La Nation Bénin...
Nouvelles

Les électeurs du département de l’Ouémé retirent depuis le week-end écoulé leurs cartes électorales. Attendue depuis quelques jours, la distribution est désormais effective. Une tournée à Porto-Novo, Avrankou, Adjarra, Akpro-Missérété, Adjohoun et à Dangbo a permis de faire ce constat.
Les nouvelles cartes d’électeur sont disponibles sauf pour l'heure dans le département du Plateau. La distribution se passe très bien dans l’Ouémé. Pas d’incidents sur le terrain. La seule difficulté à laquelle sont confrontés les agents de distribution est le problème des électeurs qui ne retrouvent pas leurs cartes et leurs noms sur la liste électorale. Alors qu’en 2015 ils disent avoir été servis au même poste de distribution. Face à cette difficulté, les agents électoraux les renvoient vers les autres centres de distribution pour qu’ils les aillent chercher.
Il faut noter que l’opération de distribution ne connaît pas encore d’engouement de la part des populations concernées. L’affluence varie d’un poste de distribution à un autre. Par exemple au niveau du poste de distribution de Radio Hokon à Porto-Novo, sur 838 cartes reçues, plus de 500 ont été déjà distribuées du vendredi 26 février à dimanche 28 février. Il restait environ 300 cartes d’électeur encore à distribuer par l’équipe. Mais les statistiques ne sont pas les mêmes au niveau du poste de distribution du parc de Ouanho dans la commune d‘Avrankou. Ici, sur 1008 cartes réceptionnées, les agents du Conseil national de traitement de la liste électorale n’ont distribué que 10 samedi 27 février, le premier jour de distribution. Ghislain Sagbo, président de ce poste de distribution ne semble pas s’inquiéter. Il est confiant que toutes les cartes seront distribuées. L’affluence des populations sera bientôt forte au fur et mesure que les gens seront informés du démarrage de l’opération?
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Actualités 29 févr. 2016

Vendredi 26 février, à Zurich (Suisse), le congrès de la Fédération internationale de football association (Fifa) élira le successeur de Joseph Sepp Blatter. A la tête de l’instance faîtière depuis 1998, le Suisse a été suspendu, lundi 21 décembre 2015. Le Bénin est représenté à ces assises par une délégation du Comité de normalisation de la Fédération béninoise de football conduite par son président, Me Rafiou Paraïso.
Le successeur de Joseph Sepp Blatter à la tête de la Fifa, sera connu ce jour, vendredi 26 février au Hallestadion de Zurich en Suisse. Au total, cinq candidats sont en lice. Il y a le cheikh Salman ben Ibrahim Al-Khalifa, 50 ans, présenté comme le favori. Membre de la famille royale du Bahreïn, il est le président de la Confédération asiatique de football (Afc) depuis 2013 et pourrait compter sur les associations membres de la Confédération africaine de football (Caf).Il pourrait être concurrencé par l’ancien bras droit de Michel Platini, le Suisse Gianni Infantino, 45 ans. Numéro 2 de la Confédération européenne de football (Uefa), il est soutenu par l’Europe, la Confédération sud-américaine de football (Conmebol) et sept pays au sein de la Confédération d’Amérique du Nord, centrale et des Caraïbes (Concacaf).
Vient ensuite, en tant que challenger, le prince jordanien Ali ben Al-Hussein, 40 ans et vice-président de la Fifa depuis 2011. Il avait atteint le deuxième tour de la précédente élection le 29 mai 2015, avant d’abandonner face à Sepp Blatter. Le Français Jérôme Champagne, 57 ans, quand bien même, il connait parfaitement les 209 fédérations qui composent la FIFA, a peu de chance d’être élu. Il en est de même pour le Sud-Africain,Tokyo Sexwale, 62 ans, homme d’affaires charismatique qui a combattu aux côtés de Nelson Mandela contre l’apartheid, avec qui il a partagé sa cellule à Robben Island.
