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Nouvelles

Promotion de la recherche agricole: Les délégués du Snra-Bénin en assemblée générale
Les acteurs du Système national de recherche agricole du Bénin (Snra-Bénin) tiennent leur toute première assemblée générale dont les travaux ont démarré ce jeudi 18 juin, à Abomey-Calavi. Pendant deux jours, les délégués conviés à ces assises vont procéder, entre autres, à l’élection des membres du Comité d’orientation et de suivi (Cos) et à la validation des textes du Snra-Bénin. Le Système national de recherche agricole (Snra-Bénin) dont la première assemblée générale se tient, depuis ce jeudi, au siège de l’Institut national des recherches agricoles du Bénin (Inrab) à Abomey-Calavi, est un mécanisme inter-institutionnel de concertation et de mutualisation des ressources dans le domaine de la recherche agricole. Il a été institué par décret en date du 18 mars dernier. Sa mission est de fouetter la recherche agricole et de créer une synergie d’actions entre tous les acteurs intervenant dans ce domaine au Bénin, qu’ils soient du secteur public, du privé ou des indépendants. L’assemblée générale du Snra-Bénin ouverte, hier, et qui s’achève aujourd’hui, est l’occasion pour la cinquantaine de délégués invités, de se retrouver dans l’optique d’élire les membres des instances dirigeantes du Snra-Bénin et de procéder à l’examen et la validation de deux documents importants dont le projet de règlement intérieur de la structure. « Après 22 mois de discussions, de réflexions, de rédaction de documents et de plaidoyer, le Bénin vient d’écrire une nouvelle page dans l’histoire de la gestion de la recherche-développement agricole en Afrique », se réjouit le directeur général de l’Inrab. Retraçant l’histoire du Snra-Bénin, Adolphe Adjanohoun rappelle que cette institution, formalisée en 2003, a cessé de jouer son rôle en 2011 avec la fin du financement extérieur dont il dépendait. C’est donc pour que cet état de choses ne se reproduise plus que les acteurs de la recherche agricole ont soutenu, élaboré et soumis au gouvernement un Plan national de recherche agricole en cohérence avec le Programme d’action du gouvernement (Pag). Pour le directeur général de l’Inrab, ces actes majeurs devraient normalement assurer le financement souverain et durable de la recherche agricole au Bénin. Des propos soutenus par la représentante du ministre de l’Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche, Françoise Komlan Assogba, secrétaire générale du ministère. A l’en croire, la résurrection du Snra-Bénin, avec sa nouvelle structuration, est une étape cruciale qui a été franchie certes, mais le chemin pour obtenir le niveau de financement requis est encore long. Elle rappelle que « plusieurs études ont montré l'insuffisance du financement de la recherche-développement agricole en Afrique bien que les innovations soient reconnues comme étant un catalyseur important pour le développement agricole » sur le continent. Tout ceci fait dire au secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Daton Médénou, que « la recherche agricole est un levier très important pour le développement économique et social dans les pays en voie de développement comme le Bénin ». « Le développement des filières agricoles ne peut être envisagé sans la recherche agricole dont l’un des rôles est la génération et la diffusion des innovations technologiques indispensables à la levée des contraintes qui limitent l’essor de ces filières », ajoute le représentant de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Mais avec la détermination aussi bien des acteurs du Snra-Bénin que du gouvernement, la représentante du ministre de l’Agriculture a espoir que le niveau de financement requis sera atteint. Elle les a alors encouragés à mener de riches réflexions pour la consolidation du Système national de recherche agricole. Gouvernance Selon le décret l’instituant, le Snra-Bénin est composé de l’Assemblée générale qui est l’organe suprême d’orientation et de décision, du comité d’orientation et de suivi qui est l’organe d’orientation et enfin de la cellule de coordination, son bras opérationnel. Cette dernière est composée de trois membres à savoir le coordonnateur qui est d’office le directeur de l’Inrab, le chargé de programmes qui est un membre de la composante universitaire et le chargé des statistiques destiné aux organisations non gouvernementales et des cabinets d’études dans le domaine agricole. Ainsi, le coordonnateur national du Snra-Bénin a pour nom Adolphe Adjanohoun. Contrairement au coordonnateur qui est un membre permanent de la cellule de coordination du Snra-Bénin, les deux autres membres sont élus pour un mandat de trois ans renouvelable une fois. Le comité d’orientation et de suivi, quant à lui, est composé de cinq membres élus en assemblée générale. Il est dirigé par un président assisté d’un secrétaire général, d’un rapporteur et de deux autres membres. Tous les cinq sont aussi élus en assemblée générale pour un mandat de trois ans renouvelable une fois. Société 20 juin 2020


Jeu-tombola de la direction générale des impôts: Conserver sa facture normalisée pour gagner gros !
