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Nouvelles

Inclusion des travailleurs handicapés en entreprise: Handicap International toujours engagé
A la faveur d’une soirée-plaidoyer organisée, vendredi 10 juillet dernier à Cotonou, l’Organisation non gouvernementale Handicap International a une fois encore attiré l’attention des uns et des autres sur la nécessité et les avantages de l’inclusion des travailleurs handicapés au sein des entreprises. Cette soirée a été ponctuée de témoignages patents, en présence de plusieurs personnalités dont la ministre des Affaires sociales, Véronique Tognifodé, et son collègue en charge des petites et moyennes entreprises, Modeste Kérékou. Fidèle à son credo, l’Organisation non gouvernementale Handicap International ne cesse d’œuvrer pour l’insertion professionnelle et l’épanouissement des personnes handicapées. Vendredi dernier, c’est à travers la soirée-plaidoyer organisée, à Cotonou, que l’organisation internationale a mis en lumière, une énième fois, les actions qu’elle mène au Bénin en faveur de l’emploi des personnes handicapées et surtout le soutien au développement des entreprises à travers la diversité des personnes employées. Dans son mot introductif, Just Klotoé, responsable pays de l’institution, a rappelé que la diversité est une richesse, une chance et une opportunité pour le développement des entreprises. Laquelle diversité ne saurait être complète et réelle dans une entreprise sans la présence des personnes handicapées en son sein, insiste-t-il. Ayant compris le défi de l’inclusion des travailleurs handicapées en entreprise, le gouvernement béninois s’est penché plus d’une fois sur cette question, et expérimente actuellement des pistes de solutions. A titre d’exemple, la ministre des Affaires sociales, Véronique Tognifodé, rappelle que son département ministériel, « à travers ses structures déconcentrées, travaille pour la mobilisation et l’accompagnement social personnalisé des jeunes handicapés bénéficiaires du projet ‘’Emploi et handicap ” avant leur référencement vers l’Agence nationale pour l’emploi (Anpe) ». A en croire la ministre, « ce travail de base est porteur d’assurance pour garantir le savoir-être et le savoir-faire de nos jeunes handicapés ». Véronique Tognifodé rassure également les chefs d’entreprises présents à la soirée que les travailleurs handicapés sont nantis de diplômes reconnus comme tout travailleur, qu’ils sont bien formés, compétents, talentueux, curieux et déterminés à réussir. C’est d’ailleurs pourquoi elle invite les entreprises à les recruter car, seul le gouvernement béninois ne pourra pas résoudre l’équation de leur inclusion au sein des entreprises. Engagement social En appui aux propos de sa collègue des Affaires sociales, le ministre des Petites et moyennes entreprises, Modeste Kérékou, a fait savoir aux chefs d’entreprises que les conseillers en emploi sont disponibles pour les accompagner dans le recrutement inclusif des travailleurs handicapés avec l’appui de Handicap International. « N’hésitez pas à profiter de cette occasion pour améliorer l’image de vos entreprises et vos engagements sociaux. A vous donc de jouer pour contribuer à la construction d’une société plus juste, où les compétences sont valorisées, qu’elles soient portées par des personnes handicapées ou non ”, souligne-t-il. Cette soirée a été l’occasion pour les personnes handicapées de témoigner de vive voix et de mener un plaidoyer pour une évolution de leur situation. Selon le président de la Fédération des Associations des personnes handicapées du Bénin (Faphb), Nassirou Domingo, plusieurs bâtiments administratifs leur sont interdits en raison de leur inaccessibilité physique. De même, plusieurs offres d’emploi continuent de comporter des mentions empêchant la personne handicapée de candidater, etc. Il n’a pas manqué de souligner les avantages liés à l’inclusion des travailleurs handicapés en entreprise. Des témoignages de chefs d’entreprises qui ont fait l’expérience des travailleurs handicapés et qui en sont satisfaits, et l’engagement du directeur exécutif du Conseil national du Patronat du Bénin, sont venus meubler la soirée. Société 14 juil. 2020


Lutte contre le Covid-19 à Ouidah: Don de kits et masques aux usagers des marchés Pahou et Kpassè
L’Ong Bénin Ville propre en collaboration avec le conseil communal de Ouidah a offert, samedi 11 juillet dernier, des dispositifs de lavage de mains et des masques aux femmes et autres usagers des marchés Pahou et Kpassè. Par cet acte, les deux partenaires entendent contribuer à la prévention du coronavirus dans cette commune. Sensibiliser les femmes et autres usagers des marchés Pahou et Kpassè à l'existence du coronavirus et les moyens de lutte les plus efficaces contre la maladie. Tel est le but de la séance de sensibilisation organisée, samedi dernier, par l’Ong Bénin Ville propre avec l’appui du conseil communal de Ouidah. «Nous sommes ici à Pahou pour vous rappeler ce que vous savez déjà mais que certains banalisent. La maladie de Covid-19 existe bien et fait des victimes. Pour vaincre ce mal, la prévention la plus efficace est le respect des mesures barrières. Il nous faut nous laver les mains à l’eau et au savon et porter nos masques », a déclaré Guy Kuassi, l’un des organisateurs de cette séance de sensibilisation. Ainsi, pour permettre aux acteurs de ces deux marchés de respecter les mesures barrières, notamment le lavage des mains et le port de masques, les responsables de l’Ong Bénin Ville propre et ceux de la mairie de Ouidah ont offert des dispositifs de lavage de mains et des masques aux populations cibles. Dans son