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Nouvelles

Gestion des municipalités: L’hôtel de ville de Porto-Novo bientôt délocalisé à la place Bayol

La 3e mandature du Conseil municipal de Porto-Novo entend donner une image digne de nom à la ville capitale du Bénin. C’est dans ce cadre qu’elle a décidé de délocaliser l’hôtel de ville de son site actuel sis au quartier Agbokou à la place Jean Bayol située en plein cœur de Porto-Novo, à côté des institutions de la République et autres structures administratives.

Le Conseil municipal de Porto-Novo tient en ce moment sa première session ordinaire de l’année 2016 ; et ce, conformément aux textes sur la décentralisation au Bénin. A l’occasion, le maire Emmanuel Zossou a partagé avec la population composée des têtes couronnées, des acteurs de la Société civile et des sages et notables de la ville, l’évolution du projet ambitieux relatif à la construction de l’hôtel de ville. Ce chantier tient à cœur au Conseil municipal qui au cours de sa session extraordinaire de 5 février dernier, a choisi la place Jean Bayol pour abriter cet hôtel de ville, a informé le maire Emmanuel Zossou. Les raisons qui fondent ce choix sont à la fois historique, stratégique et esthétique.

En effet, à en croire le maire, l’emplacement retenu est le couronnement de l’axe majeur qui relie l’entrée de la ville de Porto-Novo à la place Jean Bayol, un espace synthèse entre les trois tissus architecturaux qui font le charme de la ville de Porto-Novo à savoir le vernaculaire, le colonial et l’afro-brésilien. Ainsi, l‘hôtel de ville va se situer au cœur du quartier administratif de Porto-Novo à côté de l’Assemblée nationale, de la Cour suprême, le médiateur de la République, la Haute cour de Justice, la préfecture de Porto-Novo. L’hôtel de ville aura à son côté Est, la statue du roi Toffa et celle de Jean-Bayol à son côté Ouest. Ceci pour rappeler un pan de l’histoire de la ville, la rencontre de deux civilisations, explique l’autorité municipale. Dans ce projet,est prévue la construction d’un portique à l’entrée de la ville à la gloire de Tè Agbanlin, fondateur du royaume de Hogbonou qui signifie en français «entrée dans la grande case». Le monument sera suivi d’un boulevard menant du pont de Porto-Novo vers la place Bayol à l’image des Champs Elysées en France. Cette avenue qui sera baptisée «L’Axe du pouvoir», viendra enrichir l’histoire de la place Bayol.
Le maire Emmanuel Zossou a imploré la clairvoyance et le soutien de la population de Porto-Novo pour l’heureux aboutissement de ce projet ambitieux. Lequel projet sera d’ailleurs présenté à toutes les forces vives de la ville dans les prochaines semaines afin de recueillir leurs suggestions pour que l’ouvrage soit digne d’une capitale.

Les points en examen

Plusieurs dossiers sont inscrits à l’ordre du jour de la première session ordinaire de l’année 2016. Au nombre de ces dossiers, il y a la présentation à la population des rapports d’activités du maire et ceux des cinq chefs d’arrondissement pour le compte du premier trimestre de l’année 2016. Le Conseil municipal aura, par ailleurs, à adopter au cours de ses travaux qui se poursuivent encore ce lundi 4 avril, cinq communications. Celles-ci ont trait notamment à la mise à disposition d’un domaine au profit du ministère chargé de la Communication pour la construction par l’Office de radiodiffusion et télévision du Bénin d’un centre de production tenant lieu d’un centre d’émission et d’un centre multimédia dans les départements de l’Ouémé-Plateau, la mise à disposition d’un domaine au profit du ministère chargé de l’Enseignement supérieur pour la construction de l’Université de Porto-Novo, la mise à disposition d’un domaine au profit du ministère chargé de la Santé pour la construction de l’hôpital de la Mère et de l’Enfant de Porto-Novo, la mise à disposition d’un domaine au profit du Groupement des exploitants agricoles(GEA-Bénin) et l’acquisition d’une niveleuse par la mairie de Porto-Novo.

Actualités 04 avr. 2016


Réformes douanières: La Cellule scanner Douane-Port inaugurée

Le président de la République a procédé, vendredi 1er avril dernier, à la mise en service de la Cellule scanner au Port de Cotonou. Cette unité a été créée dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de certification des valeurs au niveau des Douanes béninoises.

