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Nouvelles

Commune d’Abomey-Calavi : Georges Bada cède son fauteuil à Angelo Ahouandjinou
Angelo Ahouandjinou est désormais le nouveau patron du conseil communal d’Abomey-Calavi. L’homme a été élu dans la matinée de ce samedi 6 juin. Le successeur de Georges Bada à la tête de la ville dortoir, est issu du parti Union progressiste (Up). Le nouveau maire d’Abomey-Calavi va diriger la commune avec deux adjoints. Le premier a nom Thérèse François Kora et le second, Christelle Dan. Les neuf chefs d’arrondissement de la commune ont été également désignés. Pour rappel, le nouveau conseil communal d’Abomey-Calavi, à l’instar des autres exécutifs communaux du Bénin, est élu pour un mandat de six ans. Actualités 06 juin 2020


Toviklin: Rigobert Tozo reconduit au poste de maire
Toviklin vient de reconduire Rigobert Tozo à la tête de son nouveau conseil. Maire sortant de la troisième mandature, Monsieur Tozo qui a vu le jour en janvier 1975 est un opérateur économique dont la candidature avait été rejetée lors de l'installation du nouveau conseil. Il a conduit aux dernières communales la liste du parti Union progressiste dans l'arrondissement de Tannou-Gola. L'effectif du conseil communal  porté à 19 dès cette quatrième mandature de la décentralisation  à Toviklin a pour premier adjoint au maire Théophile Sotodji et Kokouvi Bonjour comme deuxième adjoint au maire. Les sept chefs d'arrondissement sont également connus depuis la session élective qui vient de s'achever. Actualités 06 juin 2020


Grand-Popo: Voici le nouveau maire: Jocelyn Ahyi
Expert en gestion des Affaires, Jocelyn Henrico Marthial Ayicoué, né en octobre 1968, est désormais le nouveau maire de Grand-Popo. C'est sur ce cinquantenaire de taille moyenne que le choix du parti Union progressiste, majoritaire au conseil de 25 membres, est porté à l’hôtel de ville, aux environs de 10heures, ce samedi 6 juin 2020. Il prend le relais de la gestion de la ville balnéaire du Mono, des mains de Hlondji Anani, maire sortant absent aux dernières communales. Et c'est dans la liesse que les autres conseillers et population ont accueilli le nouvel édile, père de trois filles, précédemment au poste de directeur général adjoint de la Cbt (Compagnie béninoise des textiles) installée à Lokossa, chef-lieu du Mono. L'équipe appelée à diriger, pendant les six prochaines années, Grand-Popo se présente comme suit : Maire: Jocelyn  Henrico Ayicoué Martial AHYI Premier adjoint au maire : Dodji Kocou Réginal KOUMAGBEAFIDE Deuxième adjoint au maire : Didier KOUNAKE CA/ ADJAHA : Yao  Barnabé AVOCE CA/ AGOUÉ : Rosine Chantal ROMAO CA / AVLO: Carlos Yao AYIKPE CA /DJANGLANMEY : Kocou Richard KPATHCA CA/ GBEHOUÉ : Coffi Bruno EBOUE CA/ SAZOUE: Comlanvi Amavi Félicité SAVI CA/ Grand Popo: Raymond Kouassi HOUNKPATIN Actualités 06 juin 2020


Après leurs élections: Les maires d’Avrankou et des Aguégués prennent fonction
Le nouveau maire d’Avrankou, Gabriel Sèna Ganhoutodé et son collègue des Aguégués, Marc Gandonou entrent officiellement en fonction. Ils ont chacun pris service ce vendredi à la faveur d’une cérémonie fort simple présidée par des représentants du préfet de l’Ouémé, Jaochim Apithy. Le maire des Aguégués a pris le témoin des mains de son prédécesseur, Pierre Tovidé avec de nobles ambitions pour la cité lacustre. Gabriel Sèna Ganhoutodé a été investi par le secrétaire général de la préfecture de Porto-Novo, Jean-Baptiste Akpamagbo. Il succède ainsi à feu Eugène Lonégnon décédé en pleine course électorale. Gabriel Sèna Ganhoutodé était d’ailleurs le premier adjoint au maire de ce dernier jusqu’à sa mort en avril dernier. Bien imbu donc des maux qui minent sa commune, le nouveau maire d’Avankou dit placer son mandat sous le signe de la continuité du développement d’Avrankou. A cet effet, il inscrit au rang de ses priorités le règlement des litiges frontaliers entre Avrankou et ses autres communes sœurs. Pour l’élu de l’Union progressiste, l’heure du décollage de la cité des Djaka a sonné. Et il entend conduire la barque main dans la main et sans parti pris avec l’ensemble des autres membres de son conseil communal qui l’ont porté à la tête de l’hôtel de ville le jeudi 28 mai dernier. Gabriel Ganhoutodé sera aidé dans sa mission par Mathieu Hounkanrin et Alidou Akinotcho élus respectivement aux postes de premier et de deuxième adjoint au maire également investis dans leurs fonctions ce vendredi. Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé/Plateau Actualités 06 juin 2020


