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Nouvelles

Résultats définitifs du second tour de la présidentielle: La Cour constitutionnelle déclare Patrice Talon élu

Cinq jours après la proclamation des résultats provisoires de la présidentielle du 20 mars 2016, la Cour constitutionnelle a procédé, mercredi 30 mars, à celle des résultats définitifs. Au terme de l’audience qui a eu lieu dans la salle des actes de la Haute juridiction, c’est Patrice Athanase Guillaume Talon qui a définitivement été déclaré élu président de la République.

Les résultats provisoires du second tour de la présidentielle du 20 mars dernier donnant Patrice Athanase Guillaume Talon gagnant du scrutin ont été confirmés par la proclamation définitive de la Cour constitutionnelle.

Entouré des six autres sages de la Haute juridiction, le président Théodore Holo a annoncé dans sa déclaration tenant lieu de proclamation que, « est définitivement élu président de la République, Monsieur Patrice Athanase Guillaume Talon». Selon lui, aucune contestation relative à la régularité des opérations électorales n’a été déposée au greffe de l’institution par chacun des deux candidats au second tour, dans les délais de cinq jours comme le stipule l’article 49 al 3 de la Constitution. Le mandat du président sortant arrivant à terme le 5 avril prochain à minuit, a précisé Théodore Holo, celui du nouveau prend effet à compter du 6 avril à 00h. Mais avant son entrée en fonction, le nouveau président doit prêter serment comme le prévoient les dispositions de l’article 53 de la Constitution.
Autres obligations liées à l’article 52 al 2 de la Constitution, le nouveau président doit, lors de son entrée en fonction et à la fin de celle-ci, faire sur l’honneur une déclaration de tous ses biens et patrimoine adressée à la Chambre des Comptes de la Cour suprême. Son prédécesseur aussi est tenu de s’acquitter de cette même obligation constitutionnelle à la fin de son mandat.

Une première au Bénin
Contrairement à ce qui s’est toujours passé lors des échéances électorales où des contestations sont enregistrées pour remettre en cause les résultats, la Cour constitutionnelle n’a reçu le moindre recours avant de proclamer les résultats définitifs du second tour du 20 mars 2016. Est-ce un signe de maturité du peuple béninois ? Est-ce une preuve du progrès de la démocratie béninoise ? Ou bien encore, est-ce le témoignage de la régularité ou de la transparence du scrutin ? On ne saurait quoi dire. Mais l’on note tout simplement qu’après cinq jours d’attente d’une éventuelle contestation, la Cour constitutionnelle n’a enregistré aucun recours et qu’au lendemain des opérations électorales, le pays a vécu dans le calme et la vie a continué comme d’habitude.
AA


L'intégralité de sa décision

La Cour constitutionnelle,
VU la loi n° 90-032 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin ;
VU la loi n° 91-009 du 04 mars 1991 portant loi organique sur la Cour constitutionnelle modifiée par la loi du 31 mai 2001 ;
VU la loi n° 2013-06 du 25 novembre 2013 portant Code électoral en République du Bénin ;
VU le décret n° 2014-118 du 17 février 2014 portant attributions, organisation et fonctionnement du secrétariat général de la Cour constitutionnelle ;
VU le règlement intérieur de la Cour constitutionnelle ;
VU la proclamation provisoire du 13 mars 2016 des résultats du premier tour de l’élection présidentielle du 06 mars 2016 ;
VU le décret n° 2016-126 du 14 mars 2016 portant convocation du corps électoral pour le second tour de l’élection présidentielle ;
VU la proclamation provisoire, le 25 mars 2016, des résultats de l’élection présidentielle du 20 mars 2016 ;
Considérant qu’aucune contestation relative à la régularité des opérations électorales n’a été déposée au greffe de la Cour par l’un des candidats dans les cinq jours de la proclamation provisoire comme le prescrit l’article 49 alinéa 3 de la Constitution ;
En conséquence :
Article 1er.- Proclame définitivement élu président de la République Monsieur Patrice Athanase Guillaume Talon.
Article 2.- Dit que conformément à l’article 47 alinéa 2 de la Constitution et au serment prêté le 06 avril 2011, le mandat du président de la République en exercice expire le 05 avril 2016 à minuit et qu’en application de l’article 52 de la Constitution, il est tenu de faire sur l’honneur une déclaration écrite de tous ses biens et patrimoine adressée à la Chambre des Comptes de la Cour suprême.
Article 3.- Dit que le mandat de monsieur Patrice Athanase Guillaume TALON, élu président de la République, prend effet pour compter du 06 avril 2016 à 00 heure.
Article 4.- Dit qu’avant son entrée en fonction, monsieur Patrice Athanase Guillaume Talon doit prêter le serment prévu à l’article 53 de la Constitution.
Article 5.- Dit enfin que, conformément à l’article 52 alinéa 2 de la Constitution, monsieur Patrice Athanase Guillaume Talon est tenu, lors de son entrée en fonction, et à la fin de celle-ci, de faire sur l’honneur une déclaration écrite de tous ses biens et patrimoine adressée à la Chambre des Comptes de la Cour suprême.
Article 6.- La présente proclamation sera notifiée à monsieur Patrice Athanase Guillaume Talon, à Monsieur le président de la République, à monsieur le président de l’Assemblée nationale, à monsieur le président de la Commission électorale nationale autonome (Céna) et publiée au Journal officiel.

