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Nouvelles

Prise en charge des victimes de violences basées sur le genre: Le volet psychosocial se renforce d’un document de référence
Le Bénin dispose désormais d’un document de référence en matière de prise en charge psychosociale des personnes victimes de violences basées sur le genre. Intitulé guide d’accompagnement psychosocial des survivant(e)s de violences basées sur le genre, le document a été validé hier, jeudi 23 juillet à Grand-Popo, au terme d’un atelier organisé par Médecins du monde Suisse, une organisation non gouvernementale internationale. Fruit de la volonté commune de l’Ong Médecins du monde (Mdm-Suisse) et de l’Unicef engagée à travers sa section protection de l’enfance, le guide d’accompagnement psychosocial des survivant(e)s de violences basées sur le genre était, hier, à l’étape de validation. Les travaux se sont déroulés dans la cité balnéaire du Mono, sous la direction du conseiller technique au suivi des projets du ministère des Affaires sociales et de la Microfinance, Noah Agbaffa-Padonou, représentant le ministre. En moins de vingt-quatre heures, le document, qui se veut une référence de bonnes pratiques à observer sur le plan national, a été revisité, au sein des groupes de travail puis en plénière, avant d’être adopté. En somme, il s’agit d’une trentaine de pages regroupées en trois chapitres. Le premier présente des clarifications conceptuelles et expose les différents visages des violences basées sur le genre. Il aborde également les conséquences desdites violences. L’accueil des victimes, la résolution des urgences puis le référencement et l’enquête sociale font partie des thématiques développées dans le deuxième chapitre intitulé l’accompagnement psychosocial des survivant(e)s de violences basées sur le genre. Le dernier chapitre s’attarde sur le cas des enfants victimes et adolescentes enceintes. Contribuer à améliorer la prise en charge des victimes et faciliter le renforcement continu de capacités notamment au niveau des assistants sociaux afin qu’ils soient à même d’offrir un accompagnement psychosocial conforme aux standards tel est, entre autres, l’objectif visé à travers la réalisation du guide. Sur cet objectif, Elena Melanie, coordinatrice générale de Mdm-Suisse au Bénin, souligne, dans son mot de bienvenue, que le rôle des assistants sociaux étant déterminant dans la prise en charge des victimes, il est important que leur service soit de qualité, au risque de provoquer « une seconde victimisation ». L’initiative du guide, appuie-t-elle, vient d’ailleurs en réponse au constat selon lequel dans la quasi-totalité des unités de prise en charge, les assistants sociaux sont les premiers acteurs à accueillir et à orienter les victimes. Ont participé aux travaux de l’atelier ouvert par Noah Agbaffa-Padonou, des cadres des ministères sectoriels, la commissaire adjointe de l’Office central de protection des mineurs, les représentants des Organisations de la Société civile et des assistants sociaux. Société 24 juil. 2020


Robert Wimbo Kassa, maire de Matéri: « Notre autonomisation dépend de la mobilisation des ressources propres »
Robert Wimbo Kassa, maire de Matéri, entend mettre l’accent sur la mobilisation des ressources propres et les secteurs de l’agriculture et de l’artisanat au cours de son mandat.Enseignant de profession, le natif de Gouandé compte aussi œuvrer à la dépolitisation de l’administration communale. La Nation : Monsieur le maire, quelles sont vos priorités à la tête de la commune de Matéri? Robert Wimbo Kassa : L’une de mes priorités, c’est de veiller à coordonner la politique de mobilisation des ressources. Sans moyens, nous ne pourrons rien faire. J’étais conseiller communal au cours de la troisième mandature et j’ai siégé dans la commission des affaires économiques. Nous avions élaboré un plan de mobilisation des ressources. Il est question de le mettre en œuvre, d’identifier les gisements fiscaux en déperdition, les exploiter pour pouvoir améliorer les recettes fiscales de la commune. Car, l’autonomisation de nos communes dépend de leur capacité à mobiliser les ressources propres. Quand vous suivez les audits du Fonds d’appui au développement des communes (Fadec), ces dernières perdent beaucoup de points qui se chiffrent à des centaines