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Nouvelles

Dossiers Pvi et Sodéco: «Je sais plus que ce qu’on laisse apparaître», dixit Pascal Irénée Koupaki

Face aux nombreuses accusations dont il fait objet, par ces temps de campagne, notamment dans les affaires Pvi et Sodéco, le chantre de la Nouvelle conscience, Pascal Irenée Koupaki, est sorti de son silence. Il a animé une conférence de presse, jeudi 17 mars au siège de son mouvement à Cotonou, afin d’éclairer l’opinion nationale et internationale sur son degré d’implication dans lesdits dossiers.

C’est un Pascal Irénée Koupaki très remonté mais pondéré, respectueux des valeurs républicaines et de la fonction présidentielle, qui a rejeté les allégations qui pleuvent sur lui par ces temps de campagne.

Le chantre de la Nouvelle conscience, fidèle à ses valeurs morales et éthiques, a animé une conférence de presse pour désapprouver ses détracteurs qui tiennent à salir son nom dans les dossiers ‘’Programme de vérification des importations’’(Pvi) et Société du développement du coton (Sodéco). Lesquelles informations sont distillées sur les réseaux sociaux et soutenues par des personnes bien ciblées en l’occurrence le chef de l’Etat sortant, Boni Yayi. L’ancien ministre du Développement a notamment cité la dernière déclaration en date du mardi 15 mars à Adjohoun, où le président de la République lors d’un meeting électoral, devant des jeunes en quête de repères et de références, l’aurait indexé.
Pour justifier d’abord le silence qu’il a observé sur ces affaires depuis des années, il a souligné que « s’il devrait dévoiler tout ce qu’il a vu et entendu, il déshabillerait chaque citoyen Béninois et la République». Pour lui, la fonction présidentielle est tellement noble, qu’il ne saurait lui manquer de respect. «Je tiens à la dignité. Je ne peux pas être pris à défaut sur ces questions», s’est-il défendu. L’objectif de ces agissements, selon lui, est de décrédibiliser un homme d’éthique auprès de l’opinion publique nationale et internationale.
L’étonnement de l’ancien premier ministre est d’autant plus grand que l’auteur de ces allégations, selon lui, se trouve encore être le chef de l’Etat, Boni Yayi. Lui, qui aux dires du conférencier, l’aurait rassuré de ce qu’il mettrait un terme à ces diffamations avec le concours des membres du gouvernement. «Je ne serais pas intervenu si ces propos étaient tenus par des citoyens ordinaires. Si tel était le cas, je les prendrais comme des balivernes», a-t-il déclaré. «Ce sont des agissements de quelqu’un qui cherche un bouc-émissaire. Mais je ne suis pas la bonne cible», a-t-il rectifié. Le conférencier a souligné que le chef de l’Etat, chef du gouvernement, est l’autorité suprême du secrétariat général du gouvernement et qu’aucun ministre n’est habilité à signer un décret».
Revenant sur ce qu’il sait de ces dossiers, Pascal Irenée Koupaki a dit les avoir conduits avec dextérité au point d’en déceler des fraudes. «Le Pvi n’est inscrit dans aucun dossier du ministère du Développement», a-t-il révélé. Au contraire, «son intervention dans ce dossier a permis de déceler une fraude qui s’opérait depuis 1960», a-t-il rétabli.

Blanc comme neige

Il a estimé qu’à l’heure actuelle, on veut prendre ces affaires par le maillon le plus faible, « mais qu’il ne l’est pas parce qu’il sait plus que ce qu’on laisse apparaître dans lesdits dossiers ». Il s’agit, selon lui, d’une manœuvre pour détourner le peuple béninois d’un objectif en cette période électorale. « Si j’ai pu prôner les valeurs de la Nouvelle conscience, c’est parce que je suis ‘’tchékééé’’ (Ndr : blanc comme neige)», a-t-il soutenu. «Si j’ai décidé de faire campagne pour Patrice Talon, c’est parce qu’il est proche des idéaux de la Nouvelle conscience. C’est mon choix. Je l’assume et je demande qu’on en prenne acte», a fait savoir Pascal Irénée Koupaki.
Cette énième démarche de sa part vient pour rappeler à l’ordre les auteurs de ces déclarations tendancieuses qui, selon lui, s’écartent de la réalité. Pour le moment, le chantre de la Nouvelle conscience s’abstient de mettre à nu le gouvernement. Tout en suggérant au chef de l’Etat de s’adresser directement à Patrice Talon, Pascal Irénée Koupaki a exhorté aussi ses détracteurs à faire preuve de retenue et les a invités à provoquer un débat public contradictoire, après le scrutin, avec les signataires de ces contrats y compris le chef du gouvernement Boni Yayi. Moyen le plus simple pour lui de faire triompher la vérité.?

