La Nation Bénin...
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Les Béninois sont sortis massivement pour aller remplir leur devoir civique dimanche 6 mars conformément aux décisions des institutions chargées de l’organisation du scrutin. Les opérations de vote ont démarré dans la plupart des centres de vote du département de l’Atlantique entre 7h et 7 h 30 mn. Dans l’ensemble tout s’est déroulé normalement, mis à part quelques couacs.
Bien déterminées, les populations de l’Atlantique ont voté dans le calme et la sérénité dimanche 6 mars. En témoigne la présence massive de ceux-ci dans les centres de vote de l’Ecole primaire publique de Kpassè, de Tovè, d’Abata, et d’Ahouandjigo. A l’Ecole primaire publique de Sègbohouè, l’ambiance était la même. Et c’est dans cette atmosphère que le candidat Pascal Irénée Koupki a voté.
Dans les centres de vote du département de l’Atlantique, la Cour constitutionnelle était bien présente alors que seuls quelques candidats se sont fait représenter dans les bureaux de vote.
Si les agents de sécurité sont fortement mobilisés dans certains bureaux de vote, d’autres par contre, n’en disposent pas.
Me Maryse Elyse Gbèdo, candidate, après avoir apprécié le calme et la paix qui ont caractérisé le scrutin du 6 mars, a déploré tout de même quelques dérapages. «Je pense que tout s’est bien passé et je félicite la Céna pour sa dernière décision prise par rapport aux cartes Lépi de 2015 et de 2016». Elle se réjouit du fait que son fils n’a même pas pu avoir sa carte Lépi et heureusement, a pu voter grâce à la dernière décision de la Céna. Bien que les cartes soient disponibles, rappelle-t-elle, il lui a été répondu tout simplement : «On ne distribue plus, la distribution est terminée depuis mercredi».
«La Céna a ainsi bien joué sa partition dans le succès du déroulement du scrutin du 6 mars», dit-elle. Pour elle, le Cos-Lépi a échoué avec le Cnt. Elle a souhaité que désormais la Céna prenne en charge tout le processus électoral.

Plus qu’un scrutin, c’est à une fête électorale qu’on a assisté dans la commune d’Abomey-Calavi. Dans tous les quartiers de la ville tout s’est déroulé dans le calme.
C’est un signe évident de maturité. Abomey-Calavi a voté dans le calme et dans la sérénité. Partout dans cette commune, c’est l’enthousiasme. Les différents bureaux de vote ont ouvert à l’heure. C'est-à-dire à 7h précises. Seuls quelques rares bureaux ont accusé un léger retard d’une quinzaine de minutes ou au plus une heure. Le matériel de vote disponible et les responsables à l’organisation faisant la ronde pour s’enquérir du déroulement. Partout, on notait également la forte présence, mais discrète, des Forces de l’ordre : police et gendarmerie ainsi que certains citoyens qui sont restés, une fois leur devoir civique accompli, pour disent-ils, «sécuriser le vote».
La forte représentation des candidats dans les bureaux de vote, surtout ceux de la coalition de la rupture n'a pu passer inaperçue. Une escouade d’observateurs est également remarquable dans les centres de vote : la Céna, la Cour constitutionnelle, la Haac, la Cedeao, l’Uemoa et beaucoup d’autres Organisations de la Société civile.
De la localité d’Adjagbo, Agassa Godomey dans l’arrondissement d’Akassato, à Akassato-centre, jusqu’à Calavi, Kansounkpa, Togba, Dodja…l’organisation a été parfaite. On y note des centres de vote avec trois à sept bureaux de vote par endroits avec une affluence matinale. Il a fallu attendre la fin de la matinée pour retrouver l’affluence dans les bureaux de vote.
Sans incidents majeurs…
Si le vote a été sans incidents majeurs dans la commune d’Abomey-Calavi, quelques couacs ont été enregistrés. Il s’agit pour la plupart des cas des électeurs (ils ne sont pas nombreux), qui n’ont pas retrouvé leurs noms sur la liste. Il y a surtout ceux qui ont compris autrement la dernière décision de la Céna, en se présentant dans les bureaux de vote avec leurs cartes d’identité pour accomplir leur devoir civique, alors qu’ils ne font pas partie des nouveaux majeurs. A cette catégorie s’ajoutent ceux qui viennent dans l’intention de voter avec leur carte d’électeur de 2011. Toutes ces catégories d’électeurs se sont simplement heurtées au refus catégorique des responsables de bureaux de vote.