de millions ou à des dizaines de millions, parce qu’elles n’ont pas pu réunir certains critères presque essentiels qui s’imposent pour pouvoir bénéficier d’autres ressources. Vers quels secteurs seront orientées les actions du conseil communal sous votre égide ? Notre population est laborieuse, essentiellement agricole et exigeante du fait de la non visibilité des actions qui devraient les impacter. Donc, nous allons nous pencher sur la résolution des problèmes qui touchent les producteurs agricoles : les cultivateurs, les éleveurs. L’artisanat sera aussi une cible particulière de nos actions. Quand on parle des artisans, qu’on sente que quand il y a une activité ou un projet, la main-d’œuvre locale est disponible et qualifiée pour faire le travail. Pour ce faire, nous allons réorganiser les artisans et les appuyer pour que tout opérateur économique intervenant dans la zone ait l’envie de les utiliser. Comme cela, on va améliorer le panier de la ménagère, améliorer l’accès aux services sociaux de base et éviter l’exode qui est un problème criant au niveau de Matéri. L’oisiveté amène de nombreux jeunes à s’adonner à l’alcool frelaté, à la drogue et autres vices dans la commune. Comment comptez-vous faire face à ce fléau ? Vous avez touché un problème réel qui gangrène la jeunesse de ma commune. Comment contrer le fait du sous-emploi pour mettre les jeunes à la tâche et les sortir de ce phénomène, c’est notre préoccupation. C’est ce qui nous amènera à agir dans le secteur de l’artisanat. Pour ce faire, il faut donner de la formation aux jeunes. La commune est en chantier. Autant nous avons des écoles, des centres de santé à construire, autant nous avons besoin de la main-d’œuvre pour le faire. Dès lors, nous comptons échanger avec les partenaires au développement, les unités de production pour former et exploiter une main-d’œuvre de qualité sur place, comme je le disais tantôt. Parce que nous exigerons la qualité et la finesse des travaux. C’est donc vous dire qu’en dehors de l’agriculture et l’artisanat, la jeunesse sera au cœur de nos actions. Les querelles politiques vicient souvent l’atmosphère au niveau du conseil communal. Que préconisez-vous à ce propos ? Nous voulons pendant les six mois à venir dépolitiser l’administration communale et transcender les querelles politiques, concilier les positions pour regarder dans la même direction : celle du développement de notre commune. Les plaies sont béantes au terme des élections et il faut les panser. Sans la cohésion, l’unité, on ne peut rien faire de bon et de durable. Aucun artisan n’est sans connotation politique mais les collectifs d’artisans doivent être apolitiques afin de nous aider à former les plus aptes et les plus qualifiés. Ainsi, on gagnera à faire d’eux des acteurs clés du développement de la commune. Il faut une synergie d’actions et il importe de se départir de nos connotations politiques et de mettre le développement de notre commune au premier plan. Société 24 juil. 2020


Mobilisation des ressources propres à Bembèrèkè: Le Cadre de concertation des acteurs de la chaîne installé
Pour mieux assurer le bien-être de ses populations, la mairie de Bembèrèkè a besoin d’importants moyens au-delà des seules ressources mises à sa disposition par le pouvoir central. Consciente de la situation, elle a procédé hier, jeudi 23 juillet à son hôtel de ville, à l’installation de son Cadre de concertation des acteurs de la chaîne de mobilisation des ressources propres. La mairie de Bembèrèkè a depuis hier, jeudi 23 juillet, son Cadre de concertation des acteurs de la chaîne de mobilisation des ressources propres. C’est sous la présidence de son premier adjoint au maire, Roger Masso Sourogou, que les membres de cette structure ont été installés. L’objectif poursuivi, c’est l’amélioration du niveau de mobilisation des ressources propres de la commune. En effet, l’avènement de cette structure s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’appui à la mobilisation et à la sécurisation des ressources internes de la commune. C’est un projet financé par l’Union Européenne à travers le Programme d’appui au développement territorial (Padt). Il bénéficie de l’appui technique de l’Association pour le développement des communes du Borgou (Adecob). A l’arrivée, le projet, d’une durée de 18 mois, permettra à la commune de disposer d’une base de données foncières actualisées et fiables des contribuables, puis d’équiper le guichet unique en matériels informatiques. Par ricochet, ce sont les ressources propres de la commune qui vont s’accroître d’au moins 20 %. Au sein de ce cadre, les différents secteurs d’activités dans la commune sont représentés. Leurs représentants ont pris l’engagement d’accomplir la mission qui leur a été assignée. Société 24 juil. 2020