Actualités 18 mars 2016


Campagne pour le 2nd tour de la présidentielle à Parakou: Des producteurs de coton optent pour Lionel Zinsou

«Nous réaffirmons notre entière disposition à œuvrer aux côtés du chef de l’Etat en votant massivement pour le candidat Lionel Zinsou dimanche prochain». C’est l’assurance donnée mercredi dernier par un groupe de producteurs de coton du Borgou-Alibori et de l’Atacora-Donga. C’était à travers une déclaration de soutien au candidat pour le second tour de la présidentielle, rendue publique à Parakou.

«L’homme a les qualités qu’il faut pour gérer notre pays et assurer le bonheur des populations en général et des producteurs en particulier», laisse entendre Chabi Boni Nagayo, président de la Fédération nationale des coopératives villageoises de producteurs de coton (FNCVPC), porte-parole du collectif, en parlant de Lionel Zinsou. Ces cotonculteurs du septentrion acquis à sa cause estiment que le candidat du « Bénin gagnant » saura continuer les efforts déployés par le président sortant pour relever la filière en faisant passer la production cotonnière de 174 000 tonnes lors de la campagne 2011-2012 à 397 000 tonnes en 2014-2015. «Depuis 2012, le gouvernement du président Boni Yayi n’a ménagé aucun effort pour viabiliser et assainir la filière coton, gage du développement économique», rappelle Chabi Boni Nagayo. Cela est intervenu avec l’abrogation de l’accord-cadre entre l’Etat et l’Interprofession et suite à la diminution des emblavures et du rendement occasionnant la chute de la filière, poursuit-il. Le président Boni Yayi est venu donc comme un sauveur pour sortir les cotonculteurs du gouffre et sauver la filière qui fait leur fierté, ajoute-t-il.
En dehors de quelques actions d’éclat à l’instar des rares sorties publiques des militants et sympathisants, la campagne pour le second tour de l’élection présidentielle est loin d’emballer le grand monde à Parakou, à moins de vingt-quatre heures de la clôture officielle. Cependant, des panneaux, des poteaux, des carrefours de la ville ont redoré leur blason d’avant le premier tour, cette fois-ci avec seulement les posters, les banderoles et autres affiches à la gloire des deux candidats encore en lice : Patrice Talon et Lionel Zinsou.?

Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori

Politique 18 mars 2016


Conseil des ministres: Des mesures incitatives aux titre de la campagne agricole 2016-2017

Le Conseil des ministres s’est réuni en séance extraordinaire le mardi 15 mars 2016, sous la présidence du président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement.

Au début de la séance, le président de la République a fait observer une minute de silence en mémoire de nos frères et sœurs Ivoiriens tombés lors de l’attaque terroriste du Grand Bassam. Le Conseil des ministres a condamné cet acte inacceptable et présenté les condoléances du peuple et du gouvernement du Bénin à ceux de la Côte d’Ivoire éplorés. A cet effet, le Conseil des ministres décrète une journée de deuil national avec la mise en berne des drapeaux à partir de ce jour mardi 15 mars 2016 à minuit.
Le Conseil a examiné en priorité trois (03) dossiers relatifs à l’agriculture, à l’urbanisme et aux finances.
Dans le domaine de l’agriculture, le ministre en charge du secteur a fait au Conseil des ministres un compte rendu sur les mesures urgentes à prendre pour contrer l’impact des effets néfastes de la détérioration du climat sur la production agricole.
De ce compte rendu, il ressort que le Bénin a adhéré au Programme économique mondial pour l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD) afin d’accélérer l’élimination de la pauvreté tout en renforçant la sécurité humaine et l’accès aux infrastructures et services de base (eau, énergie, foncier, justice, etc.) en milieu rural.
Depuis la reprise de la filière coton par l’Etat, l’engouement des producteurs qui s’est traduit par l’augmentation des superficies emblavées (de 208.057 ha en 2012 à 405.400 ha en 2015) a permis d’injecter directement plus de 137.465.525.503 FCFA en milieu paysan. Ceci a contribué à l’amélioration du pouvoir d’achat des producteurs, à la dynamisation de l’économie dans le monde rural et à la lutte contre la pauvreté.
Dans le souci de soutenir davantage l’effort des producteurs aussi bien de coton que de vivriers (ananas, maïs, riz, etc.), le gouvernement de son Excellence le Dr Boni Yayi en analysant l’impact négatif des variations climatiques sur les niveaux de production de la campagne 2015-2016, a décidé de prendre des mesures incitatives au titre de la campagne 2016-2017. Il s’agit notamment de :
- Maintenir le prix d’achat de coton graine aux producteurs à 260 FCFA le kilogramme pour le 1er choix et à 210 FCFA le kilogramme pour le 2e choix ;
- Maintenir le prix de cession des engrais à 240 FCFA le kilogramme soit douze mille (12 000) FCFA le sac de 50 kg ;
- Reconduire le prix de cession des pesticides (insecticides et herbicides) comme suit :

