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Nouvelles

Nonciature: Brian Udaigwe part du Bénin après sept ans de service
La nonciature change de main au Bénin. Le nonce apostolique Brian Udaigwe est rappelé par le pape François pour servir dans un autre pays après sept ans de services rendus pour le compte du Vatican au Bénin. C’est l’une des nouvelles concernant l’Eglise catholique du Bénin quelques jours après l’ouverture des lieux de culte. Brian Udaigwe, nonce apostolique près le Bénin et le Togo est affecté au Sri Lanka, en Asie du Sud où il va désormais travailler. Le pape François l’a ainsi décidé et il part après sept ans de services rendus au Bénin pour le compte du Vatican. D’origine nigériane, Mgr Brian Udaigwe, âgé de cinquante-cinq ans, a été nommé le 8 avril 2013 nonce apostolique au Bénin et au Togo. Il a succédé à ce poste à Monseigneur Michael Blume, nommé le 2 février 2013 nonce apostolique en Ouganda. Il est né en 1964 dans la partie anglophone du Cameroun, ordonné prêtre de Jésus-Christ le 2 mai 1992 pour le diocèse nigérian d’Orlu. Mgr Brian Udaigwe est entré au service diplomatique du Saint-Siège en 1994 où il a occupé divers postes au Zimbabwe, en Côte d’Ivoire, en Haïti, en Bulgarie et en Thaïlande avant de devenir chargé d’affaires à la Nonciature apostolique de Londres (Royaume-Uni), aux côtés de Monseigneur Antonio Mennini. Il convient de souligner que la décision du Pape François de nommer dans un autre pays cet évêque prise, le samedi 13 juin, intervient dans un contexte de pandémie où les lieux de culte ont été fermés, pour éviter la propagation du Covid-19. Actualités 16 juin 2020


Entretien avec Jean Marie John Ahyée, président de l’Atov-Bénin à propos de l’accompagnement financier des entreprises: « Le gouvernement nous donne la force de reprendre progressivement les activités… »
La pandémie du coronavirus, depuis mars dernier, sévit au Bénin, paralysant tous les secteurs d’activités. En tant que président de l’Association des Tours Opérateurs et Agences de voyage du Bénin, dites-nous comment les agences de voyage ont vécu cette crise sanitaire ? Effectivement depuis mars 2020, nous avons assisté à une pandémie de Covid-19 qui a paralysé plusieurs activités, le transport aérien en est l’une des premières. Afin de freiner la propagation de cette pandémie, les différents pays du monde ont mis en place des restrictions aux voyages, en commençant par la fermeture des frontières aériennes. Il s’en est suivi que les avions ont été cloués au sol, paralysant ainsi les activités des agences de voyages. Après plusieurs analyses, le gouvernement béninois a décidé de ne pas fermer nos frontières, laissant ainsi aux compagnies aériennes qui l’auraient voulu, la possibilité de desservir le Bénin. Mais cela n’a pas permis aux agences de voyages que nous sommes de mener nos activités, même pas celles indirectement liées au transport aérien. C’est pour dire que nos activités sont intimement liées aux aéroports internationaux et aux compagnies aériennes dont nous distribuons les produits. Nous avons donc été les toutes premières entreprises à voir leurs chiffres d’affaires tomber à zéro. Nous avons été mis à terre car nous avons complètement cessé nos activités. Cette situation nous a amenés à mettre nos employés en chômage technique depuis mars 2020 jusqu’à ce jour. Vous comprenez aisément les difficultés auxquelles nous sommes confrontés. Alors si nous nous mettons ensemble pour demander aux autorités de nous accompagner, c’est parce que nous sommes arrivés à un moment où nous ne pouvons plus continuer nos activités tant qu’on n’a pas de soutien financier. Car, nous vivons les pires difficultés au cours de cette crise économique engendrée par la pandémie, cela est connu de tout le monde. Les activités telles que le tourisme, l’hôtellerie… qui cohabitent avec le transport aérien aussi ont été touchées. Il semble que le gouvernement a entendu vos cris de détresse car, à l’issue du Conseil des ministres du mercredi 10 juin dernier, il a été décidé d’accompagner financièrement les entreprises avec plus de 63,8 milliards francs Cfa. Qu’est-ce que vous en dites ? Nous remercions le gouvernement pour cette grande décision. Imaginez la situation que nous traversons en ce moment où les compagnies ont commencé progressivement leurs activités avec la programmation des vols. Si nous n’avons pas un soutien qui nous permet de nous relancer, ce n’est pas sûr que nous puissions remettre nos activités sur les rails. Vous comprenez que cette satisfaction est générale et notre joie est