La délivrance des factures normalisées, une des réformes majeures de la direction générale des Impôts (Dgi) permet de maîtriser les ventes, d’améliorer la comptabilité, et de mettre fin à la concurrence déloyale entre chefs d’entreprises. Exiger une telle facture après achat et la conserver permet désormais à la population de gagner d’importants lots dont des voitures toutes neuves. Il suffit juste de souscrire à un jeu-tombola officiellement lancé jeudi 18 juin à Cotonou dans les locaux de la Dgi. Des lots ordinaires en numéraires, des lots intermédiaires en numéraires, des super lots de voitures neuves d’une valeur chacune de vingt-cinq millions (25.000.000) F Cfa… Acheter, réclamer et conserver sa facture normalisée permet désormais de gagner gros avec la direction générale des Impôts (Dgi). Ceci, à travers un jeu-tombola lancé jeudi 18 juin. Une tombola des factures normalisées pour quoi faire ? A cette interrogation, la réponse de Nicolas Yènoussi, directeur général des impôts, ne se fait pas attendre. Il n’est pas ancré dans nos mœurs de réclamer des factures après avoir effectué des transactions. Or, une facture est avant tout un élément de preuve d’une opération commerciale et revêt de ce fait une valeur juridique importante. L’instauration de la tombola a donc pour objectif d’encourager tous les consommateurs à divers niveaux, à faire désormais l’effort de réclamer leurs factures pour garantir la réussite de la réforme. « Par ce simple geste, vous contraignez non seulement ces entreprises qui peinent encore à se conformer à la réforme, à régulariser leur situation, mais vous obligez également ces entreprises indélicates qui n’ont pas le souci de reverser votre contribution à la construction de notre chère nation à le faire », fait-il savoir. Il indiquera ensuite que la Taxe sur valeur ajoutée (Tva) collectée par ces entreprises étant à la charge du consommateur final, elles se doivent de la reverser au Trésor public pour qu’elle serve aux dépenses régaliennes de l’Etat que sont la construction des routes, des écoles, des hôpitaux, la sécurité des personnes et des biens. C’est donc la raison d’être de cette tombola qui vient un peu comme pour appuyer les réformes entreprises par la Dgi, notamment celle relative aux factures normalisées délivrées au moyen des Machines électroniques certifiées de facturation (Mecef). Tombola qui a reçu l’onction de la loterie nationale. Gaston Zossou, son directeur n’en est pas moins fier. « Payer son impôt et travailler à le faire reverser est un acte citoyen », relève-t-il. D’importants lots dans la cagnotte Pour rassurer la population de la crédibilité du jeu, Me Maxime Assogba, huissier de justice, en assure le contrôle de régularité. L’objectif poursuivi, c’est de convaincre les consommateurs finaux à exiger des factures normalisées après leurs achats sur toute l’étendue du territoire national, explique-t-il pour sa part. Mais cet acte citoyen n’est pas perdu. En plus de renflouer les caisses de l’Etat, les populations gagnent d’importants lots avec ce jeu qui se déroulera du vendredi 19 juin au vendredi 25 décembre en trois catégories de tirages au sort publics et télévisés. Il s’agit, selon l’huissier de justice, de mettre en concours les factures normalisées d’achats hebdomadaires, mensuels et annuels. Le tirage hebdomadaire prend en compte uniquement les factures normalisées d’achats du vendredi au jeudi précédent le tirage. Ledit tirage permettra de faire cent heureux gagnants des lots ordinaires en numéraires. Il s’agit de cinquante lots de 20 000 F Cfa, trente lots de 50 000 F Cfa, quinze lots de 100 000 F Cfa et cinq lots de 200 000 F Cfa. Le tirage mensuel permet de tirer deux autres heureux gagnants des lots intermédiaires en numéraires les derniers vendredis du mois, mettant en concours toutes les factures normalisées des achats durant le mois. Ces deux lots supplémentaires de 500 000 F Cfa chacun porteront les lots des derniers vendredis du mois à cent deux. Il y a enfin le tirage de l’année qui fait aussi deux gagnants. Lesquels emporteront les deux super lots qui sont des voitures neuves d’une valeur chacune de vingt-cinq millions (25 000 000) F Cfa. Société 19 juin 2020


Session du Comité national de protection de l’enfant: Des solutions contre la violation des droits des mineurs
La première session du Comité national de protection de l’enfant au titre de 2020 s’est tenue, ce jeudi 18 juin à Cotonou. Les échanges ont permis d’identifier des solutions adaptées à la protection des enfants. La problématique de la protection de l’enfant est au cœur de la première session du Comité national de protection de l’enfant au titre de 2020. La rencontre qui s’est ouverte ce jeudi, a permis aux acteurs de s’informer mutuellement sur leurs différentes activités et de favoriser une synergie d’actions ainsi qu’une meilleure gestion des ressources. « Il sera question pour les acteurs de faire le bilan de la mise en œuvre des activités au niveau de chaque acteur, d’identifier et d’analyser les difficultés en vue d’apporter des approches de solutions », souligne Véronique Tognifodé Mèwanou. C’est en 2014 que le Conseil des ministres a adopté la Politique nationale de protection de l’enfant. Depuis ce temps, le gouvernement initie des interventions visant à protéger tous les enfants. Ces interventions ont favorisé l’adoption du « Code de l’enfant en 2015 en tant qu’instrument clé de protection des droits des mineurs face à la justice, l’opérationnalisation du système d’information et de collecte des données ainsi que l’opérationnalisation de la ligne d’assistance aux enfants, gratuite et anonyme pour la dénonciation des cas de violences faites aux enfants », apprécie François Kampundu, représentant résident adjoint de l’Unicef au Bénin. Toutefois, beaucoup reste à faire afin que le Bénin puisse disposer d’un système de protection des enfants pleinement opérationnel. Se référant aux données de l’Enquête