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Nouvelles

Flou autour de la distribution des cartes d’électeur à Tchaourou: Risques de fraudes massives, alerte la coalition de la Rupture

La distribution des cartes d’électeur serait émaillée d’irrégularités à Tchaourou, à en croire les représentants des candidats dits de la coalition la Rupture de cette commune. « Exclusion des militants desdits candidats de l’opération, relevé des numéros de cartes d’électeur à des fins inavouées, achat des cartes, confiscation des cartes non distribuées », sont des manquements que dénonce leur porte-parole, Awaou Aralamon Dimon, première adjointe au maire de Tchaourou.

« La situation paraît inquiétante au vu des risques de fraudes massives et de violences électorales qu’elle pourrait engendrer », avertit-elle, au nom des candidats Abdoulaye Bio Tchané, Patrice Talon, Karimou Chabi Sika, Sébastien Ajavon, Pascal Irénée Koupaki, Robert Gbian. Elle en appelle « au devoir d’impartialité de la Céna, à la rigueur de la Cour constitutionnelle, en vue de garantir un scrutin transparent, crédible et respectueux des droits politiques ».

Contacté, le président de la Commission communale en charge de distribution, Gérard Biaou Chabi, dit n’avoir pas connaissance de cet état de chose. «Elle m’a parlé d’une situation à Sanson et je lui ai dit que c’est moi qui ai demandé au délégué d’arrondissement de convoyer le matériel restant après les 145 jours de l’opération... Peut-être si elle a d’autres informations et elle en a les preuves, elle peut les montrer», laisse-t-il entendre.
Pour la commune de Tchaourou, les chiffres exacts définitifs ne sont toujours pas disponibles. Il y a encore un centre à Bétérou dont les statistiques ne sont pas disponibles en raison de ce que l’opération de distribution se poursuit et prend fin ce jeudi, informe Biaou Chabi. En attendant, suivant les chiffres provisoires à nous fournis par l’agent, au total 108 659 cartes ont été réceptionnées et 101 056 sont déjà distribuées. Dans l’arrondissement central (Tchaourou), 25 974 cartes sont distribuées sur 26 153 reçues et il reste 179 ; 24 personnes n’y ont pas retrouvé leurs cartes. A Tchatchou, sur 22 915 cartes reçues, 21 714 sont effectivement distribuées et il reste 328 ; mais le nombre de cartes non retrouvées est élevé: 873. Dans l’arrondissement de Sanson, 7 425 cartes ont été distribuées sur 7440 reçues; quatre électeurs n’ont pas retrouvé leurs cartes. A Goro, 3 353 cartes ont été remises aux titulaires sur les 3 359 reçues; un seul électeur n’a pas retrouvé sa carte dans cet arrondissement. A Kika, 23 325 cartes sont partagées sur 23 867 à distribuer ; un inscrit n’a pas retrouvé sa carte. Dans l’arrondissement de Bétérou, en attendant le seul centre qui va fermer ce jour, 11 685 cartes sont distribuées sur 11 726.
Par ailleurs, il faut noter qu’à Kalalé, sur 65 309 cartes reçues, 61 716 ont été remises aux propriétaires (reste: 3 593), soit un taux de distribution de 94,49%. A Pèrèrè, le taux est chiffré à 92,34% : il reste 2 562 cartes sur 33 447 cartes reçues.

Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori

Actualités 03 mars 2016


Présidentielle 2016: Pascal Koupaki prie avec les imams de l’Ouémé-Plateau pour un scrutin apaisé

Le candidat Pascal Irénée Koupaki a assisté mercredi 2 mars, à la mosquée de Ouando, à Porto-Novo, à une séance de prières dite par l’ensemble des imams et enseignants de coran de l’Ouémé-Plateau qui ont imploré Dieu pour un scrutin présidentiel apaisé le dimanche 6 mars prochain. C’est une initiative des amis de la communauté musulmane de l’ancien Premier ministre dont l’ex-ministre de l’Economie et des Finances, Idriss Daouda acquis à sa cause.