immense. Toutes les entreprises touchées par cette pandémie et particulièrement les agences de voyages qui sont les premiers acteurs à amener les clients vers le Bénin ou à les faire partir du Bénin en sont vraiment ravies. Le gouvernement du président Talon a surpris le monde des agences de voyages qui ne savaient à quel Saint se vouer. C’est une décision courageuse car, nous savons qu’en ce moment, le gouvernement lui-même a besoin de beaucoup d’argent pour réaliser le Pag. Malgré cet énorme besoin, il a pu accompagner financièrement les entreprises pour nous permettre de reprendre nos activités en toute quiétude. Nous sommes conscients de cet effort et nous remercions tout le gouvernement en général et le président Talon en particulier pour cet accompagnement financier. Ce soutien démontre une fois encore, l’intérêt particulier que le président Talon accorde au tourisme. Toutes les agences de voyages sont aussi prêtes à reprendre les activités pour la promotion du tourisme au Bénin. En attendant que les fonds ne soient réellement à la disposition des entreprises, qu’avez-vous à dire aux membres de votre association ? Cette mesure sociale d’accompagnement financier que le gouvernement a prise en faveur de toutes les entreprises directement touchées par cette pandémie est un premier pas. C’est une promesse qui sera réalisée. Nous nous mettons déjà au travail pour préparer tout ce dont le gouvernement aurait besoin pour pouvoir réaliser cette promesse. Nous savons que ce ne sera pas facile car, durant ces trois mois d’inactivité, les choses n’ont pas été faciles. Cet accompagnement nous donne donc la force de reprendre progressivement les activités en espérant que la volonté du président d’accompagner financièrement les entreprises, soit concrétisée. Un dernier mot pour clore cet entretien. Nous voudrions que le gouvernement prenne acte que les agences de voyage sont plus que jamais déterminées à faire de la promotion du tourisme une réalité au Bénin. Puisque cela a été souhaité par le président Talon, nous lui promettons et nous nous engageons à œuvrer aux côtés de son gouvernement pour que ses objectifs en matière de tourisme soient pleinement atteints. La promotion du tourisme est désormais notre défi commun et nous y arriverons. Actualités 16 juin 2020


Programme de soutien au secteur productif: « Nous nous réjouissons » de cette décision, dixit Bruno Amoussou
Lors d’un face à face avec la presse, ce lundi 15 juin, au siège du parti Union progressiste (Up), Bruno Amoussou, président dudit parti, a salué les mesures prises par le gouvernement pour soulager les entreprises et les communautés vulnérables en proie aux effets pervers du Covid-19. A la question de savoir comment apprécie-t-il les mesures prises par l’Etat pour soulager les entreprises et ménages éprouvés par le coronavirus, Bruno Amoussou informe que depuis le début de la pandémie, lui et son parti l’Union progressiste (Up), ont toujours salué « la pédagogie avec laquelle le gouvernement met en œuvre les mesures concernant la pandémie ». « Sans précipitation, avec mesure, sérénité et un contrôle des différentes étapes… Nous nous réjouissons de ce qui vient de se passer », déclare Bruno Amoussou. Pour lui, ces mesures étaient attendues car, certains pays de la sous-région les ont adoptées, et une partie du peuple béninois en réclamait aussi. Mais il était important, dit-il, que le gouvernement prenne tout le temps qu’il faut pour mesurer l’ampleur des dégâts et surtout échanger avec les acteurs des secteurs touchés par la pandémie. Ceci, afin d’identifier des responsables pour que « les ressources mises à disposition soient utilisées avec efficacité et parcimonie ». Cette démarche, Bruno Amoussou dit l’avoir vraiment appréciée. L’autre chose qu’il apprécie également, c’est la façon dont les bénéficiaires ont accueilli la nouvelle. Le président de l’Up informe qu’il a suivi une partie du peuple exprimer sa grande satisfaction sur les chaînes de télévision et stations radios. Il ne doute donc pas que les objectifs visés par le programme de soutien seront atteints. L’apport des maires Up Afin de contribuer à l’atteinte des objectifs du programme, Bruno Amoussou informe que les maires Up, sur l’ensemble du territoire béninois, ont été invités à être attentifs au programme d’atténuation qui est mis en œuvre au niveau central et à voir comment, à leurs niveaux, ils peuvent aussi accompagner les communautés touchées de plein fouet par les effets néfastes du coronavirus. Pour finir, le président du parti Union progressiste invite le peuple