intervention, aussi bien au marché de Pahou qu’à Kpassè, Alain Adjibadé, président de l’Ong Bénin Ville propre, est revenu sur l’importance pour tous de se laver les mains et porter son masque contre le coronavirus. « Le geste de ce jour entre dans la droite ligne des actions du gouvernement du président Patrice Talon pour la victoire contre le Covid-19», a-t-il ajouté. Face aux usagers des marchés, le maire de Ouidah, Christian Houétchénou, a montré tout son attachement au bien-être de ses administrés. A chacune des deux étapes, il les sensibilise aux bons réflexes à avoir face à cette maladie. « J’aurais pu envoyer un chef d’arrondissement ou un conseiller communal pour vous remettre ces dispositifs de lavage de mains et ces masques. Mais j’ai préféré venir en personne avec l’ensemble de mon conseil. Ceci, pour vous montrer toute l’importance que revêt la situation du Covid-19. Je viens ici vous rappeler les gestes barrières, à savoir, se laver les mains à l’eau et au savon, porter son masque et respecter une distance d’un mètre entre personnes. Pour la santé des usagers, il faut respecter ces gestes pour préserver vos vies car, vous êtes le moteur de la vie dans notre commune», a-t-il déclaré face aux usagers des marchés de Pahou et de Kpassè. Avant de mettre un terme à leurs propos, Alain Adjibadé et Christian Houétchénou ont invité les bénéficiaires à faire bon usage des masques et dispositifs de lavage de mains, et à plus de vigilance pour vaincre la maladie à coronavirus. Société 14 juil. 2020


Dg de l’Omc: Huit candidats pour un fauteuil
Le processus pour l’élection du nouveau Directeur général de l’Organisation mondiale du Commerce (Omc) commence le 15 juillet prochain. Huit candidats sont en lice pour occuper le siège de chef de l’institution internationale qui traverse actuellement une profonde crise existentielle aggravée par l’apparition de la pandémie du COVID-19. Le 14 mai dernier, en plein confinement, l’actuel directeur général de l’Omc, Roberto Azevedo, a informé les 164 membres de l’organisation de son intention de quitter pour des raisons personnelles ses fonctions un an avant le terme de son second mandat, soit le 31 août 2020. La nouvelle a fait l’effet d’une bombe car d’une part, aucun signe avant-coureur n’avait permis d’anticiper la décision du Brésilien et, d’autre part, l’institution déjà fragilisée par la montée du protectionnisme se voit forcée d’identifier rapidement la personnalité idéale pour restaurer sa crédibilité et relever de multiples défis. L’échéance pour le dépôt des candidatures s’est terminée le 8 juillet à minuit. Huit candidats sont désormais en compétition pour diriger le gendarme du commerce international.Trois Africains (Egypte, Kenya, Nigeria), deux européens (Moldavie, Royaume-Uni), une Asiatique (République de Corée), un Arabe (Royaume d’Arabie Saoudite) et un Sud-américain (Mexique). Ils effectueront leur présentation devant l’ensemble des membres de l’Omc les 15-16 et 17 juillet. Le président du Conseil général, l’ambassadeur néo-zélandais David Walker, a annoncé le 10 juillet le calendrier des prochaines étapes du processus de sélection visant à choisir un successeur au Directeur général sortant. Après discussion avec les Etats membres, il a été décidé que la durée de la campagne serait raccourcie d’un mois. Cela signifie que les candidats auront jusqu’au 7 septembre pour se faire connaître des membres de l’Omc. A partir de cette date, le processus entrera dans sa troisième et dernière phase qui est celle durant laquelle un consensus devra être trouvé autour d’un candidat. Cette période ne devrait pas aller au-delà du 7 novembre. En attendant, un dirigeant provisoire, désigné parmi les directeurs adjoints, assurera certainement l’intérim quand Roberto Azevedo partira fin août. Il faudra alors préparer la ministérielle, décalée d’un an en raison du Covid-19. Cette réunion «sera terriblement importante» et devra aboutir à une «feuille de route» sur l’agenda et le processus de réforme de l’organisation, souhaitée notamment par les Etats-Unis qui ont menacé à plusieurs reprises de quitter celle-ci. Elle devra encore redonner une direction aux négociations, d’abord avec un accord sur les subventions illégales à la pêche et ensuite en avançant sur le commerce électronique, sur les Pme ou aussi sur la facilitation de l’investissement. Il restera aussi à résoudre le blocage américain du tribunal d’appel de l’institution. Pour contourner celui-ci, l’Ue et 18 pays et territoires, dont la Suisse, ont lancé fin avril une cour d’appel temporaire. Comme d’autres, M. Mahmoud souhaite que ce mécanisme n’entrave pas la discussion d’une réforme du mécanisme permanent. Pour en savoir plus sur l’Omc: www.wto.org ------------------------- ------------------------------- Qui sont les candidats au poste de Directeur général de l’Organisation mondiale du Commerce (Omc) ? Egypte Hamid Mamdouh, 67 ans, de nationalité suisse, juriste de formation, possède une expérience de plus de 35 ans comme négociateur puis comme haut fonctionnaire à l’Omc. Depuis son départ de l’institution, il a rejoint un cabinet d’avocats genevois spécialisé sur les questions commerciales. Il faisait partie d’une liste de trois personnes validée par l’Union Africaine en vue des élections supposées avoir lieu en 2021. Kenya Amina Mohamed, 58 ans, membre du barreau à Nairobi, experte de l’Omc dont elle a présidé les trois organes les plus importants lorsqu’elle était ambassadeur à Genève auprès de l’Onu et de l’Omc (2000-2006). Ancienne Secrétaire générale adjointe de l’Onu, elle a dirigé la diplomatie kényane jusqu’en 2018. Candidate malheureuse lors de