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Nouvelles

Ambiance électorale au Bénin: Précampagne confondue à la campagne

C’est aujourd’hui que la campagne pour la présidentielle du 6 mars démarre officiellement. Mais depuis des jours, sinon des semaines, des candidats ont investi sérieusement le terrain. Cette opération de charme se fait suivant diverses fortunes en violation flagrante de la loi.

Ils ont tous violé le Code électoral en vigueur en République du Bénin.

A l’exception de quelques uns qui ont fait preuve de discernement, en faisant l’effort de respecter la loi n°2013-06 portant Code électoral en République du Bénin, la majorité des présidentiables a simplement foulé aux pieds cette disposition malgré les nombreux messages de sensibilisation et les rappels à l’ordre des Organisations de la Société civile et des institutions de lutte contre la corruption. Et pourtant, ils ne sont pas sans savoir que les textes prévoient le délai d’une campagne électorale. Mais que de marches de soutien, de meetings, de suscitation de candidatures, de banderoles, d'affichettes ou affiches à l’effigie du responsable politique qui soutient et du candidat soutenu.

La fièvre électorale à son comble

La fièvre électorale était déjà à son comble depuis des semaines. Elle montera certainement d’un cran durant la période de campagne. Ainsi, tel un élève qui vient de réussir brillamment à un examen et exulte de joie, nombre de militants et sympathisants sont surexcités à l’idée de voir leurs candidats remporter la bataille présidentielle.
L’effervescence est sans précédent. C’est le moment des grandes démonstrations, des forces de frappes qui annoncent les prémices du grand match prévu pour le 6 mars prochain et dont le lancement officiel démarre ce vendredi. Sauf que les partis politiques et les candidats n’ont pas attendu la date fatidique, avant d’étaler leurs talents sur la scène politique. Ils travaillent depuis, de jour comme de nuit à conquérir les cœurs des indécis et occuper l’espace médiatique. Tous les jours sont destinés à la campagne. C’est le temps des rencontres tous azimuts aussi. Précampagne électorale oblige ! Mais la période ressemble plutôt à celle de la campagne proprement dite.
Il n’est pas aisé au Béninois lambda de faire la différence entre la période de campagne et celle de précampagne. A côté de la grande artillerie que déploient les présidentiables, notamment les plus fortunés, s’observent des faits qui violent allègrement les dispositions du Code électoral. Si jusque-là, certains se plaignent de l’utilisation abusive des moyens de l’Etat à des fins de campagne, d’autres, candidats n’hésitent pas à se faire plus visibles selon leurs moyens en posant des affiches ou des affichettes par endroits. Si ce n’est pas les appels de soutien au candidat Zul Kifl Salami sur de grandes banderoles qui crèvent l’œil au niveau de certains endroits publics, c’est plutôt les affichettes des candidats Patrice Talon et de Pascal Irénée Koupaki, Sébastien Ajavon… qui ne passent pas inaperçues sur les baraques, hangars et autres boutiques. Les populations semblent bien se laisser emballer par le jeu. Les murs des maisons commencent aussi par être auréolés aux couleurs des candidats que soutiennent leurs propriétaires. Les artères des grandes villes brillent aux multiples couleurs, avec des affiches appelant à la mobilisation pour les candidats Lionel Zinsou, Abdoulaye Bio Tchané, Aké Natondé, ou de tel ou tel autre candidat. D'autres au-delà de leurs meetings politiques jouent au ‘’père noël’’ ou au ‘’papa bonheur’’ en distribuant toute une palette de gadgets frappés à son effigie : tee-shirt, casquettes, montres, calendriers, clés USB.... Ils sont plusieurs à être dans cette dynamique. C’est la campagne avant l’heure. De leurs côtés, certains directeurs de sociétés publiques désertent progressivement leurs bureaux, laissant l’administration publique dans une somnolence. Mais peu importe. L’effervescence est à son comble et personne ne se soucie, ni se préoccupe apparemment des dispositions du Code électoral qui régissent le scrutin.