A l’epp Agassa Godomey dans l’arrondissement d’Akassato, certains électeurs sont obligés de monter sur leurs grands chevaux. Ce qui a suscité un remous et a perturbé le scrutin quelques minutes avant que les forces de l’ordre ne ramènent le calme. Mais le fait le plus dramatique a été l’arrestation d’un électeur pour fraude. De nationalité étrangère (un pays voisin du Bénin), il a pu se procurer une carte d’électeur et s’apprêtait à accomplir le vote lorsque quelqu’un l’a dénoncé. L’intéressé a reconnu son forfait et a été conduit au commissariat par les agents de sécurité présents sur les lieux.?

Le camp du candidat Lionel Zinsou a démantelé un réseau de corruption électorale à Kandi dans la nuit du samedi au dimanche, soit la veille du scrutin. Par voie d’huissier sollicité par le ministre Patrick Yérima, un partisan du candidat de l’Union pour la relève (UPR) a été pris la main dans le sac à Tissarou Peulh, arrondissement de Donwari.
Au domicile du sieur Soumanou Belco, ancien chef d’arrondissement de Sonsoro et chef services marchands à la mairie de Kandi, sont entreposés quarante-et-un bidons d’huile, trente-et-un cartons de pâtes alimentaires qui seraient destinés à intéresser les électeurs, ainsi que des feuilles récapitulatives de dépouillement et des cartes vierges d’accès aux postes de vote de la Céna. Dans la maison où est affichée sur grand format l’image du candidat, l’huissier Georges Noudanhessi du cabinet de Me Janvier Dossou-Gbété y a interpellé le nommé Goula Sambo qui serait venu pour prendre une part des vivres pour aller distribuer dans le but d’influencer le vote des électeurs. Le sieur Soumanou Belco, lui, n’a pas été retrouvé à la maison.
Affaire à suivre?
Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori

Docteur en médecine de profession, Jean Alexandre Hountondji a été ministre chargé des Relations avec les institutions du président de la République, Boni Yayi, avant de devenir finalement, son conseiller politique. En lice comme candidat pour l’élection présidentielle du 6 mars prochain, il propose une « Nouvelle marche » dont l’aboutissement assurera au Bénin l’émergence en 2025.
En course pour le palais de la Marina, Alexandre Hountondji sera, dimanche 6 mars prochain, devant le peuple béninois afin de solliciter son suffrage. N’étant pas un inconnu dans le sérail politique, ce sera toutefois son baptême de feu.
Avec “La Nouvelle Marche“, il entend susciter une nouvelle espérance, tracer un nouveau chemin pour atteindre l’émergence et ouvrir de nouvelles perspectives. Jean Alexandre Hountondji croit qu’une autre politique est possible et indispensable pour que le Bénin garde la maîtrise de son destin. Aussi, son ambition est-il de le voir devenir en 2025, un pays à haut revenu, débarrassé du titre distinctif peu élogieux de Petit pays pauvre très endetté
« PPTE », grâce à l’ardeur et à la bravoure de son peuple au travail, à l’audace de ses fils et filles décidés à en découdre avec la pauvreté. Il s’agira d’un pays d’abondance, de bien-être et de paix, où l’intelligence, la sagesse, et l’énergie au travail feront sa puissance et sa beauté, lui redonnant sa place et son rôle de pionnier en matière de démocratie, d’Etat de droit afin de reconstruire sa cohésion sociale. L’objectif est de promouvoir la richesse culturelle et économique nationale dans un environnement social stable assaini grâce à une gouvernance nourrie par un nouveau système d’intégrité.