Les douanes béninoises viennent de faire un pas important dans le processus de modernisation de ses outils. La Cellule scanner Douane-Port est désormais opérationnelle, une unité dédiée au scanning des conteneurs au port de Cotonou. «Ce projet découle d’une série d’actions que les douanes ont entreprises dans le cadre du plan triennal adopté après un audit de l’Union Européenne. Ce scanner mobile de dernière génération que nous venons d’installer répond à ce besoin d’introduire les TICs dans nos opérations de contrôle des marchandises», souligne Charles Sèzan, directeur général des Douanes et Droits indirects. Le coût global de la Cellule est d’environ 3,2 milliards de francs CFA dont 2,7 milliards pour la mise en place du scanner. Selon le directeur général des Douanes, deux scanners sont également opérationnels à l’aéroport international de Cotonou, et un scanner est attendu pour servir à l’aéroport de Tourou. «Le matériel servira dans la phase de dédouanement. Il nous permet désormais de mieux vérifier la conformité des valeurs avec la déclaration des commissionnaires en douanes. Il joue également un rôle sécuritaire, nous aidant à voir si des produits prohibés ne sont pas dissimulés dans les conteneurs», appuie Modeste Dossougbé, coordonnateur de la Cellule.
Pour Servais Adjovi, directeur de cabinet du ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances, il s’agit de la concrétisation d’un projet conçu par la douane elle-même avec l’appui technique de Bivac International. «Nous avons voulu inscrire notre administration douanière dans la dynamique de la modernité», assure-t-il.
«C’est un grand jour, c’est une réforme rassembleur qui repose sur un partenariat stratégique avec une société de renommée internationale», souligne le président de la République qui annonce qu’une société d’économie mixte sera créée pour assurer la gestion du scanner. Ce nouveau matériel a été installé dans le cadre du Programme de certification des valeurs (PCV).

Actualités 04 avr. 2016


Pénurie de l’essence frelatée à Cotonou et environs: Le calvaire des usagers devant les stations-service

Longues files d’attente devant les stations-service privées et pénurie au niveau de certains points de vente d’essence publics, à Cotonou et environs. C’est la situation qui prévaut depuis 72heures. Raison principale, le manque du carburant auprès des vendeurs de l’essence frelatée dite « kpayo ».

Cela fait 72 h que s’approvisionner en essence dans l’informel ou dans les stations-service à Cotonou et environs, est de la mer à boire. Et pour cause, depuis trois jours l’essence se fait rare chez les vendeurs de l’informel et les quelques-uns qui en disposent, la vendent à prix d’or.

Résultats : le liquide rouge est devenu la perle rare, occasionnant des files interminables devant les stations formelles. Pour s’approvisionner, acheteurs et vendeurs doivent monter la garde. Aujourd’hui, le taux d’approvisionnement dans les stations-service qui était relativement faible dans le pays a augmenté. La situation est telle que le seul pompiste retrouvé à la station Petroleum de Vodjè, Robert Kpatoukpa, est pratiquement débordé par la longue file qui s’est formée. Il doit servir à la fois les voitures et les motos. Même s’il a bonne mine, il doit se surpasser pour répondre aux exigences de ses clients.
Dans le rang des consommateurs, le calvaire crève l’œil : des pannes sèches en pleine chaussée. La situation est déplorable lorsque les usagers doivent traîner leurs motos sous le chaud soleil, à la recherche du moindre litre d’essence. Devant les stations privées, ce sont des files interminables qui se forment. Les rangs se resserrent. Pas le moindre espace pour faciliter le passage des piétons au niveau de la chaussée. Très tôt de bonne heure, les motocyclistes doivent s’aligner pour se procurer le précieux liquide. L’on ne démord pas, même s’il faut faire avec la rosée du matin, sacrifier le sommeil matinal ou encore s’exposer au soleil à longueur de journée, peu importe les risques, pourvu que les réservoirs soient remplis de carburant.
Nicolas Dahoundo, croisé devant l’une des stations privées à Vodjè, fait partie des plus endurants de cette épreuve. « C’est depuis 8h du matin que je suis dans les rangs et jusqu’à 10h30, je ne suis pas encore satisfait », se plaint-il.
Ces propos sont renchéris par Olivier Agadjissoudé, conducteur de taxi-moto, qui explique que la situation est la résultante de la surenchère des prix de zémidjan.

Malheur des uns, bonheur des autres

De leur côté, les ‘’Koweit cities’’, les acteurs de l’informel, sont pratiquement invisibles. La situation oblige certains tenanciers des lieux à fermer baraque. Le liquide rouge est devenu quasi inexistant. C’est le temps des vaches maigres pour les vendeurs qui font l’effort de tenir encore le coup.
A quelque chose, malheur est bon dit-on, les stations-service privées profitent de la situation pour dicter leurs lois. La discipline et la courtoisie sont les règles de conduite, pour se faire servir. Au niveau des différentes stations privées d’approvisionnement, l’essence est vendue à 1000 F CFA depuis le début de la crise. Pas question de se faire servir en dessous de ce prix, informe-t-on au niveau de cette station.
Pour les usagers qui doivent s’approvisionner dans des récipients, la règle est ferme. La vente du liquide inflammable dans des bouteilles ou bidons est formellement interdite. De leur côté, le Kpayo est cédé au minimum à 700, 800 et 1000 F CFA, selon les difficultés rencontrées par les tenanciers de ces stations à s’approvisionner eux aussi auprès de leurs fournisseurs. « C’est parce que nous ne pouvons pas rester les bras croisés que, nous sommes obligés de vendre aussi chers », explique Eric Ouindo, vendeur de Kpayo, qui explique n’avoir pas encore enregistré le moindre client jusqu’aux environs de 11 heures.

