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Nouvelles

Journée de l’enfant africain: Plaidoyer pour une scolarisation inclusive des enfants handicapés
Handicap International, dans le cadre de la célébration de la Journée de l’enfant africain, a initié, ce jeudi 9 juillet, une action de plaidoyer à l’endroit des autorités à divers niveaux pour une scolarisation inclusive des enfants et jeunes handicapés. Cette manifestation dont l’objectif est d’appeler au respect des droits des enfants en général et des enfants en situation de handicap en particulier a mobilisé divers acteurs impliqués dans la protection de ces droits. Les acteurs impliqués dans la protection des droits des enfants handicapés, sous l’égide de Handicap International, ont appelé le chef de l’Etat et son gouvernement à prendre les décrets d’application de la loi n°2017-06 du 29 septembre 2017 portant protection et promotion des droits des personnes handicapées en République du Bénin. Tel un cri de cœur, cette supplique a tôt donné le ton de l’action de plaidoyer initiée par Handicap International à l’occasion de la Journée de l’enfant africain. Le thème retenu dans le cadre de la commémoration évoque le droit à l’éducation pour tous et un accès à un environnement scolaire inclusif et adapté pour les enfants handicapés au Bénin, suivant le projet « Education inclusive ». Une occasion pour Nassirou Domingo, président de la Fédération des associations de personnes handicapées du Bénin, d’en appeler à une éducation véritablement inclusive au Bénin. Il reconnait qu’il est important de suivre et de rendre compte des progrès accomplis dans la réalisation de l’Objectif de développement durable (Odd) 4 sur l’éducation qui vise à assurer une éducation de qualité inclusive et équitable et promouvoir des opportunités d’apprentissage tout au long de la vie pour tous. Il rappelle que les enfants handicapés du Bénin réclament le respect et la reconnaissance de leurs droits fondamentaux afin d’être épargnés d’une exclusion de la part de cette société dans laquelle ils vivent. Parlant du projet « Education inclusive » dans le cadre duquel s’est tenu le plaidoyer, le responsable pays de Handicap International note que ce projet est exécuté depuis 2015 avec pour objectif de développer et mettre en œuvre une stratégie sur le continuum « Education-Formation » pour optimiser l’égalité des chances de réussite des jeunes handicapés tout au long de leur parcours éducatif et d’apprentissage. Just Klotoe regrette le fait que beaucoup d’enfants handicapés soient encore en marge du système scolaire, en violation de leur droit à l’éducation reconnu par la Convention des Nations Unies sur les droits de l’enfant, en ces articles 2, 23 et 28. Face à cette situation, il affirme qu’il est important que des actions soient menées pour permettre à tous les enfants d’accéder à l’école, aux opportunités d’un enseignement de qualité, sans distinction. Cela constitue, à l’en croire, un prérequis au développement du Bénin. Un manuel élaboré Il ajoute qu’il est important qu’au-delà des expériences capitalisées et des actions dans le domaine de l’éducation inclusive des outils soient conçus pour orienter les interventions des acteurs et ainsi garantir une meilleure prise en charge des enfants handicapés dans les classes. « C’est fort de cela que Handicap International et ses partenaires ont élaboré en collaboration avec le ministère des Enseignements maternel et primaire, un manuel de formation sur les pratiques éducatives et pédagogiques en inclusion scolaire. Il se veut un outil de référence en matière de prise en compte des enfants à besoins spécifiques et plus précisément des enfants handicapés dans le système éducatif béninois », a-t-il informé. Il fait savoir que le manuel, finalisé puis validé par tous les acteurs impliqués dans sa conception est introduit au ministère des Enseignements maternel et primaire pour être préfacé. Il permettra à coup sûr d’améliorer les pratiques pédagogiques à l’endroit des enfants handicapés et non handicapés et au-delà, améliorer la qualité, l’équité et l’inclusivité de l’éducation. Toutes ces actions ont été appréciées par la représentante de la directrice départementale des Affaires sociales et de la Microfinance