Parmi les 209 associations nationales qui auront droit au chapitre dans le cadre de cette élection, figure la Fédération béninoise de football représentée par le Conor. C’est Me Rafiou Paraïso qui exprimera son suffrage. Sa voix comptera parmi les 54 du continent africain, la Caf étant constitué de 54 fédérations nationales, et disposant du plus gros réservoir de voix au congrès de la Fifa, devant l’Uefa (53, Gibraltar n’étant pas reconnu par la Fifa) et l’Asie (46). C’est depuis jeudi 25 février que la délégation béninoise a rallié la capitale suisse.
Avant les importantes assises de ce jour, vendredi 26 février, le Comité exécutif de la Fifa a appelé les associations membres à approuver les réformes dans leur intégralité.
En effet, les préparatifs devant conduire aux assises dont la consécration sera l’élection du nouveau président de la Fifa, ont commencé depuis mercredi 24 février dernier. A l’occasion, le Comité exécutif de l’instance a unanimement exhorté ses associations membres à approuver dans leur intégralité les propositions de réformes incluses dans la nouvelle ébauche des statuts lors du Congrès extraordinaire de ce jour, vendredi 26 février. Le Comité a également approuvé le nouveau Règlement de gouvernance élaboré par la Commission des Réformes de la Fifa 2016 pour renforcer les principes fondamentaux des nouveaux statuts proposés. L’entrée en vigueur du règlement est sujette à l’approbation des propositions d’amendements statutaires par le présent Congrès extraordinaire.
Par ailleurs, le Comité exécutif a aussi ratifié les récentes décisions prises par le Comité d’urgence de la FIFA concernant les comités de normalisation nommés pour plusieurs associations membres, conformément à l’art. 7, al. 2 des statuts de la Fifa. Ainsi, par rapport à la crise du football béninois, la décision concernant l’éviction de deux membres du Conor, a été confirmée, de même que l’autorisation de la poursuite du mandat du comité avec seulement cinq membres¦

La campagne électorale en vue de l’élection présidentielle du 6 mars prochain se déroule dans une ambiance morose à Porto-Novo et environs. Pas grand'chose à se mettre sous la dent jusqu’ici.
La campagne électorale de la présidentielle du 6 mars prochain n’a pas encore atteint sa vitesse de croisière à Porto-Novo. L’effervescence générale qu’on note souvent pendant cette période électorale n’a pas encore droit de cité. Les grands meetings et les grandes rencontres de sensibilisation des électeurs pour voter pour tel ou tel candidat ne s’organisent pas encore. Seules les affiches et les affichettes de certains candidats rappellent la campagne électorale. Les affiches des candidats Aké Natondé, Pascal Irénée Koupaki, Patrice Talon, Sébastien Ajavon, Mohamed Atao Hinnouho, Elisabeth Agbossaga, Abdoulaye Bio Tchané sont les plus visibles. Les affiches du candidat Lionel Zinsou introuvables depuis le démarrage de la campagne électorale sont, depuis mercredi 24 février, posées sur les carrefours, sur certains murs, le long de certains boulevards et autres endroits stratégiques de la ville. Il y a d’autres candidats qui n’ont pas d’affiches dans la ville mais qui ont préféré des messages sur des banderoles. C’est le cas du candidat Zul Kifl Salami qui a inondé Porto-Novo de banderoles pour sensibiliser les électeurs à porter leurs suffrages sur lui. En dehors des visuels qui en mettent plein la vue, il n’y a plus grand'chose comme campagne électorale à Porto-Novo. Sinon les candidats eux-mêmes se font désirer. Il y a eu, mercredi 24 février, une caravane des lieutenants de la Ligue des Forces progressistes du ministre d’Etat Komi Koutché qui a sillonné la ville, afin d’appeler les électeurs à voter pour Lionel Zinsou, le candidat de l’alliance Fcbe-Prd-Rb. Le cortège est parti du domicile du président du Parti du renouveau démocratique (Prd) Me Adrien Houngbédji, avant de marquer une escale au siège du parti BP 25 de l’ancien maire de Porto-Novo, Moukaram Océni et membre de la Lfp. La caravane politique devrait traverser les autres villes de l’intérieur du Bénin pour échouer à Dassa-Zoumè où est prévu l’assaut final. En dehors de ces quelques activités politiques isolées, c’est le calme plat. «Porto-Novo n’a pas besoin d’affiches ni de meeting politiques. Nos militants savent déjà pour qui voter le 6 mars prochain. La consigne est déjà donnée par qui de droit», souligne un ténor du Prd en service à l’Assemblée nationale. Selon lui, les militants attendent le jour du vote pour accomplir leur devoir de citoyen.