démographique de la santé 2017-2018, il relève la prévalence des violences faites aux enfants dont le taux reste encore à 91 %. Le mariage infantile demeure également une préoccupation. « Les mariages avant 15 ans et 18 ans affectent respectivement une et trois filles sur dix », se désole-t-il. Les violences se sont accentuées avec la pandémie actuelle. « Les statistiques au niveau global alertent sur les risques accrus des cas de violences contre les enfants dans tous les pays affectés par le Covid-19. Au Bénin, les cas alarmants mis en lumière sur les réseaux confirment cette tendance », relève-t-il. Actions coordonnées La question des violences envers les enfants reste alors un défi et son caractère multisectoriel dans la réponse oblige les acteurs à unir leurs forces. Le représentant résident adjoint de l’Unicef indique quelques pistes dans ce sens : « Il importe de coordonner les actions pour une meilleure efficacité dans l’offre de services aux enfants ». Il plaide en faveur de la mise en place du Secrétariat du Comité national de protection des enfants pour un meilleur suivi des sanctions et des réponses multisectorielles effectives aux cas de maltraitances dénoncés au niveau de la Ligne d’assistance aux enfants. Le Comité national de protection de l’enfant, instrument de mise en œuvre de la Politique nationale de protection de l’enfant, veillera sans doute à donner une suite à ce plaidoyer. Selon Véronique Tognifodé Mèwanou, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, « ce comité promeut la collaboration entre l’Etat, les Organisations de la société civile et les partenaires techniques et financiers en vue de rechercher des solutions innovantes pour l’optimisation des ressources et la mutualisation des moyens ». L’objectif, indique le ministre, « est qu’à l’horizon 2025, tous les enfants au Bénin vivent dans un cadre familial communautaire et institutionnel, exempts de toutes formes de violence, abus et exploitation à leur égard et où tous les acteurs sont mobilisés et participent à leur protection dans une approche intégrée ». Ce challenge peut être relevé avec la Ligne d’assistance aux enfants (Lae), accessible au numéro 138 et dont le bilan au bout de trois mois s’est révélé très prometteur. Société 19 juin 2020


Audience à la Cour constitutionnelle: Kiyofumi Konishi témoigne sa reconnaissance à Joseph Djogbénou
L’ambassadeur du Japon au Bénin, Kiyofumi Konishi a été reçu en audience, ce jeudi 18 juin, par le président de la Cour Constitutionnelle, Joseph Djogbénou. Au cours de cette rencontre, le diplomate nippon, en fin de mission au Bénin, a évoqué la coopération entre les deux pays avant de faire ses adieux à son hôte. En prélude à son départ prévu pour juillet prochain, Kiyofumi Konishi, ambassadeur du Japon près le Bénin, est allé exprimer sa gratitude au président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou pour son soutien durant sa mission au Bénin. Au cours de l’audience, les deux hommes ont fait un tour d’horizon de la coopération entre les deux pays. « Il y a une excellente relation d’amitié et de coopération entre nos pays sur les plans, économique, culturel, sanitaire et autres », a-t-il déclaré. C’est l’occasion pour le diplomate japonais d’évoquer la bonne santé économique du Bénin à travers la note du Standard & Poor's. Cette notation est liée, selon lui, à l'amélioration de la gestion macroéconomique du pays, notamment la réduction progressive du déficit budgétaire. « Le niveau économique du Bénin est bon à cause des réformes administratives et institutionnelles du gouvernement actuel », a-t-il noté. Au plan diplomatique, il s’est réjoui du travail abattu durant son séjour au Bénin, notamment dans les domaines de l’éducation, de la culture, du tourisme, de la sécurité alimentaire, de la santé avec la construction de l’hôpital de zone d’Allada. Il compte sur son successeur pour continuer l’œuvre entamée. A l’en croire, le Bénin bénéficiera de nouveaux projets de développement dès l’arrivée de son successeur dont l’identité sera communiquée au chef de la diplomatie béninoise ce vendredi 19 juin. « Nous allons continuer à financer d’autres projets au Bénin dans le domaine de la santé début juillet », a-t-il fait savoir. Né le 28 juin 1956 à Wakayama, au Japon, Kiyofumi Konishi a présenté ses lettres de créance au chef de l’Etat, Patrice Talon, le lundi 14 novembre 2016. Actualités 19 juin 2020


École du patrimoine africain: Joseph Olabiyi Yaï fait ambassadeur de bonne volonté
Le professeur Joseph Olabiyi Babalola Yaï a été accrédité, ce jeudi 18 juin à Porto-Novo, ambassadeur de bonne volonté de l’Ecole du patrimoine africain (Epa). Cette accréditation lui a été accordée par l’Epa pour son engagement constant dans l’approfondissement de la connaissance et le rayonnement de l’Afrique et de sa culture à travers le monde. Le professeur Joseph Olabiyi Babalola Yaï va porter dans ses voyages la voix de l’Epa partout dans le monde. Ceci, pour permettre à cette école de nouer de nouveaux partenariats et de scruter de nouveaux horizons afin de réaliser sa mission, celle de contribuer au développement socio-économique des pays et peuples africains à travers la conservation et la valorisation de leur patrimoine. Ainsi, pour le directeur de l’Epa, Franck Ogou, cette accréditation est la première d’une série. L’initiative a été mise en place par l’école, explique-t-il, pour rassembler autour de l’Epa de fortes personnalités qui ont, à travers leurs carrières, côtoyé le secteur du patrimoine et qui ont une bonne image aux plans national et international. L’Epa a besoin de ces icônes et de leurs carnets d’adresses pour se relancer aujourd’hui en tant qu’institution panafricaine, ajoute Franck Ogou. Le choix a donc été porté pour ouvrir le bal sur le professeur Joseph Olabiyi Babalola Yaï qu’on ne présente plus et qui a été pendant 14 ans délégué permanent du Bénin auprès de l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (Unesco) et