Prières, lecture des versets coraniques et allocutions, ont été les temps forts de la séance de prières dite par les imams et alpha de l’Ouémé-Plateau et organisée mercredi 2 mars à la mosquée de Ouando par l’ancien ministre de l’Economie et des Finances Idriss Daouda et les amis de Pascal Irénée Koupaki. La cérémonie a connu la participation du candidat lui-même qui avait à ses côtés certains membres de son staff dont l’ancien médiateur de la République, Albert Tévoèdjrè et les anciens ministres Albert Agossou, Mariam El Hadj Boni Diallo, Christine Ouinsavi et Madina Séphou.

Pour le représentant des imams, Soulémane Gangbo, cette séance de prières pour que l’élection présidentielle du 6 mars prochain se déroule dans la paix, vient renforcer les efforts au quotidien de la communauté musulmane dans ce sens. Il a remercié les initiateurs de la prière et le candidat Pascal Irénée Koupaki pour avoir ménagé son agenda ô combien chargé ces derniers jours de campagne pour prendre part à la cérémonie. Il y a 33 candidats pour un seul fauteuil. L‘imam a prié Allah qui connaît les intentions de vote de chacun des citoyens à guider les cœurs pour leur permettre de faire le bon choix. Il demande à Allah de placer à la tête du pays un candidat qui a la crainte de Dieu et qui a de l’amour pour son pays. Car, c’est Allah qui choisit le président de la République. C’est lui qui attribue la gloire à qui il veut et avilit qui il veut. L’imam souhaite qu’au soir du dimanche 6 mars prochain le candidat Pascal Irénée Koupaki obtienne un résultat qui le met à un cheveu du pouvoir.
L’ancien ministre Idriss Daouda, prenant la parole au nom des amis du candidat Pascal Irénée Koupaki, a invité les imams et les alphas à sensibiliser les fidèles musulmans sur l’importance du scrutin du dimanche prochain. L’avenir du Bénin les cinq prochaines années, dépendra de ce vote qui ne doit donc pas être un acte banal. Idriss Daouda prie Allah de faire de Pascal Irénée Koupaki qui, selon lui, a le meilleur profil et le meilleur projet de société pour qu’ensemble il bâtisse un Bénin prospère où il fera bon vivre pour tous.
S’adressant à l’assistance, le candidat Pascal Irénée Koupaki a expliqué l’esprit qui a guidé son projet de société basé sur le concept « Nouvelle conscience ». Lequel concept tire sa source de ce qu‘il a vu et vu faire ces dernières années au Bénin. « Je trouve que nous devons aimer plus notre pays parce que c’est la terre de nos ancêtres. L’amour pour son pays ne doit pas être matériel. C’est la vision qu’il essayera de défendre s’il est élu président de la République pour que valeurs spirituelles, et religieuses riment avec valeurs civiques.» D’où la « Nouvelle conscience » qui vient renforcer la conscience en action prônée par le professeur Albert Tévoèdjrè. L’ancien médiateur a tout simplement prié Dieu de prendre en charge ce pays pour que le vote du 6 mars prochain aille en faveur de Pascal Irénée Koupaki qui est l’homme qu’il faut pour le Bénin les prochaines années¦

Actualités 03 mars 2016


Interdiction de portable dans les postes de vote: Martin Assogba désapprouve la décision du dernier Conseil des ministres

Le président de l’Ong Alcrer, Martin Assogba a fustigé la décision du dernier Conseil des ministres interdisant le port du téléphone dans les postes de vote le jour du scrutin. Au cours d’une conférence de presse qu’il a animée mercredi 2 mars à Cotonou, il appelle les candidats à se prémunir de cette décision qui «cache des intentions».

Les résultats du scrutin présidentiel du dimanche 6 mars prochain doivent être le reflet des intentions des Béninois exprimées dans les urnes. C’est le combat qu’entend mener le président de l’Ong Alcrer, Martin Assogba qui a voulu partager avec tout le peuple béninois ses coups de gueule, ses inquiétudes quant à l’issue de la prochaine élection. « Il n’est pas question de respecter cette décision qui interdit l’utilisation des téléphones portables dans les postes de vote», a insisté Martin Assogba. Cependant, il a nuancé que les téléphones ne peuvent être utilisés dans l’isoloir.