l’élection pour la direction de l’Omc en 2013, elle est à l’heure actuelle ministre des Sports, du Patrimoine et de la Culture. Nigéria Ngozi Okonjo-Iweala, 66 ans, fonctionnaire à la Banque mondiale pendant 25 ans, ancienne ministre des Finances (2002-2006 & 2011-2015). Elle apparait régulièrement dans les classements des personnes les plus influentes au monde. Elle préside actuellement Gavi, l’Alliance mondiale pour le vaccin et la vaccination. Elle pilote aussi l’un des programmes de l’Oms pour lutter contre le Covid-19. Moldavie Tudor Ulianovschi, 37 ans, ancien ambassadeur, entre autres, auprès de l’Onu à Genève et de l’Omc (2016-2018), ancien ministre des Affaires étrangères (2018-2019). Il est un familier de l’organisation du commerce. Royaume-Uni Liam Fox, 58 ans, médecin généraliste de formation, membre du Parti conservateur et du parlement britannique, ancien Secrétaire d’Etat au Commerce (2016 à 2019). République de Corée Yoo Myung-hee, 53 ans, membre du barreau de New York depuis 2003, elle possède 25 ans d’expérience comme négociatrice commerciale surtout en matière d’accords bilatéraux de libre-échange. Elle est actuellement ministre du Commerce en Corée du Sud et première femme à occuper la fonction. Royaume d’Arabie Saoudite Mohammad Maziad al-Tuwaijri, pilote de l’armée de l’air de formation, après une longue carrière de banquier, il a été ministre de l’Economie et du Plan (2016-2020). Il occupe depuis mars 2020 le poste de Ministre-conseiller en stratégie économique auprès de la cour royale saoudienne. Mexique Jesus Seade Kuri, 76 ans, de nationalité libanaise, possède une grande expérience des organisations internationales (Banque mondiale, Fonds monétaire international, Omc), ancien chef négociateur pour l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena) entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique. Ancien Directeur général adjoint de l’Omc, il a aussi occupé des fonctions académiques durant 10 ans (Chine & Hong Kong). Sa carrière lui a également régulièrement permis de collaborer avec de nombreux pays africains. Depuis le 1er décembre 2018, il occupe la fonction de Secrétaire d’État pour l’Amérique du Nord auprès du Ministère mexicain des Relations extérieures (Sre). Par Catherine Fiankan-Bokonga (Correspondante accréditée auprès de l’Office des Nations Unies à Genève, Suisse) Actualités 13 juil. 2020


Décision sur la régularisation des médias en ligne: La Haac apporte des clarifications
Les conseillers de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) apportent des clarifications sur le bien-fondé du communiqué en date du 7 juillet dernier, signé du président de l’institution et relatif à la création tous azimuts des médias en ligne. Au cours d’une rencontre tenue avec les acteurs des médias, vendredi 10 juillet dernier au siège de l’institution, les conférenciers ont fait savoir qu’à travers ce communiqué, la Haac n’a que pour souci, la promotion d’un Etat de droit, la liberté de la presse et celle d’expression. La Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication, à travers un communiqué en date du 7 juillet 2020 et signé de son président Rémi Prosper Moretti, ordonne aux promoteurs de tous les médias en ligne non autorisés de mettre fin sans délai à toute publication sous peine de se voir appliquer les sanctions prévues par les textes en vigueur. A la suite de la publication de ce communiqué, qui a suscité des inquiétudes dans le rang des professionnels des médias, les conseillers de la Haac ont rencontré ces derniers, vendredi 10 juillet dernier, afin de leur expliquer les raisons qui sous-tendent cette décision. Explication de la décision Selon les explications du premier rapporteur de l’institution, la Haac avait lancé depuis le 6 avril 2018, un appel à candidatures pour la sélection des exploitations des services d’internet fournissant des services de communication audiovisuelle ou de presse destinés au public sur la base d’un cahier des charges pour la période du 10 au 11 mai 2018 contre le payement d’une somme de 100 000 F Cfa. Passée cette période, une rallonge de deux semaines a été donnée, et clôturée à la date du 25 mai 2018 en raison de certaines difficultés, a expliqué le rapporteur. Fernand Gbaguidi affirme qu’au total, 32 dossiers ont été enregistrés par les services de la Haac et à la suite du dépouillement, le 22 novembre 2018, la quasi-totalité des dossiers étaient incomplets. Il ajoute que suite à la décision de la plénière, les postulants ont été invités à compléter leurs dossiers et cette phase s’est déroulée sur les quatre premiers mois de l’année 2019. A terme, 24 dossiers ont été complétés sur les 32 reçus. Le premier rapporteur note qu’en application de l’article 254 du Code de l’information et de la communication, le président de la Haac a saisi les présidents des tribunaux des lieux de résidence et de naissance des exploitants des sites internet sélectionnés pour leur demander de diligenter une enquête de moralité sur les concernés et leur établir le bulletin n°2 de leur casier judiciaire. L’institution a aussi transmis, indique-t-il, au président de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste, les informations concernant les noms des domaines et les hébergeurs des médias en ligne en cours de création. Il informe que le tribunal de Cotonou a reçu 14 demandes d’enquêtes mais n’en a transmis à l’institution que 3 et les 8 demandes d’établissement de bulletin de casier judiciaire sont restées sans suite. Au tribunal d’Abomey-Calavi, les deux demandes d’enquête de moralité ne sont pas satisfaites. Le président du tribunal de Parakou a établi et transmis