Ont siégé à Cotonou, le trente mars deux mille seize

Messieurs Théodore HOLO Président
Zimé Yérima KORA-YAROU Vice-président
Simplice C. DATO Membre
Bernard D. DEGBOE Membre
Madame Marcelline-C. GBEHA.AFOUDA Membre
Monsieur Akibou IBRAHIM G. Membre
Madame Lamatou NASSIRI Membre.

Actualités 31 mars 2016


Contre les malversations financières dans la gestion des affaires publiques: Les corps de contrôle du ministère des Finances à l’école de la cartographie des risques

Le ministère de l’Economie, des Finances et des Programmes de dénationalisation a lancé mardi 29 mars, à l’intention des corps de contrôle, un séminaire de formation sur la méthodologie et les outils d’élaboration de la cartographie et du plan d’audit basé sur les risques. Ce séminaire qui se déroule à Cotonou, intervient dans le plan d’actions défini pour anticiper sur les malversations et la mal gouvernance dans les administrations publiques.

Dans le but de prévenir ou de limiter les risques de malversations financières et autres irrégularités dans la gestion des affaires publiques, l’Etat béninois a arrêté en collaboration avec certains partenaires techniques et financiers un plan d’actions de prévention. L’une des 30 actions de ce plan est la réalisation de la cartographie des risques avec un ciblage sur le ministère en charge de l’Economie et des Finances. C’est dans ce cadre que les corps de contrôle dudit ministère suivent depuis mardi 29 mars, une formation sur l’élaboration de la méthodologie et les outils d’élaboration de la cartographie et du plan d’audit basé sur les risques.

La cartographie des risques est selon le directeur de cabinet du ministre en charge de l’Economie et des Finances, Servais Adjovi, un outil de pilotage au service de la gouvernance de l’administration publique. « L’approche d’audit basé sur les risques (Abr) est une méthodologie de contrôle qui a pour but de rationaliser le contrôle surtout dans un contexte de ressources limitées tout en respectant les principes de la bonne gouvernance publique», a expliqué Servais Adjovi. Aussi, permet-elle «d’élaborer une cartographie des risques et de cibler avec plus d’efficacité les domaines ou zones à risques plus élevés et d’offrir aux corps de contrôle, les possibilités d’orienter leurs efforts sur les objectifs prioritaires du secteur public et les obstacles à même de contrecarrer leur réalisation ».
Pour l’auditeur général de l’Etat, Michel Dognon, cette formation vient à point nommé car elle pourra éviter au Bénin des malversations à l’image de celle intervenue dans le programme PPEAII. Outre la cartographie des risques, «il faut une mise en application systématique des sanctions administratives découlant des investigations et de la poursuite des mis en cause devant les juridictions compétentes », selon l’auditeur général de l’Etat. Car, « une chose est d’identifier les risques mais une autre est de les prévenir en les supprimant par les mesures indiquées et dans le cas d’espèce en punissant les auteurs conformément aux lois de la République».
L’un des partenaires du Bénin dans la mise en œuvre du plan de prévention est la Banque mondiale. Sa représentante résidente au Bénin, Katrina Sharkey, présente au lancement de ce séminaire de formation a dit toute sa satisfaction avant de renouveler l’engagement de la Banque mondiale à accompagner le Bénin dans la promotion d’une bonne gouvernance dans les affaires publiques.

Actualités 30 mars 2016


Eliminatoires de la Can Gabon 2017: Aux rythmes de la course poursuite entre le Bénin et le Mali

Vivement la 6e et ultime journée des éliminatoires de la Can Gabon 2017 où, les Ecureuils du Bénin et les Aigles du Mali se retrouveront à Bamako pour un rendez-vous qui s’annonce, comme l’heure de la vérité. En attendant, c’est à tour de rôle que ces deux sélections continueront à prendre le commandement du groupe C qu’ils occupent avec les Bright Stars du Soudan du Sud et le Nzalang Nacional de la Guinée Equatoriale.

A la conquête de la première place de leur groupe donnant droit à une qualification directe pour la phase finale de la Can en 2017 au Gabon, les Aigles du Mali et les Ecureuils du Bénin se livrent à cœur joie, une course poursuite. Lors de la 3e journée des éliminatoires, ce sont les Béninois qui, à la faveur de leur victoire (2-1) à Juba contre les Sud-Soudanais, s’étaient accaparés de la première place. Mais, ce n’était que pour la retourner aux Maliens victorieux des Equato Guinéens à Bamako, quelques 48 heures après. Le même scénario s’est reproduit, dimanche 27 mars dernier, lors de la 4e journée.

