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Nouvelles

Assemblée nationale: Le Règlement intérieur modifié avec de grandes innovations
Les députés ont adopté ce mardi 14 juillet, la résolution n°2020-01 portant révision du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale dont l'examen avait été suspendu lundi 6 juillet dernier pour défaut de consensus. Le vote est intervenu à la faveur de la session extraordinaire ouverte et close hier. Les choses sont allées très vite ce mardi au Parlement à la reprise des travaux à 20 h 09 min après une suspension pour une large concertation qui a duré plus de six heures d’horloge entre députés autour des points d'achoppement de la proposition de révision du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Les parlementaires ont aplani leurs divergences de vues, en témoigne le verdict du vote à l’unanimité (82 voix sur 82) qui a sanctionné l’adoption de la résolution n°2020-01 portant révision du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale datant de 1995. Le texte voté comporte de nombreuses innovations. Aux termes de l’article 24 par exemple, il est disposé que les députés s’organisent en un groupe parlementaire par parti politique représenté à l’Assemblée nationale. Les députés d’un même parti politique représenté à l’Assemblée nationale ne peuvent se constituer qu’en un seul groupe parlementaire. Aucun groupe ne peut comprendre moins de 10 % de l’effectif total des députés à l’Assemblée nationale, non compris les parlementaires apparentés dans les conditions prévues par la loi. Le même article 24 prescrit que les groupes parlementaires se forment dans les 15 jours de l‘installation de la législature. Ils se constituent en remettant au doyen d’âge ou au président de l’Assemblée nationale une déclaration politique signée de leurs membres et comportant leurs noms et prénoms ainsi que ceux du président du groupe. Les déclarations de constitution de groupe parlementaire sont publiées au journal officiel. Ainsi, un député ne peut être membre que d’un seul groupe parlementaire et il est libre de démissionner. L’article 24 dispose en son point 4 que « les députés qui ne veulent ou qui ne peuvent appartenir à aucun groupe parlementaire peuvent s’apparenter à un groupe de leur choix, avec l’agrément du bureau de ce groupe. Ils comptent pour le calcul des sièges accordés au groupe dans les commissions. Tout député qui n’appartient à aucun groupe parlementaire est dit non inscrit ». Consensus Les débats avaient achoppé lors de la séance plénière du lundi 6 juillet dernier surtout sur les dispositions de cet article 24. Les députés n’ont pas réussi à s’entendre sur les dispositions de cet article qui traite notamment des conditions de constitution de groupe parlementaire. Toutes choses qui avaient conduit le président de l’Assemblée nationale à suspendre les travaux. Le consensus était finalement de mise ce mardi après une large concertation des députés sur les dispositions querellées. L’on retient également à l’article 25 que chaque groupe parlementaire est dirigé par un bureau de trois membres composé d’un président, d’un vice-président et d’un rapporteur. Tout membre d’un bureau de groupe parlementaire peut être destitué à la majorité des 2/3 des membres composant le groupe parlementaire. Avis en est donné dans ce cas au bureau de l’Assemblée nationale. Le statut, l’effectif, les conditions matérielles d’installation et de fonctionnement des bureaux et des secrétariats de groupes parlementaires et les droits d’accès et de circulation de leur personnel dans le palais des députés sont fixés par le bureau de l’Assemblée nationale sur proposition des questeurs et des présidents des groupes. Le Règlement intérieur révisé va plus loin en prévoyant par ailleurs que trois mois après la dissolution d’un groupe parlementaire, le président et les membres dudit groupe parlementaire perdent tous les avantages liés à leur appartenance au groupe parlementaire. Actualités 15 juil. 2020


Journée mondiale de la population 2020: Les défis qu’impose la crise sanitaire
Le monde entier a célébré ce samedi 11 juillet, la Journée mondiale de la Population (Jmp). Pour le compte de cette édition, le Fonds des Nations Unies pour la population s’attarde sur les défis liés à la protection des filles et des femmes ainsi que des populations dans le contexte de la maladie à coronavirus. La crise sanitaire qui secoue le monde entier a des répercussions sur la santé des filles et des femmes. Le Fonds des Nations Unies pour la population (Unfpa) en fait son leitmotiv. A l’occasion de la Journée mondiale de la Population, édition 2020, l’institution attire l’attention des pays sur les inégalités auxquelles ces cibles sont confrontées. Les droits sexuels et reproductifs des femmes sont menacés dans le contexte de la Covid-19. « Partout dans le monde, les chaînes d’approvisionnement sont confrontées à des perturbations qui ont une incidence sur la disponibilité des contraceptifs et les risques de grossesses non désirées s’en trouvent ainsi démultipliés », relève l’Unfpa. Selon l’institution, la Covid-19 intensifie les violences basées sur le genre et réduit l’accès des services de santé aux populations. « Si les mesures de confinement étaient prolongées de six mois et que les systèmes de santé continuaient à être considérablement perturbés, 47 millions de femmes vivant dans des pays à revenu faible ou intermédiaire seraient dans l’impossibilité