Raisons des files d’attente

La crise de carburant du côté du géant voisin de l’Est n’a pas épargné le marché illicite de l’essence au Bénin. Elle affecte le quotidien des Béninois qui s’approvisionnement généralement très peu à la pompe. Une inflation galopante qui a entraîné le renchérissement du prix du «kpayo» subitement passé de 300 à 700, 800 voire 1000 F CFA le litre à Cotonou et environs. Mais cette situation du «kpayo», aux dires des spécialistes, risque de perdurer quelques jours encore d’autant que le Nigeria cherche toujours des portes de sortie de crise et promet une solution pour la deuxième semaine du mois d’avril. « Nous travaillons dur et mettrons fin aux files d’attente devant les stations-service la deuxième semaine d’avril au plus tard », a déclaré le ministre nigérian en charge du pétrole, Ibe Kachikwu, devant le Comité sénatorial des hydrocarbures, en début de semaine. Des propos relayés par médias. S’exprimant sur les stratégies qu’il déploiera pour aboutir à cette fin, il explique : « le pipeline qui quitte la réserve d’Escravos pour la raffinerie de Warri a déjà été mobilisé après six ans d’inactivité, pour pomper 90% de carburant vers des dépôts qui n’ont pas été utilisés pendant plusieurs années ».
Selon le directeur du commerce intérieur du ministère général en charge du Commerce, Habibou Woroucoubou, les stations-service couvrent 20% de la part du marché. Pour le reste, c’est le « kpayo » qui règne en maître absolu, occupant ainsi 80%.
Malheureusement, la situation est partie pour durer encore des jours, étant donné que le Nigeria (principal fournisseur du Bénin en essence de contrebande), continue de chercher des issues à cette crise qui la secoue. Lesquels ont pour noms, les scandales de détournement, de corruption et de clientélisme dans le secteur sous le régime Goodluck Jonathan, selon les propos du ministre nigérian en charge du pétrole, Ibe Kachikwu. En attendant, les Béninois doivent espérer la fin de la crise d’ici à deux semaines, tempère le directeur du commerce intérieur du ministère en charge du Commerce.

Libéraliser le secteur

Le défi maintenant reste la capacité de la Société nationale de commercialisation de produits pétroliers (Sonacop), à satisfaire à la forte demande des populations.
Les spécialistes du secteur sont unanimes à reconnaître que la solution au problème du « kpayo » viendra sans doute de la volonté politique des dirigeants du Bénin. La thèse s’est confirmée par le directeur général du commerce intérieur du ministère en charge du Commerce, Habibou Woroucoubou, qui propose comme réponse, la libéralisation du secteur.
Le défi actuel, c’est aussi la reconversion des milliers de personnes qui s’adonnent à la vente de l’essence frelatée. Mais le lobbying politique qui encadre l’activité et son poids dans l’économie informelle du pays ont souvent empêché les initiatives gouvernementales de prospérer. Avec le Nouveau départ, la réflexion mérite d’être sérieusement engagée. En attendant que le prix de l’essence frelatée opère progressivement un retour à la normale, les populations doivent souffrir le martyre en subissant la loi du Kpayo. Le gouvernement du président Patrice Talon devra donc s’armer de méthode, de patience et de détermination pour gagner le pari de la disponibilité. Aussi, la lutte pour la disponibilité permanente du carburant va-t-elle également de paire avec la politique énergétique qui, pour le moment, a du plomb dans l’aile.¦

Actualités 01 avr. 2016


Sortie du président du Conor: Les assises du football, capitales pour le congrès électif de la Fédération

Le président du Comité de normalisation du football béninois (Conor) a donné un point de presse, jeudi 31 mars à Cotonou. C’est pour faire connaître le bilan des activités de sa structure, puis exposer les difficultés auxquelles elle est confrontée dans l’exécution de la mission à lui assignée par la Fifa et la Caf. Il ressort de cette rencontre que le congrès électif prévu pour le 3 avril prochain, n’aura plus lieu comme prévu, faute de financement.

A la mise sur pied du Comité de normalisation du football (Conor), trois missions lui avaient été confiées. La Fifa et la Caf avaient demandé au comité de ramener la sérénité dans la famille du football béninois, en réconciliant ses acteurs, de gérer les activités footballistiques et d’organiser le congrès électif. A un mois de la fin de son mandat, son président, Rafiou Paraïso se félicite du chemin parcouru en dépit des énormes difficultés rencontrées.