Epreuves à option au Cep 2020 : Dessin, Course de vitesse et Lancer de balle tirés au sort 
Les candidats à l’examen du Certificat d’études primaires (Cep) session de juillet 2020 seront évalués en Dessin pour le compte de l’épreuve d’éducation artistique (Ea) et en Course de vitesse/Lancer de balle pour celle d’éducation physique et sportive (Eps). Ces épreuves à option ont été tirées au sort ce vendredi 5 juin, à la direction départementale des Enseignements maternel et primaire de l’Ouémé à Porto-Novo. La cérémonie a été présidée par le ministre des Enseignements maternel et primaire (Memp), Salimane Karimou en présence des représentants des acteurs clés du système éducatif dont des écoliers du Cours moyen 2e année (Cm2), des enseignants et des parents d’élèves. L’épreuve de Dessin a été tirée au hasard par l’écolière Denise Anne Sara do Régo en classe du Cm2 du complexe scolaire Charles de Gaulle de Porto-Novo. Le couple d’épreuves Course de vitesse et Lancer de balle a été choisi par Arthur Good-Luke Ahlonsou du complexe scolaire Ouinlinda Groupe B. Les écoliers du Cm2 présents ont exulté de joie après chaque tirage, montrant ainsi qu’ils sont contents et prêts à affronter ces épreuves à option dans un mois. Satisfait aussi des choix, le ministre Salimane Karimou a noté que ces épreuves à option paraissent plus faciles que celles de l’année dernière où les candidats ont composé dans la Couture au titre de l’épreuve d’éducation artistique et Endurance/ Grimper pour le couple d’épreuves d’éducation physique et sportive. Toutefois, le ministre a invité les candidats à ne pas dormir sur leurs lauriers. Il faut qu’ils mettent le reste du temps à profit pour s’améliorer et s’appliquer afin d’obtenir de bonnes notes dans ces différentes disciplines. Pour ce faire, Salimane Karimou a invité surtout les directeurs d’école, les enseignants titulaires des classes de Cm2 et les parents des candidats à tenir grand compte des résultats de ce tirage au sort pour opérer les ajustements nécessaires susceptibles d’assurer au Cep 2020 un taux de réussite qui comble les attentes de tout le peuple béninois. Le ministre des Enseignements maternel et primaire n’a pas manqué de témoigner sa profonde gratitude au gouvernement et en premier, au président de République, Patrice Talon. Ceci, dit-il, pour le leadership éclairé du chef de l’Etat dans la gestion de la crise sanitaire liée au Covid-19 mais aussi pour son admirable attention au secteur de l’éducation ainsi que les nombreux investissements faits en faveur de l’école béninoise et qui attestent bien aujourd’hui de la tenue de l’examen du Cep 2020 après un premier report. Car, le tirage au sort opéré ce vendredi marque une étape décisive dans les préparatifs de l’examen du Cep 2020, se réjouit le ministre Salimane Karimou.   Actualités 05 juin 2020


Pierre Cocou Awadji, maire sortant de Lokossa: « La réforme du système partisan a corrigé beaucoup de choses »
Elu maire de Lokossa en 2003, après avoir été premier adjoint au maire puis directeur de cabinet de son prédécesseur, Pierre Cocou Awadji totalise 17 années de pratique de décentralisation. Mais tout n’aura pas été rose, puisqu’il a été confronté, durant plus de 18 mois de son mandat de maire, au basculement brusque de la majorité au conseil. Un coup dur qui justifierait selon certains citoyens l’absence du maire sortant aux dernières communales. Enseignant de carrière, membre fondateur du parti Union progressiste, Pierre Cocou Awadji revient dans cette interview sur sa non participation aux communales, son bilan puis évoque la sécurité envisagée pour les nouveaux maires à travers la réforme du système partisan. La Nation : Monsieur le maire, vous vous apprêtez à passer la main à votre successeur et à quitter également le conseil communal de Lokossa. Qu’est-ce qui justifie votre absence aux dernières élections communales ? Pierre Cocou Awadji : C’est vrai, le maire de Lokossa n’a plus été candidat. Vous savez, Lokossa