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Nouvelles

Cep 2020: 206 313 candidats planchent dans 746 centres (L’examen lancé à Bantè ce jour)
Le Certificat d’études primaires (Cep) session de 2020 démarre ce lundi 6 juillet sur l’ensemble du territoire national. L’examen sera officiellement lancé à Agoua dans la commune de Bantè par le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou. 206 313 candidats dont 96 614 filles vont à l’assaut, dès ce lundi 6 juillet, du Certificat d’études primaires (Cep) session de 2020. Ils sont répartis dans 746 centres d’examen sur toute l’étendue du territoire national. Les candidats à besoins spécifiques sont au nombre de 77 dont 19 aveugles, six candidats à infirmité motrice d’origine cérébrale et 52 sourds muets. Le top de la composition sera donné ce matin au complexe scolaire public d’Agoua dans la commune de Bantè. Le lancement sera effectué par le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou. Ce dernier rassure les candidats que toutes les dispositions sont prises pour que l’examen se déroule dans de bonnes conditions. Le gouvernement a mis à la disposition de tous les candidats, informe le ministre, du gel hydroalcoolique pour le lavage des mains en lieu et place de l’eau et du savon. Il ne reste aux candidats qu’à respecter les règles de distanciation sociale et du port de masque pour être totalement en sécurité, souligne Salimane Karimou. Le ministre se félicite des dispositions prises par le gouvernement face à la progression vertigineuse de la pandémie. Il se réjouit de la tenue effective dès ce jour du Cep après un premier report dû au Covid-19. Des conseils L’autorité ministérielle invite les candidats à être sereins, décontractés et à ne pas céder à la panique. « Respectez les consignes de vos surveillants en salle et travaillez en toute confiance. Rendez-vous tôt dans vos centres munis de vos pièces d’identité et ne cédez en aucune manière à la tricherie », conseille le ministre aux candidats. Il invite les candidats à considérer le Cep comme une évaluation de routine comme celles qu’organisent leurs maîtres en classe. Salimane Karimou exhorte les parents d’élèves à aider leurs enfants à apprêter toutes les fournitures nécessaires, notamment carte d’identité et tenue imperméable en cas de pluie. A l’endroit des chefs centres et surveillants de salles, le ministre les invite à faire preuve de sagesse, de responsabilité et de professionnalisme. « Accomplissez votre mission dans le strict respect des dispositions légales et réglementaires. Gardez-vous donc de tous actes répréhensibles. Aujourd’hui mieux que par le passé, vous devez servir de modèle en tout. N’oubliez pas aussi vos masques et toutes les autres mesures », conseille Salimane Karimou, souhaitant à tous les candidats du courage et surtout le succès pour un taux de réussite à la hauteur des efforts, à l’heure de la proclamation des résultats de l’examen. Actualités 06 juil. 2020


Lutte contre les sachets plastiques au Bénin: La mayonnaise tarde à prendre
La lutte contre les sachets plastiques demeure un défi permanent au Bénin. La répression s’avère nécessaire pour en arriver à bout. L’édition 2020 de la Journée mondiale contre les sachets plastiques, le 3 juillet dernier, donne l’occasion à Sandra Idossou, militante pour un environnement propre, et initiatrice de la ‘’Campagne sachet Hééloué’’, d’appeler chaque acteur à ses responsabilités. La lutte contre les sachets plastiques ne comble pas encore toutes les attentes au Bénin. Le phénomène défie la législation en vigueur, en dépit de la veille des pouvoirs publics et des communications autour. A l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre les sacs plastiques, Sandra Idossou, présidente de l’Association engagement social et initiatrice de la ‘’Campagne sachet Hééloué’’ dénonce l’obstination des Béninois à utiliser ces sacs qui créent d’énormes dommages à l’environnement. « Beaucoup de gens continuent d’utiliser les sachets plastiques au quotidien sans se poser la question du sort qui leur est réservé. Le sachet que nous utilisons pendant dix minutes aujourd’hui, va continuer par détruire l’environnement sur plusieurs décennies », se désole-t-elle. Selon elle, la mayonnaise tarde à prendre au Bénin : « Je suis assez déçue et découragée parce que j’estime que nous n’avons pas évolué. Nous avons beaucoup parlé, fait beaucoup de longs et beaux discours, mais rien n’a changé dans la réalité. En dehors des magasins, des supermarchés et pharmacies qui ont essayé de mettre en place des emballages autres que le sachet plastique, rien n’a changé dans le quotidien des vendeurs et usagers des marchés ». Le phénomène s’apparente, à ses yeux, à un cercle vicieux. « Malheureusement, les fabricants, les importateurs, les distributeurs, les commerçants continuent leur sale besogne au vu et au su de nos autorités qui ne se donnent pas vraiment les moyens d’arrêter ce phénomène. Le sachet plastique est un commerce illicite qui doit être interdit et réprimé », tranche-t-elle. Pour celle qui se bat pour la protection de l’environnement à travers la ‘’Campagne sachet Hééloué’’ depuis trois ans, la lutte contre les sacs non biodégradables est avant tout un comportement : « Rares sont les personnes qui peuvent dire aujourd’hui qu’elles n’ont jamais entendu dire que l’utilisation des sachets plastiques nuit à la santé et à l’environnement. Il ne sert à rien qu’un message soit bien porté sans que cela ne se traduise dans les comportements ». Sur ce point, déplore-t-elle, le Bénin est encore loin du compte. « Chaque jour, des milliers de Béninois mangent encore leur nourriture chaude dans des sachets plastiques. Tous les jours, des tonnes de sachets sont jetées dans la nature au Bénin », révèle-t-elle. Responsabiliser chacun Pour y arriver, les citoyens doivent être mis devant leurs responsabilités. « Hommes, femmes, enfants, tout le monde