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Nouvelles

Lutte contre la corruption et les infractions connexes: Un manuel lancé par les acteurs du programme PartiCiP II
« Mieux connaître la corruption pour mieux la combattre». C’est le titre du nouveau manuel sur la corruption au Bénin, lancé par les acteurs de la phase II du Programme de participation citoyenne aux politiques publiques au Bénin (PartiCiP II). C’est à la faveur d’une conférence de presse animée, mardi 30 juin dernier par les responsables du programme, Martin Vihoutou Assogba et Blanche Sonon, au siège de l’Ong Alcrer, à Cotonou. Réalisé en des termes plus accessibles aux non juristes, le manuel « Mieux connaître la corruption pour mieux la combattre» a pour vocation de permettre aux acteurs de la lutte contre la corruption, notamment les gouvernants, acteurs judiciaires et de la société civile, y compris le public, de s’approprier aisément les contenus des actes de corruption et des infractions connexes qui y sont compilés. Lors du lancement du manuel, mardi dernier, ses principaux auteurs à savoir l’Association de lutte contre le racisme, l’ethnocentrisme et le régionalisme (Ong Alcrer) et Social Watch Bénin, bras opérationnels du Programme de participation citoyenne aux politiques publiques au Bénin (PartiCiP, Phase II), ont indiqué que ce manuel « inédit (…) se veut un précieux outil pour démystifier la diversité pénale de la corruption ». Ainsi, sur la base d’exemples, d’études de cas et de quizz, les caractéristiques de la corruption et des faits assimilés y ont été présentés. Dans son propos liminaire, le président de l’Ong Alcrer, Martin Assogba, se réjouit du fait que cet ouvrage donne à tous les acteurs de la lutte contre la corruption, l’occasion d’améliorer leur action contre ce fléau en renforçant leur connaissance du phénomène, de son encadrement juridique et des mécanismes à dérouler pour mieux détecter, documenter et dénoncer les malversations financières. « Grâce à ce manuel, nous avons mené, en décembre 2019, des causeries-débats au profit de 166 représentants des Organisations de la Société civile venus de 46 communes », souligne le président de l’Ong Alcrer qui rassure que la sensibilisation se poursuivra, surtout, à l’endroit du public à travers des émissions radiophoniques. Et pour des résultats plus probants en termes de lutte contre la corruption et les infractions connexes au Bénin d’ici les prochaines années, Martin Assogba invite non seulement les acteurs de la lutte mais aussi le citoyen lambda à acheter le manuel. Bilan à mi-parcours Depuis le lancement de sa plateforme de lutte appelée « Anticorr », le Programme PartiCiP II a été saisi, en deux ans, de plusieurs faits de corruption. Après investigations, il a dénoncé onze présumés cas auprès des autorités judiciaires et administratives compétentes. Deux des onze dossiers dénoncés, ont été vidés par des condamnations fermes, assure Martin Assogba. Il indique que « l’un des dossiers déjà clos porte sur des cas de malversations financières à la Recette des finances des départements du Zou et des Collines. Le mis en cause a été condamné à cinq ans de prison ferme ». Le second dossier qui porte sur un détournement de 4,5 milliards F Cfa au Centre national de sécurité sociale (Cnss), poursuit-il, a été clôturé le 27 juin 2019 par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) avec la condamnation des mis en cause. Le président de l’Ong Alcrer fait aussi savoir que l’instruction du reste des dossiers est toujours en cours. La preuve, le 5 mai dernier, il a personnellement témoigné dans l’un des dossiers au niveau de la Brigade économique et financière (Bef). Nouveaux dossiers Le 7 juin dernier, d’autres investigations ont été lancées sur sept affaires qui ont été portées à la connaissance du Programme PartiCiP dans les communes de Cotonou,Lokossa, Abomey-Calavi, Adjohoun et bien d’autres encore. Les informations collectées au terme des enquêtes seront versées aux autorités compétentes par les acteurs du programme pour que justice soit rendue au bout du rouleau. Rappelons que le programme PartiCiP II est conjointement mis en œuvre par l’Ong Alcrer et Social Watch Bénin depuis décembre 2012, pour la première phase. La deuxième phase du Programme a démarré en août 2017 dans soixante-deux communes des départements de l’Atlantique, du Mono, du Couffo, de l’Atacora, de la Donga, du Zou et des Collines. Ce programme est mis en œuvre grâce à l’appui technique et financier de l’Ambassade des Pays-Bas au Bénin. Société 02 juil. 2020