Conformément au Code électoral

Selon l’article 47 du Code électoral, «la campagne est l’ensemble des opérations de propagande précédant une élection et visant à amener les électeurs à soutenir les candidats en compétition. Elle est obligatoire pour tout candidat à une élection. Avant l’ouverture officielle de la campagne électorale, les partis et alliances de partis politiques continuent conformément à la Constitution et la Charte des partis politiques d’animer la vie publique et d’assurer l’information des citoyens sur le pluralisme démocratique». Mais la question que l’on se pose, est pourquoi tant d’excès et tant de zèle dans le rang de certains présidentiables avant le démarrage de la grande messe ? Qui trop embrasse mal étreint, dit l’adage. A l’allure où évoluent les choses, les candidats risquent d’être à bout de souffle avant l’heure.
L’exemple même serait venu du haut, du sommet et ne date pas de la période de précampagne, avancent certains pour se justifier. Ils soutiennent leurs thèses en brandissant comme arguments les grandes affiches du chef de l’Etat ou des membres de son gouvernement qui ont tout le temps occupé certains grands carrefours. Il est vrai que l’élection présidentielle du 6 mars prochain s'annonce comme le scrutin de tous les enjeux, mais l’appétit qu’elle attise dans le rang des uns et des autres ne laisse pas pour autant indifférent.
Le Code électoral en son article 50, va plus loin en soulignant que «pendant la période électorale, dans chaque commune, le maire en accord avec la Commission électorale nationale autonome (Céna), indique par arrêté : les lieux exclusivement destinés à recevoir les affiches…., les emplacements spéciaux réservés pour l’apposition des affiches électorales ; tout affichage relatif à l’élection est interdit en dehors de ces emplacements spéciaux», sauf qu’à l’étape actuelle, ces dispositions du Code électoral sont allègrement piétinées.
Selon les explications d’un responsable de la mairie de Cotonou sur une radio privée de la place, la mairie avait déjà procédé à la destruction des affiches installées par des candidats avant la période destinée à cet effet. Il précise qu’une période d’échange et de sensibilisation a précédé ce travail. Mais ce travail de la municipalité a, apparemment, fait long feu, avant de reprendre en éclat à travers diverses fortunes dans le rang des candidats. Vivement que l’effervescence reste intacte pendant les deux semaines de la campagne qui démarre officiellement ce jour !?

Actualités 19 févr. 2016


Championnat de transition de football: La date limite d’achat du cahier des charges fixée au lundi prochain

Le Comité de normalisation (Conor) et les responsables des clubs ont échangé, mercredi 17 février dernier au siège de la Fédération béninoise de football à Porto-Novo, sur les dispositions pratiques de l’organisation du championnat de transition. Des 46 représentants de clubs attendus, 39 ont répondu présents au rendez-vous.

Abandonnés depuis le 16 mars 2015, les stades béninois reprendront certainement droit de cité, à partir du 2 mars prochain. C’est le souhait du Conor qui conformément au chronogramme qu’il a établi, a programmé le démarrage du championnat de transition pour cette date. Ses membres s’y affèrent ardemment. Dans la foulée, 46 clubs dont 19 pour la Ligue 1, 19 en Ligue 2 et 8, s’agissant de la Ligue 3, se sont déjà manifestés.

C’est pour leur expliquer les dispositions pratiques prises dans le cadre de l’organisation de ce championnat, qu’une séance de travail a eu lieu avec leurs responsables, mercredi 17 février dernier à Djassin, à Porto-Novo. Un cahier de charges a été élaboré à cet effet et son acquisition est subordonnée au paiement de 50 000 F CFA par club. Il est disponible au siège de la Fédération à Porto-Novo et à celui de la Ligue de football, à Cotonou. Le délai pour les renvoyer est fixé au lundi 22 février prochain à 12h.Les conditions qui y sont inscrites, selon le président du Conor, Rafiou Paraïso, ne sont pas trop exigeantes. Le championnat se jouera sur une période de 3 mois, à raison de 2 matches par semaine.
Le responsable chargé de l’organisation des championnats, Quentin Didavi, a ensuite invité les clubs à se conformer au cahier de charges spécialement allégé pour leur permettre de ne pas engager beaucoup de dépenses. S’agissant des licences, il a expliqué que les agents commis à cette tâche par l’ancien bureau de la Fédération que la FIFA a démis, n’ont pas mis la base de données à la disposition du Conor. A ce titre, il a annoncé que tous les joueurs sont désormais libres de s’engager avec le club de leur choix. Toutefois, a-t-il rassuré, le Conor tiendra compte des clubs qui ont des contrats écrits avec des joueurs. Une subvention a été promise aux clubs participants, pour leur permettre de souffler. «On n’a pas reçu pour mission de revoir les statuts. On n’a pas cette compétence de le faire. Seule la Fifa peut nous dire de revenir sur les statuts. Le Comité qui sera désormais porté à 15 membres au terme du congrès électif du 30 mars 2016 pourra décider de ce qu’il pourra faire des statuts par rapport à ce qu’on aurait déposé. Les recommandations du forum seront remises au Comité exécutif qui viendra à l’issue du congrès prochain », a-t-il clarifié à l’endroit des responsables qui exigeaient le toilettage des textes avant le démarrage du championnat¦