doit se sentir concerné par ce combat. Manger dans les sachets plastiques tue. Nous devons être responsables par rapport à nous-mêmes et à l’environnement. L’environnement, c’est notre vie. Si nous voulons grandir dans un environnement sain, cela doit dépendre de notre comportement au quotidien», lance Sandra Idossou. Mais la lutte ne se situe pas seulement au niveau des populations. Les pouvoirs publics doivent être les acteurs de premier plan. « Si au même moment qu’on sensibilise les populations à ce phénomène, on continue d’autoriser l’importation de ces sacs, elles ne cesseront pas de les utiliser. Il faut amener le gouvernement à veiller à l’application de la loi interdisant l’utilisation des sachets plastiques. Nos autorités maîtrisent mieux les circuits de production et de distribution. Si elles décident de fermer les portes aux sacs plastiques, elles y arriveront », dit-elle, exhortant le gouvernement à une riposte musclée pour décourager les récidivistes. Pour elle, une journée dédiée à la lutte contre les sacs plastiques revêt une importance capitale pour attirer l’attention sur le tort fait à l’environnement. « Cette journée permet d’éveiller les consciences, de sensibiliser les populations et de les responsabiliser par rapport à leurs comportements sur la protection de l’environnement ». Le défi de la conscientisation, insiste-t-elle, doit demeurer une lutte quasi quotidienne. Environnement 06 juil. 2020


Face-à-face ministre de la Décentralisation-élus de l’Atacora-Donga: Les maires et adjoints à l’école des bonnes pratiques
Le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Alassane Séidou, était vendredi 3 juillet dernier, face aux maires et adjoints des communes de l’Atacora Donga. C’était pour les entretenir sur les pratiques de bonne gouvernance susceptibles de leur permettre de conduire leurs communes vers le développement. La rencontre vise, a insisté Alassane Séidou, ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, à outiller les nouveaux élus sur les textes qui régissent la décentralisation. Notamment la gouvernance participative, la prise en compte du genre et les relations de la tutelle avec les maires, sans occulter la bonne gestion des deniers publics. Ainsi, poursuit le ministre, certaines communes bénéficient jusqu’à 600 millions de francs de subventions. « Il faut bien gérer ça pour avoir de bons résultats », plaide-t-il. Il s’agit d’une formation pertinente, assure le ministre, vu le satisfecit des élus et l’engouement des maires. Car, justifie Alassane Séidou, si les maires sont bien formés, ils prendront des décisions profitables aux populations. « Ils doivent rompre avec les mauvaises habitudes, notamment la mauvaise gestion des ressources publiques, les chantiers entamés et abandonnés… », précise-t-il. Il plaide pour que les deniers publics soient utilisés avec efficience et efficacité. Taté Ouindéyama, maire de Natitingou, commune hôte de la rencontre, fait remarquer que la présente descente d’Alassane Séidou, la deuxième en moins de trois mois, dénote l’intérêt du ministre pour l’atteinte des résultats escomptés : la bonne gouvernance et l’application des pratiques vertueuses en vue du développement attendu. Le porte-parole des élus déclare avoir pris conscience des défis de la 4e mandature ainsi que des difficultés de mobilisation des ressources. Des défis que la séance leur permettra de relever, reconnait-il. Des propos que confirme Lydie Déré Chabi Nah, préfet de l’Atacora qui perçoit dans la rencontre, le relèvement de nouveaux défis, en l’occurrence, la dynamisation des conseils communaux, la mobilisation des ressources propres, l’ouverture des communes au monde extérieur et l’appel à la responsabilité des nouveaux élus. Elle a, au nom de son homologue de la Donga, exhorté les élus à l’apprentissage des règles de bonne gouvernance et d’une administration de développement. Pour ce faire, plusieurs communications ont été présentées aux élus dont entre autres, "Rôles et responsabilités du maire", "Les rapports des préfets avec les maires", "Le financement du développement communal", "Le Centre de formation pour l’administration locale". La rencontre a connu la présence des secrétaires généraux des ministères de la Santé et de l’Economie numérique et de la Digitalisation qui ont également fait des exposés liés à leurs départements ministériels respectifs. -------------------- Impressions des élus sur l’intérêt de la rencontre -------------------- Aldo Calixte Denyz N’Dah Kouagou, maire de Boukombé « Les communications étaient assez pertinentes ; au séminaire de l’Up à Calavi, nous avons été coachés sur notre rôle et la manière dont notre parti percevait l’atteinte des objectifs et le relèvement des nouveaux défis. La répétition est pédagogique et nous cernons davantage ce qui nous a été exposé ». Sanni Didier Kouandé-Sounon, maire de Kouandé « Nous avons beaucoup appris à l’occasion de cette rencontre. Beaucoup d’idées nous ont été communiquées ; la décentralisation, ce sont les textes que nous devons essayer de nous approprier. La rencontre visait à nous fournir les outils nécessaires pour éviter les dérapages ». Société 06 juil. 2020


Prise de contact des autorités de tutelle avec les nouveaux élus communaux: Les maires du Borgou et de l'Alibori face à leurs défis