Quatre candidats ont foulé le sol de Porto-Novo depuis le démarrage officiel de la campagne électorale. Il y a eu samedi dernier, Lionel Zinsou et Simon Pierre Adovèlandé qui ont harangué la foule. Il y a eu ensuite les candidats Robert Gbian et Zul Kifl Salami qui ont fait parler d’eux dans l’après-midi du mardi 23 février dernier. Ils étaient allés à l’assaut des électeurs mais sans grandes mobilisations. C’est à croire que les candidats attendent les derniers jours pour déployer la grande artillerie sur la ville capitale du Bénin qui compte 156 634 électeurs¦
Actualités 25 févr. 2016

Contrairement à la rumeur qui faisait état de l’arraisonnement d’un camion chargé de bulletins pré-estampillés à Djougou, mercredi 24 février, Basile Fassinou, coordonnateur au budget de la Commission électorale nationale autonome (CENA), a rectifié qu’il s’agit d’une commande de l’institution.
Fausse alerte ! Pas de bulletins de votes pré-estampillés, mais des feuilles de PV de dépouillement. Voilà la substance des explications fournies par Basile Fassinou, coordonnateur au budget de la Commission électorale nationale autonome(Cena) au sujet de l’affaire de l’arraisonnement d’un camion à Djougou, mercredi 24 février.
Selon lui, il s’agit d’une commande des feuilles de PV de dépouillement de la Cena. Le fournisseur, a-t-il poursuivi, a préféré faire réaliser le document au Burkina Faso. Mais déjà dans la nuit du mardi 23 février, la Cena a reçu l’information selon laquelle, le camion transportant le matériel a été arrêté à Porga par la douane. Ainsi, elle a réagi en confirmant la commande pour que le camion soit libéré. Sur le chemin, le même camion a été, à nouveau, interpellé le lendemain par le commissariat de Djougou qui s’apprêtait déjà à le présenter au procureur. Ce dernier, selon Basile Fassinou, aurait exigé de voir les preuves desdites commandes. Répondant à la demande du procureur, la Cena a dû dépêcher en urgence une mission à Djougou. Cette équipe s’y est rendue avec les bons de commande, a précisé Basile Fassinou. Aux dernières nouvelles, le camion serait vers Bantè aux environs de 20h, a assuré le coordonnateur au budget. Mais pour éviter de nouveaux désagréments au camion, la Cena a pris les dispositions en faisant accompagner la cargaison par les forces de sécurité jusqu’à Cotonou¦

L’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) a initié le Programme régional de développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (Prodere). Lors du récent sommet de l’Uemoa tenu en janvier dernier à Cotonou, les autorités de l’Union ont visité certaines réalisations dudit programme qui promeut les énergies renouvelables et participe à la protection de l’environnement.
Le développement des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique sont les deux volets du Programme régional de développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) qui concourent à l’amélioration des effets de l’énergie sur le climat. Cette précision a été donnée par le directeur de l’énergie, des télécommunications et des Tic à la Commission de l’Uemoa, Roger Hounkanrin, en janvier dernier lors de la visite des chantiers de l’union à Cotonou dans le cadre du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Uemoa.