- Herbicides
• total : 3500 FCFA/litre ;
• sélectif : 5000 FCFA/litre.

- Insecticides
• 1ère fenêtre : 5 000 FCFA par traitement ;
• 2e fenêtre : 7 200 FCFA par traitement;
• 3e fenêtre : 5000 FCFA par traitement.
Pour ce qui concerne les engrais (NPK et Urée) et les herbicides, le gouvernement a décidé de consentir un appui exceptionnel par la prise en charge de la moitié (50%) des consommations réelles de chaque producteur au titre de la campagne 2016-2017. Cette mesure spéciale, dont les modalités de mise en œuvre seront étudiées par le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP) coûtera (outre la subvention habituelle sur le prix d’achat de coton graine et de cession des engrais qui s’élève à plus de 20 000 000 000 Fcfa environ 12 500 000 000 Fcfa à l’Etat au titre de ladite campagne agricole. Ces incidences financières seront prises en charge par le gouvernement actuel.
Pour soutenir davantage l’accès à la mécanisation agricole, le gouvernement a décidé de mettre gracieusement à nouveau cent (100) tracteurs à la disposition des producteurs agricoles au titre de la campagne 2016-2017. Les critères d’attribution de ces tracteurs seront également définis par le ministère de l’Agriculture de l’Elevage et de la Pêche (MAEP).
Pour accompagner les producteurs de la zone des 2KP (Kérou, Kouandé et Péhunco), le gouvernement a autorisé la construction d’une usine d’égrenage de coton à Kérou. Les travaux de cette usine ont démarré depuis le mois de février 2016 par la société Fludor Sa.
En outre, en application du milliard accordé pour la gestion de la transhumance il est retenu :
- une subvention de la campagne de vaccination à hauteur de 60% sur la dose vaccinale soit 350.000.000 Fcfa ;
- la mise à disposition d’un fonds de 250.000.000 Fcfa pour l’aménagement des aires de pâtures et la sécurisation des couloirs de transhumance ;
- l’appui aux frais de sécurité pour le dispositif de veille d’un montant de 50.000.000 Fcfa.
Au regard de toutes ces mesures, le gouvernement tout en réitérant ses encouragements aux braves productrices et producteurs agricoles ainsi qu’aux éleveurs, les exhorte au respect des itinéraires techniques de production, des couloirs de transhumance et à la diversification des productions agricoles.
Par ailleurs, le payement de la dernière décade du mois de janvier aux cotonculteurs de la commune de Banikoara, qui s’élève à 3.787.977.861 Fcfa interviendra à partir du mercredi 16 mars 2016. Le Gouvernement invite par conséquent tous les cotonculteurs de Banikoara à se rendre dès demain à la recette perception de Banikoara pour entrer en possession de leur fonds.
En effet, l’économie rurale dont le développement implique l’accroissement continu de la production agricole et l’amélioration de l’élevage, requiert de manière particulière l’attention du gouvernement. Ainsi, les mesures ci-dessus prises sont l’expression de cette attention et de la solidarité de toute la nation envers les paysans et les éleveurs pour l’amélioration continue de leurs conditions de vie et de travail.
Dans le domaine de l’Urbanisme, le ministre en charge du secteur a informé le Conseil de l’accord intervenu entre la Banque ouest africaine de Développement (BOAD) et notre pays pour le financement du pavage et de l’assainissement de vingt (20) villes suivantes d’une part :
1. Adja-Ouèrè ;
2. Adjara ;
3. Adjohoun ;
4. Agbangnizoun ;
5. Aguégués ;
6. Akpro-Missérété ;
7. Boukoumbé ;
8. Cobly ;
9. Dangbo ;
10. Kouandé ;
11. N’dali ;
12. Nikki ;
13. Ouassa-Péhunco ;
14. Ouinhi ;
15. Pèrèrè ;
16. Sinendé ;
17. Sô-Ava ;
18. Tori-Bossito ;
19. Toucountouna ;
20. Zagnanado ;
et d’autre part de la construction des collecteurs d’assainissement à Malanville en vue d’évacuer les eaux pluviales vers les exutoires naturels.
Dans le domaine des finances, le ministre d’Etat en charge de l’Economie et des Finances, a présenté au Conseil des ministres qui les a adoptés, deux (02) communications relatives à :
- l’appui à divers organes de presse pour la mise en œuvre de la campagne de communication relative à la promotion des actions du gouvernement dans le cadre de la construction et la réhabilitation de 2.000 km linéaires de routes en mode PPP ;
- le préfinancement complémentaire sur les ressources du budget national des travaux d’aménagement et de bitumage de la route Comé-Lokossa-Dogbo et de la bretelle Zounhoue-Athiémé-Frontière du Togo et l’émission d’une garantie adossée aux titres d’Etat pour assurer le remboursement du crédit contracté par l’entreprise Ebomaf dans le cadre du préfinancement des travaux d’achèvement de la route Comé-Lokossa-Dogbo et de la bretelle Zounhoue-Athiémé-Frontière du Togo ?