Elle est portée par une série d’actions spécifiques reposant sur une base quadrangulaire constituée par quatre piliers essentiellement. Le premier pilier repose sur l’agriculture. Quant au deuxième, il est relatif aux avantages que le Bénin peut tirer de son sous-sol en termes de ressources pétrolières et minières ainsi que du potentiel énergétique renouvelable en lien avec les énergies solaire, éolienne et hydrologique. Son développement soutenu et accéléré constitue un levain indispensable et efficace de l’industrialisation du Bénin en tant que pays minier et producteur de pétrole. Le troisième pilier de la stratégie proposée par Jean Alexandre Hountondji est surtout constitué par le développement du secteur des services de renforcement des activités portuaires par la construction et l’équipement d’un nouveau port en eau profonde, de même que les capacités du Port autonome de Cotonou. Enfin, le quatrième pilier est en relation avec la volonté de doter le pays d’infrastructures modernes qui fondent la promotion de l’investissement privé national et international.
Pour Alexandre Hountondji, personne ne peut construire un pays à la place de son peuple. Convaincu que le développement socio-économique et politique ou le progrès durable souhaité ne peut advenir qu’à condition d’être porté par la volonté et l’énergie dudit peuple, il s’engage dans un contrat, à gouverner par l’exemple en respectant la Constitution.
Alexandre Hountondji compte aussi mettre l’accent sur le développement du capital humain.
Dans un monde en pleine mutation, estime-t-il, le Bénin doit adopter une démarche plus rapide et plus vigoureuse que celle qui a toujours été pronée. Selon le candidat, une performance plus grande est indispensable, en ce qui concerne la crédibilité de la puissance publique, la sécurité judiciaire des contrats commerciaux et d’affaires, la qualité de notre Etat de droit, l’environnement des affaires, la démarche qualité dans les structures étatiques et les services publics de même que la gestion du rendement au niveau des fonctionnaires de l’Etat¦

Comment faire pour sortir le Bénin de la situation de mal gouvernance qu’il traverse ? C’est une préoccupation du Mouvement du 6 Mai (M6M) qui, à travers le candidat à la présidentielle du 6 mars prochain, Zachari Cyriaque Goudali, propose des solutions dans un projet de société dénommé « La dernière chance » qui est soumis au peuple béninois.
Le Mouvement du 6 Mai (M6M) invite le peuple béninois à accompagner et soutenir le candidat à l’élection présidentielle du 6 mars 2016, Zachari Cyriaque Goudali à sortir le Bénin de l’ornière politico-économique et social dans laquelle il est plongé ces dix dernières années. Pour y parvenir, le candidat a proposé aux Béninois un projet de société qui comporte une douzaine de points.
Au plan politique, Zachari Cyriaque Goudali estime qu’il est temps de restaurer la démocratie à travers le respect strict de la Constitution dans l’esprit de la Conférence nationale des Forces vives de février 1990. Il faut aussi faire selon lui l’effort de restaurer et poursuivre le renforcement de l’unité nationale ; remettre le pays au travail en appliquant la politique de l’homme qu’il faut à la place qu’il faut avec la dépolitisation de l’administration publique.
Dans le domaine de l’information et de la communication, le M6M et le candidat Zachari Cyriaque Goudali entendent entamer des réformes dans le cadre de la révision du Code de l’information et de la communication car, il s’agit d’une loi qui selon eux est difficile à mettre en application.
Sur le plan de l’éducation, le candidat pense créer des écoles d’élite et promouvoir la culture de l’excellence à l’école comme hors de l’école en commençant d’abord par une réorganisation du système éducatif actuel, puis faire de l’enseignement supérieur un droit inaliénable et non négociable à tout citoyen béninois tel qu’il était ces cinq dernières années.
Zachari Cyriaque Goudali promet que s’il est élu président de la République, l’essentiel pour lui est de faire au plan économique, l’assainissement des finances publiques qui passe par la réduction du train de vie de l’Etat, l’instauration incitative simplifiée, transparente et à visage humain avec à la clé l’exploitation d’autres pôles de production de richesse. Il entend mettre un accent particulier sur le partenariat public-privé et entreprendre une lutte acharnée contre la petite et la grande corruption.