ancien président du Conseil exécutif de l’Unesco, institution internationale de référence en matière de patrimoine. Mieux, détaille le directeur de l’Epa, le récipiendaire a été le premier parmi la kyrielle de personnalités culturelles ciblées à avoir spontanément donné son accord pour recevoir cette accréditation lourde de responsabilités. Très heureux d’être le pionnier de cette initiative de l’Epa, le professeur Joseph Olabiyi Babalola Yaï entend accomplir avec dévouement ses nouvelles charges, qui ne sont pas à confondre, précise-t-il, avec ses anciennes fonctions au niveau de l’Unesco. Le récipiendaire se réjouit que cette accréditation soit en lien avec son crédo, celui de servir jusqu’à ce que les forces lui manquent. Le professeur Joseph Olabiyi Babalola Yaï promet de relever le défi pour permettre à l’Epa d’améliorer sa santé financière afin de continuer à booster le développement et la construction de l’Afrique à travers la promotion et la valorisation de son riche patrimoine. Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé/Plateau Culture 19 juin 2020


Vie de ménage: Ces femmes battantes du Couffo
Certaines femmes en pays adja sont des cheffes de famille, assumant le rôle de mère et d’épouse accomplie. Sènadéhoué, petit hameau du village Houiglu, à environ 7 km de Dogbo centre. 11 h 43. Béatrice Bognon est de retour à la maison après une matinée consacrée aux activités champêtres. L’heure est relativement avancée pour préparer le repas de midi à sa famille. Mais elle n’avait pas d’autres choix. La popote qu’elle assure elle-même, dépend de ses revenus issus des travaux champêtres. Le devoir de chef de famille, dévolu aux hommes en général, est assuré par de nombreuses femmes dans le Couffo qui se substituent à leurs maris en assumant les charges familiales. Béatrice Bognon est l’une de ces braves ménagères. «Mon mari n’exerce aucune activité génératrice de revenu. Je m’occupe largement des dépenses du foyer. Nous les femmes faisons tout pour épargner nos maris des charges de la maison», confie-t-elle. Elle se plaît d’ailleurs bien dans ce rôle. « On ne se marie pas pour divorcer parce que le mari n’exerce pas une activité. J’assure les charges alimentaires de ma famille en fonction de mes moyens. Mes revenus me permettent également de couvrir la scolarité de nos six enfants. Je bénéficie rarement de l’aide financière de mon mari, parce qu’il sait que je me débrouille bien pour m’occuper du foyer », ajoute-t-elle. Edwige Yavo, originaire de Fongba, arrondissement de Lokossa, s’y est habituée très tôt et l’assume pleinement. «Nous n’aimons pas raconter nos misères à nos parents, parce qu’ils ne sont pas responsables de nos choix. On se marie pour le meilleur et le pire », admet-elle. C’est depuis huit ans que Tohiwè Akakpo, mère de six enfants, vit cette situation. Elle s’en accommode. « Notre éducation ne nous permet pas d’abandonner nos foyers à cause de la misère», confie-t-elle. Ce phénomène tient de leur culture, explique Vincent Codjo Acakpo, maire de Dogbo. « Dans le Mono-Couffo, les femmes jouent le principal rôle au sein du foyer. Elles assurent l’entière responsabilité des charges de leurs familles», déplore-t-il, dévoilant son propre cas : « J’ai tout obtenu de ma mère. Mon père étant polygame, chaque coépouse devrait s’occuper de ses enfants ». Un paradoxe tout de même : « Ce qui m’étonne, c’est que les femmes aiment plus ces genres d’hommes. Ils ne sont pas prêts à entretenir leur famille, mais ils sont très actifs sexuellement », s’offusque-t-il. La dot soumet A en croire des sages de la localité, la situation s’est nettement améliorée aujourd’hui. « Autrefois, quand un homme engrosse une femme, c’est elle-même qui supporte les dépenses liées à sa grossesse et à son enfant. Aujourd’hui, il n’en est plus vraiment ainsi, du moins dans certains villages », nuance Félix Akouègnonhou, président de l’Association des sages et notables de la commune de Dogbo (Asanoc). Le maire de Dogbo ne partage pas ce point de vue. Selon lui, c’est toujours le statu quo: « Ce phénomène demeure d’actualité et est entretenu par les hommes des milieux ruraux que certains cadres du Couffo qualifient de ‘’paresseux’’». Même appréciation de Djaratou Missohou, présidente des femmes leaders de la commune de Dogbo qui déplore la grande liberté dont jouissent les époux: « On rencontre dans certaines localités beaucoup de maris oisifs qui consacrent leur temps à jouer au domino et au jeu de cartes. Ce sont leurs femmes qui assurent elles-mêmes les frais d’accouchement et autres charges familiales». La dot est souvent brandie comme un prétexte pour maintenir la femme dans la soumission totale. « A Klouékanmey et à Djakotomey par exemple, la dot est consistante. L’épouse est obligée de supporter tous les caprices de l’homme après le mariage», explique-t-elle. « Que le mari exerce un métier ou non, la femme lui voue un respect absolu, car si elle a un revenu, c’est parce qu’elle a eu la chance de se marier », relève-t-elle. Pour Félix Akouègnonhou, ce phénomène a plutôt des racines culturelles : « Les pratiques de la ville et celles du milieu rural ne peuvent jamais être identiques. Chez nous, la femme doit soumission totale à son mari puisque c’est lui qui l’a déplacée de chez ses parents pour qu’elle vienne habiter à ses côtés ». Ces femmes, ploient sous la misère, mais s’accrochent, à cause de la tradition: « Nos maris ont hérité de cette tradition de leurs parents. Il serait difficile de les amener à changer de mentalité», confie Tohiwè Akakpo, cheffe de ménage à Lalo. En plus de cette situation incomprise par des personnes extérieures, d’autres épouses s’attirent la jalousie de leurs époux. «Mon mari gère ses revenus comme il le veut sans se soucier des charges du foyer. Il se glorifie même parfois d’avoir épousé une femme qui contribue pour une grande part aux dépenses du foyer mais il n’est pas prêt à me voir disposer de plus