Sports 19 févr. 2016


Dons aux sinistrés de Dantokpa: La Lnb dépose 50 millions de Fcfa dans la cagnotte

La Loterie nationale du Bénin (Lnb), n’entend pas se soustraire de la dynamique de soutien aux sinistrés du marché Dantokpa de Cotonou. Elle a procédé jeudi 18 février à la remise officielle d’un chèque de cinquante millions de Fcfa destinés à la reconstruction du marché.

La Loterie nationale du Bénin (Lnb) apporte du baume au cœur des sinistrés du marché international Dantokpa de Cotonou. C’est à travers une contribution financière de cinquante millions de francs Cfa, comme apport de la société à l’effort national de reconstruction dudit marché et au dédommagement des sinistrés. Le geste constitue une réponse à l’appel du chef de l’Etat, Boni Yayi, à l’endroit de tout le peuple. C’est ainsi qu’en dehors de l’appui du gouvernement, des sociétés publiques comme privées, des dons individuels, la Lnb vient également écrire sa page dans l’histoire de rénovation dudit marché.

Pour le directeur général de la Lnb, Paulin Dossa, « vouloir reconstruire cette partie du marché dans un court délai est un grand défi, mais pas insurmontable ». C’est d’ailleurs le souci d’œuvrer à l’accélération des travaux qui a animé sa structure à mettre la main à la poche ; ceci grâce à la contribution de ses clients, dont les commerçants constituent aussi une frange importante et de son réseau de vente, a-t-il salué. «Bientôt les travaux seront achevés et le marché pourra reprendre son cours normal », dit-il en remerciant tous ceux qui ont déployé leurs talents professionnels pour l’aboutissement de l’œuvre.
Le directeur général de la Société de gestion des marchés autonomes (Sogema), Evariste Adda, emboîtera le pas au directeur général de la Lnb en invitant plus de bonnes volontés à cette œuvre commune. «Chers sinistrés, vous venez de constater le geste de la Lnb. C’est une œuvre salutaire et j’invite d’autres structures à faire comme elle», a-t-il exhorté.
En offrant un chèque de cinquante millions de Fcfa aux sinistrés, la Lnb vient en 2e position au rang des donateurs, après le gouvernement béninois, à travers son chef, Boni Yayi, a indiqué le président du Comité de mobilisation des ressources, Augustin Tabé Gbian. Tout en rappelant les diverses démarches menées par ledit comité pour la réfection du marché, il a souligné que le souci du gouvernement est d’identifier des structures pouvant accompagner l’œuvre d’achèvement de ce chantier. Au nombre de ces structures, détaille-t-il, figure la Lnb dont le geste est très significatif.
La maison de la chance fidèle à sa mission de contribuer au bonheur des populations est très présente sur le terrain des œuvres sociales. «La Loterie nationale du Bénin qui s’est mise depuis près de 50 ans au service du développement du Bénin ne néglige aucun secteur d’activité dans la réalisation des œuvres sociales», a souligné son directeur général, Paulin Dossa. Ce dernier cite en exemple la construction de maisons des jeunes, de modules de salles de classes, de stades omnisport, etc.
Dans le rang des bénéficiaires, le sourire se lisait sur tous les visages. Ils n’ont pas hésité à scander des slogans pour remercier et bénir leur bienfaiteur.
Selon leur porte-parole, Mouyidine Radji, depuis l’incendie qui a ravagé une partie du marché Dantokpa, «les sinistrés sont tous devenus comme des orphelins». D’où ses mots de gratitude à l’endroit des donateurs¦

Actualités 19 févr. 2016


Bénin: Lancer l’économie en 2021 par l’interventionnisme économique

En moins de cinquante ans, certains pays ont réussi la prouesse de construire de véritables modèles de développement. L’exemple de la Chine, du miracle de la Corée du Sud, et de Singapour sont édifiants. Bien que les modèles de développement et les systèmes politiques qui ont encadré ces succès diffèrent d’un pays à l’autre. Il est intéressant de noter qu’une planification et une vision économique claires ont constitué un socle commun dans chacune des prouesses socio-économiques de ces pays.