Enfin, la nomination suivante a été prononcée :

Au Ministère de l’Energie, des Recherches pétrolières et minières et du Développement des Energies renouvelables, sur proposition du ministre :

Conseiller technique à l’Energie : monsieur Charles Koumakplé.

Fait à Cotonou, le 15 mars 2016

Le secrétaire général du gouvernement,

Alassani Tigri

Actualités 18 mars 2016


Supposé consigne de vote de la Conférence épiscopale du Bénin : L’archevêque de Cotonou réaffirme la neutralité de l’Eglise catholique

L’archevêque de Cotonou, Mgr Antoine Ganyé a fait une déclaration de presse, jeudi 17 mars au siège de la Conférence épiscopale du Bénin (CEB). Il a rappelé une fois de plus que l’Eglise catholique reste impartiale et neutre quant au choix que ses fils seront appelés à effectuer au second tour de l’élection présidentielle du 20 mars prochain.

L’archevêque de Cotonou, Mgr Antoine Ganyé clarifie et reprécise la position neutre de l’Eglise catholique quant au second tour de la présidentielle de dimanche 20 mars prochain. Dans une déclaration rendue publique jeudi 17 mars, il a invité chaque Béninois et Béninoise à voter pour le candidat de son choix.
Le président de la Conférence épiscopale du Bénin entend, par cette sortie, rétablir la vérité et dire à nouveau qu’il ne revient pas à l’Eglise catholique de donner des consignes de vote aux citoyens pour les élections.
Par ailleurs, il souhaite que le second tour de l’élection présidentielle se déroule normalement. « En ce moment, ma préoccupation comme celle de tous les Béninois et Béninoises est que le second tour de l’élection présidentielle se déroule dans la paix, la concorde et l’unité nationale», a affirmé l’archevêque de Cotonou. « Le monde entier a félicité le Bénin pour le premier tour de l’élection présidentielle», a-t-il déclaré.
Somme toute, Mgr Antoine Ganyé invite les fils et filles du Bénin à œuvrer pour la paix, l’unité nationale et le développement de la patrie. Aussi, a-t-il exhorté le peuple à réitérer l’exploit d’un second tour « libre et pacifique où le vaincu félicite le vainqueur et lui tend la main ». ¦

Actualités 18 mars 2016


Lutte contre la corruption en période électorale au Bénin: L’OCCG invite au respect de la Constitution et du Code électoral

Suite à la conférence de presse donnée par le président de la Conférence épiscopale du Bénin, Mgr Antoine Ganyé, qui a réaffirmé la neutralité de l’Eglise catholique aux élections, l’Observatoire chrétien catholique de la gouvernance (OCCG) s’est également prononcé sur la situation politico-économique du pays, en dénonçant des faits de corruption électorale. C’était jeudi 17 mars, au Chant d’oiseau à Cotonou.