Médias / Lutte contre le Covid-19: L’Upmb appuie les organes de presse en matériels de protection
Dispositifs de lavage de mains, masques et autres matériels de protection contre le coronavirus au profit des entreprises de presse. Le geste émane de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb) qui, à travers ce don, entend aider le personnel des organes de presse à mieux se protéger contre le Covid-19. La remise du don a eu lieu, ce jeudi 23 juillet, à la Maison des médias Thomas Megnassan, à Cotonou. A l’instar des acteurs en première ligne dans la lutte contre le coronavirus, les professionnels des médias sont grandement exposés à cette pandémie dans l’exercice de leur fonction. Pour les aider à mieux se protéger contre le mal, l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb) a offert des matériels de protection à une douzaine de structures de presse réparties sur l’ensemble du territoire national. Dispositif de lavage de mains, savons liquides, gels hydroalcooliques et masques de protection, chaque organe de presse invité est reparti avec son lot de matériels. Pour Zakiath Latoundji, présidente de l’Union, il est important que les journalistes, qui sont tout le temps sur le terrain, se protègent face à cette pandémie. Raison pour laquelle l’Upmb, avec l’appui de ses partenaires tels que Plan international Bénin et l’Association des créateurs de mode du Bénin (Acmb), dote les organes de presse, à grands effectifs, de ces matériels de protection. « Nous avons reçu ces lots de ces différents donateurs. En retour, nous vous faisons don des mêmes matériels que vous allez mettre à la disposition des professionnels des médias de vos organes respectifs », a déclaré Zakiath Latoundji face aux représentants des structures de presse conviées à la cérémonie. Elle dit espérer que ces matériels iront à qui de droit, et qu’ils seront utilisés à bon escient. A en croire la première responsable de l’Upmb, la mobilisation des matériels de protection va se poursuivre de sorte que tous les autres organes de presse non pris en compte, aient leur matériel de protection. « C’est difficile de pouvoir satisfaire tout le monde. Nous avons fait l’effort dans la mesure du possible mais je voudrais rassurer les organes de presse qui n’ont pas été appelés que nous continuons la mobilisation pour que chacun d’eux soit servi », a indiqué Zakiath Latoundji. Remerciements Après avoir reçu leur lot de matériels, les représentants des entreprises de presse bénéficiaires ont exprimé leur gratitude à l’Upmb et ses partenaires dont le geste vient en renfort aux mesures prises par chaque structure de presse et ses acteurs pour lutter contre la contamination et la propagation du coronavirus en leur sein. Au nom de leurs structures respectives, ils ont tous rassuré le donateur et ses partenaires qu’un bon usage sera fait desdits matériels. Il est à noter que les partenaires de l’Upmb étaient représentés à l’occasion par Félicien Casterman, créateur de mode et président de l’Association des créateurs de mode du Bénin (Acmb). Ce dernier a dit toute sa joie d’avoir assisté à la remise du don et surtout de pouvoir contribuer, à travers les masques de son association, au renforcement des mesures prises contre la contamination et la propagation du Covid-19 au sein des hommes des médias dont le rôle dans la société n’est plus à démontrer. « Après les médecins, c’est sûrement vous qui êtes au cœur de la lutte. C’est pourquoi, l’Acmb a décidé de vous accompagner pour que vous vous protégiez parce que c’est vous qui allez tout le temps à la recherche de l’information... », a déclaré le modéliste. Tout comme Zakiath Latoundji, il a, pour finir, invité les journalistes à vraiment se protéger, en tout temps et en tout lieu, contre cet ennemi visible qu’est la pandémie du Covid-19. Société 24 juil. 2020