béninois à ne pas relâcher. A l’en croire, le déconfinement dans les pays occidentaux fait croire au peuple que le Bénin sort lui aussi de la pandémie. « C’est faux ! C’est faux ! », avertit l’ancien président de l’Assemblée nationale. Il estime que « le rythme de contamination que nous avons aujourd’hui montre bien que nous sommes au cœur du sujet et que c’est maintenant plus qu’avant qu’il faut prendre les dispositions ». Bruno Amoussou exhorte donc les Béninois à la discipline pour ce qui est de l’observance des mesures barrières car, pour lui si l’on ne prend pas garde, le Bénin risque de tomber dans une situation que l’on ne souhaite pas. En la matière, il affirme que son parti a instruit tous les maires Up afin qu’ils puissent veiller au respect des mesures barrières édictées par le gouvernement sur leur territoire de gouvernance. Actualités 16 juin 2020


Mesures d’atténuation des effets socio-économiques du Covid-19: Moele-Bénin salue le geste et encourage le gouvernement
Le Bureau politique du parti Mouvement des Élites engagés pour l’émancipation du Bénin (Moele-Bénin) apprécie de fort belle manière les mesures prises par le gouvernement pour atténuer les effets néfastes du Covid-19 sur le secteur productif et les ménages. Les membres de Moele-Bénin l’ont fait savoir, lundi 15 juin dernier, à la faveur d’un point de presse animé au siège du parti à Cotonou. Les membres du parti Mouvement des Élites pour l’émancipation du Bénin (Moele-Bénin) n’ont pas tari de mots pour exprimer leur enthousiasme face aux mesures prises par le gouvernement du président Patrice Talon pour atténuer les effets néfastes du Covid-19 sur les entreprises formelles, les artisans et petits métiers de services de l'informel ainsi que les personnes vulnérables que sont les pauvres et extrêmes pauvres. Face à la presse, ce lundi, le porte-parole circonstanciel du parti, Pr Andoche Amegnisse, chargé de mission du président du parti, informe que le sujet concernant les mesures d’atténuation a été évoqué, samedi dernier, lors de la session ordinaire du Bureau politique de Moele-Bénin. Une rencontre élargie aux conseillers spéciaux et chargés de mission du parti. C’est alors que les membres du Bureau politique ont tiré un coup de chapeau au gouvernement pour avoir pris la décision de décaisser plus de 74 milliards dans le but de soutenir les entreprises et les ménages afin de relancer l’économie nationale. « La parti Moele-Bénin accueille avec satisfaction les différentes mesures prises… et apprécie à sa juste valeur la démarche méthodique et proactive du gouvernement », se réjouit Andoche Amegnisse. Il rappelle, par la suite, les chiffres et quelques détails du programme de soutien au secteur productif notamment l’exonération de différentes taxes pour les entreprises et la subvention apportée à tous les ménages sur les factures d’eau et d’électricité par le gouvernement. Au regard de tout ceci, « le parti Moele-Bénin encourage le président Patrice Talon et son gouvernement à poursuivre leurs efforts pour le retour accéléré de la croissance et à garder le cap de la gouvernance participative et solidaire », déclare haut et fort Andoche Amegnisse. Il revient, par ailleurs, sur les derniers chiffres du Covid-19 au Bénin, et affirme que son parti a noté une hausse des cas de contamination et de décès. Dès lors, Moele-Bénin exhorte le peuple béninois à ne pas baisser la garde. « Le parti saisit l’occasion pour rappeler à toute la population béninoise que le mal est une réalité dans notre pays et que nous devons individuellement respecter les gestes barrières... », rappelle Andoche Amegnisse avec vigueur. Pour la circonstance, le chargé de mission du président du parti Moele-Bénin était entouré de Léontine Michaï et Marie Noëlle Paraïso, respectivement première et deuxième vice-présidentes du parti. Politique 16 juin 2020


Valorisation des droits de l’enfant au Bénin: Foddeb sonne le glas de l’impunité