L’Observatoire chrétien catholique de la gouvernance (OCCG) déplore avec tristesse et désolation l’utilisation massive de l’argent et autres libéralités lors des campagnes électorales des 1er et 2e tours de l’élection présidentielle. Cette préoccupation a été portée à la connaissance des professionnels des médias au cours de la conférence de presse du jeudi 17 mars. L'occasion a également permis de réaffirmer la mission de l’OCCG. Cette mission consiste à entretenir une veille citoyenne, dynamique et chrétienne, sur le respect des droits fondamentaux de l’Homme en vue de garantir la promotion de la dignité de la personne humaine.

Selon le rapporteur de l’Observatoire chrétien catholique de la gouvernance (OCCG), Léandre Loko, le phénomène a atteint son paroxysme ces derniers jours avec des scènes surréalistes observées devant l’entrée principale de la présidence transformée, à l’occasion en « guichet automatique » de distribution d’argent aux femmes, aux conducteurs de taxis motos et aux enseignants. Ce qui n’a jamais été observé au Bénin depuis 56 ans d’indépendance et qui constitue une violation flagrante des dispositions de la Constitution et du Code électoral en ses articles 62, 63,139 et 144, fait-t-il observer.
A cet égard, l’Observatoire recommande au peuple béninois, la vigilance et surtout la retenue. Ceci en appelant, les responsables des institutions de la République au respect de l’article 35 de la Constitution qui dispose : «les citoyens chargés d’une fonction publique ou élus à une fonction politique, ont le devoir de l’accomplir avec conscience, compétence, probité, dévouement et loyauté dans l’intérêt et le respect du bien commun ».
Enfin, l’Occg appelle tout le peuple béninois à une prise de conscience individuelle et collective afin de voter selon sa conscience dans la crainte de Dieu. ¦

Actualités 18 mars 2016


Campagne électorale pour le 2nd tour de la présidentielle: Patrice Talon boucle l’Ouémé et Ifangni

Le candidat Patrice Talon a écumé jeudi 17 mars plusieurs communes du département de l’Ouémé et Ifangni. Il est allé à nouveau à la conquête des électeurs pour le compte du second round de l’élection présidentielle du 20 mars prochain. L’homme d’affaires a bénéficié au cours de son périple politique du renfort de certains des candidats recalés lors du premier tour et membres de la coalition de la Rupture dont Sébastien Germain Ajavon.

Le stade Charles de Gaulles de Porto-Novo a été jeudi 17 mars la dernière étape de la tournée de campagne électorale du candidat Patrice Talon en lice pour le second tour de la présidentielle du 20 mars prochain. Laquelle tournée l’a conduit successivement dans les communes d’Ifangni, d’Adjohoun, de Dangbo, d’Avrankou et d’Adjarra. Le candidat de la coalition de la Rupture avait à ses côtés certains de ces collègues candidats recalés au premier tour du scrutin dont Sébastien Germain Ajavon, Soulé Issa Badarou, Richard Sènou et Simon-Pierre Adovèlandé. A chacune des étapes de ce périple, le discours du candidat est resté le même. Patrice Talon, demande aux populations de ne pas avoir peur. Il sera à la hauteur de la mission. Il dit avoir les capacités nécessaires pour relever les défis de développement du Bénin, à savoir la création de la richesse, la réduction du taux de chômage des jeunes, la résorption du problème de l’énergie et autres. « Je promets de sortir le Bénin de la misère et de la honte », s’engage le candidat Patrice Talon. «Je vais faire lever à partir du 6 avril prochain un nouveau soleil sur le Bénin et faire renaître l’espoir », poursuit-il dans son intervention tantôt en langue française et tantôt en fon ou en goun. Principalement aux populations de Porto-Novo, sa belle famille, dit-il puisque sa femme est native de cette ville, il leur donne rendez-vous au soir de son mandat s’il est élu, pour apprécier ses réalisations au profit de cette capitale. Il s’engage à donner à Porto-Novo une image digne d’une capitale d’un pays. Patrice Talon demande aux populations de réaliser davantage l’exploit lors du premier tour du scrutin le 13 mars dernier en votant massivement pour lui le dimanche 20 mars prochain. Il dit espérer 90% des suffrages de Porto-Novo pour le motiver davantage à sceller le partenariat entre lui et la ville capitale. L’élection de Patrice Talon sera le signal fort de Dieu pour dire que Porto-Novo ne sera plus jamais dans l’Opposition, a souligné Sébastien Ajavon. Le chantre de la Vague bleue sorti 3e du premier tour, a félicité les électeurs de la ville capitale pour leur vote massif à Patrice Talon et à lui, mettant ainsi en déroute ceux qui prétendent être les détenteurs du titre foncier de la chose politique à Porto-Novo.
Ils s’engagent pour la rupture avec un nouveau départ et une nouvelle conscience. ¦