Condamnation de Sévérin Adjovi: Une affaire non politique
La condamnation de Sévérin Adjovi à sept ans de prison par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) relève-t-elle d’un dossier politique. En réalité, l’ancien maire de Ouidah est condamné pour escroquerie et non paiement d’impôts. S'agissant du premier dossier, l'escroquerie, il se fait que l’intéressé a vendu un immeuble avec titre foncier à un opérateur de téléphonie mobile. L’opérateur en question a soldé le montant de la transaction, et est entré en possession du titre foncier. Mais l’immeuble s’est retrouvé dans l’emprise des travaux de construction de l’échangeur de Godomey. Durant la procédure de dédommagement des propriétaires terriens, l’ancien maire de Ouidah s’est arrangé pour encaisser les indemnités d’expropriation. L’opérateur a alors exigé un remboursement des fonds. Une doléance qui est restée lettre morte pendant de longues années. Fatigué de le rappeler à l’ordre, l’ayant droit a alors porté plainte pour que justice soit rendue. Dans la seconde affaire, Sévérin Adjovi doit des impôts suite à un redressement fiscal effectué en 2007. Il a engagé une procédure de contestation au tribunal, laquelle procédure a duré jusqu’en 2013. Par la suite, il a perdu tous les procès qu'il a engagés. Entre-temps, il a écrit au service des impôts pour signaler qu’il a cessé ses activités. Or, la loi prévoit des formalités en la matière. Par exemple, le paiement des arriérés d’impôts, le bilan de clôture, avant la cessation d’activités. Il est donc clair que la condamnation de Sévérin Adjovi relève de démêlés liés à ses affaires Ariel GBAGUIDI Actualités 02 juil. 2020


Inondations: Les raisons du phénomène à Cotonou et environs
Ces derniers jours, certaines villes dont Cotonou et Abomey-Calavi sont en proie à des inondations impressionnantes. Même des chantiers d’asphaltage et des riverains de rues asphaltées sont envahis par les eaux. Ce qui fait croire à certains citoyens que le projet asphaltage est la source de leur calvaire. En réalité, ce qui justifie ces inondations, c’est bien l'absence d'infrastructures adéquates, le manque d’entretien et le sous-dimensionnement de celles existantes. La question des inondations n’est pas exclusive au Bénin. Elle reste un problème régional et même planétaire dans la mesure où plusieurs villes africaines, européennes, asiatiques, etc. subissent les affres de ce phénomène suite à plusieurs jours de pluies diluviennes. Selon une note de l’Agence du cadre de vie pour le développement des territoires (Acvdt), au Bénin notamment à Cotonou et Abomey-Calavi où des cas ont été signalés, le phénomène est dû, en partie, à la forte pluviométrie enregistrée cette année, qui est de « 250 mm en 15 jours contre 74 mm pour la même période en 2019 ». Il est aussi provoqué par un défaut de curage des ouvrages de drainage existants, l'exiguïté de certains ouvrages ou l’inexistence de collecteurs dans certaines zones. C’est le cas au quartier Zogbadjè, dans la périphérie du site de l’Iita, commune d’Abomey-Calavi, où « l’inondation est due à un bassin de rétention sous-dimensionné qui déborde au profit des averses exceptionnelles de ces derniers jours ». A Cotonou, la rue menant de la Sobebra au carrefour Ciné Concorde et plusieurs rues et ruelles à Akpakpa, présentent des caniveaux hors d’usage et inopérants. Tout cela ajouté à la forte pluviométrie donnent forcément de quoi provoquer des inondations. Au quartier Agontikon, toujours à Cotonou, explique l’Acvdt, la rue menant du carrefour de ce quartier vers Sainte Rita, la zone des services postaux à Gbégamey, les quartiers aux alentours du lac Nokoué ou de la lagune de Cotonou et bien d’autres, sont tous des zones critiques et vulnérables à l’inondation. Toutes ces zones seront assainies, rappelle l’agence, grâce à la phase B du projet asphaltage et au Programme d’assainissement pluvial dont le démarrage des travaux est imminent. Aussi, on note dans quelques maisons des difficultés de sortie des eaux en raison des réalisations effectuées dans le cadre de la mise en œuvre du projet asphaltage. « Il s’agit des habitations en contrebas par rapport au niveau de la voirie réalisée», explique l’Acvdt. Elle indique par la suite que « ces situations ne sont pas du fait d’une erreur de conception. Elles sont liées à des contraintes techniques telles que la nécessité de caler le niveau de la voirie hors d’eau, la nécessité de se raccorder sur des caniveaux existants,... ». L’Agence rappelle