de moyens que lui », dénonce Léocadie Nagonou-Gah. La polygamie contraint également les épouses à travailler durement pour être économiquement autonomes. Cela profite entièrement à l’homme qui reste le plus heureux au sein du foyer. « L’homme en pays adja est riche quand il a plusieurs femmes pour s’occuper des travaux champêtres », explique encore Félix Akouègnonhou, président de l’Asanoc. Les épouses rivalisent d’ardeur pour entretenir leur mari, qu’elles considèrent comme leur roi. La plupart du temps, elles sont félicitées pour leur ardeur. Ces messages d’encouragement motivent les femmes à se donner corps et âme pour l’épanouissement de leur famille. « Si une femme est plaintive tout le temps, ses coépouses ne l’attendront pas avant de s’occuper du ménage. Ce faisant, elles recevront la bénédiction de leur mari », explique Djaratou Missohou. Sensibiliser les hommes à leurs responsabilités familiales Le phénomène est si répandu que les mères ne trouvent aucune raison à soutenir leurs filles lorsqu’elles sont à bout de souffle. « On les entend souvent dire, c’est ainsi que moi-même j’ai vécu avec ton père ! », déplore Djaratou Missohou. « Avec ce comportement, on ne peut jamais enrayer le phénomène dans notre milieu », conclut-elle. L’exception devient la règle quoique des langues se délient pour dénoncer le tort fait aux femmes. «Peu d’hommes sont suffisamment conscients de leurs responsabilités. Cette situation n’est pas normale parce que la femme seule ne doit pas faire le bonheur d’un foyer pendant que son mari est présent », tranche la présidente de l’Association des femmes leaders de la commune de Dogbo. Les nombreuses sensibilisations de ladite association peinent à prospérer, tant la pratique est ancrée dans les mœurs. « C’est vrai qu’il n’existe nulle part au monde un foyer entièrement à la charge de l’homme. Toutefois, j’invite la jeune génération à cesser de copier ses aînés et à exercer un métier pour soulager leurs conjointes », exhorte-t-elle. De plus en plus, s’observe une prise de conscience de la situation. Toutefois, beaucoup de jeunes ruraux continuent de se complaire dans leur ‘’confort’’, imperturbables et insouciants. « Au village, les jeunes qui n’exercent aucune activité sont à la charge de leurs épouses. C’est dommage! », lâche le maire de Dogbo. Il préconise quelques pistes pour inverser la tendance. « Nous devons sensibiliser les hommes à leurs responsabilités familiales». Le conseil communal promet d’en faire son challenge. « Prochainement, les conseillers communaux seront investis de cette mission de mettre les hommes au travail», promet-il. Encadré Le mari gère les recettes de sa femme Le phénomène est si répandu qu’il est érigé en règle dans certains milieux adja dans le Couffo. L’homme est le ‘’capitaine’’ de la femme, le conseiller suprême et le guide idéal. Il est au centre de toutes les décisions quoiqu’il n’apporte aucun soutien financier à sa femme. « Quelle que soit la situation, la femme doit nécessairement requérir l’avis de son mari avant d’engager n’importe quelle dépense. Même s’il s’agit d’un investissement à titre personnel », explique le président de l’Asanoc. Mieux, développe le sage de Dogbo, « l’homme doit être au courant de la rentabilité de l’activité économique de sa femme. Si son commerce doit prospérer, il doit nécessairement donner son avis. Cela lui permet d’avoir un œil sur ses recettes et les coudées franches pour l’aider en cas de difficultés, car il n’est pas exclu que la femme mariée ait un courtisan qui la finance en cachette », estime-t-il. Ceci n’est que la face visible de l’iceberg. Dans certains cas, c’est le mari qui gère les recettes de son épouse à sa guise et a plein pouvoir de contracter des dettes auprès de celle-ci sans se soucier du remboursement. « Si je contracte une dette auprès de ma femme, je rembourse seulement si j’en ai la possibilité. Je peux aussi décider de lui rembourser dans la perspective d’une prochaine dette », explique le président de l’Asanoc. Toute facilité qui procure à l’homme adja, le beurre et l’argent du beurre. M.A Société 19 juin 2020


Retraite de l’équipe dirigeante du ministère des Affaires étrangères: Pour une conduite plus efficiente de la diplomatie béninoise
L’équipe dirigeante du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération est en retraite pour 48 heures, depuis ce jeudi 18 juin. Une rencontre qui s’imposait au regard des mutations successives qu'a connues la carte diplomatique du pays depuis 2016. Instant de vérité, moment de réflexions, cadre de concertation, de propositions et de prise de décisions, cette retraite qui prend fin ce jour sonne aux yeux des acteurs de la maison diplomatie comme le premier pas d’une longue marche vers une meilleure visibilité de la politique étrangère du Bénin. La retraite de l’équipe dirigeante du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération permettra de mieux appréhender les enjeux du processus de réforme de l’appareil et des outils diplomatiques du Bénin et les accompagnements nécessaires à mettre en place pour en assurer le succès. A l’entame de ce conclave qui réunit la crème de la maison diplomatie béninoise, c’est l’attitude visionnaire du ministre Aurélien Agbénonci qui a initié cette rencontre qui a été saluée. D’un côté, les premiers décideurs du ministère et en face d’eux, en vidéoconférence, les ambassadeurs en poste à l’étranger, tous mobilisés pour une activité que le secrétaire général du ministère, Hervé Djokpé, qualifie de « majeure ». Suite à la redéfinition de la carte diplomatique du Bénin consécutive à la fermeture de certaines missions diplomatiques, il était opportun de réfléchir ensemble sur les nouvelles orientations stratégiques en vue d’induire une conduite plus efficiente de la politique étrangère de notre pays en conformité avec les ambitions de développement contenues dans le Programme d’action du gouvernement et en harmonie avec la vision de