Politique 18 mars 2016


Campagne pour le second tour du scrutin présidentiel: Ajavon sollicite pour Talon les suffrages de ses partisans du Mono-Couffo

Alors que tout baignait dans une ambiance attentiste dans le Mono-Couffo depuis l’ouverture de la campagne pour le second tour de la présidentielle, Patrice Talon et ses soutiens ont changé la donne, mercredi 16 mars, en allant à l’assaut des électeurs. Le candidat était accompagné par Sébastien Ajavon qui compte de nombreux partisans dans la commune.

La ville de Lokossa est entrée désormais de plain-pied dans l’ambiance de la campagne électorale. Le ton de cette ambiance est donné en début d’après-midi où le député Dakpè Sossou, accueilli par une caravane, a effectué un retour tonitruant dans la commune après quelques jours d’absence. Mais en fait c’est sa manière, dira-t-il, de remercier ses concitoyens pour avoir suivi ses consignes de vote en portant majoritairement leurs suffrages sur Patrice Talon. Aussi, l’activité ne visait-elle pas moins la mobilisation pour le meeting annoncé au profit du candidat de la coalition de la Rupture.

Et c’est sans surprise que quelques temps après, l’arrivée de Patrice Talon et sa délégation fait monter d’un cran la fièvre de l’animation de la vie politique. Leur traversée de la ville ne laissera aucun citoyen indifférent avant que le cortège ne marque un arrêt à la Place de l’indépendance. Celle-là où son ancien concurrent, Sébastien Ajavon avait entretenu ses partisans lors de la campagne pour le 1er tour de la présidentielle. L’organisation de la rencontre était aussi l’œuvre de la même structure communale de coordination de sa campagne présidée par le premier adjoint au maire de Lokossa, Valère Dogué. Autant de symboles qui indiquent que l'entente est parfaite au sein de la coalition de Rupture dont Sébastien Ajavon est membre.
Aussi, était-il parlant, l’apparition du candidat malheureux tenant par la main Patrice Talon à leur descente du véhicule commun qui les a transportés et pendant tout le temps où les différents groupements mobilisés pour l’accueil ont été passés en revue. Pour l’apôtre du Nouveau départ, sa visite à Lokossa à valeur de reconnaissance et de renouvèlement de son engagement à ne pas trahir, une fois élu, l’espoir placé en sa candidature. « Je connais les tares qui minent notre République. Et bien qu’elles soient nombreux, notre compétence et notre volonté suffiront à les résoudre au bout de trois années. Car, ceux qui m’ont pratiqué peuvent témoigner que tout ce que j’entreprends réussit toujours », gage le candidat qui a préféré s’entretenir en langue locale, Fon. Mais il n’entend pas relever ce défi en se privant des autres compétences qui soutiennent sa candidature au rang desquelles on peut citer Bruno et Fernand Amoussou, Mathurin Nago, Théophile Montcho et Emmanuel Golou qui ont effectué le déplacement de Lokossa. Celui que les citoyens désignaient sous le sobriquet de « Agbonnon » dit vouloir réaliser les réformes attendues de son mandat de chef de l’Etat intimement avec « fofoSéba », venu à ses côtés dans le Mono-Couffo. Ce dernier estime d’ailleurs que l’élection de Patrice Talon est une question d’honneur qui l’interpelle autant que les autres membres de la coalition de la Rupture.
Avant Lokossa le candidat et sa délégation se sont prêtés au même exercice dans les communes de Comé, de Grand-Popo, de Bopa, de Houéyogbé et d'Athiémé. Chacune de ses étapes a enregistré son lot d’attractions. A Houéyogbé, par exemple, le maire Cyriaque Domingo a remis la clé de la ville au candidat. Patrice Talon qui était attendu dans la même soirée dans le département du Couffo notamment à Dogbo et à Azovè. ¦



Politique 17 mars 2016


« Votons tous Patrice Talon », lance la coalition de la Rupture

«Le chemin du Bénin est bien celui de la rupture... C’est le Bénin qui nous rassemble. Ensemble pour un nouveau départ, ensemble pour la nouvelle conscience, ensemble pour bâtir le Bénin nouveau...