tous les quatre bulletins N°2 de casier judiciaire mais par contre, aucun rapport d’enquête de moralité n’a été transmis. Dans les tribunaux d’Allada et de Natitingou, aucune des deux catégories de demande n’a été satisfaite. La Cour d’appel de Cotonou n’a transmis aucun des quatre bulletins N° 2 de casier judiciaire. Il en est de même des tribunaux de Kandi, de Porto-Novo, où les demandes d’établissement de bulletin N°2 de casier judiciaire sont restées sans suite, a expliqué Fernand Gbaguidi. Conformément à l’article 254 du Code de l’information et de la communication, précise-t-il, l’établissement de ces casiers judiciaires et l’enquête de moralité sont la condition sine qua non pour avoir l’autorisation de l’institution. Ce n’est qu’après cela que l’institution organise une descente sur le terrain pour vérifier la présence physique du média en ligne à l’adresse déclarée par son exploitant, la présence des installations techniques et les moyens mis en œuvre. Il note que suite à ces procédures infructueuses, la Haac a été bloquée jusqu'à ce jour. Accompagner les médias à sortir de la précarité Face à ces situations, la Haac prévoit, informe le premier rapporteur, de rester en contact avec les tribunaux dans les jours à venir, afin de trouver une solution adéquate. Ensuite, une session extraordinaire pourra être organisée, et les promoteurs remplissant les conditions, seront autorisés à exercer, note-t-il. « S’il y a des gens qui ne répondent pas aux enquêtes de moralité et n’ont pas un bulletin clair, cela constitue un danger pour le pays. C’est la raison pour laquelle la Haac a sorti le communiqué de suspension de ces médias en ligne », a-t-il fait savoir. Le conseiller Bastien Salami, quant à lui, a précisé que la Haac a pris cette décision dans l’intérêt de la corporation afin d’accompagner tous les médias, quelle que ce soit leur forme, à pouvoir sortir de la précarité. Le conseiller clarifie qu’il ne s’agit pas de suspendre les journaux mais plutôt de leur demander de faire une pause afin de trouver ensemble une réponse claire. Il fait référence à l’article 252 de la loi 2015-07 du 20 mars 2015 portant Code de l’information et de la communication en République du Bénin qui dispose que « l’exploitation directe ou indirecte en République du Bénin à titre gratuit ou onéreux, d’un site internet fournissant des services de communication audiovisuelle et de presse écrite destinés au public est subordonnée à l’autorisation de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication ». A l’en croire, toute entreprise d’exploitation des services de communication qui n’a pas l’autorisation légale, est pirate et ceci en violation du Code du numérique. « La Haac n’est pas là pour cautionner ce qui n’est pas légal. Nous vous invitons à ce qu’on se mette dans le chantier de la légalité. Ceux qui ont déposé les dossiers pour être autorisés autant que ceux qui n’ont pas déposé exercent tous dans l’illégalité. Nous sommes dans un régime d’autorisation et non de déclaration », informe-t-il. Actualités 13 juil. 2020


Reboisement de la plage de Togbin: 200 plants de cocotiers mis en terre
La cellule focale genre du ministère du Cadre de vie et du Développement durable a procédé au reboisement de la plage de Togbin dans la commune d’Abomey-Calavi, samedi 11 juillet dernier, en présence du ministre José Tonato. Ce dernier a insisté sur l’entretien des plants mis en terre pour lutter efficacement contre l’érosion côtière. La plage de Togbin dans la commune d’Abomey-Calavi a été reboisée, samedi 11 juillet dernier. Œuvre de la cellule focale genre du ministère du Cadre de vie et du Développement durable, ce reboisement participe de la lutte contre l’érosion côtière. Ainsi, deux cents plants de cocotiers ont été mis en terre sur cette plage, par l’ensemble du personnel du ministère, membre de la cellule focale, présidée par la directrice de cabinet du ministre, Jeanne Josette Acatcha Akoha. Selon ses explications, le genre, ce sont les femmes et les hommes dans leurs activités et dans leur rôle, pour tendre vers un équilibre des rapports de pouvoir et de sexe. La cellule qu’elle préside élabore, a-t-elle informé, un plan d’action chaque année marqué par deux activités permanentes: l’organisation de la journée internationale de la femme et le reboisement qui intervient aux mois de juin et juillet. C’est dans ce cadre que les membres de la cellule sont rassemblés à Togbin plage pour mettre en terre deux cents plants de cocotiers. Contrairement aux deux dernières éditions réalisées respectivement dans la forêt de Kétou et à Dogbo, celle-ci se tient dans les environs de Cotonou, compte tenu du contexte actuel marqué par la pandémie du coronavirus, a fait savoir la directrice de cabinet du ministre du Cadre de vie et du Développement durable. « Nous sommes tous rassemblés pour faire une activité de reboisement. La cellule genre du ministère élabore chaque année un plan d’action et deux activités sont permanentes dans ce plan d’action depuis trois ans. Nous organisons des activités de sensibilisation des femmes et des hommes sur les droits et devoirs, les responsabilités qui sont les nôtres au sein de notre ministère et au sein de la nation », indique Jeanne Josette Acatcha Akoha. Le ministre José Tonato a expliqué pour sa part, l’utilité du reboisement de la plage, un acte ultime qui incombe à toute la population. « Je nous invite chaque jour, chaque semaine, à mettre en terre des plants et au-delà à les entretenir. Ce qui doit rentrer dans notre culture aujourd’hui, c’est l’entretien», a affirmé le ministre José Tonato. L’entretien, le geste sensible Selon lui, le