développement du président de la République, explique-t-il à l’assistance. Selon lui, l’objectif poursuivi par la retraite est simple. Il s’agit de favoriser une réflexion approfondie entre les acteurs de la diplomatie sur les mutations récentes de la carte diplomatique afin d’identifier les stratégies d’adaptation à cette nouvelle dynamique pour mieux se repositionner sur la scène internationale. La vision de la politique étrangère du Bénin, les nouveaux enjeux de la politique étrangère, les objectifs et les orientations spécifiques des réformes, la conduite de la politique extérieure dans le contexte de réforme de l’outil diplomatique, les méthodes de travail et ressources du ministère constituent les axes majeurs des 48 heures de conclave. A cela, Hervé Djokpé ajoute la redéfinition des responsabilités des personnels diplomatiques aussi bien au département que dans les ambassades et consulats et l’organisation de la nouvelle carte diplomatique qui tient compte pour la première fois de l’introduction de la notion d’ambassadeur non résident. Les échanges porteront aussi sur la question de la gestion des carrières, la motivation, l’amélioration des conditions de travail du personnel, laisse-t-il entendre. Pour cette rencontre porteuse de mille espoirs et par ailleurs très attendue par tous les acteurs, le patron de la diplomatie béninoise a lui-même pris le gouvernail pour conduire les siens. Le ministre s’est imposé la présentation de la communication inaugurale de la rencontre. Mais Aurélien Agbénonci va lui aussi situer à nouveau cette retraite de l’équipe dirigeante dans son contexte. Elle a vu le jour en raison de la concrétisation de la nécessité pour les cadres du ministère de s’impliquer réellement dans la réforme de la gestion des affaires publiques en général et dans la transformation de l’outil destiné à gérer la politique extérieure du pays en particulier, soutient-il. Pour lui, le moment est non seulement «très attendu », mais il permettra surtout de faire le point pour «voir comment s’engager dans ce processus de transformation nécessaire, indispensable pour que la maison diplomatie joue sa partition dans ce vaste chantier de transformation du pays en cours depuis l’avènement du président Patrice Talon ». Il y voit également un moment de réflexion nécessaire qui engage sur l’avenir de la diplomatie béninoise à un moment crucial de son histoire. Sujet d’intérêt national Le moment choisi pour tenir une telle retraite est plus que rêvé, d’après les propos du ministre. Le conseil des ministres du 26 février a décidé d’une réforme importante de la carte diplomatique qui a conduit à une réduction drastique de la représentation du Bénin à l’extérieur, souligne-t-il. Il s’agit d’un sujet d’intérêt national, poursuit-il. « Cette décision doit être débattue, analysée par les premiers concernés et les indications pour la diplomatie doivent être sereinement discutées par vous pour conduire de manière efficace cette transformation », souligne-t-il ensuite. Aurélien Agbénonci dans son exposé va aussi procéder au rappel de quelques principes fondamentaux et revenir sur les réformes précédentes pour expliquer la rationalité de la démarche. Mais avant, il s’est voulu incisif sur les prérogatives du président de la République en matière de la diplomatie. Celle-ci relève du domaine exclusif du chef de l’Etat, et c’est bien là un principe constitutionnel, nuance-t-il. Sa responsabilité en la matière est de déterminer et de conduire la politique étrangère de l’Etat, la nomination et l’accréditation des ambassadeurs et envoyés extraordinaires… Mieux, la Constitution l’a érigé en décisionnaire exclusif en ce qui concerne la conduite politique étrangère dont il fixe les objectifs, les moyens, les orientations et les ressources, de même que la configuration de l’outil diplomatique du pays. Cette clarification faite, le ministre s’est évertué à rappeler l’objectif de la politique étrangère du Bénin tel que voulu par le président Patrice Talon. Deux principes en sortent, selon lui. D’une part, faire de la diplomatie un véritable instrument de mobilisation des ressources au service du développement et un instrument de rayonnement du pays puis, d’autre part, arrimer l’outil diplomatique à la vision actuelle. Le terrain était donc tout balisé pour des échanges ouverts, critiques et constructifs dans l’esprit d’apporter un plus dans le secteur. Pour rappel, cette retraite vise à favoriser une réflexion entre acteurs de la diplomatie sur les mutations récentes de la carte diplomatique afin d’identifier les stratégies d’adaptation à cette nouvelle donne et les mesures d'accompagnement susceptibles de susciter l’adhésion du personnel. Elle vise aussi à clarifier l’ampleur de la réforme de la carte diplomatique, expliquer les raisons qui ont conduit à ces réformes, présenter la nouvelle configuration de la carte diplomatique, examiner les implications des nouvelles mesures. Elle se penchera aussi sur la gestion du désengagement des pays où les missions diplomatiques et consulaires sont fermées, la préservation de l’efficacité de l’outil diplomatique dans la nouvelle configuration, l’organisation efficace du travail dans les missions diplomatiques maintenues en activité, la redéfinition des juridictions des missions diplomatiques, la détermination du format des missions, la motivation et l’amélioration des conditions de vie et de travail du personnel. Actualités 19 juin 2020


Entretien avec l’auteur Christ Kibeloh : « Je me suis formé en comptant sur mon imagination »