Que tout le monde aille voter pour Patrice Talon dimanche prochain. Faites-nous confiance. Nous savons que cette coalition, main dans la main, va relever le Bénin et vous serez surpris de ce qui sera réalisé ». C’est en ces termes que Pascal Irénée Koupaki, membre de la coalition de la Rupture, s’est adressé à la population de Parakou lors d’un meeting organisé mercredi à la place Bio Guéra. C’était en compagnie d’autres candidats malheureux à la présidentielle : Abdoulaye Bio Tchané, Robert Gbian, Saliou Youssao Aboudou, Nassirou Bako Arifari, Azizou El hadj Issa et autres personnalités qui soutiennent tous Patrice Talon au second tour de l’élection du dimanche prochain.

« La coalition, c’est plus de 70% des suffrages au premier tour, mais c’est aussi une vision partagée à travers laquelle nous devons tourner le dos au passé, nous devons barrer la voie à la continuité, nous devons reprendre en main le destin de notre pays », souligne Abdoulaye Bio Tchané, venu premier à l’issue du premier tour de l’élection à Parakou. Porte-parole de la coalition, il a salué les chefs coutumiers et autorités de la cité de Kobourou, les chefs religieux, les femmes et les jeunes pour leur clairvoyance, tout en les exhortant à sortir à nouveau massivement dimanche pour une « victoire écrasante » du candidat Patrice Talon. « Nous avions commencé la coalition en janvier avec douze candidats fondateurs, aujourd’hui elle a rassemblé lors de sa déclaration et de la signature du protocole d’accord, vingt-six candidats sur trente-trois », se réjouit-t-il. Il a appelé ensuite les militants de l’alliance pour un Bénin triomphant (ABT) dont il est le président et tous ceux qui ont voté pour les autres candidats de la rupture le 6 mars dernier: Sébastien Ajavon, Karimou Chabi Sika, GGR, PIK, Salifou Issa, etc., à ne pas avoir peur. Il leur a demandé d’éviter surtout la violence et de ne pas céder aux provocations du camp adverse. « L’arme des faibles, c’est la violence ; l’arme des vaincus, c’est la violence. Nous, nous sommes forts et nous savons que la victoire sera de notre côté inch’Allah », prie Bio Tchané.
Pour sa part, le député Sacca Lafia de la coordination nationale de campagne de Patrice Talon, a rassuré que la candidature de Patrice Talon n’est nullement mue par une quelconque vengeance, mais plutôt par une volonté de faire face à l’imposture et d’apporter des solutions aux maux qui plombent le développement du pays. « Les propos du genre : si Patrice Talon vient, il va m’enfermer ; il va opposer une religion à d’autres, comprenez que ce sont des discours fous de campagne développés par des gens qui se sont rendus compte que le peuple les rejette et ne va pas les suivre », estime-t-il. ¦

Politique 17 mars 2016


Campagne électorale pour le 2nd tour de l’élection présidentielle : L’état-major du candidat Lionel Zinsou change de stratégie à Porto-Novo

Tirant certainement leçons des faibles résultats qu’il a obtenus au profit de son candidat Lionel Zinsou lors du premier tour de l’élection présidentielle du 6 mars dernier, le Parti du renouveau démocratique (Prd) semble opter pour de nouvelles stratégies de campagne pour faire gagner le candidat de l’alliance dite républicaine au soir du second tour, dimanche 20 mars prochain.

La campagne électorale en vue du second tour de l’élection présidentielle du 20 mars prochain bat son plein. Les états-majors des deux candidats arrivés en tête du premier tour du scrutin ont renoué avec le terrain pour aller à la conquête des électeurs pour l’assaut final. Un tour de la ville de Porto-Novo permet de constater que la fièvre de la campagne électorale n’est pas encore à son top niveau, alors qu’elle s’achève demain vendredi à minuit. Les grands meetings politiques, les grandes caravanes et autres affiches des candidats auxquels on avait eu droit lors de la campagne précédente comptant pour le premier tour de l’élection présidentielle ne sont plus tellement visibles.
La plupart des grands carrefours et autres places publiques de la ville capitale sont déserts d’affiches des deux candidats Lionel Zinsou et Patrice Talon. Les affiches du candidat de la coalition de la Rupture sont surtout perceptibles à Porto-Novo. Elles sont affichées au mur ou collées sur des véhicules personnels ou de transport en commun. Ce sont ces éléments qui annoncent l’effectivité de la campagne électorale dans la ville capitale. Sinon c’est le calme plat. Peut-être que les deux candidats en lice attendent les journées de ce jeudi et demain vendredi pour sortir leur artillerie lourde.

