La Nation Bénin...
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La FIFA a publié, jeudi 7 janvier, son nouveau classement, son tout premier au titre de l’année. Comme la Belgique qui a terminé 2015 sur une bonne note et a commencé la nouvelle année en se maintenant au sommet de la hiérarchie, le Bénin aussi est resté égal à lui-même dans le classement.
En tête du premier classement établi par la FIFA en ce début d’année, c’est la Belgique qui arrive en tête. Elle est suivie de l’Argentine et l’Espagne qui occupent respectivement les deuxième et troisième rangs. Autre remarque, c’est que la situation au sein du Top 50 n’a pas changé dans cette présente édition du classement FIFA/Coca-Cola. Toutefois, des progressions, petites mais significatives, ont été enregistrées par la Zambie (67ème, plus 6), le Rwanda (91e, plus 10), la Thaïlande (121e, plus 12), la Tanzanie (126e, plus 6) et le Sri Lanka (188e, plus 6). Ils ont tous gagné plus de cinq places par rapport au précédent classement.
La présente édition a pris en compte un total de 15 matches joués en décembre dernier et un match disputé en 2016. Elle n’a pas vu le Bénin évolué, ni régressé. Le Bénin a conservé la 78e place qu’il occupait déjà, après avoir enregistré un bond de 25 points, lors du classement effectué le 3 décembre dernier. Il suit immédiatement le Maroc et le Gabon, respectivement 76e et 77è. Des pays comme, le Burkina Faso dont les Etalons ont barré la route aux Ecureuils du Bénin, lors des éliminatoires pour le 3e tour de la Coupe du Monde, Russie 2018, au niveau de la zone Afrique et le Togo, arrivent loin derrière. Ils sont respectivement 89e et 93e. C’est un acquis que le Comité de normalisation (Conor) dirigé par Rafiou Paraïso, doit travailler à améliorer. Outre le championnat annoncé pour bientôt, vivement donc la journée de réflexion sur le football béninois qu’il a prévue organiser, après la série de concertations engagée depuis lundi 28 décembre dernier avec les différents acteurs¦
Sports 08 janv. 2016

Le président de l’Alliance pour un Bénin triomphant (ABT), Abdoulaye Bio Tchané a officiellement déclaré, jeudi 7 janvier, sa candidature pour l’élection présidentielle du 28 février prochain. La cérémonie d’investiture s’est déroulée au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo avec la bénédiction de plusieurs milliers de militants et sympathisants de son alliance politique.
« Oui je serai candidat à l’élection présidentielle de 2016 pour porter les espérances de tous mes frères et sœurs du Nord, du Sud, de l’Est, du Centre ou de l’Ouest de notre commune patrie. Et je m’engage, comme j’ai eu à le faire auparavant dans ce pays, à servir le Bénin dans la droite ligne des valeurs si précieuses à mon cœur : l’amour du travail, l’humilité, l’intégrité et la justice». C’est en ces termes et sous des applaudissements nourris de ses militants et sympathisants de l’Alliance pour un Bénin triomphant (ABT) que Abdoulaye Bio Tchané a déclaré officiellement sa candidature à la présidentielle du 28 février prochain. L’homme qui est à sa deuxième tentative après celle de 2011, compte sortir victorieux de cette course. Il croit dur à cette victoire prochaine comme fer avec le soutien du peuple béninois et de ses lieutenants dont les honorables Wallis Zoumarou et Ahmed Affo Obo alias Siwi, les anciens députés Assan Séibou, Razack Amouda et Orou Sé Guéné tous présents.
A l’occasion, Abdoulaye Bio Tchané a dévoilé les grandes lignes de son projet de société. Lequel projet, selon lui, priorise plusieurs actions pour booster véritablement le développement du Bénin. Dans ce cadre, il compte mettre en place un système de gouvernance qui donne l’exemple à partir du haut et qui met définitivement fin à l’impunité. Il s’engage, s’il est élu président de la République, à mener une lutte implacable contre l’utilisation abusive des moyens de l’Etat et des ressources publiques surtout en période électorale, à assurer l’égalité des chances dans la fonction publique, rétablir la confiance entre l’Etat et les citoyens d’une part, et le secteur privé d’autre part pour relancer l’économie.