du Littoral qui, au nom de la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, a félicité Handicap International pour ses multiples actions menées en faveur des personnes handicapées en général et des enfants en situation de handicap en particulier. Blaise Agossa, représentant du ministre des Enseignements maternel et primaire, a indiqué que les autorités en charge de l’éducation se sont engagées à promouvoir une scolarisation plus inclusive, à ne laisser personne en rade et à aller plus loin dans l’optique de garantir le droit à l’éducation pour tous. Il a rassuré les différents acteurs de la disponibilité des pouvoirs publics à jouer leur partition pour le mieux-être, une éducation inclusive et de qualité aux enfants. Société 10 juil. 2020


Traitement de la Covid-19: La dexaméthasone pour les patients gravement malades
Les patients gravement malades de la Covid-19 sont traités désormais à base de la dexaméthasone. Une avancée de la technologie dont l’Organisation mondiale de la Santé se satisfait en attendant la poursuite des recherches pour donner les orientations sur comment utiliser ce médicament qui existe depuis 1977. Un essai clinique réalisé au Royaume-Uni montre l’efficacité de la dexaméthasone dans le traitement des patients gravement malades de la Covid-19. Ces résultats d’essai clinique présentés par les chercheurs constituent une avancée remarquable dans le traitement de cette pandémie et cela réjouit l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) qui félicite toutes les parties prenantes à cette recherche. Ils montrent que la dexaméthasone, un corticostéroïde, peut sauver la vie de patients gravement malades de la Covid-19, selon l’Organisation mondiale de la Santé. D’après ces données présentées à l’Oms, le traitement a démontré sa capacité à réduire la mortalité d’un tiers environ pour les patients sous respirateur, tandis que pour les patients ayant seulement besoin d’oxygène, la mortalité a été réduite d’un cinquième environ. Le constat est fait seulement chez les patients gravement malades de la Covid-19 et non chez ceux présentant des formes plus bénignes. Il s’agit d’une annonce qui trouve son origine dans la réunion sur le schéma directeur de l’Organisation mondiale de la Santé pour la recherche-développement, tenue à Genève mi-février pour accélérer le développement des technologies sanitaires contre la Covid-19. A l’occasion, les recherches complémentaires sur l’utilisation des stéroïdes ont été définies comme un axe prioritaire, d’après l’institution. Appréciant ces résultats, l’Oms fait savoir qu’ils montrent une nouvelle fois l’importance d’essais contrôlés randomisés capables de produire des données exploitables. « C’est la première fois qu’un traitement démontre sa capacité à réduire la mortalité chez les patients Covid-19 ayant besoin d’oxygène ou d’une ventilation mécanique. C’est une nouvelle formidable et je tiens à remercier le gouvernement du Royaume-Uni, l’Université d’Oxford et les nombreux hôpitaux et patients du Royaume-Uni qui ont contribué à cette avancée scientifique d’importance vitale », a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Oms. Il a rassuré que l’Organisation mondiale de la Santé continuera de collaborer avec l’ensemble des partenaires pour mettre au point des traitements et des vaccins salvateurs contre la Covid-19, notamment sous l’égide du dispositif d’accélération de l’accès aux outils de lutte contre la Covid-19. Quid de la dexaméthasone Il faut souligner que la dexaméthasone est un stéroïde employé depuis les années 60 pour réduire l’inflammation pour toute une gamme d’affections, y compris des troubles inflammatoires et certains cancers. Ce médicament, précise l’organisation, figure depuis 1977 sur la liste modèle Oms des médicaments essentiels, sous de multiples formulations. Désormais dans le domaine public, il est disponible à un prix abordable dans la plupart des pays. « Les chercheurs ont communiqué à l’Oms de premiers éléments sur les résultats de l’essai et nous attendons avec intérêt l’analyse complète des données qui devrait nous être adressée dans les prochains jours. L’Oms coordonnera une méta-analyse pour améliorer sa compréhension globale de l’intervention. Les orientations cliniques de l’Oms seront actualisées afin d’indiquer quand et comment le médicament doit être utilisé contre la Covid-19 », détaille le directeur général de l’institution. Cette avancée technologique vient à point nommé et donnera un souffle aux recherches en cours dans le cadre du traitement de cette pandémie qui fait tant de victimes. Toutefois, l’Oms est revenue sur les foyers de cette pandémie tout en appelant à la vigilance pour éviter le pire. La santé des populations en dépend. Société 09 juil. 2020