Ce lundi 15 juin, s’est tenu à Cotonou, un atelier de réflexion sur l’impunité en matière de droit de l’enfant africain. Initiée par le Foddeb, cette rencontre constitue un creuset d’échanges entre les parties prenantes et de prise de recommandations en vue d’une meilleure protection de l’enfant. Les cas de violences et d’abus sur les enfants restent souvent impunis et sans réparation aucune, malgré l’arsenal juridique existant et les chaînes de protection communautaire, institutionnelle et politique. Le sentiment d’impunité généralisée, de complicité et de laxisme se traduit par des pratiques d’intervention ou d’interférence dans les procédures de répression des auteurs, à travers des pressions, y compris de certaines autorités ou leaders communautaires, en faveur de la relaxe ou du règlement amiable des cas graves. Face à cet état de choses qui, non seulement fragilise les actions des organisations de la Société civile œuvrant à la protection des droits, mais aussi impactent négativement les victimes des violences, le Forum des organisations pour la défense des droits des enfants au Bénin (Foddeb) a réuni les parties prenantes pour s’y pencher, hier à la veille de la célébration de la Journée de l’enfant africain. S’inscrivant dans le cadre du Projet de renforcement de la Société civile pour la réalisation des droits de l’enfant au Bénin financé par l’Agence suédoise de coopération internationale au développement (Asdi), Plan International Suède et Plan International Bénin, cet atelier national a permis de faire l’état des lieux du cadre juridique en la matière. « Cette rencontre de haut niveau a également permis d’analyser les causes profondes de l’impunité en matière des droits de l’enfant au Bénin et de formuler des recommandations pour y mettre fin », selon Moussa Amadou Kpétoni, président du Foddeb. Les solutions sorties de cet atelier ne resteront pas lettre morte, assure-t-il. Ainsi, les survivants des violences, quelles que soient les conditions physiques, sociales, culturelles et religieuses, pourront jouir de la réhabilitation et de leur droit à la justice, espère M. Amadou Kpétoni. Dénoncer les auteurs En procédant à l’ouverture de l’atelier, Solange Odjo Ahlonsou, directrice de la Famille, de l’Enfance et de l’Adolescence, a insisté sur le faible niveau de dénonciation des auteurs d’abus et de violences sur les enfants. Elle souligne l’impérieuse nécessité de renforcer les interventions et de conjuguer les efforts pour mettre fin au recours aux châtiments corporels et à la violence verbale pour punir, humilier les enfants et les contraindre au mariage. Les violations des droits de l’enfant au Bénin interviennent dans un contexte de pauvreté et de perpétuation des normes et pratiques traditionnelles souvent préjudiciables aux enfants, fait observer Karl-Frédérick Paul Estrada, représentant résident de Plan International Bénin. Il en veut pour preuves les « puissants » tabous sur la sexualité et le planning familial ainsi que le droit à l’éducation encore loin d’être réalisé pour tous les enfants. Les cas des enfants handicapés, les filles et les enfants des ménages économiquement vulnérables, sont particulièrement préoccupants, alerte-t-il. Le taux de mariage précoce est de 31,7 % selon le rapport Close 2018. La cinquième Enquête démographique et de Santé du Bénin (Edsb-V) 2017-2018 souligne que le pourcentage d’enfants de 1 à 14 ans qui a subi des agressions psychologiques est de 86,9 % pour les garçons et 87,1 % pour les filles. Actualités 16 juin 2020


Assassinat de la petite Gracia Prunelle: Les accusés répondent de leurs actes
Le tribunal de première instance de Cotonou connait depuis hier lundi 15 juin, du dossier d’assassinat de la petite Gracia Prunelle. Un crime odieux intervenu en février dernier et qui a suscité l’indignation des populations et des autorités. Les deux personnes poursuivies dans cette affaire risquent la perpétuité. Justice sera rendue dans l’assassinat de la fillette de 7 ans dont le corps a été retrouvé en février dernier dans un bas-fond à Sainte Rita. Les présumés assassins de la petite Gracia Prunelle répondent de leurs actes devant le tribunal de première instance de Cotonou siègant en session criminelle. Dans ce procès tant attendu par les proches de la petite Gracia Prunelle et toute la société, le ministère public qui représente les intérêts de la société entend exiger une peine exemplaire.«Les auteurs de ce crime ont été présentés au parquet… Ils ont été inculpés des chefs d’assassinat et de pratique de charlatanisme. Ces faits sont prévus et punis par les articles 458, 468 à 471 et 475 de notre code pénal. Ils sont punis de la réclusion criminelle à perpétuité. Le parquet de Cotonou se fera le devoir d’obtenir une condamnation exemplaire des inculpés lors de la prochaine session criminelle… », avait promis Elon’m Mario Mètonou, procureur de la République près le Tribunal de première instance de Cotonou, lors d'un point de presse donné mardi 11 février sur ladite affaire. Les parents de Gracia restent à jamais frappés par la cruauté des deux accusés qui s’en sont pris impitoyablement à leur fille. Ils espèrent également une peine exemplaire même si la petite Gracia ne reviendra plus.