Pour l’éminent acteur de la Société civile, la décision en question est une violation flagrante du Code électoral, notamment en son article 13 qui stipule que seule la Céna a la mission de conduire le processus électoral jusqu’à la fin. Il s’agit donc d’une ingérence du gouvernement dans le processus électoral où il n’a que pour rôle de donner les moyens aux institutions concernées dans le processus, conformément à l’article 14 du Code électoral.
Par ailleurs, Martin Assogba s’étonne du mutisme et du laxisme des candidats qui devraient à son avis dénoncer cette décision pour sauver leur argent et leurs voix. En conséquence, il leur conseille de se préoccuper de leurs représentations dans les postes de vote au détriment de l’achat de conscience. «Ils doivent tout faire pour moins gaspiller leurs sous pour l’achat de conscience et prévoir un budget pour bien traiter leurs représentants dans les postes de vote», a-t-il dit. Car selon lui, «la plus grosse veille revient aux candidats». Mais une chose est de se faire représenter, l’autre est pour Martin Assogba que les représentants soient des gens instruits et bien éveillés. Car d’éventuels recours seront tributaires du travail qu’auraient fait ces représentants.
Aussi, le président de l’Ong Alcrer a-t-il saisi l’occasion pour se prononcer sur la disponibilité ou non des cartes d’électeur. Martin Assogba qui dit avoir joint le président du Centre national de traitement est convaincu que tous les électeurs ne pourront avoir les cartes, notamment les nouveaux majeurs dont il plaint vraiment le cas.
Aux citoyens, le président de l’Ong Alcrer conseille de ne pas détruire les affiches des candidats. Parce que, dit-il, ce n’est pas démocratique¦

Actualités 03 mars 2016


Lancement du championnat de transition : Les Buffles remportent le derby du septentrion devant les Panthères

Tel que annoncé par le Comité de normalisation du football béninois (Conor), le championnat de transition a effectivement commencé, mercredi 2 mars au stade de Natitingou. A l’occasion, ce sont les Buffles de Parakou qui, en déplacement, ont réalisé la bonne opération dans le derby du septentrion qui les a mis aux prises avec les Panthères FC de Djougou.

C’est désormais reparti avec le démarrage des différents championnats nationaux de transition du football béninois. En attendant que les autres stades du territoire national retrouvent leurs droits, c’est celui de Natitingou qui était à l’honneur, mercredi 2 mars, avec le match d’ouverture de la Ligue 1 qui a opposé pour la circonstance, les Panthères de Djougou aux Buffles de Parakou. Pour un retour en compétition, on ne pouvait mieux espérer que de revivre ce derby du septentrion.
Aux côtés du président Rafiou Paraïso pour procéder au lancement de cette compétition, il y avait les autres membres du Conor, les membres de la ligue de football du Bénin et le directeur du FNDASJL, El Farouk Soumanou.
Apres les cérémonies protocolaires d’usage, le match officié par Germain Kolé assisté de Gustave Tohouegnon et Bienvenu Dina pouvait commencer. Ce sont les Buffles qui lanceront le premier assaut par l’intermédiaire de Aziz Dajo, après un round d'observation qui a duré 10 mn, les Buffles lancent le premier assaut par l'intermédiaire de Aziz Dajo. Mais en face, la réaction des Panthères ne se fera pas attendre. Amenés par leur attaquant Salami Bankassi, ils sonneront la charge, manquant d’ouvrir la marque à la 15e mn. A la 22e mn, les Buffles qui avaient repris le contrôle du match, mettront à rude épreuve la défense des Panthères, monopolisant le ballon. Leurs efforts seront finalement récompensés à la 70e mn, grâce à Adjai Moussa.
Quelle bonne entrée en matière pour les poulains, de l’entraîneur Adam Tairou. Ils remportent leurs trois premiers points du groupe A de la Ligue 1 des championnats de transition. Le reste des matches de cette Ligue1 se jouera le 9 mars prochain.
A la fin du match, le président du Conor, Rafiou Paraïso ne pouvait pas cacher sa satisfaction. Il a remercié tous les acteurs du football béninois qui ont mis toute leur énergie, pour qu'on arrive à ce jour historique du mercredi 2 mars. «Nous avons entendu le cri de cœur de tous les acteurs que nous avons rencontrés à travers tout le pays et qui ne voulaient qu'une chose: que la balle roule», a-t-il indiqué.
C’est en présence de l’entraîneur national Omar Tchomogo, que le match s’est joué. Le démarrage du championnat fait partie du chronogramme du Conor. Cap sera désormais mis sur l'organisation de la nuit des anciennes gloires dans quelques jours¦