En ce qui concerne la première mission ; celle de la réconciliation des acteurs du football béninois, le président Rafiou Paraïso a rappelé les séances que le Conor a tenues avec les différents acteurs ainsi que les descentes qu’il a effectuées sur le terrain, pour aller à leurs rencontres afin de les écouter et de recueillir les causes de la crise et les solutions qu’ils proposent. A l’issue de cette démarche, le Conor avait projeté d’organiser une première fois les 12 et 13 mars derniers, puis les 28 et 29 mars passés le forum au cours duquel les différents acteurs vont se retrouver pour endiguer définitivement la crise. Toute chose qui chaque fois, a été rendue impossible par l’indisponibilité des moyens financiers.
La deuxième mission du Conor qui est d’organiser les activités footballistiques a été bien exécutée, selon Rafiou Paraïso. Il n’en veut pour preuve que les championnats nationaux de transition qui suivent actuellement leurs cours et l’engagement des équipes nationales dans les différentes compétitions. A l’en croire, les encadrements des équipes de catégories d’âge sont en train d’être mis en place.
Quant à l’organisation du congrès électif, le Conor est confronté, selon son président, à toutes les difficultés. « Jusqu’à ce jour, nous n’avons reçu aucun kopeck du gouvernement », se désole Rafiou Paraïso. « Parce que les assises des acteurs du football n’ont pas pu tenir faute de moyens, le congrès électif qui lui est lié, ne pourra non plus avoir lieu à la date prévue. Car sans que les acteurs du football ne s’entendent, il serait inutile et vain d’installer un bureau à la tête de la Fédération béninoise de football », a-t-il insisté.
Profitant de l’occasion pour se prononcer au sujet des agitations observées depuis quelques jours dans l’opinion, par rapport au congrès et à l’unique liste retenue, Me Rafiou Paraïso déclare que « Le Conor a tout fait, en toute bonne foi ». Il dit avoir respecté toutes les règles en ce qui concerne la réception des candidatures et n’a d’ailleurs aucun intérêt à exclure qui que ce soit parce qu’il est investi d’une « mission républicaine ». ¦

Ecueils et intimidations


Le président du Conor a révélé lors de son point de presse, que depuis qu’il a été investi de sa mission, le gouvernement béninois ne lui a rien donné en termes de moyens financiers. Les seuls moyens dont a bénéficié jusqu’ici le Conor, sont ceux provenant de la Fifa et de la Caf. Le gouvernement n’a alors pas joué sa partition pour la tenue des assises et par ricochet celle du congrès électif.
Rafiou Paraïso dénonce aussi la volonté du président de l’ancien bureau de la Fbf de laisser la vérité se manifester, le pot aux roses être découvert en terme de ce qu’il a mené comme mal-gouvernance. Il est revenu sur les 600 millions de F CFA alloués à la FBF par la Fifa et dont l’ancien Comité exécutif et son président ne sont pas arrivés à justifier jusqu’à présent. Pour Rafiou Paraïso, l’ex président de la Fbf qui devait rendre disponible les documents comptables de la gestion de ces fonds, les a «confisqués». Cela ne facilite pas l’audit qu’entend commanditer la Fifa et dont les experts devaient fouler le sol béninois ce mois.
Par ailleurs, le président du Conor a dénoncé des menaces de morts et d’enlèvement que lui aurait proférés avec sa femme et ses enfants, l’ex-président de la Fbf. Ce dernier, confie Rafiou Paraïso, l’a appelé et menacé, alors qu’il rendait visite à un couple ami, avec sa femme. « Je viens d’une réunion où ton sort a été scellé. Tu seras enlevé, ta femme et tes enfants aussi », a-t-il poursuivi, rapportant les propos qui lui ont été tenus. Le président du Conor dit, après avoir pris acte de ces « intimidations », informé qui de droit. Il entend jouer sa partition jusqu’à terme pour ce qui est de la mission qui lui a été confiée. ¦ C.H.

Sports 01 avr. 2016


Formation du premier gouvernement du régime de la Rupture : Patrice Talon et les réalités du pouvoir d’Etat

En attendant son investiture prévue pour le mercredi 6 avril prochain, le nouveau président élu du Bénin, Patrice Talon est actuellement avec tous ceux qui l’ont aidé à prendre le pouvoir, en train de penser à comment former son premier gouvernement. Même si l’homme a déjà une idée de ce qu’il veut faire, la formation de ce premier gouvernement ne sera pas chose facile.

« Pour le moment, il sera impératif pour nous tous de mettre à chaque poste les personnes les plus qualifiées quels que soient leurs bords ». S’appuyant sur ces propos vendredi dernier, le nouveau président élu du Bénin Patrice Talon quelques heures après la proclamation par la Cour constitutionnelle des résultats provisoires de l’élection présidentielle du 20 mars dernier, a voulu lever un coin de voile sur ses priorités et l’ossature qu’aura son premier gouvernement.