« Je ne pourrai pas me rendre justice… J’attends impatiemment le verdict du tribunal de Cotonou… », a déclaré le père de la victime au micro de Frissons Radio. Retour sur un crime odieux Dans la soirée du lundi 3 février, le commissariat spécial de Dantokpa a été saisi de la disparition de la petite Gracia Prunelle. Les investigations diligentées ont conduit sur la piste d’un employé d'une boutique de vente de liqueurs au quartier Missèbo Agbomè-Gare. « Pour brouiller les pistes, cet individu s’est rendu lui-même au commissariat de Dantokpa dès le lendemain, mardi 4 février, pour déposer formellement plainte contre la mère de la fillette, motif pris de ce que cette dernière l’accuserait à tort de la disparition de son enfant. Interpelé puis soumis à interrogatoire, il passera aux aveux vingt-quatre heures plus tard et dénoncera un complice en cavale. Le samedi 8 février, le complice qui s’était réfugié à Adjohoun dans le département de l’Ouémé, sera interpelé à son tour.L’auteur de l’enlèvement est, en effet, un charlatan, approché par un de ses amis, escroc, qui lui a expliqué qu’il avait besoin d’un pouvoir mystique pour convaincre facilement ses victimes. « Le charlatan de circonstance, en acceptant la mission, fait savoir à son ami qu’il aurait besoin d’argent pour acheter quelques ingrédients mais aussi et surtout, qu’il faudra procéder à un sacrifice humain pour prélever des organes. Deux organes humains devaient rentrer dans la composition d’un savon et d’une pommade magiques. Il s’agit du cœur et de l’encéphale. L’escroc s’est soumis aux conditions de son ami charlatan, et lui a remis la somme de dix-huit mille (18.000) francs Cfa avec la promesse qu’une fois le rituel accompli, ils partageraient équitablement les gains mal acquis et tous deux s’associeraient en affaire pour développer un commerce. Pour accomplir le rituel, les deux larrons avaient retenu d’inviter une prostituée à passer la nuit au domicile du charlatan puis d’en profiter pour la tuer et prélever des organes; une tentative qui a échoué à trois reprises. Le charlatan de circonstance a alors orienté son choix vers une proie plus facile, en face de son lieu de travail ; la petite Gracia, fillette de sept ans dont la mère tient un commerce de vente d’oranges à Agbomè-Gare. Profitant de l’innocence de la fillette qui avait l’habitude de s’amuser avec lui et de l’inattention de sa mère et de l’entourage, le charlatan a enlevé Gracia et l’a conduite à son domicile au quartier Sainte Rita. « Une fois sur place, la petite a été assommée par un objet contondant puis un couteau lui a été enfoncé dans la gorge, du côté gauche. Alors que les prélèvements d’organe allaient commencer, la maman qui avait déjà remarqué la disparition de sa fille, se met à appeler son voisin du marché avec insistance. Ce dernier finit par décrocher, nie avoir enlevé la fillette bien avant qu’on l’interroge. Mais pris de panique, il suspend le prélèvement des organes. Le corps sans vie de Prunelle sera précipitamment emballé dans un sachet plastique et jeté dans un bas-fond non loin du lieu du crime. Le couteau et les sandalettes de la fillette sont jetés dans les toilettes. Le corps, le couteau et les sandalettes seront retrouvés par la police, sur indication des suspects », avait exposé le procureur qui promet de faire appliquer la loi avec rigueur. Société 16 juin 2020


Norbert Fanou-Ako, directeur d’Esam Ong: « Des enfants sont obligés de jouer le rôle de leurs parents »
La situation de l’enfant béninois n’est guère reluisante, selon Norbert Fanou-Ako, directeur de l'Ong Enfants solidaires d'Afrique et du monde (Esam), coordonnateur du Comité de liaison des organisations sociales de défense des droits de l’enfant (Close) et du Partenariat national de lutte contre le mariage des enfants au Bénin. La violation des droits des enfants risque de s’accentuer avec la pandémie du Covid-19, alerte-t-il, dans cet entretien. La Nation : Quelle est la situation de l’enfant aujourd’hui au Bénin ? Norbert Fanou-Ako : Les chiffres ne sont pas bons. Tous les jours, les droits des enfants sont violés, bafoués. Tout ce qu’on lit sur les réseaux sociaux à propos de la violation des droits des enfants, cela inquiète. Si tout était beau, on n’organiserait pas encore des ateliers, des séminaires et les recommandations qu’on formule auraient pu diminuer.Si tout était beau, on aurait constaté que durant la période de confinement (du fait de la pandémie du nouveau coronavirus), on aurait moins d’enfants au travail, dans les marchés et consorts. Aujourd’hui