Le cas des plans quinquennaux de développement de la Chine pourrait dans une certaine mesure servir d’exemple typique pour lancer l’appareil économique du Bénin en 2021. A l’orée de l’élection présidentielle de mars 2016 au Bénin, il importe que le président élu soit conscient du besoin inévitable de concevoir un projet d’intervention économique qui prendra véritablement effet en 2021.

Les notions de développement et de bonheur sont des notions abstraites. Pourtant, chaque peuple a la latitude de pouvoir les définir dans une symbiose d’ensemble qui pourrait différer des définitions calquées provenant de l’Occident. Le Bénin n’a jamais pris le temps de procéder à un tel brainstorming. Le projet de développement 2016-2021 par exemple sera inévitablement conçu et exécuté par une poignée d’élites et de cadres qui proposera des solutions éclairées par leurs évaluations subjectives des besoins du Bénin avec les risques que cela comporte.

Alzheimer de la majorité

La vision «Alafia 2025» est louable. Conçue par une équipe pluridisciplinaire de consultants nationaux avec la participation des communautés béninoises,
Alafia 2025 c’est-à-dire paix et prospérité à l’horizon 2025 est une vision qui présente les desiderata des Béninois sur une période de vingt-cinq (25) ans. Elle prévoit faire du Bénin un pays-phare, bien gouverné, uni et de paix, à économie prospère et compétitive, de rayonnement culturel et de bien-être social».
Malgré sa pertinence, elle s’apparente facilement à une chimère, tellement les spécificités des défis à court terme manquent d’être exposées avec une plus grande attention. Il est fort probable que la vision Alafia soit reconduite avec de nouvelles lubies après 2025 si un effort de concertation stratégique et intégrée n’est pas consenti dès 2016. Le président élu en 2016 a une opportunité unique d’être le Martin Luther King de la prospérité économique intégrée du Bénin.
En réalité, depuis qu’il a goûté aux délices de la démocratie, le peuple béninois a caressé pendant plus de deux décennies l’espoir de participer à la conception et l’implémentation des programmes de développement. A l’évidence, cette dimension de la démocratie lui a été systématiquement refusée. Comment interpréter autrement la « maladie d’Alzheimer » dont les majorités sociales sont victimes dans le processus de développement ?
La jeunesse qui se vante de constituer plus de deux tiers de la population n’a jamais participé véritablement à l’élaboration des programmes qui sont conçus pour elle. La confusion est identique lorsqu’on considère que les 70% de la population qui se trouvent dans nos zones rurales et plus de 50% des analphabètes n’ont aucune idée concrète des plans de développement qui sont conçus pour eux, et non avec eux et par eux.

Interventionnisme socio-économique

De façon pratique, de 2016 à 2021, il s’agira de conduire un exercice national qui aura pour but d’identifier les besoins prioritaires à la base et de définir clairement les objectifs SMART que le mandat 2021-2025 devra atteindre quel que soit le leadership qui sera exercé. Toutes les couches et secteurs socio-économiques devront être sérieusement impliqués dans l’exercice: les pêcheurs, les agriculteurs, les footballeurs, les fonctionnaires, les opérateurs économiques, les handicapés, la diaspora, des membres de tous les partis politiques, les étudiants, les chercheurs, etc.
Au terme de l’exercice d’élaboration d’un tel plan national de développement, le nombre précis d’hôpitaux à réhabiliter ou à construire dans la communauté la plus reculée sera connu, les entreprises et structures privées intervenant dans les secteurs prioritaires qui seront volontaires pour contribuer aux projets de société seront connues, les élus municipaux et communaux sauront à l’avance les défis qui les attendent avant même d’être élus…
Quant au président élu, il aura un nombre précis d’objectifs quantifiés à atteindre. Ce dernier devra marquer ses initiatives par une collaboration «ostentatoire» avec la société civile et le secteur privé dans le but de contourner les limites de l’État dans la résolution des problèmes de société. Une communication devra également être bâtie autour des objectifs sur les plans prioritaires de l’économie, la santé et l’éducation.
Le président de la République dans un tel contexte devient un gestionnaire de projets qui rendra compte au peuple. Nous pouvons d’ailleurs convenir de renseigner dans nos dispositifs un pourcentage minimal de réalisations qui devra être atteint par tout dirigeant sortant avant de pouvoir briguer un autre mandat. Les ministres et responsables d’institutions au terme d’une année de fonction, devront présenter un bilan clair en termes de résultats techniques atteints. En cas de non atteinte des objectifs, ils perdraient leurs postes de responsabilité au profit de successeurs courageux qui seraient soumis à la même exigence de résultat.