compte cinq arrondissements dont le plus peuplé est celui de Lokossa-centre. Au regard de ce facteur, la population veut que le dirigeant provienne de cet arrondissement. J’ai été élu dans l’arrondissement d’Agamé avant de devenir maire. Ce que j’ai enduré, c’est trop. De par cette expérience, j’ai voulu être conseiller de l’arrondissement central parce que je suis natif d’ici. Mais cela n’a pas été accepté et on me demande de retourner encore à Agamé. Je ne voudrais plus vivre les mêmes difficultés et c’est par rapport à cela que j’ai décidé de me retirer des communales du 17 mai dernier. Cela ne veut pas dire que Pierre Cocou Awadji a abandonné la politique. J’ai marqué une pause pour observer. Je demeure militant de l’Union progressiste, mon parti politique. Et on va travailler ensemble pour faire sortir le meilleur maire qui va continuer mes œuvres. Il y a cinq ans, vous avez été élu à la tête de Lokossa avec douze voix. Mais on a constaté que cette majorité qui vous a permis de prendre le fauteuil de maire a volé en éclats le 17 juin 2018 sous fond d’une fronde qui a failli vous emporter. Quelles étaient les origines de cette fronde ? C’est la politique. Chacun de nous, conseillers, veut l’exercice du pouvoir. Mais le choix est porté sur moi. En évoluant, certains se sont dit que c’est possible de me bousculer pour récupérer le pouvoir. Ils ont tenté, ça n’a pas marché et ils ont relâché. Revenus à de meilleurs sentiments, ils m’ont laissé poursuivre mon mandat. Ce qui a permis que j’arrive jusqu’au terme des cinq ans déterminés par la loi. La crise étant politique comme vous le dites, sa solution aussi a dû être politique. Des libéralités vous auraient permis de rétablir la majorité à votre profit. A combien peut-on évaluer le budget mobilisé pour vous réconcilier avec les dissidents ? De l’argent, monsieur le journaliste, ce n’est pas vrai. Moi, je me suis dit, si les collègues sont revenus, c’est parce qu’ils ont compris que ce n’est pas certain qu’ils parviennent à faire partir le maire de son fauteuil. De l’autre côté, en évoluant, ils ont constaté que le développement de la commune est en train de de prendre un coup, les budgets étant bloqués. Au cœur de cette crise, les frondeurs vous soupçonnaient d’avoir commis des malversations financières. Entre autres, ils parlaient de surfacturation dans l’achat de deux véhicules et d’un bulldozer D7 d’occasion à la place du neuf pour le compte de la mairie. Qu’en est-il réellement ? Qui veut tuer son chien l’accuse de rage. Par rapport à l’achat de matériels roulants, il n’y a pas eu de malversations. Je prends les deux véhicules achetés à savoir la RAV 4 et la Highlander. Ces deux véhicules sont acquis sur fonds propres et la loi autorise à faire ces dépenses sur fonds propres sans consulter qui que ce soit, ni le ministère en charge de la Décentralisation, ni le ministère des Finances et de l’Economie. Ce qui n’est pas le cas pour les fonds Fadec affectés comme non affectés où il faut l’accord des deux institutions. Par rapport aux deux véhicules : l’un de fonction et l’autre de pool, puisque c’est sur fonds propres, nulle part dans le budget voté, il n’a été question de véhicules neufs. Mais par rapport au bulldozer, le principe du neuf était retenu. La prévision dans le temps pour le bull Caterpillar D7 était 37 millions francs Cfa. Pour une première fois, le dossier d’appel d’offres a été infructueux. Pareil pour la deuxième fois. Les fournisseurs se sont rapprochés de nous pour connaître la marque de bull envisagée, puisque la loi interdit de la publier dans le Dao. Et c’est alors qu’ils ont estimé qu’il est impossible de trouver de bulldozer neuf de marque Caterpilar avec le montant prévu. La prévision étant insuffisante, il est question de s’appuyer sur des fonds Fadec. Là, le ministère de la Décentralisation a été saisi. A la suite de cette précaution, nous avons utilisé les fonds Fadec pour compléter et acheter le bulldozer. Mais ce fut après avoir saisi, par écrit, le ministère des Finances et de l’Economie aux fins d’autoriser l’achat d’un bull vieux de plus de sept ans d’usage. Puis le Dao a été relancé par rapport à la nouvelle provision financière. Des offres s’en sont suivies et le mieux disant a obtenu le marché. Mais dire