Sur d’autres plans, à savoir la santé, le social, les sports, les loisirs arts et culture de même que l’énergie et l’agriculture, Zachari Cyriaque Goudali a fait des propositions pour le bien-être des populations béninoises¦

Conseillère communale à Bohicon, Elisabeth Agbossaga est l'une des femmes candidates au scrutin présidentiel du 6 mars. Elle y va sous la bannière de l’Udc-Nounagnon, son parti politique. Bien que candidate au scrutin du dimanche, elle est restée curieusement loin de son fief qu’est Bohicon durant toute la campagne.
Quelques grandes affiches de l’amazone de Bohicon indiquent seulement qu’elle est dans la course pour le scrutin du dimanche prochain. Sourire discret sur des affiches posées aux principaux carrefours de la ville, la candidate n’a pas du tout occupé le terrain pour ce scrutin. Introuvable à Bohicon durant toute cette campagne, Elisabeth Agbossaga a très peu fait parler d’elle dans cette effervescence politique où elle était attendue.
Les rares femmes et conducteurs de taxis motos communément appelés zémidjan qui se rendent à son siège de campagne très peu animé, repartent un peu confus. Ils en étaient là quand on annonce un meeting de la candidate pour jeudi 3 mars à 15h sur l’esplanade de la SHB à Bohicon. Le public qui a fait le déplacement pour l'écouter n’a pas compris pourquoi jusqu’à 19h elle n'était toujours pas disponible pour ses électeurs de Bohicon.
La candidate a certainement préféré être plus discrète dans sa campagne?

A quelques heures du scrutin présidentiel, des électeurs du Mono continuent d’être courtisés par des présidentiables. Jeudi 3 mars, c’était le tour de SaliouYoussao Aboudou et Sébastien Ajavon, deux candidats qui ont sillonné beaucoup de localités du département.
Même si l’ambiance électorale dans le Mono-Couffo semble être dominée par les opérations de distribution des cartes d’électeur, certains présidentiables tiennent à y passer leurs messages. Jeudi 3 mars, c’était le cas avec des candidats SaliouYoussao Aboudou et l’homme d’affaires Sébastien Ajavon. Ce dernier et sa délégation après avoir passé la nuit à Grand Popo, ont sillonné des localités du Mono telles que Comè, Possotomè, Lobogo et Houéyogbé avant de se voir accueillis dans la soirée à Lokossa. A ses partisans dont la mobilisation a débuté depuis la matinée sur la Place de l’indépendance, le présidentiable a exposé son projet de société et lancé un appel pour que les populations du Mono lui accordent leurs suffrages. Il a surtout invité tous les citoyens à aller chercher leurs cartes. Après une trentaine de minutes d’échanges, l’homme d’affaires a pris la direction de la commune voisine, Athiémé.
Sébastien Ajavon y a été précédé une heure plus tôt par le candidat SaliouYoussao Aboudou. Et ce sont des musulmans de la ville de l’Espérance qui ont eu le privilège d’accueillir ce dernier et sa délégation lors de sa descente à Lokossa. Avant de démarrer sa rencontre de sensibilisation avec trois groupes d’électeurs qui l’attendaient, le présidentiable s’est directement dirigé à la mosquée centrale de la ville. Il y a prié avec des fidèles musulmans. Le candidat n’a pas manqué de solliciter les suffrages de l’assistance après avoir exposé quelques-unes des raisons motivant sa volonté de briguer la magistrature suprême.
En dehors de ces deux candidats, il faut noter que quelques rares scènes de caravanes ont été organisées pour le compte d’autres candidats. A Agoué, par exemple, la matinée du jeudi 3 mars a été animée par les caravaniers du candidat Pascal Irénée Koupaki?

L'opération de distribution des cartes d'électeur a démarré, mercredi 2 mars, dans le département du Mono. Elle concerne pour le moment, trois communes à savoir Athiémé, Bopa et Comè.
Les électeurs du Mono-Couffo n’auront plus recours à leur ancienne carte, dimanche 6 mars prochain, pour voter. Ce précieux sésame que certains d’entre eux ont réclamé en se jetant dans la rue est enfin disponible. Mais en attendant le tour du Couffo, ce sont des citoyens du Mono qui se frottent les mains.