qu’un accompagnement technique est prévu pour aider les riverains concernés à mettre en œuvre des solutions adaptées aux maisons touchées, au cas par cas. Ainsi, contrairement aux propos tenus par certains citoyens, le projet asphaltage n’a en aucun cas aggravé le phénomène des inondations. Au contraire, son but est de contribuer globalement à la réduction des inondations. Il n’a pas pour vocation de se substituer au Programme d’assainissement pluvial des villes prévu par le gouvernement. Assainissement pluvial A Cotonou, le Programme d’assainissement pluvial concerne la construction de 54 kilomètres d’ouvrages de drainage d’eau pluvial sur plus de 70 % du territoire de la ville pour un montant de 200 milliards francs Cfa. Outre Cotonou, le Programme d’assainissement pluvial des villes secondaires couvre huit autres communes. 100 kilomètres de collecteurs y seront réalisés pour un investissement total de 243 milliards. Toutes ces infrastructures, une fois réalisées, permettront de conjurer en grande partie le problème des inondations. Le projet asphaltage vient donc en appui au Programme d’assainissement pluvial dans les villes cibles en contribuant à la réduction de la vulnérabilité des quartiers bénéficiaires aux inondations et aux insalubrités. Au cours de sa phase A, l’asphaltage a permis d’aménager 255 rues soit à peu près 200 kilomètres de voirie et plus de 420 kilomètres de caniveaux construits. Ce qui a globalement permis d’améliorer les paysages et les conditions de mobilité dans les villes bénéficiaires. Société 01 juil. 2020


Gouvernance des Coopératives d’aménagement rural: Le ministre Gaston Dossouhoui met en garde
Le ministre Gaston Dossouhoui prévient contre le retour des vieux démons qui pourraient hanter à nouveau les Coopératives d’aménagement rural. Les élus des organes de gestion qui n’assureront pas une bonne gouvernance, s’exposent à la rigueur de la loi. « Nous allons vous fouiller ; nous allons vous auditer régulièrement et les moindres fautes seront sanctionnées parce que nous voulons maintenant une autre discipline », a lancé, jeudi dernier, le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche aux nouveaux élus des conseils d’administration (Ca) et des conseils de surveillance (Cs) des Coopératives d’aménagement rural. A l’occasion des sessions de formation à leur profit, jeudi dernier à Ouidah, Gaston Dossouhoui en qualité de l’autorité de tutelle a mis en garde les membres des organes de gestion contre les mauvaises pratiques qui avaient cours par le passé. Il a exhorté les élus à faire preuve de bonne gouvernance en respectant les règles édictées par le mouvement coopératif. Il met l’accent sur la tenue régulière des réunions statutaires et des documents et outils de gestion, la transparence dans la gestion, la prise de décisions collégiales et d’actions innovantes, la gouvernance participative et apaisée. Si l’on met un point d’honneur à la gestion, selon Gaston Dossouhoui, les coopérateurs vont gagner, les villages s’en porteront mieux et le produit intérieur brut va s’en ressentir. Il insiste surtout sur la planification en termes de développement de la palmeraie et des autres filières qui sous-tendent la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans leurs régions respectives.« Les périmètres sur lesquels vous travaillez ne sont pas vos propriétés mais ce sont des territoires qui relèvent du domaine public que vous devez davantage aménager en l’exploitant judicieusement », souligne le ministre. Ceux qui se hasarderont à morceler et à les brader en feront les frais devant la justice, avertit-il. Le ministre Gaston Dossouhoui annonce des audits et autres contrôles systématiques, notamment de la qualité des décisions prises et leur conformité au droit coopératif.Les élus des Car peuvent compter sur l’appui-conseil des Agences territoriales de développement agricole (Atda) et l’expertise des directions départementales de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Ddaep) pour le contrôle de la qualité. Le ministre réaffirme également la disponibilité des structures sous sa tutelle à accompagner les coopératives à accéder aux plants germés et autres intrants spécifiques pour l’entretien durable des palmeraies. Eviter les erreurs du passé La crise institutionnelle des Car survenue en 2004 et qui a duré plus de quinze ans, a fait d’énormes dégâts humains et matériels et un manque à gagner pour l’économie béninoise que la filière a longtemps porté comme principale culture de rente. L’une des causes de cette