Les nouveaux maires des communes des départements du Borgou et de l’Alibori ont eu droit ce jeudi 2 juillet à l’hôtel de ville de Parakou, à une séance de prise de contact, d’information et d’échanges avec leurs autorités de tutelle et des membres du gouvernement. Cette initiative permettra aux nouveaux élus communaux de s'outiller en vue d’un développement des collectivités territoriales dont ils ont la charge. Les nouveaux maires du Borgou et de l'Alibori quelques jours après leur installation, prennent langue avec leurs autorités de tutelle et une délégation gouvernementale dans le cadre de l’exercice efficace de leur cahier des charges. « En ce début de mandature, il importe d’entretenir les nouveaux élus communaux et municipaux sur leur rôles et responsabilités en vue de la réussite de leur mission », souligne Djibril Mama Cissé, préfet du Borgou. La rencontre vise à impulser un nouveau dynamisme au développement communal. L’actuelle mandature est celle de toutes les attentes. Selon Noël Ayichékpo Gankpé, directeur de cabinet du ministre en charge de la Décentralisation, les bilans des trois premières mandatures restent assez mitigés par endroits. D’où cette exhortation du préfet: « Les populations attendent beaucoup de cette mandature des conseils municipaux de l’ère de la décentralisation au Bénin. Je voudrais vous inviter à vous engager effectivement en plaçant votre mission sous le signe de l’unité, du consensus, de la paix et du travail collégial au sein de vos conseils respectifs afin de relever les défis et d’offrir de meilleures conditions de vie à vos mandants», insiste Djibril Mama Cissé. Noël Ayichékpo Gankpé renchérit : « Votre élection est la marque d’une grande confiance placée en vous par les populations. La mission à laquelle vous êtes investis est capitale pour le bien-être des populations de vos différentes communes ». Les textes de la décentralisation au Bénin concèdent aux élus communaux des compétences et prérogatives sous le contrôle et avec le concours de l’Etat. Entre autres défis qui s’imposent à la 4e mandature, une gouvernance inclusive et participative, la mobilisation des ressources, la gestion efficace des ressources humaines, le respect des règles de passation des marchés publics, le respect des principes budgétaires, la transparence et la reddition des comptes, l’entretien du patrimoine communal… Les élus communaux ont suivi différentes communications relatives aux « rôles et responsabilités du maire dans l’exercice de ses fonctions », « le préfet et ses relations avec les maires », «financement du développement communal » et « mesures du gouvernement pour réduire la pauvreté dans les communes ». De quoi leur donner un aperçu global des challenges qui les attendent. Actualités 03 juil. 2020


Protection des ressources naturelles du Bénin: African Parks conforté pour le développement du parc W
Le gouvernement béninois poursuit ses efforts pour la protection des ressources naturelles du pays. Son engagement pour les aires protégées s’est renforcé le 25 juin dernier avec la signature d’un contrat de longue durée avec African Parks. Pour les dix prochaines années, le Bénin confie à cette institution de référence, la sécurisation du parc national du W. Le gouvernement béninois accorde la priorité à la réhabilitation et à la conservation des aires protégées du pays. Il en a fait depuis 2016, un projet prioritaire à travers son programme d’action. Depuis lors, les lignes ont bougé, conviennent les acteurs. Le capitaine Abdel-Aziz Bello, directeur du parc national du W se dit même soulagé des fruits de l’engagement de l’Etat au profit de la faune et de la flore. « C’est un sentiment de soulagement approfondi qui m’anime à la suite de celui de la signature du contrat quadripartite de mise en œuvre du Pip », fait-il savoir. « Quand on compare les difficultés énormes auxquelles nous étions confrontés dans le passé et les changements positifs connus actuellement non seulement dans l’amélioration de nos conditions de vie et de travail, mais aussi en ce qui concerne les résultats encourageants obtenus après seulement neuf mois de mise en œuvre de ces réformes au niveau du W », il y a lieu de dire sa reconnaissance, relève-t-il. Ces résultats ont été obtenus principalement grâce à African Parks (Ap) qui a l’expertise d’asseoir un bon système de gestion basé sur des procédures performantes mises en œuvre par des équipes compétentes constituées aussi bien de personnel expatrié que local, indique-t-il Au nombre des réalisations qui font la fierté du capitaine Bello, Angelo Amoussou, chef Projets parcs nationaux et forêts à l’Agence nationale de la promotion des patrimoines et du développement touristique (Anpt) salue particulièrement la mise en œuvre du Plan d’intervention prioritaire (Pip) signé entre le ministère du Cadre de vie, l’Anpt, le Centre national de gestion des réserves de faune (Cenagref) et African Parks, dans le but de réhabiliter et développer le parc national du W, par la formation et le déploiement d’une nouvelle brigade spéciale de 90 Rangers et la rénovation des infrastructures du parc. Au total, 2 386 865 840 F Cfa ont été investis dont une part substantielle émanant de la Fondation des savanes ouest africaines (2 039 504 000) et le reste, soit 347 361 840 F Cfa investis par le gouvernement béninois. Grâce à cet investissement, le parc renait et d’importants investissements y ont été faits, reconnait Angelo Amoussou. La réhabilitation des bureaux du Cenagref, la réhabilitation de la base opérationnelle d’Alfakoara, la réhabilitation de la piste d'atterrissage d’Alfakoara, l’ouverture et l’aménagement des pistes, l’achat de nouveaux véhicules et des motos pour les équipes des postes périphériques et animateurs communautaires… Autant de réalisations qui justifient le renouvellement du contrat. Renouvellement intervenu le 25 juin dernier à la satisfaction de toutes les parties prenantes et qui permet au Cenagref de contracter avec African Parks pour le compte de l’Etat, lui concédant de ce fait une partie de ses attributions. « La signature du présent contrat de délégation de gestion permettra de consolider les acquis du Pip et d’aborder tous les autres maillons de la gestion du parc pour atteindre effectivement l’objectif de la restauration et du développement du Complexe W », indiquait à l’occasion, son directeur, le capitaine Abdel-Aziz Bello. Pour lui, ce partenariat est un début, non seulement pour le W Bénin mais aussi pour une coopération plus importante dans la région