qu’il y a eu de surfacturation par rapport à cela, je ne sais pas. Si on avait fait ce dépouillement d’une manière frauduleuse, je ne serai plus ici aujourd’hui. Parce que l’Inspection générale des finances (Igf) est même venue par rapport à ce dossier. Nous sommes suivis de près. En dehors de ces actions, qu’avez-vous fait à la tête de Lokossa durant la troisième mandature de la décentralisation ? Quand on vous met à la tête d’une commune, il est question de mobiliser des ressources qui, si elles sont bien gérées, vous permettent de mener des activités de développement. J’ai hérité d’un budget de moins d’un milliard de francs Cfa, en 2003, mais aujourd’hui je suis à plus de deux milliards. Ça voudra dire qu’on a progressé. Quand il y a évolution au niveau du budget, ça veut dire que vous avez les moyens pour faire face aux urgences des communautés. Je ne dirai pas que j’ai tout fait mais j’ai fait de mon mieux parce que tant qu’il reste à faire, c’est dire que rien n’est fait. Comment êtes-vous parvenu à doubler le budget ? Le budget est constitué, entre autres, des recettes propres et fiscales. Pour les recettes propres, par exemple, j’ai augmenté les postes de perception des taxes sur l’exploitation et le transport du sable et de gravier. En plus des postes d’Agamé et de Toguèmé, opérationnels par le passé, j’en ai créé dans l’arrondissement de Koudo, et deux autres au niveau de Ouèdèmé pour éviter des fuites. J’ai également révisé à la baisse le coût de location des boutiques de la mairie. Et grâce à cette action, toutes les boutiques sont occupées. La centaine de nouvelles boutiques en construction s’inscrit dans la même logique. Pour les recettes fiscales, nous avons bénéficié de l’accompagnement du Groupement intercommunal du Mono et d’autres partenaires. Lequel accompagnement a permis de limiter les fuites fiscales et ce faisant, les recettes venant des impôts ont augmenté. Concernant les infrastructures marchandes également. Aussi, l’Etat a-t-il revu à la hausse les fonds affectés au développement de la commune. Malgré cette bonne santé financière, les artifices qui agrémentaient la ville pour les fêtes de fin d’année tels que le badigeonnage des artères principales de Lokossa ainsi que les guirlandes ne sont plus en vogue. Quel message doit-on comprendre à travers cette option ? Moi j’ai toujours voulu aller à l’essentiel. Attendre toute une année et c’est à la fin, à l’approche des fêtes, on place des guirlandes, pour moi ce n’est pas l’essentiel. Au lieu de penser aux guirlandes, j’ai plutôt jugé utile d’améliorer l’éclairage public. Et pour cela, nous achetons des lampadaires à énergie solaire. Là où ils sont en panne, on remplace. Il est vrai que tout n’est pas remplacé. De même dans le social où il est question d’assister ici et là, on a retenu d’impacter les femmes constituées en des groupements pour nous aider à rendre la ville propre. L’essentiel pour moi, c’est surtout la construction des salles de classe, des centres de santé et j’en passe. La priorité est accordée à ces domaines-là. A Lokossa, il y a plusieurs chantiers qui sont ouverts surtout dans le cadre du projet Asphaltage. Comment la commune a-t-elle pu avoir une trentaine de kilomètres de voies à asphalter ? Par rapport aux communes choisies pour bénéficier de l’asphaltage, Lokossa est celle qui bénéficie de moins de linéaire, 32 km de route. Mais c’est déjà un exploit. J’étais en voyage au Canada quand le gouvernement a, par courrier, demandé aux maires de choisir les voies à aménager. Ce que mes services avaient envoyé tournait autour de 4 km et c’est à mon retour que j’ai repris le dossier pour porter nos besoins à 32 km. Et cela a été intégralement retenu. Qu’est-ce que vous retenez comme action essentielle menée pendant votre mandat ? J’ai donné priorité à l’éducation. Dans la commune de Lokossa, aujourd’hui, c’est seulement l’Ecole primaire publique Ablodé, dans l’arrondissement de Koudo, qui manque de module de classes. Par rapport aux centres de santé, j’ai cherché à rapprocher les centres des populations. Par le passé, celui qui habite à Tozounmé, par exemple, parcourait des dizaines de kilomètres de distance pour venir se faire soigner jusqu’à Koudo. Pour pallier cela, des centres de santé ont