d’accéder à des moyens de contraception modernes et sept millions de grossesses non désirées seraient à prévoir », alerte-t-elle. Il est aussi à craindre l’augmentation des cas d’excision et de mariages infantiles : « L’interruption des interventions de l’Unfpa sur le terrain pourrait donner lieu à deux millions de cas de mutilations génitales féminines et treize millions de mariages infantiles évitables entre 2020 et 2030 ». A cela s’ajoutent les violences basées sur le genre dont le nombre de cas supplémentaires pourrait augmenter à 31 millions. Si le confinement a l’avantage de freiner la propagation du virus dans certains pays, il peut engendrer des conséquences fâcheuse dans d’autres où les grossesses précoces restent encore une réalité. Les longues vacances qu’impose la gestion de la Covid-19 peuvent entraîner une légèreté en ce qui concerne le suivi des adolescentes et jeunes filles au niveau de certaines familles, ouvrant ainsi la voie à l’excès à des enfants peu conscients. Au Bénin, la tendance à la hausse des grossesses précoces s’observe généralement en période de fraîcheur au cours des mois de juillet et août, notamment dans les milieux lacustres et ruraux. Les vacances intervenant dans la même période pour les scolaires, beaucoup de jeunes filles pourraient tomber dans le piège des grossesses précoces, si un minimum d’attention ne leur est pas accordé. Ce qui mettrait à mal les efforts du pays à lutter contre le phénomène. Ripostes nationales Le vœu cher aux Nations unies à l’horizon 2030 est de ne laisser personne hors de la marche du développement durable. La crise sanitaire mondiale risque d’annihiber les efforts des pays à atteindre cet objectif compte tenu des fossés qu’elle ne cesse de creuser. Toutefois, les réponses nationales que chaque pays mettra en place pourront aider à relever ce défi. Le Bénin ne baisse pas les bras. Préoccupé par le bien-être des populations, le gouvernement développe une kyrielle de mesures sanitaires et sociales pour renforcer leur résilience à la pandémie. Là-dessus, ce sont environ soixante-quatorze milliards de francs Cfa qui sont prévus pour soutenir les mesures sociales à travers des initiatives innovantes et réduire de la pauvreté. A cela s’ajoute le projet d’autonomisation des femmes et des jeunes filles et de dividende démographique au Sahel (Swedd) au Bénin dont l’exécution est entrée dans sa phase décisive avant la pandémie. Ce projet promeut l’autonomisation des femmes et la capture du dividende démographique à travers des initiatives innovantes et la réduction de la pauvreté. Il s’agit également de favoriser l’accès des jeunes aux services de la planification familiale. C’est dire que si le Bénin maintient ses efforts en matière de lutte contre les inégalités, il comblera beaucoup d’attentes à l’aune des Objectifs de développement durable. La Journée mondiale de la population (Jmp) intervient donc pour rappeler aux Etats les défis liés aux Odd. Elle a pour objectif d’attirer l’attention sur l’urgence et l’importance des questions de population, notamment dans les plans et programmes généraux de développement. Société 14 juil. 2020


Examen du Bepc dans le Mono: Le préfet s’assure des mesures sanitaires contre le coronavirus
Au niveau du Mono, ce sont 3 548 filles et 4 376 garçons soit un total de 7 924 candidats qui sont dans la course pour l’obtention du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) dont les épreuves se déroulent depuis hier, lundi 13 juillet, dans un contexte de coronavirus. Komlan Zinsou, préfet du département, est allé encourager les candidats et constater les mesures sanitaires devant préserver contre la pandémie. Le Collège d’enseignement général d’Agoué, dans la commune de Grand-Popo, a été la première étape de la descente effectuée, hier, par le préfet du Mono dans des centres de composition de l’examen du Bepc (Brevet d’études du premier cycle). Une sortie dont l’objectif est double: donner le top, au plan départemental, de la composition et s’assurer des mesures sanitaires contre la propagation du coronavirus. Le préfet Komlan Zinsou a lancé les épreuves à 8h 00 dans la salle de composition numéro 1 du centre d’Agoué. Cet acte très attendu, marqué par la distribution des épreuves de communication écrite par l’autorité préfectorale, vaut pour les 16 centres ouverts au prifit des 7 924 candidats du Mono dont deux amblyopes. Avant le lancement symbolisé par le retentissement de la sirène à 8 h, le préfet a adressé ses mots d’encouragement aux candidats qu’il a invités à hisser le département à la tête du classement en donnant le meilleur d’eux-mêmes. « Relisez au moins trois fois votre épreuve avant de l’attaquer. L’examen n’est pas différent des évaluations dont vous avez déjà l’habitude», conseille le préfet. 