pour asseoir la sécurité ainsi que le développement durable aussi bien des aires protégées que des communautés environnantes. Restauration et coopération Ferdinand Claude Kidjo, directeur général du Cenagref, soulignera pour sa part, que la signature de ce contrat marque de façon profonde le cadre institutionnel de la gestion des réserves de faune au Bénin, donc du repositionnement et du redimensionnement du centre dont il a la charge. « Le gouvernement a vu juste dès 2016, de poser successivement un certain nombre d’actions phares dont l’élaboration du Plan d’intervention prioritaire pour la réhabilitation et le développement du complexe W », apprécie-t-il. « Ce contrat de délégation de gestion, de financement et de développement du Complexe w est d’une durée de dix ans et comporte beaucoup d’innovations par rapport à celui de la Pendjari », se réjouit-il. La signature du contrat s’est déroulée en présence de Jean Marc Froment, représentant résident d’Ap au Bénin et Christophe Lemée, coordinateur du Pip. Pour Peter Fearnhead, directeur général d’African Parks, le gouvernement du Bénin a choisi depuis 2017, son institution comme gestionnaire du parc national de la Pendjari, joyau naturel de l’Afrique de l’Ouest. « Les dernières années n’ont pas été sans difficultés, mais nous avons connu une évolution extrêmement rapide dans le développement du parc, grâce aux appuis opérationnels, financiers et une gouvernance exemplaire du gouvernement béninois… Cette réussite est le fait de nombreux soutiens reçus de par le monde », indique-t-il. « Trois ans après le début de cette aventure, nous voici, en ce jour historique, à procéder à la signature d’un nouvel accord de délégation de gestion pour le parc W Bénin qui représente l’un des derniers refuges d’espèces clés avec des populations viables en Afrique de l’Ouest », soutient-il. Signature qui intervient, rappelle-t-il, après neuf mois du Pip. Comme bien d’autres, il reconnaîtra que ce projet a été le début de la remise à niveau et de l’amélioration des capacités de l’unité de gestion du parc. Mieux, « Les résultats obtenus au cours de ces neuf mois sont impressionnants même s’il ne s’agit que de la première étape d’un long processus ». Confiant, Peter Fearnhead espère que ce partenariat donnera un nouvel élan et va davantage assurer un avenir d’espoir, non seulement pour le W-Bénin et ses communautés, mais aussi pour une coopération plus importante dans la région afin d’asseoir le développement durable du complexe transfrontalier Wap. Impulser une gestion efficace et durable Cette signature de contrat de délégation de gestion du complexe Parc W- Bénin, plus grand parc national du Bénin avec la zone cynégétique de la Djona et le territoire de chasse de la Mékrou, le ministre du Cadre de vie, José Tonato, l’accueille avec soulagement. Il y lit une démarche pour impulser une gestion efficace et durable des réserves de faune avec des bornes désormais gravées en lettres d’or dans la mémoire des acteurs de la biodiversité et du développement du patrimoine touristique. « Malgré ses labels de Réserve de biosphère transfrontalière, de patrimoine mondial de l’Unesco et de Site Ramsar, les menaces qui pèsent sur cette aire protégée demeurent importantes », révèle-t-il. C’est pourquoi, un plan d’intervention prioritaire d’un coût total de deux milliards trois cent quatre-vingt-six millions neuf cent vingt-et-un mille deux cent cinquante-huit (2 386 921 258) F Cfa, cofinancé par le gouvernement et la Fondation des savanes ouest-africaines est en cours de mise en œuvre depuis le mois d’octobre 2019, poursuit-il. A trois mois de sa clôture, ce projet a déjà permis « une véritable amélioration des infrastructures et des compétences nationales en matière de surveillance du complexe, y compris la mise en place de la première promotion de 35 rangers pour la brigade spéciale », assure-t-il. « Depuis 2016, la bonne gestion des ressources touristiques est l’épine dorsale du Pag. La gestion plus dynamique des aires protégées et de leur diversité biologique, notamment la grande faune est au centre des réformes du gouvernement, avec la mise en délégation de gestion des complexes parcs de la Pendjari et du W », fait savoir le ministre. De ce fait, le Cenagref est déchargé de l’exercice direct des fonctions d’aménagement et de gestion durable au niveau des deux complexes parcs nationaux, pour se focaliser sur les missions de supervision des interventions dans le secteur de gestion durable de la faune et de préservation de la biodiversité dans les écosystèmes naturels nationaux, souligne José Tonato. Les deux fleurons que sont les réserves de biosphère de la Pendjari et du W confiés à l’Ap pour une gestion moderne et novatrice font aussi la satisfaction du gouvernement qui constate une expertise dans la protection et la promotion des aires protégées. « Le chef de l’Etat, le gouvernement et moi-même, attendons que votre savoir-faire instaure une dynamique réelle et durable en faveur de nos aires protégées », lance-t-il comme appel. Pour finir, il a rassuré le personnel employé par le Cenagref sur le parc que la restructuration en cours a prévu leur redéploiement dans la nouvelle équipe, à condition qu’ils fassent preuve de leur capacité à contribuer avec la compétence nécessaire et dans la discipline à la consolidation de la nouvelle dynamique. Actualités 03 juil. 2020


Ali Yaro, président de la Fédération béninoise de Volley-ball: « Plusieurs réformes sont prévues pour faire rayonner la discipline »