Les promesses du candidat
Le candidat des TabatiTaba promet par ailleurs de rembourser les spoliés d’ICC services, d’investir 50 milliards FCFA chaque année pour créer 500 mille emplois sur 5 ans afin de réduire le taux de chômage des jeunes et de lutter contre la corruption et en rendant plus transparentes les procédures de passation des marchés publics. Aussi, Abdoulaye Bio Tchané met-il l’accent dans son projet de société sur l’éducation, l’agriculture, l’autonomisation des femmes, le renforcement des services publics de base tels que dans les secteurs eau potable et électricité. «Ensemble nous ferons toutes les réformes nécessaires afin que chaque Béninois puisse dire fièrement «je vis mieux aujourd’hui, ma famille est en sécurité et je sens que demain sera meilleur» ; et que chaque Béninois de la diaspora puisse se targuer de dire «j’ai hâte de rentrer dans mon pays où une multitude d’opportunités m’attend.», rêve l’ancien ministre des Finances du président Mathieu Kérékou.
Avant le discours du président Abdoulaye Bio Tchané, plusieurs personnalités de la coalition politique ABT se sont succédé au pupitre pour dire tout le bien qu’ils pensent de la candidature de l’ancien président de la Banque ouest- africaine de développement (BOAD).
L’ancien ministre Albert Agossou, représentant le probable candidat à la présidentielle de 2016, Pascal Irénée Koupaki a salué la clairvoyance dont a fait preuve le président Abdoulaye Bio Tchané en invitant son concurrent à prendre part à sa déclaration de candidature. Il souhaite que cette bonne entente entre les deux amis se renforce davantage quoi qu’en soit l’issue de la présidentielle du 28 février prochain?

L’Alliance Amana présidée par l’actuel député et ancien ministre Nassirou Bako Arifari ne soutient pas le candidat des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). Jeudi 7 janvier, l’alliance et ses mouvements partenaires ont tenu un conseil national extraordinaire au «Chant d’oiseau» à Cotonou. A l’issue des travaux, c’est Nassirou Bako Arifari qui a été désigné pour défendre les couleurs de ce regroupement.
L’alliance Amana a son propre candidat pour la présidentielle de février prochain. C’est Nassirou Bako Arifari qui a été désigné, lors d’un conseil national extraordinaire pour défendre les couleurs de ce regroupement de partis politiques.
Dans son propos liminaire, le président national de l’alliance Amana note que les assises se tiennent dans un contexte marqué par des attaques et contre-attaques sur le plan politique. Selon lui, l’échéance présidentielle approche mais les grands partis politiques sont indécis. Au sein de l’alliance, c’est la tolérance et l’attachement à l’indépendance, la lutte contre le racisme, et l’ethnocentrisme. Mais que faire en 2016 ? A cette question, Nassirou Bako Arifari a précisé que trois options sont à envisager. Selon lui, soit l’alliance peut présenter un candidat à l’interne, soit elle soutient un externe, ou alors elle s’abstient.
Mais au terme du conclave, c’est la première option qui a emporté l’adhésion des délégués. Ainsi, dans la déclaration finale sanctionnant les travaux lue par Dufer Dossou, coordonnateur national de l’alliance, c’est Nassirou Bako Arifari qui a été désigné pour briguer la magistrature suprême pour le compte de cette alliance et des mouvements partenaires. Justifiant ce choix, le coordonnateur national a prétendu que le candidat a «un bon parcours politique et professionnel» et jouit «d’une expérience sur le plan international qui font de lui un homme d’Etat accompli» pour relever les défis du pays pour son développement.
Par ailleurs, l’alliance dit assumer sa part de responsabilité dans le bilan du deuxième quinquennat de Boni Yayi pour ses quatre années de collaboration à son gouvernement comme à l’Assemblée nationale. Après avoir salué le chef de l’Etat pour les mesures sociales et les réalisations en faveur des populations, le conseil n’a pas manqué de reconnaître que des défis restent à relever sur le plan social-économique, de la gouvernance politique et administrative?

