La Nation Bénin...
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Un séminaire sous-régional sur l’économie sociale solidaire rassemble, depuis mardi 12 avril à Cotonou, des participants venus de quatre pays: la Côte d’Ivoire, la Guinée-Conakry, le Togo ainsi que le Bénin. Selon les organisateurs, les assises s’inscrivent dans la logique participative de contribution du plan d’actions du Réseau au niveau international. Elles sont financées par la Fédération genevoise de coopération et soutenues par beaucoup d’autres partenaires au plan national.
Après les assises de Douala au Cameroun pour le compte de l’Afrique centrale, c’est Cotonou qui accueille depuis mardi 12 avril, celles de l’Afrique de l’Ouest. Cette rencontre sous-régionale vise entre autres objectifs: permettre aux réseaux nationaux-membres du Réseau africain d’économie sociale et solidaire (Raess) ainsi qu’aux autres acteurs de mieux se connaître, d’échanger leurs expériences, de définir leurs besoins d’appuis et d’élaborer leurs stratégies et leur plan d’actions futures.
En accueillant les délégations, le chef de file du Raess, Patrice Lovesse, a d’abord campé le décor en soulignant la nécessité de la tenue de pareilles assises. A l’assistance, il a rappelé que l’économie sociale et solidaire est la réponse appropriée aux inégalités et à la pauvreté grandissante, issues du modèle de développement dominant en Afrique et dans le monde. «L’économie solidaire apparait dans les années 70, dans un contexte de chômage de masse, de montée des exclusions et de recherche d’un nouveau mode de développement » a-t-il expliqué, précisant que l’expression «économie sociale», désigne désormais communément l’ensemble des structures qui sont particulièrement actives dans la protection sociale complémentaire, l’assurance, les banques, l’action sociale, l’éducation populaire, le sport, la santé, la culture, l’agriculture … «On parle aujourd’hui d’économie sociale pour faire référence aux entreprises et aux associations dont la finalité est davantage tournée vers le bien-être social ou environnemental que vers la recherche du gain financier», insiste Patrice Lovesse. Pour lui, l’utilité sociale, difficilement évaluable est au cœur du projet économique des organisations de l’économie sociale et solidaire. Toutefois, reconnait-il, c’est une notion beaucoup plus développée en Occident qu’en Afrique, où les problèmes auxquels elle propose des alternatives, se posent avec acuité.
Une réalité de développement
Dans un long plaidoyer en faveur de l’économie sociale et solidaire, le recteur de l’Université africaine de développement coopérative (UADC), le professeur Emmanuel Kamdem, a reprécisé le concept d’économie sociale et solidaire, précisant qu’il désigne : un ensemble d’entreprises organisées sous forme de coopératives, mutuelles, associations, ou fondations dont le fonctionnement interne et les activités sont fondées sur un principe de solidarité. «Dans les pays comme le nôtre, l’économie sociale et solidaire est devenue une réalité de développement», a-t-il indiqué. Il a été soutenu dans ses propos par le représentant de la Fédération genevoise de coopération Fernand Vincent.
Procédant à l’ouverture des travaux, le représentant du Conseil économique et social, Benoît Saka, a salué le rôle prépondérant que joue l’économie sociale et solidaire dans le processus du développement des nations. Il cite, en exemple sa contribution à réduire l’exclusion sociale provoquée par le chômage de masse, et la pierre qu’elle apporte via certains de ses membres à la réflexion sur la conversation dans les différents modèles économiques dans les domaines agricole, énergétique, sanitaire, social, et financier. Il affirme que c’est «un outil efficace de développement à la base». Cependant, elle ne s’est fortement développée que dans les domaines où l’initiative privée et les pouvoirs publics ne répondaient pas efficacement aux besoins sociaux, a-t-il ajouté.
Il a, pour finir, exhorté à un engagement ferme à promouvoir le secteur et surtout à la persévérance. Car la tâche ne sera pas facile. Le Ces ne marchandera pas sa disponibilité à vous accompagner étant entendu que nous poursuivons les mêmes buts, a-t-il conclu.’.¦
Actualités 13 avr. 2016

Justin Adjovi, Orden Alladatin, Guy Mitokpè, Amadou Issifou et Domitien Nouémou sont désormais députés membres de la septième législature. Ils ont été installés par le président de l’Assemblée nationale en marge de l’ouverture de la première session ordinaire de l’année 2016.
Les cinq nouveaux députés suppléent désormais les titulaires de leurs sièges respectifs vacants depuis quelques jours pour une raison ou une autre. Justin Adjovi remplace Marcel de Souza promu président de la commission de la Cédéao, Orden Alladatin, Guy Mitopkè et Amadou Issifou suppléent respectivement Joseph Djogbénou, Candide Azannaï et Sacca Lafia tous trois nommés au gouvernement par le président de la République, Patrice Talon.
Quant à Domitien Nouémou, il occupe le siège de Eric Kouagou N’da décédé en février dernier. Ces nouveaux députés suppléants font depuis mardi 12 avril leurs expériences parlementaires en dehors de Domitien Nouémou qui est un habitué des lieux pour avoir été par le passé deux fois député.