situation dramatique, relève le ministre, c’est la non tenue des assemblées générales et le non renouvellement des instances de décision qui ont occasionné des foyers de tension et de violence. « Certains se sont accaparés les conseils d’administration comme étant leur titre foncier et ne lâchent pas ; les règles de gouvernance sont bafouées ; et pensant que c’est leur propriété, ils se sont servis», se désole-t-il. « A la coopérative, on ne se sert pas, on sert les gens et collectivement on gagne », enchaîne Gaston Dossouhoui. Il martèle : « Ne pensez pas qu’on vous a offert du pain bénit ; c’est faux ! C’est un sacrifice qu’on vous demande. Et, membres des Ca, si vous vous tapez des salaires mirobolants, vous vous trompez. Votre activité n’est pas payée : il n’y a que des indemnités et autres frais de déplacement qui vous sont payés», insiste le ministre. La vente des régimes de noix de palme devra se faire avec transparence et sans clientélisme, préconise le ministre. « Elle doit se faire au poids avec à défaut de pont bascule,des bascules de portée 800 kg …Il n’y a pas de vente en bassine ni en panier», martèle-t-il. Aussi, les revenus doivent-ils être encaissés contre reçus et versés dans les comptes et non circuler de main à main, ajoute le ministre. Avec le plan de sortie de crise qui a conduit à la naissance de nouvelles coopératives, la reconstitution de la liste des coopérateurs a été difficile. « Personne ne doit s’éterniser aux postes ; il faut de la rotation : faire pratiquer la chose par la plupart des coopérateurs », conseille l’autorité de tutelle, martelant que plus rien ne sera comme avant. La production à temps de l’information fiable et sa bonne circulation, le bon fonctionnement des Ca et Cs, le contrôle régulier des actes de gestion, la protection des biens et des intérêts des membres, constituent des exigences pour la bonne gouvernance des coopératives d’aménagement rural. Actualités 01 juil. 2020


Fédération nationale des Femmes agricultrices du Bénin : Les activités officiellement lancées
Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, a présidé, mardi 30 juin, la cérémonie de lancement officiel des activités de la Fédération nationale des Femmes agricultrices du Bénin (Fenafab). A cette occasion, il s’est engagé à accompagner cette organisation féminine dirigée par Louise Aylara. « Sans la femme agricultrice, pas de développement agricole », c’est le credo de la Fédération nationale des Femmes agricultrices du Bénin (Fenafab) dont les activités ont été officiellement lancées, ce mardi 30 juin par Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Louise Aylara, présidente de la Fenafab, se félicite de la mobilisation massive des femmes et des communautés rurales à cette cérémonie. Elle témoigne sa reconnaissance à la Plateforme nationale des Organisations paysannes et de Producteurs agricoles du Bénin (Pnoppa-Bénin) qui se bat depuis 2006 pour la promotion du genre au niveau du secteur agricole. « La Fenafab est un creuset d’échanges, de dialogue, d’action et de partage d’expériences entre les organisations paysannes de femmes agricultrices en vue de la promotion de la femme agricole», a-t-elle déclaré. A l’en croire, cette fédération se veut être également un espace pour favoriser l’expression des préoccupations catégorielles et de l’opinion des femmes agricultrices du Bénin. Pour Arouna Lawani, président du Pnoppa-Bénin, la Fenafab est le porte-flambeau et le porte-parole de toute la gent féminine qui s’investit dans le secteur agricole en tant qu’agricultrice. « Les femmes constituent une part considérable de la main-d’œuvre agricole et détiennent aussi des exploitations », a-t-il poursuivi. Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche se réjouit d’être associé au lancement des activités de cette fédération représentative des femmes agricoles. C’est le lieu pour lui de saluer les efforts des partenaires techniques et financiers aux côtés des femmes agricoles. Pour lui, les femmes jouent un rôle crucial dans la production agricole au Bénin. « Si la femme en dispose, le foyer en bénéficie plus », a-t-il martelé. Ainsi, il promet d’accompagner ses forces de cette fédération. Abondant dans le même sens, Reine Oussou Kpanou, directrice de la Promotion du genre et de la femme rassure de la disponibilité du ministère des Affaires sociales et de la Microfinance à contribuer à l’épanouissement des femmes agricultrices du Bénin. « Nous sommes prêts à faire en sorte que les femmes soient représentatives dans le monde agricole sur le plan national et international», a-t-elle conclu. Société 01 juil. 2020