En effet, lorsqu’on évoque le développement des énergies renouvelables, explique Roger Hounkanrin, cela veut dire que l’énergie qui sera utilisée soit beaucoup plus de l’énergie renouvelable que de l’énergie produite à base du fossile (à base du pétrole) qui pollue l’environnement. Tous les effets que la pollution due à la production d’énergie par le pétrole engendre sur le climat, fait-il remarquer.
L’efficacité énergétique apparaît comme une composante formidable pour dire qu’avec très peu de moyens, l’on peut arriver à économiser beaucoup de mégawatts, observe Roger Hounkanrin.
Pour le directeur de l’énergie, des télécommunications et des Tic, il suffit seulement d’arriver à éduquer les populations à bien utiliser l’énergie qu’elles ont à disposition en faisant de l’économie par des projets d’efficacité énergétique. On diminue ainsi souligne-t-il, les effets induits par la production d’énergie produite à base du fossile sur le climat.
Développer plusieurs autres projets
Par ailleurs, l’Uemoa est en train de développer plusieurs autres projets dans le domaine de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables. «C’est la part de la Commission de l’Uemoa à tout ce qui peut concourir à l’amélioration des effets sur le climat. L’intérêt pour les populations est énorme », déclare le directeur de l’énergie. En considérant l’énergie produite à base du fossile pour obtenir du pétrole estime-t-il, il faut voir les conflits que le pétrole engendre dans le monde. Il ajoute qu’il faut aussi envisager tous les avantages qu’il y a à disposer de l’énergie sans recourir au pétrole et simplement sur la base du soleil. «Il y a un grand aspect du problème que personne ne voit mais qui est réglé si on arrive à produire de l’énergie à base du soleil. Les gens seront détournés tant soit peu de la production de l’énergie par le pétrole et s’orienter plutôt vers le soleil. Le monde sera donc épargné de tous les conflits qui sont légion», fait observer Roger Hounkanrin, par ailleurs.
L’aspect efficacité énergétique permettra de réduire la facture de l’énergie des foyers et par extension, celles des administrations des Etats. « Si les Etats peuvent introduire dans les administrations, remplacer les ampoules de 40watts par celles de 18watts avec la même puissance, tout cela agrégé fera une grande puissance qui sera disponible avec très peu de moyens », explique-t-il. Cela revient, selon lui, comme si c’est une autre centrale qui a été érigée avec très peu de moyens. Il relève que cette énergie économisée peut être mise à disposition d’autres populations qui sont dans le besoin.
L’initiative est louable, car cela a permis d’implanter dans la ville beaucoup de lampadaires, explique Orou Bata Se Dan pour qui, cela fait au total 730 si on compte les localités dans lesquelles ont été installées les mini-centrales solaires. Il y a 6 localités qui ont bénéficié des mini-centrales. Il y a également à ces niveaux de l’éclairage public.Les 60% de ce total sont implantées à Cotonou et visibles.« Elles concourent au bien-être des populations de Cotonou et du Bénin.
Etudier la nuit
Avec ce programme, on ne doit plus importer des appareils qui consomment beaucoup d’énergie, toutes choses qui évoquent l’efficacité énergétique. « L’étiquetage des appareils relève d’un projet que nous sommes en train de développer actuellement pour qu’au niveau des équipements électro-ménagers qui vont rentrer dans l’espace, on indique réellement la puissance qu’elles utilisent », informe le directeur. Selon ses observations, les climatiseurs et réfrigérateurs venus d’Europe marchent sur une puissance déterminée. « Il se trouve que ce sont des puissances exagérées, donc des anomalies que nous devons corriger. A la fin du projet, nous pensons édicter une directive dans ce sens afin que les Etats sachent comment s’y prendre avant d’acquérir leurs appareils électro-ménagers », souligne-t-il.
Le projet de code d’efficacité dans les bâtiments neufs doit conduire à des bâtiments qui consomment moins d’énergie, indique-t-il. Un projet auquel les architectes et urbanistes sont associés pour qu’on ait des bâtiments peu consommateurs d’énergie électrique.