encore, les enfants sont obligés de jouer un rôle déterminant pour supporter la famille. Que ce soit ici ou ailleurs, les enfants n’allant plus à l’école sont dans la rue ou dans les champs ou encore dans les marchés pour travailler et gagner un peu de sous. Alors que cela devrait être le contraire, certains enfants sont obligés de jouer le rôle des parents. Si on n’y prend pas garde, en cette période de Covid-19, si cela se prolonge, on risque d’aller au chaos. C’est vrai que les discours officiels font état de très bonnes choses mais quand on fouille un peu, on voit que la réalité des choses est masquée. Qu’est-ce qui explique cela ? C’est surtout parce que l’impunité continue. Lorsqu'on note les violences et les abus sur les enfants, on ne les dénonce pas, ça veut dire qu’il y a un maillon faible quelque part. Lorsqu’on ne punit pas aussi les auteurs, cela pose également problème. Que préconisez-vous contre l’impunité en matière des droits de l’enfant ? Faut-il intensifier les sensibilisations ou réprimer en fonction des textes ? Je pense qu’il est question d’identifier les personnes qui sont dans la chaîne de protection des enfants. Et cela part de la maison. Des géniteurs eux-mêmes ne constituent-ils pas des bourreaux pour leurs enfants ? Est-ce que les acteurs assurent réellement la protection des enfants ? Le minimum, c’est la survie de l’enfant. Mais de quoi vit-il ? Ses besoins sont-ils satisfaits? Est-ce qu’on lui affecte les moyens qu’il faut pour lui permettre de vivre? Si jamais, la réponse était non, alors il faut se demander pourquoi il en est ainsi. Est-ce que les politiques pensent à la redistribution rationnelle des richesses? Est-ce que cela atteint les plus pauvres ? Il n’est jamais facile à un parent de laisser son enfant se débrouiller tout seul. Cela veut dire qu’il y a un facteur auquel il faudra remédier. Voulez-vous dire que les pouvoirs publics ont une grande part de responsabilité dans cette situation ? Le plus fort de nous tous, c’est qui ? C’est l’Etat. Je pense qu’il faut organiser l’accès des familles pauvres aux ressources disponibles. Il ne s’agit pas de lancer un programme qui couvre quelques-uns. La répartition des ressources, ce n’est pas pour 5 ou 10 % mais pour la grande majorité. Une fille qui est obligée de se marier parce qu’à la maison, cela ne va pas et elle ne peut pas aller à l’école, elle pensera que c’est même une opportunité, pendant que son avenir est hypothéqué, de faire ce choix-là. Je me demande pourquoi cela continue, malgré tout ce qu’on fait. Et je pense qu’il faut chercher ailleurs maintenant, voir ce qu’on n’a pas encore fait. Il faut que les plus pauvres soient considérés comme prioritaires dans les politiques et stratégies de développement. Malheureusement, c’est chez eux qu’il y a beaucoup d’enfants ; c’est chez eux qu’il y en a qui sont très malades ; c’est chez eux que beaucoup d’enfants ne vont pas à l’école. C’est parmi ces enfants qu’on voit des filles contraintes au mariage précoce ou forcé. Parce que papa espère que si sa fille se marie à un fonctionnaire du coin et qui ne gagne pas assez d’argent, ça va améliorer la situation de sa famille. C’est toute une chaîne et il faut voir tous les acteurs pour envisager des solutions durables. Actualités 16 juin 2020


Conseil des droits de l’Homme : reprise des travaux sous le signe de la lutte contre le racisme
Après trois mois de suspension, le Conseil des droits de l’homme reprend, lundi 15 juin, les travaux de sa quarante-troisième session au Palais des Nations à Genève (Suisse). Cette semaine devra voir l’introduction d’un segment spécial sur la question du racisme, suite au récent décès d’un afro-américain victime de violences policières aux Etats-Unis. La dernière partie de la session du Conseil, du 15 au 19 juin, adoptera un format hybride inédit qui mêlera distance physique, port de masque et présence réduite des participants dans la Salle des Assemblée de l’ONU à Genève. Les échanges pourront également être suivis simultanément en ligne. Demandes urgentes La semaine passée, la présidente du Conseil des droits de l'homme, l’ambassadeur d’Autriche auprès de l’ONU Elisabeth Tichy-Fisslberger, a reçu deux demandes urgentes. D’une part, un courrier signé par plus de 600 ONG réclamant l’organisation d’une session spéciale sur la situation aux Etats-Unis après le décès de l'afro-américain George Floyd. D’autre part une missive rédigée par l'ambassadeur du Burkina Faso auprès des Nations Unies à Genève, Dieudonné Désiré Sougouri, coordonnateur pour les questions relatives aux droits de