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Nouvelles

Digitalisation de l’administration publique: Les e-services casier judiciaire et passeport désormais disponibles
Dans le cadre de la mise en place de l’administration intelligente au Bénin, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, Sacca Lafia, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération et Sévérin Quenum, ministre de la Justice et de la Législation, ont procédé, mercredi 29 juillet, au lancement des e-services casier judiciaire et passeport à Cotonou. A l'occasion, ils ont présenté les avantages de ces deux nouveaux services disponibles sur le Portail national des services publics. Le citoyen béninois n’a plus besoin de faire des tracasseries avant de se faire délivrer un casier judiciaire ou de se déplacer dans un centre physique pour faire la demande de passeports (ordinaire, de service et diplomatique). Et pour cause ! L’opérationnalisation des e-services casier judiciaire et passeports est devenue une réalité, mercredi 29 juillet, à Cotonou. Cette avancée considérable dans le processus de transformation digitale de l’administration béninoise est, selon Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, la preuve de la volonté du gouvernement du président Patrice Talon de rapprocher les usagers de l’administration. Ces deux nouveaux e-services viennent s’ajouter aux autres solutions numériques comme l’extrait du Registre de commerce et de crédit mobilier, le permis de conduire ou encore la délivrance du certificat de nationalité disponibles depuis le 26 mars dernier sur le Portail national des services publics via l’adresse www.Service-public.bj. Gains de temps et d'argent A l’en croire, ces e-services vont procurer plusieurs avantages aux citoyens béninois, qu’ils résident sur le territoire ou à l’étranger. Pour Sévérin Quenum, ministre de la Justice et de la Législation, le déploiement de ces nouveaux e-services est le fruit de la synergie d’actions réussie entre les ministères du Numérique et de la Digitalisation, des Affaires étrangères et de la Coopération, de l’Intérieur et de la Sécurité publique, le Centre national de casier judiciaire, l’Agence des Services et Systèmes d’Information et les directions opérationnelles des ministères concernés. Il félicite toutes les parties prenantes impliquées dans la réalisation de ce projet avant de rassurer de la fiabilité et de l'utilité de ces e-services en cette période de crise sanitaire de coronavirus. « Ces services permettront de gérer le flux des usagers et de gagner du temps ». Sacca Lafia, ministre de l’Intérieur, se réjouit des avantages de cette nouveauté pour les populations. « Nous avons décidé de moderniser l’administration et nous vous demandons de faire confiance au chef de l’Etat et à son équipe », a-t-il déclaré. Il invite les Béninois à profiter de ces services qui facilitent les procédures et permettent de gagner du temps et de l’argent. Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, a exprimé sa reconnaissance aux cadres des quatre ministères qui ont travaillé à la réalisation de ce projet. Pour lui, il faut célébrer la volonté du gouvernement d’alléger la tâche aux citoyens. « L’e-service passeports permettra aux citoyens béninois de la diaspora de gagner du temps, en commençant les démarches en ligne avant leur arrivée et de prendre rendez-vous afin de procéder à la finalisation de leur demande une fois sur place », a-t-il expliqué. Actualités 30 juil. 2020


Mesures contre le Covid-19 et disponibilité de l’énergie: Jean-Claude Houssou satisfait des constats sur le terrain
Dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, Dona Jean-Claude Houssou, ministre de l’Energie, est descendu, ce mardi 28 juillet, dans les structures sous tutelle à Cotonou. Occasion pour lui, non seulement de sensibiliser les agents et de vérifier les dispositifs mis en place pour contrer la pandémie du Covid-19 mais aussi de constater les mesures pour assurer la fourniture sans faille de l’énergie pendant les fêtes de la Tabaski et de l’indépendance. De la direction générale de l’Agence béninoise d’électrification rurale et de maîtrise de l’énergie (Aberme) à l’Agence de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) de Ganhi en passant par la Communauté électrique du Bénin (Ceb), la Direction générale de la Sbee, la Direction générale des ressources énergétiques (Dgre) et l’Agence de contrôle des installations électriques (Controlec), Dona Jean-Claude Houssou, ministre de l’Energie, est satisfait des mesures prises pour respecter les gestes barrières à la pandémie du Covid-19. En dehors du constat général dans les structures dont il se réjouit après avoir sillonné quelques bureaux, Dona Jean-Claude Houssou a relevé qu’en plus, la Sbee a mis en place des équipes de femmes chargées d’assurer la veille plusieurs fois par jour pour voir comment les mesures sont appliquées. De même, il a noté qu’au niveau de cette société, des écrans sont prévus pour diffuser les spots sur le respect des mesures barrières telles que le port obligatoire de masques, l’utilisation des gels hydroalcooliques et enfin la distanciation d’au moins un mètre. « Ce sont des choses que j’aimerais qu’on généralise dans les structures sous tutelle», a-t-il préconisé. Evoquant les échanges qu’il a eus aussi bien avec les responsables que les agents, il a fait savoir que la gravité du Covid-19 a été rappelée à chaque étape. « Le message est bien passé », a-t-il retenu. Disponibilité d’énergie pour les fêtes Quant au deuxième volet de sa tournée relatif à la disponibilité de l’énergie électrique pour les fêtes de la Tabaski, vendredi prochain, et de l’indépendance, samedi 1er août, le ministre se dit rassuré. C’est le sentiment qu’il affiche à l’issue de sa descente à la Sbee et à la Ceb. Pour le compte de la Ceb chargée du transport de l’énergie électrique, Karimou Chabi Sika, directeur général, a informé le ministre que toutes les dispositions sont prises au niveau des postes en vue de la disponibilité de l’énergie électrique en dépit du Covid-19. « Nous sommes habitués aux fêtes qui sont cycliques, donc pas de crainte », a rassuré le directeur général de la Ceb. Son homologue de la Sbee n’a pas dit le contraire. Selon Jacques Paradis, toutes les dispositions sont prises pour que les populations ne manquent pas d’énergie électrique pendant ces fêtes. Par Alain Allabi Société 29 juil. 2020