Jeune Congolais de 25 ans à peine, Christ Kibeloh fascine par sa jeune mais ondoyante plume. Il la plonge à volonté dans plusieurs maux sociaux, même si la lutte contre le harcèlement reste au cœur de son oeuvre. Sur la toile, le jeune auteur s’est taillé une bonne réputation et n’en finit pas de pousser loin ses rêves. Ambitions qu’il dévoile à travers cet échange ! La Nation : Christ Kibeloh, c’est qui ? Christ Kibeloh : Je redoute chaque fois la partie présentation, car il est souvent difficile de parler de soi. Mais je ne vais pas échapper à la question. Je réside en France depuis bientôt dix ans. Et je suis un jeune écrivain et scénariste, auteur de quatre ouvrages. Dans quelques jours, je fête mes 25 ans. En dehors de l’écriture, je travaille en qualité d'assistant d’éducation dans un collège. D’où vous est venue l’envie de devenir romancier ? L’écriture était un passage inévitable dans mon parcours, je débordais de beaucoup d’imagination. Je suis certes très jeune, mais j’ai un grand vécu et certains souvenirs me traversaient l’esprit. À force, je ressentais le besoin de prendre la plume pour déposer mes fardeaux et m’exprimer. A peine 25 ans et déjà quatre ouvrages. Vous écrivez pour écrire ou quel est le mobile de votre engagement littéraire ? J’écris pour apporter de la chaleur et de l’émotion au lecteur, je suis un engagé dans l’âme, un homme qui veut combattre l’injustice, le harcèlement, puis l’acception de soi. J’ai souvent croisé au quotidien des personnes qui avaient perdu foi en la vie, d’autres étaient au bord du chaos. Voir l’état de ces gens a été un grand déclic dans mon engagement à écrire pour leur donner des pistes et des clés à suivre pour reprendre goût à la vie. Je pense toujours au positif et je m’interdis de croire en l’impossible. Votre courbe d’auteur n’est pas rectiligne. Vous survolez les sujets à votre guise. Option délibérée ou envie de toucher à tout ? Je ne me fixe aucune limite, je me laisse guider par mon inspiration et Dieu en qui j’ai foi et en qui je crois. « Yéhoshoua Mashiah » m’a fait grâce en me donnant ce talent. Je n’étais pas destiné au monde littéraire, et je n’ai jamais fait d’études de lettres mais lorsque j’ai commencé à écrire, je me suis rendu compte que c’était une mission que je devais mener. Mes sujets sont donc ciblés, le message reste le même, « rien n’est impossible». Si j’ai réussi à me faire une place dans la littérature, d’autres peuvent aussi franchir le pas dans ce domaine ou ailleurs. Seuls la volonté, le travail et la persévérance comptent, sans oublier la foi en Dieu car c’est lui le maître de toutes choses. Votre littérature fait la part belle à la lutte contre le harcèlement. Ce combat résulte d’une expérience personnelle ou est-ce l’illustration de votre engagement citoyen ? Personnellement je n’ai jamais été victime. Etant aujourd’hui une voix qui compte grâce à mon influence sur les réseaux sociaux, et de ma modeste notoriété, je me suis senti obligé de venir en aide aux victimes de ce crime, et oui pour moi le harcèlement est un crime. Je reçois énormément de messages et des témoignages de ceux qui subissent. Cela me pousse à parler et à devenir un des ambassadeurs de cette lutte. Qu’est devenu votre rêve de footballeur ? Le football fait partie de l’histoire qui m’a permis d’être celui que je suis aujourd’hui. Me concernant, la parenthèse est fermée, maintenant je me suis construit au futur. Pourquoi tout passionné de foot que vous êtes, votre plume ne s’intéresse pas à ce sport ? On parle déjà assez du football, à travers la télé, la presse, etc. J’avais donc besoin de sortir de la masse pour me concentrer sur les réels problèmes de la société. S’il faut procéder à une classification, où peut-on situer votre littérature ? Donner une classification sera difficile, car je suis un amoureux de ma double culture, je suis à la fois, originaire d’Afrique et aussi un citoyen français. Ce supplément me donne le droit de clamer que je contribue à l’enrichissement de la littérature francophone. Est-elle engagée, sociale, distractive…. ? Je pratique une littérature de plus en plus engagée, car je mets ma plume en contribution pour dénoncer certains faits d’actualité. Vous avez publié dernièrement « Une vie d’enfer ». Parlez nous un peu de cet ouvrage, de sa genèse ! ‘’Une vie d’enfer’’ regroupe plusieurs thèmes. Le roman relate l’histoire d’un jeune homme âgé de 18 ans au départ, qui est touché par une malédiction qui le pousse à se retrouver toujours aux mauvais endroits. Dans l’éducation européenne, on se considère adulte et responsable à l’âge de 18 ans. Un âge tellement attendu qui se transforme généralement en source de problèmes pour ceux qui décident de tourner le dos à la famille de façon prématurée pour aller affronter la vie sans aucune expérience. Ce qui était le cas de Yann, le protagoniste de mon ouvrage. À sa majorité, il décide de tout plaquer pour suivre l’amour de sa vie qui se transformera en un cauchemar. Je parle également de l’influence négative des médias, de la mauvaise gouvernance et de l’éducation. Plein de sujets qui concernent la vie de chacun d’entre nous. Vous arrive-t-il d’évoquer le Congo, votre pays natal dans vos écrits ? On retrouve le Congo dans tous mes ouvrages à l’exception de «Marie » dont le récit se déroule entièrement en France. Vous savez, j’aime tant ce pays, je l’affectionne comme ce n’est pas permis. Dieu m’a donné la chance de naître là-bas et de passer une grande partie de mon enfance. Ce n’est pas ironique. Car lorsqu’on parle du Congo maintenant, on l’associe à la situation politique et on inonde la nation de critiques. Le Congo est une terre littéraire dont la culture, les mythes et les légendes m’accompagnent dans mes compositions littéraires. On a entendu dire que vous aviez des projets au cinéma. Qu’en est-il réellement ? Le cinéma était mon second rêve, j’ai toujours rêvé de paraître à l’écran, de prendre un rôle et être à la place des célèbres acteurs qui ont marqué mon enfance. Le destin fait bien les choses, j’écris des scénarios et j’ai décidé de passer à la réalisation. Ça ne sera pas un film d’action, ni de comédie mais un film sur le harcèlement. Votre plume a-t-elle des influences ? Quels auteurs vous inspirent ou qui sont vos modèles ? Des influences non, je suis un autodidacte, je me suis formé seul en comptant uniquement