Sports 03 mars 2016


Présidentielle 2016: Le convoyage du matériel a démarré

A quatre jours du scrutin présidentiel du dimanche 6 mars, le convoyage du matériel lourd a été lancé par Emmanuel Tiando, président de la Commission électorale nationale autonome (Céna), assisté de Geneviève Nadjo, vice-présidente. La cérémonie, fort simple, a eu lieu, mercredi 2 mars au palais des Sports du stade de l’Amitié Mathieu Kérékou à Cotonou.

La Commission électorale nationale autonome (Céna) a démarré, mercredi 2 mars, le convoyage du matériel électoral.

Dans sa démarche, a expliqué Emmanuel Tiando, la Céna a donné priorité aux zones les plus éloignées de Cotonou. C’est par les quatre départements du Nord-Bénin à savoir le Borgou, l’Alibori, l’Atacora et la Donga qu’a débuté le convoyage du matériel électoral. Le convoi destiné à la partie septentrionale, a-t-il précisé, est composé de 27 camions pour autant de communes. Les véhicules sont chargés de cartons de divers intrants électoraux tels que les feuilles de dépouillement, de bulletins de vote, fiches de compilation de résultats du coordonnateur d’arrondissement, registre de vote par dérogation et de procuration, de l’encre indélébile, des cachets, des enveloppes, des boîtes de craie, de stylos, sans oublier les cantines, etc.
Suivront les départements du Sud, à commencer par les Collines, le Zou et le reste. Et le colisage a aussi suivi la même logique. Dans les heures qui suivent, les coordonnateurs des autres départements devront également s’attendre à réceptionner le matériel qui leur est destiné. Cela permettra aux coordonnateurs de disposer du matériel au plus tard, samedi 5 mars prochain, afin de pouvoir les ventiler le dimanche, jour du scrutin¦

Actualités 03 mars 2016


Présidentielle 2016: Les électeurs d’Ifangni réclament leurs nouvelles cartes électorales

A l’instar des autres communes du Plateau, Ifangni attend toujours les nouvelles cartes d’électeur. La désolation des électeurs certainement acquis à la cause du candidat Sébastien Germain Ajavon a été grande mardi 1er mars à l’école primaire publique de Kitigbo.

Le débat sur l’indisponibilité des nouvelles cartes électorales dans le département du Plateau s’est invité dans un meeting organisé mardi 1er mars au profit du candidat Sébastien Ajavon à l’école primaire publique de Kitigbo dans la commune d’Ifangni. Les électeurs se demandent à quand la distribution du précieux sésame chez eux pour leur permettre de voter avec les nouvelles cartes d’électeur dimanche 6 mars prochain. «Jusqu’à présent, la distribution des cartes d’électeur n’a pas encore démarré alors qu’à Avrankou, à côté de nous ici, elle est effective», s’insurge Tolèkè Sètondji, ancien chef d’arrondissement de Kokoumolou et membre de l’état-major du candidat Sébastien Germain Ajavon à Ifangni. Pour lui, le Conseil national de traitement du fichier électoral qui a pris le relai de l’opération après le dessaisissement du Cos-Lépi du volet carte d’électeur, doit faire diligence pour que les cartes du Plateau dont Ifangni soient imprimées. Car selon lui, pour une compétition, il faut mettre tout le monde sur les mêmes pieds d’égalité. « Pour un même scrutin, tout le monde doit être sur la même ligne de départ. C’est cela la démocratie », explique-t-il. Ce n’est pas sérieux pour l’image du Bénin que pendant que certains citoyens votent avec les nouvelles cartes que d’autres le fassent avec les anciennes cartes alors qu’ils participent tous au même scrutin. Tolèkè Sètondji trouve impertinente la décision de la Cour constitutionnelle qui autorise l’utilisation des deux cartes électorales. Il évoque par exemple le cas des citoyens qui ont déjà perdu leurs anciennes cartes et dont figurent les noms sur la liste électorale. Il propose à la Cour constitutionnelle d’autoriser ces derniers à voter sur la base de simples témoignages des chefs de villages ou de quartiers de ville pour ne priver aucun citoyen de son droit de vote. Selon lui, la Cour constitutionnelle en tant qu’institution garante de la régularité du scrutin présidentiel doit permettre à tous les citoyens qui désirent voter d’accomplir leur devoir de citoyen. Car,l’indisponibilité des cartes d’électeur rend coupable l’institution en charge de leur confection. «La Cour constitutionnelle a intérêt à opter pour cette solution palliative pour ne pas amener les populations à franchir le rubicond», prévient l’ancien chef d’arrondissement de Kokoumolou. Tolèkè Sètondji promet que malgré le peu de temps qui nous sépare de la date du 6 mars prochain, si les nouvelles cartes électorales sont imprimées et acheminées, en deux jours ils vont finir la distribution à Ifangni.

