écoliers jusqu’au Cours d’initiation (Ci) au Cours moyen première année (Cm1) dans le contexte de Covid-19. C’est du moins ce qui ressort d’une rencontre qui s’est tenue ce mercredi dans les locaux du ministère à Porto-Novo. Le ministre Salimane Karimou a fait le point à ses hôtes des conditions dans lesquelles va se dérouler cette reprise des cours aux écoliers concernés et qui sont restés à la maison depuis six mois. Selon lui, les mesures ne sont pas différentes de celles prises au profit des élèves du Cours moyen deuxième année (Cm2) qui viennent de boucler l’année scolaire avec la proclamation des résultats du Certificat d’études primaires (Cep) session de juillet 2020. Les dispositifs de lavage des mains seront mis en place dans les écoles. A défaut du dispositif moderne, les directeurs d’écoles peuvent disposer sur le budget de leurs établissements de mécanismes de fortune réalisés avec des bidons pour permettre aux apprenants de laver régulièrement leurs mains afin de contrer la propagation du Covid-19. Mais il ne sera pas fait obligation, selon le ministre, aux écoliers de porter le masque. Tout simplement, explique-t-il, à cause du jeune âge des enfants qui seraient, selon des études scientifiques, moins contaminés et moins contaminants. Toutefois, les apprenants qui le désirent peuvent porter le masque mais le port ne conditionne pas l’accès en classe. En revanche, l’enseignant est tenu de porter le masque. Il l’enlève lors du déroulement du cours pour être audible et le replace aussitôt une fois qu’il a fini de parler. Il est fait également obligation à l’enseignant d’observer une distance de trois mètres au moins par rapport aux enfants en classe. Mieux, la mesure de distanciation sociale d’un mètre au moins ne pourra pas être respectée en classe pour le même principe scientifique que les enfants sont moins contaminés et moins contaminants au Covid-19, détaille l’autorité ministérielle. Elle n’est d’ailleurs pas réalisable à cause du gros effectif dans les classes, avoue le ministre des Enseignements maternel et primaire. Ainsi, le port de masque et la distanciation sociale restent facultatifs dans les écoles dès lundi 10 août prochain, insiste Salimane Karimou. Non à l’année blanche ! Pendant les cinq semaines de cours, les enseignants ne vont pas tenir compte de tout le programme de formation. Ils dispenseront le savoir essentiel. Un guide pédagogique classe par classe a été conçu à cet effet par le ministère. La dernière semaine, celle du 7 au 11 septembre, sera consacrée à l’évaluation sommative finale devant déterminer les écoliers qui passent en classe supérieure et ceux qui redoublent. Un dispositif spécial est prévu pour les écoles inaccessibles et qui ne pourront pas rouvrir leurs portes la semaine prochaine en raison de l’inondation ou d’autres calamités naturelles. Le ministre Salimane Karimou rassure des dispositions prises pour la réouverture des cantines scolaires afin de permettre aux enfants bénéficiaires d’avoir des repas chauds dès le lundi 10 août prochain. Il est revenu par ailleurs sur l’intérêt de cette reprise pour les écoliers du CI au Cm1 qui sont restés six mois à la maison à cause de la pandémie du Covid-19. Le risque de décrochage des enfants est trop grand. Il fallait cette reprise pour faire en sorte que l’année scolaire ne soit pas perdue pour les enfants, souligne le ministre. « Une année blanche est chère tant pour le gouvernement que pour les parents d’élèves », fait savoir Salimane Karimou. Il se félicite de ce que le Bénin ait relevé le défi d’avoir sauvé et validé l’année scolaire contrairement à d’autres pays. « On devra s’habituer à vivre avec le Covid-19 comme nous vivons avec les autres maladies », poursuit le ministre pour montrer que plus rien ne bloquera la rentrée prochaine des classes qui démarre dès le 28 septembre prochain. Les représentants des syndicats du sous-secteur de l’enseignement primaire et de la Fédération des associations des parents d’élèves ont tous salué les dispositions prises par le gouvernement pour la reprise des classes. Ils promettent, chacun en ce qui le concerne, de jouer leur partition pour l’atteinte des objectifs. Actualités 06 août 2020


Suivi et contrôle de la gestion des Aev: Mwater, l’application qui restaure la transparence