Au cours de la déclaration qu’il a faite à son domicile, le nouveau chef de l’Etat béninois a fait savoir qu’il compte sur les atouts dont dispose le Bénin pour relever les nombreux défis. Et le principal, indique-t-il sera la compétence. Patrice Talon a précisé également que sa gouvernance aura pour socle la compétence. Ce qui exclut pour le moment conclut-il, les paramètres de la satisfaction des intérêts égoïstes et partisans, l’équilibre régional et la parité homme-femme. Avec une telle clarification, tous les Béninois peuvent désormais avoir une idée de la gouvernance du président de la Rupture. Mais en réalité, est-ce qu’il peut se passer de tous les artisans de premières heures et même de seconde zone pour travailler en paix ?
En 2006, quand il était arrivé au pouvoir avec une liesse populaire, le président Boni Yayi avait juré de mettre l’homme qu’il faut à la place qu’il faut avec toutes les compétences requises. Tous les Béninois l’avaient cru. Il a fallu un premier remaniement pour que l’on se rende compte que l’homme a touché la réalité de la gestion du pouvoir d’Etat. Car, en 2007 déjà il y avait autour de lui, une force politique qu’on appelle désormais les Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE). Désormais donc, pour prendre un poste politique dans l’administration publique, il faut être un militant de cette force politique ou d’une formation politique proche du pouvoir. D’où la désorganisation des partis politiques influents qui ont commencé par connaître des scissions.
Au finish, le principe de l’homme qu’il faut à la place qu’il faut a été vidé de son sens pour devenir l’homme qui milite à la place que le chef veut. Conséquence, le pays s’est retrouvé dans une situation de mauvaise gouvernance que tout le monde se plait à dénoncer aujourd’hui.

Les exemples de Nicéphore Soglo et Boni Yayi

Ce qui est arrivé au président Boni Yayi, n’est apparemment pas loin du cas du président Nicéphore Dieudonné Soglo, dès les débuts du renouveau démocratique.
En effet, élu Premier ministre à la Conférence nationale de février 1990, Nicéphore Dieudonné Soglo s’est jeté corps et âme pour sauver le Bénin du désastre dans lequel il était au soir du régime du parti unique. L’homme qui a été surnommé Hercule après son élection comme président de la République en avril 1991, n’appartenait à aucune formation politique. Et au départ, il ne travaillait qu’avec des compétences et rien que des compétences. C’est ainsi qu’en deux ans, il a réussi à mettre le pays au travail. Il a fallu la création de la Renaissance du Bénin qui devient désormais le parti au pouvoir pour que les problèmes commencent. Car, tous ceux qui soutenaient les actions du président de la République devraient nécessairement prendre la carte du parti. Ainsi, la compétence a été substituée au militantisme. Car, tous ceux qui résistaient au parti sont systématiquement écartés des postes politiques. La suite est connue de tout le monde.
En annonçant déjà qu’il ne fera pas un gouvernement pour satisfaire des intérêts égoïstes ou partisans, le nouveau président de la République n’a certainement pas tenu compte des promesses qu’il a faites aux uns et autres ou des engagements qu’il a pris de part et d’autre. S’il doit satisfaire tous ceux qui l’ont porté au départ comme ceux qui l’ont soutenu au second tour, la tâche ne sera pas du tout facile. Et c’est d’ailleurs pourquoi, il a déjà situé les uns et les autres sur ce que sera sa gouvernance. Mais, les leçons des présidents Nicéphore Dieudonné Soglo et Boni Yayi devraient être pour lui des exemples pour éviter ce qui leur est arrivé. ¦

Actualités 01 avr. 2016


Appréciations de la directrice du Fitha sur la biennale de théâtre de Cotonou : «Nous tenons au Fitheb parce que c’est un grand rendez-vous»

Au nombre des hôtes de marque de la 13e édition du Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb) figure Delphine Yoboué, directrice du Festival international de théâtre d'Abidjan (Fitha). Cette comédienne qui repart visiblement satisfaite de Cotonou souhaite néanmoins que certaines améliorations soient apportées à la grand’messe du théâtre sur le continent.

La Nation : Le Fitheb 2013 est terminé. En repartez-vous satisfaite ?

Delphine Yoboué : Je suis très satisfaite parce qu’il n’est pas aisé d’organiser un festival. Il faut féliciter les organisateurs. Ceux-là qui ont pris de leurs temps et énergie pour nous réunir. Pour moi tout s’est bien passé. J’étais au Fitheb en 2006. Pour cette édition, je dirai que nous avons vécu en famille à telle enseigne que nous avons vraiment échangé. Ce qui m’a le plus touché, c’est que les directeurs de festivals sont vraiment restés ensemble. Nous avons beaucoup discuté et beaucoup de projets sont nés de ces échanges. Je suis même convaincue que ces projets se concrétiseront dans les mois à venir.