été construits, par endroits, pour rapprocher les agents de santé des patients. Et j’en suis fier. Quel est votre plus grand regret en quittant la tête du conseil ? Mon regret, c’est la fronde des dissidents qui a bloqué le conseil communal pendant plus d’un an et demi. S’il n’y avait pas ça, Lokossa ne serait plus au niveau actuel de développement. De par votre expérience dans la pratique de la décentralisation, quels sont les goulots d’étranglement que le gouvernement doit lever ? L’Etat actuel a fait un effort en augmentant les fonds Fadec, mais ce que moi je déplore c’est que les fonds n’arrivent pas à temps. Le retard dans la mise en place des fonds fait qu’on n’arrive pas à les consommer pour l’année pour laquelle ils sont dédiés. Si l’Etat peut faire un effort pour les envoyer dans l’année dans laquelle le travail serait fait, le tout serait consommé. La quatrième mandature de l’ère de la décentralisation s’installe dans un contexte de réforme du système partisan. Pensez-vous que ce contexte offre plus de sécurité aux nouveaux maires pour leur gestion ? En termes de sécurité pour les nouveaux maires, la réforme du système partisan a corrigé beaucoup de choses. Par le passé, il suffit que les conseillers soient au nombre de deux tiers du conseil pour que le maire puisse être destitué. Dans le contexte actuel, même si des conseillers sont contre le maire et soupçonnent des malversations dans sa gestion, il va falloir assigner le maire devant un tribunal. Et c’est la juridiction qui apprécie les faits et décide de la sanction. De même, si un conseiller, élu maire ou pas, est passible des pratiques contraires aux directives de son parti, celui-ci peut le relever de son poste de conseiller communal et, par ricochet, du fauteuil de maire. Puisqu’il faut être conseiller avant d’accéder au poste de maire. Ça, c’est très bon. Ce que nous avons connu au cours du mandat qui s’achève, relève de la pagaille. Je vois que l’ordre revient de sorte à permettre aux nouveaux conseils et aux maires de se concentrer sur les préoccupations de développement. Propos recueillis par Désiré C. VIGAN Actualités 05 juin 2020


Recours contre le dispositif policier chez Boni Yayi en juin 2019: La Cour constitutionnelle déboute Pierre Osho
Lors de son audience plénière hier jeudi 4 juin, la Haute juridiction s’est penchée sur le recours de l’ancien ministre Pierre Osho qui dénonce un cas de violation des droits de l’homme par les forces de l’ordre sur la personne de l’ancien président de la République Thomas Boni Yayi. Après avoir délibéré, la Cour dit que les forces de l’ordre n’ont pas violé la Constitution. Le dispositif policier chez Boni Yayi entre juin et juillet de l’année dernière ne constitue pas une violation de la Constitution… C’est le verdict de la Cour constitutionnelle sur le recours de Pierre Osho, portant violation des droits de l’homme par les forces de l’ordre sur la personne de l’ancien président de la République Thomas Boni Yayi. C’est Maître Janvier Rigobert Dossou-Gbete, huissier de justice, qui a transmis ledit recours, le 11 juin 2019. Dans ce recours, le requérant expose que le 2 mai 2019, un dispositif policier permanent a été établi autour du domicile de l’ancien président Thomas Boni Yayi, interdisant à toute personne, l’accès à son domicile alors que l’intéressé n’est l’objet d’aucune poursuite ni d’aucune condamnation. D’une part, interprétant cette mesure comme une privation du droit de visite et de la liberté d’aller et de venir de l’ancien président Thomas Boni Yayi, et d’autre part, se fondant sur les dispositions des articles 117 alinéa 3, 120 et 121 alinéa 2 de la Constitution, le requérant demande à la Cour de mettre fin à la violation du droit à la liberté de l’intéressé. Dans son rapport, le conseiller-rapporteur, le Professeur Joseph Djogbènou fait savoir : « … L’Etat reconnaît et garantit, dans les conditions fixées par la loi, la liberté d’aller et venir, la liberté d’association, de réunion, de cortège et de manifestation ; au sens de cette disposition la liberté fondamentale d’aller et venir garantie par la Constitution n’est ni générale ni absolue ; toutefois, les restrictions auxquelles, dans une société démocratique, la loi soumet cette liberté ne sont, dans leur