La diffusion des lampes à basse consommation (Lbc) permettra de diminuer sensiblement les factures d’électricité au sein des administrations. Les audits énergétiques commandités dans les industries les plus énergétivores ont coûté 4 milliards à la Commission ; ce qui a permis d’amener les entrepreneurs à se rendre compte que ces dépenses les défavorisent dans la gestion.
Des explications qui ont été appuyées par celles du directeur général de l’Agence de développement des énergies renouvelables.
« Le pont de Fifadji au Bénin illustre les manifestations évidentes des avantages de l’énergie solaire. La technologie de l’énergie solaire introduite au Bénin grâce au financement de l’Uemoa par le biais du Programme régional de développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (Prodere) plus connu sous son sigle ou acronyme Prodere procure plusieurs avantages », a déclaré Orou Bata Se Dan, directeur général de l’Agence nationale pour le développement des énergies renouvelables (Anader), lors de la visite. Ce programme, poursuit-il, a permis d’installer beaucoup de lampadaires solaires, lesquels facilitent aujourd’hui la circulation et participent de la sécurité humaine.
Le coût du projet
Le coût du projet dans sa première phase est estimé à deux milliards deux cents cinquante millions», renseigne-t-il. La phase 1 du projet compte un certain nombre de composantes : lampadaires solaires, mini-centrales solaires, kits solaires et lampes à basse consommation (LBC). Il a été introduit dans l’éclairage public à Cotonou, les lampes à basse consommation (LBC) et c’est une autre couleur. «Il en est ainsi pour prendre en compte le volet efficacité énergétique. Chez nous comme dans la plupart des pays voisins, nous ne sommes pas producteurs d’énergie électrique mais plutôt consommateurs», explique le directeur général de l’Anader. C’est pourquoi il importe, selon lui, que chacun maîtrise sa consommation. «En introduisant les Lbc, nous réduisons notre consommation, l’économie ainsi réalisée permettra à la Sbee de satisfaire les gros consommateurs comme les entreprises et les industries. Avec le financement de l’Uemoa, nous avons pu introduire 1303 lampes à basse consommation dans l’éclairage public dans la ville», précise Orou Bata Se Dan.
Pour le directeur général de l’Anader, les communes devraient se sentir soulagées du fait de l’avènement du Prodere parce que contrairement à certains pays, l’éclairage public au Bénin est à la charge des communes. Ce sont elles qui ont à charge la promotion de l’éclairage public. Ce sont elles qui supportent la facture dudit éclairage. Les caisses desdites communes vont souffler parce que l’énergie que nous utilisons n’est pas vendue. Elle est captée pour être utilisée par la suite. Le témoignage des autorités municipales à ce sujet pourra édifier sur l’utilité des lampadaires solaires de la ville¦

Candidat de la Rupture et chantre d’un «nouveau départ», Patrice Talon a drainé du monde dans la soirée du mercredi 24 février à Parakou pour exposer sa vision pour le développement du Bénin.
«Il est temps de construire notre pays qui va très mal. Et je suis capable de relever le défi avec vous... J’ai foi que je serai le prochain président », a lancé le candidat Patrice Talon aux potentiels électeurs de la cité de Kobourou. En termes de leviers à actionner pour inverser la tendance, l’ex-homme d’affaires (Il ne l’est plus, a-t-il affirmé) estime au plan politique que le pouvoir est devenu trop puissant qu’il va falloir réformer pour garantir le bon fonctionnement des institutions de la République, préconise-t-il. Instauration d’un mandat unique, vote d’une loi pour une allocation annuelle d’au moins 0,5% des ressources propres de l’Etat aux partis politiques, interdiction des louanges publiques, des marches de remerciement, de l’affichage de l’image du président dans les lieux publics, sont quelques mesures clés envisagées par le candidat dans son projet de société. D’autres réformes concernent la dépolitisation et la dynamisation de l’administration publique ; le renforcement du système judiciaire à travers la restructuration du Conseil supérieur de la magistrature, la dotation des cours et tribunaux en personnel et en matériel adéquat ; la promotion des TICs, la défiscalisation de la presse, la sécurité et la défense, la diplomatie et la coopération.