Cos/Lépi, Hcj et Apdp: Les députés adoptent la clé de répartition des 13 sièges
L’Assemblée nationale a adopté ce jeudi les modalités de désignation du remplaçant à la Haute cour de Justice du député démissionnaire Justin Gbénamèto, actuel maire de Sèmè-Podji, ainsi que de ses représentants au sein de la prochaine mandature du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos/Lépi) et de l’Autorité de protection des données à caractère personnel (Apdp) ex-Cnil pour le compte de la troisième mandature. Selon le rapport de la Commission des Lois, de l’Administration et des Droits de l’Homme adopté hier à l’unanimité des députés, le remplacement de Jonas Gbènamèto à la Haute cour de Justice sera fait par le groupe parlementaire « Bloc républicain » dont était membre l’ancien député. En ce qui concerne l’Apdp, deux sièges reviennent au groupe parlementaire « Union progressiste » fort de 45 députés contre un pour le « Bloc républicain » composé de 37 parlementaires. S’agissant des neuf sièges qui reviennent de droit au Parlement au niveau du Cos/Lépi, le groupe parlementaire Up s’en sort avec cinq places et le groupe parlementaire Br, minoritaire quatre. Aussi, l’Assemblée nationale a réparti ses deux sièges dans les Commissions communales d’actualisation de la Lépi (Cca/Lépi). Les places sont équitablement dispatchées à raison d’un siège par groupe parlementaire. La clé de répartition des sièges adoptée, les députés se retrouvent mardi 28 juillet prochain pour retenir les candidats au niveau de chaque instance. La liste nominative sera ensuite soumise à l’appréciation de la plénière pour être adoptée par vote au scrutin secret, conformément à la procédure parlementaire en la matière. Mais en attendant cette séance plénière décisive, chaque groupe parlementaire est appelé à mettre le temps à profit pour faire à l’interne les arbitrages nécessaires afin de faciliter les différentes désignations mardi prochain, a suggéré le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou. Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé/Plateau Actualités 24 juil. 2020


Sanctions dans l’administration publique: Deux inspecteurs des douanes radiés pour fautes lourdes
Zénoudine Ali Yérima et Sèdékon Marc Maxime Kanho ne font plus partie depuis ce mercredi 22 juillet de l'effectif de l’administration des douanes. Leur radiation pour fautes lourdes a été entérinée par le Conseil des ministres et les faits mis à leur charge exposés. Des fautes lourdes qui ont surtout causé des préjudices au trésor public. C’est ce qui est reproché à deux inspecteurs des douanes radiés désormais de l'effectif des disciples de Saint Mathieu. Courant février et mars derniers, ces deux inspecteurs des douanes, tous en service à la recette des douanes Cotonou port, « ont procédé à des traitements frauduleux de déclarations de marchandises ». Au premier, il est reproché d’avoir sur une base ne découlant d’aucune des méthodes d’évaluation en douane, non seulement admis une valeur différente de celle retenue dans l’Attestation de vérification documentaire afférente à la marchandise déclarée, mais aussi fait un contrôle de cohérence qui concerne les résultats au lieu du contrôle de recevabilité qui assure la fiabilité et l’exactitude des données et des éléments déclarés. Quant au second, après avoir pourtant procédé à la liquidation correcte des droits et taxes d’une déclaration, il a, en sa qualité de chef par intérim des opérations commerciales, contre toute attente et sans explication, contre-écrit à la baisse la valeur de la marchandise. « Ces manquements graves, constitutifs de fautes lourdes, ont généré un manque à gagner au trésor public. Au cours de la procédure disciplinaire engagée à leur encontre, les intéressés n’ont pas été en mesure de justifier les faits qui leur sont reprochés », indique le communiqué du Conseil des ministres. C’est pourquoi, après avoir pris connaissance des sanctions disciplinaires à l’encontre des deux fonctionnaires des douanes pour fautes lourdes, il a marqué son accord pour leur radiation. Radiation qui intervient, faut-il le dire, après une sanction disciplinaire de 60 jours d’arrêts de rigueur. Avec la radiation de ces deux inspecteurs des douanes on se rend à l’évidence qu’une fois de plus, le dispositif mis en place contre la fraude au niveau des services des douanes porte ses fruits. Mais on devrait tout de même s’étonner de l’existence de telles pratiques malgré la répression en vigueur depuis peu, notamment avec l’avènement de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme. Société 23 juil. 2020