application, valides que lorsqu’elles sont nécessaires et proportionnelles pour prévenir ou lever les menaces sur l’ordre public, la sécurité ou la défense nationale et à la protection des droits et libertés individuels ; en l’espèce où les circonstances et les conséquences des élections législatives du 28 avril 2019 ont occasionné des menaces à la sécurité et à la défense nationales, à l’ordre public et à la protection des droits et libertés individuels, les restrictions à la liberté d’aller et venir auxquelles certaines personnes dont monsieur Thomas Boni Yayi ont été soumises qui étaient nécessaires et proportionnelles à la gravité de telles menaces ne sont pas contraires à la Constitution ». C’est la substance du rapport de Joseph Djogbénou et c’est dans ce sens qu’iront les sages dans leur délibération à travers la décision Dcc 20-497 du 4 juin 2020. Actualités 05 juin 2020


Lancement de proximité de la campagne agricole: « Dans deux ans, le Bénin sera exportateur de mangues », selon Gaston Dossouhoui
Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture de l’Elevage et de la Pêche a procédé, hier jeudi 4 juin, au lancement de proximité de la campagne agricole 2020-2021 au pôle de développement agricole (Atda 5) Zou-Couffo située à Saclo, commune de Bohicon par la mise en terre des plants de manguiers. Le thème choisi pour cette campagne est « Accès des produits agricoles au marché : Défis et stratégies ». Le lancement de proximité de la campagne agricole est l’une des innovations du gouvernement dont l’objectif est de booster la production agricole nationale. Par ce geste, le top vient ainsi d’être donné par le ministre Gaston Dossouhoui pour le compte de la campagne agricole 2020-2021. N’ayant pas pu lancer la campagne régulièrement en raison des exigences du Covid-19, il a choisi la formule des lancements de proximité afin d’aller au contact des producteurs pour leur doper le moral et décliner les opportunités qu’offre le budget de l’Etat exercice 2020. C’est un secret de polichinelle qu’aujourd’hui, le secteur agricole béninois a connu une restructuration institutionnelle et dans ce cadre, des produits ont été ciblés pour réduire les importations alimentaires et pour porter les produits locaux sur le marché international. Cette restructuration a amené à analyser les zones favorables à telle ou telle spéculation. Dans le pôle 5 qui couvre le bassin du Couffo et du Zou, l’accent a été porté sur d’importantes filières, à savoir les plantes pérennes qui regroupent les agrumes et les spéculations vivrières. Aujourd’hui, l’un des défis que s’est fixé le gouvernement Talon est de faire du Bénin un pays exportateur de mangues d’ici deux ans. C’est pourquoi le ministre, comptant sur l’engagement des producteurs et la détermination du gouvernement, promet que « Dans deux ans, le Bénin sera exportateur de mangues ». Après avoir mis un accent sur les facilités offertes aux producteurs par le gouvernement, il les a invités à en profiter et à produire suffisamment en vue d’atteindre les objectifs fixés. Bilan de la campagne 2019-2020 Didier Agonyissa, directeur général de L’atda 5 a saisi la balle au bond pour faire le bilan de la campagne agricole 2019-2020. Ainsi, conformément à sa mission de promotion des filières, l’agence a pris des dispositions au titre de la campagne 2019-2020 notamment la facilitation de l’accès aux intrants, le renforcement de la capacité des acteurs, la mise en place de noyaux reproducteurs de volaille et de petits ruminants, d’équipements, d’alevins clarias et autres. Lesquelles dispositions ont permis d’atteindre des résultats appréciables, dont la réalisation de 940 hectares d’aménagements dans le cadre de la contribution du pôle à l’objectif de production d’un million de tonnes de riz par an à l’horizon 2022, le renforcement des capacités des producteurs (formation et appui en équipements) et l’appui à l’émergence des clusters pour l’amélioration de l’accès au marché des produits agricoles. A noter qu’après le cérémonial de mise en terre des plants, le ministre et sa délégation ont visité la ferme Fondogni de Dominique Gnimadi située sur la route de Covè. Il s’y fait la production de palmier, la transformation d’huile de palme, l’élevage, le maraîchage et autres . Actualités 05 juin 2020