l’homme du groupe africain. Les 54 pays réclament la tenue d’un débat urgent ayant pour thème « les violations actuelles des droits de l'homme motivées par des considérations raciales, sur le racisme systémique, les violences policières et celles contre les manifestants pacifiques. » Rappel des engagements Selon le courrier des ambassadeurs « le principal objectif du dialogue est de s’attaquer aux causes structurelles et immédiates de la discrimination raciale qui prévaut dans le monde entier, avec un impact énorme sur la jouissance des droits de l’homme, en particulier par les personnes d’ascendance africaine. » Les représentants africains estiment que le débat urgent sera également « l’occasion de rappeler aux Etats leurs engagements de lutter contre ces violations des droits de l’homme, lorsqu’ils ont adoptés la Déclaration et le Programme d’action de Durban il a près de 20 ans. » Pour organiser une session spéciale un tiers des 47 Etats doivent soutenir l'organisation d'une telle discussion. La question des violences policières et des discriminations raciales sera de toute façon abordée mardi 16 et mercredi 17 juin lors d'une discussion régulière sur le racisme qui était déjà prévue au programme. Par Catherine Fiankan-Bokonga, correspondante accréditée auprès des Nations Unies à Genève (Suisse)     Actualités 15 juin 2020


Revue du secteur de l’énergie exercice 2019: De nouvelles orientations pour améliorer les performances
Sous la supervision de Dona Jean-Claude Houssou, les services et directions techniques sous tutelle du ministère de l’Energie et les partenaires techniques et financiers ont procédé, vendredi 12 juin dernier, à la revue dudit secteur au titre de 2019. A cause du coronavirus, les travaux se sont déroulés par visioconférence et de nouvelles recommandations ont été faites pour améliorer les performances. Les performances atteintes en 2019 dans le secteur de l’énergie ont conduit les acteurs à l’issue de la revue à opter pour de nouvelles recommandations pour l’amélioration des résultats futurs. En effet, dans sa présentation, Herman Zimé, directeur de la Programmation et de la prospective du ministère de l’Energie, a révélé qu’au 31 décembre 2019, le taux de mise en œuvre du Programme de travail annuel est de 70, 15 % contre une prévision de 96,57 %. Il en ressort un retard qui se traduit par un écart de 26,42 %. Quant à la consommation des crédits, elle est de l’ordre de 69,32 % base engagement et de 56,98 % base ordonnancement. Herman Zimé a aussi retenu un ratio d’efficacité de 72,64 % et un ratio d’efficience de 0,9881< 1 base d’engagement et de 0,8122< 1 base ordonnancement. Entre autres réalisations, Herman Zimé a relevé la sécurisation de l’approvisionnement en énergie électrique à travers le paiement des frais de location et l’approvisionnement en combustibles des groupes Aggreko, la mise en service d’une centrale de 120 MW en août 2019. « Cela a permis au Bénin de disposer en 2019 d’une capacité propre de production de l’ordre de 157,5 MW », a souligné Herman Zimé. Toujours concernant les réalisations, Dona Jean-Claude Houssou, ministre de l’Energie, a ajouté l’augmentation significative de la production d’électricité passée de 0 à 180 MW grâce à la centrale thermique de 127 MW de Maria Gléta, à la réhabilitation des centrales de la Sbee à Porto-Novo, Parakou et Natitingou et à la turbine à gaz de la Ceb de 23 MW à Maria Gléta. L’acquisition de 75 000 compteurs à prépaiement et leurs accessoires et la pose progressive des kits de branchement, la réalisation des travaux d’alimentation en Hta des localités de Matéri et de Bori, le démarrage des travaux du volet distribution du projet Prera avec l’implantation de 4382 poteaux à Akassato, Cocotomey et Cococodji, la réception sur sites des câbles Hta, Bt en octobre 2019 et les poteaux bois en novembre ont également été mentionnées. Les difficultés Expliquant les dysfonctionnements et écarts, Herman Zimé a fait savoir que les ressources ont été engagées conformément aux seuils programmés sur la période mais les dépenses ordonnancées n’ont pas suivi la même tendance. A cela s’ajoute le faible taux d’engagement enregistré au niveau des dons dû au retard de démarrage des travaux de Presredi à cause de la reprise de l’étude d’impact environnemental et au retard de la demande des fonds de concours sur le projet Prera. En dehors de ces facteurs limitants, Herman Zimé en a identifié d’autres qui ont trait au retard dans la mise en place des fonds de concours et dans la mise en œuvre des plans de lotissement dans certaines localités. « Ce qui a ralenti la mise en œuvre des projets d’électrification », a relevé Herman Zimé. La revue a été une occasion pour mettre un accent particulier sur les énergies renouvelables et noter l’impact du Covid-19 sur l’exécution du Pta 2020? Actualités 15 juin 2020