Examen de fin d’année scolaire : 149 398 candidats à l’assaut du Bepc 2020 (Une baisse de 56 339 candidats notée)
Le ministre chargé de l’Enseignement secondaire, Mahougnon Kakpo, est descendu ce mardi 30 juin, à la direction des Examens et Concours (Dec) de son ministère à Porto-Novo pour s’enquérir du niveau de préparation de l’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc). Au total 149 398 candidats affronteront l’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc), session des 13, 14 et 15 juillet prochains. Ils seront répartis dans 233 centres de composition sur l’ensemble du territoire national. Selon les statistiques de cette année, le département de l’Atlantique compte le fort taux d’inscrits avec 32 740 candidats. Il est suivi de l’Ouémé : 28 744, du Littoral : 14 805 ; du Zou : 13 037 ; des Collines : 12 900 ; du Borgou : 11 789 ; du Mono : 7924, du Plateau : 6 609 ; de l’Atacora: 5 847 ; du Couffo : 5686 ; de l’Alibori : 5489 et de la Donga : 3 828 candidats. L’effectif total des candidats dégage une chute de 56 339 soit un taux de 27,38 % par rapport à celui de 2019 qui est de 205 737 inscrits. Le directeur des Examens et Concours (Dec) du ministère chargé de l’Enseignement secondaire, Roger Koudoadinou, explique cette baisse par la mise en œuvre de la Plateforme educmaster qui permet désormais de détecter les inscriptions frauduleuses, c’est-à-dire les cas des élèves renvoyés pour insuffisance de résultats dans une école et qui s’arrangent pour trouver un faux bulletin pour s’inscrire en classe supérieure ailleurs. Le nouveau système permet de les démasquer facilement et de les exfiltrer des listes. Le second facteur est le taux de réussite relativement meilleur au Bepc l’année dernière. Ce qui a permis de dégraisser le flux de candidats d’environ 56 000, souligne-t-il. Ainsi, le candidat le plus jeune a 12 ans et le vétéran est âgé de 57 ans. Le Dec précise que ce dernier est à la recherche du Bepc depuis quatre ans. 57 ans, le candidat le plus vieux Comme chaque année, le ministre chargé de l’Enseignement secondaire, Mahougnon Kakpo est allé s’enquérir ce mardi du niveau des préparatifs. L’autorité ministérielle a constaté avec satisfaction que la Dec est prête pour le bon déroulement de l’examen. Le matériel sensible est déjà en place. Le matériel lourd est déjà distribué sur le terrain. La liste des surveillants de salles, des chefs-centres, des correcteurs et autres acteurs de secrétariat est déjà aussi prête. Mahougnon Kakpo dit avoir également observé que les dispositions pratiques pour continuer de faire respecter les mesures barrières contre le Covid-19 sont aussi prises. Il y aura un candidat par table et au plus 30 candidats par salle. Les candidats seront distants au moins d’un mètre l’un de l’autre. Il est prévu des dispositifs de lavage des mains à l’entrée de chaque centre d’examen et un flacon de gel à l’entrée de chaque salle pour permettre aux candidats de se désinfecter les mains avant d’aller s’asseoir. Le ministre chargé de l’Enseignement secondaire avertit qu’aucun candidat n’aura accès à un centre d’examen du Bepc sans son masque. Puisque, souligne-t-il, le gouvernement a distribué une paire de masques au cours de l’année scolaire à chaque élève. Le ministre invite les parents d’élèves à veiller à ce que les candidats puissent prévoir obligatoirement dans leurs fournitures pour l’examen le masque. Société 01 juil. 2020


Inondation à Tankpè et Zogbadjè: Les populations donnent de la voix, le maire à la rescousse
Face à l’inondation, les populations des quartiers Tankpè et Zogbadjè dans la commune d’Abomey-Calavi ont organisé, ce lundi 29 juin, un sit-in devant l’Institut international tropical agricole (Iita). Informé de cette situation, Angelo Ahouandjinou, maire de la commune d’Abomey-Calavi a effectué une descente sur les lieux pour inviter les riverains au calme. Fatiguées de l’inondation qui dicte sa loi depuis quelques jours dans leur localité, les populations de Tankpè et de Zogbadjè ont bravé les intempéries pour organiser un sit-in, ce lundi 29 juin, devant l’entrée principale de l’Institut international tropical agricole (Iita). Ainsi, dès 8 heures, les riverains ont pris d’assaut la dévanture de cette structure, empêchant les travailleurs d’y avoir accès pour vaquer à leurs occupations. « Les voies sont inaccessibles et nos maisons inondées à cause de l’Iita qui a drainé les eaux vers notre quartier », déclare Claudine Mevo Guézo, propriétaire de maison dans la zone. A l’en croire, les travaux de canalisation inachevés en faveur de la rizière de l’Iita seraient à la base de cette inondation qui dure depuis une quinzaine de jours. « Nous vivons dans cette localité depuis 15 ans mais c’est la première fois qu’on vit une telle inondation », a-t-elle fait savoir. Elle s’en remet au gouvernement et à la mairie d’Abomey-Calavi. « Nous demandons le soutien des autorités, on n’en peut plus », a-t-elle poursuivi. Mais, Gontran Nouhoumon Honfoga, chef service chargé de la gestion des installations de l’Iita jette le tort sur Africa Rice, une institution ivoirienne qui avait voulu installer une rizière dans les locaux de l’Iita. « La population a raison de donner de la voix mais l’Iita n’en est pour rien », soutient-il. A l’en croire, c’est Africa Rice qui a demandé à l’Agetur d’orienter l’eau pluviale vers le bas-fond de l’Iita. « Les travaux n’ayant pas abouti, les populations en souffrent aujourd’hui », a-t-il expliqué. Selon lui, pour soulager les populations, l’Iita a fait les démarches depuis quelques jours vers l’agence chargée de l’assainissement pluvial dans la commune d’Abomey-Calavi. « Selon les techniciens, il y a des solutions mais elles ne seront pas immédiates », a-t-il confié. Angelo Ahouandjinou rassure la population Informé, Angelo Ahouandjinou, maire de la commune d’Abomey-Calavi a effectué une descente sur le terrain pour apprécier la situation. A son arrivée, il a rencontré les autorités de l’Iita avant de descendre dans la zone inondée. Il a constaté qu’une partie de l’Iita ainsi que beaucoup de maisons sont inondées dans la zone. « Je suis venu faire l’état des lieux afin de faire un point au préfet pour qu’ensemble nous prenions des dispositions idoines », a-t-il confié. Pour lui, les mesures urgentes qui s’imposent seront prises pour soulager les populations. Il promet qu’une fiche sera faite à l’endroit du ministre du Cadre de vie et du Développement durable. « Des dispositions seront prises pour vous soulager en attendant le règlement définitif de ce problème en synergie avec le ministère du Cadre de vie », a-t-il promis. A l’en croire, cette situation préoccupe à plus d’un titre tout le conseil communal d’Abomey-Calavin. Actualités 30 juin 2020


Covid-19 et ses impacts: Des bouleversements dans les Fab, selon Fructueux Gbaguidi
L’armée a aussi été impactée par la pandémie du coronavirus. Tout s’y déroule désormais avec tact, stratégie et précaution, selon les propos du colonel Fructueux Gbaguidi, chef d’état-major de l’Armée de terre. Les pratiques ont désormais changé au sein de l’armée. La menace de la pandémie du coronavirus a aussi imposé à ce corps, de nouvelles habitudes. Reconnue pour sa rigueur et sa discipline au service de la nation, l’armée, force de défense, n’entend pas fléchir dans ce contexte de pandémie. Intervenant au cours d’une séance spéciale à l’Université d’Abomey-Calavi sur le Covid-19, le chef d’état-major de l’Armée de terre, le colonel Fructueux Gbaguidi a rappelé les nouvelles habitudes que le coronavirus a imposées aux forces de défense. Se prononçant sur le thème ‘‘Covid-19 dans les Forces armées’’, le colonel a précisé quelques bouleversements intervenus dans l’armée. Fructueux Gbaguidi a fait savoir que désormais, il n’y a plus de salutations individuelles ainsi que les échanges avec le personnel. Ces derniers se font en respect de la distanciation sociale. Selon lui, les rapports humains sont impactés dans les Fab. Il en veut pour preuve les différentes activités qui mobilisaient le personnel militaire entretemps, désormais proscrites, afin de se conformer aux prescriptions relatives aux gestes barrières. « Sur le plan collectif, nous avons dû renoncer à beaucoup de nos activités. Les rapports du matin, la préparation physique individuelle, le sport collectif, le ballon militaire…Nous avons mis fin à tout ça parce qu’il fallait respecter la distanciation sociale », a expliqué le colonel. « Tout ceci constitue des difficultés nouvelles », a-t-il ajouté avant de souligner que les visites dans les différentes casernes sont limitées et il y a plus de précautions pour la gestion des courriers désormais dans les Forces armées béninoises. Dans ce contexte de pandémie, l’officier a rassuré de la disponibilité du personnel médical militaire à servir la nation et à aider dans le traitement des différents cas. L’armée ne ménagera aucun effort également à construire les infrastructures. « Nous avons des perspectives par rapport à l’écosystème qui se détériore. Nous allons mettre tous les moyens à la disposition de la population », a soutenu le colonel Fructueux Gbaguidi. Actualités 30 juin 2020