Justement vous avez eu un conclave qui fait grand bruit !
Au cours de cette rencontre dont vous parlez, il y a de grandes décisions qui ont été prises. En novembre prochain, nous serons tous en Tunisie pour la suite de ce programme. C’est aussi ça un festival. Quand on parle du développement du théâtre africain, c’est l’affaire de tous. Les échanges ont été très enrichissants avec nos doyens à nos côtés. Nous avons beaucoup appris d’eux.

Comment la comédienne que vous êtes, a-t-elle vécu la programmation, sinon les spectacles ?

Il faut d’abord faire une nuance importante. Les spectacles ne sont pas les mêmes. Ils n’ont pas été créés dans les mêmes conditions. N’importe quel spectacle n’est programmé pour le Fitheb. Ce sont des créations dont le niveau technique est élevé qui peuvent être présentes sur un festival comme celui-ci.

Des suggestions tout de même ?

Ce sont des êtres humains qui organisent un festival. Malgré toute la bonne volonté, il y a souvent certains paramètres qui nous échappent. Le fait qu’on arrive jusqu’au bout de l’évènement, c’est déjà une satisfaction pour moi. Je demande à tous nos frères et sœurs béninois de se mettre ensemble pour que le Fitheb grandisse davantage. Ce n’est pas l’affaire d’une seule personne. Le Fitheb c’est pour le Bénin et ce sont les idées des uns et des autres qui vont le faire grandir. Si le festival est l’affaire de nous qui venons d’ailleurs, cela veut dire que les artistes béninois doivent se serrer les coudes pour mieux faire. On tient au Fitheb parce que c’est un grand rendez-vous du théâtre..

Culture 01 avr. 2016


Déjeuner de travail au Palais de la Marina: Boni Yayi échange avec les diplomates en poste

Le président de la République a offert, jeudi 31 mars, un déjeuner d’au revoir aux diplomates en poste à Cotonou. Occasion de saluer également le départ du doyen du corps diplomatique, en fin de mission.

A quelques jours de son départ du palais de la Marina, le chef de l’Etat a voulu faire de son ultime rencontre avec les diplomates d’une pierre deux coups. Autour d’un déjeuner convivial, Boni Yayi a d’abord exprimé la gratitude du peuple béninois à l’ambassadeur du Nigeria près le Bénin, doyen du corps diplomatique, en fin de mission à Cotonou. « C’est avec beaucoup d’émotion que je veux quitter le Bénin avec qui nous avons beaucoup de liens en commun », a indiqué le diplomate dans son speech introductif. Lawrence Olufemi Obisakin dira que les trois ans de mission au Bénin lui ont permis de renforcer la coopération économique entre les deux pays, faisant accroitre le taux d’investissement entre Cotonou et Abuja à 600%. « Avant, c’était seulement quatre industries béninoises qui exportaient vers le Nigeria, aujourd’hui elles sont 28 », se réjouit-il. Il a aussi salué la qualité de la démocratie au Bénin et remercié notre pays pour sa contribution à la lutte contre les exactions de la secte islamique Boko Haram au Nigeria.

« Le Bénin est béni de par son positionnement géographique à coté du Nigeria, il nous revient de transformer ce don en opportunités », souligne le chef de l’Etat qui dit avoir fait de son mieux pour rapprocher davantage les deux pays.
Ensuite, Boni Yayi a fait avec les diplomates en poste un tour d’horizon de la situation sociopolitique et économique du Bénin, à quelques jours de son départ. Pour le président de la République, les signaux économiques du pays sont largement au vert, avec un taux de croissance qui dépasse les 6%, une inflation maitrisée, un taux d’endettement raisonné et un indice de pauvreté perfectible. Il reconnait toutefois que des efforts restent à faire, notamment en matière de lutte contre la corruption. « La démocratie béninoise est toujours en marche. Avec mon départ, le Bénin a fait un pas de plus. La maison Bénin ne chavirera jamais et notre démocratie ira de l’avant. Prenez le Bénin au sérieux », confie-t-il aux membres du corps diplomatique. Boni Yayi a remercié les partenaires techniques et financiers pour la qualité du partenariat stratégique que son gouvernement a noué avec eux et surtout les progrès induits en matière de lutte contre la pauvreté. ¦

Actualités 01 avr. 2016


13ème édition du Fitheb : «Crime d’honneur» de Gisèle Adandédjan séduit le public

Le public a eu droit lundi 28 mars dernier au studio théâtre de l’Ecole internationale de théâtre du Bénin (Eitb) à Togbin au spectacle « crime d’honneur » de la metteure en scène béninoise Gisèle Adandédjan. Une création théâtrale recommandée par la 13è édition du Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb).