290 candidats, répartis dans une dizaine de salles composent au niveau du centre d’Agoué. Le préfet et sa suite descendus sur les lieux à 7 h 40 min ont donné le bon exemple en se soumettant à l’exercice de lavage des mains à l’eau et au savon avant leur prise de contact avec les examinateurs. Maintenir la veille Au menu des échanges avec la délégation préfectorale, dont faisaient partie le directeur départemental en charge de l’Enseignement secondaire et le maire de la commune de Grand-Popo, il a été question de la nécessité de maintenir les dispositions sanitaires contre le coronavirus pendant toute la durée de l’examen. Lequel examen se déroule en deux phases à savoir celle des épreuves écrites dont seuls les admissibles prennent part à la seconde phase dite sportive. De retour d’Agoué, Komlan Zinsou, préfet du Mono, et sa suite ont marqué des arrêts successifs au Ceg 1 de Grand-Popo, au Ceg d’Agatogbo, au Complexe scolaire catholique de Comé puis au Ceg 1 de Comé, qui sont également des centres de composition. A chacune de ces étapes, la délégation procède au lavage des mains avant de recevoir les civilités des responsables des centres visités. Evitant de s’introduire dans les salles de composition, au risque de perturber les candidats, la délégation se contente des renseignements collectés auprès des chefs centres et leurs collaborateurs. Avant de prendre congé de leurs hôtes, le préfet et ses proches collaborateurs ainsi que le directeur départemental en charge de l’Enseignement secondaire insistent, tour à tour, sur le maintien des mesures telles que le port de masque, la distanciation physique, le lavage de mains et l’utilisation effective de gel désinfectant gracieusement offert par le gouvernement. Pour le reste des constats effectués sur le terrain, le préfet retient que l’examen du Bepc a bien démarré sur son territoire et que les mesures édictées contre le coronavirus sont effectivement mises en œuvre. Mais, selon lui, c’est au chef de l’Etat que revient le mérite de l’organisation des examens nationaux. « Son leadership permet de sauver l’année scolaire contrairement à la tendance à l’annulation en vogue dans plusieurs pays », se réjouit le préfet du Mono. Actualités 14 juil. 2020


Bepc 2020: Lancement officiel au Ceg 1 d’Adjarra dans l’Ouémé
Le Collège d’enseignement général n°1 (Ceg 1) d’Adjarra a été le centre d’examen choisi par le directeur départemental chargé de l’Enseignement secondaire de l’Ouémé, Dr Bertin Dansou, pour abriter le lancement officiel du Brevet d’études du premier cycle session de juillet 2020 pour le compte du département. La composition se déroule dans le respect des gestes barrières contre le Covi-19. Au total 28 746 candidats dont 14 234 filles planchent depuis ce lundi 13 juillet dans le département de l’Ouémé dans le cadre du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) session de 2020. Les candidats de la série Moderne Court sont au nombre de 18 690 et ceux de la série Moderne Long, 10 056. Au niveau départemental, le top de la composition a été donné au centre d’examen du Collège d’enseignement général n°1 d’Adjarra. Là, composent 1 025 candidats dont 600 filles, répartis dans 36 salles. La cérémonie de lancement a été présidée par le directeur départemental chargé de l’Enseignement secondaire de l’Ouémé, Dr Bertin Dansou. L’autorité départementale note avec satisfaction que les instructions de la hiérarchie relatives au respect des gestes et autres mesures barrières contre le coronavirus sont scrupuleusement respectées sur le terrain pour un bon déroulement de l’examen. Chaque élève a son masque de même que chaque surveillant de salle. Mieux, chaque salle de composition est dotée de gel hydroalcoolique pour permettre aux candidats de se désinfecter les mains. Dr Bertin Dansou a prodigué des conseils aux candidats. Il les exhorte à ne pas s’affoler et à dominer le stress afin de donner le meilleur d’eux-mêmes. Le directeur départemental chargé de l’Enseignement secondaire dans l’Ouémé invite les candidats à considérer l’examen comme un devoir surveillé auquel ils sont habitués en classe. Mais il s’agit d’un devoir surveillé de type particulier. Bertin Dansou conseille aux candidats d’écrire sans faire de ratures et fautes. Eviter les pressions Il les invite à bien lire et à relire les épreuves avant de répondre aux questions. Edmond Agnidé, représentant le préfet de l’Ouémé, se réjouit aussi du bon démarrage de l’examen sur l’ensemble des neuf communes du département. Il a invité les candidats à faire honneur au département pour compter parmi les premiers de l’examen au plan national à la proclamation des résultats. Edmond Agnidé rappelle aux candidats que le Bepc est un examen et non un concours. Tous les candidats qui auront atteint le niveau moyen de maîtrise des connaissances attendu, sont forcément déclarés admis. Le représentant du préfet de l’Ouémé invite les parents à ne pas faire des pressions inutiles sur les candidats et à les laisser travailler en toute sérénité pendant les trois jours de composition. Le maire d’Adjarra, Germain Wanvoègbé, remercie les autorités départementales pour le choix porté sur sa commune pour abriter la cérémonie de lancement officiel de l’examen. Il se réjouit de constater que de grands moyens ont été déployés sur le terrain pour faire respecter les gestes barrières édictés par le gouvernement contre le Covid-19. Actualités 14 juil. 2020


Mise en œuvre des Odd: Les sept points forts de l’action et de l’engagement du Bénin