Démocratie au-delà des élections

Un tel exercice aura des avantages sans précédent pour notre pays. Il permettra au peuple (et non les partis politiques ou le président) de décider de ce qu’il veut pour lui-même. Il permettra aux partis politiques d’avoir une base concrète pour alimenter les spéculations lors des élections. Il empêchera tous les présidents élus après 2020, de réduire à néant les efforts de leurs prédécesseurs. Il permettra d’asseoir plus aisément un système de reddition de comptes au peuple. Il facilitera la création de technopoles dans le secteur privé.
Cet exercice facilitera la collaboration avec les partenaires économiques du pays. Il permettra de mettre en branle une réelle décentralisation et une gestion nationale axée sur les résultats. Il détruira progressivement les bases de la politique d’instrumentalisation des ethnies au Bénin. Par-dessus tout, grâce à lui, la démocratie béninoise aura le privilège de respirer à travers les pores d’une réelle cohésion nationale.
Il est absurde de se lamenter sur nos problèmes de développement alors que des solutions existent. Dans le cas du Bénin, la conception d’un projet d’interventionnisme économique est capitale. A l’instar de la Chine qui a lancé en 2015 son 14e projet quinquennal de développement qui couvrira la période 2021 à 2025, le Bénin a l’opportunité de connaitre la première expérience qui mettra véritablement en marche une machine de développement inclusive en 2021 afin de devenir lui aussi, dans quelques décennies, pourvoyeur d’aide étrangère.
Aussi, pour éviter que notre pays pauvre très endetté croupisse plus longtemps sous l’inefficacité de rêves lointains, oubliant la réalité du potentiel échec cuisant d’un président qui aurait cinq ans pour réduire à néant les efforts de planification stratégique courageusement entrepris par les élites nationales et régionales, il est plus avisé de mettre la population concernée au cœur de l’action publique dès le départ.

Par Alan Akakpo*

*Analyste de politique publique et activiste de développement intégré, actuellement responsable du projet IMANI Francophone Bénin

Economie 19 févr. 2016


Infrastructures routières: Les travaux de bitumage de l’axe Béroubouay-Sinendé-Fo Bouré lancés

Le président de la République a procédé, mercredi 18 février dernier, au lancement des travaux de bitumage de la route Béroubouay-Sinendé- Fo Bouré. Le projet vient surtout sortir Sinendé de son isolement.

Le désenclavement du bassin cotonnier se poursuit. L’axe Beroubouay-Sinendé- Fo Bouré long de 78 km s’ajoute désormais à la liste des tronçons devant connaitre les travaux de bitumage et d’assainissement. Le président de la République a donné le premier coup de pioche de ces travaux dont le début coïncide avec la réception provisoire de la réhabilitation de l’axe Parakou-Beroubouay. Selon Gustave Sonon, ministre des Travaux publics et des Transports, ce chantier sera exécuté dans la ligne des projets sous financement du partenariat public-privé. «Il permettra d’assurer un bon démarrage des travaux car l’entreprise se charge elle-même de la mobilisation du financement des travaux, du financement de la mission de contrôle, des déplacements des réseaux et du dédommagement des propriétaires qui occupent l’emprise de la voie», informe-t-il. Le coût total des travaux est estimé à environ 46 milliards de francs CFA.
«Nous voulons connecter nos routes à la sous-région», a affirmé le président de la République. Boni Yayi rassure que la finalisation des travaux va induire une transformation radicale dans les conditions de mobilité des populations du septentrion. En dehors du bitumage des routes et de la réhabilitation des pistes rurales, il a annoncé que son gouvernement va poursuivre dans cette partie du pays, sa politique d’amélioration des services sociaux aux populations. Le chef de l’Etat annonce surtout un projet de forage d’adduction d’eau dans plusieurs localités du pays, la poursuite de l’électrification des chefs-lieux d’arrondissement dont Béroubouay sera bénéficiaire¦

Actualités 19 févr. 2016


Promotion des œuvres d’art : Hervé Attigla innove avec le Salon international des arts plastiques

La Médiathèque des diasporas de Cotonou abrite du 13 au 27 février, le Salon international des arts plastiques. Un projet initié par le plasticien Hervé Attigla connu sous le nom d’artiste «Avhec». Le projet a bénéficié du soutien du Fonds d’aide à la culture et se veut une plate-forme de valorisation du potentiel artistique béninois, notamment dans le domaine des arts plastiques.