En effet, les Aigles du Mali ont, après leur victoire sur le fil acquise lundi 28 mars dernier à Malabo face au Nzalang Nacional de la Guinée Equatoriale (1-0), repris la tête du groupe C, reléguant une nouvelle fois les Ecureuils en deuxième position. L’unique but de la rencontre est l’œuvre d'un de leurs joueurs Mustapha Yatabaré à la 90e mn.¦

Sports 30 mars 2016


Fitheb 2016: Un réseau interafricain pour la fluidité de la circulation du théâtre en création

La 13e édition du Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb) n’a pas été qu’une occasion de fête autour du sixième art. Elle a permis aussi de réfléchir sur des opportunités de création communes entre différents pays du continent. Autour du directeur du Fitheb, Erick Hector Hounkpè, plusieurs directeurs de festival se sont penchés sur cette préoccupation.

Lassaad Jamoussi, directeur des Journées théâtrales de Carthage de Tunis, Alain Hema, directeur du Festival international La Ruche, Zié Coulibaly, un des responsables artistiques du Marché africain des Arts et du Spectacle (Masa), Hamadou Mande, directeur du Festival international de Théâtre et de Marionnettes de Ouagadougou (Fitmo) et bien d’autres responsables de festival présents à Cotonou dans le cadre du Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb) 2016 étaient réunis autour du directeur dudit festival Erick Hector Hounkpè pour ensemble réfléchir sur des possibilités de créations communes sur le continent, en vue de faciliter la diffusion, de l’alléger et de permettre ainsi aux créations de tourner au maximum.

Ça va changer !

L’initiative était indispensable, pensent la plupart des acteurs. Pour eux, cette absence de synergie est préjudiciable à l’avenir des troupes sur le continent et peut même constituer une entrave à l’épanouissement des artistes. « La rencontre que nous venons de tenir porte sur la situation des œuvres et le réseau. Moi, déjà en 2011, j’avais fait cette réunion à Ouagadougou avec différents directeurs de festival dont le Fitheb pour dire qu’il faudrait que nous puissions nous mettre en réseau. Il y a eu des réseaux. Mais ici maintenant, nous sommes partis sur des éléments très concrets.
Nous avons une échéance, le 16 novembre prochain. Je pense que de ce point de vue, le Fitheb a gagné en réunissant ces directeurs d’événements avec quelqu’un qui nous propose immédiatement un moment de rencontre qu’il va inscrire comme activité de son événement, les journées théâtrales de Carthage. Là, la présente édition du Fitheb est une grande édition pour cela ». C’est avec satisfaction qu’Alain Hema, directeur du Festival international La Ruche s’est ainsi confié après de longues et enrichissantes minutes d’échanges entre ses pairs et lui. Ce qui est important aux yeux de cet acteur habitué des festivals sur le continent, c’est de surpasser les conclaves et propositions et de passer enfin aux actes. Lassaad Jamoussi, directeur des Journées théâtrales de Carthage de Tunis se veut lui plus optimiste.

Un évènement important

Pour lui, le conclave va au-delà d’une simple rencontre et se veut un « événement très important » qui fait suite aux échanges antérieurs pour la création d’un réseau inter- africain pour la fluidité de la circulation du théâtre dans les pays africains. Selon lui, la rencontre de Cotonou a permis de constater les avantages faits. « Nous avons constaté que les différents réseaux qui ont été créés n’ont pas véritablement fonctionné comme il était nécessaire. Nous nous sommes engagés ensemble pour agir chacun de son côté pour que dans chaque grand festival de théâtre africain, il y ait un événement qui permet la rencontre de tous les directeurs de festival africains ».
C’est d’ailleurs lui qui sera le prochain hôte à Tunis au mois de novembre prochain, à l’occasion des Journées théâtrales de Carthage. A ce rendez-vous assez connu de ces responsables de manifestations « tous les directeurs de festivals africains seront présents pour qu’on organise une matinée de réflexions sur les modalités pratiques de la circulation de la création théâtrale et artistique de manière générale au niveau des arts de la scène et les autres formes de manifestations théâtrales ».
Mais tout n’est pas si mauvais, reconnaît Lassaad Jamoussi. Il y a eu, admet-il, quelques initiatives heureuses de créations collectives, de coproductions entre différents pays. Aussi, promet-il qu’à l’ouverture des Journées théâtrales de Carthage, il y aura une coproduction africaine. Sans pour autant freiner la collaboration avec le marché européen, celui-ci, avec ses pairs voudraient faire la part belle aux créations Sud-Sud. Et même si la logistique et le caractère spécifique de certaines créations ne sont des éléments favorisant toujours ce genre de collaboration, Erick Hector Hounkpè y croit fermement. Raison pour laquelle, quelques propositions ont été faites par lui dans ce sens. ?