Actualités 13 avr. 2016

Les membres de la 7e mandature de l’Observatoire de la déontologie et de l’éthique dans les médias (Odem) ont été officiellement installés mardi 12 avril. Comme indiqué par les textes, l’installation a eu lieu à la faveur d’une cérémonie solennelle organisée à la Maison des médias ‘’Thomas Megnassan’’ de Cotonou.
Depuis décembre 2015, la 6e mandature de l’Observatoire de la déontologie et de l’éthique dans les médias (Odem) devait avoir fini ses 3 ans d’exercice. Mais compte tenu de situations diverses, notamment l’élection présidentielle, le mandat a été prorogé par l’Assemblée spéciale des unions des professionnels des médias, d’ailleurs habileté à désigner les membres de l’Odem. Au nombre de 13, les membres de l’Odem, 7e mandature ont été désignés par l’Assemblée spéciale des professionnels des médias après études des dossiers. Aurore Saïzonou, Gaspard Adjamonssi, Guy Constant Ehoumi, Aubin Hessou, Jean-Paul Ibikounlé, Fortuné Sossa, Maurille Gnassounou sont les sept membres qui siègent à l’Odem 7e mandature au nom des professionnels des médias. Les quatre membres issus du rang des patrons de presse ont noms, Berthe Cakpossa, Eric Sounouvi, Constant Yahouédéhou et Armel Feraez. Au nom de la société civile, Joël Ataï Guèdégbé et Charles Badou prennent place à l’actuelle mandature de l’Odem. Sur les 13 membres de cette mandature, il y 6 nouvelles têtes. Le reste est de la mandature finissante ou d’une mandature antérieure.
La cérémonie solennelle d’installation de ces membres a été présidée par le président de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb), Franck Kpotchémé, représentant le président de l’Assemblée spéciale. Il a tenu à féliciter les membres de la nouvelle mandature de l’Odem pour leur désignation. Aussi, a-t-il voulu leur rappeler la mission qui est désormais la leur en ce qui concerne l’autorégulation des médias au Bénin. «Désormais, vous devez pouvoir sanctionner en cas de dérive, selon les textes», a insisté Franck Kpotchémé. Il les a aussi appelé à être aussi un peu plus regardant de ce qui se passe sur les réseaux sociaux, sinon sur internet en général. Car dit-il, soit on est journaliste professionnel dans les journaux, les radios et télévisions ou on est aussi professionnel lorsqu’on décide d’être activiste sur les réseaux sociaux.Selon le président de l’Upmb, les règles élémentaires du métier doivent pouvoir être respectées quelque soit le moyen utilisé pour faire passer l’information. «Je voudrais vous convier à aller au-delà des médias traditionnels et à voir dans quelle mesure assurer l’autorégulation des dérapages qui s’observent sur les réseaux sociaux», a-t-il dit. Franck Kpotchémé n’a pas non plus manqué de rappeler aux membres de la 7e mandature de l’Odem, l’obligation qui leur est faite d’adresser à l’Assemblée spéciale de façon semestrielle un rapport comportant, un rapport moral des membres, le rapport d’activités et un rapport financier. A l’issue de la cérémonie, les membres se sont réunis pour élire le bureau de l’Odem 7e mandature.
Après la cérémonie d’installation, les nouveaux membres se sont retrouvés pour mettre en place le bureau de l’Observatoire. Au terme des élections Guy Constant Ehoumi a été reconduit comme président de cette mandature¦

Le 18 avril prochain, les acteurs culturels béninois sont attendus aux urnes dans le cadre du renouvellement des mandats des administrateurs (artistes) du Fonds d’aide à la culture. Mais en attendant de savoir si ces élections auront lieu ou pas, pro-scrutin et anti-scrutin se livrent une guerre froide faite de déclarations, de concertations et d’actions diverses en vue d’avoir gain de cause. C’est ainsi qu’il faut comprendre la déclaration publique lue lundi 11 avril au Hall des arts, loisirs et sports de Cotonou par des artistes et responsables d’organisations d’artistes.
«Les élections ou rien». C’est le nouveau cri de ralliement d’une bonne frange d’acteurs culturels béninois qui entendent se battre jusqu’au bout pour que les élections consacrant le renouvellement des administrateurs (artistes) du Fonds d’aide à la culture se tiennent à partir du 18 avril prochain, conformément au calendrier initialement retenu. Ce groupe d’acteurs culturels composé pour la plupart de responsables de la Confédération béninoise des acteurs des arts et de la culture, des fédérations et associations d’artistes s’offusquent des contestations et protestations d’un autre groupe d’artistes qui souhaitent que le mode de désignation soit revu.
La pomme de discorde entre les deux camps tient à la qualité des élections. Et le groupe qui a donné de la voix lundi 11 avril à Cotonou est formel. Il faut s’en tenir aux dispositions des textes en vigueur. Lesquelles demandent que les électeurs soient des responsables de fédérations d’artistes, contrairement à la pratique antérieure qui faisait des responsables d’associations les électeurs. « Il y a eu beaucoup de réformes avant que la rupture ne s’installe. Si le Fonds fait l’objet de polémique c’est parce qu’il a donné de la visibilité à beaucoup d’artistes… », soutient Anicet Adanzounon, responsable de l’association Coco théâtre, un des intervenants. « Si nous ne faisons pas les élections le 18, il y aura vide juridique. Si le ministre suspend le processus en cours, un comité ad ‘hoc s’installera, ce qui constitue une entrave pour les financements dont nous bénéficions actuellement », explique ce dernier, pour en venir à la conclusion que «La lutte ne fait que commencer ». Des interventions des acteurs qui se sont mis en évidence lundi 11 avril, les réformes que semblent contredire leurs contradicteurs avaient eu l’unanimité en son temps, surtout lorsqu’il a été question sous l'ancien ministre Jean Michel Abimbola d’introduire des réformes dans tous les pans du système culturel du pays.