Des œuvres d’art de différents formats exposées un peu partout dans la salle d’exposition de la Médiathèque des diasporas, des plasticiens occupés à fournir des explications aussi bien aux professionnels des arts qu’aux amateurs et autres curieux. Voilà l’ambiance qui a prévalu à l’occasion du vernissage du Salon international des arts plastiques. Une initiative portée par l’artiste Hervé Attigla connu sous le nom d’artiste «Avhec». Artiste professionnel, peintre de la nouvelle génération, ce talent des arts plastiques a bénéficié de l’accompagnement de deux de ses pairs à savoir Hervé Alladayé et John Daniel Attiogbé. Un peu comme pour dire que les artistes de la nouvelle génération se donnent la main pour faire face aux défis de leur époque, Avhec et ses collègues ont présenté des œuvres jugées «très attrayantes» par nombre de visiteurs. Philippe Abayi, premier responsable des artistes plasticiens du Bénin n’est pas moins ému face à l’engagement de ses poulains. Et au sujet de Hervé Attigla, il dira que c’est «un jeune qui fait parler de lui» et qui d’ailleurs est «en pleine ascendance».

Une ascendance qui s’illustre à travers les œuvres d’Avhec. Habitué à présenter des toiles sur acrylique et à l’huile, il a choisi dans le cadre de ce salon de présenter des tableaux réalisés à l’acrylique. Et un peu comme pour rester collé à l’actualité du monde, l’artiste a beaucoup plus tablé sur la paix. Mais admet que bien d’autres préoccupations meublent ordinairement ses réalisations. «Couple», «Ambiance», «Peace», Union», «Energie», «Mains levées»… sont quelques-uns des tableaux qui ont laissé plus d’un admiratif. Ce salon qui a bénéficié du soutien du Fonds d’aide à la culture mérite d’être accompagné, diront certains au regard de la qualité des tableaux proposés par les exposants. Pour le public venu à la découverte des œuvres d’Hervé Attigla, cet artiste a un talent particulier et transmet ses messages à travers des signes, des symboles et des illustrations qui laissent une facilité d’interprétation. Mais c’est surtout l’initiative du salon en lui-même qui a sidéré les plasticiens présents. Pour eux, c’est une aubaine supplémentaire que leur compère Hervé Attigla alias Avhec leur offre pour se mettre en évidence et se faire valoir¦

Culture 19 févr. 2016


Soirée de gala à l’intention des anciennes gloires du football: Les anciens footballeurs jubilent à l’annonce de l’évènement

Au cours de sa sortie médiatique du 11 février dernier, le Comité de normalisation a annoncé l’organisation prochaine d’une soirée de gala suivie de décorations pour les anciens footballeurs. Une initiative qui réjouit d’avance les principaux concernés.

Début mars prochain, il sera organisé une soirée de gala à l’intention des anciennes gloires du football national. «Ce sera une occasion de retrouvailles avec ces aînés qui ont fait rêver nos compatriotes à un moment donné. Nous voulons désormais les impliquer dans les affaires du football», a annoncé le président du Conor, Rafiou Paraïso, lors de sa sortie médiatique du 11 février dernier. Il précise que ranger cette catégorie d’acteurs au placard ne profitera pas à l’avenir du football du Bénin. Au cours de la soirée, des distinctions leur seront décernées et on «verra dans quelle mesure les impliquer dorénavant dans les affaires du football de notre pays», ajoute Rafiou Paraïso.

Depuis l’annonce de l’évènement, nombreux sont les anciens footballeurs qui se réjouissent déjà. L’ancien international Charles Anah juge par exemple l’idée très géniale. « Ils veulent nous donner une nouvelle vie», se réjouit-il. Il précise que si la promesse arrivait à se réaliser, ses initiateurs n’auront rien fait d’autre que de réparer une injustice. «En tout cas, ce sera une occasion pour nous prolonger la vie», sourit l’ancien gardien de but du club Alliance de Cotonou. Il est soutenu par son équipier Dovi Lakoussan qui qualifie d’immémorial cet acte. «Nous avons passé notre jeunesse à égayer le public. Nous avons défendu vaillamment les couleurs nationales. Et par la suite, plus rien», se désole l’ancien sociétaire des Ecureuils. Il cite l’exemple de certains de ses coéquipiers qui n’ont pas réussi leur vie à cause du football. «Certes, ils ont joué pour eux-mêmes d’abord. Mais après tout, ce sont les couleurs des clubs du pays et surtout du pays qui ont absorbé toute leur jeunesse», rappelle l’ancien sociétaire des Forces armées du Dahomey (Fad) et des Ecureuils, Mamadou Sikirou. Tout en saluant l’initiative, il déclare avoir des appréhensions par rapport à l’organisation pratique. Le militaire-footballeur retraité dit craindre que ledit évènement crée des mécontents. C’est pourquoi, conseille t-il aux organisateurs de bien mûrir leurs réflexions afin que les choses se passent dans l’ordre et que l’ancienneté soit respectée. Pour la plupart «tout ancien footballeur n’est pas forcément une ancienne gloire»¦