Diplomatie béninoise: Fin de mission pour des chefs de chancellerie
Suite au réaménagement de la carte diplomatique, une note circulaire à titre informatif est adressée aux chefs de certaines missions diplomatique et consulaire. Le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, Hervé Djokpé, dans une note circulaire en date du 2 juillet 2020, a informé les chefs de missions diplomatique et consulaire de la fin de mission des chefs de chancellerie et consulaire sous leurs ordres. Envoyée aux chefs de missions diplomatique et consulaire de Paris, Tokyo, Washington D.C, Ryad, Doha, Koweït-City, Abuja et Rabat, cette note a pour but de réduire les effectifs des missions diplomatiques. « Dans le cadre de la rationalisation de la gestion des effectifs dans les postes diplomatiques et consulaires, j’ai l’honneur de vous informer qu’il est mis fin aux fonctions des chefs de chancellerie», lit-on dans la note. Ainsi, pour le secrétaire général du Maec, les chefs diplomatique et consulaire doivent fournir les pièces nécessaires pour l’obtention des billets d’avion à l’ensemble des membres de leurs familles. Ils doivent également prendre les dispositions idoines pour la scolarisation de leurs enfants au Bénin dès la rentrée académique 2020-2021. Par Horeb GBEYETIN (Stag) Société 09 juil. 2020


Réformes économique et politique: L’ambassadeur Kiyofumi Konishi félicite le régime Talon
L'ambassadeur du Japon près le Bénin a tenu, mardi 7 juillet 2020, l’un de ses derniers discours de fin de mission de trois ans neuf mois, au Bénin, lors de la signature des échanges de notes consacrant le don d’équipements médicaux au Bénin dans le cadre de la lutte contre le Covid-19. Kiyofumi Konishi s’est prononcé sur la qualité et les effets de la gouvernance (empreinte de réformes) économique et politique sous le régime du président Patrice Talon. « Je voudrais exprimer mes sincères félicitations au gouvernement du Bénin pour les efforts au profit du développement du pays. Ces efforts ont été concrétisés au plan économique par, entre autres, le maintien de la notation B+ auprès de l’agence américaine « Standard & Poor's» et la consolidation des relations avec de nombreux pays et institutions internationales, sur le plan diplomatique ». Il cite en guise d’exemples, les visites du président de la République, Patrice Talon, du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération et du ministre de l’Économie et des Finances, dans son pays, en 2019. Au plan politique, il rappelle que le gouvernement béninois a entamé des réformes importantes en vue du développement du pays tant attendu par les populations. «Bien qu’il y ait des contestations de la part de l’opposition, je considère que ces réformes sont nécessaires pour l’épanouissement du pays et félicite le gouvernement du Bénin », affirme Kiyofumi Konishi en présence d’un parterre de personnalités parmi lesquelles figurent le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, ainsi que des membres de leurs cabinets ministériels respectifs. Enthousiasmé par les propos de l’ambassadeur japonais, le patron de la diplomatie béninoise a fait observer dans un premier temps que Kiyofumi Konishi quitte le Bénin sur une note positive, puis le félicite à son tour. Ensuite, «je relève aussi votre honnêteté à saluer nos réformes, et à relever qu’elles sont peut-être difficiles, et parfois contestées…, mais elles sont indispensables. Que serait notre résistance face à cette pandémie de coronavirus si nous n’avions pas eu cette posture de pays réformateur ? Que serait la situation des populations du Bénin si notre gouvernement n’avait pas imprimé une certaine rigueur dans la gestion des affaires publiques?», se demande le ministre Aurélien Agbénonci. « C’est pour cela, poursuit-il, que je voudrais vraiment vous remercier d’avoir relevé cet important fait historique (…) ». Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération dit être confiant qu’il y a encore un avenir radieux après le Covid-19. Il souhaite, par ailleurs, que les riches relations d'amitié et de coopération entre son pays et le Japon aillent mieux et se renforcent davantage. Ariel GBAGUIDI Actualités 09 juil. 2020