Respecter les textes
Pascal Wanou, premier vice-président de la Confédération béninoise des acteurs des arts et de la culture et président de la fédération nationale de théâtre, dans son intervention, s’étonnera des remous actuels. «Nous sommes dans un Etat de droit et en démocratie. Toutes les structures qui animent la vie sociale dans notre pays sont régies par des lois. Le Fac est notre patrimoine commun et est régie par des textes», illustre-t-il en effet, avant d’inviter ses pairs à la lutte. «Il n’y a personne; mieux que nous les artistes pour défendre nos droits », lance-t-il, estimant que ce n’est pas la première fois que les acteurs culturels vont aux urnes pour renouveler les mandats du Fac. Il rappellera lui aussi le processus lancé depuis l’ancien ministre en charge de la Culture, Jean Michel Abimbola pour harmoniser le fonctionnement du secteur culturel et même freiner la fraude par endroits. Lesquelles réformes ont connu leur couronnement, non plus sous l’ère de l’initiateur, mais plutôt de son successeur, Paul Hounkpè, rappelle Pascal Wanou. Plus harangueurs que leurs prédécesseurs, Coffi Adolphe Aladé et Stan Tohon Ibitoch vont enflammer la foule d’acteurs culturels avec des mots et des slogans dont la finalité est de les tenir prêts pour d’éventuelles futures actions en vue de maintenir le processus électoral en cours et de militer afin qu’il aille à son terme. ?
La plate-forme Wanilo ne démord pas« Un acteur culturel, une voix » ! A l’opposé de ceux qui prêchent pour que les responsables des fédérations d’artistes soient les électeurs, la plate-forme Wanilo voudrait la démocratisation du scrutin et propose que tout au moins, les responsables des associations d’artistes soient les électeurs. Elle voit à travers le mode opératoire préconisé, une manière pour une franche d’acteurs de s’accaparer du secteur culturel et de continuer par dicter sa loi au grand dam d’acteurs de certains acteurs marginalisés. Après ses précédentes manifestations, elle était de nouveau sous les feux de la rampe, samedi 9 avril dernier à travers une sortie médiatique au cours de laquelle les responsables de ladite plate-forme ont expliqué le contenu et la portée de leur engagement.
Alors que la décision du nouveau ministre en charge de la Culture est très attendue pour départager les deux ailes en conflit, c’est plutôt sur sa page facebook que le ministre Ange N’koué s’est exprimé. A travers un post en date du 11 avril Celui indique que : « Pendant que nous travaillons à mettre en place un cabinet efficace, l’urgence des réformes nous parvient de toutes parts. Les acteurs culturels eux-mêmes haussent le ton. Le Fonds d’Aide à la Culture sera notre première réforme… ». Plus loin dans son post, le ministre mentionne ceci : « Nous invitons la plate-forme Wanilo et d’autres mouvements pour les réformes qualitatives de nous faire des propositions. Nous devons connaître le secteur et recenser ses acteurs à travers des critères objectivement bien élaborés. En attendant, nous prenons les mesures juridico-administratives pour éviter le vide juridique que pouvaient créer toutes réformes envisagées ». Comme quoi, l’énigme demeure ! ?
Culture 12 avr. 2016

Les députés effectuent ce mardi 12 avril, leur rentrée parlementaire pour le compte de la première session ordinaire de l’année 2016. L’ouverture solennelle de cette session sera rehaussée par la participation des hautes autorités de la République.
La première session ordinaire de l’année 2016 qui s’ouvre aujourd’hui, est la deuxième sous les députés de la septième législature. Il leur reste désormais encore six, donc exactement trois ans, pour qu’ils bouclent la boucle de leur mandat. Les cadres de l’administration parlementaire ont mis les bouchées doubles lundi 11 avril pour faire de cette rentrée parlementaire une réussite totale. Ils ont apporté les dernières touches aux préparatifs. On les voyait lundi 11 avril faire des va-et-vient pour parer à tout cafouillage dans l’ouverture solennelle des travaux de la première session ordinaire de l’année 2016. Le personnel militaire de l’Assemblée nationale n’était pas non plus du reste. Il est aussi sur le terrain pour garantir une sécurité sans faille tout au long de la cérémonie d’ouverture à laquelle prendront part plusieurs personnalités dont les présidents des institutions de la République, des membres du nouveau gouvernement et des diplomates accrédités près le Bénin. Le temps fort de cette cérémonie sera le discours du président de l’Assemblée nationale. Me Adrien Houngbédji aura à faire le tour d’horizon de la situation sociopolitique et économique du Bénin ainsi que dans la sous-région et même du monde ses six derniers mois. Il ne manquera pas de saluer les prouesses réalisées par notre pays qui s’est à nouveau illustré comme un pilier de la démocratie avec l’organisation dans des conditions très apaisées la présidentielle de mars 2016.