reboisement, la régénération du couvert végétal et tout ce qui entoure la dynamique de la dégradation des terres, impliquent une bonne attitude, celle de l’entretien et le refus de dégrader. « Au ministère du Cadre de vie, avec toutes les assistances et les partenaires qui nous accompagnent, nous allons progressivement inculquer à nos populations, le geste d’entretien, le geste sensible vis-à-vis de l’arbre, parce que l’arbre c’est la vie », révèle le ministre José Tonato. Il a par ailleurs recommandé à la cellule de diversifier la démarche de reboisement de la plage. Présentant les valeurs du cocotier, Christelle Philippe, capitaine des Eaux et Forêts a informé qu’à l’âge adulte, le cocotier peut atteindre 5 à 30 mètres de haut et cinq ans après sa mise en terre, il peut commencer à fructifier. Sur un arbre, on peut dénombrer 50 noix selon le capitaine. Il a fait savoir que le cocotier encore appelé arbre de vie est fortement utilisé. « Nous sommes heureux que le gouvernement actuel encourage et mette en place les plantations de cocotiers. Il serait bien que les populations riveraines prennent en compte les valeurs de cet arbre et l’entretiennent», a indiqué Christelle Philippe. Environnement 13 juil. 2020


Célébration de la Journée mondiale de la population 2020: Les actions en faveur du capital humain présentées
En prélude à la célébration de la Journée mondiale de la population le 11 juillet, le ministre d’État chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, a présenté aux acteurs des médias, jeudi 9 juillet à son cabinet, les différentes actions et politiques du gouvernement au profit des personnes les plus vulnérables. La Journée mondiale de la population édition 2020 est placée sous le thème « Ralentir la propagation de la Covid-19: comment protéger la santé et les droits des femmes et des filles à l’heure actuelle?». Les manifestations officielles prévues dans ce cadre se sont tenues dans la commune de Bohicon, samedi 11 juillet dernier, selon les explications du ministre d’État chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané. Au cours d’un entretien avec les hommes des médias jeudi 9 juillet, le ministre d’État a fait le point des actions en faveur de la population et des personnes vulnérables. « Nous avons déjà une politique générale de la population. Le gouvernement de Patrice Talon a engagé des actions fortes pour assister les populations les plus vulnérables», précise-t-il. Entre autres, il cite l’Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) qui a pour objectif d’assister les populations les plus vulnérables en matière de santé surtout. Il a informé que la phase pilote a démarré l’année dernière et devrait se conclure cette année avant que le programme ne soit généralisé à toutes les couches de la population. Le ministre d’État Abdoulaye Bio Tchané a ajouté que sur instruction du chef de l’État, le Bénin a engagé un programme important dénommé Sweed qui est un programme régional, mais aussi national qui permet d’assister les populations, surtout les femmes dans le cadre de leur autonomisation. Il n’a pas occulté les actions en cours pour assister les personnes les plus vulnérables dans ce contexte de pandémie du coronavirus. La particularité de cette édition, selon Abdoulaye Bio Tchané, est qu’à travers elle, le Bénin entend relever plusieurs défis liés notamment à la croissance de la population. « Cette année, nous avons décidé de célébrer la Journée mondiale de la population en la mettant sous le signe du défi structurel qui est le nôtre. Nous savons que notre population croît très vite. En 1960, nous étions 2,4 millions, mais aujourd’hui, nous sommes près de 12 millions», a souligné le ministre d’État. C’est une population qui augmente d’environ 3 % par an et c’est un défi structurel important auquel le Bénin fait face. Les populations de Bohicon vont toucher du doigt les actions du gouvernement en leur faveur et seront mises au parfum des défis nationaux, mais aussi des défis conjoncturels en ce qui concerne le Covid-19, une pandémie internationale, mais qui affecte l’ensemble de la population béninoise. Le taux de contamination s’accroît de jour en jour; d’où la nécessité d’insister sur les gestes barrières qui permettront de sensibiliser toutes les populations, rassure Abdoulaye Bio Tchané. Le Bénin est engagé dans la dynamique de relever le niveau de la jeunesse, mais aussi et surtout d’intensifier les politiques en faveur des femmes en particulier dans le domaine de l’autonomisation. Actualités 13 juil. 2020


Préfecture de Porto-Novo: Les maires de l’Ouémé invités à être de bons développeurs
Le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, a pris contact dans l’après-midi de ce jeudi 9 juillet, avec les nouveaux maires des communes de son département. Occasion pour lui d’exprimer à ces derniers ses attentes. Il veut surtout qu’ils soient de bons acteurs de développement local. Le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, attend beaucoup des maires de la quatrième mandature de la décentralisation dans son département. Il veut que chacun d’eux soit un bon développeur local en descendant de temps en temps sur le terrain. Joachim Apithy a exprimé ses attentes ce jeudi à ces maires à la faveur de sa première rencontre avec eux après les élections. Le préfet invite les édiles des neuf communes de son département à bien s’approprier les lois sur la décentralisation ainsi que leurs décrets d’application afin de mieux cerner leurs prérogatives. Ils doivent appliquer ces textes avec rigueur. Les maires sont invités à tirer leçon des insuffisances de leurs prédécesseurs pour conduire à