Au plan économique, l’ex-magnat du coton entend développer les régions autour de leurs potentialités en vue de favoriser une agriculture de grande envergure à travers six pôles régionaux et favoriser également la transformation sur place des ressources. «Parmi tous les candidats, il n’y a pas un seul qui connaît le coton mieux que moi... Nous allons également développer les filières karité, maïs, riz, ananas, anacarde, soja...Le soleil va se lever à nouveau pour le Bénin», promet Patrice Talon. Présenté comme le premier pourvoyeur d’emplois au Bénin avec plus de 7000 salariés dans ses différentes sociétés, l’homme dit maîtriser les rouages pour «créer l’emploi et créer la richesse». Il s’engage à user de son flair et son savoir-faire, une fois à la tête du pays, pour réduire le chômage grandissant des jeunes.
Sur le plan social, son projet de société insiste non seulement sur le renforcement du plateau technique sanitaire obsolète dans la plupart des centres mais aussi sur la motivation du personnel sanitaire. Car, l’homme le plus brillant a besoin parfois d’avoir des contraintes pour rester au top tout le temps, justifie le candidat. Il compte introduire des protocoles normatifs pour un service de soins de qualité pour tous. La protection des plus démunis et la réduction de la précarité par la création d’établissements financiers par département, une politique d’assurance-maladie et de retraite, d’accès aux crédits, constituent également ses priorités.
Dans l’éducation, Patrice Talon envisage une politique générale des infrastructures, un recrutement conséquent d’enseignants, une formation de qualité, le développement des compétences des apprenants dans la recherche et l’innovation à tous les niveaux : maternel, primaire, secondaire, technique et universitaire.
Dans l’environnement, c’est une cogestion entre l’Etat et les municipalités basée sur le traitement des ordures que propose Patrice Talon afin de faire face à l’insalubrité dans les villes et campagnes en vue de préserver le cadre de vie.
Par ailleurs, il entend faire du sport un véritable outil de développement humain, social et économique, mettre en place une réelle politique de soutien aux vocations et talents artistiques?

Géant meeting pour inaugurer le Quartier général du candidat de l’alliance dite républicaine. Une initiative du Mouvement pour les actions nouvelles de Zinsou (Man-Z) qui a accueilli avec ferveur son leader mercredi 24 février au quartier Vodjè à Cotonou.
Il fallait disposer d’assez d’énergie pour se frayer un passage à l’occasion de l’inauguration du Quartier général (Qg) du candidat Lionel Zinsou avant de se trouver ensuite une place au milieu de la foule venue à la rencontre de l’homme. Sécurité oblige, des policiers filtrent l’entrée. Mais ils vont très vite s’essouffler au regard de la forte affluence. Au milieu des aller-retour, l’endurance d’un vieil homme, visiblement affaibli par le poids de l’âge retient l’attention. Avec sa canne, il marche à pas de velours jusqu’à aller s’installer. Sa ténacité, de même que celle des femmes enceintes qui se sont bousculées dans les rangs, traduisent l’engagement des populations de ce vieux quartier de Cotonou pour le candidat de l’alliance dite républicaine.
Au rang des invités de marque, il y avait également le père du candidat : René Derlin Zinsou. En attendant l’arrivée du candidat lui-même, les militants et sympathisants savourent les morceaux distillés en langues locales fon et en français. On en était là quand s’immobilisa le véhicule de celui que certains militants appellent «le patron des candidats». A 18h29, lorsqu’il s’introduit, c’est un tonnerre d’applaudissements appuyé de slogans qui l’accueillent. Habillé en tenue locale couleur noire, enjolivée d’une broderie bleu ciel, il procède aux salutations d’usage en langue fon avant de remercier la foule qui a répondu à son appel. «Vous venez de me faire le plus grand honneur depuis ma nomination en tant que Premier-ministre». Un peu de chaleur dans une campagne électorale donne du baume au cœur, dit-il.