Appui de la Banque mondiale à la relance économique: 29 milliards F Cfa pour l’énergie et le numérique
Un financement additionnel d’environ 29 milliards F Cfa est approuvé par la Banque mondiale pour soutenir la compétitivité économique et atténuer l’impact du Covid-19 au Bénin. Les énergies renouvelables et le numérique sont les secteurs visés. La Banque mondiale a approuvé, le 26 juin dernier, un financement additionnel de 50 millions de dollars Us, soit environ 29 milliards F Cfa, dans le cadre de la lutte contre le Covid-19 au Bénin, selon un communiqué de l’institution parvenu à notre rédaction. Cet appui émanant de l’Association internationale de développement (Ida), précise le document, aidera à atténuer l’impact de la crise sanitaire du coronavirus dans la phase de redressement socioéconomique. « Cet appui va contribuer à combler le déficit en ressources budgétaires pour faire face aux besoins sociaux de base et du secteur productif», selon Atou Seck, responsable des opérations de la Banque mondiale pour le Bénin. L’appui permettra donc de soutenir les réformes engagées pour renforcer la gestion fiscale et de la dette, améliorer la viabilité financière du secteur de l’énergie et favoriser le développement de l’économie numérique, indique la Banque mondiale. Il sera orienté vers l’accroissement de la performance et de la compétitivité du secteur de l’énergie électrique, pour promouvoir les sources d’énergie renouvelable et soutenir le développement de l’infrastructure numérique et l’accès abordable au haut débit, précise le communiqué de la Banque mondiale. Ce financement additionnel intervient dans un contexte où le gouvernement a initié des appuis substantiels en vue de soulager les différentes couches de la population, notamment les artisans et les entreprises, et faire face aux besoins pressants. Il fait suite à une première opération approuvée le 12 décembre 2019, dans le cadre de la promotion d’une croissance plus rapide et durable. La propagation du coronavirus a induit un ralentissement des activités économiques, de la croissance qui pourrait s’établir à un taux de 3,3 % voire moins au lieu de 6,6 % initialement prévu. Sollicitude constante Le nouveau financement porte à environ 90 millions de dollars, soit environ 52 milliards F Cfa, le montant total alloué par la Banque mondiale au profit du Bénin pour faire face à la crise sanitaire. Au début, l’institution a soutenu le gouvernement dans l’équipement de centres d’isolement et de prise en charge des malades, la formation du personnel de santé et des équipes de réaction rapide ainsi que l’achat de masques, de tests de laboratoire pour le diagnostic, de respirateurs, des caméras thermiques, des équipements et matériels médicaux d’urgence. Un financement additionnel a été approuvé, début mai, pour renforcer le système de surveillance des maladies, équiper des laboratoires et augmenter la capacité de dépistage et de confirmation des cas. Il était également destiné à la construction et l’équipement en matériel de pointe de deux centres de traitement des infections respiratoires aiguës, la modernisation de dix établissements de santé existants pour les transformer en centres de gestion du traitement de la maladie. Par ailleurs, la Banque mondiale a accordé, début juin, un crédit de 160 millions de dollars, soit environ 94 milliards F Cfa, pour soutenir la compétitivité des chaînes de valeur agroalimentaires au Bénin, notamment les filières ananas, cajou et autres produits frais . Société 30 juin 2020


Contexte de Covid-19: « Les personnes hypertendues doivent bien suivre leur traitement »
La maladie à coronavirus continue de faire des ravages au Bénin. Déjà 1187 cas confirmés et 19 décès à la date du 28 juin 2020. Selon Kamel Lafia, cardiologue et spécialiste de l’hypertension artérielle, les personnes hypertendues ou souffrant d’autres maladies chroniques ont un risque accru de développer des formes graves de Covid-19 si elles venaient à être contaminées. Raison pour laquelle elles doivent, plus que les autres, respecter les mesures barrières, bien suivre leur traitement et signaler le moindre problème à leur médecin traitant. La Nation : Pourquoi les personnes souffrant d’hypertension artérielle ont-elles un risque accru de développer des formes graves de l’infection par le coronavirus ? Dr Kamel