bien leur mission. Pour ce faire, conseille Joachim Apithy, les maires doivent chercher à activer leur réseau de renseignements. Ce qui leur permettra d’avoir les yeux sur toutes les localités de leur commune afin de mieux les gérer. Un accent particulier doit être aussi mis sur les relations fonctionnelles entre maires qui doivent se parler entre eux et partager leurs expériences. Aussi, le préfet exhorte-t-il les nouveaux édiles à faire preuve de bonne gouvernance dans la gestion administrative et financière de leurs communes tout au long des six ans de leur mandat. « Vous êtes là pour les autres», rappelle Joachim Apithy aux maires avant de les inviter à prendre les principes de la Gestion axée sur les résultats (Gar) comme leur boussole. Le préfet conseille également les maires d’éviter les conflits intercommunaux surtout liés aux affaires domaniales. En tant qu’autorité de tutelle, Joachim Apithy a saisi l’occasion de cette séance de prise de contact avec les nouveaux maires de son département pour leur rappeler les conditions dans lesquelles va s’organiser la fête nationale du 1er août prochain. Laquelle marque le 60e anniversaire de l’indépendance du Bénin. Pour le préfet, les festivités doivent se tenir dans la stricte sobriété telle qu’exigée par le Conseil des ministres en sa séance du mercredi 8 juillet dernier. La fête sera marquée seulement par le dépôt de gerbe et la revue des troupes. Joachim Apithy a invité les maires à veiller à ce que les gerbes qui seront déposées soient de bonne qualité. Les places des Monuments aux morts doivent être désherbées, nettoyées et rendues propres avant le jour de la fête. Cinq décès dus au Covid-19 Le préfet de l’Ouémé n’a pas manqué d’insister que tout doit se faire dans le strict respect des mesures barrières édictées par le gouvernement pour contrer la propagation de la pandémie du Covid-19. Parlant justement du coronavirus, le directeur départemental de la Santé de l’Ouémé, Dr Simplice Tokpo, a invité les maires à sensibiliser davantage la population pour convaincre les sceptiques qui continuent de douter de l’existence de cette maladie. Selon lui, le Covid-19 existe bel et bien et fait des ravages dans l’Ouémé. La maladie a un rythme de propagation rapide et tue facilement. Il y a eu près de 1300 cas déjà au Bénin avec beaucoup de décès, souligne Dr Simplice Tokpo. L’Ouémé seul compte 380 cas dépistés positifs dont cinq décès. Le directeur départemental de la Santé invite les maires à multiplier les stratégies pour sensibiliser la population au respect des gestes barrières pour prévenir cette maladie. La population doit aussi signaler, à l’équipe départementale en charge de la gestion de cette crise, tous les cas de décès suspects dans leur localité et s’abstenir de manipuler n’importe comment les corps. Tous les quartiers de ville, villages et hameaux des neuf communes de l’Ouémé sont quadrillés avec plusieurs sites de dépistage accessibles à tous, assure Dr Simplice Tokpo. Les maires ont été par ailleurs entretenus par rapport à leurs responsabilités en matière de sécurité par le directeur départemental de la Police républicaine de l’Ouémé, le commissaire divisionnaire Edouard Zanklan. Le receveur des Finances de l’Ouémé, le délégué départemental du Contrôle financier de l’Ouémé et les cadres techniques de la préfecture de Porto-Novo dont ceux du service en charge de l’établissement des cartes d’identité nationale ont également prodigué des conseils aux maires pour la réussite de leur mandat pendant les six prochaines années. Actualités 10 juil. 2020


Mesures sociales du gouvernement liées au Covid-19: Les transferts monétaires effectifs
L’assistance promise aux victimes des mesures restrictives gouvernementales dans le cadre de la lutte contre le coronavirus est effective. En témoigne la déclaration faite ce jeudi 9 juillet par Véronique Tognifodé Mèwanou, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance que nous vous proposons in extenso. «Comme annoncé lors de nos précédentes sorties, la prise en compte des personnes exerçant certains métiers qui ont été impactés par les mesures de restrictions prises à la fin du mois de mars par le gouvernement du Bénin pour lutter contre la propagation du coronavirus, est effective. Depuis mercredi soir, la majorité des bénéficiaires ont commencé par percevoir cette subvention via des transferts monétaires sur leur téléphone mobile. Cela prouve que ce n’était pas qu’une promesse. C’est un réel engagement que le gouvernement a pris et l’a réalisé. Au ministère des Affaires sociales et de la Microfinance, c’est avec beaucoup de joie et de satisfaction que nous recevons les retours de ces bénéficiaires. Je voudrais reprendre les propos d’un de mes collaborateurs qui s’adressait à moi à cet effet en disant : « nous nous sommes durement battus, mais moralement, la troupe est fière ». Fière parce que pour faire le recensement, ça n’a pas été chose aisée. Délai très court ; et surtout, des suspicions fortes parce que beaucoup se demandaient, mais pourquoi on nous demandait des numéros Ifu ; pourquoi on nous demandait de revenir encore faire des vérifications. Pourquoi ci ? Pourquoi ça ? Il faut que la population fasse confiance au gouvernement du pays. Le gouvernement est là pour protéger la population et trouver des solutions pour améliorer leurs conditions de vie et encore plus de tous ceux qui sont vulnérables. C’est pour rendre la plateforme plus fiable et sécurisée que toutes ces vérifications ont eu lieu. Et elle a pu être validée d’ailleurs à plus de 80 %. Ce qui signifie que c’est des dizaines de milliers de concitoyens qui ont perçu les subventions