Très vite, il aborde quelques grandes lignes de son projet de société. Il dit vouloir combler les attentes des populations en eau, électricité et en infrastructures routières. Le Bénin profond commence à partir de Cotonou, explique le candidat. Lionel Zinsou, s’il parvenait à obtenir la confiance des électeurs, entend œuvrer pour l’épanouissement des femmes à travers le renforcement des microcrédits. «Il faut accélérer les réformes engagées par le président Boni Yayi», a-t-il indiqué. Il souligne que le développement, c’est son job. «Je voudrais travailler à créer plus de confiance, gouverner avec méthode, faire venir les compétences….», a-t-il dévoilé.
«Allez apporter la bonne nouvelle au peuple. Parlez-leur du Bénin gagnant. L’homme qui veut sauver le Bénin de l’injustice, qui veut le libérer de l’esclavage de l’argent sale, qui veut booster son développement est là», dit-il à ses envoyés en mission?

La coordination départementale Atacora-Donga de l’état-major de Karimou Chabi Sika a réuni mercredi 24 février, les militants et sympathisants du candidat à la présidentielle du 6 mars prochain à son siège à Natitingou. En l’absence du candidat lui-même signalé sur d’autres fronts, les responsables de la coordination ont présenté la quintessence de son projet de société.
«Soyons nous-mêmes», le projet de société du candidat Karimou Chabi Sika est une exhortation à croire en soi et à se surpasser pour des actions de développement qui prennent en compte les aspirations des populations. Tout ceci dans la dignité. Pour les responsables de la coordination départementale Atacora-Donga de l’état-major de l’ancien député à l’Assemblée nationale, le candidat nourrit une ambition noble pour son pays après s’être mis à son service des années durant à travers ses mandats d’élu du peuple. Pour avoir toujours voulu le meilleur pour le peuple en votant à son profit des lois relatives à l’amélioration de ses conditions d’existence, il est capable de gérer les affaires de la cité à un plus haut niveau. Et ses atouts, pour Fara Dakou, coordonnateur départemental Atacora, sont indéniables. Il sait être humble et reconnaître la place des autres et leurs capacités. Candidat prônant une certaine rupture il n’occulte non plus l’impérieuse continuité à assurer quand il s’agit de préserver des acquis et certains succès du passé. Et à Emile Kohou, délégué de zone Atacora-Donga de reconnaître que Karimou Chabi Sika est le candidat qui entend capitaliser le riche héritage laissé, au plan économique, par le président Nicéphore Soglo, au plan politique et du renforcement de l’unité nationale par feu président Mathieu Kérékou et au plan de la diplomatie offensive par le président Boni Yayi. Ni riche, revanchard ni vindicatif, il s’engage à préserver l’intérêt général au détriment de ceux personnels.
Reprenant les idées de son candidat dans son projet de société, Emile Kohou a indiqué que la continuité n’est pas nécessairement une reconduite, ni de l’esprit, ni de la pratique de concepts ou d’activités retenus. C’est plutôt de l’idée dans son entendement vertueux et positif qu’il s’agit. Par contre la discontinuité ou la rupture doit s’entendre comme ce qu’on apporte de nouveau aussi bien dans l’esprit, dans l’idée que dans la pratique?
Politique 25 févr. 2016

Telle une traînée de poudre, la nouvelle de l’interception par la police de Djougou de matériel électoral aux fins frauduleuses s’est répandue à travers le pays. Dans un contexte où les soupçons de fraude et les impairs au niveau de la distribution des cartes d’électeur plombent les esprits, l’on pourrait comprendre toutes ces allégations. Mais loin de ces rumeurs entretenues, la police semble avoir levé, mercredi 24 février, l’équivoque.