Covid-19 oblige, le Forum politique de haut niveau (Fphn) sur les Objectifs de développement durable (Odd) s’est déroulé cette année par vidéo conférence. Le Bénin y a pris une part active à travers la présentation de sa contribution nationale volontaire, lundi 13 juillet. e Forum politique de haut niveau (Fphn) sur les Objectifs de développement durable (Odd) s’est déroulé cette année sur le thème « Action accélérée et solutions transformatrices : une décennie d’action et des résultats pour le développement durable ». Occasion pour le Bénin de présenter sa contribution nationale volontaire à l’ensemble des participants par visioconférence. Présentation fort bien appréciée en raison des avancées, mais aussi des innovations déployées par le Bénin dans le cadre de la mise en œuvre des Odd. Magloire Augustin Aguessy, directeur général de la coordination des Odd au ministère d’Etat chargé du Plan expose cette participation comme un exploit. « Le Bénin est à sa troisième contribution volontaire nationale et c’est un exploit », commente-t-il à la fin de l’exercice. Il fait partie des deux pays au monde qui ont atteint trois contributions, souligne-t-il. Selon ses explications, cet exercice constitue une revue et permet de fouetter la mise en œuvre des Odd dans le pays. Il donne par ailleurs l’occasion aux autres pays et partenaires de prendre connaissance de l’évolution des Odd dans le pays. A cet exercice le Bénin s’est soumis lundi 13 juillet à la satisfaction de tous. Pour Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’Etat chargé du Plan et du développement, le thème choisi cette année résume bien le défi auquel le Bénin est confronté en ce moment. Malgré les actions déjà menées, seulement 24,3% de la population vivant dans des ménages ont accès aux services de base et la proportion de la population ayant accès à l’électricité est de 34,5% avec un taux d’électrification de 29,2%, a exposé le ministre dans son discours à l’occasion de ce forum. Sept messages forts Après ses précédentes participations en 2017 et 2018, le Bénin participe au Forum politique de haut niveau cette année pour « partager avec la communauté internationale, à travers sept messages clés, les progrès, les bonnes pratiques, les expériences réalisées et sa vision future dans le cadre de la mise en œuvre de l’agenda 2030 et de ses Odd », a-t-il indiqué. Le premier message est que le pays soutient que la spatialisation des cibles prioritaires des Odd est une condition indispensable pour renforcer l'action locale en vue d’accélérer la mise en œuvre de l’Agenda 2030. Le second message est que le Bénin a mis en place une Initiative spéciale « ne laisser personne de côté » en vue d’éradiquer la pauvreté et renforcer le capital humain. Le troisième message est que pour assurer une mise en œuvre efficace des Odd, une évaluation sommaire a permis d’identifier les goulots d’étranglement et les marges de manœuvre possible, a poursuivi le ministre d’Etat dans son discours. Le quatrième message est la concrétisation de la déclaration politique des chefs d’Etat et de gouvernement au sommet sur les Odd de septembre 2019 à travers l’élaboration du Cadre décennal d’actions pour l’accélération de la mise œuvre des Odd et son opérationnalisation à travers des actions innovantes. Le Bénin considère aussi qu’investir dans les données et les statistiques permet de ne laisser personne de côté et soutient son ambition de poursuivre l’amélioration des conditions de vie des populations à travers la réalisation d’actions phares. Le dernier message adressé par le Bénin à la communauté internationale à l’occasion est relatif à la stratégie de mobilisation de ressources développée aujourd’hui par le gouvernement du président Patrice Talon et qui repose sur l’organisation des foras et tables rondes pour mobiliser un financement adéquat et bien dirigé. « Nul n’est et ne sera de trop dans ce combat », conclura le ministre d’Etat, non sans réaffirmer l'engagement du président Patrice Talon et de son gouvernement à atteindre ces objectifs. Actualités 14 juil. 2020


Inclusion des travailleurs handicapés en entreprise: Handicap International toujours engagé
A la faveur d’une soirée-plaidoyer organisée, vendredi 10 juillet dernier à Cotonou, l’Organisation non gouvernementale Handicap International a une fois encore attiré l’attention des uns et des autres sur la nécessité et les avantages de l’inclusion des travailleurs handicapés au sein des entreprises. Cette soirée a été ponctuée de témoignages patents, en présence de plusieurs personnalités dont la ministre des Affaires sociales, Véronique Tognifodé, et son collègue en charge des petites et moyennes entreprises, Modeste Kérékou. Fidèle à son credo, l’Organisation non gouvernementale Handicap International ne cesse d’œuvrer pour l’insertion professionnelle et l’épanouissement des personnes handicapées. Vendredi dernier, c’est à travers la soirée-plaidoyer organisée, à Cotonou, que l’organisation internationale a mis en lumière, une énième fois, les actions qu’elle mène au Bénin en faveur de l’emploi des personnes handicapées et surtout le soutien au développement des entreprises à travers la diversité des personnes employées. Dans son mot introductif, Just Klotoé, responsable pays de l’institution, a rappelé que la diversité est une richesse, une chance et une opportunité pour le développement des entreprises. Laquelle diversité ne saurait être complète et réelle dans une entreprise sans la présence des personnes handicapées en son sein, insiste-t-il. Ayant compris le défi de l’inclusion des travailleurs handicapées en entreprise, le gouvernement béninois s’est penché plus d’une fois sur cette question, et expérimente actuellement des pistes de solutions. A titre d’exemple, la ministre des Affaires sociales, Véronique Tognifodé, rappelle que son département ministériel, « à travers ses structures déconcentrées, travaille pour la mobilisation et l’accompagnement social personnalisé des jeunes handicapés bénéficiaires du projet ‘’Emploi et handicap ” avant leur