Garant de la tradition et en partie de l’ordre public, des têtes couronnées de la région Mahi ont demandé à en savoir davantage sur les origines du Premier ministre Lionel Zinsou au sujet de qui, les commentaires vont bon train, depuis peu. Mercredi 6 janvier à Cotonou, ils ont été entretenus à ce sujet par le Dr René Albert Derlin Zinsou.
« Nous ne sommes pas venus apporter un soutien à un quelconque candidat, encore moins engagés dans une action à visée politique. Nous sommes dans une démarche de compréhension pour être mieux fixés». Cette démarcation, nombre des rois et têtes couronnées de la région Mahi qui ont effectué le déplacement de Cotonou mercredi 6 janvier ont tenu à la faire pour, ont-ils soutenu, lever tout équivoque quant aux mobiles de leur présence. Sa Majesté Agonlinhossou Kandji Yeto, roi d’Agonlin et ses pairs disent donc être venus essentiellement pour en savoir un peu plus sur les origines d’une personnalité qui occupe une haute fonction, au sujet de qui certains commentaires enflent et qui plus, est annoncé dans la course à la présidentielle de février prochain. Pour les entretenir, le Dr René Albert Derlin Zinsou, géniteur de l’intéressé. Dans un message apaisé en langue locale fongbé, il s’est appliqué à expliquer à ses hôtes, l’histoire de son fils qui, reconnaît-il, a longuement vécu en France et s’y est établi. Ce qui, s’offusque-t-il, ne fait pas moins de lui un Béninois, lui-même son père étant Béninois d’origine.
« Nul n’a le droit de s’opposer à un Béninois », a déclaré le père du Premier ministre qui a annoncé aux têtes couronnées, comment, à l’âge de cinq ans, son garçon avait été déjà présenté au roi Agoli Agbo. A ceux qui soutiennent que le Premier ministre ne parle aucune langue locale, il indique que jusqu’à un passé récent, parler une langue locale à l’école était considérée comme une faute lourde et réprimandée avec rigueur. Dr René Albert Derlin Zinsou a aussi fait savoir à ses hôtes qu’il est bel et bien le géniteur de Lionel Zinsou. Et, entre autres preuves, brandit l’un de ses passeports établi en République du Dahomey. Lequel indique qu’il voyageait avec l’un de ses fils, Lionel Zinsou, dont la photographie figure en annexe?
Actualités 07 janv. 2016

Dès après demain, samedi 9 janvier et ce jusqu’au mardi 12, la Commission électorale nationale autonome (CENA) reçoit les dossiers de candidature à la présidentielle du 28 février prochain. Quelles sont les formalités substantielles à remplir par les personnes intéressées par le fauteuil présidentiel ?
Certaines formalités sont prescrites par les règles communes à toutes les élections en République du Bénin (livre I) et d’autres, par les règles particulières pour l’élection du président de la République (livre III). Ainsi, aux termes de l’article 42 du Code électoral, une déclaration de candidature est obligatoire pour chaque candidat à l’élection du président de la République. Mais l’article 43 renseigne que «Nul ne peut être candidat… s’il ne remplit les conditions requises pour être électeur et éligible.» Puis, l’article 44 édicte que la déclaration de candidature est déposée quarante-cinq jours avant la date fixée pour le démarrage de la campagne électorale à la CENA, contre récépissé provisoire comportant le numéro d’enregistrement immédiatement délivré au déclarant. Celui-ci fera place à un récépissé définitif délivré par la même CENA après contrôle de la recevabilité de la candidature et après versement du cautionnement prévu. Ici, il s’agit de 15 millions de F CFA à verser auprès du directeur du Trésor ou auprès d’un receveur-percepteur du Trésor qui transmettra au directeur du Trésor. Ce cautionnement est remboursable au candidat, s’il a obtenu au moins 10% des suffrages exprimés au premier tour (article 343). Concrètement, suivant l’article 45, la déclaration de candidature doit comporter les noms, prénoms, profession, date et lieu de naissance et adresse complète du candidat. De même, la candidature doit mentionner la couleur, l’emblème, le signe et/ou le sigle choisis pour l’impression des bulletins uniques, interdiction étant faite d’utiliser les attributs de l’Etat : hymne national, drapeau, sceau, armoiries, devise. Egalement, la déclaration de candidature doit comporter un spécimen d’emblème. Et être accompagnée de : un certificat de nationalité, un bulletin n°3 du casier judiciaire datant de moins de trois mois, un extrait d’acte de naissance ou de toute pièce en tenant lieu, un certificat de résidence, une attestation par laquelle le parti ou l’alliance de partis politiques investit le candidat. Dès lors, la CENA a 8 jours pour publier la liste des candidats retenus. Et si elle rejette une candidature, sa décision doit être motivée et notifiée à l’intéressé dans un délai de 8 jours à compter de la date de dépôt. Une telle décision peut faire l’objet de recours devant la Cour constitutionnelle, dans les 48h suivant la réception de la notification. La haute juridiction, pour sa part, dispose d’un délai de 5 jours pour statuer.