Lafia : Les personnes hypertendues ont un risque plus accru de développer des formes sévères de Covid -19. C’est un fait absolu et les statistiques le confirment. Il est important, pour comprendre ce rapport, de savoir que l’hypertension artérielle, et plus généralement les maladies du cœur entraînent une fragilisation non seulement du cœur mais également d’autres organes tout aussi importants comme le rein, les artères. Quand le coronavirus atteint un organisme, il est combattu par l’immunité de celui-ci. Donc, plus l’immunité est forte, plus grande est la chance que cette personne ne développe pas de forme grave. Une personne hypertendue est déjà, du fait de sa maladie, une personne fragile, surtout lorsqu’elle n’a pas un traitement optimal. Ces différents aspects des maladies cardio-vasculaires peuvent expliquer ce risque accru. En dehors du respect des gestes barrières recommandé à tous pour éviter le Covid-19, y a-t-il une recommandation particulière pour les personnes souffrant d’hypertension artérielle ? Je me permettrai déjà de rappeler ces mesures barrières, surtout en cette période où l’on observe une flambée des cas dans notre pays. Il s’agit du lavage régulier des mains à l’eau et au savon, du port systématique de masque, du fait de tousser dans le creux du coude ou dans un mouchoir qu’on jettera à la poubelle ensuite, du respect de la mesure de distanciation de 1,5 m au moins, et surtout du fait de limiter les sorties au strict minimum. Pour revenir à votre question, en dehors de ces mesures que tout individu doit respecter, je recommanderais aux personnes hypertendues de bien suivre leur traitement, en l’occurrence, une bonne hygiène de vie et la prise de médicaments lorsqu’ils en prennent. Elles ne devront pas hésiter à voir leur médecin en cas de souci particulier et il ne faut surtout pas qu’elles ratent leur contrôle de routine. Vous invitez les patients hypertendus à ne pas rater leur contrôle de routine. Il est constaté par endroits une certaine inquiétude des patients à se rendre dans les centres de santé depuis l’avènement du Covid-19. Quels risques courent les patients hypertendus qui ont cessé de se faire suivre par leur cardiologue ? Exact. Cette inquiétude a été observée avec une baisse de fréquentation des structures de santé. Mais elle n'a plus sa raison d'être car actuellement, la maladie est mieux connue qu'il y a quelques mois. Consulter tard augmente les risques que la maladie s'aggrave et donc que le médicament ne marche pas. En cas de moindre signe comme une toux, une fièvre, un rhume inhabituels, il faudrait donc consulter; les hypertendus encore plus tôt. Le risque pour ces patients de ne pas consulter leur médecin est le déséquilibre de leur hypertension artérielle. Et ce contexte de stress n'arrange pas forcément les choses. Mais plus tôt le médecin est vu, mieux ce sera pour leur santé. En raison de la peur et du stress que génère cette maladie, la crainte d’une augmentation des maladies cardiovasculaires est grande. Qu’en dites-vous ? Le stress, à lui seul, constitue un facteur pouvant entraîner des effets néfastes sur le cœur, surtout lorsqu’il est permanent. Mais je voudrais tout de même relativiser en disant que ce qui est prouvé et ce dont on est certain actuellement, c’est que les mesures barrières sont efficaces pour éviter le Covid-19. Si vous respectez ces mesures et surtout, si vous incitez votre entourage à les respecter, il n’y a pas de grandes raisons de stresser. Continuer également à respecter les conseils de son cardiologue et bien prendre ses médicaments protègent le cœur. Il est donc important d’avoir confiance et surtout de lutter contre ce stress en pratiquant par exemple des activités ludiques, ou une activité physique régulière comme la marche, le vélo ou même le jardinage. Il est prouvé que ces activités permettent de lutter contre le stress. Un mot pour conclure cet entretien. Je voudrais insister sur l’importance de ne pas baisser la garde en ce qui concerne le respect des mesures barrières qui permettent d’éviter le Covid-19. Les patients hypertendus, et même les patients diabétiques devraient absolument continuer à respecter ces mesures, et ne pas hésiter à voir leur médecin en cas de préoccupations particulières. Chaque jour, de nouvelles données apparaissent sur cette maladie et en attendant d’en trouver le traitement définitif, le respect des mesures barrières demeure la véritable façon d’éviter cette pandémie. Santé 30 juin 2020


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