sur mon imagination et sur Dieu. Comme je l’ai souligné plus haut, je ne viens pas du monde littéraire. Ce qui signifie que je lisais très peu. La littérature n’était pas une passion pour moi. Mais j’aime beaucoup Alain Mabanckou, qui est un modèle et une référence. Je pense également à Albert Camus et pour finir à Hubert Ben Kemoun. Beaucoup vous ont accusé d’être resté silencieux sur le décès de George Floyd. Que répondez-vous ? Je vais profiter de l’occasion pour répondre aux personnes qui m’écrivent pour savoir pourquoi je suis silencieux face à l’actualité de ces jours, je parle bien sûr du décès inacceptable et prématuré de George Floyd. Les images m'ont profondément choqué. Des personnalités ont pris la parole, pour dénoncer le racisme. Je salue leurs initiatives. Et je compatis à la douleur de toutes les familles. Si je n’ai pas réagi c’est tout simplement parce que la justice humaine est dépassée, elle ne fera rien qui puisse apaiser les familles, ni ramener à la vie les membres de la communauté que nous avons perdus. Je me fie toujours à la justice divine, elle est sans corruption et parfaite. Que ceux qui luttent le fassent dans le respect, sans inciter à la haine. Culture 18 juin 2020


Situation sanitaire liée au Covid-19: Toujours zéro cas positif dans la Donga
Comme il est de coutume, les directeurs départementaux des ministères sectoriels se sont réunis, hier mercredi 17 juin, à Djougou. C’est sous la présidence des préfets de l’Atacora et de la Donga. Le point de la situation sanitaire liée au Covid-19 a été fait dans le département de la Donga. « La Donga reste à ce jour le seul département avec zéro cas confirmé de Covid-19 à la Pcr», a expliqué hier mercredi, le directeur départemental de la Santé de la Donga, Dr Mahamoud Zongo, faisant ainsi le point de la pandémie aux membres de la conférence administrative départementale, lors de leur réunion conjointe du mois de juin. A ce sujet, Dr Mahamoud Zongo a précisé que sur 439 enseignants des classes de Cm2 dépistés dans la Donga, deux dont un à Bassila et un à Ouaké ont été déclarés positifs au test de dépistage rapide (Tdr) et non confirmés à la Pcr. Concrètement, aucun agent de santé sur les 1114 dépistés, a-t-il déclaré, n’a été reconnu positif à la Pcr. Les 28 agents qui avaient été positifs au Tdr lors du dépistage, a-t-il précisé, ont été tous négatifs à la Pcr. Le directeur départemental de la Santé a également informé les membres de la Cad que même dans les rangs des personnes mises en quarantaine dans le département depuis le déclenchement de la pandémie, aucun n’a été positif à la Pcr. Ce résultat, a-t-il fait remarquer, loin de réjouir, doit interpeller davantage chacun à faire preuve de responsabilité dans l'observance des gestes barrières. Raison pour laquelle tout en rassurant des dispositions prises par le système de santé et les autorités départementales avec l’appui du gouvernement et des Ong pour la risposte, Dr Mahamoud Zongo, a souligné entre autres l’urgence de faire respecter par tous les moyens la distanciation sociale et le port systématique de masque par toute la population, dans un contexte où les lieux de cultes, les bars, les transports en commun et écoles sont fonctionnels. « Le virus est toujours là et tout le monde peut être contaminé. Nous devons nous protéger et protéger nos proches », a-t-il vivement conseillé. Par Didier Pascal DOGUE A/R Atacora Donga Santé 18 juin 2020


Conférence administrative départementale du Borgou: La question de la politique foncière au centre des réflexions
La Conférence administrative départementale (Cad) du Borgou, pour le compte du mois de juin, a eu lieu, hier mercredi 17 juin, à la préfecture de Parakou. Outre la situation de la riposte contre la pandémie du coronavirus dans le département, la présentation du Projet de promotion d’une politique foncière responsable (Propfr) était également au centre des échanges. Les membres de la Conférence administrative départementale du Borgou présidée, hier mercredi 17 juin, par le préfet Djibril Mama Cissé, ont suivi deux communications. La première qui a porté sur la présentation du Projet de promotion d’une politique foncière responsable (Propfr) de la Coopération allemande Giz, a été assurée par le conseiller technique à la Société civile et aux communes, Prudence M’Po. En dehors des domaines d’intervention du projet, il est également revenu sur son intérêt pour le développement des communes du Borgou. L’occasion a permis à Prudence M’Po de rappeler les différentes activités qui ont été mises en œuvre au niveau du département, dans le cadre de l’exécution du projet. C’est surtout dans les communes de N’Dali, Bembèrèkè, Kalalé, Sinendé et Tchaourou. « Nous avons sécurisé près de 9.000 ménages, au niveau des différents villages. C’est grâce à l’élaboration des plans fonciers ruraux au profit de 33 villages », a indiqué Prudence M’Po, s’agissant des activités menées. « Nous avons également déployé une approche innovante dite approche systématique groupée qui permet, au cours d’une même procédure, de pouvoir délivrer aussi bien les attestations de détention coutumière, que les contrats types », a-t-il poursuivi. Ces documents ont pour but, selon lui, de sécuriser les droits d’usage et les droits fonciers des populations afin qu’elles puissent en tirer le meilleur profit. Après cette communication, les membres de la Cad du Borgou sont désormais suffisamment outillés pour mieux s’impliquer dans l’exécution du projet. L’autre question qui aura retenu l’attention des membres de la Cad, c’est la progression que la pandémie du coronavirus a connue ces derniers temps au Bénin. Faisant le point de la riposte engagée contre la maladie dans le Borgou, le préfet Djibril Mama Cissé a invité les populations de son département à ne pas baisser la garde. Il les a exhortées à continuer à respecter les gestes barrières. Société 18 juin 2020


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