Des pièces essentielles à fournir
Par ailleurs, le livre III du code, consacré aux règles particulières pour l’élection du président de la République spécifie que nul ne peut être candidat aux fonctions de président de la République s’il n’est de nationalité béninoise de naissance ou acquise depuis au moins 10 ans, s’il n’est de bonne moralité et d’une grande probité, s’il ne jouit d’un état complet de bien-être physique et mental dûment constaté par un collège de trois médecins assermentés désignés par la Cour constitutionnelle, s’il ne jouit de tous ses droits civils et politiques, s’il n’est âgé de 40 ans au moins et 70 ans au plus à la date de dépôt de sa candidature, s’il ne réside sur le territoire de la République du Bénin au moment des élections (article 336). S’agissant spécifiquement des membres des Forces armées ou des Forces de sécurité publique qui désireraient être candidats aux fonctions de président de la République, ils doivent démissionner au préalable desdites Forces (article 337). Outre les conditions énumérées par l’article 45, l’article 340 exige que le candidat aux fonctions de président de la République accompagne sa déclaration de candidature de la preuve du paiement régulier d’impôt sur les revenus et de l’impôt foncier des trois dernières années précédant l’année de l’élection. Soit, en l’espèce, les preuves des paiements des années 2013, 2014 et 2015. Un certificat de résidence doit également être fourni par le candidat, de même que 4 photos d’identité, la couleur, l’emblème, le signe et/ou le sigle pour l’impression du bulletin unique.
Du contentieux des formalités
A l’appui des pièces indiquées supra, l’article 340 in fine prévoit que la déclaration de candidature doit être complétée, avant son examen, par le bulletin n°2 du casier judiciaire adressée par la juridiction compétente à la CENA sur demande de celle-ci.
C’est la Cour constitutionnelle qui est juge de tout le contentieux relatif à l’élection présidentielle. Suivant l’avant alinéa de l’article 340, elle dispose d’un délai de 10 jours pour se prononcer sur tout contentieux relatif aux pièces à fournir par le candidat. Puis, en cas de refus d’enregistrement d’une déclaration ou en cas de contestation, les candidats peuvent la saisir. Elle statue alors définitivement avant le début de la campagne électorale (article 342).
Pour sa part, la CENA, lorsque plusieurs candidats concurrents adoptent les couleurs, l’emblème, les signes et/ou les sigles de nature à créer la confusion ou le doute dans l’esprit de l’électeur, se prononce dans un délai de deux jours en accordant la priorité du choix au candidat qui est le dépositaire traditionnel ou à défaut, à celui qui a déposé le premier sa candidature (article 341).
A préciser qu’à partir de la publication de la liste des candidats à l’élection présidentielle par la CENA, le gouvernement prend des dispositions pour assurer la sécurité des candidats et de leur domicile respectif. Et outre les dispositions usuelles de sécurité, le gouvernement, après consultation des candidats, met à leur disposition des agents des forces de l’ordre en nombre nécessaire à leur garde rapprochée (article 345)?