A la tête de la Fédération béninoise de Volley-ball depuis 2018, Ali Yaro, parle de l’avenir de la discipline et des projets pour son rayonnement. Dans cette interview, il n’occulte pas la suspension des activités à cause de la pandémie du coronavirus et évoque les dispositions prises pour le bien-être des acteurs sur le plan national. Deux ans après votre élection, que faites-vous pour le rayonnement du volley-ball béninois à l’échelle continentale ? La Nation : Il était question pour nous en décembre 2017, en prenant les rênes de la Fédération béninoise de Volley-ball d’organiser la communication entre la fédération et les ligues régionales ainsi que les clubs de sorte que les responsables de ligues soient les plus imprégnés de toutes les décisions du comité exécutif, de mettre en place un répertoire de tous les acteurs de la discipline afin d’avoir une idée du nombre de licenciés, la moyenne d’âge et une base de données de nos officiels. Sur le plan technique, nous avons souhaité qu’on redynamise de façon profonde, la direction technique nationale afin d’avoir toutes les compétences nécessaires. Nous avons continué à encourager la participation aux différentes compétitions. Je peux vous dire que nous travaillons à nous imposer dans la zone 3 composée de huit pays avant d’ambitionner de gagner des médailles au niveau continental. Qu’en est-il de l'approche participative promise en début de mandat ? Cette promesse avait du mal à avoir l’adhésion du comité exécutif. Mais, finalement, nous avons pu adopter cette façon de faire en consultant souvent les ligues. Nous nous préparons à faire un bilan à mi-parcours pour voir ce qui a été fait et corriger ou améliorer notre gestion. Des réformes sont attendues au niveau de l’organisation des compétitions statutaires. Nous sommes en train de travailler à créer la ligue nationale et à apporter beaucoup d’autres innovations pour faire rayonner le volley-ball béninois. Que pensez-vous faire pour faire développer davantage le beach-volley au Bénin ? Le beach-volley est arrivé un peu tard dans notre pays. Il se jouait de façon informelle par quelques-uns. Lors de notre passage en Allemagne, nous avons eu l’idée avec le coach Achille Gbaguidi d’en faire une priorité. Nous avons fait notre premier pair pour participer à plusieurs compétitions internationales. Après, nous avons laissé la place aux jeunes. En 2011, j’ai été coopté pour faire partie de la commission beach-volley sur le continent. C’est ce qui nous a motivés à asseoir la base du beach au plan national. Actuellement, des foyers de promotion de beach-volley sont créés dans certains départements du pays. Quel est l’impact du Covid-19 sur le déroulement des activités du volley-ball ? La Fédération béninoise de Volley-ball avait lancé sa saison en début d’année avec la sortie de nos équipes sur le continent. La sélection féminine était à Accra pour les éliminatoires des Jeux olympiques tandis que les hommes étaient à Lomé. La sélection masculine s’est qualifiée pour la deuxième phase prévue en Tanzanie, malheureusement toutes les compétitions ont été suspendues après la programmation des matchs. Au plan national, les éliminatoires des championnats nationaux avaient démarré dans les ligues Atlantique- Littoral, Ouémé-Plateau et Borgou-Alibori, mais déférant aux recommandations du gouvernement, nous avons tout arrêté. Nous avons demandé aux acteurs de volley-ball de suivre le mot d’ordre afin qu’ils se protègent contre le virus. Quelle suite à donner à la saison au niveau du volley-ball ? Je voudrais vous dire que les activités suspendues sur les plans national, continental et international seront programmées dans les jours à venir en fonction de l’évolution de la situation. Nous suivons de très près tout ce qui se passe dans les départements. La Fédération souhaite profiter de la trêve pour donner une formation en management du sport aux responsables des clubs et des ligues. Sports 03 juil. 2020


Création d’une unité de production de contenu sportif: Oswald Homéky et les experts expliquent les grandes lignes du projet
En prélude à la mise en place d’une unité de production de contenu sportif, Oswald Homéky, ministre des Sports, Eddy Rabin et Benoît Fauvet, consultants et experts en production audiovisuelle ont rencontré les hommes des médias, hier jeudi 2 juillet à Cotonou. Au cours de la rencontre, ils ont levé un coin de voile sur ce projet dédié à la valorisation du sport béninois. Fournir aux hommes des médias toutes les informations sur le projet de mise en place d'une unité de production de contenu sportif. C’est l’objectif de la conférence de presse animée ce jeudi 2 juillet à Cotonou par Oswald Homéky, ministre des Sports, Eddy Rabin, ancien directeur de production Sport de Canal+ et Benoît Fauvet, responsable de production Poste Tv et Broadcast Venue Manager (Bvm) de la Can Total 2019. Il s’agit, selon Oswald Homéky, d’assurer la promotion du sport béninois à l’international à travers cette boîte de production. « Nous avons pensé qu’il serait important pour notre pays de se doter de cette unité de production dédiée exclusivement à la valorisation du sport béninois », a-t-il déclaré. Selon lui, un contenu sportif de qualité sera produit et diffusé dans les médias aux plans national et international. Le gouvernement a fait appel à des experts internationaux pour réussir son pari. Ce projet est désormais dans sa phase active avec la présélection et la sélection dans les tout prochains jours de près d’une trentaine de techniciens en audiovisuel. Il s’agit de deux chefs Car, deux opérateurs Synthe, deux opérateurs Serveur, deux opérateurs de son, deux opérateurs vision, onze cameramen, deux réalisateurs et deux assistants réalisateurs. Pour le ministre des Sports, cette unité sera dotée non seulement d’un personnel qualifié mais aussi des équipements de dernière génération. « Nous ambitionnons d’acquérir des équipements ultra-modernes pour réussir le pari », a-t-il poursuivi. Présents au Bénin depuis quelques jours, les deux experts ont fait le tour des installations sportives afin de calibrer les options du projet avec les infrastructures sur place. Eddy Rabin, ancien directeur de production Sport de Canal+ pense que c’est le début d’une belle histoire pour le sport béninois. Il annonce la présélection, la sélection et la formation des techniciens de pointe en vue de la réussite de ce projet qui vise la visibilité du Bénin à l'international. « Nous allons apporter notre savoir-faire pour la réussite de ce projet », a-t-il promis. Abondant dans le même sens, Benoît Fauvet, responsable de production Poste Tv et Broadcast Venue Manager (Bvm) de la Can Total 2019 salue cette initiative du Bénin et promet d’apporter son expertise afin que les objectifs du projet soient atteints. Sports 03 juil. 2020