Elections communales et municipales du 17 mai dernier: La Céna procède à l’évaluation du processus
Le bilan des dernières élections communales et municipales au Bénin est depuis hier, lundi 27 juillet, au centre d’un atelier à Parakou. Prévue pour s’achever demain, mercredi 29 juillet, cette rencontre permettra à la Commission électorale nationale autonome (Céna) de déposer son rapport, conformément à la loi. La Céna procède depuis hier, lundi 27 juillet à Parakou, à l’évaluation des élections communales et municipales qu’elle a organisées. C’est à la faveur d’un atelier qui regroupe les divers acteurs qui étaient impliqués à ses côtés dans l’organisation du scrutin du dimanche 17 mai dernier. Les travaux qui vont durer 72 heures déboucheront également sur la prise d’un certain nombre de résolutions, lesquelles permettront d’améliorer l’organisation d’autres élections à venir. En effet, depuis que la Céna, explique son président, Emmanuel Tiando, est devenue une institution permanente, elle a désormais fait de l’évaluation des élections qu’elle organise une tradition bien établie dans sa vie. Selon lui, cette évaluation procède d’une démarche qui se veut à la fois rétrospective et prospective. « En d’autres termes, elle s’inscrit dans la logique d’un bilan du processus électoral avec comme objectif essentiel, la recherche de l’amélioration continue de notre prestation dans la tenue des scrutins au Bénin», a indiqué le président. « En effet, l’organisation d’une élection est une opération très complexe comportant plusieurs défis à la fois d’ordre politique, stratégique, organisationnel et matériel », a-t-il fait remarquer. « C’est pourquoi, au terme de chaque scrutin, nous procédons ensemble avec les autres parties prenantes, à son évaluation pour en mesurer les forces et les faiblesses, afin de tirer les leçons utiles à une meilleure conduite de l’élection prochaine », a poursuivi Emmanuel Tiando. Ces élections, a rappelé le président de la Céna, s’étaient déroulées dans un contexte de crise sanitaire liée à la Covid-19. Une situation qui n’a pas créé des perturbations majeures dans l’organisation et la tenue du scrutin. Au nombre des acteurs qui prennent part à cette rencontre, figurent les présidents de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) et de l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb). Il y a également les partis politiques et les Organisations de la Société civile. Le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, s’est réjoui de la réussite que l’organisation de ces élections communales et municipales a connue. Selon lui, malgré les difficultés rencontrées et qui sont dues à l’avènement de la pandémie du coronavirus, le défi a été relevé. A sa suite, le maire de Parakou, Aboubacar Yaya, a remercié la Céna, pour le choix porté sur sa ville pour accueillir cette activité. Actualités 28 juil. 2020


Politique agricole de l’Uemoa: Miser sur la recherche pour la sécurité alimentaire
Un investissement de 1,5 milliard F Cfa de l’Uemoa a renforcé la résilience et les moyens de subsistance des producteurs agricoles entre 2014 et 2019. Les acquis augurent d’un lendemain meilleur pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle, si les parties prenantes s’approprient les acquis et les mettent à l’échelle dans la communauté. Malgré la position stratégique de l’agriculture dans les économies de l’espace Uemoa (60 à 80 % de la population active selon les États), la production se caractérise par une faible productivité, une prévalence de la malnutrition, une pauvreté rurale ainsi que l’insécurité alimentaire récurrente. Face à cette situation, la Commission de l’Union a opté pour l’accroissement des productions agricoles comme axe majeur pour la réalisation de la sécurité alimentaire. C’est pourquoi, elle a financé la convention de mise en œuvre du Programme de recherche sur les secteurs agricoles prioritaires (Prefap) pour un montant de 1,5 milliard F Cfa, explique Jonas Gbian, commissaire de l’Uemoa en charge du département de l’Agriculture, des Ressources en Eau et de l’Environnement (Daren). Cette convention signée en septembre 2014 s’inscrit dans le cadre de la Politique agricole de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoles (Coraf) a été le maître d’ouvrage délégué pour la mise œuvre du Prefap pour une durée de cinq ans. « L’appui financier a permis d’enregistrer des acquis appréciables permettant d’améliorer la productivité et la compétitivité de cinq filières prioritaires retenues par l’Uemoa à savoir le riz, le maïs, le coton, le bétail-viande et l’aviculture », se réjouit Jonas Gbian.