référencement vers l’Agence nationale pour l’emploi (Anpe) ». A en croire la ministre, « ce travail de base est porteur d’assurance pour garantir le savoir-être et le savoir-faire de nos jeunes handicapés ». Véronique Tognifodé rassure également les chefs d’entreprises présents à la soirée que les travailleurs handicapés sont nantis de diplômes reconnus comme tout travailleur, qu’ils sont bien formés, compétents, talentueux, curieux et déterminés à réussir. C’est d’ailleurs pourquoi elle invite les entreprises à les recruter car, seul le gouvernement béninois ne pourra pas résoudre l’équation de leur inclusion au sein des entreprises. Engagement social En appui aux propos de sa collègue des Affaires sociales, le ministre des Petites et moyennes entreprises, Modeste Kérékou, a fait savoir aux chefs d’entreprises que les conseillers en emploi sont disponibles pour les accompagner dans le recrutement inclusif des travailleurs handicapés avec l’appui de Handicap International. « N’hésitez pas à profiter de cette occasion pour améliorer l’image de vos entreprises et vos engagements sociaux. A vous donc de jouer pour contribuer à la construction d’une société plus juste, où les compétences sont valorisées, qu’elles soient portées par des personnes handicapées ou non ”, souligne-t-il. Cette soirée a été l’occasion pour les personnes handicapées de témoigner de vive voix et de mener un plaidoyer pour une évolution de leur situation. Selon le président de la Fédération des Associations des personnes handicapées du Bénin (Faphb), Nassirou Domingo, plusieurs bâtiments administratifs leur sont interdits en raison de leur inaccessibilité physique. De même, plusieurs offres d’emploi continuent de comporter des mentions empêchant la personne handicapée de candidater, etc. Il n’a pas manqué de souligner les avantages liés à l’inclusion des travailleurs handicapés en entreprise. Des témoignages de chefs d’entreprises qui ont fait l’expérience des travailleurs handicapés et qui en sont satisfaits, et l’engagement du directeur exécutif du Conseil national du Patronat du Bénin, sont venus meubler la soirée. Société 14 juil. 2020


Lutte contre le Covid-19 à Ouidah: Don de kits et masques aux usagers des marchés Pahou et Kpassè
L’Ong Bénin Ville propre en collaboration avec le conseil communal de Ouidah a offert, samedi 11 juillet dernier, des dispositifs de lavage de mains et des masques aux femmes et autres usagers des marchés Pahou et Kpassè. Par cet acte, les deux partenaires entendent contribuer à la prévention du coronavirus dans cette commune. Sensibiliser les femmes et autres usagers des marchés Pahou et Kpassè à l'existence du coronavirus et les moyens de lutte les plus efficaces contre la maladie. Tel est le but de la séance de sensibilisation organisée, samedi dernier, par l’Ong Bénin Ville propre avec l’appui du conseil communal de Ouidah. «Nous sommes ici à Pahou pour vous rappeler ce que vous savez déjà mais que certains banalisent. La maladie de Covid-19 existe bien et fait des victimes. Pour vaincre ce mal, la prévention la plus efficace est le respect des mesures barrières. Il nous faut nous laver les mains à l’eau et au savon et porter nos masques », a déclaré Guy Kuassi, l’un des organisateurs de cette séance de sensibilisation. Ainsi, pour permettre aux acteurs de ces deux marchés de respecter les mesures barrières, notamment le lavage des mains et le port de masques, les responsables de l’Ong Bénin Ville propre et ceux de la mairie de Ouidah ont offert des dispositifs de lavage de mains et des masques aux populations cibles. Dans son intervention, aussi bien au marché de Pahou qu’à Kpassè, Alain Adjibadé, président de l’Ong Bénin Ville propre, est revenu sur l’importance pour tous de se laver les mains et porter son masque contre le coronavirus. « Le geste de ce jour entre dans la droite ligne des actions du gouvernement du président Patrice Talon pour la victoire contre le Covid-19», a-t-il ajouté. Face aux usagers des marchés, le maire de Ouidah, Christian Houétchénou, a montré tout son attachement au bien-être de ses administrés. A chacune des deux étapes, il les sensibilise aux bons réflexes à avoir face à cette maladie. « J’aurais pu envoyer un chef d’arrondissement ou un conseiller communal pour vous remettre ces dispositifs de lavage de mains et ces masques. Mais j’ai préféré venir en personne avec l’ensemble de mon conseil. Ceci, pour vous montrer toute l’importance que revêt la situation du Covid-19. Je viens ici vous rappeler les gestes barrières, à savoir, se laver les mains à l’eau et au savon, porter son masque et respecter une distance d’un mètre entre personnes. Pour la santé des usagers, il faut respecter ces gestes pour préserver vos vies car, vous êtes le moteur de la vie dans notre commune», a-t-il déclaré face aux usagers des marchés de Pahou et de Kpassè. Avant de mettre un terme à leurs propos, Alain Adjibadé et Christian Houétchénou ont invité les bénéficiaires à faire bon usage des masques et dispositifs de lavage de mains, et à plus de vigilance pour vaincre la maladie à coronavirus. Société 14 juil. 2020


Dg de l’Omc: Huit candidats pour un fauteuil