En attendant les nouvelles cartes d’électeur, Tolèkè Sètondji a sensibilisé les militants à voter pour le candidat idéal qui n’est personne d’autre que Sébastien Germain Ajavon¦

Actualités 02 mars 2016


Présidentielle 2016: Les syndicats dénoncent des faits annonciateurs d’un «KO prémédité »

Les responsables de cinq centrales et confédérations syndicales sont sortis mardi 1er mars pour porter à la connaissance de l’opinion publique, des faits qui pourraient faire basculer le Bénin dans la violence et l’insécurité à l’issue de la prochaine élection présidentielle. Ils en appellent à la veille citoyenne et à la conscience patriotique.

« Le Bénin n’a pas besoin des résultats connus avant les élections ou des résultats tronqués et truqués». Tels sont les propos introductifs de Pascal Todjinou, secrétaire général de la Cgtb, face aux hommes de médias mardi 1er mars. Les centrales et confédérations syndicales entendent par cette sortie, tirer la sonnette d’alarme à toute la population béninoise pour que la vigilance soit de mise le jour du scrutin à venir. Aussi, veulent-ils mettre en garde contre toute tentative de fraude et de magouille. «C’est une mise en garde très forte», martèle Pascal Todjinou.

Cette sortie de la Cgtb, de la Cosi-Bénin, de la Csa-Bénin, de la Csub, de la Cspib fait suite à une autre il y a deux semaines qui portait également sur l’élection présidentielle du 6 mars prochain. A tour de rôle, les secrétaires généraux ont dépeint les faits qui risquent d’amener à la « dérive électorale». La Cena, la Cour constitutionnelle, le Centre national de Traitement (Cnt), sans oublier les candidats, tous ont été mis à l’index.
Les centrales syndicales ont, à en croire Pascal Todjinou, envoyé des émissaires dans toutes les communes du Bénin pour constater le déroulement des activités afférentes à l’élection présidentielle. De ces constats, il ressort principalement, la non disponibilité des cartes d’électeur par endroits. Cette distribution jugée sélective par le secrétaire général de la Cosi-Bénin, Noël Chadaré, est une violation du Code électoral qui dispose que les cartes soient disponibles deux semaines avant le scrutin. L’ex Cos-lépi installé il y a plus de sept mois a selon lui « gaspillé » les ressources publiques pour un résultat nul. Le secrétaire général de la Csa-Bénin, Dieudonné Lokossou, qui n’a pas encore pu avoir sa carte ne croit pas que les cartes puissent être disponibles partout avant le 5 mars. Et comme pour permettre à tout le monde de voter, la Cour constitutionnelle avait autorisé l’utilisation de la carte d’électeur produite en 2015. Toute chose qui déplait aux syndicalistes qui pressentent une double utilisation de cartes d’électeur le 6 mars prochain. «Pourquoi avoir alors autorisé l’impression de nouvelles cartes si l’autre dont la validité était de 10 ans serait toujours utile?», demande Pascal Todjinou.
L’ex président du Cos-Lépi a selon les syndicalistes trahi son serment en dépit de sa sortie publique au cours de laquelle il a rassuré de la disponibilité des cartes avant l’échéance prévue par le Code électoral. Pis, il est allé jusqu’à «prédire un KO de son candidat».
A en croire Dieudonné Lokossou et ses collègues, la Cena prend aussi part à ce cafouillage qui aboutira à l’indésirable. Et pour cause, elle n’a pas respecté le Code électoral dans la désignation des membres de ses démembrements. Selon Noêl Chadaré, la priorité à accorder aux magistrats et stipulée par le Code électoral a été largement bafouée. Les centrales et confédérations syndicales disent également avoir adressé une demande d’accréditation de leurs membres dans tous les bureaux de vote. Demande qui à ce jour est restée sans suite, selon Pascal Todjinou. Les responsables syndicaux s’insurgent également contre la commande de documents électoraux à l’étranger «alors qu’il y a des imprimeries de référence sur place qui attendent à faire».