allouées, sans distinction de coloration partisane ou d’autres considérations. Dans les subventions, on observe des différences. Elles dépendent de trois choses: le caractère formel ou non de l’activité ; la situation géographique de l’activité (est-ce que la personne exerce dans les grandes agglomérations ou non) et également ce qui a été déclaré en termes de perte de revenus durant la période de mise en œuvre de ces mesures restrictives. C’est le moment d’encourager tous ceux qui opèrent dans l’informel à se formaliser. Avoir tout au moins un numéro Ifu. Ce n’est pas pour un matraquage de taxes. Non. Pour bénéficier des mesures sociales de l’Etat, il faut se faire connaître. Comment peut-on savoir que telle personne existe vraiment et exerce une activité dans un secteur précis s’il n’y a aucune trace crédible ? Il faut qu’on aille vers la formalisation pour mieux profiter des mesures sociales du gouvernement. Le Bénin, aujourd’hui, fait la différence en matière d’appui aux victimes des mesures restrictives contre la propagation du coronavirus prises par le gouvernement. Et c’est à l’actif du chef de l’Etat, le président Patrice Talon qui a une vision du social spécifique, structurée. C’est pour cela d’ailleurs qu’il n’a pas voulu que l’on distribue de petits montants imaginaires aux gens. Il a demandé à ce que ce soit structuré et que des subventions conséquentes soient allouées afin que les bénéficiaires puissent véritablement en bénéficier et relancer leurs activités. Je m’en voudrais de ne pas reconnaître et saluer le sacrifice consenti par les agents des Centres de promotion sociale (Cps) pour aider nos compatriotes à s’inscrire en ligne et à remplir toutes les formalités requises pour bénéficier de ces subventions. Je voudrais inviter tous les heureux bénéficiaires à une utilisation rationnelle et efficiente des fonds perçus. Je les invite également au strict respect des mesures de lutte contre la propagation du coronavirus à savoir: le port permanent de masque de protection ; le lavage fréquent des mains à l’eau et au savon ; la distanciation sociale ; l’éviction des grands regroupements etc… pour rester en bonne santé afin de bénéficier vraiment de ces subventions et faire fructifier l’économie. Je vous remercie.» Actualités 10 juil. 2020


Journée de l’enfant africain: Plaidoyer pour une scolarisation inclusive des enfants handicapés
Handicap International, dans le cadre de la célébration de la Journée de l’enfant africain, a initié, ce jeudi 9 juillet, une action de plaidoyer à l’endroit des autorités à divers niveaux pour une scolarisation inclusive des enfants et jeunes handicapés. Cette manifestation dont l’objectif est d’appeler au respect des droits des enfants en général et des enfants en situation de handicap en particulier a mobilisé divers acteurs impliqués dans la protection de ces droits. Les acteurs impliqués dans la protection des droits des enfants handicapés, sous l’égide de Handicap International, ont appelé le chef de l’Etat et son gouvernement à prendre les décrets d’application de la loi n°2017-06 du 29 septembre 2017 portant protection et promotion des droits des personnes handicapées en République du Bénin. Tel un cri de cœur, cette supplique a tôt donné le ton de l’action de plaidoyer initiée par Handicap International à l’occasion de la Journée de l’enfant africain. Le thème retenu dans le cadre de la commémoration évoque le droit à l’éducation pour tous et un accès à un environnement scolaire inclusif et adapté pour les enfants handicapés au Bénin, suivant le projet « Education inclusive ». Une occasion pour Nassirou Domingo, président de la Fédération des associations de personnes handicapées du Bénin, d’en appeler à une éducation véritablement inclusive au Bénin. Il reconnait qu’il est important de suivre et de rendre compte des progrès accomplis dans la réalisation de l’Objectif de développement durable (Odd) 4 sur l’éducation qui vise à assurer une éducation de qualité inclusive et équitable et promouvoir des opportunités d’apprentissage tout au long de la vie pour tous. Il rappelle que les enfants handicapés du Bénin réclament le respect et la reconnaissance de leurs droits fondamentaux afin d’être épargnés d’une exclusion de la part de cette société dans laquelle ils vivent. Parlant du projet « Education inclusive » dans le cadre duquel s’est tenu le plaidoyer, le responsable pays de Handicap International note que ce projet est exécuté depuis 2015 avec pour objectif de développer et mettre en œuvre une stratégie sur le continuum « Education-Formation » pour optimiser l’égalité des chances de réussite des jeunes handicapés tout au long de leur parcours éducatif et d’apprentissage. Just Klotoe regrette le fait que beaucoup d’enfants handicapés soient encore en marge du système scolaire, en violation de leur droit à l’éducation reconnu par la Convention des Nations Unies sur les droits de l’enfant, en ces articles 2, 23 et 28. Face à cette situation, il affirme qu’il est important que des actions soient menées pour permettre à tous les enfants d’accéder à l’école, aux opportunités d’un enseignement de qualité, sans distinction. Cela constitue, à l’en croire, un prérequis au développement du Bénin. Un manuel élaboré Il ajoute qu’il est important qu’au-delà des expériences capitalisées et des actions dans le domaine de l’éducation inclusive des outils soient conçus pour orienter les interventions des acteurs et ainsi garantir une meilleure prise en charge des enfants handicapés dans les classes. « C’est fort de cela que Handicap International et ses partenaires ont élaboré en collaboration avec le ministère