Le président Adrien Houngbédji évoquera les défis de cette première session ordinaire de l’année 2016. Celle-ci porte à son ordre du jour 62 dossiers. Au nombre de ses dossiers, il y a d’abord avant toute chose l’examen du rapport d’activité du président de l’Assemblée nationale. Lequel rapport est programmé pour être examiné jeudi 14 avril prochain. Il y a ensuite pêle mêle, les dossiers de poursuite d’anciens ministres transmis par la chambre d’instruction de la Haute cour de justice, le projet de loi portant code pénal en République du Bénin, le projet de loi portant loi organique sur le Conseil économique et social, le projet de loi portant révision de la Constitution de la République du Bénin. A ces dossiers s’ajoutent la proposition de loi portant révision de la loi organique de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC), la proposition de loi portant financement des partis politiques par l’Etat et la proposition de loi portant contrat de bail à usage d’habitation en République du Bénin. Ces 62 dossiers vont occuper les députés pendant les trois prochains mois¦
Actualités 12 avr. 2016

Les députés de la 7e législature lancent mardi 12 avril, les travaux de la première session ordinaire au titre de l’année 2016. Cette rentrée parlementaire s’ouvre à un moment où le Parlement est appelé à faire face à de nouveaux défis, notamment l’accueil de nouveaux députés suppléants et la reprise des élections au niveau de la Commission en charge des lois et de ses représentants à la Haute cour de Justice suite à la nomination au gouvernement des occupants de ces différents postes.
Après trois mois environ de vacances parlementaires, les députés font leur rentrée à l’hémicycle demain pour le compte de la première session ordinaire de 2016. L’ouverture de cette session est une prescription de l’article 87 de la Constitution du 11 décembre 1990. Lequel article oblige les députés à lancer les travaux de leur première session ordinaire courant la première quinzaine du mois d’avril. Les dispositions de cet article 87 de la loi fondamentale du Bénin seront reprises par l’article 4 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. C’est donc en respect de cette exigence constitutionnelle que les députés de la 7e législature renouent avec l’hémicycle dès demain. Les travaux de cette session ordinaire durent trois mois. Au cours des travaux, les députés auront à se pencher sur une cinquantaine de dossiers dont le premier est l’examen du rapport d’activités du président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji pour la période allant d’octobre 2015 à mars 2016. La Conférence des présidents sous l’égide du président du Parlement s’est d’ailleurs réunie à cet effet vendredi 9 avril dernier au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Elle a apporté une dernière touche à l’ordre du jour et fait une programmation des plénières devant être consacrées à l’examen des dossiers inscrits à l’ordre du jour. Mais avant tout ceci, la 7e législature va accueillir de nouveaux députés en l’occurrence Justin Adjovi, Guy Mitokpè, Orden Alladatin, Amadou Issifou et Domitien Nouémou. Les quatre premiers sont respectivement les suppléants de Marcel de Souza promu président de la Commission de la Cédeao, Candide Azannaï, Joseph Djogbénou et Sacca Lafia, tous trois nommés depuis mercredi 6 avril dernier au gouvernement par le président de la République, Patrice Talon. Quant au quatrième, Domitien Nouémou, il est le suppléant du député Eric Kouagou N’dah décédé en mars dernier en Afrique du Sud après une évacuation sanitaire. Ces cinq nouveaux députés suppléants feront leur rentrée aussi à l’hémicycle au cours de cette première session ordinaire de l’Assemblée nationale. On annonce par ailleurs un sixième Brice Chabi Katocha, suppléant du député Jacques Yempagou déchu de sa fonction de parlementaire par la Cour constitutionnelle qui lui reproche d’avoir cumulé son mandat de député avec celui de conseiller communal à Kérou. La haute juridiction a saisi le président de l’Assemblée nationale afin que la plénière valide la déchéance du mandat de l’intéressé. La procédure est en cours au Parlement. Mais sans attendre la décision de ses collègues, Jacques Yempagou aurait décidé de démissionner pour faire siéger son suppléant Brice Chabi Katocha. Si cette démission est effective, ils seront donc six nouveaux députés à faire leur baptême de feu parlementaire dans la foulée des travaux de la session ordinaire.
Des élections en vue
Aussi, la septième législature aura-t-elle à élire les remplaçants des députés Sacca Lafia et Candide Azannaï à la Haute cour de Justice. Suite à leur nomination au gouvernement, ces deux derniers ont perdu ainsi leurs qualités de députés-juges au niveau de cette institution. La plénière devra procéder à une nouvelle élection pour pourvoir aux deux sièges de ses représentants vacants à la Haute cour de justice. Une autre élection est attendue. Mais cette fois-ci, à l’interne de la Commission des lois, de l’administration et des droits de l’Homme. Il s’agit de l’élection du successeur de Joseph Djogbénou rappelé au gouvernement et précédemment président de cette commission. Le député Abdoulaye Gounou semble être le favori pour prendre en mains les destinées de ce poste. Etant donné qu’il est désormais le seul juriste de cette commission permanente phare de l’Assemblée nationale. Les membres de cette commission voudront saisir cette occasion pour élire également leur vice-président dont le poste est vacant depuis la démission du député Michel Bahou reconduit maire d’Akpro-Missérété.