« Les contraintes liées à l’amélioration de la compétitivité de la filière aquacole ont également été prises en compte dans la mise en œuvre de cette convention », poursuit-il. En fait, la mise en œuvre a permis, entre autres, de générer de technologies au profit des utilisateurs, de renforcer les capacités des institutions en les dotant de laboratoires de pointe et de consommables, de renforcer le capital humain à travers l’initiation à la recherche de jeunes chercheurs et des formations diplômantes qui ont produit de nombreux ingénieurs ainsi que des docteurs et titulaires de master. Du concret Faire de la valorisation des tiges de cotonnier un business rentable, tel est l’objectif de la composante Valorisation des tiges de cotonnier (autrefois sans valeur et souvent brûlées)pour la fabrication des panneaux à particules (Vaticopp) du Prefap. Une technologie y afférente est développée avec neuf combinaisons utilisant soit 100 % de tiges de cotonnier, soit 100 % de sciure de bois et soit 50 % de tiges de cotonnier et 50 % de sciure. Des trois unités de fabrication installées dont une à Parakou, sortent tables, chaises, tabourets, guéridons, portes, étagères, armoires. Le projet de valorisation des ressources génétiques animales et aquacoles locales (Progeval) a permis d’élaborer 16 options développées de valorisation des ressources génétiques animales et aquacoles. La recherche ouvre ainsi un boulevard d’éclosion à la pisciculture en Afrique de l’Ouest, grâce aux leçons apprises, les aliments de poisson et les alevins reçus par les acteurs. Les acquis du projet Amélioration de l’accès au financement pour les acteurs du maillon Commercialisation de la filière maïs (Amafine) augurent de meilleures perspectives pour cette chaîne de valeur au Bénin, au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire. Il reste l’implication des structures d’assurances, d’un fonds de garantie, des institutions financières pour accompagner les transformateurs, les commerçants et les transporteurs. Divulguer Les résultats acquis ont fait l’objet d’un rapport co-publié, mercredi dernier, par la Commission de l’Uemoa et le Coraf et préfacé par Abdallah Bouréima, président de la Commission. Le défi reste l’appropriation des acquis obtenus et surtout la mise à l’échelle des technologies développées dans toute la communauté et leur adoption par l’ensemble du secteur privé. Cela ne peut se faire sans l’appui aux équipementiers agricoles de la sous-région d’une part, la diffusion des options de valorisation développées sur les différentes races étudiées, l’amélioration de la productivité des différentes races caractérisées (Bétail, poissons, pintades), la facilitation de la production et l’accès à l’aliment piscicole et aux alevins d’autre part. Il importe également de renforcer les capacités des acteurs des plateformes d’innovation mises en place sur les options de valorisation et les technologies de transformation des produits animaux. Jonas Gbian a rassuré, au cours de la visioconférence de presse du lancement du rapport, que la Commission de l’Uemoa n’entend pas ménager sa disponibilité à accompagner les États membres pour l’amélioration de la productivité et la compétitivité de leurs filières agricoles en vue de contribuer de manière durable à la sécurité alimentaire et nutritionnelle au sein de cet espace.En outre, il est question que les populations fassent davantage preuve de patriotisme économique en consommant les produits locaux, en attendant éventuellement une nouvelle phase du projet. Economie 28 juil. 2020


Intercommunalité au Bénin, au Burkina Faso et au Sénégal: Dr Modeste Dehotin initie une étude sur les défis de coopération
Pour impulser le développement local, plusieurs Etats africains ont fait l’option de la gouvernance décentralisée. A la pratique, il ressort que la capacité d’action limitée des communes conduit de plus en plus à l’intercommunalité pour un aménagement territorial plus harmonieux. Dr Modeste William Dehotin, dans sa thèse de doctorat soutenue samedi 25 juillet dernier, a analysé la coopération intercommunale en se basant sur les expériences du Bénin, du Burkina Faso et du Sénégal. La gouvernance locale ne se résume pas à l’administration isolée des collectivités locales. D’ailleurs, la décentralisation vise le développement harmonieux du territoire ; ce qui suppose une vision commune. On peut alors comprendre que les défis de développement communs conduisent à des regroupements intercommunaux pour une meilleure efficacité de l’action publique locale. « La réalité de la vie locale a amené les acteurs et les observateurs à prendre en compte des dimensions supplémentaires dans la problématique des libertés locales, celles des relations entre collectivités faites de populations. Celles-ci sont d’abord institutionnelles à travers les structures de regroupement au rang desquelles figure l’établissement public de coopération intercommunale (Epci) que le professeur Hilaire Akérékoro définit comme une personne morale de droit public ayant pour objet l’élaboration et l’exécution des projets communs de développement et la gestion en commun des équipements et des services d’intérêt et d’utilité intercommunaux », va affirmer Modeste William Dehotin dans sa thèse intitulée "L’intercommunalité au Bénin, au Burkina Faso et au Sénégal", rédigée sous la direction du Professeur Ibrahim David Salami. Il a soutenu samedi dernier dans la salle des actes de la Faculté de droits et de sciences politiques, devant un jury international et multidisciplinaire présidé par la Professeure titulaire Nadine Machicou de l’Université de Yaoundé II (Cameroun). Elle était assistée de l’Agrégé de droit Delphine Adouki Emmanuel, juge constitutionnel au Congo Brazzaville, de Cyrille Monenbou, Agrégée de droit public de l’Université Yaoundé II (Cameroun) et de Hilaire Akérékoro, Agrégé de droit public de l’Université d'Abomey Calavi (Bénin). Selon Modeste William Dehotin, l’enjeu des politiques publiques et d’aménagement s’est déplacé des territoires aux populations entre territoires. Ainsi, la population est devenue une nécessité et la codécision est souvent la règle. « Etudier l’intercommunalité revient à s’interroger sur les raisons qui limitent son efficacité dans les Etats objet de la présente étude. Le choix de ces derniers n’est pas anodin. Il est objet de la diversité qu’offre chacun d’eux pour l’enrichissement de la présente étude. D’abord, le Bénin a été choisi pour avoir ouvert en premier la porte du nouveau constitutionnalisme africain par l’organisation de la conférence nationale. Le Burkina Faso a été choisi pour sa singularité… », explique