Comités de gestion contre le Covid-19: Les mesures de prévention rappelées dans les mosquées
Fermés durant plus de deux mois, les lieux de culte ont rouvert ce mardi 02 juin 2020, grâce à l’allègement des mesures restrictives liées à la riposte contre le Covid-19. Dans cet entretien, Abdoul Jalili Yessoufou, imam de la mosquée centrale de Cadjèhoun et secrétaire général de l’Union Islamique du Bénin (Uib), se prononce sur cette décision du gouvernement et rappelle les dispositions prises dans les mosquées pour qu’il n’y ait pas de faille dans l’observance des mesures barrières à la propagation du coronavirus. Quel sentiment vous anime face à la décision du gouvernement portant la réouverture des lieux de culte dont les mosquées ? Abdoul Jalili Yessoufou: C’est avec une grande joie que nous accueillons la décision gouvernementale annonçant la réouverture des mosquées. La décision était attendue par toute la communauté musulmane à laquelle les mosquées manquaient. Nous louons Allah qui a exaucé nos prières et qui a permis aux autorités d’avoir la maîtrise de la gestion de la crise à travers une réduction considérable du nombre de cas de coronavirus et la mise en place d’un traitement. Il faut avouer qu’au départ, la maladie du Covid-19 a terrorisé tout le monde. Ce qui a abouti à la fermeture des lieux de culte sur toute l’étendue du territoire national. Nous accueillons très favorablement et avec joie l’allègement des mesures restrictives liées à la riposte contre le Covid-19. Une réouverture autorisée sous conditions ! Monsieur le secrétaire général, la communauté musulmane pourra-t-elle respecter les mesures qui conditionnent la réouverture des lieux de culte ? Ce sont des conditions que nous pouvons faire respecter. Les conditions, entre-temps, sont déjà entrées dans les habitudes de tous les fils et toutes les filles du Bénin. Que feront concrètement les responsables pour faire respecter les mesures barrières à la propagation du Covid-19 dans les mosquées? Les responsables au niveau des départements à savoir les bureaux départementaux de l’Union islamique du Bénin (Uib) ont commencé à recevoir des messages qui ne sont qu’un ensemble de mesures d’application tenant compte des spécificités de la religion musulmane. Il s’agit essentiellement des mesures que doivent respecter toutes les mosquées. Il y a également des mesures qui concernent les fidèles eux-mêmes. En ce qui concerne les mosquées, il est demandé de faire installer des dispositifs de lavage des mains à l’entrée, de procéder à la désinfection régulière des lieux. Nous avons demandé dans les mosquées, où il y a la possibilité, de ranger carrément les tapis de prière pour que le nettoyage se fasse. Cette désinfection est de mise. Nous avons mis un accent particulier là-dessus. Les imams auront à faire respecter surtout à l’intérieur des mosquées la distanciation d’au moins un mètre entre fidèles musulmans. Il est demandé aux responsables de revoir les sermons faits par les imams pour que cela se fasse surtout les vendredis dans une marge de temps raisonnable parce qu’il s’agira de ne pas permettre la propagation de la maladie. Nous avons limité nos prières quotidiennes et canoniques dans un temps donné et les prières du vendredi seront également de courte durée. Nous avons responsabilisé les comités de gestion des mosquées pour veiller au respect des mesures. Quant aux fidèles, nous leur avions demandé de porter chacun un masque et de se laver les mains à l’entrée comme à la sortie de la mosquée. Nous avons demandé à chaque fidèle musulman de venir à la mosquée avec son propre tapis. Ces mesures sont déjà notifiées à tous les démembrements de l’Union islamique du Bénin (Uib). L’Uib a procédé à la finalisation des mesures ce samedi (30 mai 2020, ndlr). La désinfection des mosquées commence le dimanche 31 mai 2020 et sera faite sur toute l’étendue du territoire national avant la tenue du premier culte le mardi 02 juin 2020. Quelles dispositions avez-vous prises en cas de non-respect de ces mesures? Puisque l’allègement des mesures restrictives liées à la riposte contre le Covid-19 est une décision gouvernementale que l’Union islamique du Bénin (Uib) met en application, chaque comité de gestion des