Deux femmes élues maires dans le Plateau: L'effet d'une transformation sociale
Au terme du scrutin communal et municipal du 17 mai dernier, le département du Plateau a connu l’élection de deux femmes maire, notamment Lucie Ablawa Sessinou à Kétou et Karamatou Fagbohoun à Adja-Ouèrè. il s'agit là du couronnement d’une longue aventure ponctuée d’engagement et de combativité. Lucie Ablawa Sessinou, chef de l’exécutif communal de Kétou et Karamatou Fagbohoun, aux commandes à Adja-Ouèrè. L’élection de ces deux dames renforce la représentativité des femmes politiciennes. Portées en triomphe au terme des élections communales et municipales du 17 mai 2020, elles symbolisent à la fois l’espoir et la fierté de leurs localités respectives. Sur quatre femmes maires que compte le Bénin sur les 77 édiles, le Plateau détient à lui seul deux. Cette prouesse des élues conseillères ne passe pas inaperçue quoique le militantisme politique reste le fort des femmes du département du Plateau. « Lorsqu’on reste dans les questions électives démocratiques modernes, on peut dire que cette percée des femmes conseillères dans le Plateau est une première. Mais lorsqu’on reste dans l’organisation sociale, la détention du pouvoir, dans les anciens royaumes à forte organisation sociale, le pouvoir yoruba, le pouvoir d’Oyo a accordé davantage de rôles à la femme que le pouvoir royal fon », souligne Dodji Amouzounvi, sociologue. « Quand on connaît l’organisation sociale de nos anciens royaumes, on ne peut pas dire que la femme n’est pas détentrice de pouvoir », poursuit-il. Si Lucie Ablawa Sessinou signe son retour à ce poste qu’elle a perdu en 2008, avec la première mandature de la décentralisation dans cette commune, la nouvelle maire d’Adja-Ouèrè, quant à elle, doit son élection à sa force de regroupement politique et à sa vision. Mais avant tout, les deux femmes maires, nouvellement élues à la tête des conseils communaux de Kétou et d’Adja-Ouèrè ont bénéficié de la confiance de leurs partis et des électeurs qui les ont plébiscitées pour conduire les destinées de ces différentes communes. Pour en arriver là, chacune d’elles a dû batailler afin de convaincre les deux formations politiques auxquelles elles appartiennent. Membre du Conseil communal sortant de Kétou et présidente du Réseau des femmes élues conseillères du Bénin depuis 2018, Lucie Ablawa Sèssinou est aussi un pilier important de l’Union progressiste. Elle place son mandat sous le signe d’une gestion transparente et équitable pour le développement de sa cité. « Si c’est les compétences, nous en avons. Nous allons mettre en valeur toutes ces compétences et toute l’expertise que nous avons au sein du Conseil communal pour pouvoir développer Kétou », assure-t-elle. Récolte de bons grains A Adja-Ouèrè, Karamatou Fagbohoun, fille de l’opérateur économique et président de l’ancien parti ''Mouvement africain pour la démocratie et le progrès'' (Madep), Séfou Fagbohoun, prend les rênes de la commune. Elle accède à ce poste grâce à la bénédiction de son parti, le Bloc républicain. Elle est très active au sein de ce parti à travers ses sorties politiques et ses actions sociales. Son élection lui permet d’entamer une belle carrière politique. Femme politique influente dans le Plateau, la nouvelle maire d’Adja-Ouèrè est appelée à pérenniser les bonnes œuvres de son père. Elle a été la cheville ouvrière du ralliement de ce dernier à la mouvance présidentielle et entend s’inspirer du modèle de gestion du président de la République, Patrice Talon pour impacter sa commune. « Dès cet instant, je suis le maire de tout le monde, sans distinction ni d’appartenance politique, ni de religion, ni d’origine. Je suis au service de la commune tout entière », indique-t-elle. Elle mise sur l’union et le développement pour réussir son mandat. «Rien de beau et de grand ne se construit dans la désunion, dans la division », assure-t-elle. Le sacre de ces deux femmes maires n’est que la récolte des bons grains qu’elles ont semés des années durant et la reconnaissance de leurs partis pour leur combativité. « Le fait d’avoir bravé le regard social, non seulement des hommes mais aussi de leurs consœurs est exceptionnel. Le fait d’avoir réussi là où les hommes ont échoué dans ce milieu très phallocratique, est exceptionnel. Partant de l’organisation sociale, on se rend compte que la femme a toujours détenu le pouvoir », souligne Dodji Amouzounvi. Il analyse l’élection des deux conseillères comme un effet de la transformation sociale. « Les femmes (ndlr : candidates aux élections) n’avaient pas connu une telle ascension hier. J’analyserai cela comme une marche normale, une résurgence, une visibilité et comme l’une des mutations de l’ordre social, et il faut s’attendre à ce que les femmes arrivent de plus en plus à des niveaux élevés en politique», explique-t-il. Si ces femmes sont parvenues à un niveau élevé au sein des instances communales, « c’est d’abord une question de société avant d’être une question d’éducation. Envoyer les femmes à l’école donne du crédit au combat de développement », développe-t-il. Pour les six prochaines années, elles devront garder le même entrain au travail et poursuivre les efforts dans le sens du développement de leur localité, afin de continuer à mériter la confiance des populations et de leurs partis politiques, et surtout faire rayonner le milieu yoruba. Société 03 juil. 2020