Entre tristesse et amertume. Entre remords et vengeance. « Crime d’honneur » de la dramaturge libanaise Etel Adnan a été porté par les braves comédiens de la compagnie de Gisèle Adandédjan devant un public assidu emporté dans le flot de l’émotion corroboré par la musique langoureuse distillée en sourdine pour stigmatiser le mal. Et le mal a pour nom le crime qui déchire la nuit du jeune Hussein interpellé sur le bureau de sa propre conscience. C’est ce rôle que vont jouer les comédiens Guy Gervais Dansou, Armelle Nagoba, Candace Gangnibo et Boby Houadjeto. Cette mise en espace obéît à un double jeu de déguisement des personnages déchirés par les remords de la vie quotidienne. L’histoire est celle du jeune Hussein qui purge la peine d’un crime qu’il n’a pas commis ; un crime crapuleux orchestré par son frère en complicité avec son père sur la personne de leur jeune sœur qui aurait violé les interdits imposés par la religion islamique. Cette quête effrénée du déshonneur poussera le jeune Hussein à faire la prison en lieu et place de l’assassin. En aucun cas, il ne pourra plus renoncer à ce statut de meurtrier qui ternit son image à la grande défaveur de son amour naissant envers sa jeune collègue. En amont, il doit composer aussi avec les sauts d’humeur de sa future belle-mère qui constitue un autre talon d’Achille pour l’éclosion de leur union. Une pièce pleine de suspense qui met à nu les dessous d’une société faite de clichés et de normes erronées. Pour Gisèle Adandédjan, cette création est la réponse à une longue méditation axée sur les violences et les inégalités faites aux femmes. Aussi, la metteure en scène ne vient-elle pas de mettre sur le marché la somme de ses longues années d’expériences en matière de création ? Le public présent a bu jusqu'à la lie cette pièce qui fera objet d’une tournée nationale après le Fitheb. Vivement pour le théâtre africain ! ¦

Culture 31 mars 2016


Gestion du football au Bénin par le Conor: « Sauvons le football béninois », prévient contre une nouvelle crise

Le groupe de réflexion « Sauvons le football béninois » a donné de la voix mercredi 30 mars à Cotonou, pour décrier la situation destructrice qu’entretient le Comité de normalisation du football béninois (Conor). Il s’agit principalement de l’organisation du prochain congrès électif de la Fédération béninoise de football (Fbf) pour lequel le Conor a retenu une seule liste.

Réunification de la famille du football béninois, toilettage des textes, reprise normale des activités footballistiques sont entre autres les missions assignées au Comité de normalisation du football (Conor) par la Fifa. Mais à quelques semaines de la fin de sa mission, le constat laisse à désirer. C’est en effet, l’essentiel à retenir de la sortie du mercredi 30 mars, du groupe de réflexion « Sauvons le football béninois » composé de journalistes sportifs. « A un mois de la fin du mandat du Conor, ce groupe de réflexion constate avec amertume l’éloignement du Conor des objectifs à lui assignés par la Fifa », a fustigé le porte-parole du groupe, Constance Meffon. C’était une occasion pour les membres de ce groupe de fustiger des actions du Comité de normalisation du football qui font le lit à de nouvelles crises dans la famille du football béninois, les années à venir. L’imminent congrès électif subséquent au championnat « dit de transition», les assises du football et la nuit des anciennes gloires reléguées au second plan ont été pointés du doigt. Les membres du groupe de réflexion « Sauvons le football béninois » pensent en ce qui concerne l’élection du bureau de la Fédération béninoise de football (Fbf), qu’il s’agit d’une élection taillée sur mesure. Et pour preuve, la date «fixée au départ pour le 30 mars 2016, est passée au 10 avril 2016, avant d’être ramenée au 03 avril » trois jours avant la prestation de serment du nouveau président de la République. Il faut selon les membres de ce groupe de réflexion, y voir des intentions cachées. « D’ailleurs, la liste unique validée par le Conor pour le Congrès électif du 03 avril 2016 en dit long sur ses intentions », a dit Constance Meffon. Selon les membres du groupe de réflexion, la plus importante des recommandations de la Fifa à l’issue de ses deux missions au Bénin est la réunification de la famille du football béninois «plus que jamais divisée». «C’est le plus important des missions assignées au Conor car sans la réunification des acteurs du football, toute autre entreprise serait du leurre », selon Constance Meffon. Et la prochaine élection surtout avec une liste unique est de nature à enfoncer le clou.