Actualisation des politiques et documents de sports : Oswald Homéky installe un comité d’experts
Oswald Homéky, ministre des Sports, a procédé, mardi 7 Juillet à Cotonou, à l'installation officielle du Comité technique de suivi de l'élaboration et de l'actualisation des politiques nationales des sports, de la jeunesse, des loisirs, des chartes nationales des sports et des loisirs et du projet de loi sur le financement des Sports. Composé de cadres et personnalités du monde sportif, ce groupe d’experts aura à doter le Bénin de documents modernes dans un contexte où le sport et les loisirs sont en pleine émergence. Présidé par Julien Minavoa, président du Comité national olympique et sportif béninois (Cnos-Ben), le Comité technique de suivi de l'élaboration et de l'actualisation des politiques nationales des sports, de la jeunesse, des loisirs, des chartes nationales des sports et des loisirs et du projet de loi sur le financement des sports, a été installé, mardi 7 juillet à Cotonou. A cette occasion, Oswald Homéky, ministre des Sports, a rappelé l’objectif que vise le gouvernement du président Patrice Talon en mettant en place ce comité. « Nous espérons que vous donneriez l’occasion à notre pays de se doter de ces documents afin d’atteindre ses objectifs en matière de jeunesse, des sports et des loisirs », a-t-il confié. A l’en croire, l’enjeu est important dans un contexte où les sports et les loisirs sont en pleine émergence dans le monde entier. Il rassure les membres du soutien du gouvernement qui place sa confiance en chacun d’eux. C’est l’occasion pour Oswald Homéky, ministre des Sports, de féliciter le président Julien Minavoa et tous les membres de ce comité. Il compte sur la capacité de chacun d’eux à permettre au Bénin de disposer de ces documents d’ici novembre prochain. « Nous pensons que vous mesurez l’importance de la tâche afin que les bases de la promotion de la jeunesse, des sports et des loisirs soient établies dans notre pays », a-t-il poursuivi. Diverses compétences Au nom du comité, Julien Minavoa a témoigné sa reconnaissance au ministre des Sports et au gouvernement pour la confiance placée en leurs personnes. Rappelant l’importance de la mission à eux assignée, il prend l’engagement de conduire les travaux jusqu’à l’atteinte des objectifs : « Je voudrais vous rassurer que vous ne serez pas déçus », a-t-il confié. A l’en croire, le comité travaillera suivant la vision du chef de l’Etat et du Programme d’action du gouvernement (Pag) pour le développement de la jeunesse, des sports et des loisirs. « Le Pag veut faire du Bénin une vraie nation sportive », a-t-il rappelé. Aux côtés de Julien Minavoa, Bellarminus Kakpovi, secrétaire général du ministère des Sports et Victor Lawin, directeur de la Programmation et de la Prospective dudit ministère, siègeront dans ce comité respectivement en qualité de vice-président et rapporteur. Ce noyau sera assisté par huit membres à savoir : Jean-Marie Falola, directeur de l’Institut national de la Jeunesse, de l’Education physique et du Sport (Injeps), Edmond Dossa, membre de l’Unité présidentielle de suivi, Jean-Marc Adjovi-Boco, conseiller technique du ministre des Sports, Okry Nonvignon, directeur du Sport et de la Formation sportive; Sosthène Seflimi, journaliste et entrepreneur sportif, Sabin Loumèdjinon, journaliste sportif, Gaétan Talon, ancien sportif et Me Julien Aplogan, avocat. Sports 08 juil. 2020


Education à la santé sexuelle et reproductive: Le guide de référence sur le dialogue parent-enfant en validation