Sports 19 févr. 2016


Spectacle au Sanctuary: Le magicien Laurent Piron en démonstration demain

Dans le cadre de l’initiative «Les artistes belges à Cotonou», Laurent Piron dit «le Harry Potter du plat pays», sacré meilleur spectacle magique de l’année 2014/2015, sera en prestation demain samedi 20 février.

Croyez-vous au hasard, ou au destin ? Aimez-vous la magie ? Les démonstrations à suspense ? Eh bien, prenez le rendez-vous avec Laurent Piron. Demain samedi 20 février, sur invitation des responsables du lieu, ce maître de la magie sera en démonstration à travers deux prestations au cours desquelles la magie prend tout son sens et où le hasard fait bien les choses. Le premier spectacle est dédié au public jeune et le second réservé aux adultes. Le public cotonois qui n’a pas l’habitude des spectacles de magie aura ainsi une opportunité de voir sur scène Laurent Piron élu meilleur spectacle magique de l'année 2015 par la fédération française de magie, ensuite, prix du public du festival d'Avignon 2014, vice-champion de France de magie 2013 et Merlin d'or du festival Magic méribel 2014. «Dans ce spectacle de magie théâtrale, c'est avec une touche d'humour, un nuage de magie et un brin de folie belge que Laurent Piron présente son univers».

Originaire d’Aubel, près de Liège en Belgique, Laurent Piron est passionné par la scène depuis son plus jeune âge, mais c’est durant son adolescence qu’il découvre la magie. Durant quelques années, il se produit dans sa région avec son spectacle de magie pour enfants. À 22 ans, il fait le grand saut et se lance professionnellement dans la magie, ou plus précisément, dans la magie de rue. Il sait que l’art de la rue est une école difficile mais terriblement efficace et passionnante. Durant plus de 3 ans, il tourne sur tous les continents avec son spectacle, dans plus de 12 pays différents et dans certains des plus prestigieux festivals de théâtre tels les Fringes d’Adélaïde et d’Edinburgh ou le festival d’Avignon. Il se distingue par son humour familial, une magie époustouflante et le brin de folie qui lui est propre. Ces années d’expérience en théâtre de rue font de lui un artiste amical et chaleureux. Après quelques années en rue, il décide de créer un nouveau spectacle. Mais cette fois-ci, il veut amener quelque chose de différent, faire passer un message, raconter une histoire. Il décide donc de se lancer dans la magie théâtrale et d’y raconter son propre parcours. Découvert sur France 2 dans l’émission de Laurent Ruquier “On n’demande qu’à en rire” avec le duo magico-humoristique “Laurent et Enzo”, il aime se lancer de nouveaux défis. En juillet 2015, il est l’unique représentant belge aux championnats du monde de magie à Rimini en Italie. Son numéro visuel a fait forte impression face aux nombreux professionnels de la magie présents¦

Culture 19 févr. 2016


Distribution des cartes d’électeur: Des centres omis s’ouvrent enfin, d’autres toujours en attente

Les centres du CEG Albarika et de l’EPP Banikanni ont finalement démarré, mercredi 17 février à Parakou, la distribution des cartes d’électeur. A en croire Abdoulaye Baloukya, coordonnateur de la Commission communale d’actualisation de la Lépi (CCA/Lépi), le 3e arrondissement est désormais couvert par l’opération.

Dans les deux autres arrondissements de la ville, des milliers de citoyens inscrits attendent toujours de retirer leurs cartes, notamment ceux d’EPP Baka, Guy Riobé, Lémanda, Cité du savoir à Nima, EPP Damagourou, dont les cartes ne sont pas encore envoyées à Parakou. «C’est dans le 2e arrondissement où quatre centres ne fonctionnent pas encore que j’ai de grands ennuis», confie Abdoulaye Baloukya. Mais, rassure-t-il, le Centre national de Traitement des données (CNT) devrait envoyer les cartes manquantes de ces centres ce jeudi.