A en croire une source policière, un bus de la compagnie CTS et Fils, immatriculé 11 JM 1635 BF en provenance du Burkina-Faso a été intercepté au poste mixte de Soubroukou par les éléments de la police de Djougou, avec à son bord du matériel électoral. Au commissariat il aurait été retrouvé à son bord vingt-deux cartons de feuilles de dépouillement imprimées pour la présidentielle du 6 mars prochain. Saisie entre temps et le conducteur du véhicule gardé à vue, la cargaison aurait par la suite été acheminée vers Cotonou suite à une confirmation de la Commission électorale nationale autonome (CENA) alléguant qu’il s’agit d’une commande régulière. Il ne s’agissait pas de bulletins cachetés ni d’urnes bourrées comme l’auraient fait croire de nombreuses personnes qui se sont portées sur les lieux dans la journée.
La fausse alerte a mis en branle tout un dispositif au niveau du commissariat pour prévenir toute tension de la population. Le commissariat s’est vu hautement sécurisé le temps pour la police de mener ses vérifications et escorter par la suite le bus vers Cotonou au siège de la CENA. Certains militants de candidats à l’élection présidentielle tellement surexcités menaçaient d’en découdre avec les forces de l’ordre si les informations d’une telle manœuvre étaient confirmées. Il a fallu une fois pour la police user de diplomatie pour les ramener à la raison.
Kokouvi EKLOU
A/R Atacora-Donga

Le candidat Abdoulaye Bio Tchané entend mettre en place un programme national de création de : 500 000 emplois au profit de la jeunesse pendant le prochain quinquennat, s’il est élu président.
Le candidat Abdoulaye Bio Tchané promet de mettre fin à la marginalisation économique et sociale des femmes à travers l’autonomisation, la formation et le renforcement des microcrédits en portant à 100 milliards F CFA sur cinq ans la contribution du budget national. Et pour les paysans, c’est l’heure de la prospérité qui sonnerait car 130 milliards de francs CFA seront injectés chaque année dans l’agriculture dès 2017. Aussi, son gouvernement s’attèlera-t-il à offrir des services publics de base aux populations : eau et assainissement, éducation, santé, sécurité, annonce le leader de l’Alliance pour un Bénin triomphant (Abt) face aux populations lundi dernier place Bio Guéra de Parakou. Beaucoup d’autres choses seront faites mais ces quatre axes sont «prioritaires», laisse entendre Abdoulaye Bio Tchané, allusion faite aux réformes qu’il ambitionne d’engager dans d’autres domaines. Dans son contrat pour un Bénin uni et triomphant dénommé «Agir pour une nouvelle gouvernance», il insiste sur le commerce interrégional et logistique, le tourisme, la culture, l’artisanat, le sport, la décentralisation comme leviers de développement.
Le candidat a pu enfin s’adresser aux militants et sympathisants Abt, après l’atterrissage manqué de son avion dimanche dernier. Il a dû rebrousser chemin pour reprendre la route depuis Cotonou pour rallier la cité de Kobourou en voiture afin de délivrer ce qu’il appelle «le message de la victoire, le message de l’optimisme, le message d’un patriote béninois, le message d’un nationaliste africain». Il invite les jeunes et les femmes de Parakou, du Borgou et du Bénin en général à prendre leur destin en main en portant leur choix sur sa personne à l’élection présidentielle. Mais avant, il exhorte tous les potentiels électeurs à aller retirer leurs cartes d’électeur pour pouvoir effectivement voter le 6 mars prochain.
Pour Célestine Zanou, directrice de campagne du candidat, le choix de l’ancien ministre Abdoulaye Bio Tchané connu pour sa rigueur s’impose pour l’unité et la prospérité du Bénin, avec en point de mire la valorisation des compétences et la modernisation de l’administration béninoise pour la mettre résolument au service du développement. Au cours de la randonnée du candidat dans la ville, les différentes cellules Abt des arrondissements ont rassuré le candidat de leur détermination à non seulement battre campagne mais aussi et surtout surveiller le vote et les résultats afin que des esprits malins ne leur volent pas la victoire par des manœuvres frauduleuses.