Dénonciation

Car « à y voir de près, on se rend compte que tout se fait pour ramener à la tête du football béninois des personnes pourtant récusées naguère par le public sportif », d’après le groupe de réflexion. Et il est d’autant plus impérieux de faire quelque chose pour que le Conor ne passe outre aussi bien les recommandations de la Fifa que sa propre feuille de route qui change désormais au gré des activités.
Les membres du groupe de réflexion satisfaits de la dernière victoire des Ecureuils face au Soudan du Sud à Cotonou, déplorent cependant la mauvaise organisation qui a prévalu. Ils dénoncent notamment le retour à Cotonou par bus d’une société privée depuis Lagos des Ecureuils alors qu’un bus « qui aurait été acheté pour cette équipe nationale est exposé aux intempéries au port de Cotonou ». La situation de l'entraîneur de l’équipe nationale à qui l’Etat doit des mois de salaire a été aussi dénoncée.
Le championnat dit de transition, ainsi que le silence coupable de certains responsables de clubs ont été aussi critiqués. Face à cette atmosphère qui présage d’une nouvelle crise dans le football béninois, les membres du groupe « Sauvons le football béninois » invite « le ministre en charge des Sports voire le gouvernement à prendre des dispositions pour arrêter ce désordre organisé par le Conor ». Ils souhaitent également que le ministre mette un terme au championnat de transition et qu’il exige de vraies assises en vue de la réunification de la famille du football béninois. Le groupe de réflexion se dit prêt « à utiliser tous les moyens légaux pour faire échec à cette dérive ».¦

Actualités 31 mars 2016


Congrès électif à la Fédération béninoise de football : Le collectif des clubs et acteurs opprimés de la FBF proteste

Sous la houlette du Comité de normalisation (Conor), est prévue pour se tenir le dimanche 3 avril prochain, l’élection des membres du Comité exécutif de la Fédération béninoise de football (FBF). Mais certains acteurs du football réunis au sein d’un creuset baptisé « Collectif des clubs et acteurs opprimés de la FBF » rejettent la tenue de ce congrès électif. Ils ont assiégé mercredi 30 mars le siège de la FBF à Porto-Novo où ils ont lu leur motion de protestation.

« Nous, clubs affiliés à la FBF et acteurs du football réunis ce jour mercredi 30 mars 2016 dans notre maison, le siège de la FBF dénonçons avec véhémence : les manœuvres frauduleuses du Conor pour ramener le sieur Moucharaf Anjorin et les frères Didavi à la tête de la FBF, la propension du Conor à diviser davantage la famille du football du Bénin, l’exclusion des clubs et personnalités du football béninois du processus, l’application sélective des statuts de la FBF et la gestion du processus électoral par le Comité de normalisation en lieu et place de la commission électorale permanente de la FBF comme l’exigent les statuts de la FBF et le code électoral de la FBF ».C’est en substance les dénonciations du collectif des clubs et acteurs opprimés de la FBF contre le processus électoral devant aboutir le dimanche 3 avril prochain à l’élection des membres du Comité exécutif de la Fédération béninoise du football. Dans la motion de protestation lue par son porte-parole, Marouane Salou, le collectif a eu la dent dure contre le président du Conor, Me Rafiou Paraïso, la CAF et le ministre de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs, Safiou Idrissou. Ces trois personnalités seraient les responsables des maux dont souffre le football béninois aujourd’hui. Lesquels maux vont s’aggraver si l’élection des nouveaux membres de la FBF allait à son terme. Le collectif dénonce la violation de plusieurs articles notamment 26.2, 27.2, 33.9 et 65.1 des statuts de la FBF et qui organisent l’élection des membres de cette fédération. Se fondant sur ces dispositions, le collectif des clubs affiliés à la FBF et acteurs du football trouve que le congrès électif programmé pour dimanche prochain est une mascarade orchestrée par installer Moucharaf Anjorin à la tête de la FBF. En conséquence, le collectif exige sans délai la démission pure et simple des membres du Comité de normalisation, l’annulation sans condition de « la parodie d’élection » prévue pour se tenir le dimanche 3 avril prochain dont la liste unique de Moucharaf Anjorin serait la seule en compétition. Le collectif des clubs affiliés à la FBF et acteurs du football stigmatise les deux émissaires de la FIFA en l’occurrence Constant Omari et Prosper Abéga comme étant les véritables artisans de la crise du football béninois. La motion de protestation a été reçue par Gaël Zomalèto, assistant du secrétaire général du Conor. Il a promis de rendre fidèlement compte à son supérieur hiérarchique.

Il faut signaler que les manifestants étaient plusieurs dizaines à prendre d’assaut le siège de la FBF à Porto-Novo. Certains avaient ceint des banderoles rouges au front, d’autres s’étaient munis de branchage de palmier à huile et d’autres encore de castagnettes et de gongs pour se faire entendre. C’est l’arrivée de la Police qui a fait replier les manifestants qui promettent de tout faire pour faire bloquer la tenue du congrès électif du dimanche prochain. ¦

Sports 31 mars 2016


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