celui qu’il convient d’appeler désormais Docteur en droit public. Au terme de cette soutenance, le professeur Ibrahim Salami s’est dit satisfait de la qualité de cette thèse dont le thème est original. Pourquoi la coopération intercommunale ? La décentralisation, selon Dr Modeste Dehotin, vise d’une part à favoriser la participation citoyenne et d’autre part à créer les conditions efficientes d’un développement équilibré de toutes les localités. « Autrement dit, l’objectif fondamental ou le défi majeur de la décentralisation est le développement local qui est décliné comme une volonté politique des acteurs de promouvoir le développement du territoire sur lequel ils vivent en vue d’améliorer la situation socio-économique des populations », soutient l’impétrant. Il rappelle que le choix de la décentralisation a été consacré le 27 juin 2014 par la Charte africaine des principes et valeurs de la décentralisation, de la gouvernance locale et du développement local. Cette charte définit le développement local comme « la mobilisation de l’ensemble des ressources financières, économiques, socioculturelles et naturelles locales pour l’amélioration et la transformation des conditions de vie des communautés et des collectivités locales ». A en croire Dr Modeste Dehotin, cette ambition s’est confrontée à plusieurs problèmes que le professeur Ibrahim Salami a déjà soulevés. En effet, selon Ibrahim Salami, la question de la distribution des pouvoirs dans les démocraties libérales se heurte aujourd’hui, presque partout, aux mêmes enjeux : enchevêtrement des compétences, revendication d’une place plus grande de participation des populations à la définition des politiques publiques… L’impétrant fait observer que dans la pratique, l’action de décentraliser pour développer s’est heurtée à l’étroitesse et à la capacité d’action limitée des territoires communaux, les obligeant ainsi à l’action commune. « L’intérêt de l’intercommunalité s’inscrit dans cette logique car elle offre aux communes la possibilité d’un développement harmonieux, les moyens de se concerter et de participer à une maîtrise démocratique de l’aménagement du territoire », relève le nouveau docteur. Actualités 28 juil. 2020


Fonds africain de garantie et de coopération économique: Le nouveau directeur Nguéto T. Yambaye dévoile ses ambitions
Le Fonds africain de garantie et de coopération économique connaîtra un nouvel essor sur le marché, selon son nouveau directeur général Dr NguétoTiraïna Yambaye. Lors de son installation officielle, vendredi 24 juillet au siège de l’institution à Cotonou, il s’est engagé à faire rayonner le Fonds comme un véritable levier de développement au service des économies des Etats membres. Economiste spécialisé en Finance internationale et en Stratégie de financement, Dr Nguéto Tiraïna Yambaye prend les commandes du Fonds africain de garantie et de coopération économique (Fagace) pour un mandat de quatre ans. Installé, vendredi dernier, au siège de l’institution à Cotonou, en remplacement de Mme Minafou Coulibaly-Koné qui a fini son mandat, le nouveau directeur général a affirmé sa volonté de conduire avec succès le plan stratégique 2021-2025 en cours d’élaboration au niveau de cette institution panafricaine, sous le leadership du président du Conseil des gouverneurs,Romuald Wadagni. « Notre ambition est d'opérer la modernisation du Fonds, le renforcement de la gouvernance, le renforcement des fonds propres de l’institution, le développement effectif des activités opérationnelles et l'intensification de la coopération avec les Etats dans les 14 pays membres, l'ouverture aux capitaux privés et à de nouveaux Etats, en vue du positionnement du Fagace comme un partenaire stratégique de développement en Afrique », détaille M. Yambaye. Un chantier majeur, poursuit-il, consiste à poursuivre les efforts d'amélioration des conditions de travail du personnel notamment pour attirer des talents. Aussi, souhaite-t-il instaurer comme démarche un partenariat pragmatique qui sera proposé à toutes les parties prenantes du Fonds en vue de renforcer la collaboration et d’en faire une institution crédible et de référence sur le marché. Hugues Oscar Lokossou, président du Conseil d’administration du Fagace, inscrit le mandat du nouveau directeur général dans la dynamique des réformes de restructuration et de transformation entamées depuis quatre ans, lesquelles ont permis de disposer désormais des standards requis pour entamer une nouvelle phase de développement du Fonds. Chantiers Le choix de l’ancien ministre de l’Economie, du Plan et du Développement du Tchad et précédemment administrateur du Fonds monétaire international (Fmi) pour l’Afrique pour diriger le Fagace, ne relève pas d’un hasard. Il « constitue un signal fort lancé en direction des autres institutions de développement à vocation africaine et mondiale, des partenaires financiers et des Etats, pour une coopération nouvelle et plus fructueuse », indique Hugues Oscar Lokossou. Procédant à l’installation du nouveau directeur au nom du président du Conseil des gouverneurs, il a rappelé à son attention les chantiers. Il cite, entre autres,l’adoption de mécanismes innovants visant à mieux accompagner les économies des Etats membres, la conformité aux normes prudentielles les plus exigeantes, le renforcement de la structure financière du Fonds. L’ouverture du capital à de nouveaux Etats et partenaires financiers ainsi que la poursuite des réformes pour rendre le Fagace plus moderne, plus compétitif et plus attrayant pour les talents et les marchés ont aussi des challenges. « Les défis sont nombreux mais ma motivation est tout aussi grande ; en effet, beaucoup reste à faire pour que le rayonnement du Fagace puisse se faire de façon durable et soutenue », appréhende Dr Nguéto Tiraïna Yambaye. Il dit mesurer l’ampleur de la tâche et s’engage à remplir convenablement sa mission, en comptant sur l’appui du personnel, des administrateurs et des gouverneurs et en faisant valoir son expertise, sa riche expérience et sa notoriété, des qualités qui ont prévalu dans le processus de recrutement international. Actualités 27 juil. 2020