des Enseignements maternel et primaire, un manuel de formation sur les pratiques éducatives et pédagogiques en inclusion scolaire. Il se veut un outil de référence en matière de prise en compte des enfants à besoins spécifiques et plus précisément des enfants handicapés dans le système éducatif béninois », a-t-il informé. Il fait savoir que le manuel, finalisé puis validé par tous les acteurs impliqués dans sa conception est introduit au ministère des Enseignements maternel et primaire pour être préfacé. Il permettra à coup sûr d’améliorer les pratiques pédagogiques à l’endroit des enfants handicapés et non handicapés et au-delà, améliorer la qualité, l’équité et l’inclusivité de l’éducation. Toutes ces actions ont été appréciées par la représentante de la directrice départementale des Affaires sociales et de la Microfinance du Littoral qui, au nom de la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, a félicité Handicap International pour ses multiples actions menées en faveur des personnes handicapées en général et des enfants en situation de handicap en particulier. Blaise Agossa, représentant du ministre des Enseignements maternel et primaire, a indiqué que les autorités en charge de l’éducation se sont engagées à promouvoir une scolarisation plus inclusive, à ne laisser personne en rade et à aller plus loin dans l’optique de garantir le droit à l’éducation pour tous. Il a rassuré les différents acteurs de la disponibilité des pouvoirs publics à jouer leur partition pour le mieux-être, une éducation inclusive et de qualité aux enfants. Société 10 juil. 2020


Traitement de la Covid-19: La dexaméthasone pour les patients gravement malades
Les patients gravement malades de la Covid-19 sont traités désormais à base de la dexaméthasone. Une avancée de la technologie dont l’Organisation mondiale de la Santé se satisfait en attendant la poursuite des recherches pour donner les orientations sur comment utiliser ce médicament qui existe depuis 1977. Un essai clinique réalisé au Royaume-Uni montre l’efficacité de la dexaméthasone dans le traitement des patients gravement malades de la Covid-19. Ces résultats d’essai clinique présentés par les chercheurs constituent une avancée remarquable dans le traitement de cette pandémie et cela réjouit l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) qui félicite toutes les parties prenantes à cette recherche. Ils montrent que la dexaméthasone, un corticostéroïde, peut sauver la vie de patients gravement malades de la Covid-19, selon l’Organisation mondiale de la Santé. D’après ces données présentées à l’Oms, le traitement a démontré sa capacité à réduire la mortalité d’un tiers environ pour les patients sous respirateur, tandis que pour les patients ayant seulement besoin d’oxygène, la mortalité a été réduite d’un cinquième environ. Le constat est fait seulement chez les patients gravement malades de la Covid-19 et non chez ceux présentant des formes plus bénignes. Il s’agit d’une annonce qui trouve son origine dans la réunion sur le schéma directeur de l’Organisation mondiale de la Santé pour la recherche-développement, tenue à Genève mi-février pour accélérer le développement des technologies sanitaires contre la Covid-19. A l’occasion, les recherches complémentaires sur l’utilisation des stéroïdes ont été définies comme un axe prioritaire, d’après l’institution. Appréciant ces résultats, l’Oms fait savoir qu’ils montrent une nouvelle fois l’importance d’essais contrôlés randomisés capables de produire des données exploitables. « C’est la première fois qu’un traitement démontre sa capacité à réduire la mortalité chez les patients Covid-19 ayant besoin d’oxygène ou d’une ventilation mécanique. C’est une nouvelle formidable et je tiens à remercier le gouvernement du Royaume-Uni, l’Université d’Oxford et les nombreux hôpitaux et patients du Royaume-Uni qui ont contribué à cette avancée scientifique d’importance vitale », a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Oms. Il a rassuré que l’Organisation mondiale de la Santé continuera de collaborer avec l’ensemble des partenaires pour mettre au point des traitements et des vaccins salvateurs contre la Covid-19, notamment sous l’égide du dispositif d’accélération de l’accès aux outils de lutte contre la Covid-19. Quid de la dexaméthasone Il faut souligner que la dexaméthasone est un stéroïde employé depuis les années 60 pour réduire l’inflammation pour toute une gamme d’affections, y compris des troubles inflammatoires et certains cancers. Ce médicament, précise l’organisation, figure depuis 1977 sur la liste modèle Oms des médicaments essentiels, sous de multiples formulations. Désormais dans le domaine public, il est disponible à un prix abordable dans la plupart des pays. « Les chercheurs ont communiqué à l’Oms de premiers éléments sur les résultats de l’essai et nous attendons avec intérêt l’analyse complète des données qui devrait nous être adressée dans les prochains jours. L’Oms coordonnera une méta-analyse pour améliorer sa compréhension globale de l’intervention. Les orientations cliniques de l’Oms seront actualisées afin d’indiquer quand et comment le médicament doit être utilisé contre la Covid-19 », détaille le directeur général de l’institution. Cette avancée technologique vient à point nommé et donnera un souffle aux recherches en cours dans le cadre du traitement de cette pandémie qui fait tant de victimes. Toutefois, l’Oms est revenue sur les foyers de cette pandémie tout en appelant à la vigilance pour éviter le pire. La santé des populations en dépend. Société 09 juil. 2020


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