L’application Mwater est un rempart contre les données déséquilibrées fournies par les acteurs à la base, sur la gestion des Adductions d’eau villageoise (Aev). Son avènement vient rétablir la transparence dans la gestion des ressources et le service rendu aux populations rurales. Chaque jour, grâce à l’Application Mwater installée sur smartphone, les agents Manobi Africa relèvent les données liées à la gestion des Adductions d’eau villageoise (Aev). “ Nous utilisons cette application sur le terrain pour prendre les informations auprès de l’exploitant et sur les machines avec photo à l’appui. Ensuite, nous les enregistrons dans Mwater exploitation afin de les remonter à la supervision sise à Cotonou. Donc, toutes les données se traitent là-bas… ”, a expliqué, Dieudonné Totah, agent Manobi Africa en charge de l’Aev Thio-Agouagon. Mwater concourt ainsi à la gestion participative des infrastructures d'accès à l'eau, à la maintenance des réseaux ruraux d'accès à l'eau, à la maintenance curative et préventive de la distribution d'eau en zone urbaine, à la régulation de l'exploitation et de la maintenance, à l’inventaire et à l'inspection cartographiés des réseaux d'eau. Production, distribution, consommation, facturation, faille sur le réseau, arrêt des machines, etc. tout est suivi et contrôlé à partir de cette application. Ce nouveau système de gestion des Aev sera certainement utilisé pour la gestion du Système d’adduction d’eau potable multi village (Saepmv). L’outil peut être exploité aussi bien dans les zones rurales que dans les zones urbaines. Il est à noter que l’avènement de Mwater fait suite aux nombreuses incohérences relevées au niveau des différentes données fournies par les acteurs à la base. Ainsi, l’application Mwater se révèle comme l’une des solutions convergentes qui permettent d’optimiser les performances en matière de gestion des ressources en eau potable en milieu rural. Société 06 août 2020


Réinsertion socioprofessionnelle des détenus et ex-détenus handicapés: Les arts de la scène pour promouvoir un développement inclusif
Le handicap et la détention ne doivent pas constituer des obstacles pour l’épanouissement de ceux qui y ont été confrontés. Wildaf-Bénin en fait son combat à travers un projet financé par l’Union européenne. Mardi 4 juillet dernier sur l’esplanade de la place des Martyrs, une séance de restitution a permis à des détenus et ex-détenus en situation de handicap de présenter les résultats de leur formation en arts de la scène. Le projet "Dedans-Dehors" de Wildaf-Bénin tend la main aux détenus et ex-détenus handicapés. A cette catégorie sociale en proie à des difficultés d’insertion et soumise au regard (pas toujours plaisant de la société), l’organisation tend la main à travers un projet inédit. La finalité, non seulement est de leur tendre la main, mais aussi, les aider à travers les arts de la scène à se découvrir, se former et s’épanouir. Depuis le mois de février dernier, ils sont environ une cinquantaine de personnes formées en arts de la scène à savoir le théâtre, la danse, le conte, la musique et les percussions, etc. Un collège de formateurs composé de Jeanine Kodjo, Breton Amoussou, Samson Padonou, Valérie Bokodaho, Maxime Zouffon, sous la supervision générale d'Alfred Fadonougbo alias Freddy et avec la direction artistique de Fidèle Anato. Au bout de cette expérience, elles ont été moulées et ont acquis l’essentiel des notions et techniques pour faire valoir leurs talents. Chants, danses, percussions et représentations théâtrales ont ponctué la séance de restitution organisée, mardi 4 août à Cotonou. Le public a eu l’occasion de découvrir le talent de ces personnes qui se sont certes mises en difficultés avec la société à un moment donné. Mais, cela ne constitue pas une fin en soi, et c’est tout le sens de la mise en scène offerte par les bénéficiaires du projet. Quarante minutes ont suffi à ces néo-acteurs pour expliquer à la face du monde les avantages d’un tel projet, l’épanouissement qu’elles en tirent et surtout le bien-être qui est désormais le leur avec une insertion socioprofessionnelle réussie. Epanouissement qu’ils disent devoir à Wildaf-Bénin, initiateur du projet financé par le Projet d'appui à là justice (Paj) à travers l’Union européenne, dans le cadre du dixième Fed. L’objectif de ce projet, explique-t-on du côté de l’organisation, c’est de contribuer à la promotion d’un développement inclusif au Bénin en réduisant les barrières à la pleine et effective participation des détenus et ex-détenus handicapés à la société par la création des conditions favorables à leur réinsertion professionnelle puis sociale aussi bien en prison qu'à la sortie, d’où l’intitulé "Dedans-Dehors". Ce projet entend renforcer la prise en charge des détenus handicapés en phase intra comme post carcérale des maisons d'arrêt d'Abomey-Calavi, de Ouidah puis de Cotonou, par la promotion de leurs droits, l'amélioration de leur accessibilité/mobilité et la création d'un parcours de réinsertion sociale. Société 06 août 2020


Secteur pétrolier du Nigeria: Un financement de 200 millions de dollars du Groupe UBA pour la croissance économique post Covid