Plusieurs défis attendent les députés de la 7e législature au cours des travaux de cette session ordinaire qui démarrent demain. ¦
Rosine Soglo n’est pas décédée
Une folle rumeur a circulé sur les réseaux sociaux vendredi dernier. Cette rumeur annonce le décès de l’honorable Rosine Vieyra Soglo. L’information s’est révélée par la suite fausse. Puisque la doyenne d’âge des députés de la 7e législature est bien vivante et pétillante de forme. La belle preuve, la dame de fer du parti de la Renaissance du Bénin (Rb) était au palais des Gouverneurs à Porto-Novo vendredi dernier. Elle a participé aux travaux de la Conférence des présidents. Approchée, Rosine Vieyra Soglo félicite les uns et les autres pour leur attachement à sa personne. Pour elle, comme véhicule la tradition en Afrique, c’est encore 7 ans de plus qu’on vient de lui donner à travers son prétendu décès.
Th. C. NAGNONHOU,A/R Ouémé-Plateau

Le cinéma béninois a honoré il y a quelques jours, un de ses acteurs majeurs, en la personne du réalisateur François Sourou Okioh. L’homme qui est devenu le modèle pour beaucoup de jeunes réalisateurs n’a néanmoins rien perdu de sa personnalité et de sa verve. Dans cette interview, il évoque à nouveau sa carrière avant de présenter une vue panoramique sur cet art qui semble être le centre névralgique de sa vie.
La Nation : Il y a quelques jours, vous aviez célébré un évènement majeur de votre vie et de votre carrière. Parlez-nous en !
François S. Okioh : L’évènement dont vous parlez, ce sont les 40 ans de ma carrière cinématographique. Cela faisait 40 ans que je me suis lancé dans le métier cinématographique de manière professionnelle. Ensuite, il faut dire que je suis collecteur de mémoires, et je dois vous rappeler que c’est le 18 février 1990 que le président Mathieu Kérékou, contre toute attente, a donné l’accord pour que mon film «Ironu» qui n’était pas bien vu par les hommes du pouvoir de l’époque, soit projeté. Donc, nous voulons aussi lui rendre hommage et dire publiquement ce qui s’est réellement passé parce que ce film a dérangé à cette époque.
On vous sent particulièrement euphorique à cause de cette célébration. Pourquoi ?
Je ne suis peut-être pas si euphorique, mais il faut dire que je suis assez ému parce que ce sont mes enfants qui ont voulu célébrer mes 40 ans de carrière. Parce que depuis qu’ils m’ont connu, ils m’ont connu dans le cinéma. Toute ma vie, je ne l’ai consacrée qu’à l’art et à la culture. Je n’ai eu rien d’autre à faire. Je n’ai pas de maison à montrer à quelqu’un. Si j’ai ma voiture qui tombe en panne, qui peut me dépanner me dépanne. Donc mon combat, c’est celui de la dignité humaine. C’est le combat pour l’homme qui est debout. Je dis merci à mes enfants, mon épouse, à tous ceux-là qui ont souffert du fait que je ne suis pas tombé dans l’aventure de l’accumulation. Parce que je suis d’une famille modeste. Ce n’est pas que si j’ai l’argent, je crache là-dessus. Mais l’argent doit être mérité. Et ce qui n’est pas mérité est de l’ordre de ce qui n’est pas digne. Je veux aussi que cette fête donne de leçons à la nouvelle génération. Ce n’est pas tout argent qu’on prend. Aujourd’hui, tout le monde court vers l’argent. Il n’y a plus de créateur au Bénin, il n’y a que des suiveurs, des clientélistes. Il n’y a plus de travail, et c’est dommage. Un pays doit pouvoir avoir ses chercheurs, ses intellectuels, des gens qui travaillent pour leur vie, pour la vie de la communauté. Mais qui voyez-vous se sacrifier ?
40 ans de carrière, François Okioh, mais aucune reconnaissance officielle. Comment cela s’explique-t-il ?
Si j’étais comme beaucoup d’autres dans le système, je serais plein à craquer. Je suis le seul parmi les congénères au ministère en charge de la Culture, qui n’ait jamais été décoré. J’ai pourtant 40 ans de métier. Le ministère ne m’a jamais proposé à une distinction. J’ai fait plus de 80 films tous formats confondus. Je suis heureux pour cela, parce que je refuse de manger à genoux. C’est ce que j’aime leur dire. Je dis, moi François Okioh, je refuse de manger à genoux. Je veux manger debout ou assis, parce que je produis de la richesse. Je ne quémande pas auprès de nouveaux riches, avec des gens qui n’ont jamais pu s’acheter un vélo, qui du jour au lendemain ont tous les privilèges et s’enorgueillissent, et narguent les gens. Cela crée de la frustration dans le pays. On pense que c’est en faisant cela qu’on peut se développer ? C’est faux. Moi, j’ai des érudits dans mon village, qui ne sont allés à aucune école. Tant que nous ne serons pas capables de faire un travail par nous-mêmes, de créer par nous-mêmes, nous serons toujours les esclaves des autres. Il faut que nous soyons nous-mêmes. Ce que nous ne savons pas, l’enfant qui indique la maison de son père de la main gauche, n’est pas digne d’un fils. Beaucoup «d’intellectuels», beaucoup de cadres dits politiques… tout le monde se proclame leader politique. Il suffit qu’il crée un groupe dans son quartier, on dit qu’il est leader politique.
Ce combat, vous le meniez depuis des lustres, mais pour quelle finalité ?