Phase pilote du projet Arch: 5 000 lecteurs de carte électronique acquis
Pour assurer l’authentification univoque des cartes électroniques délivrées dans le cadre de la mise en œuvre de la phase pilote du projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch), le Conseil des ministres a autorisé, mercredi 1er juillet, l’acquisition de 5 000 lecteurs de carte. L’outil permettra d’éviter les fraudes et autres couacs dans la mise en œuvre du projet. Le Conseil des ministres a autorisé l’achat de 5 000 lecteurs de cartes électroniques, lesquelles ont été distribuées dans le cadre de la mise en œuvre de la phase pilote du projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch). « La mise en œuvre de la phase pilote dudit projet a révélé la nécessité de procéder à l’identification des bénéficiaires par les moyens les plus appropriés, afin d’éviter des fraudes et autres irrégularités préjudiciables à sa pérennité », justifie le Conseil. Il rappelle que les cartes distribuées aux bénéficiaires sont électroniques, et pour en assurer l’authentification univoque, il est indispensable de recourir à des lecteurs adaptés aux fonctionnalités prévues. C’est au vu de tout ceci et soucieux de rendre ce matériel disponible dans tous les centres de santé publics, que le Conseil des ministres a autorisé l’acquisition des 5 000 lecteurs. En outre, le Conseil informe que les ministres en charge de la généralisation du projet, ont été instruits afin que toutes les diligences nécessaires à l’achat desdits lecteurs soient accomplies. Résultats prometteurs A l’issue d’un point d’étape effectué en février dernier, par les cadres de l’Unité de gestion du projet Arch, il a été constaté que l’Arch porte de bons résultats. Le ciblage communautaire et les enquêtes socio-économiques effectués dans les sept communes retenues pour la phase pilote du projet ont permis d’enrôler à peu près 105 000 bénéficiaires. Ces personnes ont été identifiées et leur statut d’extrêmes pauvres a été validé. Sur le nombre total des personnes enregistrées, 89 899 ont reçu leurs cartes nationales biométriques depuis le 20 juillet 2019. A la date du 9 février passé, plus de 2 251 bénéficiaires ont obtenu une prise en charge sanitaire complète suivant le contenu du panier des soins dans les communes pilotes. En termes de ressources affectées, la zone sanitaire Abomey-Calavi - So-Ava a reçu un prêt de 45 millions de francs Cfa de médicaments entre août 2019 et février 2020. Après réception, ces consommables ont été aussitôt positionnés dans les formations sanitaires. À la date du 9 février dernier, 1 682 bénéficiaires ont été pris en charge pour un coût global de 3,32 millions de francs Cfa. De décembre 2019 à la même date du 9 février, 172 bénéficiaires ont été pris en charge dans la zone sanitaire Dassa-Zoumè-Glazoué. Ceci, pour un montant total de près de deux cent cinquante mille francs Cfa. Au niveau de la zone sanitaire Djougou-Copargo-Ouaké, 399 personnes ont été prises en charge pour environ quatre cent quatre-vingt mille F Cfa. Au terme du point d’étape, le coordonnateur du projet Arch, Venant C. Quenum, avait exprimé toute sa satisfaction au regard de ces résultats. Actuellement, Venant C. Quenum et toute son équipe sont en mission d’évaluation du projet dans les sept communes pilotes en vue de sa généralisation. Évalué à 313 milliards de francs Cfa, le projet Arch est un package de quatre services, à savoir, Assurance-maladie, crédit, formation et assurance retraite. L’Arch est initié par le gouvernement du président Patrice Talon dans le but d’apporter une réponse forte à l’état des lieux jugé critique en matière de protection sociale des acteurs de l’informel au Bénin. Le projet cible plus de 2 468 254 bénéficiaires reconnus « pauvres extrêmes » et répartis dans 375 458 ménages. La population des bénéficiaires ayant le statut de « pauvres non extrêmes » estimée à 1 895 810 répartis dans 321 737 ménages va être partiellement prise en charge. La phase pilote de ce projet avait été lancée le 29 juillet 2019 à Glo-Djigbé dans la commune d’Abomey-Calavi. Société 03 juil. 2020


Mouhamadou Arikama Chabi, économiste financier: « La microfinance peut mieux contribuer à l’égalité entre les sexes »
Mouhamadou Arikama Chabi, administrateur des services financiers, nous parle dans cet entretien, de l’enjeu de l’Egalité femme-homme (Efh) dans le secteur de la microfinance. Le consultant évoque les stratégies et plans d’actions pour sa mise en œuvre dans les Systèmes financiers décentralisés (Sfd). La Nation : En quoi l’Egalité femme - homme (Efh) est-elle importante dans les Systèmes financiers décentralisés (Sfd) ? Mouhamadou Arikama Chabi : Le secteur de la microfinance au Bénin n’est pas à l’abri d’inégalité des sexes. Malgré le fait que ce secteur semble servir en grande partie les femmes, la gouvernance et la gestion des institutions du secteur n’impliquent pas encore suffisamment les femmes et l’accès aux services financiers diversifiés et adaptés à ces dernières reste à améliorer.Le secteur peut mieux contribuer, malgré les contraintes, à l’égalité entre les sexes, notamment pour l’accroissement de l’efficacité et de la productivité économiques des femmes. Que faire pour y parvenir ? Dans le cadre du projet d’Appui au développement, à la professionnalisation et à l’assainissement de la microfinance au Bénin (Adapami), des stratégies et plan d’action Egalité femme - homme (Spa Efh) ont été élaborés pour être mis en œuvre dans les Sfd. Ces documents de planification stratégique ont pour but d’assurer la prise en compte optimale, par chacun des Sfd, de la thématique Efh qui est une thématique transversale dans toute organisation et dans toute société. C’est important pour le secteur de la microfinance et les Sfd qui sont des intervenants économiques susceptibles de réduire la pauvreté et de donner des services qui créent ou renforcent des capacités pour générer des revenus