Lagos, 04 août 2020 - United Bank for Africa Plc (UBA), le premier groupe panafricain de services financiers, a agi en tant que Banque d’agent de facilité pour les banques commerciales nigérianes dans le cadre d’un consortium avec d'autres banques internationales pour 1,5 milliard de dollars – une facilité de financement des exportations pour la Nigerian National Petroleum Corporation (NNPC) et sa filiale upstream, la Nigerian Petroleum Development Company (NPDC). UBA fournit 200 millions de dollars (111 milliards de F CFA) afin de soutenir la croissance des investissements et les besoins de liquidités. La facilité permettra d’obtenir les capitaux indispensables pour renforcer la capacité de production de la NNPC, qui est d’une importance stratégique pour l’économie nigériane et la principale source de recettes en devises du pays. La position de UBA en tant que Banque d’agent de facilité reconnaît la force du Groupe dans la structuration et le déploiement de financements dans le secteur pétrolier et gazier, ainsi que la profondeur et la liquidité du bilan du Groupe. La facilité de 1,5 milliard de dollars est structurée en deux tranches. La première tranche de 1 milliard de dollars, remboursable sur une période de cinq ans, sera versée en dollars. La deuxième tranche de 500 millions de dollars sera mise en place en monnaie locale, payable sur sept ans, avec UBA agissant en tant que banque d’agent de facilité, qui fournira l’équivalent de 200 millions de dollars en naira. Les deux facilités seront remboursées sur une allocation de 30 000 barils par jour de pétrole brut de la NPDC. UBA a une solide expérience dans le secteur des ressources à travers l'Afrique, ayant facilité des accords de remboursement anticipé du pétrole avec la NNPC, y compris sa participation de 100 millions de dollars en 2013 dans la transaction PXF Funding Limited, et 60 millions de dollars supplémentaires dans la transaction de 2015 avec Phoenix Export Funding Limited. Au Sénégal, UBA est la banque de financement renouvelable du pétrole brut d’un montant de 240 millions d'euros pour la Société africaine de raffinage et au Congo Brazzaville elle a cofinancé la facilité de paiement anticipé de 250 millions de dollars pour le pétrole brut d'Orion Oil Limited. Les autres participants à l'accord avec la NNPC sont la Standard Chartered Bank, Afrexim Bank, Union Bank et deux sociétés de négoce pétrolier, Vitol et Matrix. S'exprimant sur ce soutien à l'industrie pétrolière nigériane, le président du groupe UBA, Tony O. Elumelu, a déclaré : « Nous vivons l'une des années les plus difficiles sur le plan économique que le Nigéria ait connu. Avec la forte baisse du prix du pétrole et les difficultés occasionnées par la pandémie de la Covid-19, le secteur privé doit conjuguer ses efforts et contribuer de manière significative à l'économie. Cette facilité en est une preuve claire - UBA soutient des investissements qui amélioreront considérablement la capacité de production du Nigéria et, ce faisant, elle démontre également la force, la profondeur et la sophistication de notre capacité de banque commerciale. Je pense qu’ensemble, en travaillant avec les gouvernements, nous pouvons créer plus d’emplois et plus de richesse pour les gens, non seulement au Nigeria, mais dans toute l’Afrique ». United Bank for Africa (UBA) est l'un des plus grands employeurs du secteur financier sur le continent africain, avec plus de 20 000 employés et sert plus de 20 millions de clients. UBA est présente dans 20 pays africains et dans le monde entier notamment au Royaume-Uni, aux États-Unis d'Amérique et en France, offrant des services bancaires aux particuliers, entreprises et institutions, favorisant ainsi l'inclusion financière et mettant en œuvre une technologie de pointe. Actualités 06 août 2020


Déploiement des e-services et plateformes numériques: Un coup d’accélérateur pour l’administration intelligente
Fidèle à sa vision de dématérialiser l’administration publique, le gouvernement du président Patrice Talon s’est investi à mettre en place une plateforme nationale d’interopérabilité et un portail national des services publics. Depuis lors, les Béninois bénéficient de plusieurs e-services, gage d’une administration intelligente. Finies les tracasseries avant d’accéder à certains services publics au Bénin! La floraison des e-services déployés ces derniers mois témoigne de la volonté du gouvernement de doter le Bénin d’une administration intelligente. Du e-visa au e-casier judiciaire en passant par e-notaire, e-conseil des ministres, e-passeport, e-résultats et autres plateformes de services numériques disponibles, ces services numériques permettent d’avoir un point d’entrée unique vers les services publics. Avec le développement du Portail national des services publics accessible sur le site www. service-public.bj, il est désormais possible d’avoir accès à plus de 250 e-services. Les usagers de l’administration publique peuvent entrer en possession des pièces importantes