Véronique Tognifodé Méwanou, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, a procédé, hier mardi 7 juillet à Cotonou, au lancement de l’atelier consacré à la validation de la version relue du guide de référence en matière de conduite du dialogue parent-enfant sur la santé sexuelle et reproductive. Ce guide constitue un véritable outil d’accompagnement des parents en matière d’éducation à la santé sexuelle et reproductive. Pour réduire les cas de grossesses précoces et renforcer la protection de la jeune fille, le ministère des Affaires sociales et de la Microfinance avec l’appui de l’Unfpa a initié l’élaboration d’un guide de référence pour la conduite du dialogue parent-enfant sur la santé sexuelle et reproductive. L’atelier consacré à la validation de la version relue de ce guide s’est tenu hier mardi 7 juillet à Cotonou. La ministre des Affaires sociales et de la Microfinance affirme que pour créer un cadre d’expérimentation favorable à l’atteinte de l’objectif qu’est la protection de la jeune fille, le ministère a initié plusieurs formations sur ledit guide au profit de nombreux acteurs, notamment les chefs des Centres de promotion sociale, les relais communautaires, les responsables et membres des associations des parents d’élèves ainsi que les leaders religieux et communautaires. Véronique Tognifodé Méwanou informe qu’au cours des échanges avec ces différents acteurs de la chaine de protection de l’enfance, il a été noté certaines divergences dans la compréhension par endroits du guide et la nécessité d’y développer des thématiques complémentaires. Ce qui justifie, selon elle, la présente séance de relecture. La ministre des Affaires sociales et de la Microfinance confie que la séance de relecture du guide a été précédée de plusieurs étapes préparatoires auxquelles la plupart des acteurs ont pris part. « Nous sommes au terme de ce processus couronné par l’activité de ce jour qui nous permettra de finaliser et d’approuver la version actualisée du guide pour son usage optimal par les parents », a-t-elle fait savoir. Elle dit compter sur l’investissement de chacun des participants pour parfaire le document et participer ainsi à la promotion de l’éducation des adolescents et des jeunes en matière de santé sexuelle et reproductive. Société 08 juil. 2020


Gestion des collectivités locales: Les nouveaux édiles face aux défis de bonne gouvernance
Finies les tractations et intrigues politiques. Les nouveaux conseils communaux font la dure mais exaltante expérience de la gestion des collectivités locales. A la faveur d’une tournée de prise de contact et de formation des maires et de leurs adjoints, le ministre en charge de la Gouvernance locale a mis un point d’honneur à leurs devoirs et responsabilités. « La baisse des revenus de nos communes, la complexité des règles de gestion, les sollicitations croissantes de nos administrés, le désarroi de certains de nos concitoyens face aux problèmes économiques sont autant de problèmes que les décideurs locaux doivent résoudre quotidiennement ». Cette déclaration de Taté Ouindéyama, maire de Natitingou et président en exercice de l’Association des communes de l’Atacora et de la Donga (Acad), témoigne de l’ampleur des défis qui incombent aux édiles de la Quatrième mandature de la décentralisation. L’espérance et les attentes des populations pour le développement à la base sont grandes. La vision du développement des territoires doit s’aligner sur la dynamisation des administrations communales, les stratégies de mobilisation des ressources propres, l’appui à la promotion de l’économie locale, la réalisation et la répartition équitable d’infrastructures sociocommunautaires ainsi que l’ouverture des communes au monde extérieur, conçoit Lydie Déré Chabi Nah, préfet de l’Atacora. Des enjeux qui appellent à l’esprit d’initiative et de responsabilité des nouvelles autorités locales pour constamment donner corps au principe de subsidiarité cher au secteur de la décentralisation et de la gouvernance locale. Les nouveaux maires qui n’ont pas le droit de décevoir leurs mandants semblent en avoir pleine conscience. Missions Tout en rassurant de sa disponibilité et de celle des services de son département à accompagner les élus locaux, Alassane Séidou, ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale a saisi l’occasion de sa prise de contact avec les nouveaux élus pour insister sur les obligations qui sont les leurs dans leurs nouvelles charges. Le gouvernement compte sur les nouveaux maires, eux qui sont