Satisfaction à mi-parcours


Le Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb) a bien démarré et se poursuit bien. Son directeur, Erick Hector Hounkpè en est satisfait. Le bilan à mi-parcours dressé par lui, lundi 28 mars dernier en dit long.

Un pré-Fitheb applaudi, un village de festival plaisant, une cérémonie d’ouverture appréciée, un spectacle d’ouverture grandeur nature, des spectacles de bonne facture, des invités de marque, une série de tables-rondes pour repenser et relancer le théâtre… Le Fitheb 2016 a un grain de sel supplémentaire sur ses aînés et peut se vanter d’une série d’innovations et de particularités qui tendent à lui redonner ses lettres de noblesse. Le regard extérieur porté par les acteurs (étrangers surtout) sur le festival dégage une forte odeur de satisfaction. Mais le directeur Erick Hector Hounkpè ne voudrait pas dormir sur ses lauriers. Face aux hommes des médias, lundi 28 mars dernier, pour évaluer le chemin parcouru après cinq jours d’activité, il a exposé un bilan à mi-parcours non moins reluisant. Une dizaine de collèges et d’écoles primaires parcourus pour le pré-Fitheb, des lectures scéniques sur quatre pièces de théâtre de dramaturges béninois, une vingtaine de spectacles d’attraction donnée à Cotonou, Porto-Novo, Lobogo, Abomey et Parakou, la commémoration de la Journée mondiale du théâtre (Jmt)… sans oublier une logistique bien assurée constituent les éléments majeurs exposées par le directeur du Fitheb. A cela s’ajoute une série d’innovations dont la police d’assurance souscrite au profit des festivaliers. Et même si cela paraît aux yeux de certains « trop osé », Erick Hector Hounkpè lui voit plutôt les choses en grand. Selon ses explications, à quoi servirait-il de trop économiser de l’argent et de perdre des hommes ?

« Le Fitheb 2016 est en bonne marche malgré quelques couacs », certifie par ailleurs son directeur qui a mis en exergue quelques évènements « malheureux » dont les attentats de Grand-Bassam (Côte d’ivoire) et de Bruxelles (Belgique) qui ont porté un coup à la programmation du festival. Mais sans pour autant porter en ôter à son rayonnement.?

Impressions de quelques acteurs du théâtre
Hamadou Mandé
« Le Fitheb est un patrimoine africain »
De l’extérieur, nous suivons tout ce qui se fait au niveau du festival parce que pour nous, le Fitheb n’est plus seulement un patrimoine béninois. C’est aussi un patrimoine africain et le patrimoine des artistes. Donc quand il y a eu par moment des dissensions et de petites difficultés entre les acteurs ou avec le ministère de la Culture, nous avons tout suivi et nous nous sommes dit que le Bénin ne peut plus se permettre de jouer avec ce festival et de compromettre sa survie parce que les artistes ne vous le pardonneront pas. Mais je crois que les gens ont pu se surpasser par rapport à ces questions là pour qu’aujourd’hui on puisse voir un Fitheb avec des anciens directeurs autour de celui en fonction pour porter ensemble le Festival… Je disais à Ousmane Alédji il y a deux ans quand il disait que le Fitheb était le plus grand festival de théâtre en Afrique que c’est plutôt le plus gros (Rire). Aujourd’hui ce qu’il faut, c’est un travail qui doit se construire dans la permanence. Ensuite au niveau organisationnel, moi je pense qu'il faut que le festival se professionnalise. C’est important qu’un festival comme le Fitheb travaille à se doter d’un comité international de présélection. La sélection en dernier ressort peut ensuite revenir à la direction du festival. Dans tous les cas, au stade actuel nous sommes très fiers du Fitheb et fiers qu’il existe et qu’il continue d’exister. Notre souhait est que le plus grand festival de théâtre en Afrique se renforce.

Bienvenu Koudjo, critique de théâtre

« Je n’ai pas encore noté des ratés »
C’est une édition qui se fait dans une période charnière. Je trouve que c’est déjà bien de tenir le rendez-vous du Fitheb et de ne pas rater ce rendez-vous que nous nous sommes fixés nous-mêmes et insister pour l’organiser malgré les difficultés politiques et les exigences de calendrier, c’est une manière de montrer que l’art est au-dessus de toutes ces contingences et s’affirmer comme un domaine autonome.
Je n’ai pas encore vu de ratés parce que je n’ai pas vu beaucoup de spectacles encore, mais le spectacle inaugural était grandiose. Je continue de me demander comment le metteur en scène a pu mettre sur un tel espace 300 acteurs et coordonner le jeu de tous. Cela relève d’une prouesse et je voudrais l’en féliciter. ?
Propos recueillis par Josué F.M

Culture 30 mars 2016


Première déclaration de Patrice Talon après les résultats provisoires: Une gouvernance ayant pour principal socle la compétence

Quelques heures après la proclamation par la Cour constitutionnelle des résultats provisoires du second tour de la présidentielle du 20 mars qui a abouti à son élection, Patrice Talon s’est adressé aux populations béninoises. Devant l’immensité des défis à relever, il a rassuré le peuple sur ses capacités et les atouts dont dispose le Bénin.