Protection des droits humains avec Amnesty international:Former les jeunes pour démystifier les recours devant les juridictions
Après une première édition dont les retombées satisfont plus d’un, Amnesty international Bénin organise à nouveau la formation des jeunes sur la rédaction des recours. Les 24 et 25 juillet derniers, une vingtaine de jeunes de 18 à 24 ans ont bénéficié à cet effet d’outils et d’instruments pour saisir les juridictions en cas de nécessité pour faire prévaloir les droits humains. La formation sur la rédaction des recours est une initiative d’Amnesty international Bénin qui vise à amener les jeunes à participer « activement à la création d’un monde où chacun peut jouir de ses droits humains ». Cette formation (annuelle) voudrait faire des jeunes des citoyens engagés et véritablement actifs pour la cause de la protection et de la défense des droits humains. Chaque année, ils sont une vingtaine, sélectionnés sur appel à candidatures à en bénéficier. Ils sont âgés de 18 à 24 ans, issus des mouvements et associations de jeunes du pays y compris de Amnesty international. Ils sont outillés entre autres sur les mécanismes nationaux et internationaux de protection des droits de l’Homme, les procédures scientifiques de saisine desdits mécanismes, le droit de pétition, la rédaction pratique de recours et de pétition… Pour Fidèle Kikan, directeur exécutif de Amnesty international Bénin, cette formation vise à agir contre le faible degré de juridicité dans le pays. Mieux, il permet de rendre normale et ordinaire la saisine de juridictions et de démystifier la saisine d’un juge. La formation s’impose aussi, souligne-t-il, pour accompagner la jeunesse et soutenir son engagement pour la citoyenneté et la jeunesse. Selon lui, les droits humains sont la formation du citoyen à la tolérance et au respect de la chose publique. Jean Baptiste Elias, président du Fonac est dans la même logique. Les droits humains constituent des éléments dont il faut parler fréquemment. Ils sont, laisse-t-il entendre, au-dessus de la souveraineté et former les jeunes à les préserver, c’est faire œuvre utile, et surtout engager et gagner la bataille de leur protection. Et pour assurer cette formation, Amnesty international Bénin fait appel à un formateur attitré, Serge Prince Agbodjan, « Monsieur recours » comme on l’appelle. Pour Fidèle Kikan, « nous avons faiblement mis en œuvre l’article 40 de la Constitution pour ce qui concerne la formation et l’éducation aux droits humains ». Un gap que l’Etat n’a pas suffisamment comblé, et c’est pourquoi son institution compte prendre le relais en outillant les jeunes pour la formulation des recours. « Il n’y a pas de droits humains sans mécanisme de défense, de recours et de réclamation. Les droits se réclament et la liberté se conquiert », soutient-il, encourageant les participants à faire de cette formation une pratique et non un parchemin de plus avec la jeunesse et son énergie, sa puissance et son pouvoir. Fidèle Ayenan, représentant du doyen de la Faculté de droits et de sciences politiques à l’ouverture de l’atelier promet à son tour l’accompagnement et l’appui de la faculté pour aider à concrétiser ce rêve. « Vos actions de formation en direction de la jeunesse encourage l’histoire dans la mesure où qui dit jeunesse dit vitalité, espoir». Fidèle Ayenan insiste aussi pour dire que « il ne suffit pas de connaître ses droits, mais de connaître aussi les moyens de leur défense et de trouver le moyen de les réclamer et donner à la jeunesse les moyens d’agir sur le terrain des droits pour les réclamer ». Les participants sont entretenus sur plusieurs modules, notamment les mécanismes de protection des droits humains et leurs procédures, les règles de rédaction des recours et quelques jurisprudences, la rédaction individuelle de recours en violation des droits adressés à la Cour constitutionnelle… A la fin, chacun des participants devra restituer les enseignements reçus à au moins dix jeunes de son organisation de base. Mieux, sur chaque promotion, cinq jeunes ayant formulé des recours sont sélectionnés pour partager leur expérience avec la promotion suivante. Actualités 27 juil. 2020


Professeur Sègnonna Horace Adjolohoun sur les noces de bronze de la Cpi: « Il n’y a rien de pire pour une juridiction internationale que de perdre la confiance des Etats »
La Cour pénale internationale (Cpi) a eu vingt-deux ans le 17 juillet dernier. En deux décennies de fonctionnement, l’institution a enregistré d’énormes acquis. Mais elle n’a pas été à l’abri de critiques, d’une ampleur remettant parfois en question le projet même de justice pénale internationale voulu par le Statut de Rome créant la juridiction. Pour ses lecteurs, La Nation revient ici, avec le Professeur Sègnonna Horace Adjolohoun, sur le chemin parcouru par la Cpi, les acquis qu’elle a engrangés mais surtout ses défis dans une approche s’intéressant en particulier aux rapports entre la juridiction et les Etats africains. Le professeur Adjolohoun enseigne le droit international des droits de l’homme et le droit constitutionnel comparé. Il est par ailleurs juriste principal en chef à la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples. La Nation : Le 17 juillet 1998, 120 Etats ont adopté à Rome le Statut instituant la Cour pénale internationale. 