des relais incontournables afin que les actions de développement prospèrent et touchent la base, laisse-t-il entendre. Leur mission est d’une importance capitale pour la construction de la nation, en ce sens qu’ils sont les premières personnalités des communes, les responsables des conseils communaux et donc les chefs des administrations locales, explique-t-il. Pour le ministre, toutes les actions des maires et de leurs adjoints doivent répondre à deux objectifs fondamentaux. Il précise : « Le premier, c’est de promouvoir la démocratie à la base : une démocratie inclusive et participative. Le second objectif, c’est de promouvoir le développement, satisfaire les besoins des populations, prendre et soutenir toutes les initiatives qui vont dans le sens de la création de la richesse et de la prospérité en vue de l’amélioration des conditions de vie des populations ». Pour réussir cette mission, les maires devront revoir la gouvernance. Celle qui était en place n’était « pas bonne », indique le ministre Alassane Séidou. Il appelle les tout nouveaux maires de l’ère du Nouveau départ à rompre avec les anciennes habitudes peu orthodoxes qui avaient cours dans les communes. Sous le signe de la bonne gouvernance La nouvelle mandature des élus communaux est placée sous le signe de la bonne gouvernance, selon le ministre de la Décentralisation qui insiste sur la gouvernance politique, administrative, financière, participative ainsi que le genre. Par rapport à la gouvernance politique et participative, les organes de prise de décision: conseil communal ou municipal, conseils d’arrondissement, conseils de village ou de quartier de ville doivent tenir régulièrement leurs sessions et en informer les populations de l’ordre du jour en amont ainsi que des décisions prises en aval. « On ne peut pas tenir clandestinement des réunions du conseil communal, ce n’est pas normal; et c’est le droit de la population de participer à ces séances », martèle Alassane Séidou. Aussi, souhaite-t-il que les relations entre les maires et la tutelle s’améliorent et soient apaisées. En ce qui concerne la gouvernance administrative, les élus doivent s’inscrire dans la dynamique de respecter l’organigramme-type de l’administration communale, en faisant en sorte que les chefs des services soient des cadres de catégorie A. La mise sur la compétence augure de la performance au niveau des services, selon l’autorité de tutelle. Les recrutements fantaisistes, politiques et laxistes créent des charges inutiles pour les administrations locales et sont à proscrire. « Dans certaines communes, les deux tiers du personnel ne servent à rien parce qu’ils n’ont aucune compétence et il n’y a pas souvent une adéquation profil-poste », relève le ministre. En termes de gouvernance financière, le respect des procédures et du cadrage des dépenses éligibles s’avère nécessaire pour une gestion optimale des ressources et met les élus à l’abri des ennuis, selon Alassane Séidou. Les ressources du Fonds d’appui au développement des communes (Fadec) ne doivent pas, par exemple, servir à construire des résidences, à acheter des véhicules, souligne-t-il. Les femmes doivent être souvent impliquées ou au cœur des décisions prises au sein du conseil communal, préconise le ministre. Actualités 08 juil. 2020


L’accès aux anti-retroviraux gravement touché par le Covid-19
Une nouvelle étude de l'Oms met en évidence le risque de manque d’antirétroviraux en raison de la pandémie de Covid-19. L’Afrique subsaharienne pourrait être particulièrement affectée par la situation. C’est à la veille de la conférence semestrielle de la Société Internationale du Sida (Isa), que 73 pays ont averti qu'ils risquaient de manquer de médicaments antirétroviraux (Arv) en raison de la pandémie de Covid-19. Certains pays (24) ont déclaré avoir un stock extrêmement bas ou des perturbations dans l'approvisionnement de ces médicaments vitaux. La pandémie de Covid-19 a lourdement perturbé la riposte au Sida et pourrait continuer sur sa lancée. L’Afrique subsaharienne est particulièrement affectée par la situation. Afrique subsaharienne En 2018, on estimait qu’en Afrique subsaharienne, 25,7 millions de personnes vivaient avec le Vih et que 16,4 millions (64 %) étaient sous traitement