Mon combat à moi est que demain soit meilleur. C’est ce qu’on peut faire, ce qu’on peut donner aux autres. Aujourd’hui, je suis en train d’apprendre la musique, je veux faire une licence en musique au piano. Parce que l’univers qui m’a créé, c’est l’univers de la création, l’univers de la liberté d’esprit. Je ne suis pas riche, mais je mange, je vis, je suis heureux.
Ce combat s’est voulu perpétuel parce que nous sommes restés à la surface. Nous n’avons pas pénétré la vérité de nos cultures, à commencer par nos langues. La langue véhicule quelque chose, véhicule un savoir, un comportement. Personne ne peut diriger un pays dont il ne parle pas la langue. Ce n’est pas possible. Aujourd’hui, ce que nous vivons, ce n’est pas un combat décisif toujours renouvelé. Ceux que nous appelions des rois sont devenus aujourd’hui des roitelets, ils ne sont plus des rois. Moi, je sais que chez moi, le roi est assis, à huit mètres de son porte-parole, et celui qu’il reçoit est encore assis plus loin. Aujourd’hui, ils se baladent pour prendre l’argent. Quel respect il y a là ? Les fétiches ne veulent même plus répondre. C’est ça la question. Lorsque celui qui doit incarner est désincarné, il n’y a plus de progrès. Et ce qui a accentué cela, c’est l’impunité.
Votre appréciation du cinéma béninois d’aujourd’hui ?
Les gens peuvent si les gens veulent… la création est d’abord individuelle. Ce n’est pas que des Burkinabè produisent, les Ivoiriens produisent. Mais il y a combien d’œuvres qui vont résister à l’histoire. Ce qui résiste, c’est les films d’auteur, c’est des gens qui pensent, qui écrivent des choses qui ne sont pas des choses commerciales. C’est eux qui valident les idées nouvelles, et c’est ça qui permet de dire que demain avance. Ce qu’on va vendre, ce n’est pas l’histoire de seins et des fesses, tout le monde sait le faire. Ce n’est pas ça qui va construire l’avenir. Pendant ce temps-là, les autres réfléchissent… Nous faisons quoi ? Quelle est notre priorité ? Le discours, le vol et le mensonge…
Est-ce qu’on peut dire que vous êtes cinéaste à la retraite ?
Non. Au contraire, je me mets encore au travail. J’ai la tête bien rasée. Ma lutte commence à partir de maintenant. Tous les deux ans, je commence à produire maintenant…
Il y a eu beaucoup de milliards injectés dans le secteur de la culture, ces dernières années.
Avez-vous l’impression que cela a produit des résultats ?
On ne produit pas de résultats dans ce qui n’est pas organisé, dans ce qui n’est pas défini. Il faut demander si on donne un milliard à la culture, combien revient au gouvernement dans le milliard dont on parle. Et qu’est-ce qu’on en fait ? Lorsqu’on dit par exemple que sur le milliard il y a 300 ou 350 millions qui sont mis à la discrétion du ministre. C’est pour la campagne, c’est pour corrompre. On ne donne pas de l’argent pour la création, on donne de l’argent pour le clientélisme. Il faut être sincère. La loi dit qu’il faut mettre 1% du budget national à la disposition de la culture, c’est suffisant?
Culture 11 avr. 2016

Depuis quelques jours, de nombreux acteurs ainsi que des milieux professionnels donnent de la voix dans le cadre des élections des administrateurs du Fond d’aide à la Culture (Fac). Des camps opposés s’emploient à étayer leurs positions. Mais en guise de médiateur, le représentant des artistes au Conseil économique et social (Ces) analyse la situation et donne son appréciation.
« Mon vœu est qu’on aille au vote tel quel. Si on ne le fait pas, on risque de tomber dans un vide juridique et de violer les dispositions du décret et de l’arrêté qui organisent l’élection des administrateurs du Fond d’aide à la culture». Cette exhortation émane de Claude Balogoun, représentant des artistes au Conseil économique et social (Ces). Au cours d’une brève déclaration de presse faite dimanche 10 mars à Cotonou, celui-ci s’est prononcé sur la guerre froide qui émerge dans le milieu culturel béninois avec en toile de fond, l’imminence de l’élection évoquée supra. Selon les propos du conseiller Claude Balogoun, il a eu vent comme nombre d’acteurs culturels il y a quelques mois de l’existence d’un nouveau décret fixant les modalités de cette élection. A la lecture, dit-il, il s’en est offusqué mais s’en est référé à ses représentants dans les départements comme à d’autres acteurs culturels qui, contrairement à lui, ont salué l’avènement de cette nouvelle disposition. Claude Balogoun soutient avoir pris acte de leur désidérata et s’en est tenu à cela.