22 ans après, cette juridiction a-t-elle comblé les attentes ? Sègnonna Horace Adjolohoun: La Cour pénale internationale a été créée pour juger les crimes les plus ignominieux, notamment le crime de guerre, le génocide et le crime contre l’humanité auxquels a été ajouté une fois défini ultérieurement, le crime d’agression. En créant la Cpi sur cette fondation philosophique, les Etats parties ont cherché à inaugurer un nouvel ordre pénal international qui tranche d’avec l’ordre préexistant des immunités afin de donner corps au slogan « plus jamais d’impunité» pour ces crimes répugnant l’humanité. Dans cette perspective, on peut sans contestation affirmer que la Cpi a comblé les attentes. D’abord, son fonctionnement est devenu effectif à partir de 2002 et elle a examiné et tranché de nombreuses affaires, certaines plus célèbres et plus médiatisées que d’autres. Des personnes reconnues coupables des crimes précités ont été jugées et certains condamnés. Des victimes ont par conséquent obtenu réparation d’une part, à travers la sanction des auteurs et, d’autre part, par le versement de dommages et intérêts ou autres compensations. De ce point de vue, il faut considérer que la Cpi a comblé les attentes en ce sens qu’elle a commencé à remplir la fonction que les Etats avaient voulu lui attribuer en adoptant le Statut de Rome. Ceci dit, la Cpi n’a pas atteint pleinement ses objectifs. Du moins, elle a rencontré des difficultés qui ne lui ont pas permis de combler toutes les attentes. Le plus important de ces défis est sans nul doute lié à la coopération des Etats. Un premier groupe d’Etats, principalement africains, ont constamment rechigné à coopérer avec la Cour notamment dans le cadre de l’arrestation et du transfert de personnes visées par les enquêtes du bureau du Procureur. Un autre groupe d’Etats, en tête desquels les Etats-Unis d’Amérique, ont adopté la pratique curieuse de financer et encourager le fonctionnement d’un système de justice auquel ils soustraient leurs ressortissants. Il est utile de mentionner en passant que, suite à l’avis défavorable de la Cour suprême, le Bénin avait en 2003 décliné la proposition des Etats-Unis de signer un accord bilatéral d’immunité pour les auteurs des crimes jugés par la Cpi. On doit également rappeler les menaces actuelles que fait peser l’administration américaine sur la Cpi y compris le retrait de soutien financier et les restrictions de mouvement pour les juges. Pour ce qui concerne particulièrement les Etats africains, on a pu noter une adhésion « à double vitesse » consistant à coopérer lorsqu’il s’agit de livrer à la justice les opposants encombrants ou les chefs de guerre tenaces mais à tourner le dos à la juridiction dès que le procureur s’intéresse aux chefs d’Etat en exercice ou aux personnalités politiques proches du pouvoir en place. On ne peut s’empêcher de citer à cet égard les cas de la République démocratique du Congo, de l’Ouganda ou encore de la Côte d’Ivoire où les gouvernements en place affichaient tantôt un soutien indéfectible, tantôt une contestation farouche à la justice sous l’égide de la Cpi. On doit par ailleurs rappeler les nombreux épisodes de refus de coopérer lorsque certains Etats tels que l’Afrique du Sud, le Malawi ou encore le Nigeria ont autorisé l’ancien président soudanais Omar El Béchir à entreprendre des visites officielles sur leurs territoires sans être inquiété alors qu’il était sous le coup de mandats d’arrêt émis par la Cpi. La Cpi fait l’objet de critiques de la part de certains dirigeants et des peuples qui les soutiennent. Pourquoi l’institution est-elle mal perçue en Afrique ? D’un point de vue historique, l’Afrique a contribué de manière active et massive à la création de la Cpi. Avec 33 Etats parties au Statut de Rome, l’Afrique est le groupe régional le plus important au sein de l’Assemblée des Etats parties de l’institution. On ne peut ignorer qu’il s’agit là de l’expression la plus franche d’un engagement du continent en faveur de la justice pénale internationale. Les raisons d’un tel engagement de l’Afrique peuvent être recherchées entre autres dans la détermination du continent à faire front contre les crimes internationaux, notamment le génocide perpétré en 1994 contre les Tutsis au Rwanda, seulement quatre ans avant la création de la Cpi. L’Afrique adhère par ailleurs massivement à la justice sous l’égide de la Cpi dans une ère marquée par les violations graves et massives des droits de l’homme et autres crimes commis lors des conflits armés ayant touché le Libéria et la Sierra Leone. Enfin, l’Afrique en 1998 était également celle de la mutation du principe de non-ingérence adopté par l’Organisation de l’unité africaine vers le devoir de protection et le droit d’intervention en cas de violations et crimes graves contre la personne humaine. Eu égard à un engagement aussi vibrant, il est surprenant que les Etats africains critiquent ouvertement la juridiction lorsqu’ils ne sont pas bien fondés à le faire. L’Afrique « anti-Cpi» reproche principalement à la juridiction de ne s’intéresser qu’aux Africains. D’un point de vue technique, un tel reproche n’est pas nécessairement justifié parce que les procédures engagées par le bureau du procureur peuvent suivre un séquencement imposé par la coopération des Etats, le cours des investigations ou même la maturité de la procédure. On ne peut s’empêcher sur ce point de rappeler que la grande majorité des situations renvoyées devant la Cpi concernant l’Afrique l’ont été par les Etats africains eux-mêmes au contraire d’une citation par le Conseil de sécurité de l’Onu par exemple. En revanche, et dans la pratique, les méthodes du bureau du procureur et les résultats des procédures ne sont pas exempts de critiques des points de vue juridique et philosophique notamment. Le fait que les investigations préliminaires se sont exagérément prolongées dans des situations ailleurs qu’en Afrique a laissé une impression de laxisme volontaire ou d’impuissance du bureau du Procureur. Par ailleurs, plusieurs procédures entreprises contre des Africains ont connu une issue en demi- teinte comme ce fut le cas de l’abandon des charges contre l’actuel président kényan, Uhuru Kenyatta et son