Le tout nouveau président élu du Bénin, Patrice Talon a levé un coin de voile sur son mode de gouvernance. C’est à travers une déclaration faite à son domicile privé dans la zone résidentielle à Cotonou, qu’il a rencontré la presse pour s’adresser à ses compatriotes.

A l’occasion, il a noté que «le pays va mal, mais le redresser n’est pas impossible». Malgré l’immensité de la tâche, il a rassuré ses compatriotes qu’il sera le président de tous les Béninois et qu’il sera à la hauteur. En dehors de lui, il a fait savoir qu’il compte aussi sur les atouts dont dispose le pays pour relever les nombreux défis. Le principal sera, a-t-il insisté, la compétence. Sa gouvernance aura pour socle la compétence. Cela exclut, pour le moment, les paramètres de la satisfaction des intérêts égoïstes et partisans, l’équilibre régional et la parité homme-femme. «Pour le moment, il sera impératif pour nous tous de mettre à chaque poste, les personnes les plus qualifiées quels que soient leurs bords», a-t-il tenu à préciser.
L’heureuse issue de ses consultations électorales ne l’a pas laissé indifférent. Aussi a-t-il laissé entendre que les Béninois viennent de donner la preuve que tous ensemble, ils sont capables de faire face à leur destin dans les moments les plus critiques. «C’est la preuve que le pays est doté d’une grande âme», a-t-il reconnu en évoquant la paix et la convivialité qui ont caractérisé le déroulement de la présidentielle. A ce sujet, il a salué les mérites de chaque acteur du processus à savoir la Commission électorale nationale autonome (Céna), la Cour constitutionnelle, les candidats et les électeurs. Sans oublier le président sortant, Boni Yayi pour tout ce qu’il a fait, ce qu’il faut pour que l’élection puisse aller à son terme dans la tranquillité.

Actualités 29 mars 2016


Veille citoyenne du processus électoral et du prochain quinquennat: Les nouveaux objectifs de la Plate-forme électorale des OSC

La Plate-forme électorale des Organisations de la Société civile s’engage à continuer à œuvrer à la promotion et la tenue d’élections apaisées, crédibles et équitables pour le renforcement d’une démocratie durable au Bénin. C’est la conclusion à laquelle la présidente de ladite Plate-forme, Fatoumata Batoko Zossou et ses collègues sont parvenus vendredi dernier au terme de la neuvième conférence de presse entrant dans le cadre de la présidentielle 2016. C’était au siège du Haut commissariat à la gouvernance concertée (HCGC), à Cotonou.

Les taux de satisfaction du respect du Code électoral, calculés par la Plateforme des Organisations de la Société civile, pour l’ensemble des centres et postes de vote observés au terme du processus ayant sanctionné le second tour de la présidentielle 2016 sont 72,48% pour les opérations de démarrage ; 76,89% pour les opérations liées au déroulement du scrutin ; 85,57% pour les opérations de clôture et de dépouillement et 77,64% pour l’ensemble des trois phases du scrutin. Ces prouesses fondent les remerciements que la Plateforme a adressés aux différents acteurs impliqués dans le processus électoral dans le cadre de la présidentielle 2016.

Au cours d’une conférence de presse vendredi dernier, la présidente de la Plate-forme, Fatoumata Batoko Zossou et ses collègues tiennent cependant à souligner malgré ces prouesses que des défis restent à relever. Dans cette optique, la Plateforme formule des recommandations nécessaires à la suite des nouveaux objectifs qu’elle s’est fixés dès le 6 avril 2016, date de prestation de serment du nouveau président de la République.
A l’étape actuelle du processus et en réponse aux nombreux appels des citoyens l’invitant à maintenir la dynamique de veille pour le suivi du quinquennat qui démarre, la Plate-forme s’inscrit dans deux objectifs. Elle promet de continuer le suivi et les actions de mobilisation pour une belle et pacifique passation du pouvoir entre les présidents sortant et entrant. Aussi, envisage-t-elle d’opérationnaliser un dispositif de suivi permanent du projet de société ainsi que des promesses de campagne du candidat Patrice Talon et de ses alliés de la coalition de la Rupture afin de contribuer à leur mise en œuvre effective et à leur réussite.
La Plate-forme recommande à l’Assemblée nationale et au gouvernement, l’évaluation de la pertinence de la réforme relative à l’introduction du représentant de la minorité et de la majorité parlementaires dans les postes de vote, la suppression du bicéphalisme qui caractérise l’organisation des élections au Bénin, la fixation du délai légal de campagne pour le compte du second tour et la garantie du secret du vote de l’électeur, en dépit de la prévention de la fraude.
A l’endroit de la Cour constitutionnelle, elle recommande la publication, sur son site internet ou par tout autre moyen, des détails des résultats du second tour du scrutin par poste de vote ou par centre de vote.