Changement de stratégie

En tout cas, du côté de l’état-major du candidat Lionel Zinsou on semble changer de stratégies de campagne. En effet, selon un ténor du Parti du renouveau démocratique (Prd) membre de l’alliance politique qui porte la candidature du Premier ministre, la formation politique a désormais opté pour une campagne discrète. Cette option tient compte des grandes leçons que le parti a tirées des résultats issus du premier tour de l’élection présidentielle, a souligné ce cadre du Prd. Selon lui, le parti n’a pas attendu l’ouverture de la campagne avant de se remettre rapidement au travail à partir de la mise en place de nouvelles stratégies de séduction des électeurs telles que les porte à porte, les échanges de proximité, les rencontres ciblées par catégories socioprofessionnelles... Lesquelles stratégies visent à permettre au parti de reconquérir certaines poches de résistance à la candidature de Lionel Zinsou dans les fiefs traditionnels de la formation politique. Ce travail de reconquête se fait sans tambour ni trompette et loin des médias. Le Prd compte prioriser cette méthode pour assurer une victoire certaine au candidat Lionel Zinsou à l’issue du second tour de la présidentielle du dimanche 20 mars prochain. ¦

Politique 17 mars 2016


Campagne électorale pour le 2nd tour de l’élection présidentielle: Les couleurs annoncées dans l’Atacora-Donga

La campagne électorale pour le second tour de la présidentielle lancée, la ferveur est loin d’être au rendez-vous. Seuls les sympathisants de Patrice Talon se sont lancés dans les rues de la commune de Djougou pour rassembler les électeurs pour la victoire du candidat de la rupture.

Ils se sont tous donné rendez-vous au siège de campagne du candidat Patrice Talon au quartier Soubroukou dans la ville de Djougou, en face de l’usine de traitement d’eau de la Soneb pour une grande caravane qui a rassemblé tous les leaders de la Coalition de la rupture ayant affirmé leur soutien au deuxième des trente-trois prétendants à la magistrature suprême du pays. Sous l’égide de Daouda Takpara, coordonnateur départemental de la campagne de Patrice Talon dans la Donga, tous ont voulu montrer aux populations que le mot d’ordre de la coalition a été suivi par les candidats membres de cette alliance née au lendemain de l’annonce de l’alliance dite républicaine soutenant le candidat Lionel Zinsou et composée des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), du Parti du renouveau démocratique (Prd) et de la Renaissance du Bénin (Rb). Ainsi ont-ils pris d’assaut les grandes artères de la cité des Yoms dans une ferveur sans pareil pour sensibiliser les électeurs à porter leur choix sur celui dont ils ne cessent de vanter les mérites.

Pour Daouda Takpara, la présence des coordonnateurs de campagne de tous les candidats témoigne de l’adhésion de tous à l’alternative qu’offre Patrice Talon. La rupture dont le pays a besoin pour un nouveau départ. Et il apprécie à sa juste ce symbole d’unité traduit par ce regroupement des lieutenants des candidats qui ont promis eux-mêmes de descendre dans l’arène pour mieux faire porter le projet de Patrice Talon. Abdoulaye Bio Tchané, leader de l’Alliance pour un Bénin triomphant (Abt) en personne est annoncé ce mercredi dans l’Atacora-Donga pour la cause.
Si des sources annoncent l’activisme des leaders de l’alliance dite républicaine dans les hameaux et faubourgs de Djougou, force est de constater que le centre urbain est en marge pour l’instant de la campagne pour l’élection de Lionel Zinsou.
A Natitingou, c’est l’accalmie jusque-là outre la liesse de quelques individus non organisés hurlant dans la nuit du mardi 15 mars dernier K.O mais au profit de quel candidat on ne sait. A la place des grandes affiches du premier tour ce sont des flyers et affichettes qui trônent le long des murs du stade municipal et sur les poteaux électriques. ¦

Politique 17 mars 2016


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