vice-président, William Ruto, mais également l’acquittement de l’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo. Dans les deux cas, l’issue était principalement due à l’insuffisance de preuves qui ne peut manquer de conforter les accusations des Etats africains d’une justice d’acharnement au contraire d’une justice de conviction. Cependant, les moyens auxquels recourent les Etats africains pour décrier les méthodes de fonctionnement de la Cpi peuvent être contestables. La fronde et la menace de retrait en masse comme moyens de contestation comportent une insuffisance juridique, étant donné que les Etats ont adhéré individuellement au Statut de Rome et ne peuvent donc se désengager collectivement. L’appel initial à se retirer en masse par un mouvement sous l’égide de l’Union africaine a d’ailleurs fait long feu avec des Etats qui se sont désolidarisés. En outre, la démarche s’est largement politisée, notamment dans les cas des procédures lancées à l’encontre des présidents kényan et soudanais à travers un mouvement de récupération ou d’africanisation de la justice pénale internationale procédant par l’adoption en 2014 du Protocole dit «de Malabo» créant une chambre pénale internationale au sein de la Cour africaine de justice et des droits de l’homme. Manifestement, cette parade visait davantage à soustraire les chefs d’Etat africains à la justice internationale. Plus de six ans après cette réforme, aucun Etat africain n’a ratifié le Protocole de Malabo. Pourquoi chaque situation référée par le Procureur de la Cpi comporte des difficultés d’ordre politique ? Les difficultés d’ordre politique survenant dans la poursuite des situations référées par la Cpi ne sont pas surprenantes au regard de la qualité des personnes poursuivies par la juridiction. Ceci est dû à l’élément différentiel principal du nouvel ordre pénal international qu’est l’absence d’immunité et d’impunité quelle que soit la qualité des personnes concernées. Dans l’ordre pénal international antérieur au Statut de Rome, les officiels tels que les chefs d’Etat, ministres des Affaires étrangères et autres, jouissaient d’une immunité de juridiction pour les crimes pénaux internationaux. Cette donne change dans le nouvel ordre pénal international emmené par le Statut de Rome de la Cpi. Dans cette nouvelle ère, la qualité d’officiel d’un Etat ne peut soustraire à la justice devant la Cpi. Les difficultés d’ordre politique surviennent donc sans surprise puisque les situations référées concernent en général les officiers des forces gouvernementales ayant exécuté les ordres des officiels ou commis des exactions sur les populations civiles dans les interventions armées contre les groupes rebelles. Le Statut de Rome est décrié par certains Etats qui menacent de se retirer. Pourrait-on assister à une impasse judiciaire dans les procédures concernées ? Le risque est relatif. L’impasse judiciaire pourrait être réalisée dans la mesure où l’action efficace de la Cpi nécessite la coopération de certains Etats ou lorsque certains témoins clés se retirent ou refusent de témoigner. Quels sont les défis qu’impose une Cpi efficace et indépendante ? L’efficacité peut dépendre d’une part de la formation structurelle de l’institution et d’autre part de ses pratiques judiciaires. Du point de vue de la formation institutionnelle, il faut clarifier les rôles du bureau du procureur mais également les questions liées à l’immunité des officiels afin de lever l’équivoque sur l’interprétation et l’application du principe d’immunité tel que connu sous l’ancien régime de la justice pénale internationale et tel qu’il est exprimé clairement dans le Statut de Rome sur la Cpi. Une telle clarification évitera que les Etats politisent leur coopération avec la juridiction et consentent à livrer les personnes accusées de crime graves. L’autre défi se pose en termes des pratiques judiciaires de la Cour et en particulier de la célérité de ses procédures et de la qualité de ses décisions. Il n’est pas contestable que la légitimité d’une juridiction, en l’occurrence internationale, repose principalement sur la qualité de ses prononcés. Il y va de sa crédibilité. Par ailleurs, les défaillances dans les procédures entreprises par le bureau du procureur peuvent constituer le talon d’Achille de la Cour et il est donc impérieux que la juridiction assoit sa notoriété d’abord sur une poursuite d’une qualité irréprochable. Dans ce sens, l’impression que le bureau du Procureur est biaisé en défaveur de l’Afrique doit être impérativement corrigée, car les contestations des Etats africains contre les méthodes, le séquencement, le planning, la qualité et l’enchainement des procédures peuvent décrédibiliser et délégitimer l’institution aux yeux des Etats. En tout état de cause, il faudra retenir que c’est la descente aux enfers pour une juridiction internationale que de perdre le crédit des Etats. Actualités 27 juil. 2020


Candidature du chef de l’État pour un second mandat: 75 mouvements et associations de jeunes s’activent