Actualités 29 mars 2016


Congrès électif de la FBF : «Consensus National pour un Nouveau Départ », seule liste validée»

La liste retenue, suite à l’appel à candidatures aux postes de président et des membres du comité exécutif de la Fédération béninoise de football (FBF) lancé par le Comité de normalisation, mardi15 mars dernier, est désormais connue. Elle a été publiée depuis, vendredi 25 mars dernier. Baptisée « Consensus National pour un Nouveau Départ » (CN2D) conduite par Moucharafou A. Anjorin, elle est la seule et unique liste à avoir été enregistrée.

A l’échéance du dernier délai du dépôt des candidatures fixé au mercredi 23 mars dernier à 13h, seule, une liste avait été enregistrée. Il s’agit de celle dénommée « Consensus National pour un Nouveau Départ » conduite par Moucharafou A. Anjorin.

Constatant la conformité du dossier reçu par rapport aux dispositions des articles 33 et 39 des statuts de la FBF, le Conor a alors procédé à sa validation. C’était par décision N°031/2016/FBF/Conor/Pdt du 25 mars 2016 portant validation de la liste des candidats pour le Congrès électif du nouveau Comité exécutif de la FBF. Du coup, cette liste, annonçant le retour de la tempête jaune, sera la seule et unique qui sera soumise au Congrès électif du 3 avril prochain.
Par rapport à la terminologie « Nouveau Départ » actuellement en vogue, s’agit-il d’une coïncidence ou d’un simple hasard ? Pour le moment, il serait difficile de répondre à cette question. Toujours est-il que, Moucharafou Anjorin, réalisant la part de responsabilité qui est celle des dirigeants de clubs dans la crise qui s’est emparée du football béninois, a entrepris depuis près de 8 mois, de les amener à se remettre ensemble pour un nouveau départ. Apparemment, il a réussi son action, dans la mesure où c’est sa seule liste qui sera en compétition. C'est pour la première fois qu'une telle situation se produit à la Fbf. Sinon qu'il y a au moins deux listes en présence. Pour un meilleur aboutissement du processus de réconciliation entre les acteurs du football béninois, on ne pouvait que souhaiter une liste consensuelle. A voir ceux qui sont sur sa liste, ce sont des dirigeants de clubs qui également, ne manquent pas de qualités pour diriger la FBF. ?

Sports 29 mars 2016


Eliminatoire de la Can Gabon 2017: Les Ecureuils toujours en course pour la qualification

Vainqueurs (2-1), mercredi 23 mars dernier au Juba football stadium, les Ecureuils du Bénin, sur leurs installations au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou, ont confirmé (4-1) face aux Bright Stars du Soudan du Sud. C’était dimanche 27 mars dernier, à l’occasion de la 4e journée des éliminatoires de la Can Gabon 2017. En attendant la sortie des Aigles du Mali, cet après-midi à Bata où, ils seront les hôtes à jouer du Nzalang Nacional de la Guinée Equatoriale, ce sont les Béninois qui prennent le contrôle du groupe C, avec un total de 8 points.