Le processus pour l’élection du nouveau Directeur général de l’Organisation mondiale du Commerce (Omc) commence le 15 juillet prochain. Huit candidats sont en lice pour occuper le siège de chef de l’institution internationale qui traverse actuellement une profonde crise existentielle aggravée par l’apparition de la pandémie du COVID-19. Le 14 mai dernier, en plein confinement, l’actuel directeur général de l’Omc, Roberto Azevedo, a informé les 164 membres de l’organisation de son intention de quitter pour des raisons personnelles ses fonctions un an avant le terme de son second mandat, soit le 31 août 2020. La nouvelle a fait l’effet d’une bombe car d’une part, aucun signe avant-coureur n’avait permis d’anticiper la décision du Brésilien et, d’autre part, l’institution déjà fragilisée par la montée du protectionnisme se voit forcée d’identifier rapidement la personnalité idéale pour restaurer sa crédibilité et relever de multiples défis. L’échéance pour le dépôt des candidatures s’est terminée le 8 juillet à minuit. Huit candidats sont désormais en compétition pour diriger le gendarme du commerce international.Trois Africains (Egypte, Kenya, Nigeria), deux européens (Moldavie, Royaume-Uni), une Asiatique (République de Corée), un Arabe (Royaume d’Arabie Saoudite) et un Sud-américain (Mexique). Ils effectueront leur présentation devant l’ensemble des membres de l’Omc les 15-16 et 17 juillet. Le président du Conseil général, l’ambassadeur néo-zélandais David Walker, a annoncé le 10 juillet le calendrier des prochaines étapes du processus de sélection visant à choisir un successeur au Directeur général sortant. Après discussion avec les Etats membres, il a été décidé que la durée de la campagne serait raccourcie d’un mois. Cela signifie que les candidats auront jusqu’au 7 septembre pour se faire connaître des membres de l’Omc. A partir de cette date, le processus entrera dans sa troisième et dernière phase qui est celle durant laquelle un consensus devra être trouvé autour d’un candidat. Cette période ne devrait pas aller au-delà du 7 novembre. En attendant, un dirigeant provisoire, désigné parmi les directeurs adjoints, assurera certainement l’intérim quand Roberto Azevedo partira fin août. Il faudra alors préparer la ministérielle, décalée d’un an en raison du Covid-19. Cette réunion «sera terriblement importante» et devra aboutir à une «feuille de route» sur l’agenda et le processus de réforme de l’organisation, souhaitée notamment par les Etats-Unis qui ont menacé à plusieurs reprises de quitter celle-ci. Elle devra encore redonner une direction aux négociations, d’abord avec un accord sur les subventions illégales à la pêche et ensuite en avançant sur le commerce électronique, sur les Pme ou aussi sur la facilitation de l’investissement. Il restera aussi à résoudre le blocage américain du tribunal d’appel de l’institution. Pour contourner celui-ci, l’Ue et 18 pays et territoires, dont la Suisse, ont lancé fin avril une cour d’appel temporaire. Comme d’autres, M. Mahmoud souhaite que ce mécanisme n’entrave pas la discussion d’une réforme du mécanisme permanent. Pour en savoir plus sur l’Omc: www.wto.org ------------------------- ------------------------------- Qui sont les candidats au poste de Directeur général de l’Organisation mondiale du Commerce (Omc) ? Egypte Hamid Mamdouh, 67 ans, de nationalité suisse, juriste de formation, possède une expérience de plus de 35 ans comme négociateur puis comme haut fonctionnaire à l’Omc. Depuis son départ de l’institution, il a rejoint un cabinet d’avocats genevois spécialisé sur les questions commerciales. Il faisait partie d’une liste de trois personnes validée par l’Union Africaine en vue des élections supposées avoir lieu en 2021. Kenya Amina Mohamed, 58 ans, membre du barreau à Nairobi, experte de l’Omc dont elle a présidé les trois organes les plus importants lorsqu’elle était ambassadeur à Genève auprès de l’Onu et de l’Omc (2000-2006). Ancienne Secrétaire générale adjointe de l’Onu, elle a dirigé la diplomatie kényane jusqu’en 2018. Candidate malheureuse lors de l’élection pour la direction de l’Omc en 2013, elle est à l’heure actuelle ministre des Sports, du Patrimoine et de la Culture. Nigéria Ngozi Okonjo-Iweala, 66 ans, fonctionnaire à la Banque mondiale pendant 25 ans, ancienne ministre des Finances (2002-2006 & 2011-2015). Elle apparait régulièrement dans les classements des personnes les plus influentes au monde. Elle préside actuellement Gavi, l’Alliance mondiale pour le vaccin et la vaccination. Elle pilote aussi l’un des programmes de l’Oms pour lutter contre le Covid-19. Moldavie Tudor Ulianovschi, 37 ans, ancien ambassadeur, entre autres, auprès de l’Onu à Genève et de l’Omc (2016-2018), ancien ministre des Affaires étrangères (2018-2019). Il est un familier de l’organisation du commerce. Royaume-Uni Liam Fox, 58 ans, médecin généraliste de formation, membre du Parti conservateur et du parlement britannique, ancien Secrétaire d’Etat au Commerce (2016 à 2019). République de Corée Yoo Myung-hee, 53 ans, membre du barreau de New York depuis 2003, elle possède 25 ans d’expérience comme négociatrice commerciale surtout en matière d’accords bilatéraux de libre-échange. Elle est actuellement ministre du Commerce en Corée du Sud et première femme à occuper la fonction. Royaume d’Arabie Saoudite Mohammad Maziad al-Tuwaijri, pilote de l’armée de l’air de formation, après une longue carrière de banquier, il a été ministre de l’Economie et du Plan (2016-2020). Il occupe depuis mars 2020 le poste de Ministre-conseiller en stratégie économique auprès de la cour royale saoudienne. Mexique Jesus Seade Kuri, 76 ans, de nationalité libanaise, possède une grande expérience des organisations internationales (Banque mondiale, Fonds monétaire international, Omc), ancien chef négociateur pour l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena) entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique. Ancien Directeur général adjoint de l’Omc, il a aussi occupé des fonctions académiques durant 10 ans (Chine & Hong Kong). Sa carrière lui a également régulièrement permis de collaborer avec de nombreux pays africains. Depuis le 1er décembre 2018, il occupe la fonction de Secrétaire d’État pour l’Amérique du Nord auprès du Ministère mexicain des Relations extérieures (Sre). Par Catherine Fiankan-Bokonga (Correspondante accréditée auprès de l’Office des Nations Unies à Genève, Suisse) Actualités 13 juil. 2020