Réunis au sein du mouvement dénommé « Perspectives Talon 2021 », soixante-quinze associations et mouvements politiques appellent le chef de l’État à briguer un second mandat. Ils justifient leur démarche par les nombreuses réalisations de Patrice Talon qui changent le visage du Bénin et le révèlent au monde entier. La rencontre de ces militants s’est tenue, jeudi 23 juillet dernier, dans un hôtel de Cotonou. « Depuis la période des indépendances jusqu’à nos jours, notre pays le Bénin, malgré les différentes alternances au pouvoir, ne s’est jamais révélé autant dans la sous-région ouest-africaine et dans le monde entier ». Ce constat de Constantin Ada, président de « Perspectives Talon 2021 », au lancement officiel de ce creuset, jeudi 23 juillet dernier à Cotonou, est un signal fort de la jeunesse béninoise, toutes tendances confondues, à l’endroit de la classe sociopolitique et professionnelle du Bénin, selon lui. « Perspectives Talon 2021 » est un creuset né de la volonté de plusieurs associations et mouvements de jeunes ayant compris le sens réel du développement et la méthodologie dans la gestion de la chose de l’État depuis l’avènement au pouvoir du président Patrice Talon, ajoute-t-il. L’objectif principal de ce creuset est de susciter la candidature du président Talon d’une part et d’œuvrer activement pour sa réélection en 2021, d’autre part. Constantin Ada et les siens soutiennent que les différentes réalisations et réformes en cours d’exécution au Bénin motivent leur engagement à susciter la réélection de Patrice Talon en 2021. Les réformes et les réalisations à l’actif du chef de l’État, dit-il, confortent davantage le creuset dans sa position actuelle et c’est pourquoi, il demande au président de la République d’accepter aller aux élections pour poursuivre les œuvres nobles entamées au profit de tout le peuple béninois. « Le sens de notre engagement réside dans le fait qu’en quatre ans, des chantiers ont été ouverts simultanément, plusieurs déjà achevés et d’autres en cours, changeant progressivement le visage de notre pays. Des motifs Nous pouvons mentionner entre autres, les infrastructures routières, marchandes, hospitalières, sportives, socioculturelles et les infrastructures sociocommunautaires telles que les adductions d’eau potable, des branchements électriques, des maisons de jeunes et centres de loisirs réalisés à travers tout le pays », a mentionné Constantin Ada, président de « Perspectives Talon 2021 ». Il a aussi évoqué dans sa déclaration, les nombreuses actions sociales du chef de l’État à l’endroit des populations, telles que l’Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch), les cantines scolaires, les micro crédits et surtout la gestion de cette période marquée par la pandémie du coronavirus qui a connu un décaissement par l’État de plus de 73 milliards de nos francs, pour soulager les peines des artisans. Au regard de ces réalisations et du bilan de la gouvernance en quatre ans, les jeunes, réunis au sein du mouvement « Perspectives Talon 2021 », réclament, pour la continuité responsable, crédible, efficace et fiable, la candidature pour les échéances présidentielles de 2021 du président de la République, son excellence Patrice Athanase Guillaume Talon, a lancé le président dudit mouvement, Constantin Ada. « Et nous nous engageons à contribuer efficacement à sa réélection, y compris même au payement de la caution. Un compte bancaire est même déjà ouvert à cet effet et contient à son actif un montant de cent mille francs », affirme Constantin Ada. « Perspectives Talon 2021 lance un vibrant appel à toutes les populations de nos villes et campagnes à s’approprier les idéaux du mouvement Perspectives Talon 2021, pour accompagner le développement de notre nation », poursuit-il, avant de rassurer qu’une tournée se fera dans tous les départements du Bénin pour annoncer la bonne nouvelle aux indécis. Actualités 27 juil. 2020


1re session criminelle de l'année 2020 au Tpi d'Abomey-Calavi:20 dossiers au rôle, 40 accusés à la barre
Ce lundi 27 juillet s'ouvre au Tribunal de première instance de deuxième classe d'Abomey-Calavi, la première session criminelle au titre de l'année 2020. Lors d'un point de presse tenu, vendredi 24 juillet dernier, le magistrat Aubert Kodjo, procureur de la République près le Tribunal de première instance d'Abomey-Calavi, a levé le voile sur les dossiers inscrits au rôle d'audience. Lors de sa première session criminelle au titre de l'année 2020, le Tribunal de première instance de deuxième classe d'Abomey-Calavi va connaître du sort de 40 accusés à travers 20 dossiers inscrits au rôle et répartis comme suit : un dossier d'assassinat, un dossier de coups mortels, un dossier d'incendie volontaire, deux dossiers de traite d'enfants, un dossier d'association de malfaiteurs, un dossier de vol à main armée, un dossier de tentative de vol aggravé, un dossier de meurtre et onze dossiers de viol. "Une analyse des divers crimes figurant sur le rôle d'audience, permet de constater que les crimes contre les personnes prédominent nettement avec un pourcentage de 87 % contre les atteintes aux biens qui représentent 13 % des affaires inscrites à ce rôle", fait observer Aubert Kodjo, procureur de la République près le Tribunal de premiere instance de deuxième classe d'Abomey-Calavi. Puis il en déduit : «Ce tableau traduit la survivance voire la recrudescence des agressions sexuelles dans le ressort du Tribunal d'Abomey-Calavi, en dépit des efforts sans cesse fournis par les pouvoirs publics et les forces de sécurité dans la lutte contre cette forme de délinquance, le banditisme et l'insécurité». Le procureur Aubert Kodjo assure que le pouvoir judiciaire, en organisant la présente session, entend jouer sa partition et apporter des réponses idoines aux cas qui lui sont déférés afin de rassurer les populations. Lors de la session criminelle qui démarre aujourd'hui, justice sera rendue à des dizaines de concitoyens qui attendent en détention provisoire depuis plusieurs années... "Nous sommes à l'ère d'une justice plus efficace parce que plus respectueuse des délais, à l'ère d'une justice plus équitable parce que renforcée par des garanties procédurales accordées aux accusés dans un contexte marqué par des mutations majeures du droit pénal et de la procédure pénale", a soutenu le procureur Aubert Kodjo avant d'inviter les populations à suivre les audiences en vue de s'informer, de s'éduquer, dans le respect des gestes barrières dans le cadre de la lutte contre la pandémie du Covid-19. Il a par ailleurs remercié le bâtonnier et l'ensemble des magistrats de la Cour d'appel de Cotonou qui ont accepté et facilité l'organisation de cette session. Société 27 juil. 2020


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