antirétroviral. Ces personnes risquent aujourd'hui de voir leur traitement interrompu car les services de lutte contre le virus sont fermés ou dans l’incapacité de fournir des traitements antirétroviraux. Les perturbations dans la chaîne d'approvisionnement sont la conséquence des besoins d’appui à la riposte à la Covid-19.Une interruption de six mois d’un traitement antirétroviral pourrait entraîner, durant la période 2020-2021, plus de 500.000 décès supplémentaires dus à des maladies liées au Sida, y compris la tuberculose.Ce revers ramènerait le taux de mortalité lié au Sida dans la région à celui de 2008. Une interruption, ne serait-ce que de 20 %, provoquerait 110.000 morts supplémentaires.Des efforts doivent être absolument déployés pour atténuer les effets de la perturbation des services de santé et de l’approvisionnement en fournitures sanitaires. Impact sur la transmission mère-enfant Les perturbations liées au coronavirus pourraient également inverser la tendance des progrès accomplis en matière de prévention de la transmission mère-enfant du Vih. Depuis 2010, les nouvelles infections par le Vih chez les enfants en Afrique subsaharienne ont diminué de 43 %, passant de 250.000 en 2010 à 140.000 en 2018. Si les problèmes ont lieu durant six mois, cela pourrait entraîner une augmentation considérable des nouvelles infections par le Vih chez les enfants, jusqu'à 37 % au Mozambique, 78 % au Malawi, 78 % au Zimbabwe et 104 % en Ouganda. Par Catherine Fiankan-Bokonga Correspondante accréditée auprès de l’Office des Nations Unies à Genève (Suisse) Actualités 07 juil. 2020


Objectifs 2020 du Hiv : des avancées inégales
Alors que s’est ouverte lundi 6 juillet la 23econférence de la Société Internationale sur le Sida (IAS), en format virtuel à cause du Covid-19, l’Onusida publie son rapport annuel dans lequel il fait état de l’échec de la réalisation des objectifs mondiaux fixés pour 2020. Le risque de revenir dix ans en arrière est envisagé si la pandémie du coronavirus interrompt les actions de lutte contre le Vih. Le nouveau rapport du Programme commun des Nations Unies sur le Vih/Sida (Onusida) souligne la disparité des avancées d’une région ou d’un pays à l’autre, conséquence du déploiement inégal de l’accès à la thérapie antirétrovirale. Intitulé « Agissons maintenant », le document souligne l’urgence de redoubler d’efforts et d’agir sans tarder pour soigner les millions de personnes laissées de côté. Il constate que depuis 2015, 3,5 millions d’infections au Vih et 820.000 décès supplémentaires liés au sida sont imputables à des objectifs non atteints. Situation dans le monde Les nouvelles infections au Vih ont explosé de 72 % depuis 2010 en Europe de l’Est et en Asie centrale. Leur nombre a également bondi de 22 % au Moyen-Orient et en Afrique du Nord et de 21 % en Amérique latine. Environ 62 % des nouvelles infections au Vih concernent les populations clés et leurs partenaires sexuels, comme les gays et autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, les professionnels du sexe, les consommateurs de drogues et la population incarcérée, alors même qu’elles ne représentent qu’une très faible part de la population globale. Avancées enregistrées Quatorze pays ont atteint le triple objectif 90-90-90 du traitement contre le Vih dont sept africains (Botswana,Eswatini, Namibie, Rwanda, Ouganda, Zambie, Zimbabwe). Trois Etats sont proches de l’objectif à savoir le Kenya, le Malawi et la Tanzanie. Ce qui signifie que 90 % des personnes vivant avec le Vih connaissent leur statut sérologique ; 90 % des personnes se sachant séropositives suivent un traitement antirétroviral et que 90 % des personnes sous traitement antirétroviral présentent une charge virale indétectable. Les progrès sont particuliers en Afrique orientale et australe, où les nouvelles infections au Vih ont reculé de 38 %, depuis 2010. Le déploiement de la thérapie antirétrovirale a sauvé des millions de vies, en particulier celles des femmes, et évité des millions de nouvelles infections. Obstacles Le monde a accusé un grand retard dans la prévention de nouvelles infections au Vih. Près d’1,7 million de personnes a contracté le virus, soit plus du triple de l’objectif mondial.Stigmatisation, discrimination,autres