Actualités 02 mars 2016


Interdiction d’usage des téléphones portables dans les postes de vote: Joseph Djogbénou s’oppose et trouve le gouvernement incompétent

La décision du Conseil des ministres sur l’interdiction de l’utilisation des téléphones portables dans les postes de vote et centres de vote est querellée par Me Joseph Djogbénou, député à l’Assemblée. Il a animé, mardi 1er mars, une conférence de presse pour montrer qu’en matière d’organisation de l’élection, au regard de la législation, le gouvernement n’a pas compétence à prendre une telle décision et que l’usage du téléphone portable et autres outils de communication dans ces lieux en dehors de l’isoloir ne saurait être interdit. Au cours de la conférence, il a aussi dénoncé la façon dont les cartes d’électeur sont distribuées sur le terrain.

La décision du Conseil des ministres interdisant l’utilisation des appareils mobiles dans les postes et centres de vote n’est pas valide. C’est la conclusion tirée par Me Joseph Djogbénou, député à l'Assemblée nationale lors d’une conférence de presse, mardi 1er mars.
Cette décision appelle, selon lui, deux observations. D’abord, du point de vue de la forme et de la compétence, il a souligné qu’il faut prendre en compte de la matière. A ce sujet, il a montré que le Bénin est en pleine campagne électorale pour l’élection du président de la République. C’est une décision qui selon lui intervient dans le cadre de l’organisation de l’élection présidentielle et de la campagne électorale. Et au regard de la Constitution et du Code électoral en vigueur, le gouvernement à son avis n’est pas fondé à prendre cette décision. «Le seul organe habilité à prendre des décisions ou des mesures dans le cadre de la campagne électorale et de l’organisation de toute élection est la Commission électorale nationale autonome (Céna)», a-t-il soutenu. Toutefois, il a reconnu qu’il peut arriver que cette structure fasse appel à des institutions dont l’Exécutif. Mais dans le cas d’espèce, il n’a pas connaissance d’une telle démarche de la Céna envers le gouvernement sur une telle préoccupation. « Le gouvernement n’a aucune compétence et sa décision n’a aucune validité dans le cadre du processus électoral », a soutenu Me Joseph Djogbénou.