Gestion des communes et municipalités par ses élus: L’approche innovante de l’Union progressiste
L’Union progressiste (Up) a tenu à son engagement d’encadrer ses élus communaux et municipaux dans l’exercice de leurs fonctions, à travers un séminaire organisé à leur intention, du 13 au 14 juin dernier à Cotonou. Les cent premiers jours du maire de l’Up, tel est intitulé le thème de cette rencontre au cours de laquelle les 128 maires et adjoints aux maires du parti ont été informés sur les lois de la décentralisation et les principes qui régissent la gouvernance administrative et politique. Changer la manière de gérer les communes au Bénin, tel est l’objectif visé par l’Union progressiste en prenant l’engagement d’encadrer ses élus communaux et municipaux dans l’exercice de leurs fonctions. Dans ce cadre, le parti a organisé un séminaire sur les cent premiers jours du maire de l’Up du 13 au 14 juin dernier à Cotonou. A l’ouverture des travaux, Bruno Amoussou, président du parti, a rappelé l’engagement pris par la formation politique à son congrès constitutif de changer de paradigme dans la gestion des affaires publiques et la responsabilité qui incombe à l’Up, désormais qu’elle tient les rênes de nombreux conseils communaux. « Nous avons dit que nous allons changer de comportements et aujourd’hui, l’occasion nous est donnée de prouver qu’il y a une autre façon de faire ce que nous appelons jusque-là, la politique. Nous sommes là pour réfléchir sur la manière dont nous allons nous entendre pour réussir», a-t-il indiqué. Pour des élus à qui les populations ont donné mandat pour animer les activités communales pendant les six prochaines années, il ne peut en être autrement, à son avis. Aussi, invite-t-il les élus communaux et municipaux à prendre une part active aux travaux du séminaire pour en sortir édifiés par les textes de lois et les réalités de la gouvernance locale. Provenant de toutes les communes du Bénin, les élus communaux et municipaux de l’Union progressiste ont été informés sur les dispositions législatives, juridiques et réglementaires qui encadrent l’exercice du pouvoir communal et municipal, notamment en ce qui concerne le rôle du Conseil communal ou municipal, du maire et des organes infra-communaux, les relations entre la commune et les services déconcentrés de l’Etat, la délégation de pouvoir aux adjoints, les nominations, la constitution des Commissions permanentes et la désignation de leurs présidents. Gérer autrement la cité Ils ont par ailleurs été entretenus sur les mécanismes de promotion de l’économie locale, les procédures de passation des marchés, la chaîne des dépenses publiques, le contrôle des dépenses publiques. Des notions dont la connaissance renforcera sans doute leur leadership managérial ainsi que leur capacité à faire face aux réalités du pouvoir local avec ses corollaires d’intrigues politiques. En tant qu’élus communaux et municipaux, ils devront donner le bon exemple et cultiver les bonnes pratiques, celles privilégiant les intérêts de la commune. Ils ne doivent nullement s’écarter du projet de directive du parti qui insiste sur l’évaluation des budgets en cours (niveau d’exécution, ligne par ligne, explication par rapport aux lignes totalement ou en partie exécutées, celles non exécutées, etc.), les ajustements budgétaires nécessaires, le réalisme et la prise en compte de la promotion de l’économie locale et de l’emploi des jeunes et des femmes, la réalisation d’audits organisationnel et financier. Les élus sont appelés à être à l’écoute de leurs mandants et à partager avec eux la vision du parti. Persuadé que l’absence d’encadrement politique et d’orientation claire ont été les causes des errements passés et que les maires et chefs d’arrondissement, jusqu’à présent, ne reçoivent aucune directive politique lors de leur prise de fonction et durant l’exercice de leur mandat, le président Bruno Amoussou, à la clôture des travaux, a insisté sur une nouvelle approche. « Nous avons une orientation claire, une approche nouvelle du développement local. Nous aurons à nous ouvrir et non à nous enfermer. Réfléchissons à la manière dont nous allons nous y prendre pour répondre efficacement aux aspirations des populations ». Actualités 15 juin 2020


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