Université de Parakou: Les résultats du premier semestre au département des langues annulés
Après avoir été proclamés, mardi 19 mai dernier, les résultats des semestres impairs de l’année académique 2019-2020 au niveau du département des langues de l’Université de Parakou ont été annulés par le recteur Prosper Gandaho. C’est à la faveur d’une décision qu’il a prise mardi 14 juillet dernier. De la soupe à la grimace, c’est le plat que les étudiants du département des études anglophones, hispaniques, germaniques et lettres modernes de la Faculté des Lettres, Arts et Sciences humaines (Flash) de l’Université de Parakou ont à leur menu, depuis mardi 14 juillet dernier. C’est une mauvaise nouvelle pour eux. Et pour cause, le recteur de leur université, Prosper Gandaho, a procédé à l’annulation des résultats des semestres impairs au titre de l’année académique 2019-2020 au niveau de leur département. Au nombre des mobiles qui fondent la décision, on évoque une multitude d’irrégularités relevées par la commission spéciale d’audit desdits résultats. Cette commission avait, en son temps, été mise sur pied par le rectorat pour effectuer le contrôle des activités au niveau des différentes plateformes de l’université. En effet, le rapport de la commission fait constater l’existence de fraudes qui entachent la crédibilité des résultats au niveau de la Flash. Ainsi, la décision rectorale précise en son article 2, que le processus de gestion des notes, ainsi que les délibérations seront repris dans le respect des textes en vigueur. Au niveau de l’article 3 de la même décision, le recteur a responsabilisé le vice-recteur chargé des Affaires académiques, la secrétaire générale et l’agent comptable de l’université puis le doyen de la Flash, pour gérer la mesure qui a été arrêtée. Dans le rang des étudiants concernés, ils ne sont pas encore revenus de leur surprise. Ils souhaitent que les responsabilités soient situées afin de ne pas être tous pénalisés. Seront-ils invités à composer à nouveau pour le compte du premier semestre ? Ou, fera-t-on reprendre les corrections de leurs copies ? En attendant de connaître à quelle sauce, ils seront mangés, tous se demandent la conduite à tenir et la démarche à adopter. Education 23 juil. 2020


Actualisation du fichier électoral pour la présidentielle 2021: Les députés désignent leurs représentants au Cos/Lepi ce jeudi
Les députés tiennent une séance plénière ce jeudi au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. L’ordre du jour porte entre autres sur la désignation des neuf représentants de l’institution parlementaire au sein du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos/Lépi). Les neuf députés qui seront élus proviendront des deux groupes parlementaires présents au Parlement à raison de 5 représentants du groupe parlementaire Union Progressiste (Up) et 4 du côté du Bloc Républicain (Br). Ceci, conformément aux dispositions du Code électoral qui prévoit que « le Conseil d’orientation et de supervision est composé de onze (11) membres désignés comme suit : cinq (05) députés par la majorité parlementaire ; quatre (04) députés par l’opposition parlementaire ; du directeur général de l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique ; du directeur du Service national en charge de l’état civil. Les députés sont désignés chaque année pendant la période de mise à jour à savoir du 1er juillet au 31 janvier. En tout état de cause, aucun député ne peut siéger plus de deux (02) fois dans le Conseil d’orientation et de supervision au cours d’une même législature ». Au regard de la loi, les députés devraient normalement être désignés déjà avant le 1er juillet. Le Parlement veut donc se rattraper à la faveur de la séance plénière de ce jour, la deuxième au titre de la troisième session extraordinaire de l’année 2020 ouverte lundi 20 juillet dernier. Les neuf députés qui seront désignés en plus du directeur de l’Insae et du directeur de l’état civil auront la lourde mission d’actualiser le fichier électoral dont sera extraite la liste