Une entorse à la loi

Quant au fond, il s’est demandé si la décision serait fondée même si elle avait été prise par la Céna. A ce propos, il a fait des nuances. Il a distingué l’accès des postes et des centres de vote aux nouveaux outils de communication puis l’accès aux isoloirs. Sur le volet des postes de vote et centres de vote, a-t-il déclaré, la loi n’interdit nullement aux citoyens d’y accéder avec leurs téléphones mobiles. Poursuivant ses explications, le député fera savoir que le téléphone est vital pour l’être humain. «Ce n’est pas parce que l’on est dans un poste ou un centre de vote que le cours de la vie est suspendu. L’interdire, c’est priver certaines personnes de secours en cas de malaise », a-t-il démontré pour souligner le caractère excessif, voire abusif de la décision. Mieux, en cas de violence et de tentative de fraude, l’usage des téléphones mobiles se justifie.
Ils participent, selon lui, de la transparence nécessaire et exigée par les lois et la jurisprudence de la Cour constitutionnelle. « Il est interdit d’interdire ce qui n’est pas interdit », a-t-il martelé pour balayer la décision d’interdiction de l’usage des téléphones mobiles dans les postes de vote et centres de vote. Mais sur le volet de l’accès aux isoloirs, il a indiqué que le port du téléphone pourrait heurter la transparence et le secret du vote. Dès lors, le téléphone portable pourrait être interdit. Mais en exigeant le secret du scrutin, la loi a déjà réglé la question pour l’isoloir. Au bout de son raisonnement, il a conclu à l’incompétence radicale du gouvernement sur la question. Ainsi, a-t-il exhorté tout citoyen peut apporter son téléphone portable aux postes de vote et aux centres de vote. «C’est la meilleure garantie de la transparence du scrutin», a assuré Me Joseph Djogbénou en lançant l’appel aux citoyens de se munir de leurs portables pour jouer leur partition pour la transparence. Il a annoncé avoir déjà déposé un recours devant la Cour constitutionnelle ¦
Fraudes et distribution discriminatoire de cartes d’électeur

S’agissant de la question de la distribution des cartes d’électeur, Me Joseph Djogbénou a indiqué qu’il y a plusieurs situations. D’une part, il a révélé qu’il y a des tentatives de fraude. En la matière, il a dénoncé la pratique selon laquelle l’équipe de campagne d’un candidat proche du pouvoir en place collecterait auprès des populations des cartes d’électeur ou leur photocopie contre octroi de prêt. Ce, avec promesse aux femmes d’exonération de remboursement des prêts si ce candidat élu mais un remboursement confortable dans le cas contraire. «Nous nous insurgeons contre les actes, contre les faits et contre les intentions,», a-t-il fit en ajoutant qu’il s’agit de fait qui relève de l’indignité.
D’autre part, Me Djogbénou a dénoncé une distribution discriminatoire des cartes d’électeur. Il a regretté une lenteur remarquable dans la distribution des cartes dans les localités qu’il a estimées favorables à son candidat. A ce sujet, il a mentionné le Zou, le Couffo, une partie de l’Atlantique, le Mono. A cela, il a ajouté le nombre insuffisant des agents chargés de l’opération de distribution dans ces localités, le raccourcissement du délai de distribution variant entre 5 et 10 jours au lieu de 15 jours indiqués par la loi. «On finit par dire aux populations qu’il n’y a plus possibilité de leur remettre leurs cartes d’électeur», a-t-il dit..¦
A.A

Actualités 02 mars 2016


Pour usage non consentant de son image: Le député Basile Ahossi s'oppose aux affiches de campagne de Lionel Zinsou

Bien qu’étant l’un des rares députés soutenant Lionel Zinsou dans le Mono, Basile Ahossi désapprouve l’usage de son image sur des affiches de campagne du candidat. Et comme les concepteurs desdites affiches résistent à ses plaintes, l’élu sur la liste de l’Union fait la nation (UN) a décidé mardi 1er mars, de les dénoncer publiquement dans sa commune natale, Athiémé.

Depuis quelques jours, il est visible dans le Mono-Couffo et particulièrement à Athiémé de nouvelles affiches de campagne au profit de Lionel Zinsou. Lesdites affiches se distinguent par l’apparition de l’image du député Basile Ahossi aux côtés d’autres personnalités telles que Me Adrien Houngbédji, Léhady Soglo, Eric Houndété et surtout des membres de la coordination des Fcbe au titre des soutiens à la candidature de Lionel Zinsou. Et c’est cette conception graphique ou du moins cette exploitation de son image qui n’est pas du goût de l’élu de la 17e circonscription électorale. Le député qui dit avoir utilisé sans grand succès d’autres formes de protestation contre cette pratique est revenu à la charge mardi 1er mars à travers une déclaration publique à la Maison des jeunes à Athiémé. Dans un exercice de clarification de ce qui resterait de son soutien au regard de cette polémique au sujet des affiches de campagne, le député révèle que le rapport qu’il entretient avec le candidat est basé sur des relations personnelles. Et que celles-ci n’autorisent pas qu’on associe son image «aux membres des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE)», sans requérir au préalable son consentement. «Je soutiens Lionel Zinsou et ceci ne doit pas être interprété comme la conclusion d’une quelconque alliance avec les Fcbe. J’exige le retrait de ces affiches qui portent mon image comme c’est déjà le cas dans l’arrondissement d’Atchannou », réclame Basile Ahossi.