Mais face au tollé qui a vu dernièrement le jour et eu égard à la volonté de certains acteurs de voir les élections se tenir conformément aux dispositions antérieures, il dit avoir des inquiétudes. Lesquelles tiennent à la violation des textes en vigueur. Selon lui, on peut tenir les élections et résoudre tous les problèmes de la corporation après. «Allons au vote, désignons les représentants… Ne jetons pas l’eau du bain avec le bébé…», apaise le conseiller qui se justifie à travers le joyau que représenterait le Fac. Selon lui, cette structure mise en place pour le financement des initiatives culturelles fait la fierté du Bénin. Elle serait même enviée par plusieurs pays de la sous-région. «Si nous nous battons autour de cet acquis, les nouveaux dirigeants peuvent penser à sa suppression. Les querelles vont le fragiliser. Ce que nous devons faire, c’est de le professionnaliser», suggère Claude Balogoun. «Il y a trop de polémiques», s’offusque-t-il par ailleurs, invitant en sus les acteurs culturels à faire cesser les diatribes. Pour le représentant des artistes au Ces, le fond d’aide à la culture a trop d’acquis. Beaucoup d’artistes font des formations et gagnent des prix au plan international, illustre-t-il.
Ce fond permet de célébrer les journées internationales de certaines disciplines, la formation et la professionnalisation des acteurs dans le milieu, la réfection de salles, la mise en place d’espaces d’expression culturelle…, cite-t-il entre autre.
S’il a jugé important de s’exprimer sur le sujet, souligne Claude Balogoun, c’est surtout en raison de son statut d’acteur occupant «le poste le plus élevé et le plus représentatif dans le milieu culturel au Bénin et élu par tous les acteurs culturels». Lequel lui permet de faire des auto-saisines, mais aussi des propositions. Et en terme de proposition, il demande déjà à ses pairs d’aller aux urnes dès le 18 avril prochain, conformément au calendrier établi après avoir, en amont, tenu toutes les assemblées générales inhérentes au vote?

Dans le cadre de la Journée Internationale des droits des femmes, le thème retenu au niveau international cette année est «Planète 50-50, d'ici 2030 : Franchissons le pas pour l'égalité des sexes». Au Bénin, ce thème a été adapté aux préoccupations des femmes béninoises et porte sur leur accès et leur contrôle sur les ressources productives, notamment la terre. Ce cadre nous offre donc une opportunité de faire le point sur l’avancement de leurs droits en la matière et de réfléchir sur le chemin qu’il reste à parcourir.
Les gouvernements successifs, avec l’appui de leurs partenaires, ont contribué à la mise en place d’un arsenal juridique puissant, reconnaissant pour l’essentiel aux hommes et aux femmes les mêmes droits en ce qui concerne l’accès aux ressources. Cependant, ce cadre législatif ne tient pas compte des discriminations à l’égard des femmes, tant directe qu’indirecte, dans les domaines public et privé. Dans les faits, les femmes ont donc des difficultés spécifiques d’accès aux ressources productives et aux bénéfices, et ont peu de pouvoir d’exercer un contrôle sur ces ressources et bénéfices.
En effet, en milieu rural, le secteur de l’agriculture occupe 32% des femmes et 40% des hommes. Cependant, dans la production végétale, les femmes rurales représentent 50 à 60% de la main-d'œuvre et sont employées pratiquement à tous les niveaux. Les femmes sont donc très présentes en tant que manœuvres agricoles, aussi bien dans le champ familial que sur leur propre parcelle, pour compléter les approvisionnements alimentaires du ménage. Toutefois, selon l’Enquête Modulaire Intégrée sur les Conditions de Vie des ménages (EMICoV) en 2011, le salaire moyen de la femme est de 20% inférieur à celui de l’homme dans le secteur agricole. L’Enquête démographique et de Santé (EDS) IV 2011-2012 indique pour sa part que 30% des femmes de 15-49 ans n’ont pas la liberté de disposer de leur revenu, contre 13% des hommes. Par ailleurs, seulement 15% des femmes ont accès à la terre, contre 85% des hommes (EMICOV, 2011). Elles sont aussi confrontées aux difficultés d’accès aux crédits bancaires en raison des questions de garantie.
Dans ce contexte, des Organisations de la Société civile (OSC) béninoises ont rejoint le mouvement panafricain «Initiative Kilimandjaro», qui vise à mobiliser et à mettre au premier plan les femmes rurales au plus haut sommet de l’Afrique pour l’avancement de leurs droits fonciers. Nous saisissons l’opportunité qu’offre cette période de l’année propice à la réflexion sur les droits des femmes pour joindre nos voix à celles des femmes rurales et déplorer les discriminations et les problématiques particulières qu’elles vivent. Nous soumettons donc au nouveau gouvernement une série de mesures pour bâtir un Bénin sans faim et sans pauvreté, où les hommes et les femmes exerceront un égal droit d’accès et de contrôle sur les ressources productives, seul gage de l’autonomisation des femmes et d’un développement durable. L’essentiel de nos points de revendication se résume ainsi :
Que le nouveau chef de l’État, veille à l’application des mesures suivantes :
1 - Textes, application et prise de décision
Respect et application réels des législations et réglementations foncières protégeant les femmes ;
Représentation équitable des hommes et des femmes dans les organes d’administration et de gestion des affaires domaniales et foncière ;
2- Procédures d’accès et de sécurisation foncière
Large vulgarisation du Code foncier et domanial, du Code des personnes et de la famille et autres dispositions législatives et règlementaires contribuant à la jouissance effective des droits garantis aux femmes en matière foncière.
Opérationnalisation dans les communes, des outils de formalisation des transactions foncières autres que l’achat, en rendant gratuite et facile la formalisation des transactions foncières, tous modes confondus, en harmonisant la procédure au niveau national.