En attendant la dernière et ultime journée des éliminatoires de la Can Gabon 2017, où le sort a voulu qu’ils se retrouvent à Bamako, les Ecureuils du Bénin et les Aigles du Mali continueront à se livrer un duel à distance. L’enjeu pour chacune de ces deux sélections, demeure assurément la première place du groupe C dans lequel le Nzalang Nacional de la Guinée Equatoriale et les Bright Stars du Soudan du Sud sont leurs deux autres adversaires.
Ainsi, dimanche 27 mars dernier au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou, ce sont les Ecureuils du Bénin qui ont repris la tête du classement du groupe C, après leur retentissante victoire (4-1) devant les Sud-Soudanais. Ils passent devant les Aigles du Mali 7 points, les Bright Stars du Soudan du Sud 3 points et la Guinée Equatoriale 1 point.
Pour Stéphane Sessegnon et ses coéquipiers, l’entame de match a pourtant été quelque peu difficile. Face à une jeune équipe sud-soudanaise bien organisée mais manquant d’expérience et qui est venue prendre sa revanche à Cotonou, les Béninois ont eu du mal à retrouver leurs repères sur leurs propres installations, d’entrée de jeu. C’est peu à peu, qu’ils parviendront à prendre le match à leur profit. On verra les poulains d’Oumar Tchomogo montés en régime au cours du match. Les ailiers béninois, Jodel Dossou à droite et David Djigla à gauche, très actifs, ont énormément mis sous l’éteignoir la défense sud-soudanaise, obligeant plus d’une fois le gardien de but Jumma Genaro à sortir le grand jeu puis a retardé l’échéance, en enrayant deux grosses occasions de but de Mickaël Poté au quart d’heure de jeu. Très virevoltant au cours du match, le joueur d’Austria-Lustenau, club de deuxième division autrichienne, Jodel Dossou, sera à l’origine de l’ouverture de la marque par Stéphane Sessègnon à la 24’, puis l’auteur du 3e but béninois à la 71’. Seul devant le gardien de but sud-soudanais, Jumma Genaro, Jodel Dossou a réussi à l’ajuster sans se compliquer la tâche, à la grande satisfaction du public présent dans les gradins et les tribunes du stade, en ce dimanche de pâques. Entre temps, c’est Michael Poté qui avait inscrit le 2e but béninois à la 38’ après une chevauchée de 70 m et un centre de David Djigla, l’autre révélation du match.
Alors qu’on pensait qu’avec ce score de 3-0, le match était déjà plié pour les Ecureuils, un instant de relâchement leur coûtera cher. Profitant d’une absence de concentration dans la défense béninoise, Atak Lual Wol Tong réduira le score à la 84’pour le compte des Bright Stars. Mais à la 90’, Stéphane Sessègnon, après avoir semé la zizanie dans la défense sud-soudanaise, donnera l’estocade, portant le score à 4 à 1. La messe venait ainsi d’être dite. En deux déplacements, les Ecureuils sont parvenus à engranger 6 précieux points. Une double victoire qui les positionne davantage dans la course pour la qualification à la phase finale de la Can Gabon 2017. Trois jours après la victoire (1-2) obtenue en déplacement sur Juba, les Ecureuils du Bénin viennent donc de récidiver et avec de la manière. ?

«Mes joueurs étaient fatigués», dixit Bilal Félix Komoyang

Selon l’entraîneur adjoint du Soudan du Sud, Bilal Félix Komoyang, c’est surtout la fatigue qui expliquerait la débâcle enregistrée par ses poulains au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou. A l’en croire, le voyage pour rallier Cotonou a été très fatigant avec deux escales à Abidjan et à Lomé. Ajouté à la supériorité dont les Ecureuils du Bénin ont fait montre, il ne pouvait en être autrement, a reconnu Bilal Félix Komoyang, non sans avoir quelques regrets. « Nous avions eu assez d’occasion pour tuer le match à Juba mais il nous a manqué de réalisme. L’équipe du Bénin est séduisante et présente assez de professionnels. Nous, nous n’avons que des locaux et l’équipe n’a que cinq ans d’ancienneté ». MG

Rendez à César ce qui lui appartient

La seule fausse note de ce match aura été l’absence du sélectionneur national, Oumar Tchomogo à la séance d’entraînement de ses poulains, samedi 26 mars dernier. Ce sont son adjoint, Vizir Touré, le préparateur physique, Nicolas Rouver et l’entraîneur des gardiens, Jonas Bidé qui étaient présents.Au regard des énormes sacrifices qu’il a toujours consentis pour cette sélection, comment pouvait-il décider de boycotter l’unique séance d’entraînement qu’elle a de la chance de s’offrir entre les deux matches. Selon les informations recueillies, il entendait ainsi protester pour réclamer ses trois mois de salaires impayés.
MG

Sports 29 mars 2016


Sortie du chef de l’Etat à Cotonou: Boni Yayi visite des infrastructures à Akogbato et Akpakpa-Dodomè

Le président de la République a effectué, le samedi 26 mars dernier, une visite au centre de santé d'Akogbato en cours d'achèvement dans le 12e arrondissement de Cotonou. Boni Yayi s'est également rendu au Laboratoire de contrôle de la sécurité sanitaire des aliments (LCSSA), à Akpakpa-Dodomè, récemment accrédité par un bureau belge.