Le député n’a pas manqué de rassurer ses mandants sur les bonnes relations qu’il continue d’entretenir avec le Conseil communal dominé par les élus de la liste UN qui ont opté pour un autre présidentiable. Membre de ce groupe de conseillers, le Premier adjoint au maire de la commune, Jean Houssou était même présent aux côtés du député lors des déclarations.
Dans le camp des Fcbe, Irénée Sessou et ses camarades de la coordination communale de campagne n’entendent pas perturber les dispositions prises pour la mobilisation en faveur du candidat de l’Alliance dite républicaine. Certaines de leurs affiches incriminées étaient encore bien en place dans la soirée mardi 1er mars notamment au niveau du siège de la coordination communale et de celui de l’arrondissement d’Athiémé-Centre ayant abrité l’activité de dénonciation du député. «Nous autres n’avons aucun souci avec ce dernier», apaise Irénée Sessou¦

Actualités 02 mars 2016


Présidentielle 2016: Aké Natondé mobilise Bantè, Paouignan, Djidja et Abomey

Le candidat Aké Natondé était lundi 29 février, dans les localités de Bantè, Paouignan Djidja et d’Abomey. Il s’agissait pour lui de faire connaitre son projet de société et de solliciter les suffrages des populations de ces localités.

La journée du lundi 29 février a été une journée marathon pour le candidat Aké Natondé et son équipe. Un calendrier bien chargé qui leur imposait d’aller à la rencontre des populations de quatre localités aussi importantes comme Bantè, Paouignan, Djidja et Abomey. A chacune de ces étapes, c’est un accueil chaleureux qui a été réservé au candidat. Partout où il est passé, ce fut le même programme. Après les civilités protocolaires, il écoute les messages d’encouragement et d’assurance des jeunes, femmes et sages par la voix des représentants. Puis, il prend la parole pour présenter ses ambitions déclinées à travers son projet de société dénommé « le Chemin du Bénin».
Pour lui candidat, son programme prescrit l’ordonnance pour guérir le Bénin du mal dont il souffre. Il cite le chômage, la corruption et la cherté de la vie. Ainsi, la création d’emplois aux jeunes pour réduire le taux de chômage, des réformes au sein de l’administration tant du secteur public que privé pour plus de rendement, la lutte sans merci contre la corruption qui ronge le Bénin, la prise d’une loi sur le logement pour réduire les avances sur loyer allant parfois de six mois à 2 ans, la lutte contre la cherté de la vie et plusieurs autres initiatives.
Le candidat et ancien militant Fcbe n’a pas manqué de promettre aux populations la fin des concours frauduleux. Il prend aussi l’engagement que s’il est élu, les concours d’entrée à la fonction publique ne seront plus organisés par les ministères mais plutôt par un cabinet privé indépendant qui sera recruté à cet effet pour éviter tout tripatouillage et autres fraudes que dénoncent à chaque fois les Béninois.
Le candidat a rappelé tous les grands combats qu’il a menés depuis quelques années non seulement en qualité de ministre mais aussi en tant que député. Il cite les grands chantiers tels que la route Akassato-Bohicon et bien d’autres sans occulter l’initiative de plusieurs lois en faveur de la jeunesse et contre la cherté de la vie.
Pour lui permettre d’aller plus loin dans ses combats, il a invité les populations des différentes localités sillonnées à lui faire confiance le 6 mars prochain pour que le Bénin prenne effectivement un autre chemin, celui du développement. Il annonce compter sur ces nombreux jeunes au chômage et ces femmes rongées par la pauvreté pour faire le bon choix le dimanche prochain¦

Actualités 01 mars 2016


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