Même dans les centres de distribution des cartes qui fonctionnent depuis le week-end dernier, de nombreuses plaintes sont enregistrées. Des citoyens se présentent avec leurs anciennes cartes dans les centres où ils les avaient reçues, mais ne retrouvent pas leurs nouvelles cartes?

Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori

Actualités 18 févr. 2016


Borgou / Couacs dans la distribution des cartes d’électeur: Neuf centres non ouverts à Parakou, les cartes non retrouvées

Démarrée vendredi 12 février, l’opération de distribution des cartes d’électeur connaît quelques couacs dans la commune de Parakou et environs. Des milliers de citoyens attendent d’entrer en possession de leurs cartes non encore disponibles.

Neuf centres de vote de Parakou n’ont pas ouvert parce que les cartes des enrôlés n’ont pas été retrouvées, a confié Abdoulaye Baloukya, coordonnateur de la Commission communale d’actualisation de la Lépi (CCA/Lépi). Il s’agit des centres de vote du CEG Albarika et d’EPP Damagourou dans le 1er arrondissement, ceux de Baka, Banikanni, Guy Riobé, Lémanda et Cité du savoir dans le 2e et des centres de Nikkikpérou et CS Impérial de Ganou dans le 3e arrondissement, a-t-il précisé. Le chef du quartier Albarika, Faustin Dossou Ezin, confirme cet état de choses et dit enregistrer au quotidien des plaintes des citoyens qui s’impatientent. Inscrit au Centre du CEG 3 (CEG Albarika) avec plus de 2000 autres personnes, lui-même attend de retirer sa carte pour pouvoir exprimer son suffrage le 6 mars prochain à l’élection présidentielle, fait-il savoir. Les démarches sont menées en direction du Centre national de Traitement des données (CNT) et les cartes de ces électeurs devraient être envoyées dans les prochaines heures, a rassuré le coordonnateur communal de l’opération à Parakou, Abdoulaye Baloukya.

Dans les centres qui fonctionnent normalement, certains inscrits n’ont pas retrouvé leurs cartes. C’est le cas de dame Diane Kouiho dont le nom figure bel et bien dans le registre du centre de l’EPP OCBN au quartier Alaga mais qui s’en est prise aux agents du poste parce qu’elle n’a pas eu sa carte. Beaucoup de personnes ont signalé des erreurs sur leurs cartes par rapport au patronyme, prénoms, date et lieu de naissance.

Point partiel de l’opération

Dans les centres parcourus hier, l’affluence notée le week-end dernier au démarrage de l’opération, a complètement diminué alors que les cartes sont encore entassées sur les tables des agents qui se morfondent pratiquement aux postes à certains endroits. Les crieurs publics sont mis à contribution et circulent dans la ville pour sensibiliser les potentiels électeurs qui sortent à compte-gouttes. En attendant le point à l’issue de la rencontre convoquée mercredi soir par le coordonnateur communal avec les démembrements, plus de 600 cartes avaient été déjà remises à leurs titulaires sur 1716 reçues au centre de vote CS Hibiscus à Kpébié, à en croire l’agent Frank Worou. A notre passage à l’EPP OCBN Groupe A du quartier Alaga, 696 cartes avaient été déjà retirées sur 2029 cartes ; au centre du Groupe B, plus de 300 cartes sont partagées sur 852 au total. Au moins 400 personnes sur 1682 ont déjà reçu leurs cartes à l’EPP Dépôt. Au centre de l’EPP Abdoulaye Issa au quartier Gah, 196 cartes sont remises sur 391 confiées à l’agent Moctar Kora Séro, après cinq jours.
Comme à Parakou, la distribution des cartes suit son cours à Pèrèrè. L’opération a démarré depuis le 9 février dernier et quatre électeurs sur cinq ont déjà reçu leurs cartes, soit environ 28 000 cartes distribuées sur 33 109 au total. De source proche de la CCA/Pèrèrè, pratiquement tout le monde a déjà reçu sa carte dans l’arrondissement de Kpébié, soit plus de 98%. Les arrondissements qui sont à la traîne comme Panè dépassent néanmoins les 75% de distribution. Ce taux relativement faible serait dû principalement au déplacement des éleveurs peulhs - nomades - qui ont quitté les villages où ils se sont inscrits. Le même problème est noté à Derassi, Péonga, Bouca dans la commune de Kalalé où les électeurs reçoivent leurs cartes depuis vendredi dernier. Aussi, des cartes de certaines localités se retrouvent-elles dans d’autres localités situées à plusieurs kilomètres?

Actualités 18 févr. 2016


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