3 - Renforcement des capacités des femmes rurales
Amélioration de l’implication des femmes dans les activités de renforcement de capacités relatives aux techniques agricoles visant à accroître la productivité de l’agriculture familiale, et d’autres domaines «techniques», y compris la mécanisation agricole, qui ciblent l’intérêt du ménage ;
Réelle professionnalisation des femmes agricultrices par le renforcement de leurs capacités en matière de production, stockage, transformation et commercialisation des produits agricoles ;
Formation et recyclage des femmes agricultrices sur les principes et règles élémentaires de gestion administrative, financière et comptable.
4 - Accès des femmes aux crédits, aux innovations et aux ressources
Mise en place de mécanismes et systèmes facilitant l’accès des femmes aux innovations technologiques (ex. : semences améliorées, intrants) et à l’eau potable de proximité ;
Création et fonctionnement dès les 2 premières années de votre exercice, d’une banque agricole de proximité, au taux maximum de 1% par mois, et aux conditionnalités accessibles aux femmes ;
Harmonisation et uniformisation des conditions d’accès et de remboursement des crédits à des fins agricoles sur toute l’étendue du territoire national ;
Élargissement des gammes de crédits à toutes les spéculations agricoles et sur toute la chaîne de valeur que constituent la production, le stockage, la transformation et la commercialisation.
5 - Accès aux marchés
Organisation et développement de conditions véritablement favorables et profitables aux agricultrices pour leur accès aux marchés rentables d’écoulement.
Excellence monsieur le président de la République, les OSC et les femmes rurales comptent sur vous pour que vous preniez les dispositions subséquentes pour faire de l’égalité des sexes et de l’équité, une réalité tangible tout au long de votre mandat.
Les femmes rurales béninoises et les OSC engagées dans l’Initiative Kilimandjaro au Bénin.
Actualités 11 avr. 2016

Le professeur Joseph Djo-gbénou est désormais le nouveau Garde des Sceaux. Il s’est installé dans ses fonctions, jeudi 7 avril à Cotonou, en remplacement de Me Evelyne da Silva Ahouato. C’était au cours d’une cérémonie empreinte de solennité qui a eu lieu en présence des membres du cabinet et de quelques parents et amis des deux ministres.
«Vous avez tous constaté que le ministère est en charge de la Justice et de la Législation. Le gouvernement de la Rupture l’a souhaité ainsi pour éviter cette forme d’ethnologie institutionnelle qui voudrait que chaque fois qu’il s’agit de l’Afrique, qu’il y ait des épithètes ou des qualificatifs. Les droits de l’Homme sont au cœur de l’action de la justice, ils sont au cœur de l’action de tous les départements ministériels. Les droits de l’Homme sont une priorité existentielle de la démocratie. Il n’était donc pas nécessaire d’en ajouter….», a tenu à clarifier le tout nouveau Garde sceaux. Il a, par ailleurs, remercié son successeur de l’action qui a été la sienne à la tête de ce département et à la suite de bien d’autres. «Vous remerciant de cet effort, j’adresse mes remerciements et ma gratitude à l’ensemble du personnel qui vous a accompagné et je reste dans l’espérance que cet attachement au renforcement de notre justice, à la protection des droits des citoyens, à la contribution de la justice au développement de notre pays, ne nous sera pas marchandé», a insisté Joseph Djogbénou.
Parlant du sujet, il indique que la Justice est au cœur de la démocratie. Il précise que les réformes les plus importantes attendent la maison. «On a donc compris que la maison Justice est à l’image de ce bâtiment qui l’abrite. Il y a un besoin important de réformes», a confié le nouveau Garde des Sceaux
Il précise, par ailleurs que le point central de son action est d’accompagner le président de la République dans cette réforme. «Le quinquennat réussira si la maison Justice est bien tenue et si ensemble, nous accompagnons le président de la République dans les réformes essentielles pour lesquelles il a été élu.
Pour lui, ces réformes sont d’abord celles de la Constitution du Bénin, et ensuite celles de la justice. Il précise que pour l’essentiel de la révision de la Constitution à venir, le Conseil supérieur de la magistrature en est le cœur, et la Cour suprême, le poumon. «Une réforme qui sera prolongée par celle du statut de la magistrature, puis par la réforme des textes organisant le concours du Conseil supérieur de la magistrature….les Ordres verront leurs statuts modifiés», dira Joseph Djogbénou.
S’adressant aux partenaires techniques et financiers venus nombreux le soutenir à cette cérémonie, il les a remerciés au nom du peuple béninois et du gouvernement. «Nous allons davantage vous convaincre de faire davantage», leur a-t-il lancé avant de les assurer de la conviction du président de la République de ce que la Justice est un facteur important pour le développement économique, «un facteur important pour la paix sociale, et pour la démocratie».
Il a par ailleurs promis d'inverser la tendance qui laisse croire qu’il s’agit d’un ministère de petit budget mais avec de grandes difficultés. «Nous allons faire désormais que, ce soit un cabinet de grand budget et de peu de difficultés», a laissé entendre Joseph Djogbénou.
Avant lui, son prédécesseur Me Evelyne da Silva Ahouato a fait le point de ses grandes réalisations à la tête de ce département, depuis le 18 juin 2015 qu’elle y a pris fonction. Puis, elle a salué le dévouement du personnel à son égard, avant de l’exhorter à en faire autant avec le nouveau patron des lieux pour le bonheur du pays?