électorale devant servir à l’organisation de la présidentielle de 2021. Les opérations d’actualisation permettront, faut-il le souligner, d’intégrer les électeurs ayant atteint l’âge de voter après la publication du fichier électoral issu de la dernière actualisation en prélude aux communales de 2020 et de prendre en compte les cas des transferts de résidence principale ou de domicile ainsi que le changement de lieu d’affectation pour les électeurs assignés à une résidence obligatoire et autres. Elless permettront également la rectification des erreurs matérielles décelées sur le fichier électoral, la radiation des personnes décédées et les cas d’émigrants non enregistrés dans les ambassades et consulats sans oublier les résultats du dédoublonnage n Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau Actualités 23 juil. 2020


Covid-19: Les secteurs d'activités les plus touchés
D’après des rapports d’enquêtes et sondages cités par le président de la Confédération nationale des employeurs du Bénin (Coneb), Albin Feliho, l’import-export, le tourisme et l’hôtellerie sont touchés à 95 % par la crise du Covid-19. Au-delà des mesures d’atténuation, les entreprises éprouvées espèrent un plan Marshall, selon lui. La crise du coronavirus a touché les entreprises béninoises dans presque tous les secteurs d’activités mais à des degrés divers. Certaines ont reçu des coups moins forts, d’autres, par contre, en ont reçu de violents. Invité à se prononcer sur les impacts du Covid-19 sur les entreprises béninoises, lors du forum virtuel organisé par la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib), vendredi dernier, Albin Feliho, président de la Confédération nationale des employeurs du Bénin (Coneb), dresse l’état des lieux sommaire de la situation. « Toutes les entreprises ont été impactées à des degrés divers, tous secteurs confondus. Qu’il s’agisse du secteur des services, de l'industrie ou encore du commerce. Le secteur du commerce a été impacté de l’ordre de 46 %, le secteur de l’industrie 14 % et celui des services 55 % ». Mais là, il s’agit seulement des secteurs moyennement touchés, explique le premier responsable de la Coneb. D’autres secteurs d’activités ont reçu des chocs bien plus durs, souligne-t-il. Au nombre de ces secteurs, il cite l’import-export, le tourisme et l'hôtellerie, tous impactés à «95 % ». « Les effets sur ces entreprises, poursuit-il, se manifestent de trois différentes manières. Il y a par exemple, les annulations de commandes dans la billetterie, les annulations de réservation d’hôtel. Le pire, c’est qu’on demande à ces entreprises de procéder au remboursement des clients qui n’ont pas pu effectuer le voyage». Ces mêmes annulations des commandes ont été constatées au niveau des entreprises spécialisées en import-export. A cela s’ajoutent les difficultés de poursuite des transactions pour ces entreprises, compte tenu de la fermeture massive des frontières et de l’immobilisation des avions. La conséquence immédiate de cette situation, rappelle le président de la Coneb, est la cherté et la rareté de certains produits sur les marchés local, régional et international. S’agissant de la situation géographique des entreprises éprouvées, il informe qu’elles sont majoritairement localisées dans les départements du Littoral, de l’Atlantique, et quelques-unes dans l’Ouémé et la partie septentrionale du pays. Dans l’ensemble, les entreprises qui font preuve de résilience, informe-t-il, sont les bars et restaurants. Ceci, parce qu’elles ont « développé des services de proximité, et sont parvenues, de ce fait, à offrir des livraisons à domicile et au bureau. Néanmoins, elles restent durement touchées à hauteur de 95 % ». Mais le cas des bars et restaurants montre, d’après Albin Feliho, que les entreprises béninoises ont aussi une capacité de résilience. Secteur privé soudé Face à cette crise à nulle autre pareille, les acteurs du secteur privé béninois ne sont pas restés les bras croisés. Bien au contraire, souligne Albin Feliho, ils sont restés soudés et ont travaillé en synergie d’actions avec le gouvernement en faisant des propositions d’ensemble pour juguler le mal. Le président de la Coneb s’en réjouit, tire un coup de chapeau à tous les acteurs du privé, puis salue le geste du gouvernement à l’endroit des entreprises afin que