Koffi Ajavon, au nom de «La Diaspora béninoise pour l’Emergence du Bénin à l’horizon 2030» dont il dit être le porte-parole, a animé une conférence de presse mercredi 6 janvier à Cotonou. Ce, pour partager sa lecture de la situation qui prévaut au plan politique, face à la pléthore de candidatures annoncées pour le scrutin présidentiel du 28 février prochain.
« Face à la multitude des candidats à la présidentielle de février 2016, quel choix favorable pour un retour imminent de la diaspora au Bénin pour un investissement ?». C’est le thème autour duquel l’orateur a brodé son propos. Propos qui, dit d’entrée l’orateur, vise à partager son inquiétude. Parlant au nom de «la diaspora» qu’il dit fatiguée de rester à l’extérieur alors qu’elle veut investir au pays mais que les conditions favorables ne lui sont pas créées, il invite à considérer que d’autres pays de la sous-région ont pu compter sur leur diaspora pour faire de grandes choses. Si la diaspora béninoise veut bien rentrer au pays, il lui faut être rassurée. Aussi, annonce-t-il que cette «diaspora» au nom de laquelle il parle, a choisi de faire confiance à l’homme d’affaires ayant récemment fait sa déclaration officielle de candidature. Cet homme d’affaires, dit-il, de par son parcours de «self made man et n’appartenant à aucun parti politique, peut faire l’affaire». D’ailleurs, c’est quelqu’un qui «aime son peuple et l’aide sans attendre l’Etat». Cet homme-là, estime Koffi Ajavon, est une référence pour la diaspora pour son humanisme.
Et pour aider à ce que tout se passe au mieux, la presse devrait, à son avis, travailler à favoriser la transparence du scrutin et la paix afin que le vainqueur réel soit celui qui s’installe au palais de la Marina après le président Boni Yayi. Ce dernier est d’ailleurs salué par le conférencier pour son action à la tête du pays, tant «il a fait sa part» du boulot?
Droits et Devoirs 07 janv. 2016

A l’occasion du sommet de l’Union économique et monétaire ouest-africaine qui aura lieu à Cotonou demain vendredi 8 janvier et comme c’est souvent le cas à la veille des rencontres du genre, une délégation de journalistes venus des 8 Etats membres de l’Union a visité, mercredi 6 janvier, le projet de protection de la côte à l’est de l’épi de Siafato.
Huit kilomètres constituent le périmètre dans lequel s’inscrit le projet de protection de la côte à l’est de l’épi de Siafato dont le financement a été assuré par la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Situé non loin de l’hôtel Eldorado PK3, à la hauteur du poste de péage et de pesage d’Ekpè jusqu’au PK 11, 5km de la route inter-Etat Cotonou-Porto-Novo, ce projet vise à installer neuf ouvrages de protection pour sécuriser les infrastructures socio-économiques et les riverains installés dans l’emprise. Ces ouvrages sont constitués de huit épis de protection et d’un mur de revêtement. Les épis sont espacés d’environ un kilomètre, ce qui couvre un linéaire total de 8 km.
Le projet a été financé grâce au concours des bailleurs de fonds du Golfe que sont la Badea, la Bid, le Fkda, le fonds saoudien, l’Ofid et l’Uémoa, soit un total d’environ 46 milliards de F CFA qui ont permis d’accompagner le Bénin avec le concours de l’Uémoa à concurrence de 2,5 milliards FCFA. Il a été réalisé, précise le coordonnateur Philippe Zoumènou sur une durée de 26 mois par l’entreprise hollandaise Boskalis international.
Impacts
En termes d’impacts, Philippe Zounmènou explique qu’avant l’installation du projet, le constat fait, a montré qu’il y a une vitesse d’érosion moyenne annuelle d’environ 10 m. Mais depuis l’installation des ouvrages, indique-t-il, on constate un engraissement et un niveau de reconstitution certain de la plage. «Au niveau de certains ouvrages, nous sommes déjà à environ 100 m de côte reconstitué», rassure-t-il. Ce qui montre avec évidence les résultats palpables et l’efficacité de la technologie qui a été mise en place.