comme le casier judiciaire, le permis de construire, le certificat de conformité environnementale, l’extrait de Registre de commerce et de crédit mobilier (Rccm), l’attestation d’affiliation au Fonds national des retraités du Bénin, l’attestation de jouissance de pension, l’attestation de prise en charge pour les retraités et le certificat de nationalité en ligne.Toutes choses qui permettent au Bénin de franchir non seulement un pas de plus dans la simplification des formalités administratives aux créateurs d’entreprises, mais aussi dans la facilitation des démarches aux retraités et autres usagers de l’administration publique. Les risques pour les populations de payer des faux frais lors de l’accomplissement des formalités d’établissement des passeports sont écartés depuis le 29 juillet dernier avec le lancement de l’e-service passeport. Les citoyens béninois résidents ou non au Bénin ont la possibilité de recourir aux services publics sans contact avec des personnes intermédiaires. Une course contre la montre Les réalisations s’accélèrent dans le secteur du numérique depuis l’adoption du décret portant mise en place de la plateforme nationale d’interopérabilité et du portail national des services publics le 18 mars dernier. Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation veille à l’opérationnalisation des différents services et plateformes numériques en collaboration avec les agences sectoriels et les cadres des autres ministères. La modernisation de l’administration publique devient de plus en plus une réalité avec la facilitation des procédures et démarches administratives aux usagers, l’amélioration de la qualité des services fournis aux usagers par la mise en cohérence des services dématérialisés, la pérennisation des systèmes d’information publics par l’emploi des normes et standards internationaux ; la maîtrise et la réduction des coûts liés au développement et à la maintenance de solutions. Ce faisant, le gouvernement offre également des opportunités aux entreprises et investisseurs à travers des plateformes dédiées à l’amélioration du climat des affaires au Bénin. C’est le cas de la solution numérique monentreprise.bj qui a amélioré le temps de création d’une entreprise au Bénin. Deux à trois semaines avant 2016, il suffit d’un temps record d’une heure d’horloge pour créer son entreprise aujourd’hui avec comme avantages : une meilleure gestion du traitement des dossiers de formalisation, des données et des statistiques, l’amélioration des indices de notations du Bénin et la mise à disposition de l’usager de façon électronique et instantanée des documents administratifs et autres s’offrent dans le cadre de la formalisation en ligne via monentreprise.bj. Dans le domaine de l’éducation, la mise en place de la plateforme e-learning https://etudiant.bj répond à la vision du gouvernement de moderniser les universités publiques en y instaurant la formation en ligne tandis que la plateforme e-résultats permet aux apprenants aux différents examens d’avoir leurs résultats et leur relevés de notes plus facilement. Différents types de services à savoir : accès aux ressources pédagogiques, messagerie électronique, service de visioconférence et d’assistance en ligne. A tout ceci s’ajoutent la plateforme du répertoire électronique des suretés relatives aux personnes physiques et morales et les initiatives privées possibles grâce aux différents allègements du gouvernement. Encadré Un cyberespace sécurisé Le gouvernement facilite non seulement l’accès aux services numériques mais il veille également à la sécurisation de son cyberespace. C’est dans ce cadre que le Conseil des ministres a approuvé, le 6 mai dernier, la stratégie nationale de la sécurité numérique et de son plan d’action pour la période 2020-2022. Fidèle à sa vision, il a fait l’option d’accomplir des actions ciblées afin d’assurer la protection des systèmes d’information, des entreprises et des citoyens. L’Agence nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (Anssi) a élaboré avec la contribution d’autres structures, la Stratégie nationale de la Sécurité numérique assortie d’un plan d’action décliné en 47 projets autour de cinq axes stratégiques. A terme, la réalisation de ces projets aura pour conséquence de renforcer la position du Bénin sur l’échiquier continental et mondial en matière de cyber sécurité. Abondant dans ce sens, le gouvernement du président Patrice Talon a adopté le 29 juillet dernier, le projet de décret transmettant à l’Assemblée nationale pour autorisation de ratification de la Convention de Budapest sur la cybercriminalité et son protocole additionnel relatif à l’incrimination d’actes de nature raciste et xénophobe commis par le biais de systèmes informatiques. Actualités 06 août 2020


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