Les travaux de construction du centre de santé d’Akogbato dans le 12e arrondissement de Cotonou sont achevés. Le président Boni Yayi a assisté en personne à la cérémonie de réception de l'infrastructure, dernier acte avant sa mise en service officiel. Boni Yayi s’est alors enquis des dernières diligences à mener pour offrir à ce centre, de meilleures conditions de soin aux populations.
Selon le chef quartier Akogbato, une bonne partie du domaine est encore occupée par des particuliers, en dépit de l'arrêté préfectoral de déguerpissement déjà pris par la préfecture de Cotonou. Le chef de l'Etat a instruit le directeur du génie militaire aux fins de raser une partie de la clôture en vue d'élargir la superficie du centre, conformément audit arrêté. Il a d'ailleurs annoncé la présentation d'une communication en Conseil des ministres par le ministre de la décentralisation afin de trouver une solution définitive aux problèmes domaniaux liés au centre.
Au Laboratoire de contrôle de la sécurité sanitaire des aliments sis à Akpakpa-Dodomè, Boni Yayi a eu droit à une visite guidée des installations. Les différents équipements et toutes les phases de contrôle ont été passés au peigne fin. Mis en place pour garantir au niveau national, régional et international, la qualité des analyses relatives aux produits agricoles, agro-alimentaires et intrants agricoles, le laboratoire a reçu le 17 mars dernier, son certification par un bureau d'accréditation belge. Cette accréditation devra désormais faciliter l’exportation de nos productions agricoles et agro-alimentaires, en direction des pays de l'Union Européenne. "C'est un grand jour pour le Bénin. C'est le couronnement de nos efforts conjugués depuis 2009, année du démarrage de la construction du laboratoire", se réjouit le chef de l'Etat. Pour lui, l'infrastructure répond aussi aux Objectifs du Millénaire pour le développement, dans sa dimension "amélioration du climat des affaires. «C'est le moment de booster nos différentes productions et nos exportations parce que c'était le pré-requis qui manquait à notre tissu productif. Nous devons donner un label à nos différentes spéculations. Ceci ouvre une nouvelle ère en matière de commerce avec le reste du monde", soutient-il, avec dans son viseur, les filières prometteuses telles que l'ananas et l'acajou. Il se dit aussi confiant que cette accréditation ouvrira la voie à une levée de la mesure d'interdiction des crevettes d'origine béninoise sur le marché européen.

Actualités 29 mars 2016


Résultats de l’élection présidentielle: 30 candidats perdent leurs cautions

Patrice Talon, Lionel Zinsou, Sébastien Ajavon sont les trois candidats sur les 33 qui pourront se faire rembourser par le Trésor public les 15 millions F CFA de cautions qu’ils ont chacun versés dans le cadre de leurs candidatures à l’élection présidentielle dont le processus vient de s’achever.

Sur les 33 candidats ayant effectivement pris part à l’élection présidentielle de 2016, 30 ont fait faillite. Non seulement ils ont échoué, aussi ont également perdu leurs cautions de 15 millions F CFA qu’ils ont chacun versées au Trésor public avant de voir leurs dossiers de candidature validés par la Cour constitutionnelle. Et pour cause ! Ces 30 candidats n’ont pu franchir la barre des 10% du suffrage exprimé au premier tour par les électeurs. Lequel taux est exigé par la loi avant qu’un candidat à la présidentielle ne soit remboursé par l’Etat. Les résultats du premier tour de l’élection présidentielle révèlent la débâcle de ces 30 candidats. Même Abdoulaye Bio Tchané déclaré 4e de ce premier tour ne pourra pas entrer en possession de sa caution électorale. Puisqu’il n’a que 8,69% suivi de Pascal Irénée Koupaki avec 5,87% et Robert Gbian 6e avec 1%. Tous les 27 autres candidats ont moins de 1%. Seuls les candidats Lionel Zinsou (28, 43%), Patrice Talon (24,73) et Sébastien Ajavon (22,96%) pourront se présenter devant la caisse du Trésor public pour se faire payer leurs cautionnements de 15 millions F CFA. Ils ont fait un score qui dépasse largement de loin les 10% exigés par l’article 343 du Code électoral. Lequel article dispose que : « Dans les deux jours qui suivent la déclaration de candidature, le candidat devra verser auprès du directeur du Trésor ou auprès d’un receveur-percepteur du Trésor qui transmettra au directeur du Trésor, un cautionnement de quinze millions (15 000 000) de francs remboursables au candidat s’il a obtenu au moins dix pour cent (10%) des suffrages exprimés au premier tour ». Les cautionnements des 30 candidats malheureux font un total de 450 millions F CFA que l’Etat béninois a gagné de cette opération électorale. Il faut ajouter à ce montant les cautions des deux candidats qui se sont retirés de la course à la dernière minute en l’occurrence Eric Houndété et Célestine Zanou. Ces deux candidats n’ont pu participé à la compétition qui a révélé au bout du rouleau Patrice Talon vainqueur de cette élection présidentielle. Ce qui porte l’encaissement total par le Trésor public à 480 millions FCFA. C’est dire que l’Etat béninois s’en est quand même tiré à bon compte de cette élection présidentielle qui a battu le record en terme de nombre de candidatures. Jamais le Bénin n’a enregistré 35 candidatures à une élection présidentielle depuis le renouveau démocratique. Le plafond avant le scrutin présidentiel de 2016 est de 26 candidats obtenus lors de la présidentielle de 2006. Cette flopée de candidatures qui pourrait être assimilée à la banalisation de la fonction présidentielle au Bénin a permis quand même au Trésor public de faire une bonne affaire avec un peu de moins d'un demi-milliard F CFA engrangé dans sa caisse.

Actualités 29 mars 2016


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