et du développement économique. L’importance des Spa Efh réside dans celle de la thématique même qui est l’égalité homme-femme au sein des Sfd bénéficiaires. Ils visent de façon générale la promotion, l’égalité des droits, le partage équitable des responsabilités, du pouvoir et des ressources entre hommes et femmes au niveau des Sfd. Quelles sont les composantes de ces stratégies et plan d’action ? Ils comportent quatre domaines que sont :l’accès aux ressources/produits et services financiers, l’accès à la décision/pouvoir, l’accès aux connaissances/formations et l’accès à l’emploi. Il s’agit là d’aspects de la gestion et du bénéfice des prestations où les hommes et les femmes doivent se retrouver de façon équilibrée pour une optimisation des impacts pour la société. Les Spa Efh sont composés de trois parties principales : diagnostic, propositions d’amélioration et budget/finance. Le diagnostic aboutit à l’établissement de l’état des lieux ou encore la situation de départ en utilisant l’outil analyse comparative des sexes. Il contient l’identification des causes de la situation et les défis pour l’amélioration ou le maintien de la situation selon qu’elle est égalitaire ou inégalitaire. On part du postulat qu’il y aura inégalité d’accès si l’un des sexes (hommes ou femmes) détient une proportion supérieure à 70 % ou inférieure à 30% pour l’un des produits financiers et l’une des variables nombre ou montant. Quant à la méthodologie de diagnostic, elle prend en compte l’analyse comparative des sexes dans les quatre domaines d’accès importants pour la microfinance que sont : l’accès aux ressources, l’accès au pouvoir, l’accès à l’emploi et l’accès à la connaissance. Et les propositions pour mieux prendre en compte l’Efh? Les propositions d’amélioration sont faites de façon très participative en se basant sur le diagnostic établi et validé au niveau des bénéficiaires du projet Adapami. Elles sont spécifiques pour chaque Sfd. Ce sont des « choix internes » retenus dans une démarche cohérente avec l’accompagnement de spécialistes externes, et donc de « très bons documents d’engagement pour le futur ». Les propositions d’amélioration sont définies pour être réalisées sur une période de trois ans. Les objectifs à atteindre à la fin de la période sont fixés suivant la méthode Smart (spécifiques, mesurables, atteignables, réalistes, et pour un temps). Ainsi, les actions sont efficaces en principe. Le plan d’action s’étale donc sur trois ans et la mise en œuvre des actions est répartie sur les trois ans. Certaines actions peuvent se dérouler sur un, deux ou les trois années. Quid du volet financier ? Le volet financier est aussi important que le diagnostic et les propositions. C’est une estimation des coûts/budgets de réalisation des actions ou de mise en œuvre de la stratégie. Ce sont des ressources à affecter pour la réalisation du plan. Bien évidemment, il y a des actions sans coûts directs spécifiques, par exemple lorsqu’il s’agit de prendre des mesures. L’aspect financier est fait conformément au plan de réalisation des activités précisé au volet précédent, c’est-à-dire les propositions. L’élaboration des Spa Efh a été un effort organisé et bien structuré qu’il est important de valoriser à travers sa mise en œuvre. Cela entre dans une démarche stratégique globale. Quelles sont les conditions pour faire aboutir les Spa Efh ? Les principaux défis dans la mise en œuvre des Spa Efh sont : la volonté de la mise en œuvre de la stratégie ou du plan pour un ou plusieurs domaines, notamment l’accès au pouvoir et l’accès à l’emploi, et la bonne organisation de la mise en œuvre. Pour atteindre les objectifs, il faut essentiellement mettre en œuvre le plan d’action de façon optimale et suivre les résultats obtenus. Les Spa Efh constituent une véritable carte de route qu’il faut absolument garder en vue en tout temps, en plus d’y apporter des révisions annuelles. Ils doivent être accessibles par tous les dirigeants du Sfd ainsi que les personnes considérées comme « clés » pour le développement du Sfd et l’amélioration de l’Efh.Mais le plus important, c’est évidemment d’accepter les changements organisationnels et structurels qui ont été suggérés dans les Spa Efh. Que faire donc après avoir élaboré la Spa Efh ? La première phase, c’est celle de la responsabilisation. C’est une étape importante. La responsabilisation doit viser le niveau le plus haut pour porter le plan selon la structuration de l’organisation. Les plans de développement et les plans d’investissement sont portés par les instances les plus élevées tandis que les plans thématiques doivent être portés par les départements techniques. Les thématiques transversales doivent être portées par les niveaux hiérarchiques les plus élevés. La stratégie Efh est une stratégie sur une thématique transversale. La deuxième phase, c’est l’exécution, la mise en œuvre du plan ou de la stratégie. Elle comprend quatre étapes que sont : l’allocation de ressources qui déclenche la préparation de l’exécution proprement dite ; la programmation qui est l’inscription des actions du plan d’action dans le Plan de travail annuel (Pta) ; la mobilisation des ressources qui est plus explicite lorsqu’il s’agit de ressources externes et enfin l’exécution des activités programmées qui consiste à mener toutes les activités prévues dans le cadre de l’exécution des actions planifiées. Il y a également le suivi des résultats qui doit se faire en trois étapes : l’établissement des rapports d’activités et d’évaluation de l’atteinte des résultats, l’organisation des réunions de suivi de façon régulière et l’examen approfondi des objectifs de l’année à la fin de chaque cycle annuel,pour mesurer l’avancée ou le retard de l’organisation par rapport aux objectifs définis, et déterminer les ajustements nécessaires pour la période suivante. Economie 02 juil. 2020


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