Les conséquences de l’érosion, selon Philippe Zoumènou, portent sur la perte de 5 à 6 complexes hôteliers et plusieurs milliers de ménages qui ont vu leurs habitations englouties par les eaux et ont dû déménager. De plus, les activités socio-économiques ne tournaient plus. Une situation déplorable aussi bien pour le pays que pour les populations.
Si on prend la vitesse d’érosion minimum de 10m par an, sur 50 ans, cela donne en termes de perte de territoire par le pays, une superficie importante, fait-il remarquer.
Le coordonnateur du projet indique que le phénomène ne touche pas seulement ce segment de la côte béninoise. Il s’observe également au niveau de la côte entre Ouidah et Grand- Popo et fait l’objet actuellement d’études environnementales.
Concernant la réception des ouvrages, Philippe Zoumènou a indiqué que le lot 2 a été définitivement réceptionné en décembre 2015 tandis que le lot 1 le sera probablement après juillet 2016, étant entendu que les travaux ont été divisés en deux lots. La période de garantie est de deux ans et les ouvrages ont été provisoirement réceptionnés en juillet 2014. Ce qui sous-entend que les ouvrages du lot sont toujours sous garantie mais que tous les ouvrages ont été livrés au maître d’ouvrage.

Il a été procédé mercredi 6 janvier, au lancement officiel de la campagne 2016 des feux précoces dans les départements de l’Atlantique et du Littoral. C’est la forêt classée de Pahou dans la commune de Ouidah, qui a servi de cadre à cette manifestation.
Les feux de brousse font des dégâts écologiques et environnementaux énormes. Pour prévenir pareille situation, le ministère en charge de l’Environnement à travers la direction générale des Forêts et Ressources naturelles a institué une campagne de feux précoces. Celle de cette année a été officiellement lancée mercredi 6 janvier par les responsables de cette structure pour le compte des départements de l’Atlantique-Littoral en présence de populations riveraines de ladite forêt.
Selon le colonel Rémi Hèfoumè, sous la houlette de qui la cérémonie a eu lieu, l’opération est une opportunité pour consolider et renforcer les activités de sensibilisation qui ont débuté depuis environ un mois et qui couvre les 9 communes de ces deux départements. Il précise que ce sont des activités cycliques et saisonnières qui se mènent au quotidien. «La séance du jour consiste à renforcer la sensibilisation aux fins d’atteindre un public plus large».
Après avoir rappelé que la saison des feux précoces prend fin le 15 janvier prochain, Rémi Hèfoumè est revenu sur les procédés pour réussir leur bon allumage et les dispositions prévues par la législation forestière pour éviter toute déconvenue.
La cérémonie officielle a été suivie de cas pratiques sur le terrain. Un exercice qui a eu pour but, souligne-t-il, de convaincre les populations qui y assistent.
Au terme de l’exercice, il a exhorté ceux qui vivent proche des forêts aussi bien de Pahou que de Ouèdo dans la commune de Calavi, sans oublier ceux de la forêt de la Lama sud dans la commune d’Allada, à s’investir dans des activités liées à la gestion durable des forêts. «Plus les forêts prospèrent plus il y aura de revenus pour vous», a-t-il expliqué aux populations, espérant qu’elles vont contribuer à la sensibilisation par rapport à des pratiques de feux tardifs, des coupes frauduleuses de bois. «La mise en œuvre de ces recommandations et une bonne gestion de ces trois massifs forestiers contribueront à lutter contre la pauvreté», a-t-il rassuré.
C’était également l’occasion pour la direction générale des Forêts et Ressources naturelles de remettre une soixantaine de tables bancs aux Comités inter villageois de gestion (CIC) de Pahou et de Ouèdo comme contribution aux écoles de leurs localités respectives. Ce qui a réjoui le chef arrondissement de Pahou, Michel Ahouannou qui a, au nom des siens, promis d'en faire bon usage.
La cérémonie a été également l’occasion pour les coordonnateurs de cellules d’aménagement technique forestier (CTAF) de faire le point des activités pour l’année écoulée et les perspectives pour la nouvelle année.