ces dernières puissent amortir les effets de la pandémie. Mais après la phase d’atténuation, les acteurs du privé suggèrent un plan Marshall à la béninoise, informe Albin Feliho. A en croire le président de la Coneb, ce plan sera le nouveau modèle économique, de l’ordre de 600 milliards de francs Cfa, à mentionner dans la loi de finances 2021, et il permettra aux entreprises touchées par le Covid-19 de sortir la tête de l’eau. Il rappelle à l’occasion que les besoins des entreprises sont de trois ordres, à savoir, l’accès au marché, le renforcement de compétences (à ce titre, il salue l’avènement du Psie) et le besoin de financement adapté aux réalités des Pmi/Pme. S’adressant à ses pairs, chefs d’entreprises, Albin Feliho les invite à réinventer les entreprises, les affaires, à dépasser les simples opérations d’achats-ventes en se tournant, par exemple, « vers l'agro industrie, vers des secteurs endogènes ». Au-delà de tout, le président de la Coneb reste persuadé qu’il y a des raisons d’espérer un bel avenir pour l’économie nationale. Les diverses notations et classifications de la Banque mondiale et d’autres structures de renommée, sont à ses yeux des exemples qui augurent d’un futur radieux pour le pays. Actualités 23 juil. 2020


Formation des membres des Cap sur leurs missions: Le Cnds outille les commissions de trois ministères
Le Conseil national du dialogue social organise un atelier de renforcement des capacités des membres titulaires des commissions administratives paritaires. Cette formation de trois jours prend en compte le ministère du Travail et de la Fonction publique, le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Du mardi 21 au jeudi 23 juillet, les membres titulaires des Commissions administratives paritaires (Cap) du ministère du Travail et de la Fonction publique, du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération et du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique suivent une formation qui va leur permettre de s’approprier leurs missions et d’exercer convenablement leurs responsabilités; de se familiariser aux techniques de prévention et de gestion des conflits ; de maitriser les outils de performance d’une structure de dialogue social... Il s’agit d’un atelier de renforcement de capacités initié par le Conseil national du dialogue social (Cnds). A en croire Guillaume Attigbé, président du Cnds, cet atelier est le premier d’une série qui couvrira l’ensemble des ministères. « J’ose croire que cette coopération des ministères avec le Cnds aura un impact significatif sur le dialogue social », a-t-il déclaré. Représentant le ministre du Travail et de la Fonction publique, Bertin Quenum, directeur de la gestion du personnel, soutient que la présente formation est impérieuse pour le renforcement du dialogue social. Il rappelle que les Commissions administratives paritaires (Cap) viennent remplacer les conseils sectoriels du dialogue social. La mission des Cap s’inscrit alors dans la continuité et l’amélioration de ce que faisaient les conseils sectoriels du dialogue social. Le représentant des participants, Normil Charles, s’est d’ailleurs réjoui de l’initiative du Cnds qui vise à outiller les membres des commissions administratives paritaires qui ont été installés il y a peu. Il note qu’en dépit de la loi portant statut général de la fonction publique qui prévoit des sanctions administratives, les travailleurs n’aiment pas entendre les expressions telles que: demande d’explication, traduction en conseil disciplinaire, suspension... Car ce sont des termes qui frisent l’acharnement. C’est dans ce cadre qu’interviennent des organes comme la Commission administrative paritaire, le conseil national de discipline... La présente formation vient, selon lui, clarifier les zones d’ombre et préciser le rôle des organes disciplinaires dans les relations de travail. Normil Charles a émis le vœu que ces séances soient organisées au moins deux fois l’an, pour un partage continu d’expériences. Suite à la cérémonie d’ouverture, les représentants de chacun des trois ministères ont peint l’état des lieux du dialogue social dans leur département et les difficultés rencontrées. C’est sur cette base que la formation a effectivement démarré. Société 22 juil. 2020


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