A en croire le coordonnateur de l’opération pour le Mono, Olivier Déglé, les nouvelles cartes ont été convoyées, depuis le mardi 1er mars dernier dans le département. Malheureusement, ce n'est que le mercredi 2 mars que leur distribution a effectivement commencé.
Il ressort du constat fait sur le terrain que l’opération impacte seulement trois communes sur les six que compte le Mono. Il s’agit d’Athiémé, de Comé et de Bopa encore que tous les arrondissements ne sont pas pris en compte.
Contrairement à Athiémé où des points de distribution sont opérationnels dans chacun des cinq arrondissements, à Bopa et à Comè, des citoyens gardent encore les yeux tournés vers le Centre national de Traitement (Cnt). Par exemple à Bopa, les électeurs de l’arrondissement de Yègodoé doivent attendre encore avant d’avoir leurs cartes. Aucun poste de distribution n’est fonctionnel dans ses quartiers et villages. Des citoyens résidant dans les localités impactées ne se font pas prier par endroits pour les obtenir.
A Comè, des 1256 cartes exposées au centre de vote Epp Gadomè, plus de la moitié a été retirée avant la fin de la journée, selon Ariel Klikan, l'un des agents commis à la tâche. La même diligence a été observée au niveau de l'école laïque, de la Maison des jeunes et du poste du tribunal de conciliation de la localité. Mais cet engouement des citoyens est quelques fois tiédi par des recherches infructueuses de certaines cartes. Marthe Amoussouvi, agent du poste de distribution installé à l'entrée du Ceg1 de Comè confirme que bien des individus fichiés sur leur registre, ne retrouvent pas leurs cartes. Constant Edey est l'une des victimes. Avec son récépissé en main il s'en remet au Cnt¦

Arrivé à Cotonou dans la soirée du mardi 1er mars dernier, le ministre nigérian de l’Intérieur, Abdulrahman Belo Dambazau et sa délégation ont pris langue avec la partie béninoise mercredi 2 mars. La séance de travail qui a eu lieu toute la journée au ministère en charge de la Décentralisation, a porté sur la situation sécuritaire entre les deux pays.
Le ministre nigérian de l’Intérieur, Abdulrahman Belo Dambazau a conduit au Bénin, une délégation d’officiers de son pays chargés des questions sécuritaires dans le cadre d’une visite de travail. Ladite visite de travail a démarré mercredi matin par un tête-à-tête entre les ministres nigérian et béninois de l’Intérieur au cabinet de ce dernier. Les échanges ont porté sur les relations bilatérales entre les deux pays « jumeaux » comme l’a dit Abdulrahman Belo Dambazau à la fin de leurs discussions. Le ministre de l’Intérieur béninois, Placide Azandé, a salué «la démarche combien louable» de son homologue du Nigeria à qui il a reprécisé la nécessité de la collaboration entre les deux pays. Toute chose qu’approuve le ministre nigérian de l’Intérieur pour qui la seule différence entre le Bénin et le Nigeria est la langue du colonisateur.
Le point d’orgue de cette visite au Bénin du ministre nigérian et de sa délégation est la réunion bilatérale qui a eu lieu au ministère en charge de la Décentralisation. Les officiers béninois en matière de sécurité, de la migration, de la protection sociale étaient en face de leurs homologues nigérians pour discuter des questions sécuritaires préoccupantes entre les deux pays. «L’apparition de nouveaux risques et menaces comme le terrorisme international, les catastrophes naturelles, les crises sanitaires internationales; ou encore le crime organisé et ses réseaux exploitant les toutes dernières technologies appellent nos Etats à repenser la sécurité», a expliqué le ministre béninois de l’Intérieur Placide Azandé. Ce qui justifie à son avis, la rencontre entre les deux parties.