Dix jours après la géante manifestation organisée à Cotonou pour appeler les Béninois à la repentance, à la réconciliation et au pardon, la Fondation citoyenne «les Potiers de la République» était de nouveau sous les feux de la rampe, lundi 4 janvier dernier. Cette fois-ci, elle est venue expliquer le fondement de sa lutte, le profil du meilleur président de la République vu par ses membres, la nécessité d’une décrispation de la tension au plan politique, la nécessité pour le prochain président de la République de se conformer aux valeurs de loyauté et de fidélité à sa patrie…
« Le prochain président de la République doit être un potier ». Ce vœu, les membres de la Fondation citoyenne «Les Potiers de la République» tiennent à sa concrétisation. Selon eux, il s’agit de la seule option pour permettre au Bénin de mieux se porter et d’amorcer véritablement son développement. Lundi 4 janvier dernier, à l’occasion d’une conférence de presse tenue à leur siège, ils ont rappelé à l’intention du public, le sens à donner à leur combat et à leur engagement. Céphise Béo Aguiar, Gildas Agboton, Mikaïla Saka et le Dr Horace Adjolohoun se sont exercés à l’occasion à peindre à nouveau le profil du potier de la République. Partant, ils soutiennent que le prochain président doit être un « homme loyal et fidèle à sa patrie, le Bénin », tel que le stipule le credo de leur fondation. Cette loyauté, indiquent-ils, pourraient même s’étendre à leurs vies antérieures, soutiennent-ils, en soulignant qu’on ne peut confier de grosses œuvres qu’à celui qui s’est montré méritant au niveau de moindre travaux. Gildas Agboton élargit les obligations faites au futur président et exige de lui, une vie familiale exemplaire, la crainte de Dieu, la culture de la sanction et demande qu’on en finisse avec « l’homme providentiel ».
Pour Mikaïla Saka par exemple, il faut rétablir la devise de notre pays et cela passe par la réconciliation, le pardon et la repentance. Céphise Béo Aguiar embraye pour soutenir que les dirigeants actuels qui ont montré leurs limites devraient laisser place à de nouveaux, plus jeunes, et assez imbus des réalités du moment. C’est là, le vœu des Potiers de la République qui prennent déjà des attaches avec certains jeunes candidats annoncés dans la course à la Marina. Cette démarche paraît essentielle, insiste le Dr Horace Adjolohoun qui, une fois encore, pense que le Bénin a besoin d’un « Alédjo 2 ».
Au cours de cette conférence de presse, la Fondation citoyenne «Les Potiers de la République» est largement revenue sur le sens à donner au combat qu'il s’est donné. A les en croire, leur organisation est dans une démarche de précurseur et prône des valeurs universelles à travers une ligne idéologique. «L’engagement des potiers est irréversible car l’enjeu est fondamental», a aussi fait savoir Dr Horace Adjolohoun. Tandis que Céphise Béo Aguiar invite à voir cette fondation comme le «miroir de citoyenneté» et demande de «prêter attention à son message».¦

Le président du Conseil mondial des Organisations panafricaines (Panafrica) Olofin II Olofindji Akandé pose trois conditions au président de la République pour que sa demande de pardon en date du 1er janvier 2016 soit acceptée par le peuple béninois. Cette déclaration a été faite dans une lettre ouverte adressée au premier magistrat du Bénin en date du 2 janvier dernier.
Dans la lettre ouverte, le président du Conseil mondial des Organisations panafricaines, demande la contribution du chef de l’Etat pour que toute la lumière soit faite sur l’affaire PPEA II. Olofin II Olofindji Akandé souhaite également que le président de la République cesse le boycott du projet Défi du 21e siècle qui a obtenu un financement de 48 000 milliards de dollars pour éradiquer la pauvreté en Afrique à l’horizon 2025.
La troisième condition qu’il pose au président de la République est l’invitation du Premier ministre Lionel Zinzou à se joindre à leur groupe ce jeudi 7 janvier au stade de l’Amitié Mathieu Kérékou pour la désignation d’un candidat consensuel à l’élection présidentielle de 2016¦
Lazare AKPAHOU (stag)