inégalités sociales et exclusion forment autant d’obstacles stratégiques. Les populations marginalisées qui redoutent le jugement, la violence ou les arrestations rencontrent des difficultés à accéder aux services de santé sexuelle et de la reproduction, notamment en lien avec la contraception et la prévention. Sur les 38 millions de personnes vivant avec le Vih, 12,6 millions n’avaient pas accès au traitement vital. Lorsque des services sont accessibles, le taux de transmission chute littéralement. Une couverture efficace a réduit les inégalités et le taux d’incidence des nouvelles infections au Vih en Eswatini, au Lesotho et en Afrique du Sud. Vih & Covid-19 Pour lutter contre les épidémies conjuguées de Vih et de Covid-19, l’Onusida et ses partenaires mènent une campagne mondiale en faveur d’un vaccin universel contre le coronavirus. Il presse aussi les pays à augmenter leurs investissements pour combattre ces deux maladies. Les investissements pour lutter contre le Vih ont chuté de 7 % entre 2017 et 2019. Actuellement, sur les 26,2 milliards de dollars nécessaires pour riposter efficacement au Vih en 2020, il manque 30% du budget. Par Catherine Fiankan-Bokonga Correspondante accréditée auprès de l’Office des Nations Unies à Genève (Suisse) Actualités 07 juil. 2020


Cep 2020: 206 313 candidats planchent dans 746 centres (L’examen lancé à Bantè ce jour)
Le Certificat d’études primaires (Cep) session de 2020 démarre ce lundi 6 juillet sur l’ensemble du territoire national. L’examen sera officiellement lancé à Agoua dans la commune de Bantè par le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou. 206 313 candidats dont 96 614 filles vont à l’assaut, dès ce lundi 6 juillet, du Certificat d’études primaires (Cep) session de 2020. Ils sont répartis dans 746 centres d’examen sur toute l’étendue du territoire national. Les candidats à besoins spécifiques sont au nombre de 77 dont 19 aveugles, six candidats à infirmité motrice d’origine cérébrale et 52 sourds muets. Le top de la composition sera donné ce matin au complexe scolaire public d’Agoua dans la commune de Bantè. Le lancement sera effectué par le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou. Ce dernier rassure les candidats que toutes les dispositions sont prises pour que l’examen se déroule dans de bonnes conditions. Le gouvernement a mis à la disposition de tous les candidats, informe le ministre, du gel hydroalcoolique pour le lavage des mains en lieu et place de l’eau et du savon. Il ne reste aux candidats qu’à respecter les règles de distanciation sociale et du port de masque pour être totalement en sécurité, souligne Salimane Karimou. Le ministre se félicite des dispositions prises par le gouvernement face à la progression vertigineuse de la pandémie. Il se réjouit de la tenue effective dès ce jour du Cep après un premier report dû au Covid-19. Des conseils L’autorité ministérielle invite les candidats à être sereins, décontractés et à ne pas céder à la panique. « Respectez les consignes de vos surveillants en salle et travaillez en toute confiance. Rendez-vous tôt dans vos centres munis de vos pièces d’identité et ne cédez en aucune manière à la tricherie », conseille le ministre aux candidats. Il invite les candidats à considérer le Cep comme une évaluation de routine comme celles qu’organisent leurs maîtres en classe. Salimane Karimou exhorte les parents d’élèves à aider leurs enfants à apprêter toutes les fournitures nécessaires, notamment carte d’identité et tenue imperméable en cas de pluie. A l’endroit des chefs centres et surveillants de salles, le ministre les invite à faire preuve de sagesse, de responsabilité et de professionnalisme. « Accomplissez votre mission dans le strict respect des dispositions légales et réglementaires. Gardez-vous donc de tous actes répréhensibles. Aujourd’hui mieux que par le passé, vous devez servir de modèle en tout. N’oubliez pas aussi vos masques et toutes les autres mesures », conseille Salimane Karimou, souhaitant à tous les candidats du courage et surtout le succès pour un taux de réussite à la hauteur des efforts, à l’heure de la proclamation des résultats de l’examen. Actualités 06 juil. 2020


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