Décision sur la régularisation des médias en ligne: La Haac apporte des clarifications
Les conseillers de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) apportent des clarifications sur le bien-fondé du communiqué en date du 7 juillet dernier, signé du président de l’institution et relatif à la création tous azimuts des médias en ligne. Au cours d’une rencontre tenue avec les acteurs des médias, vendredi 10 juillet dernier au siège de l’institution, les conférenciers ont fait savoir qu’à travers ce communiqué, la Haac n’a que pour souci, la promotion d’un Etat de droit, la liberté de la presse et celle d’expression. La Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication, à travers un communiqué en date du 7 juillet 2020 et signé de son président Rémi Prosper Moretti, ordonne aux promoteurs de tous les médias en ligne non autorisés de mettre fin sans délai à toute publication sous peine de se voir appliquer les sanctions prévues par les textes en vigueur. A la suite de la publication de ce communiqué, qui a suscité des inquiétudes dans le rang des professionnels des médias, les conseillers de la Haac ont rencontré ces derniers, vendredi 10 juillet dernier, afin de leur expliquer les raisons qui sous-tendent cette décision. Explication de la décision Selon les explications du premier rapporteur de l’institution, la Haac avait lancé depuis le 6 avril 2018, un appel à candidatures pour la sélection des exploitations des services d’internet fournissant des services de communication audiovisuelle ou de presse destinés au public sur la base d’un cahier des charges pour la période du 10 au 11 mai 2018 contre le payement d’une somme de 100 000 F Cfa. Passée cette période, une rallonge de deux semaines a été donnée, et clôturée à la date du 25 mai 2018 en raison de certaines difficultés, a expliqué le rapporteur. Fernand Gbaguidi affirme qu’au total, 32 dossiers ont été enregistrés par les services de la Haac et à la suite du dépouillement, le 22 novembre 2018, la quasi-totalité des dossiers étaient incomplets. Il ajoute que suite à la décision de la plénière, les postulants ont été invités à compléter leurs dossiers et cette phase s’est déroulée sur les quatre premiers mois de l’année 2019. A terme, 24 dossiers ont été complétés sur les 32 reçus. Le premier rapporteur note qu’en application de l’article 254 du Code de l’information et de la communication, le président de la Haac a saisi les présidents des tribunaux des lieux de résidence et de naissance des exploitants des sites internet sélectionnés pour leur demander de diligenter une enquête de moralité sur les concernés et leur établir le bulletin n°2 de leur casier judiciaire. L’institution a aussi transmis, indique-t-il, au président de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste, les informations concernant les noms des domaines et les hébergeurs des médias en ligne en cours de création. Il informe que le tribunal de Cotonou a reçu 14 demandes d’enquêtes mais n’en a transmis à l’institution que 3 et les 8 demandes d’établissement de bulletin de casier judiciaire sont restées sans suite. Au tribunal d’Abomey-Calavi, les deux demandes d’enquête de moralité ne sont pas satisfaites. Le président du tribunal de Parakou a établi et transmis tous les quatre bulletins N°2 de casier judiciaire mais par contre, aucun rapport d’enquête de moralité n’a été transmis. Dans les tribunaux d’Allada et de Natitingou, aucune des deux catégories de demande n’a été satisfaite. La Cour d’appel de Cotonou n’a transmis aucun des quatre bulletins N° 2 de casier judiciaire. Il en est de même des tribunaux de Kandi, de Porto-Novo, où les demandes d’établissement de bulletin N°2 de casier judiciaire sont restées sans suite, a expliqué Fernand Gbaguidi. Conformément à l’article 254 du Code de l’information et de la communication, précise-t-il, l’établissement de ces casiers judiciaires et l’enquête de moralité sont la condition sine qua non pour avoir l’autorisation de l’institution. Ce n’est qu’après cela que l’institution organise une descente sur le terrain pour vérifier la présence physique du média en ligne à l’adresse déclarée par son exploitant, la présence des installations techniques et les moyens mis en œuvre. Il note que suite à ces procédures infructueuses, la Haac a été bloquée jusqu'à ce jour. Accompagner les médias à sortir de la précarité Face à ces situations, la Haac prévoit, informe le premier rapporteur, de rester en contact avec les tribunaux dans les jours à venir, afin de trouver une solution adéquate. Ensuite, une session extraordinaire pourra être organisée, et les promoteurs remplissant les conditions, seront autorisés à exercer, note-t-il. « S’il y a des gens qui ne répondent pas