mosquées a le pouvoir d’engager la responsabilité des imams en cas de défaillance en ce qui concerne le respect des mesures barrières. L’Uib a pris toutes les dispositions pour qu’il n’y ait pas de failles dans l’observance des mesures dans les mosquées. C’est le moment d’ailleurs de remercier les imams et les fidèles musulmans qui ont respecté les mesures concernant la fermeture des lieux de culte. Nous les invitons à avoir le même comportement à la réouverture pour qu’il n’y ait pas de désobéissance par rapport à toutes les mesures. Il faut avouer que le problème de moyens se pose dans certaines mosquées. Nous réitérons notre demande de soutien à l’endroit de toutes les personnes de bonne volonté au sein de la communauté et au gouvernement pour soutenir les mosquées dans le cadre de la lutte contre la propagation du Covid-19. Par Marc MENSAH (Stag.) Actualités 05 juin 2020


Reprise du transport en commun à Parakou: Les conducteurs de taxis contraints de revoir leurs tarifs
La reprise des activités des compagnies de transport en commun depuis mardi 2 juin dernier, a créé des soucis aux conducteurs de taxis du parc Cncb d’Albarika, à Parakou. Pour faire face à la concurrence, ils ont dû rapidement revoir leur grille tarifaire à la baisse. Les conducteurs de taxis de la gare routière centrale de Parakou ne savent plus, depuis mardi 2 juin dernier, à quel saint se vouer. C’est après avoir imposé leurs conditions aux passagers, alors qu’ils étaient les seuls à assurer le trafic au temps fort du cordon sanitaire instauré par le gouvernement. Pour ne pas subir une baisse de leurs chiffres d’affaires, face à la reprise des activités des compagnies de transport en commun, ils se sont retrouvés dans l’obligation de revoir leur grille tarifaire à la baisse. En effet, par rapport aux coûts appliqués à bord des bus, les conducteurs de taxis à Parakou craignent d’être désœuvrés ou de garer leurs véhicules. Ce qui a fait réfléchir les responsables de leurs syndicats qui se sont vite retrouvés. L’occasion a permis de convenir de ce qu’il y a lieu de faire, afin qu’ils ne perdent pas leur clientèle. Au cours de la séance, un réajustement a été effectué au niveau de leur grille tarifaire. Ainsi, pour un voyage Parakou-Cotonou par exemple, le passager aura désormais à débourser 12 000 F Cfa au lieu de 15 000 précédemment, s’il emprunte un véhicule de 5 places. Pour un 9 places, il n’aura plus à payer 12 000, mais 10 000. Auparavant, avec les 5 places, Parakou-Malanville était à 10 000. Mais il est passé à 8 000. S’agissant des 9 places, il faut débourser 6 000 au lieu de 8 000. En clair, les taxis ont revu leurs tarifs à la baisse. C’est à la grande satisfaction des passagers qui réalisent qu’au moment où le gouvernement avait instauré le cordon sanitaire autour de certaines localités, que les conducteurs de taxi avaient la possibilité de les faire voyager à moindre coût. « Nous avons tenu compte de tout. Face à la situation, il faut que les chauffeurs aient aussi ce qu’il leur faut pour au moins survivre », a indiqué Issa Gounou Chabi, secrétaire administratif de l’Union nationale des conducteurs du Bénin (Unacob) du Borgou. « C’est un peu difficile. Il y a certains passagers qui comprennent, mais d’autres non. Il nous faut des tarifs nous permettant d’avoir de quoi couvrir les dépenses engagées sur nos véhicules au cours du voyage », soutient le conducteur Bio Issifou. « Sinon, nous risquons de rouler à perte », poursuit-il. La nouvelle tarification est déjà entrée en vigueur. Mais est-ce qu’elle les arrange? Comme charges, les conducteurs de taxi doivent, à chaque voyage, payer des commissions et prendre le ticket de l’Unacob, s’approvisionner en carburant et régler les frais de péage. Il leur faut au moins 30 000 F Cfa. A raison de 12 000 F pour chacun des 3 passagers à bord d’un véhicule cinq places en partance de Parakou pour Cotonou, il y a bien lieu de se demander s’ils vont rentrer dans leurs fonds. Qu’il s’agisse des bus ou des taxis, les tarifs ont presque doublé. Obligés qu’ils sont de compenser le manque à gagner dû à la limitation du nombre de places à leur bord, ce sont les passagers qui en paient le prix fort. Société 05 juin 2020


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