Le ministre nigérian de l’Intérieur abonde dans le même sens que son homologue béninois et affirme: «Nos frontières sont artificielles et c’est probablement la raison pour laquelle elles demeurent poreuses impliquant des répercussions que nous nous occupons à gérer dans le meilleur intérêt de nos deux peuples». Il s’est alors agi pour la partie nigériane de présenter ses préoccupations sécuritaires avec le Bénin, de présenter le tableau synoptique des difficultés rencontrées par les Nigérians vivant au Bénin surtout en matière sécuritaire. Le règlement pacifique des conflits transfrontaliers a été aussi au cœur des échanges. Les questions de la cybercriminalité et de la sécurité maritime n’ont pas été occultées¦

Après le rejet de sa candidature pour l’élection présidentielle du 6 mars prochain par la Cour constitutionnelle, Ladislas Prosper Agbessi est enfin sorti de son silence, en apportant sa part de vérité. C’était au cours d’une rencontre, mercredi 2 mars à son domicile à Cotonou, avec les hommes des médias.
C’est à son corps défendant, que Ladislas Prosper Agbessi va devoir suivre, dimanche 6 mars prochain, le premier tour de l’élection présidentielle. Annoncé pour participer à la course pour le palais de la Marina, son dossier a été rejeté par la Cour constitutionnelle, à la grande déception de ses militants. Face aux professionnels des médias, mercredi 2 mars à Cotonou, il a fini par passer à table, expliquant ce qui s’est réellement produit à l’opinion publique.
D’abord, il a tenu à féliciter le gouvernement béninois et en particulier son chef, le président de la République Boni Yayi, pour le travail qu’il a abattu au cours de ses deux mandats. «Mon pays a avancé. Les réformes et les résultats sont là. C’est vrai que tout n’est pas rose. Je voudrais vous demander d’être fier de votre pays», a insisté Ladislas Prosper Agbessi. Il a aussi loué les efforts de la Cena et de la Cour constitutionnelle. «Mon équipe et moi croyons aux institutions de la République et continuerons à respecter et croire à leurs décisions. Un homme d’Etat doit respecter les décisions des institutions de la République. Nous croyons à la paix. Et comme nous l’avons souvent répété, il n’y a qu’un seul Bénin», a-t-il indiqué. «On a arraché à la jeunesse, aux femmes et aux personnes handicapées qui ont placé leurs espoirs en moi, leur candidat qui aujourd’hui, s’il était en lice, serait le prochain président de la République», a poursuivi Ladislas Prosper Agbessi. Il a, par ailleurs, voulu savoir à qui profite l’élection du dimanche 6 mars prochain, ainsi que les raisons de l’acharnement avec certaines irrégularités que l’on constate. «Je vois un peuple qui est dans l’anxiété et qui a peur », a-t-il fait observer.
Pas de soutien à un candidat
Des pressions pour l’obliger à quitter le pays comme si sa présence dérange, a-t-il également reconnu, il en subit énormément.
Rien qu’à s’en tenir aux actions de développement qu’il a posées au Ghana, en Côte d’Ivoire, en Egypte, en Afrique du Sud, il n’accepte pas que sa candidature ait été rejetée au motif qu’il n’a pas payé la caution de 15 millions de francs CFA. «Nous étions au Trésor avec un chèque ordinaire. Mais nulle part dans le Code électoral, il n’a été dit que c’est un chèque certifié qu’il faut, quand bien même c’est une pratique», a expliqué Ladislas Prosper Agbessi. «Nous ne pouvons pas aller contre la volonté de Dieu. Pour ce que nous savons; le vrai gagnant de cette élection, c’est nous», admettra-t-il tout résigné.
Toutefois, il refuse d’accorder son soutien à l’un quelconque des candidats en lice. «Des gens ont été conseillers depuis 2006 et qu’est-ce qu’ils ont fait pour le Bénin et les pays de la sous-région? Je veux bien faire un débat technique avec Lionel Zinsou. Mais je refuse qu’on le critique comme un candidat de la France ou sur sa couleur», a laissé entendre Ladislas Prosper Agbessi.
Rassurant ses militants de sa disponibilité à être à leurs côtés, il a annoncé que le combat est loin d’avoir pris fin. «Nous n’avons pas besoin d’être nécessairement au pouvoir, avant de chercher à améliorer les conditions de vie des populations», a-t-il justifié. Pour ce faire, il a décidé de mettre en place un fonds d’aide au développement de 10 milliards de dollars au profit de la jeunesse qui l’a toujours soutenu¦