aux enquêtes de moralité et n’ont pas un bulletin clair, cela constitue un danger pour le pays. C’est la raison pour laquelle la Haac a sorti le communiqué de suspension de ces médias en ligne », a-t-il fait savoir. Le conseiller Bastien Salami, quant à lui, a précisé que la Haac a pris cette décision dans l’intérêt de la corporation afin d’accompagner tous les médias, quelle que ce soit leur forme, à pouvoir sortir de la précarité. Le conseiller clarifie qu’il ne s’agit pas de suspendre les journaux mais plutôt de leur demander de faire une pause afin de trouver ensemble une réponse claire. Il fait référence à l’article 252 de la loi 2015-07 du 20 mars 2015 portant Code de l’information et de la communication en République du Bénin qui dispose que « l’exploitation directe ou indirecte en République du Bénin à titre gratuit ou onéreux, d’un site internet fournissant des services de communication audiovisuelle et de presse écrite destinés au public est subordonnée à l’autorisation de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication ». A l’en croire, toute entreprise d’exploitation des services de communication qui n’a pas l’autorisation légale, est pirate et ceci en violation du Code du numérique. « La Haac n’est pas là pour cautionner ce qui n’est pas légal. Nous vous invitons à ce qu’on se mette dans le chantier de la légalité. Ceux qui ont déposé les dossiers pour être autorisés autant que ceux qui n’ont pas déposé exercent tous dans l’illégalité. Nous sommes dans un régime d’autorisation et non de déclaration », informe-t-il. Actualités 13 juil. 2020


Reboisement de la plage de Togbin: 200 plants de cocotiers mis en terre
La cellule focale genre du ministère du Cadre de vie et du Développement durable a procédé au reboisement de la plage de Togbin dans la commune d’Abomey-Calavi, samedi 11 juillet dernier, en présence du ministre José Tonato. Ce dernier a insisté sur l’entretien des plants mis en terre pour lutter efficacement contre l’érosion côtière. La plage de Togbin dans la commune d’Abomey-Calavi a été reboisée, samedi 11 juillet dernier. Œuvre de la cellule focale genre du ministère du Cadre de vie et du Développement durable, ce reboisement participe de la lutte contre l’érosion côtière. Ainsi, deux cents plants de cocotiers ont été mis en terre sur cette plage, par l’ensemble du personnel du ministère, membre de la cellule focale, présidée par la directrice de cabinet du ministre, Jeanne Josette Acatcha Akoha. Selon ses explications, le genre, ce sont les femmes et les hommes dans leurs activités et dans leur rôle, pour tendre vers un équilibre des rapports de pouvoir et de sexe. La cellule qu’elle préside élabore, a-t-elle informé, un plan d’action chaque année marqué par deux activités permanentes: l’organisation de la journée internationale de la femme et le reboisement qui intervient aux mois de juin et juillet. C’est dans ce cadre que les membres de la cellule sont rassemblés à Togbin plage pour mettre en terre deux cents plants de cocotiers. Contrairement aux deux dernières éditions réalisées respectivement dans la forêt de Kétou et à Dogbo, celle-ci se tient dans les environs de Cotonou, compte tenu du contexte actuel marqué par la pandémie du coronavirus, a fait savoir la directrice de cabinet du ministre du Cadre de vie et du Développement durable. « Nous sommes tous rassemblés pour faire une activité de reboisement. La cellule genre du ministère élabore chaque année un plan d’action et deux activités sont permanentes dans ce plan d’action depuis trois ans. Nous organisons des activités de sensibilisation des femmes et des hommes sur les droits et devoirs, les responsabilités qui sont les nôtres au sein de notre ministère et au sein de la nation », indique Jeanne Josette Acatcha Akoha. Le ministre José Tonato a expliqué pour sa part, l’utilité du reboisement de la plage, un acte ultime qui incombe à toute la population. « Je nous invite chaque jour, chaque semaine, à mettre en terre des plants et au-delà à les entretenir. Ce qui doit rentrer dans notre culture aujourd’hui, c’est l’entretien», a affirmé le ministre José Tonato. L’entretien, le geste sensible Selon lui, le reboisement, la régénération du couvert végétal et tout ce qui entoure la dynamique de la dégradation des terres, impliquent une bonne attitude, celle de l’entretien et le refus de dégrader. « Au ministère du Cadre de vie, avec toutes les assistances et les partenaires qui nous accompagnent, nous allons progressivement inculquer à nos populations, le geste d’entretien, le geste sensible vis-à-vis de l’arbre, parce que l’arbre c’est la vie », révèle le ministre José Tonato. Il a par ailleurs recommandé à la cellule de diversifier la démarche de reboisement de la plage. Présentant les valeurs du cocotier, Christelle Philippe, capitaine des Eaux et Forêts a informé qu’à l’âge adulte, le cocotier peut atteindre 5 à 30 mètres de haut et cinq ans après sa mise en terre, il peut commencer à fructifier. Sur un arbre, on peut dénombrer 50 noix selon le capitaine. Il a fait savoir que le cocotier encore appelé arbre de vie est fortement utilisé. « Nous sommes heureux que le gouvernement actuel encourage et mette en place les plantations de cocotiers. Il serait bien que les populations riveraines prennent en compte les valeurs de cet arbre et l’entretiennent», a indiqué Christelle Philippe. Environnement 13 juil. 2020


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